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Full text of "Giornale storico della letteratura italiana"

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HANDBOUND 
AT  THE 


UNIVrRSITY  OF 
TORONTO  PRESS 


GIORNALE   STORICO 


LETTERATURA  ITALIANA 


VOLUME   XVII. 

(logemestre  1891). 


PROPRIETÀ   LETTERARIA 


X^ 


-   0 


Torino  —  Vikcknzo  Boxa,  Tip.  di  S.  M.  e  de' BR.  Principi. 


GIORNALE  STORICO 


DELLA 

LETTERATURA  ITALIANA 


DIRETTO   E  REDATTO 


FRANCESCO  NOYATI  E  RODOLFO  RENIER. 


VOLUME  XVIL 


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TORINO 

ERMANNO     LOESCHER 

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FIRENZE 
Tornai) noni , 

20                               Via 

1891 

SOMA 
del  Cono,   : 

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LES  POÉSIES  D'UN  FLOEENTIN 

A    LA    COUR    DE    FRANGE    AU    XVP  SIÈGLE 


(BARTOLOMEO   DELBENE) 


Le  manuscrit  7  de  la  bibliothèque  du  Mans  n'a  encore  fait 
lobjet  d'aucun  examen  sérieux.  Il  se  trouvait  autrefois  dans  la 
bibliothèque  de  l'abbaye  de  Saint- Vincent  et  celui  des  moines, 
qui  l'inscrivit  au  Catalogne,  y  vit  un  recueil  de  «  Poésies  de  dif- 
férents  auteurs  >  (1).  Les  personnes ,  qui  ont  eu  à  s'en  occuper 
depuis,  se  sont  contentées  de  reproduire  ce  titre  (2).  G.  Mazza- 
tinti  lui  mème  l'a  considerò  comme  une  «  Antologia  di  poesie 
italiane  »  (3). 

Amene  à  notre  tour  à  examiner  ce  volume  (4),  nous  n'avons 


(1)  On  y  Ut,  en  etfet,  en  tòte  du  fol.  1:  <«  Poésies  de  différents  auteurs  en 
italien.  —  Monasterii  Sancti  Vincentii  Cenomanensis  catalogo  inscriptns, 
1727  ». 

(2)  Renouard,  Catalogne  des  manì.<crits  de  la  bibliothèque  du  Mans, 
*'^14,  dans  le  Catalogue  general  fait  par  lui  et  conserve  en  manuscrit  dans 

tte  bibliothèque,  sous  les  numéros  489-490.  U.  Robert,  Inventaire  som- 
maire  des  manuscrits  des  bibliothèques  de  France ,  Paris,  1879,  p.  368, 
d'après  une  coramunication  de  M.  P.  Guérin. 

(3)  Inventario  dei  manoscritti  italiani  delle  biblioteche  di  Francia,  t.  IH 
(1888),  p.  50. 

(4)  Pour  le  catalogue  des  manuscrits  du  Mans,  qui  sera  imprimé,  dans  la 
collection  des  Catalogues  des  manuscrits  des  bibliothèques  des  départements 
publiés  par  le  Ministèro  de  l'Instruction  publique. 

Ctormlt  ttorico,  XVH,  fmac.  40.  1 


h 


2  C.   COUDERC 

pas  tarde  à  reconnaìtre  que  l'intérét  en  était  plus  grand  qu'on 
ne  l'avait  suppose.  Ce  n'est  pas,  en  effet,  un  simple  recueil  de 
poésies  de  différents  auteurs,  compose  avec  plus  cu  moins  de 
goùt,  mais  bien  le  manuscrit,  en  partie  originai,  des  oeuvres  d'un 
poète,  qui  a  vécu  à  la  cour  de  France  et  entretenu  des  relations 
avec  les  plus  grands  personnages  de  son  temps.  Plusieurs  des 
pièces  qui  s'y  trouvent  sont  adressées  à  Henri  III,  à  Catherine 
de  Médicis,  à  Diane  de  France,  à  Ronsard,  à  Desportes,  à  Tasse, 
à  Louise  de  Lorraine,  à  Marguerite  de  France  et  à  Philibert- 
Emmanuel  de  Savoie.  Elles  sont  en  outre  numérotées  et  placées 
dans  un  certain  ordre;  et  ce  numérotage  est  de  la  main  qui  a 
écrit  les  derniers  feuillets  du  manuscrit  et  fait  partout  non  pas 
seulement  des  corrections  de  mots  mais  quelquefois  des  chan- 
gements  de  strophes.  Ce  n'est  pas  évidemment  là  une  anthologie, 
mais  bien  un  ensemble  de  poésies  composées  par  un  mème  auteur 
et  revues  par  lui. 

L'examen  des  dédicaces  de  ces  poésies  et  des  explications  qui 
les  précèdent  nous  fit  découvrir  sans  peine  le  nom  de  cet  auteur. 
Il  adresse  en  effet  l'une  de  ses  pièces  à  son  fils  Giuliano  Delbene 
et  il  parie  ailleurs  de  sa  bru  Gatterina  Tornabuoni.  Une  genea- 
logie de  la  famille  Delbene  nous  apprit  que  le  pére  de  ce  Giu- 
liano s'appelait  Bartolomeo.  D'autres  preuves,  qu'il  est  inutile 
d'énumérer,  vinrent  bientót  confirmer  cette  attribution. 

La  biographie  de  Bartolomeo  ou  Baccio  Delbene  n'a  pas  encore 
été  faite  (1).  Mazzucchelli  (2)  est  le  seul  à  avoir  donne  sur  lui 
quelques  brefs  renseignements.  11  va  nous  ètre  possible  d'ajouter 
beaucoup  à  sa  notice.  Bartolomeo  Delbene  était  fìls  du  Florentin 
Nicola  Delbene  et  de  Maddalena  Ridolfi.  Nicola  Delbene  fut  amene 
en  France  par  Louis  XII,  à  qui  il  avait  rendu  des  services,  et 
nommé,  le  10  juin  1503,  son  maitre  d'hotel  ordinaire.  FranQois  I" 


(1)  Son  nom  ne  figure  généralement  pas  dans  les  Biographies.  Il  no  se 
trouve  pas  d'avantage  dans  le  Dizionario  degli  Italiani  all'estero  de  Leo 
Benvenuti,  Firenze,  1890,  in-S». 

(2)  Gli  scrittori  d'Italia,  t.  IV,  p.  804. 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE     3 

le  confìrma  dans  cette  charge,  le  2  avrii  1516  (1).  Nous  n'avons 
aucun  renseignement  ni  sur  le  reste  de  sa  vie  ni  sur  la  date  de 
sa  mort.  Bartolomeo  ne  naquil  pas  en  France.  Il  nous  apprend 
ìui-raérae  qu'il  est  originaire  des  bords  de  l'Arno  «  nato  in  su 
«  la  riva  d'Arno  »  (2).  Divers  passages  de  ses  oeuvres  permettent 
en  outre  de  piacer  le  lieu  de  sa  naissance  à  Val  d'Elsa  (3) ,  où 
son  pere  possédait  une  maison.  C'est  là  en  tout  cas  qu'il  fut 
amene  de  très  bonne  heure.  Il  parie  en  efifet,  dans  les  explica- 
tions  qu'il  donne  au  sujet  de  l'une  de  ses  pièces,  d'un  ©ranger 
qu'il  avait  vu ,  «  sendo  ancor  fanciullo  »,  planter  par  son  pére. 
«  in  un  vaso  di  terra  nella  valle  d'Elsa,  dove  era  la  sua  villa  »(4). 
Il  revint  plus  tard  dans  cette  maison  et  y  composa  sans  doute 
quelques-unes  de  ses  poésìes.  On  peut  le  supposer  tout  au  moins 
d'après  ce  qu'il  en  dit,  dans  la  préface  qu'on  lira  plus  loin  d'une 
pièce  (5)  adressée  à  Piero  Rucellai. 

Nous  n'avons  rien  trouvè  qui  nous  permit  de  fìxer  d'une  ma- 
nière précise  la  date  de  sa  naissance.  En  1530  il  n'était  encore 
qu'un  petit  enfant.  Il  regrette,  dans  son  ode  à  la  ville  de  Flo- 
rence, de  n'avoir  pu,  à  cause  de  son  àge,  verser  son  sang  pour 
elle,  lorsqu'elle  fut  assiégée  et  réduite  en  servitude  par  Glé- 
ment  VII:  «  ...  per  esser  anchora  fanciulletto...  quando  ella  [città 
di  Firenze]  fu  assediata  et  messa  in  servitù  da  papa  Clemente  ». 
Il  s'excuse  en  outre  de  ne  l'avoir  habitée  que  par  la  pensée  et 
de  ne  pas  pouvoir  lui  rendre  la  chair  et  les  os  qu'il  a  vequ 
d'elle;  «  ...  l'osse  et  le  polpe  che  egli  ha  ricevuto  da  lei  »  (6). 

Il  était  encore  jeune,  en  effet,  il  nous  le  dit  lui-mème,  lorsqu'il 
quitta  l'Italie  pour  venir  à  la  cour  de  France.  Une  lettre  de 


(1)  Bibl.  Nat.  Cabinet  des  titres,  dossier  d'Elbene  dans  les  Dossiers  bleus^ 
fol.  23  V. 

(2)  Fol.  80. 

(3)  Gommune  de  Barberino  di  Val  d'Elsa. 

(4)  Fol.  31  ;  Rime,  p.  69. 

(5)  Fol.  70.  —  Pièce  XLII. 

(6)  Fol.  136.  —  Pièce  LXXXVII. 


4  e.  COUDERG 

Catherine  de  Médicis  (1),  du  3  juillet  1547,  nous  apprend  qu'il 
était  à  cette  date  valet  de  chambre  du  roi;  car  c'est  très  cer- 
tainement  lui  qu'elle  recommande  au  due  de  Florence,  à  la  suite 
d'une  saisie  de  ses  biens  faite  à  la  deraande  d'un  certain  Abe- 
lotti.  C'est  tout  ce  quo  nous  savons  de  cette  affaire.  Bartolomeo 
dut  alors  quitter  la  cour  pour  rentrer  dans  la  vie  privée.  Deux 
passages  de  ses  oeuvres  nous  permettent  de  faire  cette  conjecture. 
Il  parie  dans  l'un  des  fatigues  qu'il  eut  à  supporter,  dans  sa 
jeunesse,  pour  suivre  la  cour,  et  déclare  qu'il  la  quitta  pour 
revenir  à  la  vie  solitaire.  Il  nous  apprend  dans  l'autre  qu'à  son 
retour  de  France,  après  vingt  ans,  «  tornando  di  Francia  venti 
anni  doppo  »,  il  revit  dans  sa  maison  de  Val  d'Elsa  l'oranger 
dont  il  vient  d'ètre  question  (2). 

Cette  retraite  ne  fut  pas  de  longue  durée,  car  nous  le  retrou- 
vons  à  la  cour  de  France  peu  d'années  après.  Il  y  était  attaché 
au  service  de  Marguerite,  fille  de  Frangois  P',  qui  devait,  en  1559, 
devenir  duchesse  de  Savoie,  par  son  mariage  avec  le  due  Phi- 
libert-Emmanuel.  Il  déclare,  en  effet,  avoir  servi  cette  princesse, 
pendant  20  ans  (3);  et,  comme  elle  mourut,  en  1574,  cest  vers 
1554  que  doit  ètre  place  le  retour  de  Delbene  à  la  cour.  Mais 
nous  avons  un  témoignage  plus  précis.  Le  11  avril  1558,  l'ab- 
baye  de  Belleville,  au  diocèse  de  Lyon,  lui  est  accordée  par 
Henri  II  à  la  requète  de  Marguerite  de  France,  soeur  du  roi  (4). 
A  cette  date  il  était  donc,  et  sans  doute  depuis  un  certain  temps, 
au  service  de  celle  qu'il  ne  devait  plus  quitter. 

Il  suivit  dès  lors  en  effet  la  destinée  de  cette  princesse  qui 
semble  avoir  exercé  sur  lui  une  heureuse  influence.  Il  l'accom- 
pagna à  Turin,  en  1559,  et  nous  savons  qu'après  avoir  été  un 
de  ses  «  chevaliers  servants  »  il  devint  son  maitre  d'hotel  ordi- 


(1)  Analysée  par  M.  de  La  Ferrière,  d'après  l'originai  conserve  aux  Ar- 
chivcs  des  Médicis,  Lettres  de  Catherine  de  Médicis,  t.  I  (1880),  p.  620. 

(2)  Fol.  20  w.  et  fol.  31,  Rime,  p.  69. 

(3)  Fol.  149  u. 

(4)  Bibl.  Nat.,  Pièces  originales  988,  dossier  Delbene,  p.  9. 


LES  POESIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  CODR  DE  FRANGE     5 

naire.  Il  regrette,  dans  l'une  de  ses  pièces,  sans  trop  d'amertume 
d'ailleurs,  ses  premières  fonctions,  parce  qu'il  n'avait  à  s'y  oc- 
ciiper  que  de  l'esprit  de  Marguerite  et  non  de  l'administration 
de  sa  maison  (1).  En  1563,  il  obtint  de  sa  maitresse  qu'elle  prìt 
à  son  service  Gatterina  Tornabuoni,  la  future  femme  de  son  fils 
Giuliano  (2). 

Bartolomeo  ne  quitta  plus  le  service  de  la  duchesse  de  Savoie, 
mais  il  n'en  fut  pas  moins  employé  par  Catherine  de  Médicis,  qui 
le  connaissait  de  vieille  date,  dans  plusieurs  missions  importantes. 
Elle  l'envoya,  en  juillet  1562,  auprès  du  due  de  Florence  pour 
obtenir  de  lui  un  prèt  d'argent.  La  lettre  de  la  reine,  qui  le  re- 
commande  au  due,  est  du  27  juillet  (3).  Le  7  septembre  il  faisait 
connaìtre  l'heureux  résultat  de  ses  démarches  et  annongait 
comme  très  prochaine  la  délivrance  de  la  somme  promise.  Une 
seconde  lettre  de  lui,  datée  du  mème  jour,  nous  apprend  de  plus 
qu'il  regut  alors  l'ordre  de  se  rendre  à  Rome.  Nous  n'avons 
trouvé  aucun  renseignement  ni  sur  la  cause  ni  sur  la  durée  de 
ce  voyage.  11  était,  en  tout  cas,  de  retour  à  Florence,  au  com- 
mencement  de  1563,  car  la  reine,  dans  une  lettre  du  12  janvier, 
s'excuse  auprès  du  due  de  le  rappeler.  Son  fils  Giuliano  fut 
chargé  de  le  remplacer  et  de  continuer  les  négociations  (4). 

Gette  affaire  ne  fut  pas  la  seule  dont  Bartolomeo  Delbene  s'oc- 
cupa pendant  son  séjour  à  Florence.  Il  vit  Benvenuto  Gellini, 
avec  lequel  il  s'était  jadis  intimement  lié  et  lui  fit  offlciellement 


(1)  Fol.  19  V. 

(2)  Bibl.  Nat.,  dossier  A'Elbene  dans  les  Dossiers  bleus,  fol.  23  v. 

(3)  Perrenot  de  Chantonnay,  ambassadeur  de  Philippe  II ,  en  parie  dans 
une  lettre  du  31  juillet  1582.  Mémoires  de  Condé  servant  d'éclaircissement 
et  de  pretives  à  l'histoire  de  M.  de  Thou,  t.  I  (1743),  p.  52. 

(4)  H.  DE  La  Ferrière  ,  Lettres  de  Catherine  de  Médicis .  t.  I  (1880), 
p.  367,  409,  473,  et  474.  M.  H.  de  La  Ferrière  s'est  trompé  (1, 367  et  teble)  en 
identifìant  le  Delbene,  dont  il  est  question  dans  ces  lettres,  avec  Albisse  Dei- 
bene  et  non  avec  Bartolomeo.  Albisse  Delbene  qui  était  à  Lons-le-Saulnier 
le  27  aoùt  1562  (Bibl.  Nat.,  Fonds  fran^ais  15876,  fol.  476)  ne  pouvait  pas 
se  trouver  à  Florence,  au  commencement  de  septembre,  et  rendre  compte  le  7, 
dans  deux  lettres,  de  ses  négociations  avec  le  due  (Bibl.  Nat.,  Fonds  frangais 
15877,  fol.  36-38).  Nous  publions  ces  deux  lettres  à  la  fin  de  notre  notice. 


6  G.   CODDERC 

l'offre  de  revenir  en  France,  pour  y  travailler  au  tombeau 
d'Henri  IL  Gelui-ci  accepta  de  le  suivre,  mais  à  la  condition 
qu'il  se  chargerait  d'obtenir  lui-raème  l'autorisation  du  due. 
Bartolomeo  en  parla  deux  fois  au  due,  mais  sans  succès.  Cellini 
déclare  qu'il  fut  tellement  irrite  par  ce  refus  qu'il  fut  plusieurs 
fois  tenté  de  partir  quand  mème  (1). 

Cinq  ans  plus  tard,  Bartolomeo  fut  chargé  par  Catherine  de 
Módicis  de  négocier  avec  le  due  de  Florence  un  nouveau  prèt. 
«  Je  lui  ai  donne,  dit  la  reine  au  due,  dans  sa  lettre  du  12  oc- 
tobre  1567,  ampie  charge  et  commission  pour  vous  faire  entendre 
aulcunes  particularitez  de  nostre  part  ».  Cette  négociation  ne  fut 
pas  aussi  longue  que  celle  de  1563,  car,  le  4  février  1568,  Ca- 
therine de  Médicis  pouvait  écrire  à  Bartolomeo  de  remettre,  dès 
qu'il  serait  arrivé  à  Lyon,  au  président  de  Birague  les  100  ODO 
écus  prétés  par  le  due  (2). 

Au  mois  de  juin  1574,  nous  trouvons  Delbene  chargé  par  le 
due  Philibert-Emmanuel  d'organiser  son  départ  de  Turin,  pour 
aller  à  Venise  au  devant  du  nouveau  rei  de  France  Henri  HI  (3). 
11  accompagna  le  due  dans  cette  ville  et  assista  aux  fètes  célè- 
bres  qui  y  furent  données  (4).  Peu  de  jours  après  son  re  tour  à 
Turin  et  le  passage  du  roi  de  France  par  cette  ville,  il  eut  la 
douleur  de  perdre  la  benne  duchesse  Marguerite,  qu'il  pleura 


(1)  La  vie  de  Benvenuto  Cellini,  trad.  Léopold  Leclanché,  Paris,  Quantin, 
1881,  in-S»,  p.  612-614. 

(2)  H.  DE  La  Ferrière  ,  Lettres  de  Catherine  de  Médicis,  t.  ili  (1887), 
p.  67  et  119.  M.  H.  de  La  Ferrière  attribue  à  tort  cette  mission  à  Giuliano 
Delbene  (III,  119).  Q.  Scipione  Ammirato,  Istorie  Fiorentine,  t.  XI  (1827), 
p.  306-307. 

(3)  Voy.  P.  DE  NoLHAC  et  A.  Solerti,  Il  viaggio  di  Enrico  III  in  Italia 
e  le  feste  a  Venezia,  Ferrara,  Mantova  e  Torino,  Turin,  1890,  p.  74.  — 
Le  ms.  182  de  la  bibliothèque  du  Mans,  qui  contient  «  La  jornada  de  Malta  », 
fut  donne  par  le  due  de  Savoie  à  Baccio  Delbene ,  comrae  nous  Tapprend 
la  note  suivante ,  qu'on  y  lit,  au  fol.  A:  «  Questo  libro  fu  donato  al  duca 
«  di  Savoia,  e  da  esso  duca  a  M.  Baccio  Delbene,  gentiihuomo  servente  di 
«  Madama,  e  da  detto  M.  Baccio  a  Francisco  Delbene,  signor  della  Spina, 
«  l'anno  1566  ». 

(4)  Odes  XX  et  XXIV. 


LES  POESIES  D  DN  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE  7 

dans  trois  de  ses  odes(l).  Il  ne  tarda  pas  à  quitter  la  Savoie 
pour  revenir  à  la  cour  de  France  où  il  passa  la  dernière  partie 
de  sa  vie.  Son  livre  Civitas  veri  et  différents  passages  de  ses 
poésies  prouvent  qu'il  avait  une  connaissance  assez  approfondie 
de  l'antiquité,  et  Henri  III,  qui  l'honora  de  son  amitié,  prit  plaisir 
à  la  raettre  à  contribution.  Davila  raconte  en  effet  dans  son  His- 
toire  des  guerres  civiles  que  ce  roi  se  faisait  lire,  tous  les  jours 
après  son  dìner,  par  Bartolomeo  Delbene  et  Jacobo  Gorbinelli, 
Polybe,  Tacite  et  plus  ordinairement  Machiavel  (2).  On  sait, 
•i  autre  part,  l'intérèt  particulier  qu'il  portait  à  la  langue  et  à 
la  littérature  italiennes  (3). 

Ce  témoignage  des  relations  du  poète  Florentin  et  d'Henri  HI 
n'est  pas  le  seul  que  l'on  puisse  invoquer.  Nous  avons  celui  de 
Delbene  lui-raéme,  et  il  est  particulièrement  intéressant,  parco 
qu'il  nous  donne  quelques  détails  nouveaux  sur  cette  Académie 
du  palais,  dont  Henri  III  était  à  la  fois  le  protecteur  et  le  direc- 
teur.  Les  historiens  et  les  critiques  qui  se  sont  occupés  de  cette 
Académie  n'ont  pu  réunir  sur  elle  que  de  très  brefs  renseigne- 
ments.  Ils  ont  tous  rapportò  et  commentò  un  passage  de  d'Au- 
bigné  (4)  dans  lequel  il  raconte  que  cette  assemblée  se  tenait 
deux  fois  la  semaine  dans  le  cabinet  du  roi.  Ce  témoignage  est 
le  plus  compiei  et  le  plus  explicite  qu'on  ait  cité.  Celui  de  Dei- 
bene  est  d'autant  plus  précieux  à  recueillir  qu'il  nous  paraìt 
donner  le  véritable  caractère  de  ces  réunions.  Il  nous  fait  con- 
naitre  en  outre  la  part  que  le  roi  y  prenait.  Il  fit  partie  en  effet 
de  cette  Académie,  ce  que  personne  n'avait  encore  dit,  et  par- 
tagea  ses  travaux.  Il  raconte  que  des  réunions  se  tinrent  à  01- 


(1)  Odes  XXXI,  XXXII  et  XXXIII. 

(2)  Delle  guerre  civili  di  Francia,  Venise,  1634,  livre  VI,  p.  350.  Dans 
la  traduction  fran^aise  de  cet  ouvrage  publiée,  en  1757,  par  l'abbé  M.  (Maliet 
et  Grosley)  Baccio  a  été  traduit  par  Blaise  (t.  II,  p.  80).  C'est  sous  cette  forme 
fautive  que  le  prénom  de  Delbene  est  passe  dans  l'ouvrage  de  M.  E.  Frémt, 
L' Académie  des  demiers  Valois,  Paris,  1887,  p.  124. 

Ci)  P.  DB  Noi-HAC  et  A.  Solerti,  l.  r.,  p.  96. 
(4)  Histoire  universelle,  livre  li,  eh.  XX. 


8  C.  COUDERG 

lainville,  près  de  Gorbeil  (1).  Henri  III  ayant  indiqué  à  plusieurs 
des  assistants,  corame  sujet  à  trailer,  l'éloge  de  quelque  vertu 
intellectuelle  ou  morale,  demanda  au  poète  Florentin  de  choisir, 
parrai  celles  qui  n'étaient  pas  encore  prises,  les  vertus  sur  les- 
quelles  il  lui  plairait  de  discourir.  Delbene  fit  son  choix,  mais 
il  n'accepta  pas  de  composer  son  discours  en  frangais.  Il  prit 
corarae  sujet  les  facultés  de  l'àme  et  le  traila  en  italien,  dans 
trois  odes  auxquelles  il  donna  respectiveraent  pour  titre:  «  Del- 
l'anima vegetativa.  —  Dell'anima  sensitiva.  —  Dell'anima  ralio- 
nale  ».  Nous  donnons  en  enlier  le  prologue  dans  lequel  nous 
avons  pris  ces  détails.  Gela  devait  se  passer,  vers  1580,  puisque 
Henri  III,  né  en  1551,  n'avail  alors,  dit  Delbene,  que  28  ans. 
Nous  voyons  en  effel  par  l'itinéraire  de  ce  rei  (2)  qu'il  fit  un 
assez  long  séjour  à  OUainville,  en  octobre  et  novembre  1580. 

Outre  les  trois  odes  de  Delbene,  il  reste  quelques  travaux  de 
celle  Académie.  M.  E.  Fréray  (3)  a  publié,  mais  sans  les  daler, 
d'après  un  manuscrit  de  Copenhague,  les  discours  que  Areni 
aussi  sur  les  vertus  intellectuelles  et  raorales  Ronsard,  Desportes 
et  A.  Jarayn.  Le  discours  anonyrae  qu'il  donne,  à  la  page  242,  se 
rapproche  beaucoup,  quant  au  fonds,  des  trois  odes  de  Delbene. 
II  y  est  aussi  question  de  l'àme  vegetative,  de  l'àme  sensitive  et 
de  l'àme  raisonnable.  Delbene  ne  remplit  donc  pas  seuleraent 
auprès  d'Henri  III  l'office  de  lecteur;  on  comprend  mieux  dès 
lors  qu'il  ait  été  en  relation  avec  les  raeilleurs  écrivains  de  son 
teraps. 

L' Académie  d'Henri  III  n'est  pas  la  seule  doni  Bartolomeo  Del- 


(i)  Fol.  56  V.  Le  chàteau  d'Ollainville  avait  été  acheté  par  Henri  III  à 
Milon  de  Rencourt,  président  de  la  Chambre  des  comptes.  Henri  111  aimait 
beaucoup,  semble-t-il,  à  s'y  réunir  avec  ses  Mignons.  Voy.  Lestoile,  Me- 
moires-Journaux,  ed.  de  la  Société  des  Bibliophiles,  t.  I  (1875),  p.  158  et  219. 

(2)  G'est  avec  les  chartes  d'Henri  III  conservées  à  la  Bibliothèque  Natio- 
naie  de  Paris  (Fonds  fran^ais  25728-25733)  que  nous  avons  dressé  cet  iti- 
néraire.  On  voit  que  ce  roi  séjourna  en  outre  à  OUainville,  eu  janvier  1578, 
€t  qu'il  y  vint  trois  fois  en  1581.  Il  ne  senible  plus  y  étre  venu  dans  la  suite. 

(3)  U Académie  des  derniers  Valoix,  Paris,  1887,  in-S". 


LES  POÈSIES  d'DN  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE     9 

bene  ait  été  membra.  Il  fit  aussi  partie  de  !'«  Accademia  degli  Al- 
terati »  fondée,  en  1568,  par  sept  gentilhomraes  Florentins.  Elle  se 
réunissait  chez  Giambattista  Strozzi  (i).  D'après  Crescimbeni,  Dei- 
bene  s'y  fit  recevoir  vers  1580  (2),  et  y  fut  appelé  il  gravoso  (3). 
Dans  rune  de  ses  odes  en  effet,  il  parie  de  plusieurs  de  ses  col- 
lègues  et  leur  recommande  son  livre.  Nous  savons  moins  ce 
qu'il  a  fait  pour  cette  Académie  que  pour  celle  d'Henri  III,  mais 
nul  doute  qu'il  ne  lui  ait  envoyé  quelques-unes  de  ses  poésies, 
€e  sont  celles  probablement  qui  se  trouvent  citées  dans  le  «  Vo- 
cabolario della  Crusca  »,  Il  exprime  l'espoir,  dans  l'une  de  ses 
pièces,  que  ses  vers  seront  lus  avec  plaisir  sur  les  rives  de  l'Arno. 
Le  manuscrit  du  Mans  ne  renferme  pas  toutes  les  poésies  de 
Delbene.  On  y  trouve  il  est  vrai  toutes  ses  odes,  à  Texception 
toutefois  de  l'une  des  deux  qu'il  a  adressées  à  Ronsard  (4),  mais 
non  toutes  ses  pièces  de  vers  (5).  Son  ouvrage  n'est  d'ailleurs 
pas  fini,  si  l'on  en  juge  par  le  titre  qu'il  lui  a  donne  et  par  la 
numérotation  qu'il  a  mise  à  la  majeure  partie  des  pièces.  Il  a 
en  effet  intitulé  son  livre  VAnno  et  assigné  à  chacune  de  ses 
odes  un  numero  de  jour  et  de  mois.  La  numérotation  commence 
au  1"  décembre  et  se  continue  jusqu'au  26  février.  Les  dernières 
pièces,  celles  qui  sont  entièrement  autographes,  n'ont  pas  regu 
de  numero.  Cette  numérotation  est  de  la  main  de  Delbene.  Il 
semble  donc  avoir  voulu  composer  une  suite  d'odes  pour  tous 
les  jours  de  l'année;  le  temps  a  dù  lui  manquer  pour  mener  son 
ceuvre  à  bonne  fin.  On  remarque  de  plus  que  deux  odes  qu'il 


(1)  TiRABOSCHi,  Storia  della  letteratura  italiana,  t.  VII  (1824),  p.  229. 

(2)  G.  Crescimbeni,  Istoria  della  volgar  poesia,  voi.  IV,  Roma,  1711,  p.  89. 

(3)  Mazzuchelli,  t.  IV,  p.  804.  Il  avait  comme  emblème  une  vigne  et  un 
raisin  avec  la  devise:  arte  confectus  et  annis. 

(4)  L'ode  à  Ronsard,  qui  ne  se  trouve  pas  dans  le  manuscrit,  a  été  publiée 
par  Blanchemain,  (Euvres  de  P.  de  Ronsard,  t.  II,  p.  380.  Ronsard  répondit 
h  Delbene  par  une  pièce  très  élogieuse,  t.  IV  (1860),  p.  356. 

(5)  Nous  devons  à  M.  A.  Solerti  la  note  suivante  relative  à  B.  Delbene: 
Magliab.  Vili,  80,  p.  59  (Schede  di  mons.'  Sommaia).  «  Questo  in  Francia 
era  molto  grato  alla  regina  Caterina  e  faceva  molte  frottole  e  spesso  mor- 
deva il  duca  Cosimo...  ». 


10  e.   COUDERC 

n'a  pas,  dans  sa  révision,  jugé  à  propos  de  conserver  et  qu'il  a 
barrées,  n'ont  pas  été  remplacées.  Il  ne  les  a  pas  d'ailleurs  comp- 
tées  dans  le  total  qu'il  a  fait,  à  la  fin  du  volume  (1),  des  odes 
qui  s'y  trouvent  contenues:  «Sono  in  questo  libro  ode  novanta 
cinque  ».  Nous  les  avons  comprises  dans  notre  numérotation,  ce 
qui  nous  a  fait  arriver  au  chiffre  de  97.  Toutes  ces  odes  ne  sont 
pas  inédites;  17  d'entre  elles  ont  été  publiées  a  Livourne,  en 
1816  (2);  on  en  trouvera  l'indication  dans  notre  notice.  M.  A.  So- 
lerti vient  en  outre  d'imprimer  celle  qui  est  adressée  à  Tasse  (3). 
Ces  poésies  présentent  plus  d'intérét  au  point  de  vue  historique 
qu'au  point  de  vue  littéraire.  Elles  sont  presque  toutes  en  effet 
des  pièces  de  circonstance  et,  chose  intéressante,  l'auteur  a  cru 
devoir  faire  precèder  chacune  d'elles  d'une  sorte  de  préface, 
dans  laquelle  il  explique  et  résumé  en  prose  les  idées  qu'il  a 
ensuite  exprimées  en  vers.  Il  y  fait  aussi  connaìtre  les  faits  qui 


(1)  Fol.  149. 

(2)  Rime  di  Bartolommeo  Del  Bene  ora  per  la  prima  volta  pubblicate 
[da  D.  Poggiali],  Livorno,  1799,  in-S".  G'est  la  date  qui  est  au  bas  du  titre, 
mais  la  préface  est  datée  de  1816.  Cette  édition  a  été  faite  d'après  les  ma- 
nuscrits  de  Magliabechi,  dont  il  est  questiou  dans  Mazzuchelli.  Voici  le  titre 
des  pièces  publiés  dans  ce  volume  qui  ne  se  trouvent  pas  dans  le  manuscrit 
du  Mans;  page  1:  Meo  di  Yaldelsa  alla  Tina  da  Campi;  —  page  14:  La- 
mento nella  morte  del  Goga  ;  —  page  21  :  Lamento  delle  Fanciulle  in  casa  ; 
—  page  29:  In  lode  della  Carbonata;  —  page  120:  Sonetto.  Alla  Tina  che 
aveva  mandato  un  picchio  e  una  pispola  a  Meo.  Gamba  nous  apprend  que 
dans  le  Poligrafo  de  1811  et  1812,  n.  29,  33,  35  et  36  se  trouvent  des  poésies 
de  B.  Delbene,  Serie  dei  testi  di  lingua  e  di  altre  opere  importanti  nella 
italiana  letteratura  scritte  dal  secolo  XIV  al  XIX,  Venise,  1839,  in-8', 
p.  46.  Nous  n'avons  pas  vu  ce  périodique ,  mais  M.  A.  Novati ,  qui  a  bien 
voulu  l'examiner  pour  nous,  nous  a  communiqué  les  renseignements  sui- 
vants.  Dans  le  n.  29  du  Poligrafo  (20  octobre  1811,  p.  449)  est  réimprimée 
l'ode  à  Ronsard:  A  pie  d'un  verde  alloro...  On  trouve,  dans  le  n.  35  (i"  dé- 
cembre  1811,  p.  545),  l'ode  à  Giacomini:  Per  le  infocate  piagge...  empruntée 
à  rédition  Fiorentine  de  la  Vita  del  Giacomini  scritta  dal  Nardi  et  dans 
les  n.  33  (16  aoùt  1812,  p.  513)  et  36  (6  septembre  1812,  p.  561)  de  lannée 
suivante  les  Stanze  alla  Tina  da  Campi  et  le  Lamento  della  m,orte  del 
Goga,  publiés  d'après  l'édition  de  Poggiali. 

(3)  Nozze  Gabotto-Abrate,  Turin,  20  septembre  1890.  M.  Solerti  explique 
que  Delbene  dut  faire  à  Venise  la  connaissance  de  Tasse. 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE    11 

ont  été  Toccasion  de  plusieurs  de  ses  odes.  G'est  dans  ces  préfaces 
que  nous  avons  pris  la  plupart  des  renseignements  nouveaux  que 
nous  avons  donnés  sur  sa  biographie. 

Il  est  à  remarquer  que  Delbene,  à  l'encontre  des  poètes  fran- 
gais  de  son  temps,  parie  assez  peu  d'amour.  G'est  à  peine  si  on 
pourrait  signaler  5  ou  6  odes  dans  lesquelles  il  en  soit  question. 
En  revanche  le  nom  de  la  duchesse  de  Savoie  y  revient  très 
souvent  et  avec  les  épithètes  les  plus  flatteuses.  Il  l'appelle  la 
perle  précieuse  de  l'Occident  qui  l'emporte  en  beante  sur  toutes 
les  perles  de  l'Orient.  Il  parie  d'elle  à  propos  de  tout  ce  qui  lui 
est  arrivé  d'heureux  et  sa  raort  semble  lui  avoir  cause  de  très 
sincères  regrets.  Delbene  nous  apprend  dailleurs  qu'elle  s'inté- 
ressait  à  ses  travaux  et  l'engageait  à  attacher  son  nom  à  un 
volume  de  vers:  «  lo  conforta  a  tessere  a  suo  nome  opera  di 
poesia  ».  G'est  à  son  instigation  qu'il  composa  la  Cwitas  veri 
(lont  Marguerite  ne  vit  pas  la  publication,  puisque  ce  livre  ne 
fut  imprimé  qu'en  1609  après  la  mort  de  Delbene  lui  mème  (1). 

Il  n'entre  pas  dans  notre  sujet  d'étudier  plus  longuement  les 
poésies  de  Delbene  et  de  faire  connaìtre  les  renseignements 
qu'elles  contiennent  sur  l'histoire  littéraire  du  XVP  siècle.  Ce 
sera  le  travail  de  celui  qui  voudra  en  publier  une  édition  com- 
plète. Nous  croyons  en  avoir  assez  dit,  pour  en  faire  apprécier 
lintérét. 

Delbene  semble  avoir  passe  à  l'abbaye  de  Hautvillers  (2)  et 
surtout  à  Epernay  le  temps  qu'il  ne  passa  pas  à  la  cour.  Il  a 
chanté,  dans  l'une  de  ses  odes,  la  beauté  du  site  de  cette  abbaye, 
et  il  nous  apprend  dans  une  autre  qu'iPa  compose  à  Epernay, 
avant  et  après  la  mort  de  Marguerite  de  France,  la  majeure 
partie  de  son  livre.  G'est  peut-ètre  dans  cette  abbaye  qu'il  se 


(1)  Civitas  veri  seu  morum  Bartholomei  Delbene  patricii  Fiorentini 

illustrata  commentariis  Theodori  Marcila,  Paris,  1009,  in4». 

(2)  C'est  sans  doute  de  cette  abbaye  qu'il  est  question,  à  propos  de  Dei- 
bene,  dans  une  lettre  de  Giulio  Susini,  du  9  janvier  1584.  A.  Desjardins, 
Négociations  de  la  France  avec  la  Toscane,  t.  IV.  p.  480.  Voy.  aussi  p.  510. 


12  e.   CODDERC 

retira  lorsqu'arrivé  à  l'àge  de  70  ans  il  crut  le  moment  venu 
de  quitter  la  cour  (1),  Jocher  (2)  dit  que  Delbene  mourut  en 
France  et  tout  nous  porte  à  le  croire.  Nous  ne  connaissons  pas 
la  date  de  sa  mort,  mais  elle  doit-ètre  postérieure  de  peu  d'années 
à  1585.  G'est  la  date  de  la  dédicace  (3)  de  son  ouvrage  Civiias 
veri  à  Henri  III  et  l'ode  dont  ce  livre  devait  ètre  le  sujet  n'a 
sans  doute  jamais  été  faite.  Bartolomeo  a  seulement  jeté  sur  le 
papier,  à  la  fin  de  son  manuscrit  (4),  les  idées  qu'il  se  proposait 
d'exprimer.  G'est  très  certainement  en  effet  de  son  volume  qu'il 
veut  parler,  lorsqu'il  déclare  avoir  construit  pour  le  roi  une  ville 
parfaite  qui  n'a  rien  à  craindre  ni  de  l'action  du  temps,  ni  des 
incursions  des  barbares.  Il  vivait  encore,  en  1587,  car  il  parie  (5) 
de  l'entrée  dans  l'ordre  de  Gapucins  d'Henri  de  Joyeuse,  qui 
eut  lieu  à  cette  date. 

Nous  avons,  avant  de  terminer,  à  dire  quelques  mots  du  ma- 
nuscrit et  à  donner  les  raisons  qui  nous  permettent  de  le  con- 
sidérer  comme  étant  en  partie  autographe.  Il  est  écrit,  jusqu'au 
fol.  137,  d'une  assez  belle  écriture  italienne  de  la  fin  du  XVP  siècle, 
qui  est  trop  régulière  et  trop  peu  personnelle  pour  qu'on  ne 
doive  pas  y  reconnaìtre  l'oeuvre  d'un  secrétaire  ou  d'un  copiste. 
Ce  copiste  était  mème  ignorant  ou  peu  soigneux,  car  il  a  laissé 
dans  son  travail  un  assez   grand   nombre  de  fautes.   L'écriture 


(1)  Delbene  nous  dit  que  la  cour  se  trouvait  alors  à  Saint-Germain-en-Laye. 
On  trouve  Henri  III  dans  cette  ville,  en  janvier-février  1584,  en  décembre 
de  la  ménie  année  et  en  octobre-novembre  1536.  II  ne  semble  pas  y  ètre 
venu  après  cette  date. 

(2)  Allgemeines  Gelehrten-Lexicon,  t.  I  (1784),  col.  1654.  Il  cite  comme 
étant  de  Delbene  les  deux  vers  suivants: 

Gallia,  qua;  nunquam  fait  in  sna  commoda  constans, 
In  sua  constanter  commoda  caeca  rait. 

(3)  La  dédicace  proprement  dite  de  Delbene  est  en  vers  et  ne  porte  pas 
do  date,  mais  elle  est  datée  par  la  dédicace  en  prose  de  Théodore  Marcile 
qui  suit,  et  celle-ci  est  du  19  décembre  1585. 

(4)  Fol.  149  V. 

(5)  Fol.  142. 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  CODR  DE  FRANGE    13 

change,  au  milieu  du  fol.  131  v,  et  les  pièces  qui  terminent  le 
volume  ont  été  écrites  par  Delbene  lui-raéme.  On  y  trouve  dcs 
ratures,  des  notes,  des  changements  de  mots  qui  ne  peuvent 
sexpliquer  autrement.  Ainsi,  dans  la  pièce  dédiée  à  Jacobo  Pitti, 
le  mot  «  veder  »  du  premier  vers  est  souligné  et  les  mots  «  pregar 
o  sentir»  ont  été  ajoutés  en  marge,  pour  marquer  qu'on  pour- 
rait  les  raettre  à  la  place  du  précédent.  Des  changements  du 
méme  genre  sont  indiqués  en  plusieurs  endroits.  La  pièce  du 
fol.  145  f.  dédiée  au  cardinal  de  Joyeuse  a  été  barrée,  et  le  mot 
«  cassa  »  a  été  mis  en  mai^e.  Ges  raisons  nous  paraissent  pro- 
bantes;  mais  nous  pouvons  en  donner  une  dernière  qui  est  pé- 
remptoire.  Les  deux  lettres  adressées  par  Delbene  à  Catherine 
de  Médicis,  pendant  sa  première  mission  à  Florence,  sont  con- 
servées  en  originai  à  la  Bibliothèque  nationale  de  Paris,  dans  le 
raanuscrit  frangais  15877,  fol.  .36,  38.  Il  nous  a  suffl  de  les  rap- 
procher  des  derniers  feuillets  du  manuscrit  du  Mans  pour  cons- 
tater  que  c'était  bien  la  méme  main  qui  les  avait  écrits. 

Bartolomeo  Delbene  ne  s'est  pas  contente  d'ajouter  lui-méme 
quelques  pièces  à  la  copie  de  son  secrétaire,  il  a  revu  cette  copie 
et  corrige  non  seulement  les  nombrcuses  fautes  que  celui-ci 
avait  faites  (1),  mais  changé  des  mots  et  des  strophes  entières. 
Il  a  méme  supprimé  deux  pièces,  celles  des  fol.  14  et  87,  et  mis 
en  marge  de  chacune  d'elle  le  mot  «  cassa  ».  Une  note  ajoutée 
par  lui,  au  bas  du  fol.  101,  fait  remarquer  qu'il  n'y  a  que  30 
odes  dans  le  mois  de  janvier  et  que  l'une  d'elles  doit  encore 
ètre  retranchée:  «  Manca  una  ode  et  poi  una  altra  cassa  ».  Nous 
publions  à  la  suite  de  notre  notice  les  pièces  qui  nous  ont  le 
plus  servi  pour  la  biographie  de  Delbene. 

Camille  Gouderc. 


(1)  Il  ne  les  a  pas  relevées  toutes,  car  nous  avons  dù  en  corriger  plus 
'l"tine  Hans  les  pièces  que  nous  publions. 


14  C.  COUDERC 


I. 


NOTIGE   DU    MANUSCRIT   7   DE   LA    BIBLIOTHEQUE   DU   MANS 
GONTENANT  LES  POÉSIES  DE  BARTOLOMEO  DELBENE 


I.  —  FoL  L  «  A  Madama  il  primo  di  decembre.  Prima.  » 

Già  fugge  il  sol  cotanti  giorni  a  TAnstro 
Ch'ornai  da  fuggir  poco... 

II.  —  Fol.  1  V.  «  Scrive  l'authore  questa  ode  alla  heresia  regnata  nei  nostri 
tempi  nell'Alamagna...  ».  —  «  AU'heresia.  II.  » 

D'error,  d'ambition  figlia  empia  et  ria, 
Novella  e  cruda  Aletto 
Che  d'Albi  nata  alle  fredde  onde  pria... 

III.  —  Fol.  3.  «  Scrive  questa  ode  in  nome  di  Madama  per  la  partita  in- 
sperata del  serenissimo  duca  di  Savoia  per  la  volta  d'  Alamagna...  ».  — 
«  AU'absentia.  In  nome  di  Madama.  III.  » 

Nata  d'odio  e  timor  compagna  audace 
D'ogni  bisogno  rio  ch'auge  la  vita... 

IV.  —  Fol.  5.  «  Descrive  poeticamente  l'origine  della  gotta...  ».  —  «  A  Ja- 
copo di  Savoya,  duca  di  Nemors,  de  l'origine  della  gotta.  Ode  1111.  » 

L'alto  romor  della  fucina  iEtnea 
Havea  il  socno  sbandito... 

V.  —  Fol.  6  V.  «  Avvenne  all'authore  ancor  fanciullo  che  offerendo  egli, 
il  giorno  di  santa  Margherita,  all'altare  et  imagine  di  detta  santa  una  can- 
dela di  cera  gialla  accesa,  cadde  ella  in  su  l'altare  et  si  spense  a  i  piedi  di 
un'  altra  candela  di  cera  bianca  accesa  dalla  quale  detta  candela  spenta  fu 
raccesa,  mandandole  la  sua  fiamma  per  il  fumo  suo,  come  spesso  avvenir  si 
vede.  AI  qual  caso  accorso  un  vecchio  sacerdote  dice  esser  buon  pronostico 
per  l'authore,  a  cui  un  giorno  sarebbe  reso  il  perduto  lume  della  ragione  da 
una  anima  divina  et  pura  che  fu  poi  quella  Madama,  et  per  questo  l'authore 
havea  data  una  impresa  a  S.  Altezza  nella  quale  era  la  sopradetta  candela 
di  cera  gialla  spenta  a  pie  di  una  di  cera  bianca  che  per  il  fumo  la  rallu- 
mava,  con  questo  motto  latino:  prò  fumo  lucem;  la  qual  impresa  poi  detta  Ma- 
dama havea  fatta  ricamare  di  seta  et  d'oro  in  una  tapezzaria  di  veluto  verde. 
Con  il  qual  caso  et  impresa  l'authore  vuol  mostrar  l'obligo  infinito  che  egli 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN   A  LA  COUR   DE  FRANGE  15 

ha  airhonesta  et  honorata  vita  della  sopradetta   sua   padrona  la  quale  gli 

havea  reso  il  lume  della  mente  che  il  cieco  amor  le  havea  tolto  >.  —  «  A 

Madama.  V.  » 

Ardeva  il  Can  rabbioso  i  colli  e  '1  piano 
Della  fredda  Elsa  e  '1  giorno... 

VI.  —  Fol.  7  r.  «  Piacevano  al  duca  et  alla  duchessa  di  Savoya  per  gusto 
inusitato  et  nuovo,  al  duca  beccafichi  i  magri  alla  duchessa  grassi  ma  lessi...  ». 

—  «  A  Emanuel  Filiberto  duca  di  Savoya.  \I.  > 

Se  ben  lo  stnnìo  e  'ngordo  volgo  ogni  bora 
Sprexza  le  mense  ch'Amo  et  scarse  (1)  e  lieri... 

VII.  —  Fol.  9 1>.  «  Lauda  la  virilità  reputata  da  Aristotile  nella  rethorica...  ». 

—  «  A  Madama.  VII.  » 

Uirando  qnesta  mia  sfiorita  etate 
In  maggior  pregio  Tbaggio... 

Vili.  —  Fol.  10  V.  «  Descrive  l'authore  in  questa  ode  il  sito  dell'  abbatia 
di  Auvigliers  in  Chiampagna  su  la  Matrona,  all'incontro  d'Esparnay,  la  quale 
Madama  fece  donare  dal  re  Francesco  secondo  ad  un  figliuolo  ^)  dell'  au- 
thore...  »•  —  «  Visione.  Vili.  » 

ìGra  qoel  poggio  a  cui  Sylrano  infronda 
L'arcaU  e  vaga  fronte... 

IX.  —  Fol.  12.  «  Introduce  nella  presente  il  rettor  (3)  di  Cistemone  che 
a  tavola  del  cardinal  di  Loreno  (4)  raccontava  il  viagìo  fatto  da  lui  di  Francia 
a  Roma...  ».  —  «  Rellatione  del  viaggio  di  Roma  fatto  dal  rettor  di  Cister- 
none.  IX.  » 

Qnal  nooro  Ulisse  a  cosi  nobil  mensa 
Dirò  con  irta  cbioma... 

X.  —  Fol.  14.  «  Con  la  comparatione  di  uno  che  navigando  vicino  al 
lido  del  mar  Egeo,  non  lunge  al  quale  si  possono  scorgere  le  rovine  di  Troia, 
causate  dal  rapto  d'Helena,  si  muove  a  pietà  che  una  donna  sia  stata  causa 
della  perdita  di  si  gran  città,  dimanda  l'authore  al  signor  Gioan  Micheli, 
tornato  ambasciator  all'hora  in  Francia  per  la  sièrenissima  Republica  di  Ve- 
netia,  se  ei  non  si  moverà  a  pietà  veggendo  gran  parte  della  Francia  rovi- 
nata per  l'heresia,  che  pria  nacque  in  Boemia,  per  la  opinione  di  Giovanni 


(1)  n  j  arait  d'aborU  «  ha  corte  •. 

(2)  D'après  une  gén^ogie  de  la  famille  Delbene  conserrée  aa.CoMMt  d*t  iitrtt,  à  la  Bibl.  Nat. 
Douitrt  bUut,  ce  flis  mort  jeane  m  sanùt  appelé  Laurent.  Le  Oattia  CkrUUana  n'en  fait  pas 
mention. 

(3)  On  arait  éerit  d'abord  <  resooTo  >  an  lìen  de  *  rattor  >  et  pois  «  alla  t«ToIa  >,  mais  ns 
mots  ont  été  eSMés. 

(4)  Lm  qoatre  mota  «  del  cardinal  di  Loreao  >  ont  é\é  hui^a  apiis  eoap. 


16  e.    COUDERC 

di  Hnus  {corr.  Huss)  et  Jeronimo  di  Praga,  et  di  poi  risurta  in  sul  lago  di 
Ginevra  et  al  fine  sparsasi  per  la  Francia...  ».  —  «  A  Giovanni  Micheli,  gen- 
tilhuomo  Venetiano,  ambasciatore  per  la  serenissima  sua  Republica.  X.  » 

Chi  fra  Xantho  e  Sigeo  radendo  il  lido 
D'Asia  per  l'alto  Egeo... 

XI.  —  Fol.  16.  «  Mostra  l'authore  scrivendo  alla  serenissima  Gatherina 
di  Francia,  essendo  all'hora  travagliata  la  detta  provincia  dalle  guerre  civili, 
che  i  vitii  hanno  più  et  meno  regno  in  ogni  etade  quanto  sono  più  et  meno 
favoriti...  ».  —  «  Alla  serenissima  Gatherina  de  Medici,  regina  di  Francia.  XI.  » 

Giacque  per  molti  vitii  inferma  e  grave 
Come  questo  hor  quasi  ogni  antica  etate... 

XII.  —  Fol.  18.  <<  Essendo  asceso  l'authore,  con  Giulio  Delbene  suo  nipote 
et  altri  giovini  gentilhuomini  Fiorentini,  sul  piano  della  cupula  di  Fiorenza, 
nell'uno  di  quei  di  che  si  celebravano  le  sontuosissime  nozze  di  don  Fran- 
cesco de  Medici,  principe  di  Fiorenza,  con  la  serenissima  donna  Giovanna 
d'Austria  (1) ,  mostra  la  vanità  delle  grandezze  e  pompe  humane...  ».  — 
«  A  Giulio  di  Francesco  Delbene,  gentilhuomo  Fiorentino.    Xll.  » 

Dal  sommo  pian  di  questa  eccelsa  mole 
Che  d'altezza  et  candor  parche  sormonto... 

XIII.  —  Fol.  19  V.  «  Parla  agli  occhi  et  alle  parole  di  Madama  le  quali, 

dice  haver  servito  alla  sua  navicella  di  stelle  et  d'aure  felici,  per  uscire  del 

pelago  degl'afianni  della  corte...  ».  —  «  A  Madama  parlando  a  suoi  occhi 

et  a  la  suo  bocca.  XIII.  » 

Liete  sicure  (2)  et  fiammeggianti  stelle 
Da  ciglio  alto  e  sereno... 

XIV.  —  Fol  20».  «  Racconta  l'authore  brevemente  a  Giuliano  Delbene, 
suo  figliuolo,  quale  sia  stato  il  corso  della  sua  vita  per  fuggire  la  ignoranza 
et  la  povertà...  ».  —  «  A  Giuliano  Delbene.  XIIII.  » 

Anch'io  qnal  suol  l'indù  iiioso  hihero 
Per  arrìchir  cercare... 

XV.  —  Fol.  22.  «  Scrive  la  presente  ode  a  madama  Gatherina  Tornabuoni, 
sua  nuora,  che  all'hora  era  col  suo  marito  al  servitio  di  Madama  in  Pie- 
monte, continuando,  come  nell'ode  di  sopra,  in  lodar  si  rara  et  pretiosa  Mar- 
gherita... ».  —  «  A  Gatherina  Tornabuona  Delbene,  una  delle  dame  di  Ma- 
dama. XV.  » 


(1)  Ce  marìage  ent  lien  en  I5C5. 

(2)  Ce  mot  est  sonlìgné  et  remplacé  en  marge  pai-  «  più  d'altre  ». 


LES  POÈSIES  D'UX  FLORENTIN  A  LA  CODR  DE  FRANGE    17 

Se  candor  Ince  et  pregio 

Più  liere  scorza  et  fonns  più  gradita... 

Imprimée  dans  les  Rime  di  Bartolommeo  del  Bene,  Livorno,  1816,  in-S»,  p.  43. 

XVI.  —  Fol.  23.  «  Celebra  Tauthore  il  duodecimo  giorno  di  genaro,  che 
fa  il  [di]  che  nacque  Carlo  Emanuele,  all'hora  principe  di  Piamonte,  h(^gi 
duca  di  Savoya...  ».  —  <  A.  Carlo  Emanuel,  principe  di  Piamonte,  del  giorno 
della  sua  natività.  XVI.  » 

Ecco  che  riede  il  giorno... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  47. 

XVII.  —  Fol.  25.  «  Mostra  in  questa  ode  quanto  in  vano  per  acquistar 
fama  gli  antichi  re  di  Egitto  facessero  edifì'^are  le  piramidi...  ».  —  «  A 
Emanuel  Philiberto,  duca  di  Savoya.  XVII.  » 

Ingombrò  in  Tan  già  real  voglia  insana... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  51. 

XVIII.  —  Fol.  26©.  «  Parla  nella  presente   ode   a   Nettuno...  ».  —  «A 

Nettunno.  XVIII.  » 

Padre  e  motor  del  ruto  regno  et  perso... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  55. 

XIX.  —  Fol.  28.  «  Parla  di  nuovo  l'authore  in  questa  ode  alla  absentia, 
in  nome  di  Madama  sua  patrona  afflitta  per  la  partita  del  duca  di  Savoya, 
suo  marito,  che  andava  in  Alamagna...  ».  —  «  Alla  absentia,  in  nome  di 
Madama.  XIX.  » 

Faggi  dal  ciel  bandita... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  59. 

XX.  —  Fol.  29  V.  *  Scrive  al  re  Henrico  terzo...  ».  —  «  Ad  Henrìco  terzo, 
re  di  Francia  et  di  PoIIonia,  per  la  sna  subita  partita  di  PoUonia.  XX.  » 

Quanti  anni,  sangue,  et  or  speso  e  Tersalo... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  63. 

XXI.  —  Fol.  31.  «  Monstra  con  la  comparatipne  di  uno  melo  arancio  che 
l'authore,  sendo  anchor  fanciullo,...  ».  —  «  A  Carlo  Emanuel,  principe  di  Pia- 
monte.  XXI.  » 

Havea  pi  il  sol  ben  v.-ati  rolte  adomo... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  67. 

XXII.  —  Fol.  32  o.  «  Amava  Luigi  da  Lucimbor^o,  conte  di  Russi,  essendo 
già  vecchio  una  fanciulla  giovinetta...  ».  —  €  A  Luigi  da  Lucimborgo,  conte 
di  Rossi  (1).  XXII.  » 


(1)  Ce*  Bota  ont  Me  «&eéi,  là  et  ploi  kaat,  et  nmplaeéa  par  Isa  sòrmati:  «  Un  nobiUarim» 
■igiMr  »  et  «  A  an  signor  TeecUo  inamormto  >.  Hs  na  aoat  pas  dans  le  tcxte  impiiaié. 

6iomaU  ttorieo,  XVII,  fase.  49.  2 


18  e.    COUDERG 

Perchè  t'affanni  e  lag^e... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  71. 

XXIII.  —  Fol.  34.  «  Descrive  l'authore  il  verno  con  le  pioggie  et  venti 
che  infestano  allhor  la  terra...  ».  —  «  A  serenissimo  Carlo  Emanuel,  prin- 
cipe di  Piamonte.  XXlll.  » 

Con  lachrime  e  sospir  l 'antica  madre... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  75. 

XXIV.  —  Fol.  35  V.  «  Descrive  l'authore  la  sontuosa  et  magnifica  entrata 
che  fece  la  Republica  di  Venetia  al  re  Henrico  terzo,  nel  suo  ritorno  di  Poi- 
Ionia...  ».  —  <<  Ad  Henrico  terzo,  re  di  Francia  et  di  Pollonia,  arrivando  a 
Venetia.  XXIIII.  » 

Lieta  apre  al  tuo  apparire  bor  l'Adria  il  seno... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  79. 

XXV.  —  Fol.  37  V.  «  Descrive   V  authore   allegoricamente  la  mente  et   i 

cinque  sensi  che  naturalmente  e  data  a  ciascun  huomo...  ».  —  «  A  Carlo 

Emanuel,  principe  di  Piamonte.  XXV.  » 

Portato  da  destrier  candido  e  lieve 
Con  cinqne  servi  intorno... 

XXVI.  —  Fol.  39.  «  Racconta  l'authore  quello  che  ei  disse  ad  Alfonso 
Delbene  (1),  suo  figliuolo,  mettendolo  in  possessione  dell'abbatia  di  Altacomba, 
posta  in  sul  chiarissimo  lago  del  Borghetto,  la  quale  il  duca  Emanuel  Fi- 
liberto, a  richiesta  della  duchessa  sua  consorte,  havea  donata  al  detto  Al- 
fonso... ».  —  «  A  Carlo  Emanuel,  principe  di  Piamonte.  XXV.  » 

Ben  cortese  signor  duce  alma  e  saggia 
Me  fer  don  largo  e  raro... 

XXVII.  —  Fol.  41  V.  «  Dice  scrivendo  la  presente  ode  al  signor  di  Vil- 
leroi,  consigliere  et  secretarlo  di  stato...  ».  —  «  A  Niccolo  di  Novilla,  signor 
di  Villeroi  (2),  consigliero  e  secretarlo  di  stato  del  christianissimo  re  Carlo 
nono  (3).  XXVII.  » 

Àdunav'  io  con  molto  stadio  et  arte... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  83.  —  Cette  pièce   sur   la   mort  de  Claude  de 


(1)  Alphonse  Delbene  fut  nommé  abW  de  Hantecombe,  en  1560.  Cfr.  Gali.  Chrisf.,  t.  .XVI,  col.  483. 

(2)  On  trouye  dans  le  ms.  fran9ais  1663,  fol.  102  b,  les  deus  vers  saivants  de  B.  Delbene  «  sur 
la  devise  monsienr  de  Villeroy,  qui  est  un  sapin  croissant  sur  les  rochers,  disant  :  Per  ardtia  surtjo  : 

Sargo  per  escelsi  sinuosa  cacumina  montis, 
Me  neqae  sol  nrìt,  nec  fera  tnrbat  hyems.  > 

(3)  On  a  effacé  ces  deox  mots  poor  mettre  de  nouveau  au-dessus  <  cristianissimo.  » 


LES  POÉSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE    19 

Laubespine  se  retrouve  à  la  Bibl.  Nat.,  dans  le  manascrit  frangais  1663, 
fol.  36,  qui  a  appartenu  à  Gassot,  secrétaire  d'Henri  III,  mais  elle  a  4  stro- 
phes  de  plus. 

XXVIII.  —  Fol.  43.  «  Haveva  il  signor  Vincentio  Alamanni,  dottissimo 
gentilhuomo  Fiorentino...  ».  —  «  A  Vincentio  Alamanni,  gentilhuomo  Fio- 
rentino. XXVIII.  » 

Arsi,  Vincenzio,  alla  stagion  novella... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  105. 

XXIX.  —  Fol.  44».  «  Consiglia  il  principe  di  Piamente,  a  chi  indrizza 
la  presente  ode,  che  ei  fugga,  quanto  ei  può,  d'innamorarsi  et  che  se  pure  si 
deve  dare  in  preda  ad  amore...  *.  —  «  A  Carlo  Emanuel,  principe  di  Pia- 
monte.  XXIX.  * 

Quanto  in  pregio  sarei  se  quanto  io  rergo 
Per  sole  altero  e  raro... 

XXX.  —  Fol.  45  V.  «  Descrive  poeticamente  la  vecchiezza,  con  tutte  le 
qualità  corporali  di  un  vecchio...  )».  —  «  Alla  vecchiezza.  XXX.  * 

Crespa  et  nerosa  a  pien  le  gnande  e  'l  crine... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  109. 

XXXI.  —  Fol.  47  V.  <c  Compose  Tauthore  questa  ode,  tre  anni  doppo  la 
morte  della  serenissima  duchessa  di  Savoya  sua  patrona...  ».  —  «  Al  se- 
renissimo Carlo  Emanuel ,  principe  di  Piamente ,  sopra  alla  morte  della 
serenissima  Margherita  di  Francia,  madre  di  sua  Altezza,  signora  et  padrona 
de  l'authore.  XXXI.  » 

Spano  d'alta  pietà  d'alta  honestade  (1)...  . 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  87. 

XXXII.  —  Fol.  51  V.  «  Duolsi  l'authore,  con  la  descrittione  del  mese  di 
genaro,  della  morte  di  Madama...  ».  —  «  A  Giuliano  Delbene,  gentilhuomo 
della  serenissima  duchessa  di  Savoya,  et  a  Catherina  Tornabuona,  sua  co»- 
sorte,  una  delle  dame  di  sua  Altezza.  Ode  prima.  Gennaio.  » 

Sotg«  il  garton  Ideo  col  sole  a  fronte... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  97. 

XXXIII.  —  Fol.  52 p.  «  Havendo  l'authore  composta  la  canzona  della 
morte...  ».  —  «  A  Madama,  doppo  la  sua  morte.  IL  » 


(1)  Ce  vers  a  été  lonligné  et  remplacé  en  marge  par  le  enirant  : 
<  Sparito  di  bontà  d'alta  honeslade...  • 
Cast  le  ren  qoi  se  tronre  dan*  le  texte  Imprimé.  —  Ob  Ut,  à  la  fin  de  l'ode  :  €  Fine  de  deceabr*.  > 


20  e.   COUDERC 

Alma  real  eh  "a  rai'  del  sommo  sole... 

Imprimée  dans  les  Rime,  p.  100. 

XXXIV.  —  Fol.  54.  «  Con  una  nuova  favola  dell'adulterio  di  Marte  et 
di  Venere  descrive  l'authore  l'origine  della  tosse...  ».  —  «  A  Carlo  Emanuel, 
principe  di  Piamonte,  dell'origine  della  tosse.  III.  » 

Tempravan  citlierea  giacendo  e  Marte 
,  D'Olympo  in  cima  l'amoroso  ardore... 

XXXV-XXXVII.  —  Fol.  56.  «  Havendo  il  re  Henrico  terzo  (sendo  ritirato 
con  poche  persone  a  Dolinvilla  presso  a  Parigi)  distribuito  a  più  persone  li- 
terate  il  discorso  in  prosa  francese  di  più  virtù  morali  et  intellettuali  do- 
mandò all'authore,  sendo  la  maggior  parte  delle  virtù  destribuite,  sopra  quali 
di  quelle  che  restavano  ei  desiderava  più  discorrere.  A  che  rispose  che  poi 
che  la  magnificenza  et  la  liberalità  di  già  erano  distribuite  ad  altri,  mediante 
le  quali  virtù  egli  haveva  li  infiniti  oblighi  che  ciascun  sapeva  a  Sua  Maestà 
et  alla  felicissima  memoria  della  serenissima  duchessa  di  Savoia  sua  patrona, 
che  volentieri,  non  in  prosa  francese  ma  in  rima  Toscana,  discorrerà  in  tre 
ode  delle  facoltadi  et  parti  de  l'anima  nostra,  unico  ricetto  di  tutte  le  so- 
pradette virtù,  essendo,  come  dice  Aristotile,  l'historia  di  quella  il  più  degno 
et  il  più  bello  et  più  necessario  soggetto  che  sia,  per  pervenire  alla  cono- 
scenza della  verità.  Introducendo  l'authore  nei  suoi  versi  l'anima  intellettuale 
di  Sua  Maestà  separata  all'hora  dal  suo  corpo  adormentato,  mediante  la  con- 
templatione,  la  quale  anima  intellettuale  del  Re  comanda  all'anima  dell'au- 
thore  trovata  verso  la  meza  notte  nel  medesimo  stato,  in  aria  ambedue,  in 
forma  di  due  purissime  fiamme  o  vapori  accesi  sopra  la  valle  di  Ghiastre, 
vicina  al  sopradetto  luogho  de  Dolinvilla,  di  ridurre  in  versi  quello  che  l'i 
gli  direbbe  per  poter  più  facilmente,  mediante  la  dolcezza  della  poesia,  per- 
suadere la  propria  volontà  di  Sua  Maestà,  regina  delle  sue  actioni,  a  con- 
templare tutte  le  parti  dell'anima  nostra  et  conseguentemente  pervenire  alla 
perfetta  et  tanto  laudata  cognitione  di  se  stesso  : 

Con  le  fosche... 

Qui  comincia  V  authore  a  mostrar  come  1'  anima  sua  ragionevole ,  sendo  il 
suo  corpo  oppresso  dalla  notte  et  dal  sonno  vagando  per  l'aria  a  guisa  di  un 
vapore,  riscontro  l'anima  del  Re  nel  medesimo  stato,  la  quale  gli  disse  le 
parole  che  segueno: 

Lnce  gioiosa  et  cara... 

Nel'  quai  versi  l' authore  mostra  che  ei ,  sendo  vecchio ,  seguitava  il  Re, 
allhora  giovine  di  venti  otto  anni,  havendo  l'honore  di  esser  admesso,  con 
molte  persone  literate ,  alla  tavola  dove  Sua  Maestà  studiava,  quasi  ogni 
dì,  et  udiva  discorrer: 

Fingi  col  sol  tornat»... 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  CODR  DE  FRANGE    21 

Comanda   1"  anima  del  Re  a  quella  dell'  authore  che  riduca  in  versi  quello 

che  dirà  per  volgere  ogni  suo  affetto  alla  cognitione  di  se  stesso,  et  col  suo 

proprio  lume,  quia  anima,  ex  reflexione  sui  proprii  luminis  in  se  ipsam, 

se  ipsam  cognoscit: 

Son  io  del  sommo  sole... 

Qui  finge  l'authore  che  l'anima  del  Re,  non  solo  secondo  la  dottrina  d'Ari- 
stotile ma  secondo  quella  della  sacra  Scrittura,  descrivendo  se  stessa,  sì 
chiama  raggio  del  sommo  sole  et  face  del  sommo  amore ,  et  poi ,  secondo 
la  dottrina  dei  filosofi,  dice  che  aviva  et  muove,  quanto  per  natura  è  qui 
capace  di  vita,  et  che  sparito  il  lume  dell'  anima  suol  perire  : 

Quella  son  io  che  pria... 

Havendo  l'anima  del  Re  detto  in  generale  quello  che  ella  è  viene  partico- 
larmente a  descriver  le  parti  dell'anima  vegetativa  che  sono  sei,  cioè  la  fa- 
coltà di  creare,  di  accrescer,  di  attrarre,  di  spinger  et  di  ritenere  et  digerire  : 

Di  bel  fonte  al  bosco... 

Ciò  dice  per  esser  nato  il  sopradetto  Re  a  Fontanableo  : 

Qui  tacque,  et,  risto  il  giorno... 

Havendo  1'  authore  descritto  le  parti  dell'  anima  vegetativa ,  dice  che  li  fu 
comandato  di  tornare,  la  notte  seguente,  nel  medesimo  stato  et  luogo,  per 
cantar  dell'  anima  sensitiva ,  come  si  vedrà  nell'  ode  seguente  ».  —  *  Ad 
Henrico  111,  re  di  Francia,  dell'anima  vegetativa.  III.  » 

Mentre  la  notte  e  '1  sonno 

Con  le  fosche  premieno  et  hnmide  ale... 

Les  deux  odes  qui  suivent  ont  respectivement  pour  titre:  «  De  l'anima  sen- 
sitiva. V.  »  et  «  De  l'anima  rationale.  VI.  ».    En  voici  les  premiers  vers  : 

Già  rotando  era  il  sole... 
Non  mai  per  sole  avrerso... 

XXXVIII.  —  Fol.  64.  «  Scrive  la  presente  ode  all'abbate  di  Altacomba  (1) 

suo  figliuolo  dimostrandoli  quanto  ei  debbe  honorare  et  tener  caro  il  presente 

fattogli  della  detta  abballa  dal  duca  et  duchessa  di  Savoya...  ».  —  «  Ad 

Alfonso  Delbene,  abbate  d' Altacomba.  VII.  » 

Figlio  come  dei  ta,  gioioso  e  pago, 
Bimirar  riti,  biade,  herbette  e  fronde... 

XXXIX.  —  Fol.  66.  «  Con  la  comparatioae  di  un  mercante  che  ha  ven- 


(1)  Catto  pièce  p«Dt  etre  daté«  de  1560,  cornine  celle  qui  potte  le  DBvéro  XXTI. 


22  e.   COUDERC 

duto...  ».  —  «  A  Pietro  Ronsardo,  gentilhuomo  et  eccellentissimo  poeta  Fran- 
cese. Vili.  » 

Quando  avido  hnom  et  industre...  (1). 

XL.  —  Fol.  67  V.  «  Scrive  la  presente  ode  a  Filippo  Deportes,  abbate  di 
Giosafa,  mostrando  con  la  comparatione  del  piano  del  Monscenese  che  l'au- 
thore  havea  passato  con  un  tranquilissimo  tempo,  il  primo  de  gennaio,  se 
bene  il  giorno  d'avanti  con  grandissimo  pericolo  l'havea  passato  dom  Pietro 
de  Medici,  fratello  del  gran  duca  di  Toscana,  con  molta  compagnia,  che  la 
natura  dei  luoghi  alti  è  soggetta  a  mutatione  ;  et  però  sogliono  i  viandanti 
avanti  che  intraprendere  di  montar  nel  detto  monte  informarsi  che  tempo 
faccia  su  la  cima.  Onde  prega  il  detto  Filippo  di  Portes  che  le  piaccia,  come 
esperto,  di  auuertirlo  se  l'aura  di  favore  et  gratia  spira  anchora  in  prò  d'esso 
authore  dentro  alle  soglie  reali ,  a  fin  che  ei  che  per  molti  mesi  ne  stato 
absente,  non  sia  colto  all'  improvista  da  qualche  contrario  et  disfavorevol 
vento  ».  —  «  A  Filippo  Deportes,  abbate  di  Giosafa.  » 

Spargea  l'ideo  garzon  con  l'aureo  ciglio 
Di  rai  sorgendo  la  nevosa  fronte... 

XLI.  —  Fol.  69.  «  Con  la  comparatione  del  corso  d'Arno  il  quale  disco- 
statosi dall'Appennino,  donde  egli  ruinoso  cade...  ».  —  «  A  Oratio  Rucellai, 
gentilhuomo  Fiorentino,  et  l'authore  compagni  et  amanti  di  madama  d'Arne 
gentildonna  di  Normandia.  X.  » 

Scende  dal'Appennin  torbo  e  sonante 
Arno  per  aspro  letto  incerto  e  chino... 

XLIl.  —  Fol.  70.  «  Rende  conto  l'authore  a  Piero  Rucellai  di  quello  in 
che  egli  spendeva  i  giorni  et  l'hore,  sendo  ritirato  solo  nella  sua  villa  di 
Val  de  Elsa  in  Toscana,  dicendo  che,  cibandosi  parcamente  et  passegiando 
per  la  sua  camenretta,  contemplava  il  corso  della  sua  passata  vita,  notando 
in  carta  i  suoi  passati  errori  et  celebrando  le  virtù  d'altrui,  talhora  contem- 
plando il  volo  della  mente  del  sopranominato  Rucellai  che,  come  rarissimo 
et  vero  filosofo,  l'occupava  sempre  consideratione  delle  prime  cagioni,  il  che 
causava  che  l'authore  si  rideva  del  suo  libro  nomato  l'Anno  che  egli  colti- 
vava in  vano,  sperando  per  via  di  quello  farsi  immortale,  come  fece  Glauco 
pescatore  con  l'herba  che  risuscitò  i  suoi  pesci,  concludendo  al  fine  che  veg- 
gendo  questo  sia  vana  la  sua  speranza  di  acquistare,  per  via  di  poesia,  l'im- 


(1)  Imprimée  dans  les  Rime,  p.  116  ,  d'après  l'édition  des  Poesies  de  Ronsard  publiée  à  Pari.s 
en  1609,  in-4o,  p.  820.  —  Réimprimée  dans  l'éditìon  des  (Euvres  de  Ronsard  de  P.  Blanche- 
maiii,  t.  IV  (1860),  p.  359. 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COCR  DE  FRANGE    23 

mortalità,  dice  volersi  dare  allo  studio  della  filosofia  ».  —  «  A  Piero  Rucellai, 
gentilhuomo  Fiorentino  et  rarissimo  filosofo.  XI.  > 

Ecco  bora  empiendo  1»  tna  veglia  amica 
Com'io  vìto  soletto... 

XLIII.  —  Fol.  71  V.  «  Mostra  quanto  errino  gli  infedeli  amanti  havendo 
ottenuto  0  cercato  d'ottenere  dalle  loro  dame  il  desiderio  loro...  ».  —  «  A 
Luigi  Du  Gas,  mastro  di  campo  generale  delle  fanterie  francese.  XII.  » 

Le  donne  più  de  Ilinomo  al  mondo  nate 
Debili  et  cobne  di  timido  (1)  gìelo... 

XLIV.  —  Fol.  73.  «<  Con  la  comparatione  di  uno  che  havendo  trattenuto 
et  goduto...  ».  —  *  k  Mons.""  Manzuolo  (2),  vescovo  di  Re^o.  XIII.  » 

CU  de  verdi  anni  snoi  varcato  aprfle 
Kntre  U  g:Tadito  fiore... 

XLV.  —  Fol.  74  V.  «■  Prega  il  sole  l'aathore  padre  universale...  ».  —  «Al 
sole.  xml.  » 

Sposo  de  l'alma  antica  madre 
Cb'in  verde  gonna  e  persa... 

XLVI.  —  Fol.  76.  «  Mostra  nella  presente  ode  l'authore  che  l'esser  stato 
fulminato  dal  cielo  il  grande...  ».  —  «  A  madama  Lucretia  Tornabuona  Dei- 
bene,  gentildonna  Fiorentina  et  cognata  dell'authore.  XV.  » 

Donna  che  1  frate  mio  già  in  veste  bmna 
Lasciò  giovin'  e  bella... 

XLVII.  —  Fol.  77.  «  Scrisse  l'authore  la  presente  ode  alla  regina  madre 
del  Re,  il  primo  di  dell'anno  1584...  ».  —  «  Alla  serenis-sima  Catherina  de 
Medici,  regina  di  Francia.  XVI.  » 

Cb 'offrir  potri  di  pretioeo  e  bello 
A  te  gran  donna  Tosca... 

XLVIII.  —  Fol.  78  P.  *  Pinge  l'affanno  che  quasi  ciascuno  ha  nel  partirsi 
dalla  patria  sua,  per  gire  in  paese  incognito  at  lontano  da  quella,  et  lo  sbi- 
gottimento che  i  più  hanno  lasciate  le  loro  private  e  domestiche  conversa- 
tioni,  arrivando  in  una  gran  corte,  non  conoscendovi  essi  persona  né  ci  es- 
sendo da  alcuno  cognosciuti,  come  auuenne  al  Bencivenni,  a  chi  è  indiritta 
la  presente  ode,  partendo  ^li  di  Fiorenza  giovinetto  et  venendo  alla  corte 
di  Francia,  dove  in  progresso  di  tempo,  con  non  poco  augumento  di  richezze 
et  d'honori,  fece  come  sogliono  i  pescatori  d'Arno  vicino  alla  foce  sua  che 


(1)  L'aateor  avait  d'abord  mis  <  paaroso  ». 

(2)  B.  Uanzoti  tat  ev^ne  de  Reggio  d«  1575  à  1585. 


24  e.  GOUDERC 

ardiscono  talvolta  a  diventare  pescatori  di  mare  con  no  picelo  loro  aug- 
mento  ».  —  «  A  M""  Giovanni  Battista  Benci venni,  primo  elimosinai  io  della 
regina  madre  del  Re  et  abbate  di  Bellabranchia.  XVII.  » 

Quante  volte  dal  sen  d'Arno  e  di  Flora 
Partendo  giovinetto... 

XLIX.  —  Fol.  80.  «  Mostra  la  cagione  per  la  quale  i  più  degl'huomini, 
andando  nei  paesi  strani,  sol  notano  et  osservano  se  alcun  diffetto  è,  in  quelle 
parti,  nelli  huomini  et  nelle  cose,  senza  discerner  le  buone  qualità  et  l'altre 
comodità  et  sicurtà  che  vi  sono,  et  questo  dice  auuenire  per  haver  lasciato 
chi  li  amici,  chi  li  parenti,  et  chi  cara  et  amata  donna,  et  per  non  intender 
il  parlar  straniero  dove  egli  è  giunto.  Onde  accade  spesso  che  a  gl'huomini 
volgari  par  solo  buona  et  bella  la  sua  patria,  solo  ricca,  et  solo  di  virtudi 
ornata;  il  che  dice  non  auuenire  a  Filippo  di  Portes,  a  cui  scrive  la  presente 
ode,  usato  a  disprezzar  i  vitii  et  pregiar  le  virtù,  in  qualunque  parte  si  tro- 
vino; il  che  fa  sperar  Tauthore  che  Ronsardo  et  il  detto  de  Portes,  rarissimi 
poeti  francesi,  ascolteranno  volentieri  il  canto  dell'authore,  se  ben  d'augello 
qui  straniero  et  nato  in  su  la  riva  d'Arno,  et  giudicheranno  se  egli  è  degno 
di  cantare  di  Madama  sua  padrona  ».  —  «  A  Filippo  Dezportes,  rarissimo 
poeta  francese.  XVIIl.  » 

Passa  (1)  huom  lontan  dalla  paterna  soglia 
Mari,  Alpi,  selve  et  fiami... 

L.  —  Fol.  81.  «  Con  nuova  favola  descrive  l'authore  in  questa  ode  poeti- 
camente l'origine  della  dieta  indrizzando  al  re  Henrico  suo  patrone  ch'allhora, 
per  via  di  cpiella,  si  curava  a  Dolinvilla...  ».  —  «  Al  christianissimo  Henrico 
terzo  (2),  re  di  Francia,  dell'origine  della  dieta.  XIX.  » 

Del  Tartaro  infemal  de  l'adra  notte 
Nata  la  fredda  abominevol  fame... 

LI.  —  Fol.  84.  «  Mostra  nel  principio  di  questa  ode  metaforicamente  che 
la  virtù  nata  et  cresciuta  in  qualunque  conditione  di  huomo...  ».  —  «  A 
Piero  Antonio  Giacomini,  gentilhuomo  Fiorentino.  XX.  » 

Per  le  nevose  piaggio  et  per  l'ardenti 
Di  Scithia  e  Libia  a  Paro... 

Cette  pièce  a  été  imprimée  sans  le  préambule  et  avec  quelques  variantes 
en  téte  de  la  Vita  dC Antonio  Giacomini   Tehalducci  Malespini  de  Jacopo 


(1)  Il  y  avait  d'abord  «  varca  ». 

(2)  On  lit  dans  le  Jourml  de  LestoUe,  ódit.  ChampoUion  ,  p.  113:    «Le  vendredi  23  janvier 
[1579]  le  roy  alla  à  Olinville  se  baigner  et  porger 


LES  POESIES  D  UN  FLORENTIN  A  LA  CODR  DE  FRANGE    Zo 

Nardi,  puMiée  à  Florence,  en  1597,  in4*,  et  d'après  cette  édition  dans  les 
Rime,  p.  113  et  dans  le  n"  35  (l*""  décembre  1811)  du  Poligrafo. 

LIl.  —  Fol.  86.  «  Rende  ragione  Tauthore  alla  signora  Fulvia  Pica,  figli- 
uola del  comte  della  Mirandola,  la  <juale  fu  nella  sua  gioventù  bellissima 
di  corpo  et  castissima  sempre  di  vita...  >.  —  «  A  Fulvia  Pica  dalla  Mirandola, 
contessa  di  Randam.  XXI.  » 

n  vago  lame  et  paro 

DeUa  toa  gr&tiosa  alma  beltade... 

LUI.  —  Fol.  87.  «  Domanda  l'authore  a  frate  Mauro  de  Servi,  dottissimo 
mathematico,  per  quello  che,  nella  chiesa  della  Annuntiata,  sendovi  di  tante 
sorte  voti  appesi  da  più  persone  liberate  per  l'intercessione  della  Vergine...  ». 

—  «  A  frate  Mauro,  frate  de  Servi,  dottissimo  mathematico.  XXII.  » 

Anzi  al  Tero  sembiante 

Della  donna  del  ciel  paro  et  soTrano... 

LIV.  —  Fol.  88».  «  Dimostra  al  serenissimo  Carlo  Emanuel,  ch'allhora 
per  la  morte  del  padre  (1)  era  di  principe  divenuto  duca  di  Savoya...  ».  — 
«  A  serenissimo  Carlo  Emanuel,  duca  di  Savoya.  XXIII.  » 

AI  tao  apparir  signore 

(Del  mio  sostegno  et  lame  (2)  unico  rs^gio)... 

LV.  —  Fol.  90.  «  Con  nuova  poesia  descrive  l'authore  la  inventione  della 

polvere  et  conseguentemente  dell'arteglieria...  ».  —  «  Al  sopradetto  duca  di 

Savoya.  XXIIII.  » 

Fra  la  perduta  et  dolorosa  gente 
Di  nnoTO  errando  Amore... 

LVI.  —  Fol.  92.  «  Introducendo  una  Orreade  o  ninfa  alpestre  che,  scesa 
dal  monte  di  S.  Bernardo  al  piano,  canta  laudando  la  fideltà,  fertilità  et 
amenità  della  valle  d'Austa...  ».  —  «  Al  sopradetto  duca  di  Savoya.  XXV.  » 

D'alta  rape  et  di  monte  alpestre  e  dnro 
Adoma  figlia  et  bella... 

LVII.  —  Fol.  93  r.  «  Mostra  l'authore  nella  presente  ode  quando  et  come 
venne  l'alchimia  al  mondo  che  ei  dice  esser  stata  formata  nell'  inferno...  ». 

—  «  Al  medesimo  duca  di  Savoya.  XXVI.  » 

Poi  che  dal  del  la  bella  donna  et  pia 
Qoal  manna  o  mele  Hybleo. .. 

LMII.  —  Fol.  95  r.  «  Parla  in  questa  ode  l'authore  a  un  giovine  sviato 


(1)  Pbilibert-Emmanael  moarnt  le  30  ao&t  1580. 

(2)  L'antenr  arait  mia  d'abord  <  «puito  «ole  >  à  la  place  de  e»  aol  et  4s  prteMtat. 


26  e.   CODDERC 

et  di  costumi  assai  corrotti  per  il  gioco  et  per  la  lascivia...  ».  —  «  A  Piero 
Ridolfi,  gentilhuomo  Fiorentino.  XX VII  ».  —  Gette  dédicace  a  été  effacée 
et  remplacée  par  la  suivante  :  «  Ad  un  giovane  sviato  ». 

A  ch'agguagliar  poss'io 
Del  tuo  misero  core... 

LIX.  —  Fol.  96  V.  «  Scrive  quest'ode  l'authore  ad  un  suo  amico  che  era 
ricco  et  havea  bella  moglie...  ».  —  «  Ad  un  giovine  ricco  che  havea  bella 
donna.  XXVIII.  » 

Non  basta  d'ogni  intorno  argine  e  torre 
Non  alto  fosso  e  muro... 

LX.  —  Fol.  98.  «  Con  il  volgar  et  antico  proverbio  che  a  Fiorenza  si  usa 
chiamar  Fiesolano  un  huomo  grosso  et  di  poco  giuditio...  per  quello  che  ei 
più  volentieri  in  Francia  in  riva  a  Sena  dimori  che  a  Fiorenza  sua  patria  ». 

—  «  A  Thomaso  del  Nero,  gentilhuomo  Fiorentino.  XXIX.  » 

Il  volgo  Fiorentin  per  uso  antico 
Suol  Fesulan  nomare... 

LXI.  —  Fol.  99.  «  Descrive  la  poesia  in  forma  di  una  donna  quale  dice 
esser  scesa  anticamente  dal  cielo  fra  l'odorate  piante  del  Monte  Lybano...  ». 

—  «  A  Luigi  de  Loreno,  cardinal  di  Guisa.  XXX.  » 

Donna  di  raro  senno  e  leggiadria 
Scesa  dal  ciel  fra  l'odorate  piante... 

LXII.  —  Fol.  101.  «  Descrive  l'authore  nella  presente  ode  il  mese  di  febraio 
nel  quale  gì'  antichi  erano  soliti  di  purgare  et  nettare  la  città  di  Roma...  ». 

—  «  Ode  prima  febbraio.  1.  » 

Gìèi  le  stellate  squame  il  sole  indora 
A  l'uno  et  l'altro  pesce... 

LXIll.  —  Fol.  102.  «  Finge  l'authore  essergli  apparsa  Madama  in  sogno 
in  forma  di  un  chiarissimo  vapore...  ».  —  «  Visione.  II.   » 

Quando  il  mio  sol  dal  suo  alto  soggiorno 
Scende  a  l'ombra  più  scura... 

LXIV.  —  Fol.  103 17.  «  Descrive  la  villa  che  fu  già  di  Lorenzo  di  Pier 
Francesco  de  Medici  posta  a  mezo  la  costa  del  monte  di  Fiesole,  a  pie  del 
convento  di  S.  Gieronimo...  »  (1).  —  «  A  Guido  Du  Faur,  signor  di  Pibrac, 
consilliero  di  stato  del  re  christianissimo.  III.   » 

Siede  sovra  un  gran  sasso  a  mezo  il  dorso 
Del  monte  Fesulano... 


(1)  Residence  favorite  de  Laurent  le  Magniflqne  (villa  Molzi). 


LES  POÉSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE    27 

LXV.  —  Fol.  105  V.  «  Cerca  di  mostrare  l'authore  in  questa  ode  quello 
che  communemente  et  quasi  proverbialmente  si  dice  che  i  più  degl'huomini 
hanno  ciascuno  il  suo  tiranno...  ».  —  «  Al  re  Henrico  terzo.  IIII.  » 

Qaal  Phedrìa  o  qnal  Eschino  ha  spesso  on  Syro 
L'hnom  ricco  e  giorinetto... 

LXVl.  —  Fol.  107  V.  «  Mostra  l'authore  le  honeste  cagioni  che  l'haveano 
indotto  al  serviti©  del  Re  et  le  cause  che  al  presente  lo  costringono  di 
amarlo...  ».  —  «  Alla  serenissima  Luisa  di  Loreno,  regina  di  Francia.  V.  » 

Senza  esca  preso  allo  splendor  dell'hamo 
Dal  tuo  signor  et  nostro... 

LXVII.  —  Fol.  108  V.  «  Mostra  l'authore  con  l'esempio  del  caso  del  gran 
Poliphemo  acciecato  da  Ulisse...  quante  volte  invano  i  Re  passati  habbino 
cerco  di  riformare  il  regno  di  Francia...  ».  —  «  Al  re  Henrico  terzo.  VI.  » 

Con  fosca  mente  et  sangnìnoso  ciglio 
Ebbro  et  cieco  cadeo... 

LXVIII.  —  Fol.  110.  «  Mostra  l'authore  di  quanta  cecitade  et  impietade 
sia  pieno  rhuomo...  >.  —  «  A  Torquato  Tasso,  filosofo  et  poeta  rarissimo  del 
secol  nostro.  VII.  » 

Qoant'  è  rhaom  cieco  et  empio 

Che  di  quel  ch'ei  qua  giù  l'imagin  Tede... 

Imprimée  par  M.  Solerti,  Nozze  Gabotto-Abrate,  20  septembre  1890. 

LXIX.  —  Fol.  1 11 1?.  «  Compose  l'authore  per  ordine  del  Re  la  presente 
ode  sopra  la  caduta  et  rinversamento  del  cocchio,  nel  quale  era  S.  Majestà 
et  l'authore  con  altri  gentilhuomini,  mostrando  che  si  come  la  sua  cosi  è  la 
vita  quasi  d'ogni  huomo  una  vera  favola...  ».  —  «  Al  re  Henrico  terzo.  VIII.  » 

Favole,  signor  mio,  la  nostra  rita 
Ch'Apollo  e  rhnom  compone... 

LXX.  —  Fol.  113.  «  Scrive  l'authore  la  presente  ode  a  Diana  di  Francia, 
sorella  legittima  del  re  Henrico  terzo  al  presente  xluchessa  d'Angulemme...  >. 
—  «  A  Diana  di  Francia,  duchessa  d'Angulemme.  X.  » 

Piacqae  non  men  la  mia  destrezza  et  fona 
In  giorinile  etate... 

LXXI.  —  Fol.  114  ».  «  Riprende  et  avertisse  amorevolmente  un  suo  pa- 
rente et  amico  dello  spender  che  fa  i  miglior  anni  suoi  in  amare  et  s^uire 
'lonna  di  troppo  alta  conditione  per  lui...  ».  —  *  A  Piero  Delbene ,  nipote 
dell'authore ,   abbate  di   Bellavilla ,   prior  de  la  Sella   et   di  S.  Nicolas  de 

Campi.  X.  » 

Vero  germe  sei  ta  del  bianco  giglio 
Che  d'Amo  in  chiara  parte... 


28  e.   COUDERC 

LXXII.  —  Fol.  116.  «  Consiglia  il  primo  scudiero  del  re  Henrico  suo 
patrone,  doppo  Thaver  amato...  ».  —  «  A  Carlo  Du  Plessis,  signor  di  Lian- 
court,  primo  scudiero  di  Henrico  terzo  re  di  Francia.  XI.  » 

Nel  vago  mar  della  amorosa  Dea 
Che  già  di  spuma  nacque... 

LXXIII.  —  Fol.  117.  «  Mostra  Tauthore,  con  il  cambiamento  che  fa  di 
regione  fra  molti  augelli  la  rondine,  che  la  vera  patria  è  come  dice  il  pro- 
verbio... ».  —  «  A  Giovachino  di  Casterte  Vecchio,  capitano  della  guardia  di 
Henrico  terzo  re  di  Francia.  Xll.   » 

Con  naturai  consiglio 

Mostra  la  rondinella  peregrina... 

LXXIV.  Fol.  118.  «  L'authore  per  ringratiare  l'illustrissimo  cardinal  di 
Este  di  havegli  serbata,  in  suo  nome  lungamente  per  suo  nipote  (1),  l'abbatia 
di  Ovigliers...  ».  —  «  All'illustrissimo  et  reverendissimo  cardinal  di  Este.  XIII.  » 

Se  lo  splendor  delia  virtù  che  l'oro 
Dispensa  a  genti  valorose  et  dotte... 

LXXV.  —  Fol.  119  V.  «  Ringratia  con  questa  ode  l'illustrissimo  monsignor 
<ii  Foys,  arcivescovo  di  Tolosa,  di  haver  procurato  con  il  pontefice  di  conceder 
ad  un  nipote  d'esso  authore  la  speditione  delle  bolle  di  una  abbatia  gratis...  ». 
—  «  All'illustrissimo  et  reverendissimo  monsignor  di  Foys ,  arcivescovo  di 
Tolosa.  Xllll.  » 

L'oro  è  vero  del  sol  più  d'altro  figlio 
Al  suo  vago  splendore... 

LXXVl.  —  Fol.  121.  «  Mostra  1'  authore  nella  presente  ode  al  duca  di 
Espernon,  a  cui  ella  va,  che  sendo  egli  anchora  molto  giovine  non  vuol  lo- 
darlo adulandolo  come  suole  la  volgar  gente...  ».  —  «  A  Gian  Luigi  della 
Valletta,  duca  di  Espernon.  XV  ».  —  Gette  dédicace  a  été  efFacée  et  rem- 
placée  par  la  suivante  :  «  Ad  un  giovane   signore  favorito  d'  un  gran  Re.  » 

Se  d'alte  lodi  io  non  t'adorno  et  fregio 
Qual  suole  il  volgo  ignaro... 

LXXVll.  —  Foì.  122.  «  Figura  1'  authore  con  il  sito  et  parti  dell'  anti 
(corr.  antico)  castello  di  Auneau,  posto  in  su  le  limite  dei  gran  piani  della 
Boessa,  come  debba  esser  fatto  un  valoroso  et  daben  cortigiano...  ».  —  «  Ad 
Henrico  di  Goiosa,  comte  de  Buchiage.  XVI.  ». 

Quel  nobil  cavaglier  che  in  si  gran  piano 
Per  sua  difesa  et  agio... 


(1)  Le  petit  flls  de  Bartolomeo  s'appellait  comrae  lui.  Gali.  Christ.,  t.  IX,  col.  257. 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN   A   LA   COUR   DE   FRANGE  29 

LXXVIII.  —  Fol.  123  V.  «  Con  la  descritione  delle  tre  stagioni  dell'anno 
comparandole  alle  tre  prime  parti  della  vita...  ».  —  «  Al  re  Henrico  terzo. 
XVII.  » 

Come  è  gioioso  et  bell'aprile  e  '1  maggio 
Del  vitale  anno  hamano... 

LXXIX.  —  Fol.  124  V.  «  Compara  la  nascita  et  il  corso  del  fiume  Arco... 
alla  vita  dell'huomo...  ».  —  «  A  Carlo  Emanuel,  duca  di  Savoya.  XVIII.  » 

Incido  alpestre  rio 

Come  nel  coreo  tuo  vago  et  leggiero... 

LXXX.  —  Fol.  126  V.  *  Scrive  al  duca  di  Goiosa,  tornato  allhora  d'Italia, 
infermo  di  lunga  et  noiosa  febre...  ».  —  «  Al  duca  di  Goiosa.  XIX.  » 

Mostri  a  ciascaao  il  mio  pietoso  amore 
Unico  et  dolce  figlio... 

LXXXI.  —  Fol.  127  V.  «  Scrive  la  presente  ode  al  conte  di  Ciomber  Ala- 
manno, mostrando  quanto  più  possa  il  vino  che  l'amore,  facendo  nel  principio 
dell'ode  mentione  dei  più  rari  vini  et  migliori  di  tutta  la  Francia...  ».  — 
«  A  Guasparri  di  Ciomberto  (1),  comte  di  Nontoil  et  maestro  di  campo  ge- 
nerale della  cavaleria  tedesca,  che  viene  alla  servitù  del  Re  christianissimo.  » 

Non  più  qoal  già  d'amore 
Canterò  veglio  con  à  debil  lena... 

LXXXII.  —  Fol.  129.  «  Mostra  l'authore  a  Carlo  Delbene,  suo  nipote,  l'an- 
tico et  real  palazzo  di  Bisestro,  presso  a  Parigi,  che  sendo  stato,  già  molti 
anni  sono,  arso  in  parte  da  gli  Inglesi...  ».  —  «  A  Carlo  di  Giuliano  Dei- 
bene.  XXI.  » 

Queste  mara  ch'ai  cielo  alte  et  saperbe 
Snrgien  d'aznrro  et  d'or  pint«  et  fregiate... 

LXXXIII.  —  Fol.  130.  «e  Descrive  in  questa  ode  l'origine  dell'  amore  et 
della  ambitione...  ».  —  «  Al  duca  di  Goiosa.  XXII.  » 

Poeci»  che  '1  fiero  et  dispietato  figlio 
Dal  gno  regno  stellato... 

LXXXIV.  —  Fol.  132.  «  Parla  al  castello  et  borgo  de  Esperne...  nel  quale 
luogo  de  Esperne  l'authore  compose  la  maggior  parte  del  presente  libro...  ». 
—  «  Al  castello  et  borgo  d'Esperne.  XXIII.  » 

Antico  borgo  unato 

Che  Mamm  Iwgna  e  cinge  hor  pian  hor  colle... 

LXXXV.  —  Fol.  133.  «  Parla  l'authore  in  questa  ode  al  suo  libro  chia- 


(I)  GMpwd  de  Sehomberg  mort  en  1599. 


30  e.   GOUDERC 

mandole  figliuolo  del  suo  dì  et  della  sua  notte...  ».  —  «  Al  libro  dell'authore 
nomato  l'Anno.  XXllIl.  » 

Del  mio  dì  figlio  et  della  notte  inscieme 
Che  ben  cosi  poss'  io... 

LXXXVI.  —  Fol.  134  V.  «  Prende  licenza  l'authore  dalla  corte  di  Francia, 
che  allhora  era  a  S.  Germano  a  Laya...  ».  —  «  Alla  corte  di  Francia.  XXV.  » 

Mentr'  io  volgo  il  pensiero 

A  te  che  '1  Tolgo  sol  nomar  devria... 

LXXXVII.  —  Fol.  136.  «  Prende  l'authore  in  questa  ode  licenza  dalla  città 
di  Fiorenza,  sua  patria...  ».  —  «  Alla  città  di  Fiorenza.  XXVI.  » 

Giunto  nevoso  il  erin  crespa  la  fronte 
Per  torbide  acque  hor  chiare...  (1). 

LXXXVllI.  —  Fol.  137.  «  Convitto  fatto  da  Maso  Ridolfi,  gentilhuomo 
Fiorentino,  a  più  suoi  vicini  in  Val  di  Pesa,  luogo  detto  il  Poggio  libertini, 
sendo  giunta  a  l'occaso  l'antica  ubertà  de  Fiorentini  occupata  dal  duca 
Alessandro  de  Medici,  doppo  lo  assedio  di  Fiorenza  ».  —  «  A  Jacobo  Pitti 
gentilhuomo  Fiorentino.  » 

Vuoi  tu  veder  che  grave  pondo  sia 
A  poche  spalle  usate  a  viver  scarche... 

LXXXIX.  —  Fol.  138  V.  «  Riduttione  del  mondo  in  più  commoda  et  mi- 
glior forma  per  la  vita  del  huomo,  fatta  da  Nicolas  Pinone,  sendo  a  tavola 
a  lato  a  una  cortigisuia,  il  di  di  Carnovale  ».  —  «  A  Carlo,  conte  di  Planasia 
huomo  piacevole  et  faceto.  » 

Carlo  odi  quel  che  di  vin  pien  le  vene 
Degno  narrò  Pinone... 

XG.  —  Fol.  140.  «  De  la  tranquillità  de  l'animo  di  Masotto  Ridolfi,  ri- 
dotto per  elettione  et  per  necessità,  al  tempo  de  la  republica  Fiorentina,  al 
Poggio  libertini  in  Val  di  Pesa  a  la  sua  villa  ».  —  «  A  Jacopo  Pitto,  gen- 
tilhuomo Fiorentino.  » 

Mentre  Fiorenza  anchor  spiegava  insegna 
Di  liberiate  al  vento... 

XCl.  —  Fol.  141.  «Pronostico  et  contesa  d'un  figliuolo  che  riprendeva  il 
padre  d'haver  tolto  moglie   di   bassa   conditione  et  dubbia  fama  ,  et  questo 


(1)  Ce  vers  a  été  mis  ò,  la  place  do  suivant  qui  a  été  barre:  «  Doppo  un  si  longo  errare  ». 


LES  POÉSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE    31 

avvenne  presso  a  una  fontana  del  mezo  de  la  quale  surgeva  in  forma  di  gi- 
gante uno  Apennino  di  bronzo.  > 

Padre  se  di  tal  nome  è  degno  apieno  (1) 
Chi  sfona  il  proprio  figlio... 

XCIl.  —  Fol.  142.  «  De  la  vanità  del  timore  che  la  superstiosiosa  (sic) 
devotione  genera  ne  le  menti  pusillanime  degli  huomini  unendo  dan',  più 
[da]  timore  sbattuti  della  dannatione  eterna  che  confortati  da  la  speranza  de 
l'eterna  salute  promessa  a  l'anime  infiammate  de  l'amore  di  Dio  ».  —  «  Al 
signore  Henrico  di  Gioiosa,  cónte  du  Bouchage ,  maestro  de  la  guardaroba 
del  re  Henrico  terzo,  uno  anno  davanti  ch'ei  si  facesse  cappucino.  »  (2). 

Qual  lodar  non  si  pno  devoto  (3)  amore 
Con  mortai  voce  a  pietoso... 

xeni.  —  Fol.  143  V.  <■<  Alla  serenissima  Caterina  de  Medici,  regina  di 
Francia,  scusandosi  di  haver  nelle  sue  ode  biasemati  quei  de  la  casa  de 
Medici,  havendo  quei  tolta  la  libertà  alla  città  di  Fiorenza...:  > 

Chi  d'Andsa  e  d'Ibbiena  habita  e  cole 

Le  contrade  vicine 

D'Amo  precipitoso  a  l'onde  alpine... 

XCIV.  —  Fol  144  V.  «  Al  reverendissimo  et  illustrissimo  monsignor  Luca 
Alamanni,  vescovo  di  Macone,  mostrando  quanto  i  più  degli  huomini  giudi- 
cheno  male  le  attioni  humani,  celebrando  et  lodando  spesso  quelle  che  sono 
degne  di  essere  sprezate  et  biasimate...  » 

Credette  l'antica  et  cieca  etade 
Con  vana  mente  e  scara... 

XCV.  —  Fol.  145  V.  «  Del  piacere  et  uso  maggiore  che  ricevano  quasi 
tutti  gli  huomini  delle  cose  finte  che  delle  vere,  et  questo  di  poi  il  principio 
sine  al  fine  de  la  vita  humana  ».  —  «  Allo  illustrissimo  et  reverendissimo 
cardinal  di  Gioiosa.  >► 

Con  van  timor  dal  latte  almo  e  soare 
Svelleai  il  fancinlletto... 

XGVI.  —  Fol.  146».   «  A  l'illustrissimo  et   reverendissimo   monsignore 


(1)  Cette  première  strophe  »  éU  b«n^ 

(2)  Ces  derniers  mot«  ont  ét4  barrét  •prii  eonp  et  par  une  main  qui  ne  panUt  pas  Hr«  celle 
de  Delbene,  car  l'encre  employée  eet  pio*  noize  qne  celle  do  texte.  Henri  de  Joyouse  le  &t  ca- 
pocin,  en  1587. 

(3)  Ce  mot  •  été  barre  et  rempUeé  par  «  verace  ». 


32  e.   COUDERC 

Vincentio  Lauro  (1)  cardinale  de  Montdovi.   Del  vario   et   immenso  piacere 
che  arreca  la  poesia...  » 

Volar  non  può  con  più  leggiadre  piarne 
Né  con  maggior  diletto... 

XCVII.  —  Fol.  148.  «  Al  conte  Henrico  di  Gioiosa,  signor  de  Bouchage. 
Duolsi  delle  grandi  divisioni  che  allhora  come  hora  sorvertivano  tutto  il 
regno  di  Francia  causate  da  la  ingratitudine,  accompagnata  da  tre  monstri 
Tambitione  Tavaritia  et  la  prodigalità,  che  allhora  regnavano  alla  corte  » 

Vostro  più  errante  in  questo  instabil  mare 
'  Fu  già  la  smorta  invidia... 

On  lit,  au  bas  du  fol.  i49w.:  «  Sono  in  questo  libro  ode  novanta  cinque. 
Di  poi  il  libro  de  la  Città  del  vero  casso  e  rinovato  tutto,  come  si  vedrà  in 
altro  volume  ». 

XGVIIl.  —  Fol.  149  V.  «  Cominciare  per  una  apostrophe  a  parlare  al  Re 
dicendo:  Riguarda  non  solo  tu,  ma  teco  tutto  il  tuo  regno,  quanto  possa 
l'amore  de  la  virtù,  la  quale  io  mi  posso  vantare  di  bavere  amata  et  hono- 
rata  in  forma  humana,  amando,  per  lo  spatio  di  XX  anni,  Madama  di  Sa- 
voia, tua  zia,  poi  guidato  dal  detto  primo  amore ,  et  poi  di  quello  che  io 
ti  porto,  io  sono  venuto  a  tal  grandeza  d'animo  et  di  richeza  ch'io  qual  nuovo 
Xerse  o  Alessandro  posso  donare  a  si  gran  Re  et  si  [lijberale  una  Ciuta  in- 
tera et  perfetta  delle  più  compite  del  mondo  et  la  meno  ruinabile  dal  tempo 
0  dalle  incursione  de  barbari,  dalle  ribellione  delli  heretici,  seditione  et  ti- 
rannide, per  solitudine,  peste,  fame  et  altri  inconvenienti  (2);  Città  dico  dove 
possono  habitar  qual  nuovo  paradiso  terrestre  l'anime  humane  et  farse  beate 
con  l'abitare  in  detta  Città,  osservando  le  leggi  et  precepti  di  quella  ;  Città 
dico,  nella  quale  il  povero,  il  ricco,  il  vecchio,  il  giovane,  lo  ignorante,  il 
dotto,  il  buono,  il  cattivo  (3),  può  farsi  cittadino;  Città  alla  grandeza  della 
quale  ni  l'antica  Thebe  d'Egitto,  non  Babillonia,  non  Roma  già  signora  del 
mondo  non  si  può  agguagliare;  la  qu'il  Città  (4)...  » 


(1)  Vincent  Laoro,  évèqne  de  Mondovì,  fot  proinu  cardinal  en  1583,  par  Grégoire  XIII. 

(2)  Les  mots  «  dalle  rebellione...  inconvenienti  »  ont  été  ajontés  en  marge. 

(3)  Ces  quatre  mots  ont  été  ajontés  en  marge. 

(4)  11  n'y  a  pas  autre  chose  dans  le  manuscrit  ;  cette  plirase  est  restée  incomplète. 


LES  POÈSIES  D"UN  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE    33 

n. 

POÉSIES  DE  BARTHÉLEMY  DELBENE 


1. 


«  Essendo  asceso  Tauthore,  con  Giulio  Delbene  suo  nipote  et  altri  giovini 
gentilhuomini  Fiorentini,  sul  piano  della  cupula  di  Fiorenza,  nell'uno  di  quei 
dì  che  si  celebravano  le  sontuosissime  nozze  di  don  Francesco  de  Medici, 
principe  di  Fiorenza,  con  la  serenissima  donna  Giovanna  d'Austria,  mostra 
la  vanità  delle  grandezze  et  pompe  humane  ;  perchè  se  bene  tutta  la  città  di 
Fiorenza  era  all'hora  in  feste  et  giochi  in  suoni  et  canti,  non  si  vedeva  né 
sentiva  altro  che  un  suono  et  uno  errare  confuso  di  genti  ;  et  il  più  che  ap- 
pariva di  tanta  grandezza  et  multitudine  di  genti  era  il  fumo  più  spesso  che 
usciva  all'hora  delle  case;  tanto  poco  da  terra  si  possono  allontanare  le  gran- 
dezze humane,  soggiongendo  l'authore  al  suo  detto  nipote  che  se  essendosi 
ei  alzato  con  la  sua  spoglia  mortale,  si  poco  in  su  era  sparita  da  gl'occhi 
suoi,  qual  nebbia  tanta  et  si  gran  pompa  humana,  che  gli  parranno  tutte  le 
attioni  degl'huomini,  se  ei,  mediante  la  cognitione  della  metafisica,  potrà  salir 
tanto  alto,  con  il  pensiero,  che  possi  mirare  le  bellezze  sopradette  che  sa- 
ranno cagione  che  dirà  come  l'apostolo  :  Sciomi  là  giù  et  legami  qui  teco  ». 
[Fol.  18]. 

A  Giulio  di  Francesco  Delbene,  gentUhuomo  FiOì^entiìw.  XII. 

Dal  sommo  pian  di  questa  eccelsa  mole, 

Che  d'altezza  et  candor  par  che  sornionte 

Là  di  Morello  il  monte, 

Che  nevoso  biancheggia  in  cima  al  sole; 
Contempla  d'Arno  la  feconda  valle, 

Che  di  ville  et  palazzi  adorne  e  sparte 

Ha,  con  tanto  oro  et  arte, 

Col  grembo  le  sue  apriche  et  colte  spalle. 

OiornaU  storico,  ITU,  fate.  49.  t 


34  e.  COUDERC 

A  mezzo  del  cui  sen,  la  bella  Flora 

Surge,  d'archi  et  trophei,  di  statue  ornata, 

Ch'or  tutta  intenta  e  data 

Al  festeggiar,  casta  et  gran  donna  honora. 
Di  gemme,  d'ostro  et  d'or  luce  et  fiammeggia 

Ogni  tempio  et  magione,  il  canto  e  '1  suono 

Spargon,  con  dolce  tuono. 

Ogni  contrada,  ove  gran  gente  ondeggia. 
Né  però,  Giulio,  a  noi  di  gioia  tale, 

Di  sì  gran  pompa  et  di  si  gran  beltate 

L'immensa  chiaritate, 

E  '1  concento  fin  qui  trapassa  et  sale. 
Che  là  giù  sol  nell'afflsar  l'aspetto 

Più  fumo  appar',  più  folti  i  vermi  humani 

Errar  qual  cechi  e  insani 

Confusamente  per  diverso  affetto. 
Confusa  ogni  superba  opra  e  bellezza. 

Discorde  il  suon  qual  di  torrente  o  mare: 

Sì  poco  allontanare 

Puossi  da  terra  ogni  mortai  grandezza! 
Che  s'ella,  alzata  la  tua  frale  salma 

Si  poco  al  ciel,  qual  nebbia  al  vento  spare; 

Qual  si  vedria  mancare 

Su  l'ali  del  voler  poggiando  l'alma. 
Scorta  lassù  da  saggia  donna  et  pia, 

Che  sovranatural  beltade  e  pura 

Cinta  di  gonna  oscura, 

Con  la  sua  luce,  al  sommo  ben  n'invia  ; 
Et  che  talhor  da'  suoi  più  antichi  amanti 

Nudar  si  lascia,  a  l'Alterata  Scola, 

Di  cui  parte  hoggi  vola. 

Quinci  fin  sovra  alle  alte  stelle  erranti? 
Dove  s'ascendi  da  quest'aer  ceco, 

Lei  seguitando,  col  pensier  giamai 

Al  gran  motor  dirai: 

Sciomi  là  giù  et  legami  qui  teco. 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  CODR  DE  FRANGE    35 


«  Parla  agli  occhi  et  alle  parole  di  Madama,  le  quali  dice  haver  sen-ito 
alla  sua  navicella  di  stelle  et  d'aure  felici,  per  uscire  del  pelago  degl'affanni 
della  corte,  domandando  loro  perch'essi  cercassero  di  ripingerlo  anchora  nel 
sopradetto  pelago,  dandogli  il  cari>"0  di  maestro  di  casa  di  S.  Altezza,  im- 
piegando il  suo  spirito  a  men  degno  servitio,  che  non  era  usato  prima,  ser- 
vendo solamente  Y  anima  di  Madama,  senza  haver  carico  di  por  mente  di 
raflfirenar  i  latronitii,  che  si  facevano  giornalmente  nell'administratione  della 
sua  casa,  perdendo  l'authore,  col  governar  altrui,  l'imperio  di  se  medesimo  ». 
[Fol.  19  r]. 

A  Madama  (i).  XIII. 

Liete,  sicure  (2)  et  fiammegianti  stelle 

Da  ciglio  alto  e  sereno, 

Che  mi  foste  per  sen  di  scogli  pieno, 

Di  mostri  et  di  procelle, 

Già  lampe  et  duci  folgoranti  et  belle; 
Aure  che  da  si  accorte  labbra  e  chiare 

Spirando,  a  porto  e  segno 

D'honor  spingeste  il  mio  schernito  legno. 

Perchè  di  nuovo  al  mare 

Invitatelo  (3)  hor  voi  lasso  a  tornare, 
Di  cure  et  di  thesor  gravato  e  carco. 

Che  '1  suo  nocchier  disprezza, 

Con  senno  et  vista  a  maggior  luce  avvezza, 

Et  a  più  ricco  incarco. 

Che  predatore  indarno  attende  al  varco  ? 
Indarno  l'urtan  la  tempesta  e  'I  vento, 

Qual  voi  indarno  cercate 

Volger  sacralo  spirto  alla  beliate 


(1)  Od  ih  sa-dMMHis:  «  Pu-Undo  a  mei  occhi  et  a  la  no  bocca 

(2)  Ce  iMtt  flrt  MmUgné  et  nrnjheé  ra  auf»  pv  «  pio  d'altre  > 

(3)  Ce  mei  e*t  MMUgaé  et  rempteeé  ra  wufe  p«r  •  astriac«te)o 


36  e.   COUDERC 

Di  chi  vi  muove,  e  inlento 
Farlo  a  vile  splendor  d'oro  e  d'argento. 
Per  tentar  con  fidato  magistero 
Frenar  man  serve  e  ladre, 
Senza  alcun  prò,  e  fra  genti  ime  et  adre, 
Con  afflitto  pensiero. 
Perder  (reggendo  altrui)  di  se  l'impero. 

3. 

«  Racconta  l'authore  brevemente  a  Giuliano  Delbene,  suo  figliuolo,  quale 
sia  stato  il  corso  della  sua  vita,  per  fuggire  la  ignoranza  et  la  povertà,  et 
prima  le  fatiche  sopportate  da  giovine  nel  seguitar  la  corte ,  poi  come  si 
partì  da  quella  tornando  alla  vita  solitaria,  et  dalla  vita  solitaria  di  nuovo 
al  mare  della  corte,  dove  dice  che  ritrovò  la  pretiosa  perla,  cioè  madama 
Margherita,  sua  patrona,  cinta  d'alta  corona.  Et  però  ordina  al  detto  suo 
figliuolo  che,  in  luogo  del  cane  che  è  in  sul  cimiero  dell'arme  della  casa  Dei- 
bene,  con  il  motto  :  il  più  fidele,  ponga  una  perla  lucida  et  bella,  con  questo 
motto:  ceda  et  l'oriente,  et  in  latino:  cedat  et  oriens,  volendo  inferire  che 
la  Margherita,  di  chi  ei  canta,  benché  nata  in  parti  occidentali,  vince  di 
bellezza  tutte  le  perle  orientali  ».  [Fol.  20  v]. 

A  Giuliano  Delbene,  XIIII. 

Anch'io,  qual  suol  l'industrioso  Hibero, 

Per  arrichir,  cercare 

Ver  l'occidente  nuova  terra  e  mare, 

Nuovi  costumi  et  novello  emisfero, 
Errai  lontan  dal  sen  di  Flora  e  d'A.rno, 

Et  primavera  e  state, 

(Ignorantia  fuggendo  e  povertà  te) 

Spesi  de  l'anno  mio  fatale  indarno. 
Per  sottrar  l'alma,  la  sua  frale  scorza, 

A  l'uno  e  l'altro  mostro, 

Alsi  sudai  stie,  corsi,  carte  e  inchiostro 

Adoprai  in  van,  con  ogni  ingegno  e  forza. 


LES   POÉSIES  d'un  FLORENTIN   A  LA  COCR  DE  FRANGE  37 

Fuggi  dal  mar,  cui,  in  vece  d'onde,  ingombra 

L'instabil  volgo;  ei  pure 

Non  men  de  l'altro,  di  tempeste  oscure 

Et  d'incerto  seren  s'illustra  e  inombra. 
Poi  d'huom  selvaggio  nocchier  fatto,  anchora 

A  l'onde  sue  tornai, 

Ov'io  (o  di  felice)  al  fin  trovai 

Perla  ch'alta  corona  et  degna  honora. 
Dunque,  per  segno  et  per  memoria  eterna 

Di  si  gran  dono,  imperla 

Di  biancheggiante  et  coronata  perla 

I  nostri  gigli,  et  co'  suoi  rai  gl'honora. 
€angia:  «  Del  più  fedele»  (1)  il  detto  antico: 

Pon  :  «  Ceda  et  l'oriente  » 

Che  real  Margherita  in  occidente 

Nascendo  hebbe  più  d'altra  il  cielo  amico. 


<  Parla  al  castello  et  borgo  de  Esperne  (2)  posto  in  su  la  Matrona,  ali'in- 
•contro  dell'abbatia  di  Ovilliers,  nel  quale  luogo  de  Esperne  l'authore  com- 
pose la  maggior  parte  del  presente  libro,  durante  la  [vita]  (3)  di  Madama,  et 
di  poi  la  morte  di  S.  Altezza,  comparando  l'arsione  di  detto  castello,  fatta  per 
ordine  del  re  Francesco  primo.  Tanno  1544,  {{uando  l'imperator  Carlo  Quinto 
venne  ad  assaltar  la  Francia,  per  la  via  della  Ciampagna,  all'incendio  amo- 
roso che  allumorno,  nel  pelto  dell'authore,  i  suoi  medesimi  sensi,  il  quale 
incendio,  sendo  spento  dalla  pietà  di  Madama  sua  padrona,  fu,  si  come  è  al 
presente  TEsperne,  restaurato  il  petto  dell'authorc  et  fatto  più  bello  che 
prima  ».  [Fol.  132]. 


(1)  On  Ut,  ea  margu:  <  La  impresa  antica  della  casa  Ddb«M  4  «ut»  eoa  oa  brera  in  bocca, 
dorè  è  scritto:  Il  più  ftdtU». 

(2)  Épernay,  soasprtTectare  du  département  de  ta  Marne,  dans  rancienne  prorince  de  Cbampagna. 

(3)  Il  7  a  nn  blanc  entre  ce  mot  ei  le  aniraiit  ;  c'eat,  semble-t-il,  la  mot  Tit«  qni  manqne. 


38  e.   COUDERC 

Al  castello  et  ijorgo  d'Esigerne.  XXIII. 

Antico  borgo  amato, 
Che  Marna  bagna  et  cinge,  hor  pian,  hor  colle. 
Fecondo  (\'un  liquor  soave  et  molle, 
Da  Cerere  et  Sylvan,  da  Flora  ornato; 

Quanti  anni  lieto  hagg'io. 
Et  quanti  mesto  in  te  pianto  et  cantato, 
Prima  in  giocondo  et  poi  in  doglioso  stato  ! 
Fiammeggiando  è  sparito,  ohimè,  il  sol  mio! 

Di  cui  il  benigno  raggio 
Produsse,  pria  quant'io  recido  et  mieto. 
Già  molti  anni,  in  quel  poggio  ameno  et  lieto. 
Per  mio  sostegno  in  questo  human  viaggio. 

Come  vegg'io  sovente. 
Nel  tuo  seno  arso  et  già  da  tuoi  destrutto, 
Hor  rinovato  et  più  bel  fatto  in  tutto. 
L'antico  incendio  del  mio  cor  dolente. 

Che  da'miei  sensi  acceso, 
Qual  tu  da  chi  dovea  spegner  l'arsura. 
Con  la  face  d'amor  ardente  et  dura, 
Cener  si  giacque  a  duo  belli  occhi  arreso! 

Fin  che  il  mio  chiaro  sole, 
Che  sul  colle  m'apparve,  ov'ei  pria  nacque. 
Di  rinovarlo  et  più  bel  farlo  piacque, 
Qual  Febo  pianta  al  suo  ritorno  suole. 

Questi  hor,  col  suo  fervore 
Sciuga  il  mio  pianto,  in  te  frutto  produce 
Grato  al  mio  Re,  et  con  divina  (1)  luce 
In  gioia  cangia  il  mio  vano  dolore. 

Ond'io  prego  hoggi  il  cielo 


(1)  Ce  mot  est  sonlig;né  et  remplacó  en  marge  par  «  benigna 


LES  POÈSIES  D'DN  FLORENTIN  A  LA  COUR   DE  FRANGE  39 

Che  si  fecondo  ogni  hor  ruoti  et  sereno 
Su  questi  campi,  che  '1  tuo  amato  seno 
Non  tema  sete  mai,  fame  né  gielo. 


«  Parla  l'authore  in  questa  ode  al  suo  libro,  chiamandolo  figluolo  del  suo 
di  et  della  sua  notte,  per  dì  intendendo  l'anima  et  per  notte  il  velo  corpo- 
rale, il  quale  libro  dice  esser  stato  nutrito  et  fatto  grande  dalle  muse,  con 
l'humor  bruno  cioè  con  Tinchiostro.  Chiamalo  anchora  specchio,  perchè  in 
esso  «i  legge  quanto  1'  anno  risembri  alla  vita  humana  et  specialmente  a 
quella  dell'authore,  per  le  eause  contenute  nel  testo.  Dice  di  più  che  '1  suo 
libro,  sendo  arrivato  al  fine,  si  come  esso  authore  è  vicino  al  fine  della  sua 
vita,  spera  di  salir  anch'egli  a  maggior  luce ,  intendendo  pe'  il  libro  del- 
l'uscir fuora  stampato,  et  per  se  di  salir  uscendo  di  questo  mondo  al  lumi- 
noso seggio  de  beati  spiriti.  Però  conforta  il  detto  suo  libro  che,  come  egli 
davanti  al  partir  di  questo  mondo  ha  fatto  anzi  ch'egli  esca  delle  sue  mani 
si  purghi  et  netti  d'ogni  macchia  et  errore,  comandandole  per  tale  effetto  di 
andare  a  truovare  i  suoi  academici  nominati  nel  testo,  aciochè  essi  lo  facino 
più  bello  et  terso  che  sarà  possibile  afin  che  ^li,  lacerato  dalli  invidi,  non 
babbi  causa  di  temer  di  esser  venduto,  come  le  carte  vili,  per  servire  di  in- 
voltura all'incenso  et  alla  cannella  ».  [Fol.  133]. 

Al  libro  de  l'authore  nomato  l'Anno.  XXIIII. 

Del  mio  di  figlio  et  clella  notte  insieme, 

Che  ben  cosi  poss'io 

Nomare  al  ver  l'immortal  spirto  mio, 

Et  questa  salma  che  '1  circonda  et  preme: 
Candido  figlio,  che  nutrito  m'hanno 

Di  Pa  masso  le  suore, 

Si  lungamente  ogni  hor  di  bruno  humore, 

Et  fatto  grande  poi  nomato  VAnno; 
Speglio,  in  cui  al  vero  (^ni  accorto  occhio  scerne 

Esser  l'humana  vita, 

Un  Antw  sol  che  da  l'età  fiorita, 

Qual  la  mia,  giungie  a  queste  nevi  eterne; 


40  e.   COUDERC 

Vero  Anno  anchor  sei  tu,  che  fiori  et  frondi 
D'amor  in  fronte  porte  ; 
In  san  poi  l'ardor  suo  rabbioso  et  forte, 
Et  di  buon  frutto  nel  tuo  grembo  abonde. 

Cinto  ha'  il  nevoso  pie  di  ghiaccie  sterpi. 
Di  morte  et  duol  pungente; 
Et  qual  hor  la  mia  vita  al  fin  dolente, 
Al  tuo  fin  mesto  et  lachrimoso  serpi. 

Gom'io,  giunto  all'estremo,  a  maggior  lume 
Quinci  spero  salire; 

Al  tuo  fin  presso  a  maggior  luce  aspire, 
Da  me  partendo  con  audaci  piume. 

Però  qual  io,  d'ogni  mio  fallo  grave, 
Di  penitentia  al  fonte 
Anzi  al  partire  il  sen  tergo  et  la  fronte, 
Gonvien  che  d'ogni  error  ti  purghi  et  lave. 

Vanne  sovra  Arno  all'Alterata  Scola  (1); 
Ch'ella  di  Pindo  all'onda. 
Del  sacro  Apollo  a'  rai  più  tersa  et  monda 
Faccia  ogni  tua  stagion,  verso  et  parola. 

Prega  ivi  il  Rucellai,  lo  Strozza  e  '1  Nero, 
E  del  mio  frate  il  figlio, 
Ch'è  più  degl'altri,  con  severo  ciglio. 
Ti  faccin,  quanto  ei  puon,  terso  et  sincero; 

Che  dato  a  questo,  hor  quello  invido  Momo 
In  preda  et  lacerato. 
Anzi  che,  inteso  in  tenebroso  stato. 
Non  paventi  l'incenso  e  '1  cinamomo  (2). 


(1)  Delbene  parie  ici  de  l'Accademia  degli  Alterati  de  Florence  dont  il  fut  membre. 

(2)  li  y  a  ici  une  allosion  aos  vers  snirants  d'Horace: 

Deferar  in  vicum,  vendentem  thus  et  odores 
Et  piper,  et  qnidquid  chartis  amicitar  ineptis. 

(Épitre  l'f  du  livre  Ih,  vers  270). 


LES  POÉSIES  d'un  FLORENTIN  A  LA  COUR  DE  FRANGE    41 


6. 


«  Prende  licenza  l'authore  dalla  corte  di  Francia,  che  all'hora  era  a  S.  Ger- 
mano a  Laya,  veggendosi  di  già  molto  soprafatto  dalla  vecchiaia,  raccomanda 
al  Re  et  alle  due  regine.  Tana  madre  et  l'altra  consorte  di  S.  Maestà,  la  sua 
famiglia,  se  per  avventura  ella,  non  contenta  de  beni  della  fortima  et  della 
reputatione  lasciatagli  da  lui ,  cercasse  di  ingolfarsi  più  che  non  conNàene, 
Bell'onde  della  corte,  nelle  quali  regnando  spesso  il  dio  Protheo  è  pericoloso 
di  andarsi  aggirando  fra  i  suoi  scogli  et  più  sicuro  l'andar  navigando  vicino 
a  terra  et  alle  rive  di  Portunno,  Iddio  dei  porti  ».  [Fol.  134  »]. 

Alla  corte  di  Francia.  XXV. 

Mentr'io  volgo  il  pensiero 
A  te,  che  '1  volgo  sol  devria  nomare, 
Di  corte  in  vece,  lai^o  et  instabil  mare  (1), 
Dico  a  me,  che  fo  io  qui,  lasso,  et  [che]  spero? 
Che  ì  legno  è  fral  se  ben  pronto  è  '1  nocchiero- 
Cangiata  in  bianco  sito 
È  la  sua  bruna  pece;  il  dorso  e'  fianchi 
Par  che  gemendo  dichin  rotti  et  stanchi; 
Perchè  sendo  il  vigor  nostro  sparito. 
Temerario,  ne  spingi  hor  lungi  al  lito? 
Al  mesto  suon  girato, 
La  prora  a  terra,  a  l'onde  tue  la  fronte. 
Qui  dove  giunse  al  vital  orizonte 
L'alto  mio  sol,  su  questo  colle  amato, 
Da  te  prend'hoggi  et  dal  mio  Re  comiato: 
Da  la  gran  Tosca,  equale 
Di  castità,  d'amore  et  di  fortuna 


1 1  )  Ce  ras  art  aoaliyBé  al  reapbc^  m  nwgv  par  l«  sairant  : 

•  SoB  corte  «BÙ  narisa  ondante  e  ria  >. 
Le  r«n  qoi  pfteMe  a  dA  ttn  aodUW  k  cava  da  la  riaw;  il  a  sttfB  de  mettre  •  nomar  derria  ». 


42  e.   COUDERC 

D'Icaria  alla  regina  (1)  in  veste  bruna; 
Dalla  bionda  e  gran  donna,  a  cui  sol  cale 
D'honor  et  del  suo  sposo  almo  (2)  et  reale. 

Da  l'onda  tua  dubbiosa 
Partendo,  a  quelle,  con  sommesse  ciglia, 
Racomando  la  dolce  mia  famiglia. 
Che  da  l'aura  d'invidia,  egra  et  rabbiosa 
Alla  queta  ombra  lor  tenghinla  ascosa. 

Se  forse,  accorta  meno 
Ch'io  non  vorrei,  ad  acquistar  più  volta 
Che  a  conservar  da  me  il  lasciato,  volta 
La  prora  ogni  bora  al  tuo  più  largo  seno. 
Di  scogli,  di  tempeste  et  mostri  pieno, 

Qual  io,  non  ben  sapendo 
Che,  per  schivar  gl'oltraggi  di  Vertunno 
(D'ogni  corte  gran  Nume),  di  Portunno 
Le  rive  più  conviene  andar  radendo, 
Che  in  alto  mar  di  quello  scoglio  borrendo. 


«  Prende  l'authore  in  questa  ode  licenza  dalla  città  di  Fiorenza  sua  patria, 
scusandosi  di  non  l'haver  soccorsa  col  sangue  et  con  la  robba,  quando  ella 
fu  assediata  et  messa  in  servitù  da  papa  Clemente,  per  esser  egli  anchora 
fanciulletto,  scusandosi  anchora  di  non  haver  habitato  corporalmente,  ma 
solo  col  pensiero ,  nel  grembo  d'essa  sua  patria  et  di  non  poter  rendergli 
osse  et  le  polpe  che  egli  ha  ricevuto  da  lei  et  ciò  per  le  cause  contenute 
nel  testo  ».  [Fol.  136]. 


(1)  C'est-à-dire  de  Penèlope.  Il  y  a  dans  le  manuscrit:  •<  Di  (caria  alla  regina...  »,  ce  qui  est 
inintelligible. 

(2)  On  lit  en  marge  «  alto  ». 


LES  POÈSIES  d'un  FLORENTIX  A  LA  COUR  DE  FRANGE    43 

Alla  città  di  Fiorenza.  XXVI. 

Giunto,  nevoso  il  crin,  crespa  la  fronte, 

Per  torbide  acque  hor  chiare  (1), 

Ck)l  vital  corso  (2)  mio  vicino  al  mare, 

Gol  pensier  torno  di  mia  vita  al  fonte  (3); 
Fonte,  cbe  già,  nel  tuo  libero  seno, 

Sorse,  Fiorenza,  pria. 

Onde  hor  commiato,  qual  da  madre  pia. 

Di  grato  prendo  et  dolce  affetto  pieno. 
Giusto  timor,  del  tuo  bel  grembo  fuore 

Spinsemi  fanciuUelto, 

Qual  augellin  che  '1  suo  nido  diletto 

Invescar  vede  dal  crudel  pastore. 
Al  fiero  assalto  dell'horribil  monstro 

Che  t'avvinse  come  angue, 

Lachrime  in  vece  del  dovuto  sangue 

Versai  per  te,  hor,  per  tuo  honore,  inchiostro. 
Se  '1  mio  legnio  mortai,  che  '1  tempo  affonda. 

Erra  ogni  hor  da  te  lunge, 

Col  mio  pensier,  che  pietà  sferza  e  punge, 

Riedo  sovente  d'Arno  et  d'Elsa  a  l'onda , 
Ove  da  paschi  miei  visto  talhora 

Tornar  non  domo  armento. 

Dico:  Qui  vivrei  io  lieto  e  contento, 

Se  cosi  i  figli  tuoi  pascessi.  Flora, 
Qual  già  solevi,  et  qual  l'Adria  beata 

Pasce  il  suo  nobil  gregge, 


(I)  Ce  Tpra  a  été  ra&it  troia  foi».  Le  void  daaa  aa  premiire  forme: 

<  Doppo  «a  ai  loago  errare  ». 

(il  C«s  mota  aoBt  aoalignéa  et  remplaete  ea  Barge  par  Iw  rairaiits  :  <  Col  debil  legno  >. 
(3)  Oca  Bota  aont  aiai  ao«ligiié«  et  renpiaeéa  ea  auwge  p^r  lea  aaivaata  :  <  Del  mio  corso  al 
foate  •. 


44  G.  COUDERC 

Cui  sol  civile  affrena  et  giusta  legge, 
Non  la  voglia  d'un  sol  cieca  e  sfrenata. 
Queste  ossa  homai  del  settantesimo  anno 
Carche  non  ti  rendo  io; 
Ma  in  vece  i  raggi  dell'ingegno  mio 
A  lampeggiar  nel  tuo  bel  sen  andranno. 


m. 


DEUX  LETTRES  DE  B.  DELBENE  A  CATHERINE  DE  MEDIGIS 


1. 

Madame, 

Monsieur  le  due  de  Florance  m'a  faict  entendre  présentement  qu'il  a  la 
plus  grande  partie  de  la  somme  qu'il  m'a  promise  preste,  et  que  en  bref  yl 
la  me  deliverra,  ce  que  je  n'ay  voleu  fayllir  de  faire  entendre  à  Votre  Ma- 
jesté  par  la  présente.  Et  quant  (et  quant)  vous  poun-ay  monstrer  a  mon  retour 
que  je  l'ay  tant  soUicité  qu'il  luy  samble  que  j'ay  eu  desfiance  qu'il  ne  me 
tienne  ce  qu'il  m'avoit  promis,  à  quoy  je  ne  pensis  jamais,  je  cregnois  bien 
que  la  longueur  nous  peult  nuyre.  Pour  laquelle  chose  eviter  je  me  suis  in- 
geré  de  l'haster  plus  que  je  n'eusse  faict,  pensant  que  le  service  du  Roy  le 
requit,  ainsint  que  sera  l'androit  Madame  ou  je  feray  fin,  vous  presentant  mes 
tres  humbles  recomandations.  De  Florance  ce  VII"*"  de  septembre  1562. 
Votre  très  humble  et  tres  obeiscant  serviteur  et  suget 

Delbene. 
(Au  dos):  «  Royne  ». 


l.ES   POESIES   d'un   FLORENTIN    A    I.A   COUR   DE   FRANGE  45 


Madame, 

En  ce  mesme  instant  est  arrivé  le  courrier  que  vostre  Majesté  m'a  ren- 
.  oyé,  avec  vos  lettres  du  XXII™«  du  moys  passe  pour  nostre  Saint  Pére  le 
Pape  et  pour  monsieur  le  due  de  Florance,  liquelles  je  m'en  voy  porter  pre- 
sentement  au  dit  sieur  due.  Et  si  ce  gentilhomme  depeché  de  par  mons.  d'Au- 
zerre  voudra  tant  tarder,  je  luy  envoyeray  la  responce  qu'il  m'aura  faiet; 
et  au  demorant  ne  faudray  incontinent  que  j'auray  faict  tout  ce  que  reste  a 
faire,  avec  ledit  sieur  due,  de  m'an  aller  à  Rome  devers  nostre  Saint  Pére 
le  Pape  et  faire  pour  vous  tout  ce  que  peult  faire  un  tres  loyal  et  tres  af- 
fectionné  serviteur  et  suget,  qui  sera  l'androit  ou  je  feray  fin,  vous  presentant 
mes  très  humbles  recomanda tions.  De  Florance  ce  Vll™«  de  septembre  1562. 
Vostre  très  humble  et  tres  affectioné  serviteur 

Delbene. 
(Au  dos):  *  Royne  ». 
(Bibl.  Nat.  de  Paris,  Fonds  frangais  15877,  fol.  36-38). 


TRADIZIONI   STORICHE 


PURGATORIO   DI  SAN   PATRIZIO 


i. 


Dall'  Irlanda  provengono  tre  delle  maggiori  e  più  popolari 
visioni  del  gran  mistero  di  oltretomba ,  e  sono  il  Viaggio  di 
S.  Brandano,  la  Visione  di  Tundalo  e  il  Purgatorio  di  S.  Pa- 
trizio; l'ultima  delle  quali  sopravvisse  alle  altre  due  e  durò  assai 
più  lungamente  nella  tradizione  del  popolo,  perchè  alimentata 
dalla  curiosità  e  dalla  superstizione  dei  pellegrini  che,  per  peni- 
tenza de'  loro  peccati,  vollero  entrare  nel  misterioso  antro. 

Narra  la  leggenda  che  S.  Patrizio,  predicando  il  vangelo  agli 
Irlandesi,  per  convertirli  più  facilmente  alla  fede  di  Cristo,  par- 
lava colle  più  vive  immagini  delle  pene  dell'inferno  e  dei  ^audii 
del  paradiso;  ma  quella  gente  rozza  diceva  che  mai  non  preste- 
rebbe fede  alle  sue  parole,  s'egli  non  facesse  loro  palesemente 
vedere  i  misteri  dell'altro  mondo.  Dopo  lunghi  digiuni  e  molte 
preghiere,  apparve  al  santo  Gesù  Cristo,  e  gli  mostrò  un'occulta 
caverna,  dicendo  :  qualunque  persona  veramente  pentita  e  armata 
della  vera  fede  vi  entrerà,  sarà  purgata  di  tutti  i  suoi  peccati  e 
avrà  la  visione  dei  tormenti  de' rei  e  dell'allegrezza  e  del  riposo 
dei  buoni. 

In  segno  di  gratitudine  a  Dio  il  santo  fece  edificare  in  quel 
luogo  una  chiesa  e  chiudere  l'entrata  della  grotta,  affidandone 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        47 

le  chiavi  al  priore  del  monastero  da  lui  fondato,  che  non  dovea 
consegnarle  ad  alcuno  senza  ordine  del  vescovo  di  quella  Diocesi. 

Quelli  che  ottenevano  il  permesso  di  entrare  nel  Purgatorio 
dovevano  al  loro  ritorno  rendere  conto  esattamente  di  ciò  che 
avevano  veduto  e  udito,  e  la  loro  narrazione  era  registrata  nel- 
l'archivio dell'abbazia  fondata  da  S.  Patrizio.  «  Les  récits  de  ces 
«  hardis  voyageurs  (scrive  Amaury  Duval  neìTHistoire  littèraire 
^de  la  France,  T.  XIX,  p.  800)  ne  sont  point  parvenus  jusqu'à 
«  nous.  n  ne  nous  reste  que  celui  dont  nous  allons  parler  en 
«  quelques  lignes  ;  non  sans  r^ret  de  ne  pouvoir  témoigner  la 
«  mème  admiration  que  Marie  de  France  pour  les  événements 
«  vraiment  miraculeux  qu'elle  rapporto  ». 

Non  è  esatto  affermare  che  sia  giunta  fino  a  noi  la  sola  leg- 
genda del  cavaliere  inglese  Owain;  poiché  altre  narrazioni  di 
discese  veramente  storiche  fatte  nella  caverna  di  S.  Patrizio  si 
trovano  in  manoscritti  delle  più  ricche  biblioteche  italiane  e 
straniere,  e  di  altre  resta  la  testimonianza  di  scrittori  degni 
di  fede. 

Tralascio  la  legenda  assai  nota  di  Owain,  che,  divenuta  celebre 
nel  secolo  XIII  pel  poema  di  Maria  di  Francia,  si  diffuse  ben 
presto  per  quasi  tutta  Europa,  e  vengo  alle  tradizioni  che  hanno 
un  carattere  storico  e  che  più  contribuirono  alla  popolarità  della 
legenda  fino  ai  giorni  nostri. 


IL 

Leggesi  nel  Compendium  historiae  ^  caiholicae  Iberniae  di 
O'.SuUevan  (1),  che  nel  1328  Raimondo  Visconte  di  Perilhos,  ca- 
valiere di  Rodi  e  ciambellano  del  Re  di  Francia,  dopo  la  morte 
di  Giovanni  I  Re  d'Ai-agona,  avvenuta  nel  1395,  fu  preso  dal  de- 
siderio di  sapere  come  si  trovasse  nell'altro  mondo  l'anima  di 
lui,  e  stabili,  quasi  nuovo  Enea,  d'entrare  nel  Purgatorio  di  San 


(!)  LUbona,  1621,  p.  14. 


48  L.   FRATI 

Patrizio.  Dice  il  Wright  (1)  che  il  Visconte  può  aver  avuto  uno 
scopo  politico  nel  pubblicare  questo  racconto,  che  non  è  altro  che 
una  compilazione  della  storia  di  Enrico  di  Saltrey,  e  comincia, 
come  quella,  col  narrare  l'origine  del  Purgatorio.  Le  visioni  che 
egli  ebbe,  sono  quasi  le  stesse  che  leggonsi  nella  leggenda  di 
Owain,  colla  sola  differenza  ch'egli  dice  di  avere  incontrato  in 
una  vasta  e  luminosa  corte  simile  ad  un  chiostro  dodici  monaci 
vestiti  di  bianco  ;  mentre  il  cavaliere  inglese  ne  vide  quindici, 
e  nel  quarto  campo  del  Purgatorio  il  Visconte  di  Perilhos  trovò 
Giovanni  d'Aragona  e  alcuni  altri  suoi  amici  (2). 

Osserva  il  P.  Benedetto  Girolamo  Feijoo  (3),  che  non  è  col- 
pevole l'autore  Irlandese  d'alcuni  errori  che  intorno  alla  crono- 
logia di  questa  visione  si  ravvisano  ;  perchè  o  venir  possono  dalla 
poca  correzione  della  stampa,  o  dipendere  dall'errore  di  chi  tra- 
dusse dal  dialetto  limosino.  «  Comecché  sia  di  ciò  (continua  il 
«  Feijoo)  egli  è  certo  che  Benedetto  XIII  fu  acclamato  Papa  nel 
«  1394,  e  per  conseguenza  non  potè  concedere  al  Visconte  di 
«  Perilhos  il  permesso  di  entrare  nel  Purgatorio  l'anno  1328.  Ed 
«  è  parimente  impossibile  che  l'anima  di  Giovanni  I  Re  d'Aragona 
«  fosse  nel  purgatorio  all'anno  1328,  essendo  egli  nato  nel  1351 
«  e  morto  l'anno  1395.  »  Se  non  che  tutte  queste  contraddizioni 
di  date  notate  dal  Feijoo  in  realtà  non  esistono,  poiché  il  salvo- 
condotto  concesso  dal  Re  Riccardo  II  al  Visconte  di  Perilhos  per 
la  sua  visita  al  Purgatorio  in  compagnia  di  venti  uomini  e  trenta 
cavalli,  reca  la  data  1397  nella  voluminosa  raccolta  del  Rj^mer  (4). 


(1)  St.  Patrick's  Purgatori/,  London,  John  Russell  Smith,  1844,  8°,  p.  136. 

(2)  La  relazione  della  visita  al  Purgatorio  fatta  da  Raimondo  di  Perilhos 
fu  scritta  originariamente  in  dialetto  limosino.  Il  Wright  (Op.  cit.,p.  137) 
dice  che  n'  ebbe  una  copia  dal  Raynouard  e  che  era  scritta  in  un  dialetto 
del  sud  della  Francia,  ma  sfortunatamente  andò  smarrita.  Ne  fu  pubblicata 
una  traduzione  latina  nell'opera  citata  di  0'  Sullevan. 

(3)  Teatro  critico  universale,  trad.  dallo  spagnuolo  dall' ab.  D.  Antonio 
Bugio  Martinez,  Genova,  1781,  ih-S",  t.  VII,  p.  91. 

(4)  Foedera,  Conventiones,  Literae  et  cujuscumque  generis  Ada  publica 
Inter  Reges  Angliae  et  alios  quosvis  Imperatores ,  Reges ,  ecc. ,  voi.  Ili, 
P.  IV,  p.  135.  Cfr.  Wright,  Op.  cit.,  p.  136. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        49 

Anteriore  alla  discesa  del  Visconte  di  Perilhos  ai  Purgatorio 
è  quella  di  Malatesta  da  Rimini  detto  V  Ungaro,  avvenuta  nel 
1358  e  ricordata  nel  Fons  Tneìnorabilium  universi  di  Domenico 
di  Bandino  d'Arezzo  (1),  che  mostra  di  dubitarne.  Ma  il  fatto  è 
accertato  da  un  documento  conservato  nella  stessa  raccolta  del 
Rymer  (2)  e  ripubblicato  dal  Wright  (3),  che  prese  un  curioso 
abbaglio  dicendo  che  fu  rilasciato  da  Edoardo  III  a  un  nobile 
Ungherese  e  ad  un  Lombardo  (4);  mentre  le  due  persone  che 
nel  1358  richiesero  il  certificato  di  avere  felicemente  compiuto 
il  loro  pellegrinaggio,  furono  Malatesta  da  Rimini,  noto  nella 
storia  col  nome  di  Malatesta  f  Ungaro  dopo  che  fu  armato  ca- 


(1)  L'opera  dello  scrittore  aretino  trovasi  tuttora  inedita  in  tre  codici  Lau- 
renziani.  Cfr.  Bandini  ,  Bibl.  Leopold.  Laur.,  I,  480-484.  [Ecco  le  parole 
stesse  di  maestro  Domenico:  «  Solum  enim  redisse  scribitur  Patricius  et  Ni- 
<  colaus ,  quamquam  nostro  seculo  strenuus  miles  Malatesta  de  Arimino, 
«  cognomento  Ungarus,  ad  iactanciam  vulgo  dixerit  a  dicto  puteo  se  redisse...  » 
Fons  Mem.  Univ.,  Lib.  De  Insulis,  cod.  Laur.  Red.  170,  f.  229  r.  e  cod. 
Ashb.  1205,  f.  62 1.  Della  comune  credenza  si  fece  però  eco  anche  Cecco 
Meletti  da  Forlì  in  una  sua  inedita  lettera  in  lode  del  Malatesta  ed  a  lui 
diretta,  che  si  legge  nel  cod.  Ambros.  P.  256  sup.,  f.  76  r.:  «  Postremo  quia 
«  longum  esset  per  cunta  discurrere  ista  pretereo ,  ut  Anglia ,  nunc  rege 
«  felix  et  dextro  sidere  propagata ,  ut  semoti  fines  Britanise  te  viderint  et 
«  ultima  Tuie ,  necnon  cura  vespere  celsus  Atblas  et  pene  totius  orbis  oc- 
«  cidue  regiones.  Quid?  Postea  1  o  e  u  s  ille  cavernosus  et  occupatissimis 
«  (sic,  1.  occultissitnis)  antris  abditus  recepit  te  volentem,  ubi  nox  densa  ca- 
«  ligine  et  nubes  tenebrosa,  circumvolat  nigros  hiatus  Averni.  Illinc  tamen 

*  intrepidus  rediisti,  unde  rarus  intrancium  numerus  remeavit  ;  tantus  error, 

*  ut  autumo,  mortales  alligat  per  cecos  meatus  et  tristia  latebrarum;  terret 

*  auditus  humanos  delitentis  Putei  inexpleta  vorago....  ».  Come  si 
vede  neppur  il  forlivese  dice  verbo  di  apparizioni  sopranaturali.  Nota  dilla 
Direzione]. 

(2)  Vedi  Appendice  1. 

(3)  Op.  cit.,  p.  135. 

(4)  Ecco  ciò  che  leggesi  nell'opera  del  Wright  (p.  135)  :  «  On  the  patent 
«  roUs  in  the  Tower  of  London,  under  the  year  1358,  we  bave  an  instance 
«  of  testimonials  given  by  the  king  (Edward  III)  on  the  same  day,  to  two 
«  distinguished  foreigners ,  one  a  noble  Hungarian ,  the  other  a  Lombard, 
«  Nicholas  de  Beccariis ,  of  their  having  faithfully  perforraed  this  pilgri- 
«  mage  ».  L'errore  del  Wright  fu  ripetuto  dal  Douhet  (Dictionnaire  des 
légendes,  col.  1031)  e  dal  Villari  (Dante  e  la  letteratura  in  Italia,  negli 
Annali  delle  Univ.  toscane,  t.  Vili,  p.  205). 

OiornaU  tUtrieo,  XVU,  f»»r..  49.  4 


50  L.   FRATI 

valiere  da  Lodovico  Re  d'Ungheria  nel  1347,  e  l'altro  Niccolò 
de'  Beccari  ferrarese  (1),  fratello  del  notissimo  rimatore  Antonio 
de'Beccari,  che  nel  documento  pubblicato  dal  Rymer  è  detto 
Lombardo  di  nazione,  perchè  allora  Ferrara  riguardavasi  come 
parte  della  Lombardia. 

Malatesta  l'Ungaro  nel  1358  andò  a  prestare  obbedienza  al  Pon- 
teflce  in  Avignone;  visitò  poscia  la  Fiandra,  l'Inghilterra  e  l'Ir- 
landa, dove  fu  preso  dalla  curiosità  d'entrare  nel  Purgatorio  di 
S.  Patrizio  con  Niccolò  de'  Beccari,  e  ritornando  dopo  un  anno  in 
patria,  vi  portò  una  quantità  di  reliquie,  che  allora  erano  tenute 
in  gran  pregio. 


III. 


Nello  stesso  anno  1358  il  Purgatorio  di  S.  Patrizio  fu  visitato 
da  certo  Lodovico  di  Sur  ,•  la  visione  eh'  egli  ebbe ,  scritta  in 
barbaro  latino,  ci  fu  conservata  dal  codice  3160  (cart.259  a-  261  6) 
della  Biblioteca  Palatina  di  Vienna  e  ne  darò  un  saggio  in  ap- 
pendice a  questo  breve  studio,  avendone  avuta  copia  diligen- 
tissima  dalla  cortesia  del  Dr.  Teodoro  Gottlieb  (2). 

La  visione  di  Lodovico  di  Sur  deriva  in  grandissima  parte  da 
quella  del  cavaliere  inglese  Owain  per  ciò  che  riguarda  la  qua- 
lità delle  pene  dei  dannati,  ma  aggiunge  e  toglie  non  poche  parti 
notevoli,  sì  che  può  considerarsi  come  un  libero  rifacimento  della 
popolarissima  e  più  antica  visione. 

Una  delle  singolarità  principali  della  visione  del  codice  Vien- 


(1)  È  ricordato  nei  versi  53  e  54  del  canto  VII  della  Leandreide: 


Antonio  e  Nìcholao  dì  Bechari 
Zennani  forono,  ciò  ro'  tn  chredi. 


Due  suoi  sonetti  leggonsi  nelle  Rime  scelte  de'  poeti  ferraresi,  Ferrara,  1713, 
pp.  413414 ,  e  alcune  sue  lettere  in  un  ms.  Marciano  (cfr.  Tiraboschi,  St. 
d.  lett.  iial.,  Milano,  1823,  t.  V,  p.  846,  e  Romania,  XIX,  169  e  170). 
(2)  Vedi  Appendice  III. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        5i 

nese  consiste  in  ciò  che  Lodovico  di  Sur  soffre,  come  gli  altri 
visionari,  molte  tentazioni,  ma  non  già  da  demoni,  sì  bene  da 
donne  e  donzelle  bellissime.  In  fine  alla  visione  (f.  261  b)  havvi 
un  compendio  in  volgare ,  che  consiste  in  una  enumerazione 
delle  sette  pene  del  purgatorio  e  delle  varie  qualità  di  peccati 
che  vi  si  puniscono.  Come  ognun  vede  il  numero  delle  pene 
indicate  nella  visione  di  Owain  non  corrisponde  esattamente  a 
questo,  e  però  sarà  utile  un  breve  raffronto  delle  due  leggende. 

Narra  Lodovico  di  Sur  che,  dopo  aver  fatto  penitenza  per 
quindici  giorni,  mangiando  solo  una  scodella  d'orzo  mescolato  col 
latte  e  bevendo  acqua  pura  o  latte,  fu  condotto  da  dodici  monaci 
al  Purgatorio  e  rinchiuso  in  una  grotta  lunga  sette  passi,  larga 
due  e  alta  quattro  palmi.  Dopo  essere  rimasto  quivi  seduto  per 
circa  mezz'ora,  gli  apparve  un  uomo  vestito  di  bianco  che  lo 
prese  per  un  braccio  e  lo  esortò  ad  intraprendere  il  misterioso 
viaggio.  Allora  da  un  grande  splendore  gli  sembrò  veder  scen- 
dere nove  scale ,  in  capo  alle  quali ,  per  uno  stretto  cammino 
lungo  circa  due  miglia,  arrivò  ad  una  gran  sala,  ov'era  una  cat- 
tedra bellissima.  Mentre  stava  ivi  seduto,  pieno  di  stupore  e  di 
paura,  vide  venire  alla  sua  volta  un  frate  vestito  di  bianco  con 
una  croce,  seguito  da  altri  due  monaci,  uno  de'  quali  aveva  una 
mitra  in  capo.  Gli  fecero  il  segno  della  croce,  dicendo:  quale 
stoltezza  fu  la  tua  di  venire  in  questo  luogo,  donde  non  potrai 
tornare  se  prima  non  avrai  veduto  ciò  per  cui  venisti!  Ma  Dio 
avrà  pietà  di  te  e  sappi  che  avrai  molte  tentazioni  di  donne  e 
donzelle  bellissime,  e  vedrai  orribili  pene  e  tormenti,  dei  quali 
nulla  avrai  a  soffrire  se  ti  segnerai  in  fronte  per  tre  volte  e  se 
dirai:  verbum  caro  factum  est  et  habitavit  in  nobis. 

Questa  prima  parte,  che  serve  come  d'introduzione  alla  visione, 
è  assai  più  breve  nella  leggenda  di  Owain,  ove  si  narra  che  il 
cavaliere  inglese,  essendosi  alquanto  inoltrato  nella  grotta,  trovò 
una  casa  fatta  a  guisa  di  chiostro  nel  mezzo  di  un  gran  prato: 
e  quivi  stando  seduto,  gli  apparvero  quindici  monaci  vestiti  di 
bianco,  che  lo  dissuasero  dal  proseguire  il  misterioso  viaggio,  e 
lo  consigliarono  a  tornare  indietro.  Egli  rimase  fermo  nel  suo 


52  L.   FRATI 

proposito  e  allora  fu  assalito  da  una  moltitudine  di  demoni  con 
orribile  strepito  e  spaventose  grida;  mentre  Lodovico  di  Sur  è 
subito  incontrato  da  molte  donne,  che  lo  accolgono  cortesemente 
e  cercano  di  sedurlo  con  ogni  maniera  di  lusinghe,  offrendogli 
ricchezze  a  sua  volontà. 

Liberatosi  Owain  dai  demoni,  che  minacciavano  di  darlo  in 
preda  alle  fiamme,  perviene  ad  un'oscura  regione,  ov'era  un  vento 
ardente  e  sì  sottile  che  passava  attraverso  i  corpi.  Nella  nostra 
visione  invece  di  questa  pena  havvi  quella  dei  serpenti  che  vo- 
mitano fuoco,  poi  si  passa  subito  a  quella  dei  peccatori  distesi 
ignudi  sur  un  gran  prato,  colla  faccia  rivolta  al  suolo  e  inchio- 
dati da  ardenti  chiodi. 

A  questo  tormento  segue  quello  del  secondo  campo,  ove  sta- 
vano peccatori  distesi  supini  e  divorati  da  serpenti.  La  sola  dif- 
ferenza che  passa  tra  la  nostra  e  la  leggenda  di  Owain  consiste 
sempre  nelle  tentazioni  femminili  che  egli  deve  sostenere  e  vin- 
cere per  ritornare  sano  e  salvo  dal  suo  pellegrinaggio. 


IV. 


La  quarta  pena ,  secondo  il  nostro  testo,  ditTerisce  più  delle 
precedenti  dalla  visione  di  Owain.  Lodovico  di  Sur  dice  di  es- 
sere arrivato  ad  una  piazza,  ov'era  un  monastero  di  monache, 
che  gli  vennero  incontro.  In  altra  parte  eravi  un  gran  pozzo 
pieno  d'acqua  bollente,  entro  cui  erano  tormentati  da  serpenti 
gli  avari  ed  era  loro  fatto  colare  per  bocca  oro  e  argento  lique- 
fatto. Gli  dissero  le  monache  che,  se  non  entrasse  nel  monastero, 
sarebbe  gittato  nel  pozzo,  ma  egli  recitò  la  solita  orazione  ch'e- 
ragli  stata  insegnata  e  fu  libero. 

La  nostra  visione  si  riconnette  nuovamente  a  quella  di  Owain 
narrando  della  ruota  di  fuoco,  dalla  quale  pendevano  uomini 
crudelmente  tormentati  per  non  aver  fatto  giusta  ragione  nel- 
l'altro mondo,  pronunciando  ingiuste  sentenze. 

Anche  la  sesta  pena  d' una  casa  piena  di  fosse  rotonde,  in 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        53 

cui  stavano  tuffati  molti  peccatori  più  o  meno  profondamente 
secondo  la  gravità  de'  peccati  loro,  trova  esatto  riscontro  nella 
nostra  visione,  colla  sola  differenza  che  invece  di  tanti  pozzi  si 
ha  una  sola  fornace,  ove  ardono  gli  uomini  che  furono  invidiosi 
e  che  fecero  falsi  sacramenti.  Da  questa  pena  si  passa  subito  al 
ponte  stretto  e  sdrucciolevole,  che  incontrasi  in  quasi  tutte  le 
visioni.  Una  donna  appare  a  Lodovico  e  gli  dice  che  non  potrà 
passarlo,  se  prima  non  si  arrenderà  alle  sue  lusinghe.  Giunto  a 
metà  del  ponte,  incontra  un  uomo  che  conduce  un  cavallo  bajo 
ed  è  costretto  a  tornare  indietro,  se  non  vuol  esser  buttato  giù. 
Qui  abbiamo  la  reminiscenza  d'un' altra  visione,  quella  di  Tun- 
dalo,  nella  quale  trovasi  pure  il  ponte  strettissimo  e  l'anima  di 
Tundalo  deve  passarlo  con  una  vacca  ;  ma  giunta  con  molta  fa- 
tica a  metà,  vede  venirgli  incontro  un'anima  con  un  pesante 
fascio  di  manelle  di  grano,  che  l'esorta  a  indietreggiare  per  la- 
sciarla passare  e  compiere  il  suo  viaggio. 

Nella  parte  che  segue  la  visione  di  Lodovico  di  Sur  sempre 
più  allontanasi  dal  tipo  leggendario  che  ne  forma  la  base,  ed 
aggiugne  nuovi  particolari  che  mancano  alla  leggenda  del  cava- 
liere Irlandese  ;  nella  quale  il  ponte  stretto  e  sdrucciolevole  con- 
duce direttamente  al  paradiso  -deliziano,  mentre  nella  visione 
del  codice  Viennese  Lodovico  di  Sur,  appena  passato  il  ponte,  ha 
l'apparizione  d'un  uomo  vestito  di  bianco  che  lo  guida  a  vedere 
nuovi  tormenti  e  nuovi  tormentati.  Finalmente  per  una  via  lunga 
ben  venti  miglia  giunge  a  una  città  dalle  mura  d'argento  e  gli 
si  fanno  incontro  due  vescovi,  vestiti  come  se  dovessero  cantar 
messa,  che  lo  conducono  a  quella  nobile  città.  Entrato  in  una 
gran  sala,  lunga  dieci  miglia  circa,  tutta  coperta  d'oro  e  d'ar-- 
gente,  e  piena  di  cattedre  e  di  panche  d'oro,  ode  suonare  ogni 
genere  di  strumenti  e  vede  venirgli  incontro  molte  nobili  per- 
sone che  tenevano  in  mano  berretti  d'oro.  In  capo  di  questa  sala 
eravi  un'altissima  cattedra  d'oro  e  d'ai^ento,  sulla  quale  erano 
molti  uomini  coperti  in  modo  che  non  vedeasi  altro  che  il  capo 
e  sembravano  parlare  fra  di  loro.  Da  questa  sala  passò  ad  un'altra, 
poi  a  giardini  circondati  da  muraglie  d'oro  e  ad  una  città  che 


54  L.   FRATI 

aveva  altissime  mura  tutte  d'oro.  Dopo  avere  visitato  altri  giar- 
dini sempre  più  belli  e  splendenti,  dalla  semita  d'una  torre  vide 
una  grande  pianura  che  superava  in  bellezza  tutte  quelle  fino 
allora  vedute.  Egli  chiese  ai  vescovi  che  lo  guidavano  d'essere 
condotto  in  quel  delizioso  luogo,  ma  gli  fu  risposto  che  non  po- 
trebbe entrarvi  persona  viva,  se  prima  non  avesse  fino  alla  morte 
osservata  la  legge  di  Dio, 

Allorché  fu  riaperta  la  porta  del  purgatorio  e  il  visionario 
usci  della  grotta,  vide  Malatesta  TUngaro  cum,  familia  magna  e 
coi  monaci  del  convento  di  S.  Patrizio  che  processionalmente 
venivano  a  trarlo  da  quel  luogo  di  penitenza.  Ciò  prova  che  Lo- 
dovico di  Sur  visitò  realmente  il  Purgatorio  nello  stesso  anno 
1358,  in  cui  vi  fu  Malatesta  l'Ungaro,  della  visita  del  quale  non 
possiamo  in  alcun  modo  dubitare. 

Colla  visione  di  Lodovico  di  Sur  ha,  più  che  somiglianza,  stret- 
tissima relazione  quella  di  Lodovico  di  Francia  excellentissimo 
cavaliero,  che  leggesi  nel  codice  384,  Classe  I,  del  Museo  Cor- 
rer (1),  scritto  in  volgare  con  molte  forme  dialettali  venete  verso 
la  fine  del  secolo  XIV,  e  assai  notevole  anche  per  la  storia  del 
costume,  contenendo  41  disegni  a  penna  e  colorati,  l'ultimo  dei 
quali  rappresenta  l'incoronazione  della  Vergine  conforme  al  quadro 
del  Guariento  ch'era  nella  sala  del  Maggior  Consiglio,  con  sopra 
i  quattro  versi  attribuiti  a  Dante: 

L'amor  che  mosse  già  l'eterno  padre 
Per  figlia  aver  de  sua  deità  trina 
Costei  che  fu  del  suo  fiol  poi  madre 
De  l'universo  qui  la  fa  regina. 


(1)  Questo  codice  fu  indicato  anche  dal  Molmenti  {La  storia  di  Venezia 
nella  vita  privata,  Torino,  1880,  p.  109),  ma  non  molto  esattamente,  dicendo 
eh'  esso  contiene  la  leggenda  dell'  andata  di  Lodovico  re  di  Francia  scritta 
circa  il  1260.  E  certo  che  la  data  del  codice  è  errata  e  che  si  deve  leggere 
MCGGLX  in  vece  di  MGCLX;  poiché  alla  seconda  pagina  del  codice  si  legge 
che  il  viaggiatore  andò  a  Roma,  ove  si  presentò  a  papa  Innocenzo  VI,  che, 
com'è  noto,  pontificò  dal  30  dicembre  1352  al  12  settembre  1362.  11  codice 
del  museo  Correr  meriterebbe  un'illustrazione  più  compiuta  e  diligente  della 
notizia  ch'io  n'ho  data  e  che  debbo  alla  cortesia  del  prof.  ab.  G.  Nicoletti 
bibliotecario  del  museo  Correr. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       55 

Le  due  visioni  di  Lodovico  di  Sur  e  di  Lodovico  di  Francia, 
pur  diversificando  assai  nel  principio,  hanno  tra  loro  tale  intima 
affinità  che  non  si  può  negare  la  derivazione  del  testo  veneto 
dal  latino.  Non  sembrami  però  che  Lodovico  di  Sur  possa  iden- 
tificarsi con  Lodovico  di  Francia,  perchè  la  visione  del  primo 
ebbe  luogo  il  17  settembre  1358,  quella  del  cavaliere  francese  il 
25  di  aprile  1360.  Inoltre  Lodovico  di  Sur  dice  che  all'uscire 
del  Purgatorio  vide  Malatesta  l'Ungaro  cum  familza  magna  et 
cum  monacis  S.  Patricii  in  processioniìms  euntem,  e  noi  sap- 
piamo che  Malatesta  appunto  in  tale  anno  fu  a  visitare  il  mi- 
sterioso antro.  Dalla  somiglianza  delle  due  visioni  non  possiamo 
quindi  altro  dedurre  che  i  visionari  frequentemente  si  copiavano 
tra  loro. 

La  visione  di  Lodovico  di  Sur  incomincia,  come  vedemmo, 
parlando  delle  cerimonie  e  penitenze  che  devono  precedere  l'en- 
trata nella  grotta,  mentre  quella  del  codice  veneto  narra  che 
«  corando  Tanno  del  nostro  signior  miser  Jhesu  Ghristo  MGGLX 
«  (MGGCLX),  a  dì  XXV  de  avril,  lo  excelentisimo  chavaliero 
*  miser  Lodovico  de  Pranza  de  la  cita  de  Anchiopdia  (?),  homo, 
«  chomo  conpresi  nel  mio  aspecto,  non  molto  parlante ,  despri- 
«  ziando  el  mondo  e  astegniandose  da  li  pechati,  peligranando, 
«  vegliando  et  orando;  abiando  molte  persone  diteli  fra  Tadio  di 
<'  Gualandi  da  Fissa,  indegno  fra  menor,  letor  de  Santa  Maria  de 
«  Aracelli,  partito  di  Roma,  essere  stato  nel  purgatorio  di  San 
«  Patrizio  in  Bertania,  el  dito  chavaliero  fu  preso  dal  desiderio 
«  d'imitare  l'esempio  di  fra  Taddeo  Gualandi  andando  al  purga- 
«  torio  di  S.  Patrizio  per  penitenza  de'  suoi  peccati  ». 

Le  visioni  ch'egli  ebbe  sono  similissime  a  quelle  di  Lodovico 
di  Sur,  come  si  vedrà  dal  sa^io  pubblicato  in  appendice,  col 
raffronto  dei  due  testi. 

V. 

Sembra  che  verso  la  fine  del  secolo  XIV  si  cominciasse  già 
a  dubitare  della  realtà  delle  visioni  che  dicevano  d'avere  avute 


56  L.  PRATI 

quelli  ch'ebbero  il  coraggio  d'entrare  nella  paurosa  grotta.  Il  cro- 
nista francese  Froissart  narra  che  viaggiando  egli  in  Irlanda  con 
William  Lisle,  lo  interrogò  intorno  alla  verità  di  ciò  che  dice- 
vasi  del  famoso  Purgatorio  di  S.  Patrizio.  La  caverna  v'è  certo, 
rispose  il  Lisle,  poiché  vi  sono  stato  io  stesso  con  un  altro  ca- 
valiere, e  ci  trattenemmo  in  essa  un'intera  notte  dal  cadere  al 
sorger  del  sole.  Quando  il  cronista  gli  chiese  s'egli  aveva  avuto 
le  strane  visioni  di  cui  si  parlava,  William  Lisle  disse  che  ap- 
pena cominciò  a  discendere  nella  grotta,  un  caldo  vapore  a  poco 
a  poco  gli  fece  perdere  i  sensi,  e  s'addormentò,  facendo  sino 
all'alba  del  giorno  appresso  molti  meravigliosi  sogni. 

Le  calde  esalazioni,  di  cui  parla  il  cronista  Froissart,  produ- 
cevano dunque  quegli  effetti,  dai  quali  l'ignoranza  e  la  supersti- 
zione fecero  derivare  la  leggenda.  A  ciò  doveva  non  poco  con- 
tribuire lo  stato  di  estrema  debolezza  e  di  stanchezza,  in  cui  si 
trovava  chi  voleva  entrare  nella  caverna,  pei  digiuni  e  per  le 
lunghe  cerimonie  che  dovevano  servire  come  ad  iniziare  il  pe- 
nitente ai  misteri  dell'altro  mondo. 

Leggesi  negli  Ada  Sanctorum,  che  quelli  che  si  recavano  in 
pellegrinaggio  al  misterioso  Purgatorio,  dopo  aver  ottenuta  dal 
Vescovo  la  debita  licenza,  si  presentavano  al  Priore  de'Ganonici 
Regolari,  che  imponeva  loro  il  digiuno  di  nove  giorni  continui 
a  pane  ed  acqua.  Durante  il  qual  tempo  visitavano  i  luoghi  sacri 
tre  volte  al  giorno  :  cioè  alla  mattina,  a  mezzogiorno  e  alla  sera. 
Alla  notte,  sfiniti  di  stanchezza,  riposavano  sul  fieno  o  sulla  pa- 
glia, senza  coperta  alcuna  e  vestiti  d'una  semplice  tonaca.  Am- 
messi dal  padre  spirituale  al  pellegrinaggio,  entravano  a  piedi 
scalzi  nella  chiesa  dedicata  a  S.  Patrizio,  ed  ivi,  fatta  orazione, 
giravano  sette  volte  attorno  alla  chiesa  e  al  cimitero  ;  poi  erano 
condotti  a  visitare  le  celle  penitenziarie  che  si  trovavano  intorno 
all'isola,  e  ad  adorare  una  croce  posta  nel  cimitero  ed  un'altra 
poco  distante  sulla  sommità  d'una  rocca.  Fatti  tutti  questi  giri, 
erano  tuffati  nel  lago  e  posavano  i  piedi  sur  una  lastra  di  marmo, 
nella  quale  diceasi  che  lo  stesso  S.  Patrizio  pregando  avesse  la- 
sciata l'impronta  dei  piedi.  Questi  esercizi  di  penitenza  prepara- 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       57 

toria  ripetevansi  per  sette  o  otto  giorni,  e  finalmente,  venuto  il 
nono  dì,  se  persistevano  nel  loro  proposito,  erano  confessati  e  co- 
municati; poscia,  preceduti  dal  crocifìsso,  erano  processionalmente 
condotti  al  Purgatorio,  e  dopo  essere  stati  aspersi  coll'acqua  be- 
nedetta, quasi  dovessero  andare  a  un  altro  mondo,  entravano  con 
singhiozzi  e  lacrime  nella  caverna,  e  vi  restavano  chiusi  venti- 
quattr'ore. 

Era  la  grotta  o  celletta  scavata  sotto  la  rupe  ;  la  sua  lunghezza 
di  nove  piedi,  la  larghezza  di  tre,  ed  era  si  bassa  che  iin 
uomo  d'alta  statura  non  avrebbe  potuto  starvi  ritto  in  piedi  e 
nemmeno  seduto  se  non  a  capo  chino.  Aveva  all'estremità  un 
gran  sasso,  sotto  il  quale  diceano  alcuni  che  trovavasi  la  fossa 
aperta  per  volere  di  Dio,  allorché  S.  Patrizio  pregava  per  la  con- 
versione dei  peccatori,  a  fine  di  mostrare  ai  mortali  le  pene  del- 
l'inferno e  le  beatitudini  del  paradiso. 

Dopo  essere  rimasti  chiusi  in  cotesta  spelonca  ventiquattr'ore, 
i  penitenti  erano  condotti  fuori  ed  immersi  nudi  nel  lago.  Ck)si 
lavati  da  quelle  acque  purificatrici,  ritornavano  alla  chiesa  per 
ringraziare  Iddio  della  penitenza  subita  e  felicemente  superata. 


VI. 


Il  racconto  delle  pratiche  superstiziose  osservate  nei  pellegri- 
naggi a  questo  celebre  luogo  durante  il  secolo  XV  trovasi  nella 
lettera  che  Salvestro  Mannini  scrisse  à  Corso  di  Giovanni  Ru- 
stichi  ril  febbraio  1411  (1),  narrandogli  le  varie  curiose  vicende 
del  viaggio  ch'egli  fece  al  Purgatorio  di  S.  Patrizio  per  salute 
dell'anima  sua,  in  compagnia  d'un  cavaliere  ungherese  per  nome 
Lorenzo  Rattoldi. 

Da  cotesto  notevole  documento  apprendiamo  che  un  gentiluomo, 
chiamato  maestro  Antonio  da  Foca,  al  suo  ritorno  dal  Purgatorio 


(1)  Vedi  questo  Qiomale,  Vili,  154  sgg. 


58  L.  FRATI 

aveva  dissuaso  il  Mannini  dall' andarvi,  dicendo  ch'egli  era  di 
troppo  debole  complessione  a  tanto  travaglio:  CXb  nonostante  il 
Mannini  volle  accompagnare  il  cavaliere  Ungherese  nel  suo  pel- 
legrinaggio e  partitosi  da  Dublino  il  25  di  settembre  1411,  giunse 
al  lago  Derg  il  4  di  novembre  approdando  all'isola  dov'è  la  Priorìa, 
che  dista  dall'isola  del  Purgatorio  un  miglio  circa.  Scrive  il  Man- 
nini  che  il  lago  Derg  è  situato  fra  altissimi  monti  e  sembra  quasi 
un  pozzo,  largo  dieci  miglia  intorno  intorno.  Vi  sono  trentaquattro 
isole  tra  piccole  e  grandi,  e  quella  detta  del  Purgatorio,  lunga 
passi  129  e  larga  30,  trovasi  proprio  nel  mezzo  del  lago. 

Appena  giunto  il  Mannini  si  confessò  e  cominciò  il  consueto 
digiuno  in  pane  ed  acqua  per  soli  tre  giorni,  avuto  riguardo  alla 
rigidità  della  stagione  invernale.  Il  7  di  novembre,  disponendosi 
ad  entrare  nel  Purgatorio,  nuovamente  si  confessò  e  comunicò, 
e  dopo  avere  udite  tre  messe,  potè  finalmente  ottenere  di  essere 
guidato  da  uno  d(>,i  Canonici  della  Prioria  all'isola  del  Purgatorio. 
Salito  su  di  un  piccolo  battello,  fatto  come  un  taglio  d'un  al- 
bero vuoto  e  per  forza  cavato,  che  appena  potea  contenere 
quattro  persone,  cominciò  il  Canonico  a  vogare  con  due  piccoli 
remi  e  il  Mannini  sedeagli  di  faccia  col  viso  rivolto  all'isola  della 
grotta.  Il  tempo  era  bello  e  facea  calma;  allorché,  giunti  presso 
al  Purgatorio  quasi  un  mezzo  trar  d'arco,  il  Mannini  vide  levarsi 
a  volo  un  uccellacelo  nero  più  che  carbone,  fatto  a  guisa  d'un 
airone,  senza  alcuna  penna  su  tutto  il  dosso,  salvo  quattro  o  cinque 
penne  in  ciascun'ala.  Fu  tanta  la  paura  ch'egli  ebbe  che  i  capelli 
gli  si  rizzarono  e  il  cuore  cominciò  a  battergli  forte  in  petto; 
ma  il  Canonico  che  sapea  bene  quello  che  era,  si  segnò  quattro 
0  cinque  volte  dicendo:  Nihil  est,  nihil  est;  non  queritis,  non 
queritis.  Il  Mannini  volle  sapere  che  uccello  fosse  quello,  ed  il 
Canonico -gli  raccontò  che  al  tempo  in  cui  Dio  mostrò  a  S.  Pa- 
trizio il  luogo  del  Purgatorio,  molti  dopo  di  lui  vollero  entrarvi, 
ma  la  maggior  parte  perivano  e  non  si  sapeva  di  loro  più  no- 
vella alcuna.  S.  Patrizio,  facendone  a  Dio  divote  orazioni,  seppe 
che  di  ciò  era  cagione  un  demonio  chiamato  Corna,  che  tramutato 
poscia  in  un  malvagio  uccello,  non  ebbe  più  potere  di  nuocere 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        59 

ad  alcuno  ;  e,  se  qualche  cristiano  fosse  venuto  a  quest'isola,  egli 
avrebbe  dovuto  uscirne  e  posarsi  su  una  delle  isole  vicine  ;  ma 
se  col  becco  avesse  suonato  un  corno,  sarebbe  stato  segno  di  per- 
dizione per  chi  entrava  nel  Purgatorio. 

Mentre  il  Canonico  raccontava  questa  leggenda,  vogando  pian 
piano  giunsero  all'isola,  ov'era  una  cappelletta  dedicata  a  S.  Pa- 
trizio. Inginocchiatosi  il  Mannini  innanzi  all'altare,  gli  fu  tolta 
di  dosso  la  gonna  e  il  farsettino,  onde  restò  colla  sola  camicia  e 
i  calzoni,  scalzo  e  senza  niente  in  capo.  Gli  fu  messa  in  dosso 
una  veste  bianca,  lunga  sino  ai  piedi,  fatta  a  guisa  di  dalmatica, 
e  dette  molte  orazioni,  dopo  essere  stato  nuovamente  asperso 
coU'acqua  benedetta,  fu  condotto  fino  all'uscio  della  cappella  ;  ove 
postosi  a  giacere,  come  se  fosse  morto,  stette  cogli  occhi  chiusi 
e  colle  braccia  in  croce  sopra  il  petto  fino  a  tanto  che  il  Cano- 
nico ebbe  terminato  di  recitare  tutto  l'uflìcio  dei  morti.  Poscia 
lo  segnò  tre  volte  coU'acqua  benedetta,  e  fattolo  rizzare  gli  mise 
nella  mano  destra  la  croce.  Il  Mannini  era  sì  debole  che  quasi 
non  poteva  stare  in  piedi,  ma  il  Canonico  l'aiutò,  e  recitando  le 
litanie  condusse  il  paziente  pellegrino  per  tre  volte  attorno  alla 
cappella. 

Giunto  finalmente  innanzi  alla  porla  del  Purgatorio,  il  Cano- 
nico lo  fece  inginocchiare  e  con  una  chiave  l'aperse,  dicendo: 
«  Antonio,  questa  è  la  porta  del  Purgatorio,  che  Nostro  Signor 
«  Gesù  Cristo  mostrò  a  S.  Patrizio  ».  All'aprire  della  porta,  nel 
riguardarvi  dentro,  il  Mannini  fu  preso  da  pauroso  terrore;  ma 
tosto  riprese  ardire  ed  entrò  ginocchlone,  dopo  essere  stato  di 
nuovo  segnato  per  tre  volte  coU'acqua  benedetta  e  baciato  in 
fronte  dal  Canonico,  che,  serrata  la  porta  a  chiave,  col  medesimo 
battello  se  ne  tornò  all'isola  deUa  Prioria. 

Quello  che  vide  il  Mannini  dice  di  non  poterlo  scrivere  per 
lettera,  ma  di  volerlo  raccontare  in  confessione.  Solo  ci  fa  sa- 
pere che,  appena  entrato,  vide  su  pe'l  muro  venire  dalla  destra 
parte  verso  di  lui  un  ragno  nero  come  carbone  e  più  grande 
(Iella  palma  della  mano,  che,  mediante  un'orazione  da  lui  reci- 
tata, incontanente  spari.  Stando  in  orazione  e  inginocchiato  sempre. 


60  L.  FRATI 

colla  croce  in  mano,  come  il  Priore  aveagli  detto,  il  Mannini  s'ad- 
dormentò, né  saprebbe  dire  se  l'anima  sua  fu  rapita  in  estasi,  o 
se  egli  vide  realmente  le  pene  del  purgatorio  e  la  gloria  dei 
beati  nel  cielo. 

Verso  sera  il  Canonico  ritornò,  ed  aperta  la  porta  del  Purga- 
torio, lo  trovò  sanza  niuno  spirito,  col  capo  appoggiato  alla  croce 
che  aveva  nella  destra,  e  così  gelato  in  tutta  la  persona  che 
dubitò  della  sua  vita.  Presolo  pel  braccio  sinistro  e  scuotendolo 
fortemente,  lo  risvegliò  e  lo  ricondusse  alla  cappella  con  gran 
festa  ed  allegrezza,  dicendogli  che  ringraziasse  Iddio  della  grazia 
ricevuta. 

Tale  è  il  racconto  che  il  Mannini  fa  ingenuamente  nella  sua 
lettera  a  Corso  Rustichi,  della  fedeltà  e  autenticità  della  quale 
parmi  non  si  possa  in  niun  modo  dubitare. 

VII. 

Due  anni  innanzi  al  pellegrinaggio  di  Salvestro  Mannini,  cioè 
nel  1409,  il  Purgatorio  di  S.  Patrizio  fu  argomento  d'un'altra  vi- 
sione che  trovasi  nel  ms.  Reg.  17.  B.  XLIII  (fol.  133)  del  Museo 
Britannico,  scritta  da  Guglielmo  Staunton.  Il  Wright  (pp.  140-151) 
ne  dà  un  lungo  sunto  e  dice  che  ha  per  oggetto  di  mettere  in 
ridicolo  le  strane  foggie  di  vesti  che  allora  usavano  ed  altri  vizi 
di  quel  tempo. 

Verso  la  fine  del  secolo  XV  coli'  invenzione  della  stampa  le 
molte  copie  della  leggenda  primamente  pubblicata  da  Enrico  di 
Saltrey,  maggiormente  si  diffusero  per  tutta  Europa;  ma  in  pari 
tempo  la  celebrità  del  Purgatorio  venne  in  discredito  e  si  co- 
minciò a  svelare  l'impostura  di  quei  Canonici  Regolari,  che,  pre- 
valendosi della  superstiziosa  credulità  dei  fedeli  cristiani,  aveano 
fatto  di  quel  luogo  una  sorgente  di  lucro. 

Nell'anno  1494,  durante  il  Pontificato  di  Alessandro  VI,  un 
monaco  Olandese  del  monastero  di  Eymstadt  chiese  ed  ottenne 
dai  superiori  del  suo  ordine  licenza  di  entrare  nel  Purgatorio 
di  S.  Patrizio,  peregrinando  mendico  di  paese  in  paese.  Giunto 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        61 

in  Irlanda,  si  recò  al  monastero  per  ottenere  dal  Priore  il  ne- 
cessario permesso  d'entrare  nella  grotta.  Gli  fu  risposto  che  oc- 
correva presentarsi  al  Vescovo,  che  concedeva  licenza  di  visitare 
il  Purgatorio  mediante  il  pagamento  d'una  certa  somma  di  de- 
naro. So^iunse  il  monaco  ch'egli  era  povero  e  che  non  poteva  dar 
nulla.  Dopo  molte  preghiere  ottenne  dal  Vescovo  una  lettera  di 
ammissione,  colla  quale  si  presentò  al  principe  di  queir  isola,  che 
alla  sua  volta  gli  chiese  inutilmente  del  danaro,  e  finalmente, 
non  senza  difficoltà  gli  concesse  il  desiderato  permesso.  Ritornato 
al  Priore  del  monastero  colle  lettere  del  Vescovo  e  del  Principe, 
gli  fu  domandato  ancora  una  volta  del  denaro.  Egli  rispose  al 
solito  che  non  ne  aveva,  ma  che  chiedeva  per  la  salute  dell'a- 
nima sua  d'essere  introdotto  nella  famosa  grotta.  Il  Priore  allora 
ordinò  al  sagrestano  che  lo  lasciasse  entrare,  e  fu  calato  per  mezzo 
di  una  fune  in  una  profonda  caverna,  dove  gli  fu  dato  un  tozzo 
di  pane  e  dell'acqua  per  suo  alimento.  Stette  quivi  tutta  la  notte, 
tremando  di  freddo  e  di  paura.  Allo  spuntar  del  sole  venne  il 
sagrestano,  e  colla  stessa  fune  lo  trasse  di  là;  ma  il  monaco 
Olandese  fu  assai  sorpreso  di  non  aver  veduto,  né  udito  nulla 
di  quanto  si  narrava;  onde  pensò  che,  stabilitasi  la  cattolica 
fede  in  quel  paese,  l'antico  miracolo  fosse  cessato,  e  che  gli  Ir- 
landesi solo  per  trar  danaro  dai  forestieri  tenessero  viva  l'antica 
tradizione. 

Sdegnato  d'un  tale  inganno,  volle  andare  a  Roma  per  renderne 
informato  il  Sommo  Pontefice.  Alessandro  VI  ordinò  l'immediata 
distruzione  del  Purgatorio,  che  fu  fatta  solennemente  il  giorno 
di  S.  Patrizio  dell'anno  1497.  Lo  stesso*  monaco  olandese  ritornò 
poscia  a  Roma  con  lettere  del  Vescovo  e  del  Priore  che  riferi- 
vano d'avere  tosto  eseguiti  gli  ordini  ricevuti.  Ma  non  passò 
molto  tempo  che  l'isolelta  dell'Irlanda  ricuperò  la  sua  antica  ri- 
nomanza. Il  Breviario  Romano  impresso  da  Antonio  Giunta  nel 
1522   contiene  la  leggenda  del  Purgatorio  (1)  come  è   data  da 


(1)  Non  trovasi  nelle  edizioni  antecedenti  del  1479  e  1490,  né  nei  Messali 
dei  1484  e  1508. 


62  L.   FRATI 

Matteo  Paris.  Per  ordine  del  Papa  fu  tolta  dall'uffizio  di  S.  Pa- 
trizio la  favolosa  leggenda,  che  più  non  trovasi  nell'edizione 
giuntina  del  1524. 

Con  tutto  ciò  la  fama  dell'Apostolo  dell'Irlanda  e  del  suo  Pur- 
gatorio continuò  a  crescere  e  a  diffondersi  per  la  Francia,  per 
l'Italia  e  per  la  Spagna  ;  ove,  circa  alla  metà  del  seicento,  il  poeta 
Galderon  ne  fece  argomento  di  uno  de'suoi  drammi  religiosi,  che 
alla  sua  volta  prestò  il  soggetto  ad  una  ballata  spagnuola.  La 
Cueva  de  San  Palricio,  impressa  a  Madrid  nel  1764. 

In  Francia  S.  Patrizio  trovò  un  biografo,  o  piuttosto  un  roman- 
ziere, nel  P.  Francesco  Bouillon,  che  pubblicò  a  Rouen  un  volu- 
metto assai  popolare  col  titolo  :  Histoire  de  la  vie  et  du  Pur- 
gatoire  de  Saint  Patrice  archevesque  et  primat  d'Hyhernie 
Tnise  en  frangois  par  le  R.  P.  Frangois  Bouillon  de  VOrdre  de 
S.  Frangois,  Bachelier  en  Théologie.  (Rouen,  chez  Glément  Ma- 
lassis,  1762,  in-12").  Tutte  le  più  grossolane  superstizioni  si  trovano 
raccolte  in  questo  libro,  e  la  leggenda  del  drammatico  perso- 
naggio di  Galderon  vi  è  diluita  in  circa  settanta  pagine  di  prosa. 
La  lunga  narrazione  si  pretende  essere  stata  scritta  dallo  stesso 
Ludovico  Enio  dopo  il  suo  ritorno;  mentre  non  è  altro  che  un 
rifacimento  della  leggenda  di  Enrico  di  Saltrey  e  di  Raimondo 
di  Perilhos.  E  dire  che  l'approvazione  della  censura  ecclesiastica 
è  firmata  da  due  dottori  in  teologia  dell'Università  di  Parigi,  che 
dichiarano  di  non  avervi  trovato  nulla  che  sia  contrario  alla 
fede  e  ai  buoni  costumi!  Dice  il  Wright  che  non  più  tardi  di 
due  0  tre  anni  dopo  il  1742  Papa  Benedetto  XIV  predicò  e  pub- 
blicò in  Roma  un  suo  discorso  a  favore  del  Purgatorio  di  S.  Pa- 
trizio. Non  so  dond'egli  abbia  tratta  questa  notizia,  ma  parmi 
strano  che  Papa  Larabertini  volesse  sostenere  e  difendere  un'im- 
postura cosi  palese,  e  contro  alla  quale  altri  Pontefici  prima  di 
lui  aveano  pubblicamente  protestato  e  lanciato  bolle  severissime. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       63 


vin. 


In  Irlanda  questa  superstizione  ebbe  una  sorte  diversa.  Alcuni 
dicevano  che  la  miracolosa  visione  era  cessata,  perchè  gli  Irlan- 
desi erano  divenuti  cosi  ortodossi  e  virtuosi  che  non  v'  era  più 
bisc^no  di  mezzi  straordinari  per  distoglierli  dal  vizio;  e  quando 
gli  eretici  ricominciarono  a  guadagnar  terreno,  dopo  la  separa- 
zione della  chiesa  anglicana  dalla  romana,  il  miracolo  provvi- 
denzialmente ricominciò.  Altri  dicevano  che  il  Papa  aveva  or- 
dinata la  demolizione  solo  di  una  parte  della  grotta,  perchè  si 
trovò  che  questa  più  non  corrispondeva  al  vero  luogo  del  Pur- 
gatorio di  S.  Patrizio  descritto  nelle  antiche  leggende. 

Negli  annali  di  Ulster,  all'anno  1497,  si  legge  che  la  misteriosa 
grotta  fu  demolita  nel  giorno  di  S.  Patrizio  dal  guardiano  di 
Donegaul  e  da  alcune  persone  del  Decanato  di  Logh  Dim  inviate 
dal  Vescovo  per  ordine  del  Papa.  Fu  allora  che  il  luogo  del 
Purgatorio  fu  trasportato  ad  un'altra  isola  del  lago  e  che  il  ca- 
rattere dell'iniziazione,  per  quelli  che  volevano  visitarlo,  fu  inte- 
ramente mutato.  Mentre  prima  si  soleva  ammettere  il  popolo 
raramente  e  con  gran  difficoltà;  dopo  la  restaurazione  della 
grotta,  i  pellegrini  d'ogni  classe  e  d'ogni  età  accorsero  in  folla 
e  la  tassa  non  si  pagava  più  al  Vescovo,  ma  al  custode  del  luogo. 

Il  Rev.  John  Richardson  dà  una  compiuta  narrazione  dei  pel- 
legrinaggi avvenuti  nel  secolo  scorso,  quando  s'incominciarono 
gli  scavi  nell'isola  fra  le  mine  dell'antico  Priorato,  per  trovare 
l'ingresso  della  caverna  originale,  che,  secondo  la  tradizione,  era 
stata  chiusa  per  cause  ignote,  ma  a  tempo  debito  sarebbe  stata 
scoperta  da  un  devoto  pellegrino. 

Ciò  indusse  Ludovicits  Pyrrhus^  nativo  di  Bretagna,  a  tentare 
se  gli  riusciva  di  trovarla.  A  tale  effetto  egli  andò  al  lago  Derg, 
con  molti  operai  intenti  a  scavare  e  cercare  per  c^ni  parte  del- 
lisola,  assistito  dai  monaci  che  vi  si  trovavano.  Continuò  per  due 
anni  in  questo  lavoro,  e  dopo  ch'egli   ebbe  speso  quasi  tutto  il 


64  L.  FRATI 

denaro  che  portava  con  sé,  si  diede  al  commercio,  e  ne  applicò 
il  guadagno  a  profitto  della  sua  impresa. 

Ricercando  fra  i  ruderi  d'  una  casa  nella  grand'  isola ,  trovò 
un'apertura  che  metteva  ad  una  oscura  cavità.  Credette  allora 
d'avere  finalmente  scoperta  l'entrata  del  Purgatorio,  e  se  ne  di- 
vulgò tosto  la  notizia.  I  monaci  abbandonarono  l'isola  con  gran 
terrore  e  corsero  ad  annunziare  al  popolo  il  portentoso  avve- 
nimento. 

Ma  James  Maxwell  prete  protestante,  più  incredulo  degli  altri, 
volle  convincere  i  monaci  del  loro  errore,  e  dopo  avere  scavato 
più  profondamente,  si  trovò  che  non  era  altro  che  l'apertura  di 
una  cella  ;  dopo  di  che  Ludovicus  Pyrrhus  cessò  dal  ricercare 
più  oltre  e  tornò  al  suo  paese  nativo. 

Il  governo  inglese  vedeva  di  mal  occhio  il  numeroso  concorso 
di  pellegrini  all'isola  del  lago  Derg,  e  per  mezzo  dei  lords  ju- 
stices  dell'  Irlanda,  ordinò  che  il  Purgatorio  fosse  interamente 
demolito  e  proibì  ad  ogni  convento  di  ricevere  pellegrini.  Ciò 
avvenne  particolarmente  il  13  settembre  1632  e  durante  il  regno 
della  regina  Anna  nel  1703. 

Sembra  tuttavia  che  il  divieto  del  governatore  dell'Irlanda  non 
fosse  osservato,  poiché  le  cerimonie  solite  a  farsi  prima  d'essere 
introdotti  al  Purgatorio,  ci  sono  descritte  come  tuttora  esistenti 
nell'opera  Treaiise  ofPatriKsPurgatory,  pubblicata  dal  Dr.  Jones 
vescovo  di  Clogher  nel  1647,  e  continuarono  a  praticarsi  ancora 
per  gran  parte  del  secolo  passato. 

Il  racconto  più  compiuto  delle  moderne  pratiche  superstiziose 
osservate  nel  pellegrinaggio  a  questo  celebre  luogo  si  ha  nell'o- 
pera del  Carleton  :  Traits  and  Stories  of  the  IHsh  Peasaniry; 
ma  queste  non  hanno  alcuna  somiglianza  colle  antiche  cerimonie 
descritte  da  Enrico  di  Saltrey.  L' iniziato  non  ha  più  visione 
alcuna  ;  ma  è  soggetto  a  una  lunga  serie  di  penitenze ,  per  le 
quali  il  clero  cattolico  tiene  il  popolo  Irlandese  in  una  igno- 
rante sottomissione. 

Dicesi  che  al  giorno  d'oggi  il  numero  dei  pellegrini  è  sì  grande 
nei  mesi  estivi,  che  non  è  raro  il  caso  di  vederne  novecento  o 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        65 

mille.  È  il  capo  della  chiesa  romana,  osserva  il  Barrow  nel  suo 
Tour  round  Ireland,  che  dovrebbe  prevalersi  della  sua  autorità 
per  sopprimere  un  tale  abuso  che  non  fa  onore  certamente  alla 
reUgione  cattolica;  ma  ciò  sarebbe  lo  stesso  che  privare  i  pro- 
prietari di  quel  luogo  d'una  rendita  annua  di  duecento  o  trecento 
lire  sterline. 


IX. 


I  più  antichi  te^ti  italiani  di  questa  leggenda  che  sono  giunti 
fino  a  noi  non  sono  anteriori  al  secolo  XIY,  ne  sono  molto  nu- 
merosi. Ciò  prova  che  fra  noi  la  tradizione  non  si  diffuse  cosi 
largamente,  né  si  conservò  cosi  a  lungo  come  nelle  altre  parti 
d'Europa. 

II  Grion  (1)  vorrebbe  trovare  qualche  analogia  fra  il  pozzo  di 
S.  Patrizio  e  il  pozzo  del  cortile  di  Rinaldo  Scrovegni,  oggi  corte 
del  capitanato,  che  ai  tempi  di  Dante  era  detto  Inferno;  e  con- 
siderando che  il  pianoterra  del  palazzo  della  Rasòn,  presso  cui 
era  la  prigione  delle  debite,  chiamavasi  dal  popolo  Ylnfei^no,  il 
Grion  immagina  che  anche  i  pozzi  di  Venezia,  carceri  a  piano- 
terra sotto  le  aule  della  magistratura,  non  abbiano  avuto  in  ori- 
gine altro  significato.  La  relazione  fra  cotesti  pozzi  e  quello  del- 
l'apostolo irlandese,  se  pure  c'è,  è  cosi  lontana  che  bisogna  avere 
molta  fede  in  S.  Patrizio  per  saperla  ritrovare.  Il  Grion  avrebbe 
potuto  assai  più  opportunamente  ricordare  il  pozzo  della  Rocca 
in  Orvieto,  fatto  scavare  da  Clemente  VJI  nel  1527  dopo  il  fa- 
moso sacco  di  Roma  sotto  la  direzione  di  Antonio  da  San  Gallo, 
che  ebbe  ed  ha  tuttora  il  nome  di  Pozzo  di  S.  PatiHzio  per  la 
sua  profondità. 

Ciò  prova  che  il  vero  e  primitivo  significato  della  leggenda 
presto  si  perde  nelle  tradizioni  del  popolo  italiano  e  il  pozzo  di 
S.  Patrizio  divenne  come  sinonimo  di  cosa  tanto  abbondante  che 


(1)  Il  Pozzo  di  S.  Patrizio,  io  Propugnatore,  voi.  Ili,  P.  I,  pp.  76  e  77. 

flhrnaU  tUtrico,  XVU,  &sc.  49.  5 


66  L.   FRATI 

mai  non  viene  a  fine,  o  di  cosa  che  mai  non  si  riempie  e  non 
si  sazia.  Ebbe  pure  questo  medesimo  significato  11  calderone 
délVAltopascio,  ovvero  La  botte  di  S.  Galgano,  o  II  cacio  di 
fra  Stefano. 

È  assai  noto  il  modo  proverbiale:  Bisogna  ch'ella  sia  andata 
nel  pozzo  di  San  Patrizio,  detto  di  una  cosa  smarrita  che  più 
non  si  ritrova  ;  perchè  dicevasi  che  molti  di  quelli  ch'erano  en- 
trati nella  misteriosa  grotta,  più  non  erano  ritornati.  Di  una  fa- 
miglia che  spende  senza  misura,  si  suol  dire  che  è  il  pozzo  di 
San  Patrizio  ;  e  nel  veneto  dura  sempre  vivo  tra  '1  popolo  il 
motto  :  credi  tu  che  abbia  il  pozzo  di  San  Patrizio  ?  cioè  una 
borsa  sfondolata. 

Così  dal  significato  attribuito  al  famoso  pozzo  di  una  cosa  che 
non  ha  fine,  si  passò  facilmente  a  quello  di  una  fonte  inesauri- 
bile di  ricchezze,  secondo  un'antica  leggenda  bolognese  raccon- 
tataci dai  nostri  nonni,  che  finiva  con  questo  ritornello: 

E  tùtt  l'or  e  tùtt  larzèint 
Gh'è  in  d'ai  Pòzz  ed  san  Patrezzi,  - 
Me  a  v'al  degh  perchè  a  l'ho  vest 
L'è  una  cossa  d'  far  scurèzzi. 

Ricorderò  da  ultimo  una  poesia  popolare  in  ottava  rima,  rac- 
colta in  Erice  nel  settembre  del  1872  dalla  bocca  d'un  vecchio 
cantastorie  gnuri  Paolo  Messina  (1),  che  del  Purgatorio  di  San 
Patrizio  non  conserva  altro  che  il  titolo  ;  ma  è  una  rozza  ed  ef- 
ficace visione  delle  pene  dei  dannati,  che  ha  un  omuprospiru 
e  felici,  condotto  dal  demonio  a  visitare  l'inferno.  L'autore  del 
poemetto  è  un  tal  Michele  Galamia,  che  si  nomina  in  fine  all'ul- 
tima ottava,  e  che,  a  giudicare  da  alcune  reminiscenze  dantesche, 
parrebbe  avere  avuto  qualche  conoscenza  della  Divina  Commedia. 
Ma,  come  osserva  Ugo  Antonio  Amico,  la  versione  in  dialetto  del 
Lasciate  ogni  speranza  o  voi  ch'entrate  non  deve  recar  mara- 


(1)  Arch.  per  lo  studio  delle  tradiz.  pop.,  voi.  IV,  fase.  0. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       67 

viglia,  perchè  di  questo  e  di  simili  versi  usano  abbellirsi  i  pre- 
dicatori che  vanno  per  i  paesi,  o  pei  contadi;  e  chi  sa  quante 
volte  l'avrà  sentito  ripetere  il  Galamia,  che  seppe  bene  incasto- 
narlo nel  suo  poemetto. 


X. 


Per  la  leggenda  del  Purgatorio  di  S.  Patrizio  manca  tuttora 
una  classificazione  delle  molte  versioni  che  ne  furono  fatte  in 
varie  lingue,  e  uno  studio  sulle  relazioni  vicendevoli  delle  mede- 
sime, come  fu  fatto  dall'illustre  prof.  Mussafia  per  la  visione  di 
Tundalo  (1).  L' impresa  non  è  agevole  ed  è  per  me  affatto  im- 
possibile per  la  difficoltà  di  esaminare  testi  tuttora  inediti  sparsi 
nelle  più  ricche  biblioteche  d'Europa,  od  impressi  in  edizioni  assai 
rare  e  quasi  irreperibili  in  Italia. 

Non  sarà  tuttavia  inutile,  per  chi  voglia  tentare  questo  lavoro, 
di  avere  un'  indicazione  sommaria  delle  principali  versioni  che 
si  conoscono  di  questa  leggenda. 

Testi  latini.  —  Secondo  il  Du  Méril  (2)  la  più  antica  versione 
latina  del  Purgatorio  di  S.  Patrizio  troverebbesi  nel  codice  Va- 
ticano Ghr.  1694  del  X  secolo,  che  contiene:  De  S.  Patricia  Hy- 
bemiae  apostolo;  ma  ciò  non  è  vero,  poiché  il  Greith  (3)  nella 
descrizione  di  cotesto  codice  dice  chiaramente  che  non  vi  si  parla 
del  Purgatorio  (4).  Il  più  antico  testo  latino  non  può  quindi  es- 
sere anteriore  al  XII  secolo,  come  già  -fu  dimostrato  dal  Dr. 
Eckleben. 

Il  Kolbing  (5)  distingue  tre  diverse  versioni  latine;  la  più  ampia 


(1)  Sitzungsberichte  d.  phitosoph.  hist.  Classe  d.  k.  Akad.  der  Wissensch., 
Wien,  1871,  voi.  LXVII,  pp.  157  sgg. 

(2)  Pocsies  popul.  latines,  Paris,  1843,  p.  147. 

(3)  Spicilegium  Vatiamum,  p.  111. 

(4)  Cfr.  Eckleben,   Die  dlteste  SchiUlerung  von  Fegefeuer  d.  heil.  Fa- 
tricius.  Halle,  1886,  p.  15,  n.  1. 

(."))  Englische  Stadien,  1877,  voi.  I,  p.  58. 


68  L.  FRATI 

trovasi  pubblicata  nell'opera  :  Triadis  Thaumaturgae  seu  divo- 
rurm  Pairicii,  Columbae  et  Brigidae  acta,  ed.  Joannes  Colganus 
(Lovan.,  1647,  T.  Il,  pp.  274-280)  e  fu  riscontrata  dal  Kòlbing  sui 
seguenti  codici:  Museo  Britannico  8.  C.  XIV;  Harl.  3776,  fol.  75  &; 
Gott.  Nero  A  VII,  fol.  113;  Arundel  292. 

Una  più  breve  e  diversa  redazione  trovasi,  in  Matteo  Paris  (1), 
all'anno  1153.  La  terza  versione,  che  per  la  lunghezza  sta  fra  le 
due  precedenti,  è  attribuita  ad  Enrico  di  Saltrey,  e  fu  pubblicata 
nel  Florilegium  insulae  sanctorum  del  Messingham  (Paris, 
1624,  pp.  98-107)  e  riprodotta  da  Philomneste  Junior  (Gustavo 
Brunet)  nel  1869  (2). 

Il  Mail  nelle  Romaniscìie  Forschungen  (voi.  VI,  fase.  2)  pub- 
blicò due  testi  latini  di  fronte  a  quello  del  Colgan,  traendoli  dal 
ras.  di  Bamberg  E.  VII.  59  e  dal  ms.  Arundel  di  Londra  292,  che 
rappresentano  la  fonte  originale  a  cui  Maria  di  PYancia  attinse 
l'argomento  del  suo  poema. 

Il  testo  della  leggenda  che  trovasi  inserita  nel  trattato  De 
sepiem  donis  Spiritus  Sancii  di  Stefano  di  Bourbon,  morto  in- 
torno al  1261,  fu  da  me  pubblicato  in  questo  Giornale  (3),  secondo 
la  lezione  del  cod.  15970  della  Biblioteca  Nazionale  di  Parigi. 

Altri  manoscritti  che  contengono  alcuna  di  queste  tre  diverse 
versioni  latine  sono  i  seguenti: 

Cod.  9.  31  della  Bibl.  Univ.  di  Heidelberg  del  sec.  XIII  (4).  — 
Cod.  15  della  Bibl.  Capitolare  d' Ivrea  del  sec.  XIV  (5).  —  Cod. 
343  della  Biblioteca  di  Laon  del  sec.  XIII  (6).  —  Cod.  503  della 
Biblioteca  di  Montpellier  del  sec.  XIV  (7).  —  Cod.  1398  f  Theol.  65], 


(1)  Chronica  majora,  ed.  Luard,  voi.  Il,  pp.  192-203  (Londra,  1874). 

(2)  Le  voyage  du  Puys  sainct  Patrix  auquel  lieu  on  voit  les  peines  de 
Purgatoire  et  aussi  les  joyes  du  Paradis;  reimpression  textuelle  augmentée 
d"une  notice  bibliographique  par  Philomneste  junior,  Genève,  Gay,  1869,  8». 

(3)  Voi.  VIII,  p.  168. 

(4)  Vedi  Pertz,  Archiv,  voi.  IX,  p.  582. 

(5)  Vedi  Pertz,  Archiv,  voi.  IX,  p.  615. 

(6)  Vedi  Catal.  des  mss.  des  Biblioth.  des  Bépartements ,  Paris ,  1849» 
t.  I,  p.  189. 

(7)  Catal.  des  mss.  des  Biblioth.  des  Bépartements,  t.  I,  p.  473. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        69 

<ar.209  a-247&  della  Bibl.  Palatina  di  Vienna  del  sec.  XV  (1424) (1). 
—  God.  17  (8)  della  Biblioteca  di  Melun,  car.  158-173  (2).  —  Cod.  10 
(car.  162  v)  della  Biblioteca  d'Auch,  del  sec.  XV  (3).  —  Ck)d.  Bo- 
dlejano,  n.  34  del  fondo  Kenelm  Digby  (4).  —  God.  Bodlejano  172 
dello  stesso  fondo  (5).  —  God.  n.  7  del  GoUegio  di  S.  Benedetto  a 
Cambridge  (6).  —  God.  n.  282  della  Biblioteca  Norfolciana  nel 
Collegio  Gresham  a  Londra  (7).  —  God.  n.  653  del  Collegio  di 
S.  Trinità  a  Dublino  (8).  —  God.  della  Biblioteca  Cottoniana  presso 
il  Museo  Britannico  che  contiene:  VUae  Sanctorum  geniium 
Britannicarum,  et  quas  collegit  Joannes  de  Tinmouth,  qui  flo- 
i^uit  anno  1366  ut  optime  ex  Bastono  Buriensi  probat  Rev.  Us- 
seyinus  (9).  —  Un  testo  frammentario  latino  del  sec.  XIV  o  prima 
trovasi  nel  cod.  211  (car.  85)  della  Biblioteca  Comunale  di  Cor- 
tona (10).  Vedasi  anche  il  Montfaucon  ,  Bibliotheca  Bibliotlie- 
carum  Mss.  (U,  1127 a;  985 e;  1036 e). 

Versioni  francesi.  —  Il  poema  di  Maria  di  Francia  fu  pub- 
blicato dal  Roquefort  in  Poèsies  de  Marie  de  France,  T.  II,  403 
(Paris,  1820). 

Altre  versioni  poetiche  si  trovano  nel  cod.  Cott.  Domit.  A.  IW 
(fol.  258^38);  nel  cod.  Harl.  273  (fol.  191);  e  il  frammento  di  una 
quarta  versione  metrica  è  nel  cod.  Landsd.  383.  Un  lungo  poema 
francese  di  1790  versi  fu  indicato  dal  Meyer  (11)  e  trovasi  nel 
cod.  Ee.  6.  11  dell'Università  di  Cambridge.  Di  due  altri  poemi 


(1)  Tabulae  codd.  mss.  in  Bibl.  Palai.  Vindobon.  asservator,  voi.  I,  p.  233. 

(2)  Catal.  gén.  des  mss.  des  Dèpartements,  t.'  Ili,  p.  361. 

(3)  Catal.  gén.  des  mss.  des  Dèpartements,  t.  IV,  p.  397. 

(4)  Catalogi  librorum  mss.  Angliae  et  Hibemiae ,  Oxoniae,  e  Theatro 
Scheldoniano,  1697,  in-fol.,  t.  I,  p,  78. 

(5)  Op.  cit.,  I,  85. 

(6)  Op.  cit.,  I,  131. 

(7)  Op.  cit.,  II,  80. 

(8)  Op.  cit.  Il,  46. 

(9)  Op.  cit.,  II,  28. 

(10)  Vedi  Mancini,  I  mss.  della  libreria  del  Comune  e  delF. Accademia  di 
Cortona,  Cortona,  Bimbi,  1884,  8°. 

(11)  Romania,  voi.  VI,  p.  154. 


70  L.   FRATI 

anonimi  diede  notizia  il  Magnin  nel  suo  corso  alla  facoltà  di  let- 
tere di  Parigi  (1);  forse  sono  gli  stessi  indicati  dal  De  la  Rue(2) 
come  esistenti  al  Museo  Britannico,  e  sembrano  risalire  alla  fine 
del  secolo  XIII.  Testi  in  prosa  francese  si  trovano  nei  codici  7215, 
3  e  7292,  3,  4  della  Biblioteca  Imperiale  di  Parigi,  il  primo  del 
sec.  XIV,  l'altro  del  sec.  XV  (3). 

Le  Purgatoire  monseigneur  Saint  Patrice  è  contenuto  nel 
cod.  n.  819  della  Biblioteca  di  Pietro  Antonio  Bolongaro-Crevenna 
del  sec.  XV,  membr.,  di  carte  171,  con  lettere  miniate  in  oro  e 
colori  (4).  Un  testo  francese  è  pure  indicato  dal  Sinner  (5)  e 
trovasi  nel  cod.  205  (car.  139-147)  del  sec.  XV  della  Biblioteca 
di  Berna. 

Fra  i  testi  a  stampa  si  trovano  citati  il  Voyage  du  chev.  Oven 
au  Purgatoire  de  St.  Patrix.  s.  1.  n.  d.,  in-fol.,  goth  (6)  ;  Le  Pur- 
gatoire Sainct  Patrice.  s.  1.  n.  d.,  in-4%  goth.,  14  ff.  [Irapr.  par 
Jean  Trepperel  à  Paris)  (7);  Le  Purgatoire  Sainct  Patrice. 
Nouvellement  imprimé  à  Paris  en  la  rue  neufce  nostì^e  dame  a 
lenseigne  de  lescu  de  France.  s.  d.,  in-8°,  goth.,  16  ff,  a  27  1.,  av. 
une  fig.  en  bois.  Havvene  una  ristampa  fatta  a  Parigi,  ^^ar  Jehan 
BòfOs  (verso  il  1548),  in-8°  p.,  goth.,  16  ff.,  con  2  silogr.  (8). 

Le  Purgatoire  de  Saint  Patrice,  legende  du  XIII  siede,  publiè 
d'aprcs  un  ms.  de  la  Bibl.  de  Reims  par  Prosper  Tarhè  (Reims, 
1842,  in-12°,  48  pp.)  (9). 


(1)  Vedi  il  Journal  general  de  V Instruction  puhlique  del  19  nov.  1835. 

(2)  Essai  sur  les  Bardes,  voi.  Ili,  p.  245.  Non  ho  potuto  esaminare  gue- 
st' opera  che  trovai  indicata  dal  Douhet  e  dal  D'  Ancona  (/  precursori  di 
Dante). 

(3)  P.  Paris,  Manuscrits  franqais  de  la  Bibliothèque  du  roi,  Paris,  1836- 
48,  t.  VI,  pp.  398-t'9  e  t.  VII,  p.  341. 

(4)  datai,  des  livres  de  la  Bibliothèque  de  M.  Pierre-Ant.  Bolongaro- 
Crevenna,  t.  I,  p.  180,  Amsterdam,  1789,  in-8°. 

(5)  Catal.  codd.  mss.  Bibl.  Bernensis,  Bernae,  1760-72,  t.  Ili,  p.  416. 

(6)  Graesse,  Trèsor  des  livres  rares,  V,  97. 

(7)  Graesse,  Op.  cit.,  V,  511. 

(8)  Graesse,  l.  cit. 

(9)  Graesse,  l.  cit. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       71 

Le  voyage  du  puys  Sainct  Patrix  attquel  lieu  on  voit  les 
peines  du  purgatoire.  Et  attssì  les  joyes  de  paradis.  (In  fine)  : 
Imprimé  a  lyon  sur  le  -rosne  par  Claude  nourry  lan  mU  cinq 
cens  et  dix  le  XX  iour  doctobre.  In-4'  p.  (1). 

Un  lungo  testo  francese  in  prosa  in  nove  capitoli  è  pubblicato 
dal  Douhet  (2). 

Noterò  da  ultimo  i  due  codici  6,326  (sec.  XIV)  e  1,588  (sec.  XV) 
della  Biblioteca  Nazionale  di  Parigi;  il  primo  de' quali  ha  una 
miniatura  che  rappresenta  S.  Patrizio  e  Gresil  Cristo  innanzi  alla 
testa  di  un  mostro  a  bocca  spalancata,  entro  la  quale  si  vigono 
molte  teste  di  anime  dannate  nel  Purgatorio.  L'altro  manoscritto 
ha  una  miniatura  che  rappresenta  Owen  accompagnato  dai  mo- 
naci processionalmente,  nell'atto  di  entrare  nel  Purgatorio  di 
S.  Patrizio  (3). 

Versioni  provenzali.  —  Il  cod.  4.  22.  h  (car.  101)  della  Bi- 
blioteca Nazionale  di  Torino  del  sec.  Xni  contiene,  sotto  il  titolo 
di  Vesion  de  Godalh,  la  legenda  del  Purgatorio  di  S.  Patrizio  (4), 
che  incomincia  così: 

Una  vesion  fou  facta   en   Ibernia  en  l'an  de  No  tre  Senhor 
'  1248  qi  era  lo  segond  an  de  papa  Eugens  quart,  etc.  > 

«  Un  home  hai  en  Ibernia,  qui  havia  nom  Godalh,  qi  fou  mot 
*  cruel  e  pervers  en  tota  sa  vida,  etc.  » 

Oltre  a  questa  visione  tuttora  inedita  havvi  a  stampa  quella 
del  Du  MÈGE,  Voyage  au  Purgatoire  de  S.  P.  par  Perilhos  et 
lo  lityre  de  Tindal  (Toulouse,  1832). 

Versioni  inglesi.  —  Il  Kòlbing  (5)  conobbe  e  studiò  tre  ver- 


(1)  Brunet,  Manuel,  V,  1377;  Graesse,  VI,  P.  II,  p.  89. 

(2)  Dictionnaire  des  légendes,  Paris,  1885,  col.  957-1031. 

(3)  Vedi  La  Croix  P.  ,  Sciences  et  lettres  au  moyen-Age ,  Paris ,  Firmin 
Didot,  1877,  pp.  278-79. 

(4)  Vedi  la  Collection  des  documenU  inédits  sur  Vhistoire  de  France  y 
t.  Ili,  p.  325,  Paris,  1847. 

(5)  Englische  Studien,  I,  57-121. 


72  L.    FRATI 

sioni  inglesi  di  questa  leggenda.  La  più  antica  pubblicata  secondo 
la  lezione  di  più  codici  da  G.  Horstbmann  (1),  appartiene  agli 
ultimi  anni  del  secolo  XIII.  La  seconda  versione  è  circa  dello 
stesso  tempo  ed  è  contenuta  solo  nel  ms.  Aucbinleck  di  Edira- 
burg  e  pubblicata  in  un  volumetto  edito  da  TurnbuU  e  Laing 
col  titolo  :  Owain  Miles  and  other  inedited  fragments  of  ancient 
poetru  (Edinburgh,  1837)  (2). 

Ad  epoca  più  tarda  appartiene  la  versione  metrica  contenuta 
nel  cod.  Gott.  Galig.  A.  II  (fol.  89)  del  sec.  XV.  Alcuni  passi  furono 
pubblicati  dal  Wright  (p.  64),  collegati  da  una  ristretta  esposi- 
zione del  testo,  che  fu  edito  nella  sua  integrità  dal  Kolbing 
(pp.  113-121). 

Della  visione  di  Guglielmo  Staunton,  conservataci  nel  cod.  del 
Museo  Britannico  Reg.  17  B.  XLIII  (fol.  133),  scritto  nel  1451, 
fece  una  lunga  analisi  il  Wright  (Op.  cit.,  pp.  140-151). 

L'opera  di  Aubrey  de  Verre,  The  legends  of  St.  Patrih 
(London,  1872)  non  contiene  alcuna  antica  versione  della  leg- 
genda, ma  è  solo  un  moderno  rifacimento  poetico  della  vita  e  dei 
miracoli  del  santo. 

Versioni  spagnuole.  —  Nella  raccolta  di  ballate  spagnuole  a 
stampa  presso  il  Museo  Britannico  havvene  una  intitolata:  La 
Cueva  de  San  Patricio  (Madrid,  1764).  È  il  racconto  di  Ludovico 
Enio  preso  alla  lettera  dal  dramma  di  Galderon,  El  Purgatorio 
de  San  Patricio  (3). 

Alla  cortesia  del  prof.  D'Ancona  debbo  l'indicazione  dell'opera 
seguente,  che  non  potei  vedere:  Vida  y  Purgatorio  de  S.  Pa- 
tricio por  Jouan  Peres  de  Montalvan  (Madrid ,  1627 ,  1636, 
1695, 1780).  Trad.  par  F.  A.  S.  Ghartreux  (Bruxelles,  1638,  1640). 

Versioni  italiane.  —  Un  testo  italiano  assai  breve  è  pubbli- 


(1)  Altenglische  Legenden,  Padeborn,  1875,  pp.  149-211. 

(2)  Gfr.  KòLBiNG,  Op.  cit,  pp.  98-112. 

(3)  *Cfr.  Wright,  St.  Patrik's  Purgatory,  p.  156. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       73 

cato  nelle  Vite  dei  Santi  Padri  (IV,  88).  Più  ampie  sono  le  ver- 
sioni pubblicate  dal  Villari  (1)  e  dal  Grion  (2)  secondo  un  co- 
dice posseduto  dalla  famìglia  Monga. 

È  tuttora  inedito  un  testo  volgare  buonissimo  nel  cod.  Riccar- 
diano  1294  (già  Q.  I.  34)  di  bella  mano  del  sec.  XIV,  che  contiene 
il  Fior  di  Virtù  composto  per  santo  Tommaso  d'Aquino  ed 
una  raccolta  di  leggende  di  santi,  assempri  e  miracoli,  fra  i  quali 
a  car.  65  &  (o  GLXXXniJ  &  secondo  la  numerazione  originale  che 
comincia  col  numero  GXniJ)  il  Purgatorio  di  San  Patrizio,  che 
seguita  per  sei  pagine  e  mezza,  ossia  per  dodici  colonne  di  circa 
50  linee  Tuna  e  finisce  a  car.  69  a  (e.  CLXXXVIIJ  a). 

Inedito  è  pure  il  volgarizzamento  del  Tractatus  de  septemplici 
timore  di  Uberto  da  Romans  che  trovasi  nel  codice  Magliabe- 
chiano  XXXV,  7,  3,  scritto  il  27  di  dicembre  1438,  e  che  con- 
tiene da  car.  98  a  a  115  6  il  Purgatorio  di  S.  Patrizio  (3).  Un 
testo  volgare  pure  del  XV  secolo  esiste  nel  cod.  ital.  98  della 
Biblioteca  Nazionale  di  Parigi  (4)  ed  altri  se  ne  troveranno 
certamente  esaminando  1  manoscritti  delle  più  ricche  biblioteche 
italiane. 

Ricorderò  da  ultimo  il  Viaggio  del  pozzo  di  S.  Pattizio  (Mi- 
lano, per  Ramellati,  s.  d.,  in-8°)  (5),  il  Teatro  delle  glorie  e  Pur- 
gatorio di  S.  Patnzio  di  G.  Faleoni  (Bologna,  1657,  4°)  e  la  Vita 
del  prodigioso  S.  P.  con  la  relazione  del  rinoma.to  suo  Purga- 
torio scritta  da  Mario  Parisiense  (Venezia,  1757). 

Versione  svedese.  —  Trovo  citata  dal  prof.  Mussafia  (6)  l'o- 
pera seguente:  S.  Patriks-Sagan  tnnehaeUande  S.  Patrih  och 
Hans  Jàrtechen,  Nicoldus  i  S.  Patrihs  Skàrseld  och  Tungulus, 


(1)  Antiche  leggende  e  tradizioni  che  illustrano  la  D.  C,  in  Annali  d. 
Univ.  toscane.  Vili,  204. 

(2)  Nel  Propugnatore,  voi.  Ili,  P.  I,  pp.  76  sgg. 

(3)  Vedi  questo  Giornale,  Vili,  145  sgg. 

(4)  M.\zzATiNTi,  /  77155.  ital.  delle  bibl.  di  Francia,  I,  13. 

(5)  Brunet,  V,1317  e  Grabssf.  V!.  P   II,  399. 

(6)  Op.  cit.,  p.  185.  . 


74  L.  FRATI 

efter  gamba  Handshrifter  of  George  Stephens  och  J.  A.  Ahi- 
strand  (Stockholm,  1844).  È  il  voi.  Il  della  collezione  intitolata  : 
Sarrdingar  utgifna  af  svensha  Fornshrift-Saellshapet. 

Ludovico  Frati. 


APPENDICI 


I. 

Literae  Testimoniales  super  mora  in  Sancii  Patricii  Purgatorio. 

Rex  universis  et  singulis,  ad  quos  praesentes  literae  pervenerint,  salutem. 

Nobilis  vir  Maletesta  Ungarus  de  Arminio  {l.  Arirnino)  miles,  ad  prae- 
sentiam  nostrana  veniens,  mature  nobis  exposuit  quod  ipse,  nuper  a  terrae 
suae  descendens  laribus,  Purgatorium  Sancti  Patricii,  infra  terram  nostrani 
Hibeiniae  constitutum,  in  multis  corporis  sui  laboribus  peregre  visitaret,  ac 
per  integrae  diei  et  noctis  unius  continuatum  spatiuni,  ut  est  moris,  clausus 
manserat  in  eodem,  nobis  cum  instantia  supplicando  ut  in  praemissorum  ve- 
racius  fulcimentum,  Regales  nostras  literas  inde  sibi  concedere  dignaremur, 

Nos  autem, 

Ipsius  peregrinationis  considerantes  periculosa  discrimina, 

Licet  tanti  nobilis  in  hac  parte  nobis  asserti©  sit  accepta,  quia  tamen 
tam  dilecti  et  fidelis  nostri,  Almarici  de  Sancto  Amando  militis,  Justiciariì 
nostri  Hiberniae,  quam  Prioris  conventus  loci  dicti  Purgatori!,  et  etiam 
aliorum,  auctoritatis  multae  virorum  literis,  aliisque  claris  evidentiis,  infor- 
niamur  quod  dictus  nobilis  peregrinationem  suam  hujusmodi  rite  perfecerat 
et  etiam  animose,  dignum  duximus  sibi  super  hiis  auctoritatis  nostrae  testi- 
monium  favorabiliter  adhibere,  et,  ut,  sublato  cujuscumque  dubitationis  in- 
volucro, praemissorum  veritas  singulis  lucidius  patefiat,  has  literas  nostras, 
sigillo  regio,  consignatas,  sibi  duximus  concedendas. 

Dat.  in  Palatio  nostro  Westm.  vicesimo  quarto  die  Octobris  (1358). 

Consimiles  literas  Regis  habet  Nicholaus  de  Beccariis  de  Ferrarla  Domi- 
cellus,  natione  Lumbardus,  sub  eadera  data. 

(Rymer,  Foedera,  Conventiones,  Literae,  etc,  t.  Ili,  P.  1,  p.  174;. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO        75 

II. 
De  salvo  conductu  ad  visitandum  Purgatorium  Sancii  Patricii. 

Rex  universis  et  singulis  Gonstabulariis,  Marescallis,  Admirallis,  Senescallis, 
Gubernatoribus,  Ballivis,  Praepositis,  Capitaneis,  Castellanis,  Majoribus,  Ma- 
gistris,  Consiliariis  civitatum,  villarum  et  castrorum,  custodibus  portuum, 
pontium  et  passagiorum,  ac  Justiciariis,  OflBciariis  et  subditis  suis  ubilìbet 
constitatis  et  eorum  loca  tenentibus,  ad  quos  etc.  salutem. 

Sciatis  quod  cum  nobilis  vir  Reymundus  Vicecomes  de  Perilleux  et  de 
Rodes  Chivaler,  Camerarius  carissimi  Patris  nostri  Franciae,  in  Regnum 
nostrum  Angliae  venire,  et  per  idem  Regnum  versus  terram  nostram  Hi- 
berniae  ad  Purgatorium  sancti  Patricii  ibidem  videndum  et  visitandum,  cum 
viginti  hominibus  et  triginta  equis  in  comitiva  sua,  transire  et  proficisci  in- 
tendat  et  proponat,  nostra  licentia  mediante. 

Nos,  contemplatione  dicti  patris  nostri,  volentes  prò  securitate  adventus, 
passagii  et  repassagii  praefati  Reymundi  in  hac  parte  providere,  suscepimus 
et  per  praesentes  ponimus  et  suscipimus  ipsum  Reymundum,  infra  dictum 
regnum  nostrum  veniendo,  et  per  idem  regnum  nostrum,  versus  terram 
nostram  praedictam,  tam  per  terram,  quam  per  mare  proficiscendo  et  trans- 
eando,  ibidem  morando,  perhendinando,  et  exinde  per  dictum  Regnum  no- 
strum ad  partes  suas  proprias  redeundo.  ac  homines  et  equos  suos  usque  ad 
numerum  praedictum,  necnon  aurum,  argentum,  vasa,  jocalia,  manticas,  co- 
feras  ac  alia  hemesia  et  bona  sua  quaecumque  in  salvum  et  securum  con- 
ductum  nostrum,  ac  in  protectionem,  tuitionem  et  defensionem  nostras  spe- 
ciales: 

Et  ideo  vobis  mandamus  quod  eidem  Reymundo  cum  hominibus,  equis, 
auro,  argento,  vasis,  jocalibus,  manticis,  coferis,  ac  aliis  hernesiis  et  boois 
suis  praedictis,  infra  dictum  regnum  nostram  veniendo  et  per  idem  regnum 
nostrum  versus  terram  nostram  praedictam,  tam  per  terram,  quam  per  mare 
proficiscendo,  perhendinando,  et  exinde  per  idem  regnum  nostrum  ad  partes 
>uas  proprias,  ut  praedictum  est,  redeundo,  non  inferatis,  seu,  quantum  in 
vobis  est,  ab  aliis  inferri  permittatis  injuriam,  molestiam,  dampnum,  vio- 
lentiam,  impedimentum  aliquod  seu  gravamen,  et  si  quid  eis,  vel  eorum 
alicai,  in  pertonis  aut  rebus  suis  praedictis,  forisfactum  vel  injuriam  fuerit, 
id  eis  et  eoram  cuilibet,  sine  dilatione  faciatis  corrigi  et  debite  reformari. 

Proviso  semper  quod  idem  Re}inundus  ac  homines  sui  praedicti  ad  in- 
troitum  suum  quoramcumque  castroram,  fortalitiorum,  seu  villarum  firma 
tarum  praesentes  literas  nostras  de  salvoconductu  capitaineis,  majoribus,  seu 


76 


L.   FRATI 


custodibus  eorumdem  demonstrent,  ac  prò  victualibus  et  aliis  iiecessariis  suis, 
in  regno  et  terra  praedictis  emendis,  promptas  et  rationabiles  faciant  solu- 
tiones;  et  quod  dicti  homines  proditores  nostri,  abjudicati,  seu  banniti  extra 
regnum  nostrum  non  existant. 

In  cujus,  etc.  usque  festum  Paschae  proximo  futurum  duraturas. 

Teste  Rege  apud  Westmonasterium,  VI  die  Septembris  (1397). 

Per  ipsum  Regem. 

(Rymer,  Foedera,  Conventiones,  Literae,  etc,  t.  Ili,  P.  IV,  p.  135). 


III. 


Saggio  della  visione  di  Lodovico  di  Sur  e  di  Lodovico  di  Francia. 

(Dal  cod.  3160  della  Biblioteca  Palatina  di  Vienna 
e  dal  cod.  384,  classe  1   del  museo  Correr  a  Venezia). 


I.  Abiando  passato  le  dite  pene,  e 
referendo  senpre  gratia  al  nostro 
segnor  misier  Yesù  Ghristo,  lo  qual 
me  aveva  delliberato  de  tanti  peri- 
cholli  chomo  allui  aveva  paxudo,  su- 
bito me  aparsse  uno  reverendo  padre 
anticho  lo  qual  aveva  la  barba  bian- 
cha  e  '1  chapo  tuto  chanuto,  et  in- 
clinando el  chapo  me  saluta  chon  la 
faza  molto  aliegra.  E  disse:  benedeto 
sia  dio  pare  nostro  segnor  Yesù 
Ghristo,  Io  qual  te  à  deliberato  de 
tante  pene  e  de  tanti  pericoli  e  àte 
dato  tanta  grazia  che  tu  ài  pasato 
tante  pene  falaze  e  ài  soperchiato  le 
tentazioni  di  demony;  et  però  tiente 
a  questa  tovaia,  la  qual  io  te  sporzo 
in  man  e.  vienme  drieto  oltra  se- 
guendo. Et  abiandome  prexo  in  man 
uno  chavo  della  tovaia,  esendo  l'altro 
chavo  inman  del  santo  padre,  elio  si 
me  mena  per  una  via,  la  qual  ne  con- 
vene montar  per  suzo  zinque  schalini; 


I.  Et  apparuit  mihi  unus  homo 
totus  albus  cum  una  toagla  de  auro 
et  dixit  mihi  :  benedictus  sit  ille  deus, 
qui  dedit  tibi  tantam  gratiam  quod 
transisti  per  tot  penas.  Et  dixit:  tene 
te  ad  toaglam  et  venias  mecum,  et 
conduxit  me  per  unam  maximam 
vallem  unde  erat  aqua  clara,  et  in 
dieta  aqua  erat  magna  multitudo  ho- 
minum  stancium  in  dieta  aqua,  te- 
nencium  capud  in  terrara  et  pedes 
versus  celum.  Alii  tenentes  brachia 
et  alii  crura  in  dieta  aqua;  et  erat 
unus  ab  altero  separatus.  Et  ego  in- 
terrogavi hunc  hominem  album  con- 
ducentem  me  cuius  maneriei  forent 
diete  gentes,  et  iste  dixit  mihi:  Isti 
sunt  homines  non  habentes  aliud 
boni,  neque  mali  nisì  ut  vides. 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO 


/  t 


luno  i  era  di  marraaro  et  i  era  largo 
do  pie,  et  l'altro  i  era  de  serpentin, 
et  laltro  i  era  de  porfiro,  e  l'altro  i  era 
de  alabastro,  et  l'altro  de  cholor  de 
sasil,  e  molto  deslitegava  tanto  i  era 
la  soa  poUideza.  Pasando  oltra  riva- 
semo  in  una  valle,  in  la  qual  descho- 
reva  una  bellisima  aqua,  in  la  qual 
grande  moltitudine  d' anime  stava, 
chi  chon  le  chavi ,  chi  chon  li  pie, 
chi  chon  le  braze,  chi  chon  le  gambe, 
chi  chon  lo  corpo  mezo,  chi  destexe, 
e  chi  chon  lo  chorpo  in  su,  et  per 
altri  diversi  muodi,  et  tuti  queli  era 
separadi  l'uno  dal  altro.  E  qua  io 
chomenzie  a  domandar  quel  antigo 
padre  che  me  guidava  chi  era  quelli 
li  qual  chazeva  in  quella  aqua  per 
cusi  stranio  muodo.  Lui  me  respoxe 
e  disse:  queste  sono  anime  le  qual  se 
purga  in  questa  aqua  li  suo'  pechati. 


II.  Andando  ancora  più  oltra,  ad 
uno  bellisimo  chastello  arivasemo,  in 
lo  qual  j  era  una  bellisima  mansion 
chom  uno  richo  leto:  et  apresso  uno 
parete  sì  ì  era  una  bellisima  chariega 
ornata  de  pano  d'oro  e  di  seta  luzente. 
E  vezando  tute  queste  cosse  aisi  belle, 
lo  mio  chondutor  me  disse:  fiol  mio, 
non  è  queste  chosse  ben  belle  et  an- 
che quel  leto?  Et  io  respusi:  misser 
si.  Mo  guarda  ben ,  respoxe  el  mio 
condutor,  quello  ch'è  solo  quella  col- 
tra d'oro,  esoto  quella  chariega  ;  e  li 
soto  vidi  ebarboni  de  fuogo  abrasati. 
E  diseme  certamente  per  chi  li  era 
aprestfide  le  dite  pene,  lequal  non 
m'è  lezito  a  nararlle.   E  andassemo 


li.  Et  post  hec  iste  homo  albus 
conduxit  me  ad  quoddam  pulcrum 
castrum,  ubi  erat  magnum  placibile, 
et  in  diclo  castro  sala  erat  una  valde 
pulchra  et  magna,  et  in  medio  diete 
sale  erat  una  cathreda  magna ,  co- 
perta de  uno  panno  auri.  Et  iste  homo 
albas  qui  conducebat  me  ostendit  mihi 
unum  pulchrum  thorum,  et  dixit  mihi: 
non  videtur  tibi;  et,  elevato  copera- 
torio,  dictum  thorum  erat  plenum 
ignis.  Et ,  elevata  coperta  diete  ca- 
trede,  catreda  erat  tota  piena  ignis. 
Et  dixit  mihi:  venias  mecum.  Et  in 
una  camara  me  conduxit,  et  vidi 
unum  regem,  quem  ego  cognoscebam, 
slantem  in  magna  (oia,  super  unam 


78 


L.  FRA.TI 


più  avanti,  e  si  pervegnisimo  a  una 
bella  chamera,  dove  viti  uno  re  che 
sedeva  in  una  sezia  realle ,  lavorata 
d'oro  et  d'ariento,  del  qual  re  jo  a- 
veva  piena  notizia;  e  chomo  a  me 
parve,  el  stava  molto  allegro  et  aveva 
intomo  grande  moltitudine  de  gente, 
la  qual  gente  li  prexentava  zuoxe  et 
molti  altri  zoielli  chon  una  grande 
reverenza.  Et  io  domandie  el  mio 
condutor  che  zente  j  era  quella.  Et 
lui  me  respoxe  e  disse:  questi  sono 
pellegrini,  i  quali  rezevè  elemoxina 
da  questo  re  quando  li  andava  suxo 
lo  so  regname  a  Roma ,  a  san  Ja- 
chomo,  al  Santo  Sepulchro,  a  santa 
Ghaterina  et  alli  Santi  perdoni.  Et 
su  quello  leto  abrasiato  che  tu  vedi 
sapi  che  '1  dito  re  sinde  zasse  tre  ore 
alla  note;  et  questo  è  perchè  quando 
elio  viveva  nel  mondo  senpre  fo  luxu- 
rioso  e  vizioxo  nello  vizio  della 
charne.  E  digote  che  se  questi  poveri 
pellegrini  non  avesse  orado  Christo, 
questo  re  serave  chrudellisimamente 
chruziado  in  quelle  pene  che  xono 
oltra  el  ponte.  Tu  veramente,  quando 
serai  retornado  al  mondo,  fa  ch'el 
digi  ai  suo'  chuxini  quello  che  tu  ai 
vezudo. 


catredam  auri  valde  altam,  et  ma- 
gnam  multitiidinem  gentium  spec- 
tantium  hunc  regem  de  rosis  et  aliis 
pulcris  rebus.  Et  ego  dixi  conductori 
meo  :  que  gentes  sunt  iste?  At  ìlle 
dixit  :  isti  sunt  romei,  quibus  transe- 
untibus  per  terram  dicti  regis  multas 
elemosinas  faciebat.  Catedram,  quam 
in  sala  vidisti,  rex  iste  per  tres  horas 
diei  superius  sedet,  et  per  tres  horas 
noctis  in  dicto  thoro  jacet ,  propter 
luxuriam ,  quam  ad  aliud  mundum 
habebat;  et  si  non  foret  bonum  quod 
fecit  istis  pauperibus,  qui  rogant  deum 
prò  eo,  foret  in  penis  ultra  pontem 
viventis,  ubi  alios  vidisti.  Sed  tu  ad 
aliud  mundum  dices  civibus  suis 
quod  de  dictis  penis  propter  elemo- 
xinas  exire  potest  bene. 


111.  Et  abiando  vezude  queste 
chosse,  a  una  bella  chamera  me  con- 
duse,  dove  viti  una  raina  entro  una 
chaldiera  de  pegolla  che  forte  boiva, 
la  qual  fina  a  le  mamelle  entro  stava; 
et  per  la  grande  pena  ch'ella  soste- 
gneva,  la  soa  voze  infina  al  ziello 
resonava  ;  et  sopra  el  chapo  de  quella 


111.  Et  conduxit  me  ad  quandam 
aliam  camaram,  in  qua  vidi  unam 
magnani  calderiam  picis  multum  for- 
titer  bulientis,  et  in  dieta  calderia 
picis  erat  una  regina  habens  unum 
sbaium  in  ore,  cumquerens  multum 
de  se ,  que  usque  ad  mamillas  illic 
stabat;  et  vidi  tres  corbos  becantes 


TRADIZIONI  STORICHE  DEL  PURGATORIO  DI  S.  PATRIZIO       79 


era  tre  chorvi  grandi,  negri  et  ori- 
beli,  li  qual  devorzava  e  squar/ava 
lo  zelebro.  Et  per  la  gran  paura 
ch'ella  aveva,  intro  la  boiente  pegolla 
infina  alla  bocha  se  somerzeva.  E  ve- 
giando  questo,  desiderava  de  saper 
zio  che  voleva  dir  quelo,  e  chomenziè 
a  domandar  lo  mio  chondutor,  et  elio 
me  respoxe  e  dise:  vedi  tu  questa 
raina?  Sapi  che  la  fo  moier  de  Io  re. 
che  ài  veduto,  et  per  le  gran  pene 
che  ella  porta  la  è  tuta  deflSgurada  ; 
e  porta  questa  pena  perchè  ella  cho- 
messe  avolterio,  et  non  observò  bona 
fede  al  re;  et  anchora  la  porla  una 
altra  pena  che  tre  ore  al  di  ella  senta 
su  quel  trepie  chusi  abrasiado,  e  tre 
ore  alla  note  ella  zaxe  in  quello  leto. 
E  perchè  lo  re  li  porta  bona  fede. 
Dio  non  li  à  dado  li  tormenti  che 
sono  oltra  el  ponte;  perchè  quella 
bona  fede  del  re  le  à  molto  zovado 
perchè  lo  re  li  portava  grande  amor. 

IV.  Andando  più  avanti  nui  intra- 
senio  in  uno  grando  prato  pien  de  ta- 
voli abrasiadi  e  si  viti  molte  anime 
che  stava  impichate  in  queli  tavoli. 
Zoe  che  alguni  leniva  un  brazo,  chi 
tuti  do ,  chi  le  gambe;  chosi  stava 
l'un  diverso  dal  altro,  abiando  diverse 
forme  e  figure.  E  similmente  viti 
anime  arostide  su  spedi  de  fero  abra- 
xadi,  per  la  qual  chossa  domandie  lo 
mio  condutor:  chi  è  questi?  Et  elio 
me  respoxe  edisse  :  questi  si  è  diverse 
persone  che  segondo  li  suo  pechati 
vien  diversamente  afliti  et  flagelladi. 


eam,  ita  quod  in  tantum  in  dieta 
pice  intrabat  (juod  in  ore  eius  pen'e- 
niebat.  Et  ego  dixi  conductori  meo 
quenam  esset  hec  regina.  Et  dixit 
mihi  quod  erat  uxor  regis  quem  bene 
cognoscebam;  sed  etiam  non  quia 
multum  erat  difigurata.  Regina  ista 
erat  multum  luxuriosa  et  male  ob- 
servaverat  id  quod  debebat  cum  ma- 
rito; sed  deus  miseritus  fuit  eorum 
et  in  purgatorio  non  sunt  dampnati. 
Et  simili  modo  stat  regina  in  toro 
e  catreda  die  noctuque  per  dictum 
spacium. 


IV.  Et  duxit  me  ad  quoddam  ma- 
gnnm  pratum,  plenum  florom  colo- 
ribus  zallis,  et  ostendit  mihi  magnam 
multitudinem  hominum  stancium  re- 
versatos  in  dictis  fioribus;  unus  erat 
cum  bracìiio  et  alter  cum  gamba,  et 
erat  multum  disfiguratus  unus  ab  alio. 
Et  ego  dixi  homini  albo  conductori 
meo:  que  gentes  sunt  iste  stantes  in 
istis  fioribus?  Et  ipse  dixit  mihi:  iste 
sunt  gentes  in  isto  purgatorio  stan- 
tes, non  habentes  aliud  boni  nec  mali, 
ut  vides. 


VAR I E  T  A 


xj  JÌL.1S/L  :ei  T  O     I^EI^SI-A-lSrO 


Fra  i  re  persiani  della  casa  dei  Sassanidi  che  tenne  il  regno 
dal  226  al  650  dell'Era  nostra,  va  segnalato  in  ispecial  modo  il 
re  Varahràn  quinto.  Il  quale  regnò  dal  420  al  438,  e  .la  storia 
narra  di  lui  molte  cose,  belle  e  brutte,  tra  le  quali  una  fiera 
persecuzione  dei  Cristiani,  non  voluta  da  lui,  ma  impostagli  dai 
nobili  e  dal  clero  zoroastriano  quando  salì  al  trono,  la  guerra 
con  gl'Imperatori  di  Costantinopoli,  la  guerra  d'Armenia,  la  sua 
aperta  inclinazione  a  favorir  le  idee  socialistiche,  la  sua  predi- 
lezione per  la  caccia  e  le  avventure  amorose. 

Ma  in  Persia,  fino  dalla  più  grande  antichità,  prima  il  popolo, 
poi  la  letteratura  hanno  sempre  avuto  una  inclinazione  grande 
a  trasformare  in  personaggi  da  romanzo  i  personaggi  della  storia 
che  più  degli  altri  toccavano  l'immaginazione  ;  sia  esempio  di  ciò 
il  fatto  di  Ciro  il  grande,  intanto  che  la  stessa  Ciropedia  di 
Senofonte  è  romanzo  che,  secondo  alcuni,  deve  aver  avuto  di  là 
la  sua  origine.  Ora,  anche  intorno  a  Varahràn  quinto,  trasfor- 
matone il  nome  nel  corrispondente  Behràm  che  è  la  forma  per- 
siana, mentre  l'altra  è  la  pehlevica,  s'immaginò  presto  e  si  scrisse 
in  Persia  un  bello  e  copioso  romanzo,  nel  quale  il  giovane  e  ca- 
valleresco signore  è  trasformato  in  una  specie  di  Riccardo  Cuor 
di  Leone,  poeta  anch' egli  (i  Persiani  credono  che  Behràm  sia 
stato  l'inventore  del  verso  persiano)  e  amante  delle  avventure, 
cacciatore  assiduo,  amante  di  mescolarsi  col  suo  popolo,  di  ap- 
pagarlo in  ogni  sua  brama  fino  al  punto  di  condonar  gli  annui 
tributi  e  di  chiamar  dall'  India  diecimila  musici  da  piazza  per 


VARIETÀ  81 

divertirlo  nelle  ore  d'ozio  cantando  in  pubblico.  Il  tempo  in  cui 
visse  Behràm,  fu  tempo  propizio  alla  prima  formazione  popolare 
di  molti  romanzi  ;  ma  essi  dovettero  prender  forma  più  consistente 
e  dovettero  cominciare  ad  esser  scritti  più  d"uu  secolo  dopo,  sotto 
il  regno  di  Ghosroe  il  grande  (531-578  d.  C),  allorquando  questo 
re  favori  in  modo  straordinario  le  lettere  e  la  cultura  in  gene- 
rale. Al  tempo  di  Ghosroe,  oltre  al  far  venire  dall'India  il  giuoco 
degli  scacchi  ed  il  famoso  libro  di  Kalila  e  Dimna  che  poi,  per 
le  versioni  arabiche,  doveva  spargersi  per  tutto  l'occidente,  fu 
dato  anche  un  pensiero  alla  storia  del  paese  e  allora  soltanto  le 
storie  degli  antichi  re,  cominciando  dai  leggendari,  furono  tutte 
ordinate  e  raccolte  in  un  libro  in  lingua  pehlevica  che  fin  d'allora 
si  disse  il  Khotài-nàmak,  cioè  il  libro  dei  Re.  Questo  libro  dei 
Re  è  pervenuto  a  noi  in  due  redazioni  posteriori,  una  è  quella  in 
prosa  araba,  conservataci  nella  cronaca  di  Tabari  (838-922  d.  G.), 
l'altra  è  la  composizione  poetica,  in  persiano,  di  Firdusi  (940- 
1020  d.  G.). 

Qual  valore,  come  storia,  abbia  tutta  questa  compilazione  in- 
cominciata nel  sesto  secolo,  si  può  assai  facilmente  comprendere. 
Essa  è,  per  la  parte  antica,  tutta  composta  di  tradizioni  epiche 
che  si  trovan  già  neìVAvesta  e  formano  la  vera  epopea  persiana, 
intanto  che,  esaurite  quelle  tradizioni,  la  compilazione,  con  molta 
disinvoltura,  passa  al  romanzo  d'Alessandro  Magno  e  dopo  questo 
ai  romanzi  dei  re  Sassanidi.  E  diciamo  romanzi,  perchè  di  storia 
vera  c'è  ben  poco  e  questa  o  travisata  o  tutta  a  frammenti,  lad- 
dove la  narrazione  romanzesca  vi  tiene  ampiamente  il  campo, 
raccolta  dal  compilatore  cronista,  perchè  di  vera  storia  non  ne 
sapeva  nulla,  rivestita  con  predilezione  di  splendida  forma  da 
Firdusi,  perchè  materia  assai  più  acconcia  a'  suoi  intenti  poetici. 
Perciò,  chi  in  queste  composizioni  orientali  (pehleviche,  arabiche, 
persiane)  volesse  imparar  la  storia  dei  Sassanidi,  imparerebbe 
ben  poco;  ma  vi  troverebbe  intrecciati  molti  romanzi,  come  quello 
di  Ardeshìr,  fondatore  della  potenza  Sassanidica  (226-241  d.  C.), 
quello  di  Behràm  del  quale  ora  c'intratteniamo,  quello  di  re 
Khusrev  (590-628  d.  G.)  e  di  Shìrina,  che  è  pietosissima  storia 
d'amore,  quello  di  Behràm  Giùbìneh,  un  ribelle,  una  specie  di 
Wallenstein  persiano,  che  tentò  di  rapir  la  corona  reale,  oltre 
molte  altre  narrazioni  romanzesche  di  minor  conto.  S'intende  che 
i  due  ultimi  romanzi  furono  aggiunti  poi  alla  compilazione  che 
è  antecedente,  del  tempo  di  Ghosroe  il  grande. 

Ora,  tutte  queste  compilazioni  e  tutti  questi  romanzi  del  Medio 

GiornaU  ttoricù,  XVU,  fase.  49.  9 


82  I.  PIZZI 

Evo  persiano,  scritti  in  una  lingua  difficilissima  che  era  la  peh- 
levica,  sono  andati  interamente  perduti.  Soltanto  ci  resta  il  ro- 
manzo di  ArdesMr  in  una  scrittura  pehlevica  del  sesto  o  settimo 
secolo,  di  cui  ci  ha  dato  una  traduzione  il  Noldeke  (Gottinga,  1879), 
e  qualche  altro  frammento.  Però,  se  la  forma  originale  è  perduta, 
abbiamo  i  rifacimenti  posteriori;  e  sappiasi  intanto  che  molte 
opere,  anche  le  più  belle  e  importanti  della  letteratura  araba  e 
persiana  dal  nono  secolo  in  poi,  non  sono  altro  che  altrettanti 
rifacimenti  d'antiche  opere  pehleviche. 

Pertanto,  quanto  al  romanzo  di  re  Behràm  in  particolare,  noi 
abbiamo  diversi  rifacimenti  posteriori,  cioè  nella  cronaca  di  Ta- 
bari  (pag.  85-112,  ed.  Noldeke),  nel  Libro  dei  Re,  di  Firdusi 
(voi.  VI,  pag.  209-482  della  mia  trad.),  in  un  romanzo  di  Nizàmi, 
in  molte  altre  compilazioni  storiche,  filosofiche,  romanzesche, 
arabe  e  persiane,  come,  per  esempio,  nel  libro  /  Conforti  Po- 
litici d'Ibn  Zafer,  arabo  siciliano  del  XII  secolo,  tradotto  e  pub- 
blicato  dall'Amari  (Firenze,  Le  Mounier,  1851). 

Notate  cosi  alla  breve  l'origine  e  la  natura  del  romanzo  per- 
siano, fermiamoci  a  quello  di  Nizàmi  che  ora  c'interessa  di  più, 
perchè  in  esso  troviamo  una  curiosa  somiglianza  con  1'  Ameto 
del  nostro  Boccaccio.  Firdusi  e  Tabari  e  gli  altri  narrano  di  re 
Behràm  molte  cose;  il  primo,  in  ispecial  modo,  dice  lungamente 
delle  sue  avventure  d'  amore ,  delle  sue  cacce,  del  diletto  che 
prendeva  nell'ascoltar  antiche  ballate  cantate  da  fanciulle  del 
popolo,  delle  spogliazioni  dei  ricchi  avari  in  favore  dei  poveri, 
come  quella,  lepidamente  narrata  dal  gran  poeta,  di  Abraam 
giudeo  (voi.  VI,  pag.  274  e  segg.  della  mia  trad.).  Ma  in  Nizàmi 
c'è  un  particolare  nuovo,  che  non  si  trova  in  altri.  Facciamo 
intanto,  brevemente,  il  sunto  del  romanzo.  Detto  della  nascita  di 
Behràm,  il  poeta  ne  descrive  lungamente  l'educazione  presso  i 
principi  arabi  di  Hìra,  tributari  dei  re  di  Persia.  Il  vecchio  e 
saggio  Nomàn  che  l'educava,  gl'insegne  tutte  le  arti  gentili,  in 
ispecial  modo  quella  della  caccia,  e  per  lui  fabbricò  un  mera- 
viglioso palazzo,  detto  il  Khavernak.  In  esso  abitava  il  giovane  ; 
e  un  giorno  ch'egli  penetrò  in  una  stanza  appartata,  vi  trovò 
dipinte  sette  fanciulle  bellissime,  delle  quali  tutte,  senza  ch'egli 
mai  le  avesse  vedute,  s'innamorò  d'un  tratto.  Erano  di  sette  na- 
zioni, cioè,  un'indiana,  una  tartara,  una  slava,  una  del  Marocco, 
una  greca,  una  del  Khorassan,  una  persiana  della  stirpe  degli 
antichi  re.  Muore  intanto  il  padre  di  Behràm,  Yezdeghird  I  re 
di  Persia,  detto  il  malo  (420  d.  C),  e  il  giovane  principe  abban- 


VARIETÀ  83 

dona  subitamente  Hìra  e  il  palazzo  meraviglioso  per  altre  cure. 
La  corona  gli  è  contrastata,  ma  egli  si  sottomette  alla  prova  di 
rapirla  fra  due  leoni  e  vince.  Diventato  re.  le  faccende  dello  stato 

10  distolgono  dai  suoi  sollazzi  prediletti;  ma  poi  pacificato  il  regno, 
egli  ritorna  alle  sue  cacce  e  scorre  monti  e  pianure,  finché,  tor- 
nato col  pensiero  alle  sette  fanciulle  vedute  nel  palazzo  di  Hìra, 
si  propone  di  rintracciarle.  Fattele  perciò  dimandare  ai  rispettivi 
parenti  da'  suoi  messaggeri,  tutte  le  ottiene  in  ispose  e  tutte  fa 
poscia  collocare  in  un  bellissimo  palazzo  fatto  fabbricare  per  loro. 

11  palazzo  è  diviso  in  sette  quartieri,  ciascuno  posto  sotto  l'in- 
fluenza di  uno  dei  sette  pianeti,  ornato  ciascuno  di  drappi  di 
colore  diverso  (perciò  sette  colori),  di  gemme  di  colore  diverso. 
Il  giovane  principe,  tornato  dalla  caccia,  si  reca  a  visitare  le 
sette  principesse,  una  per  sera  (perciò  sette  giorni),  vestito  ogni 
sera  di  drappi  di  color  diverso,  intanto  che  ciascuna  è  vestita 
dello  stesso  colore  del  principe  e  si  trova  nel  quartiere  di  quello 
stesso  colore.  Perciò,  la  sera  di  sabato,  egli,  vestito  di  nero,  si 
reca  dalla  principessa  indiana,  vestita  di  nero,  nel  quartier  nero, 
sotto  l'influenza  di  Saturno;  la  sera  di  domenica,  sotto  l'influenza 
del  Sole,  vestito  di  giallo,  si  reca  nel  quartiere  giallo,  dalla  prin- 
cipessa tartara  vestita  di  giallo;  e  cosi  seguita  per  i  restanti 
giorni  della  settimana,  passando  in  ordine  per  i  colori  verde, 
rosso,  azzurro,  biondo,  bianco,  rispettivamente  sotto  l' influenza 
della  Luna,  di  Marte,  di  Mercurio,  di  Giove,  di  Venere.  Ciascuna 
delle  principesse  racconta  al  principe  cacciatore  che  sta  ad  ascol- 
tarla estatico,  una  particolare  storia  d'amore,  finita  la  quale  essa 
fa  l'elogio  del  colore  di  essa  veste,  dicendo,  per  esempio,  quella 
del  rosso  che  il  rosso  simboleggia  il  sangue,  la  porpora  dei  re, 
la  rosa,  le  gote  delle  belle  fanciulle.  Alla  fine  delle  sette  sere 
passate  tanto  piacevolmente,  re  Behràm  ritorna  alle  faccende 
dello  stato;  vince  i  barbari  dell'Asia  settentrionale  (ciò  è  storico), 
punisce  un  ministro  infedele,  finché  un  giorno,  andato  a  caccia,  ve- 
desi  comparire  dinanzi  un  onagro  meraviglioso  dal  pelo  rilucente 
che  egli  si  mette  ad  inseguire  con  insolito  ardore.  La  non  più 
veduta  fiera  fugge  sempre,  e  il  re  che  l'insegue  accecato  dal 
destino,  sparisce  agli  occhi  dei  cortigiani  che  lo  seguono  da  lon- 
tano, dentro  una  oscura  caverna  in  cui  s'era  cacciato  l'onagro 
meraviglioso.  Inutilmente  lo  cercarono  in  quelle  tenebre  i  cor- 
tigiani; la  madre  di  lui  fece  scavare  il  terreno  spendendo  tesori, 
ma  tutto  fu  inutile.  Anche  ai  nostri  giorni  si  mostra  per  tradi- 
zione il  luogo  in  cui  spari  il  nobile  signore  in  quel  giorno  fatale. 


84  I.  PIZZI 

Tale  è  il  poema  di  Nizàmi,  uno  dei  più  bei  poemi  romanzeschi 
della  letteratura  persiana,  che  porta  il  titolo  di  Heft  Peyker, 
cioè  Le  sette  beltà,  dalle  sette  fanciulle  che  vi  hanno  tanta  parte. 
Ne  esiste  un  manoscritto  alla  Laurenziana  di  Firenze  in  un  vo- 
lume che  contiene  altri  quattro  poemi  di  Nizàmi;  non  ne  esiste 
nessuna  edizione  europea  ed  è  difficilissimo  da  trovare  (1).  Ni- 
zàmi, il  principe  dei  poeti  romanzeschi  persiani,  era  nativo  di 
Gangia  nella  Persia  settentrionale;  nacque  nel  1140  d.  C.  e  mori 
nel  1201;  nel  1196  fini  il  poema  di  cui  ora  si  è  tenuto  parola. 

Nel  quale,  se  non  erro,  molte  somiglianze  si  trovano  con  VA- 
meto  del  Boccaccio.  Prima  in  ispecial  modo,  la  condizione  di 
Behràm  giovane  cacciatore  allevato  nei  deserti,  come  Ameto 
vissuto  sempre  nei  boschi  alla  caccia.  L'uno  e  l'altro  s'innamo- 
rano di  sette  donne  vestite  di  colori  diversi,  le  quali  all'  uno  e 
all'altro  raccontano  sette  storie  d'amore,  una  per  ciascuna.  Questa 
è  l'orditura  fondamentale  dei  due  romanzi,  questo  è  il  pernio,  si 
può  dire,  intorno  a  cui  aggira  tutta  l'azione.  Se  il  Boccaccio  diede 
carattere  classico  al  suo  racconto  principale  e  ai  sette  racconti 
secondari  ;  se  vi  parlò  di  Driadi  e  di  tante  altre  cose  della  poesia 
classica  pastorale,  è  cosa  che  facilmente  si  può  intendere,  con- 
siderata la  natura  degli  studi  del  Boccaccio;  ma  l'orditura  non 
è  sua,  non  è  classica,  e  non  ha  alcun  significato,  laddove  nel 
persiano  ha  significato  vero,  connettendosi  alle  dottrine  astrolo- 
giche, a  tutto  un  sistema  filosofico  e  religioso,  e  avendo  pure  in 
Oriente  altri  riscontri  assai  più  antichi,  come  ora  vedremo.  Del 
resto,  se  il  romanzo  persiano  ha  per  eroe  un  personaggio  storico, 
Behràm,  ciò  vuol  dire  che  il  popolo  e  poi  Nizàmi  o  qualche  altro 
prima  di  lui  ha  applicato  a  un  re,  divenuto  di  fama  popolare, 
un'antica  favola  ;  perchè,  si  badi,  nessuno  vorrà  credere  che  re 
Behràm,  al  quinto  secolo,  uccidesse  anche  fatati  dragoni  come 
raccontano  Nizàmi  e  Firdusi.  Nizàmi  non  fece  che  raccontare  ciò 
che  trovò  nelle  sue  fonti  (ed  egli  stesso  lo  dice),  che  dovevano  di- 
scendere a  lui  da  quel  Medio  Evo  persiano  cosi  ricco  di  romanzi, 
come  avanti  abbiam  veduto.  Allora  certamente,  e  non  si  sa  da 
chi,  l'antica  favola  del  cacciatore  innamorato  delle  sette  fanciulle 
dai  sette  colori,  narratrici  di  sette  storie  d'amore,  fu  applicata  al 
re  Behràm  forse  perchè  egli  fu  veramente  gran  cacciatore  e 
amante  appassionato  delle  avventure  galanti. 


(1)  La  mia  edizione  è  di  Teheran,  avuta  con  molto  stento  per  mezzo  del 
nostro  Incaricato  d'affari  in  Persia. 


VARIETÀ  85 

Quanto  ai  nomi,  si  può  dire  che,  data  per  vera  la  supposizione 
ora  fatta,  il  primitivo  eroe  persiano  doveva  avere  altro  nome  da 
quello  di  Behràm  che  lo  soppiantò.  Farne  la  ricerca,  credo  che, 
almeno  per  ora,  sarebbe  opera  disperata.  Ma  l'eroe  del  Boccaccio 
è  Ameto,  e  questo  nome  non  è  classico,  e  in  greco,  per  quel  che 
io  so,  non  si  trova  come  nome  proprio.  Ora,  molte  opere  persiane 
son  venute  in  Occidente  sotto  veste  araba,  per  esempio,  le  Mille 
e  una  notte,  e  il  nome  Ameto  potrebbe  essere  l'arabo  Ahmed 
che  nel  Medio  Evo  si  trascriveva  dagli  Occidentali  Achmet  e 
Achmete  e  Achmeto;  cosi  Ahmed  sarebbe  nome  arabo  sostituito 
al  persiano  dell'antico  romanzo  ora  perduto.  La  congettura  è  ri- 
schiosa, lo  so.  Ma  chi  penserebbe  che  un  poema  spagnuolo  del 
dodicesimo  secolo,  come  ha  trovato  il  Ticknor,  raccontando  la 
storia  di  Giuseppe  figlio  di  Giacobbe  dice  cose  che  non  si  trovano 
che  nel  poema  di  Giuseppe  composto  da  Firdusi  dopo  il  Libro 
dei  Re  ?  Il  poema  è  in  lingua  spagnuola,  ma  scritto  in  caratteri 
arabi,  ciò  che  pure  manifesta  la  sua  derivazione  orientale. 

Ma  torniamo  ai  nomi.  È  certo  che  i  nomi  dati  dal  Boccaccio 
alle  sette  fanciulle  hanno  significato  e  che  le  stesse  fanciulle 
rappresentano  le  tre  virtù  teologali  e  le  quattro  cardinali,  onde 
il  poema  tutto  assume  significato  simbolico  e  allegorico.  Il  Landau, 
il  Koerting,  hanno  trovato  i  significati  dei  nomi,  e  il  Crescini  vi 
ha  indovinato  ingegnosamente  molte  allusioni.  Anche  i  nomi  del 
romanzo  persiano  hanno  significato  letterale  e  simbolico  ;  e  qual 
''  mai  romanzo  orientale  in  cui  i  nomi  non  siano  simbolici?  Ma 
1  copisti  del  poema  hanno  stranissimamente  contrafiatti  i  nomi 
che  però  variano  da  manoscritto  a  manoscritto.  Alcuni  però  sono 
ancora  riconoscibili,  per  esempio  Khórek,  piccolo  sole,  che  è  il 
nome  della  principessa  indiana;  Durusni,  forse  il  pehlevico  Dà- 
rishnih,  cioè  Fortezza,  nome  della  principessa  persiana;  Azer- 
gùna,  cioè  l'infocata,  nome  della  principessa  del  Marocco  ;  Nimet- 
nàz,  nome  mezzo  arabo  e  mezzo  persiano,  che  significa  Diletto 
di  grazia,  nome  delia  principessa  tartara;  Nesrìnbùs,  bacio  di 
•osa,  nome  della  principessa  slava.  Per  tal  via  e  anche  per  i 
noi  sette  racconti,  alcuni  dei  quali  hanno  nomi  e  fatti  di  signi- 
ficato allegorico,  il  poema  persiano  prende  in  gran  parte  signi- 
ficato di  allegoria;  e  sappiasi  che  Nizàmi  appunto  fu  uno  dei 
primi,  se  non  il  primo,  che  ai  racconti  romanzeschi  diede  signi- 
ficato mistico  e  allegorico.  Così,  nel  suo  poema  su  Alessandro 
Magno  {Jshendei^-nómeh),  egli  del  gran  capitano  fa  un  filosofo 

un  profeta  che  prima  di  morire  proclama  essere  il  misticismo 


86  I.  PIZZI 

la  dottrina  perfetta  e  la  vita  ascetica  vero  stato  di  perfezione. 
Firdusi  che  gli  è  anteriore  d'un  secolo  e  mezzo,  è  puramente 
epico  e  romanzesco,  e  non  ha  omhra  di  allegoria. 

Quanto  ai  colori  che  nel  romanzo  del  Boccaccio  non  sembrano 
aver  significato,  nel  persiano,  per  la  dottrina  degl'influssi  dei 
sette  pianeti,  hanno  significato  e  sono  al  loro  vero  posto.  Nò 
questo  è  il  solo  esempio  nella  poesia  persiana.  Firdusi  lungamente 
e  con  molti  particolari  descrive  il  famoso  trono  fatto  fabbricare 
da  re  Khusrev  Pervìz  che  regnò  dal  590  al  628  d.  C,  e  nel  quale, 
tra  le  altre  cose  mirabili,  le  parti  eran  fatte  e  disposte  secondo 
il  numero  di  sette,  e  v'erano  anche  dipinti  i  sette  pianeti.  E  non 
è  sfuggita  neanche  ad  altri  la  somiglianza  tra  il  palazzo  di  Behràm 
fabbricato  con  dipintura  di  sette  colori  e  le  sette  mura  a  sette 
colori  che  re  Deioce,  al  dir  di  Erodoto,  cinse  intorno  ad  Ecbatana 
con  evidente  intenzione  di  simboleggiarvi  i  sette  pianeti  (1).  E 
per  tornare  al  romanzo,  ecco  che  Nizàmi  ci  racconta  pure  che 
l'architetto  Simnàr  proponeva  ancora  al  re  di  Hìra  di  fabbricargli 
un  altro  palazzo  che  doveva  avere  sette  cupole,  ciascuna  di  color 
diverso,  laddove  il  primo  palazzo  detto  il  Khavernak  non  ne 
aveva  che  tre  con  tre  soli  colori.  Ma,  nel  poema  di  Nizàmi,  sono 
da  notarsi  altre  tre  cose  che  non  hanno  che  fare  con  VAnwto  ; 
hanno  tuttavia  somiglianza  con  altre  cose  nostre.  Tra  le  storie 
d'amore  raccontate  dalle  sette  belle  al  re  Behràm,  trovasi  quella 
della  principessa  di  cui  è  promessa  la  mano  a  quel  tale  che  scio- 
glierà certi  diflScilissimi  indovinelli  da  lei  proposti.  Già  l'Hammer 
aveva  notato  la  somiglianza  del  racconto  con  il  fatto  che  Carlo 
Grozzi  e  lo  Schiller  hanno  ridotto  a  dramma,  sotto  il  nome  di 
Turandot,  che  è  il  nome  della  principessa.  Ora  si  può  aggiun- 
gere che  Turandot  è  nome  persiano,  tàràn-dohht,  cioè  la  figlia 
del  Turan,  col  quale  i  Persiani  sogliono  designare  l'Asia  setten- 
trionale compresa  la  Gina;  Nizàmi  dice  che  la  sua  principessa 
era  appunto  di  quelle  parti,  e  lo  Schiller  la  dice  principessa  ci- 
nese. Ancora;  Behràm  s'innamora  delle  sette  principesse  senza 
che  egli  le  abbia  mai  vedute.  L' innamorarsi  così ,  massime  al 
sentir  le  lodi  e  la  descrizione  della  bellezza  di  tal  garzone  o  di 
tale  fanciulla,  è  tratto  che  si  trova  in  quasi  tutti  i  poemi  e  ro- 
manzi persiani.  Due  esempi  se  ne  trovano  nel  Libro  dei  Re,  di 
Firdusi;  negli  altri  poemi  di  Nizàmi  ne  abbiamo  altri  due  oltre 


(1)  Erodoto  I,  98;  Journal  of  Geogr.  Society,  voi.  I,  1,  p.  127. 


VARIETÀ  87 

questo  di  Behràm,  e  così,  nei  ciclici  della  scuola  di  Firdusi,  nei 
romanzi  di  Assàr,  di  Kirmàni,  di  Giàmi,  a  decine,  fino  ad  assu- 
mere questo  tratto  speciale  un  significato  mistico  presso  i  poeti 
mistici,  per  il  quale  l'amante  è  l'anima  clie  sospira  all'amica  sua 
non  mai  veduta,  e  quest'amica  è  Iddio  medesimo.  Veggasi  perciò, 
per  tacere  dei  molti  lirici  che  toccano  questo  punto,  la  storia  di 
Pìrùz  nel  poema  mistico  persiano  La  sostanza  dell'essere  di  Attàr, 
morto  nel  1229  d.  C.  Pìrùz,  dopo  mille  stenti,  giunto  a  vedere  per 
la  prima  volta  il  bellissimo  Yùsuf  (^imbolo  della  beltà  divina),  gli 
muore  ai  piedi,  come  ai  piedi  della  contessa  di  Tripoli  moriva 
il  sire  di  Blaia  intanto  che  egli  aveva  potuto  vederla  per  la  prima 
volta.  Finalmente  lo  sparire  di  Behràm  intanto  ch'egli  insegue 
con  ardore  una  fiera  per  il  deserto,  troppo  somiglia  allo  sparir 
di  Teodorico  intanto  che  insegue  un  cervo,  soggetto  di  bellissima 
poesia  di  G.  Carducci,  perch'io  qui  mi  fermi  a  dirne  di  più. 

Nel  far  questo  confronto  dell'ornato  e  di  altre  cose  nostre  col 
romanzo  persiano,  forse  anche  troppo  ci  siam  dilungati  ;  ma  era 
necessario.  Perchè,  cosi  facendo,  abbiam  veduto  e  le  origini  e 
le  ragioni  e  il  significato  di  certi  particolari,  laddove  il  metterli 
semplicemente  accanto,  senza  nulla  dirne,  non  ne  avrebbe  fatto 
conoscere  l'importanza  qualunque  essa  sia.  Se  potremo  far  tanto, 
speriamo  un  giorno  di  metter  fuori  anche  altre  somiglianze  che 
sono  tra  molte  opere  letterarie  nostre  del  Medio  Evo  e  altre  per- 
siane che  vanno  dal  nono  al  tredicesimo  secolo,  somiglianze  di 
ordito,  d'intonazione,  di  disegno.  Per  ora  basti  questo  saggio. 

Italo  Pizzi. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 


LUIGI  ROSSI-CASE.  —  Di  maestro  Benvenuto  da  Imola  com- 
mentatore dantesco.  Studio.  —  Pergola,  tip.  Gasperini,  1889 
(8°  picc,  pp.  ix-222). 

Era  viva  negli  studiosi  la  speranza  che  la  pubblicazione  da  tanto  tempo 
desiderata  ed  attesa  del  Commentario  dettato  da  Benvenuto  Imolese  intorno 
al  poema  dantesco  lor  facesse  conoscere  ad  un  tempo  l'opera  e  l'autore;  che 
se  dell'  una  pochi  frammenti  soltanto  eran  venuti  alla  luce  —  per  passar 
sotto  silenzio  l'indigesto  raffazzonamento  dovuto  al  Tamburini  — ,  dell'altro 
presso  gli  stessi  più  autorevoli  storici  della  nostra  letteratura  non  si  rinve- 
nivano se  non  scarse,  inesatte  e  contradditorie  notizie.  Ma  la  splendida  edi- 
zione fiorentina  del  Commento  appagò  soltanto  in  parte  codeste  speranze.  Se 
l'opera  veniva  finalmente  tutta  a  nostra  cognizione,  non  così  poteva  dirsi  del- 
l'autore ;  poiché  le  poche  pagine  che  l'editore  dedica  nella  prefazione  sua  a 
Benvenuto  son  diventate,  per  cosi  dire,  il  ritrovo  di  quante  erronee  ed  in- 
fondate affermazioni  andavansi  da  secoli  spacciando  sul  conto  del  maestro 
Imolese;  anzi  dagli  errori  inveterati  se  ne  scorgon  ivi  rampollare  de'nuovi. 
E  chi  non  conosce  infatti  di  quali  frutti  sogliano  farsi  apportatrici  le  citazioni 
di  quarta  o  di  quinta  mano?  La  monografia  sulla  vita  e  gli  scritti  del  Ram- 
baldi  che  il  prof.  R.  C.  or  non  è  molto  ci  ha  presentata,  risponde  adunque 
fuor  di  dubbio  al  voto  generale  degli  studiosi. 

Ma  il  libro  del  giovane  professore  soddisferà  desso  interamente  questo 
voto  ?  Se  io  l'affermassi,  il  Rossi-Case  sarebbe  il  primo  a  dubitare  della  mia 
asserzione ,  perchè  egli  medesimo  nel  corso  del  suo  lavoro  si  è  più  volte 
dovuto  accorgere  come  la  natura  stessa  del  terreno  che  percorreva  lo  co- 
stringesse ad  avanzare  un  poco  all'  avventura.  Diciamolo  adunque  schiet- 
tamente: tal  quale  è  questo  lavoro  non  appagherà  pienamente  le  esigenze 
della  critica.  Ninno  infatti  può  dirlo  uno  studio  veramente  compiuto  e  pog- 
giato insieme  sulla  salda  ed  inconcussa  base  de'  fatti  pienamente  accertati. 
Ma,  non  si  deve  dimenticare  che  la  colpa,  se  colpa  c'è,  non  ricade  intera 
sull'autore.  La  storia  letteraria  della  fine  del  trecento  e  del  principio  del 
quattrocento  è  stata  fin  qui ,  rispetto  allo  sviluppo  degli  studi  classici ,  a 
mala  pena  sfiorata.  Pressoché  tutti  i  letterati  di  quell'età  attendono  ancora 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  89 

chi  ne  illustri  la  vita  e  gli  scritti;  lavoro  ingrato  ed  uggiose  forse,  che 
non  offre  se  non  tenui  compensi,  ma  che  pur  è  forza  compiere,  perchè  al- 
lora soltanto,  e  non  prima,  potremo  delineare  un  quadro  largo,  geniale  ed 
insieme  rigorosamente  esatto  della  vita  letteraria  di  quell'  età.  Ck)me  degli 
altri  suoi  coetanei  succede  di  Benvenuto.  Per  illustrarne  la  biografia  e  l'in- 
gegno non  basta  rivolgersi  al  suo  Commentaiio:  questo  ci  potrà  dare,  ed  è 
moltissimo,  i  colori  per  ritrarne  il  carattere,  i  criteri  per  giudicarne  la  dot- 
trina, ma  non  tutti  i  dati  indispensabili  per  ricostruirne  la  vita.  Accingersi 
dunque  a  dettare  la  biografia  di  Benvenuto  senza  aver  prima  esplorato  pa- 
zientemente molti  e  molti  depositi  scientifici  era  quanto  esporsi  al  pericolo 
di  non  riuscire  interamente  nell'impresa.  E  che  io,  così  dicendo,  non  m'al- 
lontani dal  vero ,  il  libro  stesso  del  R.  C.  lo  dimostra.  Quale  infatti  n'  è 
la  parte  più  solida  e  più  autorevole?  Quella  appunto  che  tratta  della  fa- 
miglia  e  della  nascita  di  Benvenuto,  perchè  il  Rossi,  dimorando  ad  Imola, 
ha  potuto  esaminare  documenti  rimasti  ad  altri  quasi  sconosciuti.  Ck)sicchè 
la  sua  monografia  ci  piesenta  accanto  a  capitoli  ben  fatti  e  che  segnano  un 
notevole  progresso  sui  lavori  antecedenti,  altri  in  cui  si  ripetono  e  fors'anche 
s'inciprigniscono  errori  già  avvertiti  e  corretti.  —  Ma  bastino  questa  osser- 
vazioni d'indole  generale  :  i  lettori  gradiranno  meglio  un'analisi  del  libro  che 
permetta  loro  di  formarsi  un  concetto  esatto  del  buono  ed  anche  del  men 
buono  che  in  esso  si  contiene. 

Lo  studio  del  R.  C.  va  diviso  in  quattro  parti.  La  prima  è  dedicata  a  nar- 
rare la  vita  di  Benvenuto;  la  seconda  ne  esamina  il  carattere;  la  terza  ne 
riflette  le  opere;  la  quarta,  sotto  forma  d'appendice,  racchiude  un  certo  nu- 
mero di  ricerche  intomo  al  maggior  lavoro  dell'Imolese ,  il  Commento  dan- 
tesco. 

La  «  biografia  di  Benvenuto  »  (pp.  1-99)  si  apre  con  un  breve  capitoletto 
sul  suo  nome.  Benvenuto  dee  continuarsi  a  chiamar  Rambaldi,  come  s'è  fatto 
sin  qui?  11  R.  C.  afferma  di  no  per  la  ragione  che  i  documenti  contempo- 
ranei non  serban  tracce  di  quest'appellazione.  Le  carte  imolesi,  egli  dice, 
nominan  Benvenuto  «  Compagni  »,  cioè  figlio  di  Compagno  ;  i  codici  delle 
sue  opere,  scritti  in  varie  parti  d'Italia,  soglion  dirlo  «  Benvenuto  da  Imola  »  : 
e  come  i  codici  altre  testimonianze  più  autorevoli,  che  il  R.  C.  omette  (1  , 
dimostrano  che  ne'  luoghi  ov'egli  abitò.  Benvenuto  fu  conosciuto  general- 
mente come  "  rimolese  ».  Da  ciò  consegue,  secondo  il  R.  C,  che  sia  «  da 
«scartarsi  il  cognome  di  Rambaldi,  se  vera  e  scrupolosa  giustizia  storica 
«  si  vuole  osservare,  perchè  inesatto  »;  perchè  Benvenuto  «  non  lo  conobbe  ». 
Anzi  :  «'  quando  Benvenuto  nasceva,  il  cognome  di  Rambaldi  taceva  già  da 
<  mezzo  secolo  e  più  in  sua  famiglia  ».  Esso  non  fu  applicato  a  Benvenuto 
se  non  «  un  secolo  e  mezzo  circa  dopo  la  sua  morte  »  (p.  4). 

Qui  bisognerà  rimettere  un  po'  le  cose  a  posto.  Donde  esce  innanzi  tutto 
questo  cognome  di  *  Rambaldi  »?  Se  noi  esaminiamo  i  documenti  riuniti  dal 
R.  C.  intorno  alla  famiglia  di  Benvenuto  troviamo  che  il  nonno  di  costui  si 
chiamava  «  Anchibenes  Rambaldi  ».  altrimenti  detto  —  e  questa  appellazione 


(1)  Voglio  alladere  alle  epistole  del  Salatati,  il  qule,  aia  KriTeDdo  a  Benvennto,  sia  nominaii- 
dolo  la  lettere  dirette  ad  altri,  lo  dice  mmpn  d»  Imtofa. 


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ci  riesce  oscura  —,  «  Btriictae  »  (1).  «  Anchihenes  Rambaldi  ,>  dee  intendersi 
«  Anchiliene  di  Rambaldo  »;  Rambaldo  adunque  ci  si  presenta  come  il  ca- 
postipite della  famiglia.  Posto  ciò  in  sodo,  perchè  vorremo  noi  negare  che 
Compagno  figlio  di  Anchibene  abbia  potuto  chiamarsi  «  Compagnus  Anchi- 
«  benis  Rambaldi  »  e  Benvenuto  suo  figlio  «  Benvenutus  Compagni  Anchi- 
«  benis  Rambaldi  »?  (2).  Ma  se  tutti  facevano  così!  Vero  è  che  il  R.  G,  sog- 
giunge :  Sarà,  ma  i  documenti  Imolesi  attestano  che  Benvenuto  si  dicea  sol- 
tanto Compagni.  Sta  bene:  quali  e  quanti  sono  questi  documenti?  Uno  solo, 
l'atto  con  cui  nel  1365  gli  Imolesi  eleggono  a  loro  ambasciatore  Benvenuto. 
Il  R.  G.  converrà  con  me  che  un  sol  documento  non  può  permettere  di 
venire  a  conclusioni  così  definitive  com'egli  fa.  Esso  dimostra  che  in  Imola 
Benvenuto  si  chiamava  «  di  Compagno  >>  ;  non  già  che  non  si  chiamò  mai 
Rambaldi.  In  tempi,  come  quelli  che  videro  nascere  il  nostro  grammatico,  in 
cui  i  cognomi  erano  tanto  variabili,  nulla  di  più  facile  che  trovar  persone,  le 
quali  a  seconda  de'  tempi,  de'  luoghi,  delle  circostanze,  desser  nuova  forma 
al  loro  casato.  Per  citare  un  esempio  che  mi  è  famigliare,  Coluccio  Salutati 
si  trova  chiamato  «  Goluccius  Pieri  » ,  «  Coluccius  de  Stignano  » ,  «  Coluc- 
«  cius  de  Salutatis  »  :  e  queste  tre  forme  si  rinvengon  tutte ,  non  solo  in 
atti  contemporanei ,  ma  in  documenti  usciti  dalla  sua  penna  medesima! 
Come  dunque  è  possibile  affermare  che  Benvenuto  non  portò  «  mai  »  il  suo 
nome  gentilizio,  quel  nome  che  gli  troviamo  attribuito  in  un  documento 
pubblico  bolognese  del  1398  (3)  e  che  si  ripete  in  più  manoscritti  delle  sue 
opere  fin  dai  primi  anni  del  sec.  XV?  (4). 


(1)  Scrive  a  questo  proposito  il  R.  C.  :  «•  La  firma  di  Anchibenes  Barlictae  (Anchibene  di  Bar- 
«  letta),  che  viene  talora  a  supplire  quella  di  Aiwhilenes  Rambaldi,  lascia  supporre  che  la  famiglia 
•<  Rambaldi  fosse  proveniente  da  Barletta ,  probabilissimamente  un  piccolo  luogo  nelle  vicinanze 
><  d'Imola,  ora  totalmente  scomparso  »  (p.  11).  Se  Barlicta  fosse  davvero  un  nome  di  luogo  riu- 
scirebbe molto  più  semplice  supporre  che  Anchibene  venisse  dalla  notissima  città  meridionale ,  e 
non  già  da  «  un  piccolo  luogo  »,  di  cui  converrebbe  prima  di  tutto  dimostrar  l'esistenza.  Ma  come 
può  ammettere  il  R.  C.  che  Barlicta  sia  nome  di  luogo  ?  Quando  mai  in  un  documento  medievale 
qualsiasi  è  stato  possibile  rinvenire  indicata  col  genitivo  la  provenienza  da  luogo  ?  Non  è  forse 
noto  che  «  di  Barletta  »  si  traduceva  in  latino  coli' ablativo  e  la  preposizione  de'i  Barlicta  è 
adunque  fuori  di  dubbio  un  nome  di  persona,  o  meglio  un  soprannome  imposto  a  Rambaldo  e  da 
lui  trasmesso  al  figliuolo. 

(2)  Il  CoBRADi ,  Not.  sui  prof,  di  latinità  nello  Slttdio  di  Bologtta  ,  P.  I ,  p.  58 ,  ci  insegna 
intanto  che  nell'Archivio  d'Imola  esistono  molti  atti  in  cui  il  padre  di  Benvenuto  si  sottoscrive  : 
Compagnus  de  Anchibenis.  E  perchè  non  avrebbe  potuto  far  altrettanto  Benvenuto? 

(3)  Intendo  parlare  della  comparsa  coram  Officialibus  prò  Comune  Bonon.  presidentibus 
Disco  et  Officio  yiaUficiorum,  fatta  da  Campaldìno,  dare  memorie  Magistri  Benve- 
nuti de  Ramba  Idis  de  Imola  oratoria  cìarissimi  atque  famosi  in  tale  anno  per  que- 
relarsi di  certi  danni  arrecati  ad  una  sua  possessione  in  terra  Policini:  cfr.  Mazzoki-Tosblli, 
Racconti  estr.  dall' Arch.  Crim.  di  Bologna,  1870,  voi.  HI,  p.  175. 

(4)  Fra  i  codici  laurenziani  àeW  Attgiisialis  uno  ve  n'ha  scritto  nel  sec.  XV  (cfr.  Bakdhii  , 
Cat.  Bibl.  Med.  Laur.  ,  V  ,  181  sgg.) ,  in  cui  il  libro  si  dice  composto  per  magistrum  Benve- 
nutum  de  Rambaldis  de  Jmoli ,  necnon  liononiensem  cieem.  Un  secondo  ms.  dell'opera 
medesima  copiato  pur  esso  nel  Quattrocento,  il  Canonie.  Lat.  140,  designa  l'autore  come  famo- 
tissimus  orator,  historiographus  et  poeta  Benvenutus  de  Ranbaldis  (Cose,  Cat.  codd.  mss. 
Bibl.  Canonie,  P.  III,  p.  171).  Io  non  ho  estesa  ora  l'indagine  ad  altri  codd.  che  contengono 
scritture  di  Benvenuto ,  ma  son  però  sicuro  d'  aver  trovato  più  e  più  volto  unito  al  suo  nome 
il  cognome  Rambaldi. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  91 

Più  soddisfacenti  per  il  metodo  di  trattazione  e  per  i  risultati  a  cui  giun- 
gono sono  le  pagine  in  cui  il  R.  C.  passa  a  discorrere  della  famiglia  di 
Benvenuto.  Egli  arreca,  traendole  da  carte  che  esistono  o  già  esistettero 
negli  archivi  Imolesi,  alquanti  ragguagli  sopra  Anchibene,  che  fu  maestro 
di  scuola  e  forse  frate  gaudente  (1),  e  sopra  i  suoi  figli  Compagno,  Matteo, 
Pietro  e  Bitina.  Da  Compagno,  che  segui  la  via  battuta  dal  padre  ed  insegnò 
grammatica  in  patria,  nacquero,  oltre  che  Benvenuto,  due  figli  :  Andrea,  che 
si  diede  al  notariato,  e  Paolo,  che  abbracciò  lo  stato  ecclesiastico. 

Riunite  cosi  le  poche  notizie  che  i  documenti  ci  hanno  conservate  intorno 
ai  parenti  del  suo  autore,  il  R.  C.  passa  a  ricercare  la  data  della  sua  na- 
scita :  questione  assai  intricata,  e  sulla  quale  si  sono  sin  qui  enaesse  conget- 
ture disparatissime,  poiché  mentre  taluni  persistevano  a  creder  Benvenuto 
nato  nel  1306  (2),  altri  preferivano  di  ritardare  la  sua  venuta  al  mondo  d'una 
trentina  d'anni,  fissandola  fra  il  1331  ed  il  1334.  Dagli  uni  come  dagli  altri 
s'allontana  il  R.  C.  e,  se  non  m' inganno ,  con  piena  ragione ,  essendoché 
Benvenuto  stesso  gli  venga  in  soccorso.  Benvenuto,  che,  dirigendo  a  Gomez 
Albornoz,  il  quale  resse  la  città  di  Bologna  per  la  Chiesa  dal  1361  al  1364, 
il  Romuleon,  incolpa  degli  errori  che  ha  potuto  commettere  la  <«  iuvenilis 
«  aetatis  imbecillitas  ».  Or  siccome  1"  «  imbecillitas  »  nel  concetto  di  Ben- 
venuto, che  era  quello  generalmente  adottato  nel  medio  evo,  arriva  sino  al 
venticinquesimo  anno  (3),  ne  consegue  che  il  Romuleon  sia  stato  scritto 
prima  che  l'Imolese  toccasse  quell'età.  Se  egli  era  adunque  non  ancor  ven- 
ticinquenne verso  il  1361-63,  dovrà  esser  nato  fra  il  1336  ed  il  1340. 

Non  meno  fondata  della  confutazione  ch'ei  fa  degli  errori  sparsi  intomo 
alla  nascita  di  Benvenuto,  ci  sembra  qn^^lla  che  il  R.  G.  intraprende  subito 
dopo  delle  favolose  relazioni  che,  a  detta  di  vari  scrittori  Imolesi,  sarebbero 
passate  fra  lui  ed  il  beato  Pietro  Passeri.  Il  R.  C.  mette  infatti  in  sodo  che 
costui  morì  nel  1320;  cadono  quindi  tutte  le  chimeriche  asserzioni  ripetute 
anche  recentemente  dal  Lacaita  sull'andata  di  Benvenuto  a  Firenze  presso 
il  b.  Pietro  e  sull'educazione  che  questi  gli  avrebbe  impartita. 

Dalla  buona  strada  sin  qui  battuta  si  allontana  invece  il  nostro  autore, 
quando  viene  a  discorrere  degli  studi  dell'lmolese.  Cosa  strana  :  egli  che  da 
principio  procede  cautamente,  scartando  senza  pietà  le  ipotesi  gratuite,  giunto 
a  questo  punto  inforca  il  cavallo  indomito  della  fantasia  e  corre  a  rotta  di 
collo.  Che  Benvenuto  infatti  siasi  recato  a  studiare  a  Bologna  non  è  impro- 
babile; ma  che  egli  sia  di  là  passato  a  Firenze  nulla  ci  obbliga  a  crederlo: 
e  la  cognizione  del  volgar  fiorentino  che  il  R.  C.  rinviene  nel  Commento 
non  è  davvero  tale  da  persuaderci  che  a  Firenze  Benvenuto  abbia  trascorsa 


(1)  Coli  opins  il  B.  C.  ;  ma  nnlU  impedisce  di  credere  che  Anchibene  fosse  afBgUato  a  qualche 
altro  ordine  laico  asmi  più  popolare  e  diffoao:  si  ricordi  per  es.  Bonresin  da  Rira ,  anch*egli 
nuMtro  di  Kwria  ed  ascritto  al  torz'ordine  degli  Umiliati. 

(2)  Fra  qMsti  ra  aanorerato  anche  A.  Hobtis  IStudt  tnth  «p.  ìaL  di  G.  Boecaeci,  p.  S); 
opera  non  consaltata  dal  B.  C,  che  pure  aTnbb*  potato  trarne  pmiori  MMidl  per  U  tiatt»- 
xione  del  no  tema. 

(8)  n  B.  C.  sta  contento  di  citare  a  qnesto  rìgnardo  l'aatorità  di  BenrtMto  medetimo  (p.  20); 
efli  arrebbe  però  potato  rinvenire  altre  testimoniarne  al  sao  aamato  gioreToU  in  qnwto  Ciar- 
lale, Yn,  42  tg. 


92  RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA 

una  parte  qualunque  della  sua  vita  di  scolaro  (1).  E  del  resto  siccome  noi 
siamo  sicuri  che  negli  anni  della  virilità  ei  fu,  e  più  d'una  volta,  nella  patria 
di  Dante,  cosi  le  allusioni  ad  uomini  ed  a  cose  fiorentine  sparse  nel  suo  Com- 
mento si  spiegano  benissimo  senza  ricorrere  ad  ipotesi  più  o  meno  gratuite. 
Naturalmente  io  non  posso  neppure  ammettere,  come  il  R.  G.  fa,  che  Ben- 
venuto abbia  avuto  per  maestro  il  Boccaccio;  non  dissimulerò  anzi  la  mia 
meraviglia  che  egli  abbia  potuto  accogliere  ed  esprimere  un'idea  cosi  biz- 
zarra. 11  Boccaccio,  ch'io  sappia,  non  tenne  mai  scuola  né  a  Firenze  né  al- 
trove; e  se  Benvenuto  lo  chiama  «  praeceptor  meus  ^>  lo  fa  per  le  stesse 
ragioni  che  spingono  Dante    a   dire  a  Virgilio:   tu  sei  lo  mio  maestro;  o 

Lombardo  della  Seta  a  qualificarsi  nel  suo  epitafio  Petrarchae  auditor 

E  quand'anche  ci  piacesse  prendere  alla  lettera  le  espressioni  usate  da  Ben- 
venuto, non  potremmo  noi  farlo  ricordando  che  nel  1373  ei  fu  a  Firenze 
uditore  ed  in  certo  qual  modo  discepolo  di  messer  Giovanni?  (2}.  Né  il  dir 
poi  che  se  le  relazioni  fra  que'  due  valentuomini  fossero  posteriori  al  1361 
non  avrebbe  potuto  l'imolese  definire  nel  Commento  il  Boccaccio  come  l'uomo 
più  faceto,  gaio  e  grazioso  ch'egli  avesse  mai  conosciuto,  perchè  le  ammo- 
nizioni minacciose  del  certosino  senese  avevano  dopo  quell'anno  alterato  pro- 
fondamente il  carattere  dell'autore  del  Decameron,  ci  pare  un  argomento 
serio  (3).  Se  il  Boccaccio  fu  scosso  dai  tetri  vaticini  del  Giani,  egli  non  per- 
dette per  questo  la  gaiezza  affettuosa  e  l'amabile  vivacità  che  formavano  il 
fondo  della  sua  natura. 

Del  1365,  per  tornare  ai  documenti  sicuri,  Benvenuto  è  eletto  dai  suoi 
concittadini  come  loro  ambasciatore  a  papa  Urbano.  Il  R.  G.,  riferendo  intero 
l'atto  d'elezione,  che  io  non  so  perché  si  dia  la  briga  di  tradurre  (4),  si  pone 
la  domanda  se  Benvenuto  fosse  o  no  in  Imola  di  que'  giorni,  e  conchiude 
per  il  sì,  perché  altrimenti  non  avrebbe  potuto  essere  eletto,  lo  non  veggo 
ragione  d'abbracciar  quest'avviso.  Il  documento  ufficiale  dice  infatti  esplici- 
tamente che  i  cittadini  designati  come  ambasciatori  si  ritengono  eletti  «  cosi 
«  presenti,  come  assenti  ».  La  frase  é  troppo  chiara  e  risponde  troppo  bene 


(1)  Di  questa  «  perfetta  »  cognizione  del  volgar  fiorentino  posseduta  dall'Imolese,  il  E.  C.  non 
arreca  per  altro  che  una  prova:  l'interpretazione  riportata  nel  e.  XV  del  Farad.  (Comm.,  V,  140) 
della  voce  arrisemi,  che  è  definita  come  «  propria  del  parlar  fiorentino  ».  E  par  davvero  al  E.  C. 
che  possa  rappresentare  una  seconda  categoria  di  prove,  formata  «  dalla  citazione  di  fatti  avve- 
«  nuti  a  Firenze ,  ai  quali  egli  assistè,  mentre  colà  trova  vasi  e  di  cui  fu  parte  »,  il  dir  che  fa 
Benvenuto  d'aver  visto  «  una  volta  »  a  Firenze  una  statua  che  si  credea  fattura  di  Policleto  ? 

(2)  Questa,  ch'è  la  sola  probabile  e  semplice  spiegazione  de'  rapporti  fra  il  Boccaccio  e  l'Irao- 
lese,  vien  respinta  dal  E.  C.  perchè  in  contraddizione  colla  famosa  lettera  divulgata  dal  Claricio, 
alla  cui  autenticità  egli  continua  a  credere.  Eppure ,  a  farlo  apposta ,  l' Imolese  qualifica  messer 
Giovanni  come  suo  precettore  proprio  nel  luogo  dove  narra  d'  averne  udite  le  lezioni  dantesche 
(Par.  XV,  voi.  V,  p.  145). 

(3)  E  neppur  serio  ci  pare  lo  scrivere  che  un  racconto  come  quello  che  Benvenuto  narra  essergli 
stato  fatto  da  messer  (Giovanni  riguardo  alle  deplorevoli  condizioni  in  cui  egli  aveva  trovato  la 
biblioteca  di  Montecassino  «  tutto  caro  di  una  tenera  confidenza...  il  Boccaccio  non  poteva  fare 
«  che  ad  un  suo  alunno,  ed  ad  un  suo  alunno,  cui  doveva  molto  amare  »  (p.  43).  Assolutamente 
io  non  arrivo  a  capirne  il  perchè! 

(4)  Assai  più  gli  studiosi  ne  avrebbero  gradita  1'  esatta  riproduzione ,  da  cui  si  sarebbe  forse 
potuto  desumerne  la  data  precisa.  11  «  20  marzo  1365  »  può  infatti  designar  tanto  il  1365  se- 
condo lo  stile  ab  incarnatione,  quanto  il  1366  secondo  lo  stile  comune. 


RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA  93 

alle  consuetudini  di  quell'età,  perchè  si  possa  dubitare  col  R.  G.  che  signi- 
fichi non  già  lontananza  dalla  città,  ma  dal  Consiglio  (1).  11  R.  C.  non  ha 
che  a  svolgere  qualche  raccolta  di  documenti  pubblici  del  tempo  di  qualsiasi 
regione  d'Italia  per  rinvenirvi  esempi  di  persone  chiamate  a  coprir  un  ufiBcio 
in  loro  assenza;  specialmente  poi  ambascerie. 

Benvenuto,  eletto  adunque,  e  forse  in  grazia  de'  suoi  rapporti  coi  rappre- 
sentanti della  Chiesa  in  Bologna,  ambasciatore  d'Imola,  si  recò  in  Provenza  : 
e  di  questo  suo  viaggio  parla  più  volte  nel  Commento.  Non  ci  è  nota  però 
l'epoca  del  suo  ritorno  in  Italia;  né  forse  il  R.  C.  va  lungi  dal  vero  assegnan- 
dola al  1367  (2).  In  ogni  modo  rivarcate  le  Alpi  par  si  riconducesse  a  Bo- 
logna; ma  in  che  qualità  non  è  possibile  determinare.  Gli  elenchi  de'  pub- 
blici professori  non  oflrono  infatti  mai  il  suo  nome  (3). 

A  questo  punto  il  R.  C.  entra  a  trattar  le  questioni  che  si  riferiscono  al 
tempo  ed  all'occasione  in  cui  l'Imolese  si  accinse  all'  interpretazione  della 
Divina  Commedia;  e  qui,  mi  duole  il  dirlo,  io  mi  stacco  del  tutto  da  lui. 
Egli  ammette,  malgrado  tutte  le  vecchie  obbiezioni,  l'autenticità  della  lettera 
di  Benvenuto  al  Petrarca  messa  fuori  dal  Claricio  ;  il  Commento  dantesco  per 
lui  è  quindi  stato  condotto  a  termine  nel  1374,  e  devesi  considerare  come  il 
frutto  d'un  corso  dantesco  tenuto  privatamente  a  Bologna  da  Benvenuto.  Per 
me  invece,  i  lettori  del  Giornale  ne  sono  da  qualche  tempo  informati,  il  fram- 
mento dell'  epistola  pubblicato  dal  Claricio  è  una  grossolana  falsificazione, 
della  quale  costui  dovrà  dirsi  o  l'autore  o  la  vittima.  Io  sono  perciò  portato 
a  rappresentarmi  ben  divei-samente  I'  origine  del  commento  rambaldiano. 
Parmi  cioè  credibile  che  Benvenuto,  il  quale  del  '73  dimorava,  forse  come 
maestro  privato,  in  Bologna,  abbia  appresa  con  viva  esultanza  la  notizia  della 
lettura  che  il  Boccaccio  avrebbe  fra  poco  tenuta  per  pubblico  incarico  in 
Firenze  e  presa  la  decisione  d'  assistervi  ;  il  che  fece  (4).  Tornato  poscia 
a  Bologna  coU'animo  tutto  acceso  d'entusiasmo,  formò  il  proposito  d'emulare 
il  Certaldese,  esponendo  dalla  cattedra  la  divina  trilogia.  Ma  questa  sua  ini- 
ziativa ebbe  in  realtà,  come  si  ripete  tutti  i  giorni,  un  riconoscimento  uf- 


(1)  P.g.  5». 

(2}  V*fg.  SI  e  sgg.  U  B.  C.  combatte  qui  giast«ment«  l'affennaiione  del  Lacmita,  che  Benve- 
nato  abbia  in  Arignone  conoeciato  il  Petrarca;  ma  egli  stesso  poi  asserisce  cbe  colà  I'  Imolese 
s'accontò  con  Niccolò  d'Eit« ,  suo  fntnro  mecenate.  È  al  solito  nna  congettara ,  probabile,  se  si 
Tnole,  ma  nulla  più  che  oaa  eoagettor».  E  tale  è  l'altra,  espressa  poche  pagine  prima  (pp.  49 
e  sgg.),  che  le  relazioni  dell'  Imolem  col  Petrarca  risalgano  al  1S64  ,  anno  in  eni  qaeet'  oltimo 
tu  a  Bologna.  Non  è  ponto  certo  infatti  che  d  fone  allora  Benvenuto  : 

(3)  Egli  è  ben  rero  cbe  per  la  maggior  parte  del  see.  XIY  mancano  i  docnmenti  relativi  allo 
Studio  ed  ai  professori  cbe  vi  insegnarono  ;  ma  per  gli  anni  de'  qoali  or  discorriamo  dà  un  pre- 
noriwimo  ainto  qaella  Dacriptio  CifitatU  BotunUuui*  tiusqttt  comitahu  facto  anno  MCCCLXXI, 
che  il  THsms  {Cod.  Dipi.  S.  Sedi»,  t.  II,  p.  51»)  trasse  dall'Archivio  Vaticano.  Orbene,  ewa 

tn.  i  Doeioru  Itgentet  in  Studio in  Mtdieiiu  «t  m  ÀrfOnu  in  queir  anno  ricorda  Iacopo  da 

Udiae  e  Giovanni  da  Meglio  come  insagnaati  di  logica.  Pietro  da  Meglio  dì  rettorica.  Conte  Fran- 
eMOO  i'an  notoria  ;  e  neasnn  altro.  E  poidiè  fl  da  Moglio  Unne  la  cattedra  di  rettorìca  Ano  al 
1883,  io  non  veggo  maniera  di  registrare  riaoieM  fra  i  lettori  offlciali  di  Bettorìca  dello  Stadio 
ael  decennio  ch'ei  paMÒ  a  Bologna. 

(4)  Qoesta  sua  andata  a  Firense  eoaprova ,  M  io  aoa  ■*  iagaano ,  che  il  Bambaldi  aoa  «ra 
trattamto  a  Bologna  da  venta  imptgno  afBdak;  cmm  altriaaati  gli  sanbbe  stato  posAUa  ab- 
baadoaara  la  eattadn  per  dimorar  a  PireateT 


94  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

fidale?  I  Bolognesi  decretarono  essi  davvero  l'istituzione  d'una  cattedra  dan- 
tesca nel  1375?  Niun  documento  ci  attesta  che  cosi  avvenisse  (1);  del  resto, 
partito  Benvenuto  da  Bologna,  non  sentiam  più  parlare  di  lettura  dantesca 
per  dicci  anni;  e  solo  nel  1394  Giovanni  da  Spoleto,  lettor  di  rettorica,  as- 
sume l'impegno  d'interpretar  anche  la  Comedia  (2).  Ove  si  -tenga  conto  di 
tutto  ciò,  io  non  sarei  alieno  dall'immaginare  che  l'Imolese  avesse  nel  1375 
conseguito  nello  studio  un  insegnamento  ufficiale  di  rettorica ,  e  che  ac- 
canto a  questo  tenesse  col  gradimento  della  cittadinanza  una  specie  di 
«corso  libero»  sul  poema  divino  per  quell'uditorio  medesimo,  tutt' altro 
che  popolare!  per  il  quale  esponeva  Virgilio  o  Valerio  (3).  Questa  lettura  del 
1375  divenne  naturalmente  il  nucleo  intorno  a  cui  si  andò  in  seguito  a  poco 
a  poco  agglomerando  tutta  quell'immensa  farragine  di  materiali,  donde  do- 
veva uscir  fuori  l'opera  poderosa,  al  compimento  della  quale  Benvenuto  con- 
sacrò d'allora  in  poi  la  miglior  parte  del  suo  tempo  e  del  suo  ingegno.  Ben 
lungi  dall'  esser  stato  terminato  nel  1373 ,  il  Commento  dantesco  non  fu 
dunque,  a  mio  avviso,  iniziato  se  non  due  anni  dopo  (4).  Del  1381,  come  penso 
d'aver  dimostrato  (5),  o  al  più  l'anno  dopo,  l'illustrazione  àeìVInfertio  era  com- 
piuta e,  malgrado  gli  amichevoli  ammonimenti  del  Salutati,  Benvenuto  dovette 
lasciarla  bentosto  correre  fra  il  pubblico  (6).  Ma  non  avvenne  certo  altrettanto 
delle  rimanenti  due  parti  dell'opera.  Sia  che  la  Salute  e  la  Iena  gli  man- 
cassero, sia  che  le  altre  sue  occupazioni  lo  distogliessero  da  questo  lavoro, 
fatto  si  è  che  il  Commento  ad  una  parte  del  Purgatorio  ed  a  tutto  intero 
il  Paradiso  è  ben  lungi  dal  presentarci  quella  larghezza  di  esposizione,  quel- 
l'ordinata copia  di  erudizione  che  ammiriamo  invece  néìT Inferno.  È  quindi 
assai  legittimo  il  dubbio   che  Benvenuto  non  abbia  mai  pubblicato  queste 


(1)  Qnanti  hanno  avuto  occasione  di  parlar  di  qaesta  Lettura  non  esitano  un  istante  a  dichia- 
rarla ufficiale,  ed  invocano  la  testimonianza  di  Benvenuto  stesso  (Tibaboschi,  St.  della  Leti.  IL, 
t.  V,  p.  745;  Ceescini  ,  Di  un  cod.  ignoto  ecc.,  p.  1;  Rossi-Cask  ,  Op.  cit.  ,  p.  72  ecc.);  ma 
questi  dice  semplicemente  una  volta  :  in  MCCCLXX  F ,  dum  essem  Sononiae  et  legerem  librum 
istum  (voi.  I,  p.  523 j  ;  altrove:  cum  facerem  islam  lecturam  in  Bononia  (voi.  Ili,  p.  411)  e 
dum  legerem  librum  istum  Bononiae  (voi.  IV ,  p.  335).  Or  come  si  può  arguire  da  queste  frasi 
ch'ei  fosse'  incaricato  solennemente  di  tale  corso  dai  Bolognesi  ? 

(2)  Cfr.  CoKBADi,  Op.  cit,  p.  55. 

(3)  Ch'egli  abbia  letto  in  Bologna  Valerio  Massimo  risulta  dall'eapfetY  del  cod.  Ambr.  I.  242,  inf. 

(4)  Un  indizio  non  spregevole  di  quanto  asserisco  si  ha  in  una  lettera  di  Coluccio  (cfr.  questo 
Giornale ,  XIV  ,  p.  261)  in  data  del  23  luglio  1374 ,  dove  si  parla  del  desiderio  di  Benvenuto 
di  conoscere  V  epistola  scritta  dal  Salutati  per  dimostrare  che  Seneca  il  tragico  era  persona  di- 
versa dal  filosofo.  Evidentemente  Benvenuto  stava  allora  commentando  il  e.  IV  àelV Inferno;  nel 
suo  libro  noi  rinveniamo  infatti  a  questo  luogo  discussa  tale  controversia  (cfr.  Comm.,  voi.  I,  p.  180). 

(5)  Cfr.  Giorn.,  XIV,  263  sg. 

(6)  Filippo  Villani  aveva  già  avuto  occasione  di  vederla  quando  si  accinse  a  dettar  il  sno  libro 
De  origine  civ.  Florentie  eiusque  famosis  Civibus,  cioè  a  dire  fra  il  1381  ed  il  1384;  ne  dà  aperta 
prova  il  seguente  brano  della  sua  vita  di  Dante:  Hanc  ingenuam  veritatem  (la  derivazione  da 
Parma  della  moglie  di  Caccìag^ida)  modermis  quidam,  ut  Estensi  alluderei  Mar- 
ch io  ni,  coìiatus  est  obumbrare  ,  poetico  adfirinaìiS  commento  de  Fratyiipanibus  quemdam, 
nescio  quem ,  nb  antiquo  firmasse  coloniam ,  indeque  per  posteros  migrasse  Florentiam ,  ex  eo 
/orlasse  loco  argumentum  mutuatus  ,  quod  in  Martis  sidere  poetae  dixerii  Cacciaguida  :  maa 
uxor  ad  me  venit  de  valle  Padi;  quasi  sola  Ferraria  in  valle  Podi  sita  sit,  et  non  Parma  (Vil- 
LAKi,  Op.  cit.,  pp.  8-9);  cfr.  Besv.,  Comm.  Introd.,  voi.  I,  p.  12,  e  Par.,  XV,  voi.  V,  p.  152; 
ma  in  ninno  di  questi  luoghi  Benvenuto  parla  però  di  Frangipani. 


RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA  95 

due  parti  del  suo  lavoro  e  che  esse  siano  state  date  alla  luce  dopo  la  sua 
morte  pressoché  nella  forma  stessa  che  avevano  originariamente  ricevuta. 
Gli  scandali,  che,  immemore  del  vecchio  dettato: 

Stercos  olet  foednm,  quo  plus  rertendo  moret^ir; 

Benvenuto  aveva  imprudentemente  messi  a  nudo  nello  Studio  Felsineo,  l'ob- 
bligarono, com'egli  stesso  racconta,  ad  abbandonare  Bologna  ed  a  rifugiarsi 
a  Ferrara.  E  qui  egli  dovette  certamente  continuare  nel  suo  ufficio  d'inse- 
gnante ;  lo  attestano,  fra  gli  altri  indizi  (1),  i  commenti  a  Lucano  dati  sotto 
il  suo  nome  da  due  codd.,  i  quali  non  son  altro  che  le  recollectae  delle  le- 
zioni da  lui  fatte  in  scuola  sull'argomento  (2). 

L'anno  della  morte  di  Benvenuto,  che,  allontanandosi  da  una  vecchia  ed 
autorevole  tradizione,  il  Lacaita  aveva  voluto  fissare  al  1380,  è  invece  il  1390, 
come  risulta  da  un'epistola  di  P.  P.  Vergerio,  sulla  quale  quasi  contempo- 
raneamente il  R.  C.  e  chi  scrive  fermarono  l'attenzione  (3).  Il  R.  G.  del  resto 
erasi  già  accostato  di  molto  alla  verità,  mettendo  acutamente  in  rilievo  un 
particolare  rimasto  ad  altri  inosservato:  l'allusione  cioè  che  nel  Commento 
a  Valerio  Massimo,  o  meglio  in  una  delle  redazioni  di  esso,  vien  fatta  alla 
costruzione  del  castello  di  Ferrara,  la  quale,  iniziata  nel  1385,  fu  con  me- 
ravigliosa celerità  compiuta  in  un  solo  biennio. 

Giunti  così  alla  fine  di  questa  prima  parte  crediamo  cosa  opportuna  rias- 
sumere in  poche  parole  i  punti  accertati  della  vita  di  Benvenuto.  Nato  fra 
il  1336  ed  il  1340  ei  passa  in  patria  la  fanciullezza;  tra  il  1357  ed  il  1361 
studia  forse  a  Bologna;  fra  il  1361  ed  il  1364  scrive  la  sua  prima  opera,  il 
Romuleon.  Del  1365  va  ambasciatore  degli  Iraolesi  in  Provenza:  poscia  toma 
probabilmente  in  Bologna.  Del  1373  è  a  Firenze  per  ascoltarvi  il  Boccaccio; 
l'anno  dopo  lo  rivede  insegnante  nello  studio  Bolognese,  donde  sulla  fine  del 
1376  è  costretto  ad  esulare.  Riparatosi  a  Ferrara  vi  prende  stabile  dimora 
e  vi  muore  nella  prima  metà  del  giugno  1390.  Queste,  come  dicevo,  le  date 
ormai  certe  della  sua  vita:  le  altre  son  tutte  congetturali. 

Nella  seconda  parte  del  suo  libro  (pp.  103-125),  giovandosi  del  Commento 
dantesco,  il  R.  C.  si  accinge  a  delineare  il  ritratto  morale  del  Rambaldi,  de- 
scrivendone l'attitudine  rispettosa  sì,  ma  franca  e  spesso  severa  di  fronte  alla 
Chiesa,  l'afiFetto  sincero  per  l'Italia  ed  il  generoso  sdegno  per  le  sue  misere 
condizioni,  il  disprezzo  per  le  fazioni,  e  sopratutto  l'appassionata  ammirazione, 
non  però  mai  cieca  né  superstiziosa,  di  cui  prosegue  l'Alighieri.  L'entusiasmo 

(1)  Cfr.  Giom.,  I.  e.  p.  268. 

(2)  U  cod.  di  qaeste  Sxpotitiomu  iUottnto  dal  Cmncm  porta  in  calce  l' indi^^iion»  ^e  aiM 
fbrono  raccolte  dalla  bocca  stana  di  Brarenato  nel  1378.  Un  altro  na.,  ndato  Wlo  »!«*f»if 
(lUr  UOmr.  ptr  lied,,  P.  I,  e.  X,  p.  158)  le  darà  inrece  come  eomfihMia»  mmt  OU ,  cenate 
140e.  Ho  già  detto  {e»m.,  1.  e,  p.  268)  che  U  divetnU  delle  date  p«6  ^iesarri,  — «tMim^i-  che 
llmoleM  mI  tempo  in  coi  dimorò  a  Ferrara  abbia  doe  volte  dicUarata  in  iscaola  U  Pkmntlia, 

(3)  Veggo  ora  che  anche  in  nn  ma.  laarMifaBo  per  rari  rispetti  noteTole ,  nel  qoala  d  lefga 
VÀtigutbilis  dell'  Imoleae.  la  morte  A  costai  è  MMginti  da  on  postiUatore  certo  oonteaponBM 
al  1S90:  BtmMmu^u  auUm  ds  Imota,  pntimeiat  SommàieÌM,  w-  wN^im  Ai  $cimUia  prtucìtmu  t» 
di*lm$  tuit...  fmi  circi ttr  amnum  domimiem*  incarnationit  MCCCLXXZX 

'■'•■    .  (Baxdixi,  Cai.  Bibl.  Uop.,  II.  416  e  ifg.). 


96  RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA 

del  R.  C.  per  il  suo  autore  s'espande  largamente  in  queste  pagine;  fors'anzi 
qualche  volta  gli  toglie  un  poco  il  senso  della  misura.  Così  egli  esagera,  a  mio 
giudizio  almeno,  l'importanza  delle  idee  politiche  di  Benvenuto.  Il  desiderio  di 
vedere  l'Italia  unita,  sottratta  al  vergognoso  servaggio  de'barbari,  all'ingorda 
tirannide  clericale,  alle  selvaggie  contese  di  parte,  è  condiviso  da  tutti  gli 
uomini  di  liberi  sentimenti  ed  elevato  ingegno  vissuti  sullo  scorcio  del  secolo 
decimoquarto;  nò,  lo  creda  pure  il  R.  C,  ha  fremiti  più  vivi  d'indignazione 
patriottica  la  prosa  dell'Imolese  che  non  ne  abbia  quella,  non  dico  del  Pe- 
trarca 0  del  Salutati,  ma  di  Lodovico  Marsigli  e  di  Giovanni  de'  Mussi. 

«  I  libri  di  Benvenuto  da  Imola  »;  tale  è  il  titolo  della  terza  parte  (pp.  129- 
153),  in  cui  il  R.  G.  tiene  discorso  delle  opere  cosi  edite  come  inedite  uscite 
dalla  feconda  penna  del  suo  autore.  La  mancanza  di  ricerche  accurate  e 
d'esame  particolareggiato  rende  però  assai  povera  questa  trattazione:  di  tutto 
il  libro  son  proprio  questi  i  capitoli  che  avrebbero  maggior  bisogno  d'esser 
ampliati  e  rifatti.  Non  avendo  studiato  davvicino  che  una  sola  delle  scritture 
dell'Imolese,  la  più  importante  fuori  di  dubbio,  il  commento  dantesco,  il  R.  G. 
si  è  accontentato  riguardo  alle  rimanenti  di  andar  spigolando  qua  e  là  le 
scarse  notizie  bibliografiche  che  altri  avevano  riunite  (1).  Per  verità  è  un 
po'  poco.  Le  chiose  ai  principali  autori  classici  che  si  leggevano  in  quelle 
scuole  di  rettorica,  dove  Benvenuto  spese  tutta  quanta  la  vita,  non  hanno 
certo  acquistato  sotto  la  sua  penna  tali  pregi  da  renderle  molto  superiori 
alle  congeneri  che  in  tanta  copia  produssero  i  grammatici  e  gli  umanisti 
de'  sec.  XIV  e  XV  ;  ma  ad  ogni  modo  per  acquistare  e  comunicare  ai  lettori 
un  esatto  concetto  della  dottrina  dell'Imolese,  del  suo  metodo  d'insegnamento, 
della  sua  critica,  conveniva  leggerle,  studiarne  le  fonti,  analizzarne  i  ma- 
teriali (2).  Uno  sopratutto  fra  questi  Gommentarì  (di  certi  fra  essi  noi  non 
possediamo,  come  s'è  già  notato,  che  le  recollectae  più  o  meno  diligenti  degli 
scolari),  avrebbe  dovuto  attirare  l'attenzione  del  biografo  di  Benvenuto,  quel 
grande  lavoro  intorno  a  Valerio  Massimo,  che  ne  occupò  gli  ultimi  anni  e 
l'apparizione  del  quale  era  attesa  con  viva  curiosità  dai  contemporanei  (3). 


(1)  Fonte  pressoché  unico  del  E.  C.  è  il  de  Batines;  ne  consegne  che  l'elenco  stesso  de'  codd. 
contenenti  il  commento  dantesco  sia  in  parte  imperfetto.  Ne  rimangono  infatti  esclusi  il  Vatic. 
Ottobon.  2863,  i  Vatic.  Urb.  678-680,  scritti  nel  1407,  che  pur  racchiudono  l'opera  tntt'  intera,  i 
due  Marciani  Lat.  ci.  XII,  6,  ci.  XIII,  120,  l'uno  del  sec.  XIV,  l'altro  del  XY,  che  comprendono 
il  Paradiso  ;  i  mss.  XXIII  e  CLXXXV  della  biblioteca  del  Seminario  di  Padova ,  in  cui  si  legge 
l'Inferno.  Fra  i  codd.  Ganoniciani  della  Bodleiana  non  ve  poi  soltanto  una  versione  italiana  del 
Commento,  ma  anche  un  cod.  che  comprende  il  Purgatorio  nel  testo  latino  (cfr.  Coie,  Op.  cit, 
P.  Ili,  p.  866). 

(2)  Delle  chiose  a  tutte  le  opere  virgiliane  rimaste  ignote  al  R.  C,  come  agli  altri  biografi 
dell'Imolese,  ho  già  additato  un  cod.  cremonese;  aggiungo  adesso  ch'esse  stanno  altresì  nel  ms. 
Vatic.  Ottobon.  1262.  Niun  nuovo  ms.  mi  è  avvenuto  invece  di  rinvenire  delle  esposizioni  di  Se- 
neca e  di  Lucano. 

(3)  Fama  erat  quod  super  libro  magni  Valer ii  opus  nulli  priorum  cessurutn  cudelmt:  cosi  il 
Vergerio  nell'epistola  ad  Ugo  da  Ferrara,  citata  anche  dal  R.  C,  p.  96.  Il  qual  ultimo,  a  p.  147, 
dice  che  non  lieve  impulso  ad  assumere  quest'impresa  venne  a  Benvenuto  dalla  lettura  del  cattivo 
commento  «  del  filosofo  Dionigi  ».  Questo  «  filosofo  »  non  è  altri  che  Dionigi  da  Borgo  San  Sepolcro, 
il  celebre  frate  agostiniano  amico  del  re  Roberto  e  del  Petrarca.  Il  suo  Commento,  giudicato  così 
severamente  dal  Rambaldi,  aveva  però  ottenuta  molta  voga  presso  i  contemporanei  (cfr.  Tikaboschi, 
Op.  cit,  t.  V,  p.  215). 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  97 

Sembra  che  di  quest'opera  sull'autore  latino,  allora  tanto  ammirato.  Benvenuto 
si  fosse  occupato  con  particolare  predilezione:  fatto  è  che  ne  rimangono  pa- 
recchie redazioni,  assai  diverse  le  une  dalle  altre  e  meritevoli  di  uno  stadio 
coscienzioso  (1).  E  cosi  pure  avrebbe  dovuto  il  R.  G.  esaminare  con  maggiore 
attenzione  le  due  opere  storiche  del  suo  autore;  frutto  l'una,  il  Romuleo^, 
di  giovanili  fatiche;  l'altra,  ì'Au//ustalis,  di  matura  virilità.  Entrambe,  com'è 
noto,  ottennero  un  grande  favore,  che  durò  sin  verso  la  fine  del  quattro- 
cento (2);  sarebbe  perciò  stato  opportuno  indagarne  la  composizione  ed  i 
rapporti  con  altre  opere  di  ugual  natura,  da  cui  forse  trassero  in  parte  l'ispi- 
razione,  singolarmente  quelle  del  Petrarca  e  del  Boccaccio, 

Un'Appendice  di  cinquanta  pagine  circa  (157-210)  racchiude  quelle  indagini 
sul  Commento  dantesco,  che  avrebbero  forse  trovata  la  loro  naturai  sede  nella 
parte  terza  del  libro.  In  questa  Appendice  il  R.  G.  ha  mirato  a  mettere  in 
rilievo  il  valore  dell'opera  rambaldiana,  sia  paragonandola  agli  scritti  ante- 
riori degli  interpreti  danteschi,  sia  ricavando  dall'esame  di  essa  quegli  ele- 
menti che  meglio  giovavano  a  chiarirne  la  novità  e  l'importanza.  Non  man- 
cano in  questa  parte  buone  osservazioni;  ma  vi  son  pure  parecchie  cose  molto 
note  e  che  non  occorreva  forse  ripetere,  soprattutto  cos'i  prolissamente  come 
fa  VA.  Il  quale  del  resto  ha  egli  stesso  avvertito  schiettamente  i  lettori  che 
il  suo  non  voleva  essere  se  non  un  saggio  del  lavoro  di  raflronto  che  ei  va- 
gheggia fra  Benvenuto  e  gli  altri  commentatori  della  Comedia,  sia  antichi 
sia  moderni. 

Riassumendo,  questo  del  R.  G.  è  un  libro  che  risente  parecchio  dell'  ine- 
sperienza dell'autore  ed  anche,  se  non  m'inganno,  di  una  soverchia  fretta; 


(1)  De*  qutfaro  eodd.  Marciani,  in  cui  si  legge  con  rarietà  gnudi  di  redazione ,  tenne  Inngo 
diseoifo  il  TALomsELLi  {Bibl.  S.  Marci ,  t.  VI ,  pp.  26  e  sgg.) ,  che  il  B.  C.  non  ha  reduto. 
Due  altri  mss.  si  consenrano  nella  biblioteca  imperiale  di  Vienna  (3131,  3142:  cfr.  Ehdliober, 
Codd.  Palat.  Ymdob.,  pp.  H  e  sgg.). 

(2)  Tedendo  che  il  B.  C.  non  ricorda  se  non  qoattro  soli  codd.  del  RornuUon,  nn  lettore  poco 
pratico  di  qaeste  cose  ne  dedurrebbe  assai  ragionevolmente  che  qneir  opera  abbia  goduto  di  ben 
scarta  diffnsione.  Ed  inrece  è  arrenato  proprio  il  contrario  ;  il  Rotimlton  fa  tanto  apprezzato  per 
tatto  il  aec.  XV  ,  che  non  t'  è  o^  biblioteca  nn  po'  dorìziosa  di  mss.,  la  qoale  non  ne  possa 
mostrar  almeno  nn  esemplare.  Due  ne  rinvengo  in  Vaticana,  rOttobon.2061  ed  il  Vat.  Urb.  505; 
e  forse  più  altre  copie  se  ne  potranno  trovare  ne'fondi  Vatic,  Palat.,  Begina.  Privo  del  nome  del- 
l'astore il  fiomuUon  si  legge  ancora  nel  ms.  Ambros.  S.  67  snp.,  oltreché  nel  B.  1  snp.;  in  Lan- 
reoziana,  oltre  i  tre  indicati  dal  Lacaita  e  d'an  de'  qnali  (PI.  LIVI,  29)  il  Bandini  si  giovò  per 
nprodarre  la  prefaz.  all'Albornoz,  che  non  era  quindi  inedita,  come  parve  al  B.  C.  (p.  16),  se  ne 
trova  nn  quarto  fra  i  Gaddiani  (68:  cfr.  Baudixi,  Op.  ctL,  Sappi.  II,  66).  Fuori  d'Italia  si  rin- 
vengono frequentissimi  altri  codd.;  io  citerò  soltanto  il  ms.  668  delta  Biblioteca  dell'Arsenale  di 
Parigi,  dove  al  nome  del  legittimo  autore  è  soatituito  quello  del  bolognese  Boberto  della  Porta 
(Mirali,  Cat.  dtt  mtt.  i»  ìa  bibl.  d*  Tir».,  II ,  p.  5);  il  Canonie,  mise.  215  adespoto  (Coxb. 
Op.  eit,  P.  IH.  p.  585),  il  Monac.Ut.  5348  (Cai.  Codd.  Lai.  Bibl.  R.  Momie..  P.  I ,  p.  9),  il 
eod.  Phillipps  4183,  ecc.  Al  Libellu*  Auqu$taUt  tatti  sanno  come  abbiano  data  celebrità  mag- 
giore l'attribuzione  fattane  al  Petrarca  e  le  aggiunte  di  E.  S.  Piccolomini.  Ai  dae  codd.  Ambro- 
•iaao  ed  Estense  citati  dal  B.  C.  (pp.  144  e  sgg.  ;  dei  tre  lucchese ,  pistoiese,  reggiano,  vedati 
dallo  Zaccaria,  il  primo  solo  si  mantiene  sempre  a  sao  iaogo)  si  poMono  aggiungere  gli  Ottobon. 
1868  •  2105,  il  Yatie.  Urb.  392  eoi  supplementi  del  nceolomini;  i  Unr.  PI.  XUI,  14;  Stiou. 
M,  sfaggiU,  non  so  come,  al  B.  C.  Nella  B.  Bibliot«a  ék  Monaco  se  m  hanno  pare  due  codd. 
hai.  522 ,  650 ,  sotto  il  none  del  Petrarca;  tre  altri  som  MÌlm  Bodleiaaa  d'  Oxford  (cfr.  Cou, 
Cat.  Codd.  mtt.  Bibl.  Bodl.,  P.  II,  ««e.  1;  P.  III.  pp.  171,  701)  col  nome  del  tmo  antoco. 

Ciomalt  tUtrico,  XVII,  fase.  49.  7 


98  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

un  po'  sconnesso  e  disordinato,  dove  cose  vecchie  e  ormai  ben  conosciute  sono 
svolte  con  abbondanza  a  volte  soverchia  di  parole  ed  in  una  forma  non  sempre 
gastigata  e  severa,  quale  è  raccomandabile  ne'  lavori  di  pura  erudizione.  Noi 
diciamo  candidamente  il  nostro  avviso,  qualunque  esso  sia,  al  professor  R.  C, 
perchè  ci  sembra  che  questo  suo  primo  saggio  riveli  in  lui  non  comuni  at- 
titudini agli  studi  critici  ed  eruditi.  E  se  egli  vorrà  dar  retta  a  questi  nostri 
consigli,  ispirati  da  una  sincera  benevolenza  e  da  una  stima  cordiale,  potrà, 
rimettendosi  valorosamente  al  lavoro,  darci  in  breve  sul  commentatore  dan- 
tesco un  libro  veramente  dotto ,  degno  peristilio  al  monumento  grandioso 
che  rimolese  ha  saputo  innalzare  al  suo  diletto  poeta  ed  in  pari  tempo  a 
sé  stesso. 

Francesco  Novati. 


ANTONINO  BEKTOLOTTL  —  Mì/sici  alla  corte  dei  Gonzaga  in 
Mantova  dal' sec.  XV  al  sec.  XVllI.  Notizie  e  documenti 
raccolti  negli  archivi  mantovani.  —  Milano,  Ricordi,  senza 
anno,  ma  1890  (8°  gr.,  pp.  130). 

Dopo  la  memoria  del  Canal,  che  segnò  con  mano  maestra  le  linee  fon- 
damentali per  la  storia  della  musica  a  Mantova,  il  sig.  Bertolotti  aveva 
davanti  a  sé  il  più  facile  ed  utile  compito:  sulle  orme  dell'insigne  erudito, 
spigolando  a  piene  mani  nel  ricchissimo  Archivio  Gonzaga,  avrebbe  ben 
meritato  degli  studi,  solo  che  avesse  saputo  ritoccare  e  finire  ne'  particolari 
lo  splendido  quadro  disegnato  dal  Canal,  e  soprattutto  avesse  pubblicato  con 
diligenza  nel  testo  i  documenti  che  il  suo  predecessore  s'era  limitato  a 
citare  o  riassumere  con  brevità  talvolta  soverchia.  Gli  importanti  lavori 
parziali  del  Davari,  del  Haberl,  dell'Ademollo  e  del  Vogel  (1),  per  tacere  di 
altri,  avevano  chiaramente  additato  la  via  da  seguire;  e  il  sig.  Bertolotti 
avrebbe  dovuto  trar  profitto  dal  loro  esempio,  e  in  pari  tempo  ascoltare  una 
buona  volta  gli  ammonimenti  severi  che  la  critica  non  ha  risparmiato  alle 
sue  frettolose,  abborracciate  pubblicazioni. 

Ci  duole  constatarlo:  ma  il  B.  ha  preferito  impenitente  di  battere  la 
vecchia  strada,  di  attenersi  al  suo  speciale  sistema  delle  rapsodie  caotiche; 
e  non  ci  ha  dato  così  che  un  altro  de'  suoi  infiniti  volumi,  indigesti  a 
leggere,  malsicuri  a  consultare. 

Nulla  diremo  della  forma  sciatta  e  scorretta,  tanto  da  far  parere  elegante 


(1)  Nella  Yierteljahrsschrift  /tir  Musikwissenschaft,  fase.  Ili  e  IV  del  1889,  il  Vogel  ha  pub- 
blicato un  magniflco  stadio  su  Marco  da  Gagliano,  corredandolo  di  circa  30  documenti  attinti  dal- 
l'Archivio Gonzaga.  Il  B.  accenna  di  sfuggita  al  Da  Gagliano,  sbagliandone  due  volte  il  nome 
(Mario  per  Marco),  e  nessuno  potrebbe  immaginare  dal  suo  libro  l'esistenza  de' documenti  scoperti 
dal  Vogel!  L'altra  eccellente  memoria  del  Vogel  sul  Monteverdi  (cfr.  Giornale,  XI,  275)  è  ri- 
masta inaccessibile  al  B.,  che  non  si  è  ancora  deciso  a  scrivere  esattamente  il  nome  del  grande 
maestro ,   poiché   adopera  più  volte  la  vecchia  forma  Monteverde. 


RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA  99 

al  paragone  la  prosa  d'un  usciere  :  —  l'occuparsi  da  lungo  tempo  di  artisti 
non  ha  fatto  mai  sentire  al  B.  il  bisogno  di  un  po'  più  di  garbo  nella  trat- 
ta/ione; e  neppure  stavolta  la  fortuna  di  trovare  un  editore,  che  avrebbe 
adornato  il  suo  libro  con  tutti  i  lenocinì  dell'arte  tipografica,  ha  potuto  ri- 
chiamarlo, se  non  alla  proprietà  del  dettato,  alla  semplice  decenza  gramma- 
ticale. Più  che  di  erudito,  egli  ha  quasi  l'aria  di  un  dimostratore  di  bestie 
feroci,  e  nel  rovesciare  alla  rinfusa  gli  appunti  d'archivio,  infila  le  notizie 
esclamando:  ecco  un  cantore  sconosciuto  — vediamo  adesso  un  organista  fa- 
moso —  son  lieto  di  presentare  al  pubblico  quest'altro  musicista  rarissimo.... 

Ma  sorvolando  sulle  amenità  della  forma  (1),  da  un  direttore  di  Archivio 
di  Stato  non  è  certo  indiscreto  il  pretendere,  che,  se  le  sue  ricerche  sono 
frammentarie  e  confuse,  senza  nemmen  l'ombra  di  illustrazione  scientifica, 
egli  ci  dia  per  compenso  un'esatta  trascrizione  de'  documenti;  e  affidi  su 
ciò  pienamente  gli  studiosi,  senza  renderli  complici  involontari  di  errori 
gravissimi.  —  Ebbene  in  qual  modo  il  sig.  B.  abbia  risposto  anche  all'umile 
iiflBcio  di  amanuense,  è  ciò  che  proveremo  con  fatti  inoppugnabili;  e  il  dirlo 
schiettamente  ci  sembra  un  ingrato,  ma  imperioso  dovere,  perchè  non  vor- 
remmo che  le  facili  lodi  del  giornalismo  italiano  a  questo  pot-pourri  di 
archivista  fossero  prese  per  buona  moneta  da'  coscienziosi  eruditi,  segnata- 
mente stranieri  (2). 

Premettiamo  che,  non  essendo  possibile  la  collazione  di  tutti  i  documenti 
prodotti  dall' A.,  ci  siamo  attenuti  al  riscontro  de'  più  notevoli:  e  la  non 
breve  e  non  leggiera  fatica  ci  procurò  quasi  sempre  la  sorpresa  —  e  perchè 
non  dirlo?  l'ilarità  irrefrenabile  —  di  madornali  spropositi  commessi  dal  B., 
anche  dove  la  scrittura  dell'originale  era  più  nitida,-o  nella  sua  eleganza 
■cancelleresca  o  nella  rozzezza  di  lettere  dà  ccatola.  Possiamo  affermare  recisa- 
mente che  nella  riproduzione  del  B.  nessun  documento  è  un' esemplazione  ac- 
curata del  testo  in  senso  assoluto:  egli  che  affetta  di  rispettare  certe  parti- 
colarità grafiche  insignificanti  (l'uso  continuo  dell'/i,  Vn  per  v)  e  che  non 
ristabilisce  mai  la  punteggiatura,  complicandone  spesso  le  incertezze,  viola 
invece  costantemente  le  forme  storicht;  delia  lingua  o  le  peculiarità  dialet- 
tali (3),  rammodernando  a  capriccio  l'ortografia  di  molte  parole,  o  inven- 
tnndfilf»  nddirittura  di  sana  pianta,  dove  il  testo  non  era  di  suo  gradimento. 


(1)  ValgA  *d  es.  qualche  passo  esilerante  della  prefozione:  «  che  queste  mie  fatiche  pos-tano 
<  ridondare  io  atiliU  a  molti  tono  certo,  rammentando  che  wcondo  i  Pittagorici  e  Platunioi  ogni 
«  coM  deirUnirerso  è  mnsica.  Dalle  nozze  pelle  nascite  ai  fonerali,  dalle  feste  religiose  alle  pro- 

•  fine,  ai  sollazzi  campestri  e  teatrali,  sempre  entra  la  masica.  Fa  anche  definita  per  l'arte  del 
-  ommaoTere;  infatti  prende  le  tinte  di  totte  le  passioni  ecc.  >.  —  e  Non  sfoggerò  erudizione 
'    n  citazione  di  libri,  né  perderai  tempo  in   commenti,  questi   compiti  dovranno  spettare  a  chi 

«  abtrisognerk  poi  dei   materiali   da  me  mewi  in  Ince.   Spaziando   io  per  secoli,  dero  tenermi 

•  pareo  ecc.  > . 

(2)  Una  brere  ma  succosa  recensione  del  HaiRaL  in  KirckenmMiikalischet  Johrburk  (Regensburg, 
1891,  p.  114  sgg.)  ha  giJk  in  parte  anticipato  le  nostre  conclusioni:  «  flachtig,  oberflochlich  nnd 
«  nngenUgend  »  il  laroro  del  B.  è  chiamato  dal  llaberl,  che  rìlera  parecchi  errori,  deplora  l'as- 
•olnt*  ignoranza  della  letteratura  musicale,  e  pur  lodando  la  splendida  edizione  del  Kicordi  os- 
serra  non  cMer  i  <  ninnoli  illustrati  •  che  possano  conferire  terietì  e  valore  ad  ana  pubblicazione 
scientifica. 

(3)  .Subito,  nel  primo  doc.,  s'incontra  fp.  8)  un  potttritU  che  il  B.  ha  creduto  di  sostituTe  al 


100 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 


Ma  l'oculatezza  rara  e  la  disinvoltura  unica  del  sig.  B.  emergeranno  per- 
fettamente da'  risultati  de'  nostri  riscontri.  —  Per  il  secolo  XV,  fra  l'incon- 
cludente minutaglia  da  lui  racimolata,  il  documento  nuovo  (1)  più  osser- 
vabile è  senza  dubbio  la  lettera  del  citaredo  Pietro  Bono ,  che ,  dopo  aver 
brillato  alle  corti  di  Ferrara,  di  Urbino  e  di  ]\Iantova  ,  rallegrava  nel  1488 
quella  di  Vienna.  Gli  errori  di  cui  l'ha  ingemmata  il  sig.  B.  (p.  12)  sono 
realmente  massicci  : 


(AOTOOBAFO). 

lU.me  et  Ex. me  Marchion  D.ne  mi 
et  protector  nnice, 

Post  humiles  comendationes  etc.  Abenchè  li 
animi  de  li  mortali  alcune  volte  cum  persna- 
sione  et  mal  dire  de  homìni  cativi  se  soleno 
pervertire ,  et  del  falso  darge  colore  de  vero, 
corno  secondo  ho  potato  intendere  he  stato  mal 
refferito  a  la  S.ria  V.  Ill.ma  de  mi,  che  conti- 
nnamonte  sono  stato  fldel  ser\'itor  de  la  casa 
de  Gonzate  et  serò  per  finché  l'anima  se  par- 
tirà dal  corpo,  da  quelli  che  puro  hano  recepnti 
ben  e  non  male  da  mi ,  Dio  eh'  è  immortale  a 
mi  sera  sempre  bone  testimonio  apresso  la  S. 
V.  Ill.ma  et  li  signori  Duca  de  Urbino  et  Octa- 
viano  comò  sempre  me  sono  gloriato  de  haver 
la  vita  nel  corpo  per  gratia  de  Dio ,  del  S.re 
vostro  patre  et  de  la  S.ria  V.  Ill.ma  e  sempre 
ho  magnificato  quella  quanto  a  me  he  stato 
possibile ,  qnamvis  che  le  singnlare  virtude  de 
epsa  se  magnificano  et  e.xalteno  per  se  mederae. 
Ma  repensandome  de  la  gran  prndentia  che  ha 
la  S.  V.  Ill.ma  vedo  quella  non  he  da  esser  con- 
nnmerata  inter  mortales  sed  potius  inter  divos 
exaltanda ,  me  sono  alquanto  aleviato  da  pen- 
seri,  confidandome  ne  la  prudentia  de  quella. 
Poterebe  dire  la  S.  V.  mi  esser  partito  et  ha- 
verla  abandonata  in  tute:  io  rispondo  non  esser 
stato  io  casone  de  questo ,  e  quando  parlasse 
con  la  S.  V.  I.  intendendo  lo  eifecto  restarla 
satisfacto  da  mi.  Vero  eh'  io  sono  partito  col 
corpo,  ma  cum  l'animo  sto  sempre  cum  la  S.  V.  I. 

Ulterius  adesso  me  ritrovo  apresso  la  M.tà 
de  li  S.ri  Be  e  Regina  de  Ungarìa ,    avanto  li 


(B). 

Ill.mo  et  Ex.mo  Marchion  D.ne  mi 
et  protector  unic:  post  humiles  comendat. 

Abenche  li  animi  de  li  mortali  alcune  volte 
cum  persuasione  et  maledire  de  homini  catini 
se  soleno  peruertire  et  del  fallo  darge  colore 
de  vero:  comò  secondo  ho  potuto  intendere  Che 
stato  mal  refferito  ala  S.  V.  Ill.ma  de  mi  che 
continuamente  sono  stato  fldel  seruitor  de  la 
casa  de  Gonzate  et  sere  per  finché  l'anima  se 
partirà  dal  corpo  da  quelli  che  puro  hanno  re- 
ceputi  bene  e  non  male  da  mi.  Dio  che  imor- 
tale  a  mi  sera  sempre  bone  testimonio  apres.^o 
la  S.  V.  Ill.ma  et  li  signori  Duca  de  Urbino 
et  Octa Viano  Cosimo  sempre  me  sono  gloriato 
de  hauer  la  vita  nel  corpo  per  gratia  de  Dio 
del  signore  vostro  padre  et  de  la  S.  V.  111.  e 
sempre  ho  magnificato  quella  quanto  a  me  he 
stato  possibile  q.uis  che  le  singulare  virtude  de 
epsa  se  magnificano  et  exalteno  per  se  medeme. 
Ma  repensandome  de  la  gran  prudentia  che  ha 
la  S.  V.  111.  vedo  quella  non  he  da  esser  con- 
numerata inter  mortales  sed  potius  inter  diuos 
EiALTAMDOLA  me  sono  alquanto  aleniate  da  pen- 
seri  confidandoKE  ne  la  prudentia  de  quella  po- 
terebe dire  la  S.  V.  111.  mi  esser  partito  et 
hanerla  abandonata  in  tuto.  Io  rispondo  non 
essere  stato  io  casone  de  questo  e  quando  par- 
lasse con  la  S.  V.  IH.  intendendo  lo  effecto 
restarla  satisfatto  da  mi.  Vero  ch'io  sono  par- 
tito col  corpo  ma  cum  l'animo  sto  sempre  eum 
laS.  V.IU.  Ulterius  adesso  me  ritrono  apresso  le 
M.tà  de  li  S.ri  Ke  e  Regina  de  Vngaria  ananto 
li  conspecti  de  li  quali  anchora  ho  magnificato  K 


posserese  (potersi)  dell'originale,  mandando  a  rotoli  l'intero  periodo.  A  p.  9  troviamo  un  farcelo 
in  luogo  di  farelo,  che  non  suonava  bene  all'orecchio  del  B.,  traitaremo  per  tractaremo  ;  a  p.  11 
faUxeto  sostituito  a  /olmeto  (falsetto);  p.  27  coimmemorarlo  per  connumerarlo...  e  di  queste  ine- 
sattezze potremmo  empirne  qualche  pagina.  —  Il  B.,  che  non  scioglie  mai  i  nessi,  fa  una  sola 
eccezione  a  p.  73,  nella  lett.  di  Ferrante  Giusone  che  inviava  dalla  Francia  al  Duca  «  l'epitaphìo 
€  della  infelice  Regina  di  Scotia  et  uno  a  Dio,  che  il  Re  fu  già  per  dire  alla  sua  dama  > .  Invece 
d'nn  commiato  amoroso,  parrebbe  quasi  trattarsi  d'una  poesia  atea! 

(I)  La  lett.  del  cantore  Jachetto  di  Lorena  (p.  10)  aveva  già  largamente  riassunta  il  Davaki, 
Jìiv.  st.  mantovana,  1,  64  in  quelle  preziose  Nolieie  biogr.  di  maestri  di  musica  ecc.  che  il  B., 
avvezzo  a'  volami  mastodontici,  chiama  «  pubblicazioncella  >. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 


101 


conspecti  de  li  qaali  anchora  ho  matfnificato  la 
S.  V.  I.  comò  debitamente  sono  obligato:  del 
che  n'è  bono  testimonio  al  S.re  Boraio  da  C!o- 
reza  ;  da  li  qaali  ho  earecie  isay  et  spero  haver 
qnalche  bene.  Graciosamente  me  redeno  et  ol- 
deno  el  sonare  mio  et  se  a  le  M.tà  loro  com- 
piacesse non  me  pirtiria  may  de  qna. 

Item  pigliarò  presumptione  in  racomandar  a 
la  S.  V.  I.  mio  nepote  LodoTico  Mazone ,  se 
degna  fargli  satisfare  in  tato  qaello  gè  era  stato 
robato ,  perchè  non  mancho  repato  essere  a  li 
serricij  de  quella  quanto  a  quelli  del  S.re  Duca 
de  Ferara. 

Florentem   toeatar   Jesos   Christns  D.  Y.  I. 
cai  me  hamiliter  commendo 
Viene  13  jannarij  1488. 

E.  ni.  D.  V. 

humilis  serms 

Petrus  Bonus  ferarienàs 

citaredus. 


S.  Y.  Ul.  comò  debitamente  sono  obligato  :  del 
che  ne  bono  testimonio  el  S.re  Bosio  da  Coreza 
da  li  quali  ho  earecie  assaj  et  spero  hanere 
qnalche  ben  graciosamente  me  redeno  et  dbsi- 
DEBEKO  el  sonar  mio  et  se  ale  M.tà  loro  com- 
piacesse non  me  parti  ria  may  de  qua.  Item  pi- 
gliarò presumptione  in  raccomandar  ala  S.  Y. 
ni.  mio  nepote  Ludonìco  ìfazone  se  degna  fargli 
satisfar  in  tutto  quello  gè  era  stato  Tobato  per 
che  non  mancho  reputo  esser  ali  semicij  di 
quella  ix  quanto  a  quelli   del   dgnor  Duca  di 

Ferara 

Viene  13  janoarij  1483. 

{facsimile  della  firma). 


.\  p.  28  s'incontra  un  bigliettino  di  Pirro  Gonzaga,  che  malgrado  l'ele- 
gante scrittura  dell'originale  è  stato  egualmente  sconciato  dal  sig.  B.  11 
futuro  cardinale,  non  volendo  consumare  inutilmente  la  sua  gioventù,  «  ma- 
«  xime.  in  questi  tempi  assai  ociosi  »  (il  tempi  è  lasciato  nella  penna  dal  B.) 
chiedeva  alla  marchesa  Isabella  de"  violoni;  e  si  vegga  quante  inesattezze 
ha  saputo  ammassare  l'A.  in  poche  righe  : 

<  Supplico  a  la  Ex"»  V.  che  me  voglia  comprere  (leggi:  compiacere)  de 
«  quelli  suoi  che  altre  volte  Joangelo  (leggi:  Joanangelo  ;  il  Testagrossa)  gli 

<  fece  (aggiungi:  fare)  a  Bressa,  perchè  da  lui  intendo  sonno  molto  electi, 

<  e  questi  non  mi  dono   perchè   mai   presumeria  ecc.  (leggi:  e  questo  non 
*  in  dono)  >. 

Sul  celebre  organo  di  alabastro,  acquistato  dal  Castiglione  a  Roma  per 
Federico  Gonzaga,  troviamo  a  p.  33  un  documento  di  molto  interesse,  da 
cui  si  apprende  e  il  nome  dell'artefice,  Sebastiano  Gollino,  e  il  suo  soggiorno 
a  Mantova  per  finire  quell'opera  meravigliosa.  Per  affari  intricati  che  il 
Gollino  aveva  a  Napoli  con  dei  creditori  molesti,  il  Marchese  scrisse  una 
caldissima  lettera  di  raccomandazione  alla  duchessa  Isabella  Sforza;  e  il  B. 
nel  pubblicarla  ha  saltato  a  pie  pari  qualche  frase,  altre  ha  completamente 
svisate. 


...  Porche  me  rendo  certo  che  1*  E.  V.  lo 
^  k^bbi  caro  per  le  rirtà  sue  et  per  la  creanu 
turata  in  can  di  quella ,  la  prego  che  anche 
per  amor  mio  eee. 

Io  provederò  bea  a  nastro  Sebastiano  per  ae- 
tb&re  a  quelli  altri  che  gli  hanno  aerrito  de 
Hmii  per  poter  perflcere  nna  opera  tanto  sia- 
gnlarc  al  mondo 


Perchè  ne  rendo  certo  che  la  E.  Y.  lo  babbi 
caro  di  qaello,  la  prego  ecc. 


lo  pronederb  bea  a  aiastio  SahaaUaao  fm  »- 
tk&re  a  «aelli  altri  <  posta  p«r/e*rt  mm  oftra 


Un  pasticcio  consimile  potremmo  segnalare  nella  lettera,  prodotta  a  p.  37, 


102 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 


di  un  altro  famoso  organista,  Graziadio  Antignati  (1)  ;  ma  come  esempio 
stupendo  delle  metamorfosi  che  il  B.  fa  subire  ai  documenti,  recheremo  la 
lettera  di  Antonio  Possevino,  storico  de'  Gonzaga,  pubblicata  a  p.  100  : 


A. 

Ser.ma  Sig.a 

Li  superiori  della  Compagnia  del  Spirito  Santo 
qui  in  Ferrara  dedicando  il  giorno  della  Pen- 
coste  una  lor  chiesa  magnifica  et  hor  hora  fi- 
nita, et  credendomi  musico  o  poter  impetrare 
una  tal  gratia  da  V.  À.  mi  ha  spinto  a  sup- 
plicarla voglia  contentarsi  che  D.  Francesco 
musico  possa  esser  condotto  a  Ferrara  per  questa 
solennità ,  adunando  loro  da  molte  parti  mu- 
sichi a  questo  fine.  Supplico  donque  V.  A.  voler 
fare  a  loro  questa  gratia  et  consolar  me  d'  un 
poco  di  musica,  mentre  me  ne  sto  otioso  sul- 
l'hosteria. 

D.  Camilla  sta  salda  et  constante,  et  (per  usar 
le  parole  di  lei)  prostrata  con  lagrime  alli  piedi 
di  V.  A.  la  supplica  della  sua  sicura  protettione. 
Quello  che  si  richieda  per  finir  il  tutto  già  FA. 
V.  lo  sa,  et  io  l'altro  giorno  ne  scrissi.  Ser.ma 
Sig.a.  Supplicando  V.  A.  dar  questa  licenza  a 
D.  Francesco  Dio  consoli  V.  A.  pienamente 
Ferrara  li  6  maggio  1622. 

Di  V.  A.  Ser.ma 

Indig.mo  et  infimo  servitore 
Ant.  Possevino. 


B. 

Ser.mo  Signor* 
Li  superioii  della  Compagnia  del  Spirito  Santo 
qui  in  Ferrara  dedicando  il  giorno  delfe  Pente- 
coste una  lor  chiesa  magnifica  et  hor  hora  fi- 
nita, et  VEDEKDOMi  musico  A  potere  impetrare 
una  tal  gratia  da  V.  A.  mi  ha  spinto  a  sup- 
plicarla uoglia  contentarsi  che  D.  Francesco 
musico  possa  essere  condotto  a  Ferrara  per  questa 
solennità  adunando  loro  ,  da  molte  parti  mu- 
sichi, a  questo  fine  supplico  donque  V.  A.  uoler 
fare  a  loro  questa  gratia  et  consolar  me  d'  un 
poco  di  musica  mentre  mene  sto  otioso  sul- 
l'hosteria.  Don  Camillo  sta  saldo  et  constante 
et  (per  usare  le  parole  di  lei)  prostrato  con  la- 
grime alli  piedi  di  V.  A.  la  supplico  della  sua 
FiBMA  PER  LEiTKKE  quello  che  SÌ  richiede  per 
finir  il  tutto  già  l'A.  V.  lo  sa;  et  io  l'altro 
giorno  ne  scrisse  a  V.  S.  S.  supplicar  V.  A.  dar 
questa  licenza  a  D.  Francesco  ecc. 

Ikdegko  et  infimo  seruitorfr 
A.  P. 


È  addirittura  tutta  una  serie  di  cambiamenti  prodigiosi  che  il  B.  ha  ope- 
rato  in  questo   documento:  dal  Possevino,  che  si  fa  (proh  pudori)  veder 

musico,  a Don  Camillo,  che  è  puramente  e  semplicemente  la  Camilla  Faa, 

le  cui  romanzesche  avventure  sono  scritte  fin  su'  boccali  di  Montelupo.  Fu 
appunto  nel  1622  che  questa  vittima  del  turpe  capriccio  del  Duca  Feidi- 
nando  venne  costretta  a  votarsi  monaca,  il  22  maggio,  in  un  convento  di 
Ferrara  (2):  e  il  Possevino,  medico  di  corte,  che  aveva  avuto  il  poco  no- 
bile incarico  di  accompagnarvela,  non  fa  che  render  conto  della  sua  mis- 
sione. Ma  non  già  al  Duca,  oìie  avrebbe  visto  una  sanguinosa  ironia  nelle 
preghiere   della   sventurata  Camilla ,   bensì  alla  Duchessa   scriveva  il  Pos- 


(1)  Si  sottoscrive  Graciadio  Antigniato,  e  il  6.  a  p.  37  arbitrariamente  ne  rammoderna  la  firma. 
—  I  nomi  de'  cancellieri  gonzagheschi,  che  si  leggono  a  piedi  di  più  doc.  pubblicati  dal  B.,  sono 
quasi  tutti  storpiati  :  Trìdapalens  per  Tridapaleus,  Chieppins  per  Chieppius,  e  un  Bapt.  de  Abbafr. 
per  Bapt.  de  Abbatibus  (p.  30).  La  duchessa  di  Urbino. si  sottoscrive  •  obsenquiaUssima  sorella  > 
(p.  24)  :  e  questo  errore  finale  s'aggiunge  ai  non  pochi  che  il  B.  ha  profuso  nella  breve  lettera 
di  Eleonora.  <  Essendo  io  mi  desideraria  »  ha  il  coraggio  di  stampare  ,  dove  l'autografo  ree* 
«  essendo  io  in  desideri  i  •  ;  —  «  et  robbe  me  »  in  luogo  di  «  robbe  sue  •  ;  e  «  condurla  »  per 
<  condursi  > . 

(2)  Volta,  St.  di  Mantova,  IV,  40.  Sulle  avventure  di  Camilla  Faa  notiamo  un  romanzo  del- 
rintra,  e  una  commedia  del  Oiacometti. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  103 

sevino:  e  questo  scambio  d'intestazione  completa  la  comicità  degli  equivoci 
bertolottiani.  Chi  volesse  poi  sapere  come  mai  sia  saltato  fuori  dalla  «  si- 
«t  cura  protettione  »  quell'amenissimo  «  firma  per  lettere  »  non  cerchi  altra 
spiegazione  che  nell'incuria  abituale  del  frettoloso  copista,  perchè  1  auto- 
grafo anche  stavolta  è  chiarissimo. 

Ma  passiamo  ad  esaminare  che  cosa  diventino  tra  le  mani  del  sig.  B.  i 
documenti  più  ragguardevoli  sopra  artisti  eminenti,  che  hanno  lasciato 
un'orma  incancellabile  nella  storia  della  musica,  come  ad  esempio  Jacques 
de  Wert  e  il  gran  Palestrina.  Al  De  Wert  il  Canal  consacrò  un  capitolo 
denso  di  fatti  e  di  erudizione  (1);  e  al  sig.  B.  non  si  chiedeva  che  la  trascri- 
zione fedele  delle  molte  lettere  attraentissime,  nelle  quali  il  primo  maestro 
della  cappella  ducale  di  S,  Barbara,  con  franchezza  e  vivacità  di  linguaggio, 
ha  esposto  le  dolorose  peripezie  della  sua  vita  familiare  ed  artistica.  Un  suo 
rivale,  certo  messer  Angustino,  a  cui  il  De  Wert  appioppava  il  nomignolo 
di  ignorantello ,  non  potendo  competere  con  lui  per  l'abilità  musicale,  gli 
sedusse  la  moglie:  e  il -povero  maestro  fiammingo,  in  più  lettere  dal  1567 
al  1586,  svolge  tutta  l'iliade  de'  suoi  guai.  Il  Canal  aveva  già  utilizzato  be- 
nissimo  questi  documenti,   e   il  sig.   B.  li   ha  prodotti  testualmente  in  tal 

modo che  il  De  Wert  redivivo  non  si  tratterrebbe  forse  dal  metterlo  alla 

stregua  del  suo  persecutore,  messer  Angustino. 


LetUre  27  agotio  1567  (p.  40,  il). 

La  setta  farisaica  contenerunt  in  unum  in  norum  ! 

tatti  quelli  che  ri  si  ritrororno  troaano 

l'hanno  fatto  mastro  di  capella   partito  che 
sarò  io  per  tale 

il  mastro  di  capella  novo  anco 

Se...  il  signor  Daca  fa  conto  de  la  mia  ser- 
TÌtù   ne   loro   incagherò  con  reverentia  et  at- 

tendarò  a  serrìre,  che  se  hene  non  m'ha  con-        attendato  a  scrirere 
cesso  la  gratia  tichiestìi  spero  me  ne  farà  nn 'al- 
tra e  creparanno  de  invidia  e  mi  paragni  de  innidia  ! 

Lett  $.  d.  ma  del  ló75  (p.4^). 

Sono  hormai  dieci  anni  che  io  servo  a  l'À.  V.        dieci  giorni 

Senza  la  spesa  straordinaria  de  la  quale  non        de  la  quale  ne  parlo 
parlo  premendome  più  la  repntatione  che  l'utile 

acciò  mi  favorisca  acui 

LeU.  28  diurni»-»  tS79  fp.  44). 
Se  ben  scrive  spagnolo,  solo  uno  di  quella 
raiia  mi  pareva  buono  per  il  terwitio  di  S.  A.        per  il  Uìnistro 


(I  )  C*»*L,  Ditta  mutiea  »i  Jf.  :  estr.  dal  voi.  XXI  delle  Mtmori*  dsll'JitiMo  Ttntto,  p.  52  agg- 


104  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

E  pensare  che  il  B.  a  p.  39  dà  il  facsimile  di  una  lettera  del  De  Wert, 
da  cui  tutti  possono  constatare  qual  grossolana,  ma  nitida  scrittura  sia  quella 
del  maestro  fiammingo! 

Un  po'  meno  bistrattate  sono  le  lettere  del  Palestrina;  non  cosi  corrette 
per  altro  che  al  confronto  non  sia  preferibile  la  traduzione  tedesca,  che  già 
da  parecchi  anni  era  stata  offerta  agli  studiosi  dal  Haberl  (1).  Il  quale  ha 
pubblicato  ben  otto,  e  non  solo  qualche  lettera,  come  asserisce  il  B.  (p.  47): 
e  ciò  che  più  importa,  le  ha  corredate  con  molte  notizie  laterali,  attinte 
dallo  stesso  Archivio  Gonzaga,  e  ha  illustrato  tutto  con  profonda  scienza  e 
coscienza.  Nella  lett.  3  marzo  1570  il  Palestrina  scrivendo  al  Duca  Guglielmo, 
dilettante  compositore  di  musica,  affermava  che  dopo  aver  esaminato  un 
suo  madrigale  e  un  mottetto  si  era  accorto  —  e  naturalmente  esagerava  nel 
giudizio  per  compiacenza  verso  l'illustre  collega  —  come  il  Principe  di  Man- 
tova non  avesse  nulla  da  invidiare  nell'arte  a  «  quelli  che  ne  fanno  degna- 
«  mente  professione  ».  Lebensberuf  è  tradotto  dal  Haberl:  e  il  B.  frainten- 
dendo l'originale  legge  perfettione  fp.  49).  La  lett.  .31  luglio  1584  comincia 
cosi  :  «  Havendomi  detto  Don  Annibale  Cappello  per  parte  di  V.  A.  quanto 
«  humanamente  Lei  si  sia  degnata  ecc.  »;  anche  qui  è  esattissima  la  tra- 
duzione del  Haberl,  e  il  B.  stampa  :  «  Havendemi  detto  Don  Annibale  che 
«  per  parte  di  V.  A.  quanto  humanamente  ecc.  »  (p.  54). 

Nel  1583  corsero  trattative  fra  il  Palestrina  e  l'agente  mantovano  a  Roma 
perchè  il  grande  maestro  accettasse  di  recarsi  a'  servigi  del  Duca  :  ma  per 
forte  divergenza  sullo  stipendio  furon  poi  troncate  le  pratiche.  11  Palestrina 
si  mostrava  esigente,  avendo  già  a  Roma  200  ducati  da  10  giuli  l'uno  come 
provisione  fissa  del  capitolo  di  S.  Pietro,  più  «  50  ducati  simili  »  (cioè  da 
10  giuli)  come  incerti;  e  il  B.  legge  «  50  scuti  diversi  »  (p.  53). 

Un  dispaccio  del  Cappello  (il  che  del  B.)  in  data  17  aprile  1574  reca  un 
altro  importante  giudizio  che  il  Palestrina  aveva  pronunziato  sopra  una  messa 
speditagli  in  esame  dal  Duca  Guglielmo.  Il  Palestrina  aveva  dovuto  rilevarvi 
alcune  piccole  infrazioni  alle  norme  consacrate  dall'arte  «  le  quali  si  conosce 
«  bene  —  riferisce  il  Cappello  al  Duca  —  essere  state  da  lei  pretermesse  per 
«  haver  atteso  a  cose  maggiori,  et  per  haver  riputato  che  si  possono  fare 
*  da  altri  che  più  attendono  a  tutte  le  minute  osservationi...  ».  Onde  con- 
clude che  gli  avertimeì%ti  fatti  sopra  la  messa  riflettono  «  cose  che  possono 
«  stare  et  possono  esser  anche  mutate  ».  Il  sig.  B.  ha  spezzato  in  due  un 
solo  periodo,  e  ad  accrescere  la  confusione  vi  ha  cacciato  dentro  tre  ma- 
dornali granchi:  lui  per  lei,  ripetute  per  riputato,  e  inutile  per  mutate, 
cosicché  non  se  ne  raccapezza  più  nulla  (p.  50). 

È  quindi  naturale  che  quante  volte  il  sig.  B.  si  dà  il  lusso  (ben  raro)  di 
far  congetture  o  trarre  deduzioni  dai  documenti  cosi  malmenati,  quasi  sempre 
scappigli  all'interpretazione  diametralmente  opposta  alla  vera.  Da  un  bi- 
gliettino  del  De  Wert  (p.  41)  sembra  a  lui,  per  esempio,  che  risulti  chia- 
rissimo come  il  buon  Jacques  perseguitato  fosse    «  pronto  a  lasciare  Man- 


(1)  Das  Archiv  der  Gotuaga  in  il.  mit  besonderer  Rùcksicht  auf  Giov.  Pierluigi  da  FaUstrina 
nel  cit.   Kirchenmusikalisches  Jahrbuch,  Regensbarg,  1886,  p.  31  sgg. 


RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA  105 

«  tova,  tanto  per  lui  spinosa  >  ;  e  invece  a  farlo  apposta  quelle  poche  linee 
provano  precisamente  che  si  era  deciso  a  rimanervi,  poiché  —  l'aveva  già 
notato  il  Canal  (Op.  cit.,  p.  57)  —  il  Duca  Guglielmo  gli  aveva  concesso  una 
esenzione  di  dazi  assai  vantaggiosa,  e  il  De  Wert  reclamava  soltanto  di 
avere  la  sua  spedinone,  o  patente,  in  piena  regola  «  per  andare  a  far  con- 
«  durre  i  propri  raccolti  »  da  Novellara  a  Mantova. 

Ma  del  felice  sistema  interpretativo  del  sig.  B.  abbiamo  a  p.  21  un  saggio 
anche  più  stupefacente.  Pubblicando  una  lettera  diretta  al  celebre  cantore 
Marchetto,  egli  la  dà  come  prova  <?  che  la  stampa  di  musica  aveva  progre- 
«  dito  rapidamente  ».  Ecco  anzitutto  questo  documento,  riveduto  e  corretto, 
quale  si  legge  nel  Copialett.  lib.  229  (1)  : 

M.  Marco  Cantori. 

M.  Marco.  Essendo  stato  ijaesta  matina  qaà  in  Gonzaga  sul  mercato  ho  ritrovato  alcune  belle 
cose  noTamente  composte  ma  non  anchor  finite  dal  stampatore.  E  per  la  noTÌtà  loro  non  ho  potato 
pactir  di  lassarle  finir  de  stampare.  Credo  ben  che  sono  molti  anni  che  non  vedeste  per  còsa  nova 
simil  compositione,  e  perchè  altro  che  io  non  ha  di  queste  copia  alcuna  (2)  mi  Pareti  grandìsdmo 
piacere  ad  tenerle  presso  voi,  né  lassarle  veder  ad  alcnno,  che  voglio  se  ne  &cciamo  honore.  In 
questo  mezo  vi  prego  vogliate  affaticar  l' ingegno  vostro  et  ponervi  tntta  l'arte  per  far  qualche 
bel  canto  sopra,  ma  perchè  sommamente  desidero  che  faciali  il  canto  di  bizaria  in  exeelentìa  et 
che  non  siati  distratto  da  altri  pensieri  et  fastidij  mi  fareti  gratia  grande  ad  venir  qni  ad  stare 
con  me  io  piacere ,  che  te  invito  et  vi  facto  di  quarta  (3),  e  perchè  vi  aspetto  ad  ogni  modo, 
che  a  l'altro  mercato  che  si  farà  qaà  il  stampator  mi  (4)  portarà  il  fine  et  la  parte  che  ci  resta, 
ali!  commodi  vostri  me  offero  sempre 
Gonzage  xm  sept.  HDXIUI. 

Il  B.  soggiunge  che  «  nel  1514  il  Cara  prometteva  al  Marchese  (era  sol- 
«  tanto  principe  ereditario)  Federico  Gonzaga  di  fare  un  dialogo  a  cinque. 
«  A  botte  et  risposte  »  —  e  non  si  comprende  perchè  non  abbia  voluto 
darsi  la  pena  di  trascrivere  intera  la  lettera  di  Marchetto,  che  conteneva 
una  tale  promessa.  Pubblichiamola  dunque,  poiché  vale  più  di  tanto  ciarpame 
affastellato  nel  libro  bertolottiano  : 


(1)  Questo  libro  contiene  le  lettere  del  minorenne  Federico;  ed  erra  perciò  il  B.  nel  dire  che 
il  «  Marchese  >  (Francesco)  scrìverà  <  al  sao  caro  musico  >.  Nello  spogliare  i  copialett.  dell 'Ar- 
chivio Gonzaga  occorre  determinare  con  precisione  in  nome  di  ^nale  de'  vari  membri  della  ^miglia 
prinripesea  siano  spedite  le  singole  missive,  poiché  non  di  rado  uno  stesso  registro  racchiude  let- 
tere di  provenienza  diversa.  A  tale  riguardo  un  curioso  equivoco  ha  preso  il  B.  a  p.  14:  egli  dà 
come  scritta  dal  •  segretario  marchionale  >  una  lettera  del  15  marzo  1490  al  Marchese  Franeeeoo 
assente  da  Mantova,  in  cui  accennando  a  certi  cantori  gli  si  chiede  s«  voglia  «  tenerli  a  li  ser- 
«  riti!  suoi  0  darli  a  m«  >.  Un  aegretarìo,  che  potene  permettersi  il  lusso  di  aver  in  casa  nna 
compagnia  intera  di  cantori,  dorerà  eeaer»  nna  rarità  anche  nel  sec.  XY  ;  e  il  vero  è  che  quel 
libro  136,  donde  il  B.  ha  attinto  la  lettera,  contiene  le  prime  corrispondenze  della  marchesa  Isa- 
l>ella  d'Este,  che  sposa  novella  non  aveva  ancora  i  noi  particolari  registri.  Era  lei,  e  non  il 
segretario,  che  chiedeva  al  marchese  la  facoltà  di  trattenere  per  suo  conto  que'  musici.  La  lettera 
inbtti  prosegue  con  queste  parole,  sorvolat«  dal  B.:  <  hozi  doppo  disnare  cum  bona  licentìa  de 
<  la  S.  T.  andaremo  la  Ill.iaa  Duchessa  de  Urbino  et  lo  a  cena  a  Goito,  domane  a  Capriana  ecc.  >. 

(2)  II  B.  impasticciando  il  periodo  legg«  :  «  E  perchè  altro  io  non  ho  di  queste  copie  alcune  >  ! 
(8)  Inciso  Foppresco  dal  B. 

(4)  B.  :  .  Ili  . . 


106  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

Al  primogenito  M.se  Federico  Gonzaga  in  Gonzaga. 
Ben  si  può  gloriar  la  S.  V.,  HLmo  et  Ex.mo  S.r  et  patron  mio,  de  tali  et  tante  opere  nova- 
raente  composte,  ch«  pervenute  siano  in  le  sanate  mani  vostre,  che  veramente  pareno  antique  et 
al  tempo  de  docti  Danti  et  delectevoli  Franceschi  partorite  et  elimate  ;  ma  molto  più  me  posso 
gloriar  io  de  la  hnmanità  de  V.  S.  IH. ma,  habia  electo  me  debile  honoratore  a  tante  opere,  dil 
che  infinite  gracie.  Et  perchè  V.  S.  IH. ma  me  fa  intender  la  carestia  quale  è  de  tali  compositure, 
bavero  molto  bene  cura  a  questo  che  non  vadino  in  loco  del  mondo,  et  già  ho  parlato  al  Rizolo 
quale  me  habia  a  fare  una  chiave  che  non  sia  debile,  anci  forte  e  diflcile,  sotto  la  quale  inviolate 
le  voglio  conservare  fin  tanto  che  me  retrovi  in  termine  de  potere  servire  a  V.  S.  perchè  vera- 
mente adesso  mi  trovo  cum  la  febre  di  sorte  che  non  mi  lassa  pensare  a  cose  né  festive  né  iocose, 
e  molto  più  me  rincresse  esser  amalato  per  non  poter  servire  V.  S.  che  per  la  propria  desaventura 
mia,  che  tanto  volentieri  sarei  venuto  fori  cum  el  cinque  vale  in  mano  quanto  cosa  del  mondo, 
sapendo  ben  io  che  le  cose  composte  in  su  la  vai  dela  Marzetta  sono  molto  più  aierose  de  quelle 
composte  in  camera.  In  questo  mezo  el  stampatore  vanirà  fornita  l'opera,  et  io  per  la  dio  gratia 
guarirò,  ove  vi  voglio  far  su  un  duo  a  cinque  a  botte  e  risposte  che  mai  fu  fatto  sìmel  cosa  in 
laude  e  gloria  di  Y.  S.  111. ma  a  la  quale  de  continuo  me  ricomando. 
Dat.  Mantue  tra  le  15  e  le  16,  1514,  14  sett. 

E.  V.  IH.  D.  Servitor 

Marchetto. 

Abbiamo  qui  la  risposta,  che  a  volta  di  corriere  il  cantore  faceva  all'in- 
vito del  principino,  di  andar  a  rallegrarlo  nella  sua  villa  di  Gonzaga.  Di 
stampe  musicali  non  vi  si  parla  né  punto  né  poco,  dacché  é  evidente  che 
al  mercato  di  Gonzaga  il  giovinetto  Federico  aveva  trovato  e...  sequestrato 
soltanto  delle  poesie  auliche,  popolareggianti,  buonissime  a  metter  in  musica; 
ed  egli  educato  nella  splendida  Corte  romana  non  chiedeva  altro  al  suo  Mar- 
chetto che  di  fare  qualche  bel  canto  sopra  de'  versi  che  gli  erano  straordinaria- 
mente piaciuti.  Anche  senza  la  risposta  del  Gara  sarebbe  stato  agevole  in- 
tendere il  vero  significato  di  quell'invito  :  ma  nel  sig.  B.,  che  conosceva  la 
lettera  rilevantissima  di  Marchetto,  l'errore  é  inescusabile.  Distrutta  la  sua 
immaginaria  scoperta  di  progressi  della  stampa  musicale  rivelatisi  alla  fiera 
di  Gonzaga,  non  resta  però  meno  interessante  per  gli  eruditi  l'indagare  quali 
fossero  quelle  composizioni,  uscite  sulla  fine  del  1514,  che  a  Marchetto  pa- 
revano antique  e  degne  de'  tempi  di  Dante  e  Petrarca. 

Se  in  questo  caso  il  B.  ha  travisato  il  valore  d'un  documento,  altra  volta 
si  è  lasciato  sfuggire,  o  ha  guastato  per  un  errore  di  trascrizione,  delle 
vere  scoperte.  È  noto  quanto  sia  difficile  accertare  storicamente  i  vari  mu- 
sicisti designati  nel  cinquecento  col  solo  nome  di  Jachetto,  e  come  si  sia 
creduto  di  poter  identificare  l'uno  dì  essi  per  Jacques  de  Berchem,  addetto 
al  servizio  del  card.  Ercole  Gonzaga.  Già  altri  aveva  acutamente  congettu- 
rato che  Giachetto  da  Mantova  e  il  Berchem  non  fossero  una  sola  persona, 
bensì  due  diversi  musici  (1):  e  il  B.  pur  ignorando  questi  risultati  della 
critica  tedesca,  aveva  avuto  la  fortuna  di  porre  le  mani  sopra  un  documento 
decisivo  che  si  trova  nel  lib.  40  de"  Decreti  dell'Archivio  Gonzaga  (a  e.  21), 
in  data  20  aprile  1534.  È  l'atto  con  cui  si  conferiva  a  un  Jachetto  la  cit- 
tadinanza mantovana;  ed  ecco  le  prime  righe  di  motivazione,  che  precedono 
la  formula  rituale  di  questi  decreti  : 


(I)  Cfr.  la  citata  recensione  del  Haberl,  che  ci  ha  prevenuto  nel  segnalare  questo  srarione  del  B. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  107 

Federicns  etc.  Cnm  Jacobns  Collebandi  de  Vitre{l)  Gallns  Rhedonensis  Dioceàs,   cognomento 
Jachettns,  cantcr  artis  nnsicae  peritissimns ,   hae  in  civitate  nostra  Mantnae  vitam  ducere  con- 
stitnerit,  cnpiatque  perpetua  ad  inra  ciiitatis  aimittì  et  civinm  nostrornm  nomerò  adscribi,  ipsins 
votis  annaendam  duximus  ecc.  Tenore  itaque  presentis  decreti  ecc. 
Dat.  Mantaae  sx  aprilis  1534. 

Lo  si  crederebbe  ?  mentre  l'originale  è  d'una  calligrafia  veramente  am- 
mirabile, e  l'attenzione  del  sig.  B.  non  poteva  in  ogni  caso  non  esser  richia- 
mata dal  semplice  fatto  d'una  onorificenza,  che  non  si  accordava  certo  al 
primo  venuto,  egli  invece  leggendo  in  fretta  ci  ha  dato  a  p.  28  due  nude 
righe  di  estratto  dell'importante  documento,  e  Jachettus  diventa...  Sacchettus! 
S'intende  dopo  ciò  che  a  p.  35  il  B.  avendo  sfigurato  il  Jachettus  dell'atto 
solenne  del  1534,  mette  m'"  -Jachetto  cantore  —  a  cui  nel  1540  mori  un 
bambino  di  nome  Ercole  —  tra  gli  «  sconosciuti  »;  e  due  pagine  più  oltre 
lo  identifica  col  Berchem...  Ma  v'è  di  più:  il  Collebaudi  del  documento  s'è 
cambiato  in  Collebard,  e  la  stessa  variante  ha  subito  il  cognome  dell'altro 
cantore  famoso  Bidone,  di  cui  il  B.  ha  pure  pubblicato  una  lettera  rimar- 
chevole, e  che  l'omonimia  fa  supporre  parente  di  Jachetto  (p.  27). 

Giudichi  ognuno  quale  vantaggio  possano  trarre  gli  studi  da  un  libro,  in 
cui  le  cose  migliori  son  deturpate  da  simili  equivoci:  e  dalla  trascuranza 
del  B.  in  ciò  che  riguarda  gli  artisti  più  insigni  si  immagini  qual  semen- 
zaio di  inesattezze  debba  essere  il  guazzetto  di  nomi  oscuri  e  di  notizie  sal- 
tuarie ed  acefale,  da  cui  è  assorbita  una  buona  metà  del  volume.  11  B.  ha 
l'abitudine  di  non  esaurir  mai  completamente  una  ricerca,  e  perciò  non 
sa  cavare  alcun  costrutto  dal  materiale  che  accumula  ;  anzi  spesso  e  volen- 
tieri non  riconosce  le  stesse  persone,  di  cui  s"era  poco  prima  occupato  (2). 
A  p.  13  dà  molte  notizie  sopra  un  Michele  tedesco,  pìffero,  che  si  trovava  a 
Ferrara;  e  a  p.  25  rimane  perplesso  se  —  come  a  noi  sembra  evidente  —  un 
Michele  de  Lamagna  Springinrosse ,  che  scrive  da  Ferrara  il  5  sett.  1500, 
sia  quel  medesimo  piffero.  A  p.  20  accenna  al  testamento  della  moglie  del 
Cara;  ignorando  che  Giovanna  de  Marasechi  insieme  al  suo  Marchetto  fu 
cantante  applaudita  e  ricercata  in  molte  corti.  A  p.  81  riferisce  l'elogio  am- 
polloso d'un  musicista  che  sapeva  cantar  «  ogni  sorte  de  canzonete,  madri- 
€  gali  »  ed  anche  comporre;  e  deplora  di  non  poterne  scoprire  il  nome 
pej-chè  «  furono  molti  i  distinti  musici  cremonesi  ».  Ebbene  la  lettera  co- 
mincia con  queste  precise  parole  oramesse  dal  fì.  :  «  avendo  fatto  pratica  qui 
«  in  Verona  d'  un  spirito  ellevato  e  di  virtù  profonde  »  ;  né  si  capisce  che 
cosa  c'entrino  i  «  musici  cremonesi  »  se  non  per  la  confusione  ingenerata 
nel  B.  stesso  da'  suoi  appunti  d'archivio,  monchi  e  disordinali. 

Nell'altro  suo  zibaldone  sugli  artisti  alla  corte  di  Mantova  (3)  egli  aveva 


(1)  TiM,  diocMi  di  Bennes:  daoqne  OÌMbetto  d»  VantoTa  era  francese;  il  Berchem,  aammingo. 

(2)  A  p.  89  parla  di  an  Vittorio  ma«ico  spagnolo  che  ritomara  in   patria   «  per  senrigio  del 

<  Doca  di  Mantova  >,  come  se  fosse  una  perMna  dirersa  da  quel  Vittorio  incaricato  di  formare 
ana  compagnia  di  comici  spagnoli.  Anche  qoi  dne  «ole  linee  d'estratto  della  comroendatitia  ducale 
contengono  Imperdonabili  inesattezze  :  Yittorìo  è  presentato  a  illostri  personaggi  come  <  nomo  di 
«  piacere  che  non  si  renderà  immerìterole  •    del   più  largo  farore  accordatogli:  •  il  B.  stampa  : 

<  evi  si  renderà  meriterole  >. 

(3)  Artitti  in  reliuioiu  coi  GoHttu/a,  Modena,  tip.  Vinoenxi,  1883,  p.  113  «gg. 


108  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

inserito  molti  documenti  relativi  alla  musica:  e  in  questa  pubblicazione 
speciale  o  doveva  riprodurli  indistintamente,  o  limitarsi  per  tutti  alia  cita- 
tazione  e  al  rinvio.  Invece,  non  si  sa  con  qual  criterio  nella  scelta,  ha  ri- 
stampato una  quantità  di  notizie  di  mediocre  interesse  e  accennato  appena  de' 
documenti  notevolissimi.  D'una  bella  lettera  del  Testagrossa,  riassunta  già 
dal  Davari,  il  B.  aveva  dato  un  largo  estratto  negli  Artisti,  e  mentre  sarebbe 
stato  il  caso  di  riferirla  qui  per  disteso,  ha  preferito  recarne  poche  linee,  ar- 
ricchite di  qualche  sproposito  (p.  23).  Un  «  vero  è  »  diventa  «  vuo  è  »  — 
un  «  vivere  e  morire  »  si  modifica  in  «  venire  e  morire  ».  Menzionata  di  volo 
è  pure  (p.  77;  la  lettera  di  Pietro  Maria  Marsolo,  che  s'offriva  al  Duca  nel 
1612  per  sostituire  il  Monteverdi;  ma  il  B.  rispetta  religiosamente  uno  stra- 
falcione in  cui  era  incorso  nel  pubblicarla.  11  Marsolo,  profferendosi  per  non 
indegno  successore  del  Monteverdi,  assicurava  al  Duca  che  sarebbe  rimasto 
soddisfatto  di  lui  «  in  ogni  genere  di  musica...  così  in  camera  come  in  S.  Bar- 
«  bara  et  anco  in  scena  ».  Il  B.,  a  p.  136  degli  Artisti,  stampava  et  anco(i) 
in  siema!...;  né  stavolta  s'è  curato  di  far  ammenda  del  comico  errore. 

Ed  ora  il  compito  nostro  è  finito  :  le  prove  raccolte  ci  sembrano  esube- 
ranti a  mettere  in  guardia  gli  eruditi,  perchè  non  accettino  mai  senza  con- 
trollo le  notizie  e  i  documenti  pubblicati  dal  B.,  il  cui  libro  può  solo  servire 
di  indicazione  a  più  coscienziose  ricerche.  Nella  sua  prefazione  il  B.  ricorda, 
dichiarandola  eccessiva,  un'asserzione  del  Fétis,  che  nel  1865  scriveva  : 
«  tout  ce  qui  a  été  public  en  Italie  sur  les  musiciens  de  ce  pays  fourraille 
«  d'erreurs  et  d' inexactitudes...  »;  e  non  si  è  accorto  di  offrire,  conia  sua 
pubblicazione,  la  più  solenne,  quanto  malinconica  prova,  che  anche  nell'anno 
di  grazia  1890,  il  l'improvero  del  Fétis  è  purtroppo  sempre  fondato,  almeno 
pe'  libri  di  chi  ha  incautamente  richiamato  quelle  acerbe  parole. 

Alessandro  Luzio. 


AUGUSTO  BUZZATI.  —  Bibliografia  bellunese.  —  Venezia,  tip. 
dell'Ancora,  L.  Merlo,  1890  (8%  pp.  939). 

Proprio  mentre  m'accingevo  a  richiamare  l'attenzione  degli  studiosi  sopra 
questo  pregevole  contributo  alla  bibliografia  delle  città  italiane,  mi  giungeva, 
inaspettata,  la  triste  notizia  della  morte  che  ne  colpiva  il  benemerito  autore. 
Mi  sia  pertanto  concesso  deplorare  qui  la  perdita  dell'integro  e  operoso  e 
colto  magistrato,  che,  esempio  troppo  raro,  consacrava  tutto  il  tempo  con- 
cessogli dalle  severe  occupazioni,  agli  studi  specialmente  riguardanti  la  sua 
patria  diletta,  e  che  con  ammirabile  sagacia  e  pazienza  era  riuscito  a  rac- 
cogliere quella  biblioteca  ricca  di  manoscritti  e  di  stampe  (ma  sovratutto  di 
opuscoli  altrove  irreperibili)  che  là,  nell'amena  villa  di  S.  Pellegrino,  domi- 


ci) Non  di  rado  l'anso  diventa  amo  (p.  45). 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  109 

nante  da  un  poggio  Belluno,  indarno  aspetterà  che  con  le  miti  aure  prima- 
verili ritorni  a  lei  il  suo  vecchio  possessore  e  adoratore  (1),  il  quale  troppo 
presto  spirava,  lasciando,  quasi  documento  e  consacrazione  della  propria  ope- 
rosità e  deiramore  che  portava  alla  sua  terra  natale,  questo  importante  vo- 
lume. Troppo  presto,  anche  per  ciò,  giacché  non  gli  fu  concesso  di  veder 
soddisfatto  il  suo  desiderio  di  dare  in  luce  il  saggio  biblio^'rafico  del  Cadore 
e  del  Feltrese  e  un  secondo  volume  che  avrebbe  compreso  «  il  Catalogo  di 
«  quegli  autori  bellunesi  che  scrissero  su  svariati  argomenti,  e  che  per  essere 
«  estranei  al  paese,  non  potevano  essere  compresi  in  questa  Bibliografia  ». 

Nel  distribuire  il  ricchissimo  materiale  raccolto  l'A.  s'è  attenuto  all'ordine 
cronologico,  «  siccome  quello  (egli  dice  nella  Prefazione)  che  meglio  d'ogni 
«  altro  può  dimostrare  il  progressivo  sviluppo  morale  e  materiale  del  paese  ». 
E  giustamente,  mi  pare,  egli  fece  nel  caso  suo,  tanto  più  che  l'accurato  In- 
dice finale  dei  nomi,  dei  luoghi  e  delle  cose  più  importanti,  mentre  toglie 
certi  inconvenienti  che  ne  sarebbero  derivati,  agevola  le  ricerche  degli  stu- 
diosi. A  primo  tratto  il  lettore  s'accorge  di  trovarsi  dinanzi  non  a  un  vol- 
gare dilettante  di  frontespizi,  non  a  uno  dei  molti,  dei  troppi,  bibliografi  di 
seconda  o  terza  mano,  ma  ad  un  vero  erudito  diligente  e  coscienzioso  fino 
allo  scrupolo.  11  B.  non  si  accontenta  di  registrare  nomi  di  autori  e  titoli  di 
libri,  ma  spoglia  e  nomi  e  documenti  e  notizie  dai  libri  stessi  e  da  giornali 
ache  politici  e  da  opuscoli  d'occasione,  esamina,  discute,  rettifica,  spesso 
sollevando  il  velo  dell'  anonimo  che  ricopre  certi  scrittori ,  spesso  aggiun- 
gendo, con  un  senso  lodevole  di  opportunità,  sobrie  ed  acconcie  notizie  bio- 
grafiche e  letterarie,  ed  indicazioni  e  riscontri  anche  di  opere  manoscritte. 
Vedasi,  ad  esempio  del  suo  metodo,  lo  spoglio  accurato  ch'egli  fa  al  n.  561 
^pp.  191-221)  della  voluminosa  Storia  della  Marca  Trivigiana  e  Veronese 
del  Verci  e  quello  delle  Inscrizioni  Veneziane  del  Cicogna  (n.  841,  .pp.  300- 
313).  Dal  quale  dopo  riferite  (pp.  308-9)  le  notizie  riguardanti  i  manoscritti 
Lolliniani  (pei  quali  si  confrontino  i  n.  352  e  2135),  egli  avverte:  «  Ag- 
€  giungo  che  i  preziosi  avanzi  della  detta  Biblioteca  furono  da  qualche 
<  anno  trasportati  nel  Seminario  Gregoriano  e  rinchiusi  in  una  stanza  a  tutti 

inaccessibile  ».  Ma  qui  l'A.  cade  in  evidente  esagerazione ,  giacché,  se  la 
biblioteca  privata  del  Seminario  bellunese,  a  cui  é  ora  congiunta  la  Lolli- 
.iana,  è  in  realtà  chiusa  al  pubblico  per  mancanza  d'un  bibliotecario,  è 
anche  vero  che  per  gli  studiosi  di  buona  volontà  non  é  smentito  il  detto 
lei  Vangelo.  Ne  abbiamo  avuto  una  prova  in  questi  ultimi  anni  (2). 

Come  si  vede,  non  mancano  in  questo  volume  notizie  attinenti  alla  storia 
letteraria,  anzi  mi  affretto  a  notare  che  esse  son  tante  e  tali  da  stupire  chi 
forse  non  imaginava  quanto  una  piccola  città  come  Belluno  abbia  parteci- 
pato al  movimento  letterario  della  nazione  ;  e  da  costringermi  a  fare  qualche 
breve  spigolatura  in  un  campo  cos'i  vasto  e  così  ricco  di  messe. 


(1)  Vedaci  l'opneolo  di  Cesare  Mcsaiti,  D'una  tiUa  »  d'una  bibiioleea  nsl  BeUuntte  mj/mstu- 
mtnit  dimmUtah,  Tmexi»,  tip.  delU  C(UM*tta,  1888,  «  il  Mono  reUtiro  nella  RUnta  d.  biblio- 
t*eh*,  1888,  Iksc.  8-10.  p.  160. 

(2)  Allado  spedalmente  al  noto  stadio  del  PuMaaxM ,  Codici  YtntU  diUa  DMna  Commkiia. 
U  LcWntano  di  BtOnno  (Udine,  DoretU,  1889),  non  isfacpto  al  Buzati  (cfr.  a.  3879). 


liO  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

Pel  secolo  XVI  richiamano  la  nostra  attenzione  le  notìzie  concernenti  Ur- 
bano Bolzanio  (n.  5,  7,  13,  22,  ecc.)  e  più  ancora  quel  Pierio  Valeriano,  che 
ebbe  tanta  fama  ai  suoi  tempi  (n.  1-4,  6,  66-68)  e  del  quale  apprendiamo 
esistere  a  Belluno  un  esemplare  delle  poesie  latine  (Venezia,  1509)  con  mol- 
tissime note  marginali  e  postille  autografe  e  con  la  designazione,  nel  fron- 
tispizio, di  delieta  juventutis  meae.  Naturalmente,  a  mano  a  mano  che  si 
procede  coi  tempi,  il  materiale  si  fa  più  vario  e  copioso.  Cosi  gli  studiosi 
di  quel  secolo  XVII,  che  attende  ancora  dalla  critica  un  po'  di  giustizia 
distributiva ,  troveranno  qui  notizie  spesso  interessanti  e  curiose,  special- 
mente intorno  a  quelle  raccolte  poetiche  per  monacazione,  per  nozze,  per 
nascite,  per  l'ingresso  solenne  o  la  partenza  di  podestà,  di  capitani  e  di  ve- 
scovi, per  accademie,  ecc.  delle  quali  l'A.  non  manca  di  darci  la  tavola  col 
titolo  dei  singoli  componimenti.  Fra  le  molte,  noto  quella  registrata  sotto  il 
n.  187,  contenente  i  Sonetti  amorosi  et  varij  del  bellunese  Ercole  Rudio, 
nella  quale  abbondano  le  didascalie  curiose  (1)  e  abbiamo  tutti  i  tratti  ca- 
ratteristici di  quella  vita  e  di  quella  produzione  poetica.  Per  quel  secolo  e 
più  ancora  pel  seguente  si  fa  grande  il  numero  dei  componimenti  dramma- 
tici, specialmente  dei  melodrammi  —  e  ci  è  grato  sorprendere,  fra  i  molti, 
un  opuscoletto  in  -16",  di  41  pagine,  stampato  a  Belluno  nel  i770,  da  cui  ci 
sorride,  benché  mascherato  sotto  il  nome  di  Polisseno  Fegejo  Pastor  Arcade, 
babbo  Goldoni  (2).  Ventiquattr'anni  più  tardi  nel  teatro  di  Belluno  sì  rap- 
presentava Nina  0  sia  la  Pazza  per  amore.  Commedia  in  verso  ed  in 
prosa  per  musica,  tradotta  dal  francese  (n.  666)  quella  stessa  che,  nel  1796, 
il  giovane  Ugo  Foscolo  innamorato,  con  quelle  sue  tenerezze  fra  tragiche  e 
patetiche,  scriveva  di  aver  veduto  «  rappresentare  in  diverse  maniere  »,  seb- 
bene solo  allora,  leggendola,  gli  avesse  fatto  versare  «  infinite  »  lagrime  (3). 

Aveva  ragione  l'A.  di  dire  che  questa  sua  bibliografia  ci  può  dimostrare 
<s.  il  progressivo  sviluppo  morale  e  materiale  »  del  suo  paese  natio.  E  invero 
credo  di  non  esagerare  affermando  che  chi  svolge  non  freddo  o  distratto, 
ma  attento  e  curioso  queste  pagine  dense  di  fatti,  si  vede  come  scorrere 
dinanzi  e  agitarsi  e  sbattere  contro  le  rive  dell'alpestre  città  il  gran  fiume 
della  storia,  che  è  storia  della  patria  nostra.  Quei  titoli  di  libri,  di  opuscoli, 
di  fogli  volanti,  quei  nomi  che  s'incalzano,  non  sono  cosa  arida  e  muta,  ma 
paiono  quasi  balzare  da  queste  pagine  e  ripigliare  ciascuno  «  sua  carne  e  sua 
«  figura  »  e  colorito  ed  eloquenza  di  storia  viva  e  vera.  Dopo  tanto  scirocco 


(1)  Kiferisco  quella  che  si  trova  a  p.  61  :  «  Ballo  sulla  spiaggia  del  fiume  Anasso  (Piate): 
mentre  molti  Cavalieri  e  Dame  accompagnarono  in  zattera  fino  al  porto  di  Santo  Felice  S.  E.  il 
signor  Pietro  Delfino,  che  partiva  dal  Regimento  di  Belluno,  ove  anche  intervenne  l'anttore  con 
la  Signora  Helena  Piloni  sua  consorte  v. 

(2;  Sotto  il  n.  412  è  notato  :  Il  Filosofo  di  Campagna  —  Dramma  gioioso  per  musica  di  Po- 
lisseno Fegejo  Pastor  Arcade  {Carlo  Goldoni)  da  rappresentarsi  nel  teatro  di  Belluno  il  carno- 
vale dell'anno  1770. 

(3)  Si  legga  il  passo  della  lettera  airOlivi  riferito  dal  Maetiseiti  nel  recentissimo  studio  su 
Tm  Laura  di  Niccolò  Ugo  Foscolo  (Torino,  Roux,  1891,  p.  15).  Ad  illustrare  quel  passo  il  M. 
soggiungeva  che  «  la  2fina,  ossia  La  pazza  per  amore,  farsa  del  signor  Jf.  D.  V.  tradotta  da 
Pietro  Andol/ati  (messa  in  musica  da  Paisiello)  era  uscita  di  fresco  nel  secondo  tomo  del  Teatro 
moderno  applaudito  ». 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  111 

snervante,  dopo  tanto  diluviare  di  versi  all'indirizzo  di  podestà  e  capitani 
veneti  e  vescovi,  dopo  tanto  carnevale  —  triste  carnevale  davvero  !  —  poe- 
tico, accademico,  melodrammatico,  varcato  il  mezzo  del  secolo  XVllI,  ecco 
ventarci  in  viso  il  soffio  dei  tempi  nuovi  —  ecco  apparirci  la  «  Municipa- 
«  lità  di  Belluno  »  e  il  «  Rapporto  del  Comitato  d'Istruzione  Pubblica  sopra 
«  la  Mozione  del  Cittadino  Bartolomeo  Dal  Covolo  »  e  le  deliberazioni  prese 
«  dal  Governo  centrale  bellunese-feltrese  il  6  Vendemmiatore  anno  primo 
*  della  libertà  d'Italia  »  (n.  632,  633,  634,  636,  637,  ecc.),  e  insieme  uno 
sprazzo  di  poesia  napoleonica  (n.  716,  717,  ecc.)-  Ben  presto  comincieranno 
le  «  sentenze  in  processi  politici ,  per  delitti  di  Stato  »,  le  quali  non  im- 
pediranno che  nel  '48  si  stampino  l'Istruzione  per  la  Guardia  Civica 
(a.  1309)  e  un  ardente  proclama  patriottico  di  Gustavo  Modena  (n.  1511) 
e,  l'anno  seguente ,  un  opuscolo  «  Ai  prodi  che  piantarono  sulle  Alpi  il 
«  vessillo  tricolore  *  (n.  1524)  con  una  lettera  di  N.  Tommaseo  «  ai  Cac- 
«  ciatori  delle  Alpi  »  e  un  brindisi  di  Arnaldo  Fusinato  «t  al  banchetto 
«  patrio  dei  Cacciatori  »  stessi.  In  seguito  i  versi  e  le  prose  inneggeranno 
al  Re  liberatore,  al  Cavour,  a  Garibaldi,  all'Italia  redenta,  come  sulla  fine 
del  secolo  scorso  avevano  inneggiato  alVInnesto  del  vajuolo  (n.  672),  al  pal- 
lone aereostatico  (n.  689)  e  nella  prima  metà  del  presente  al  Baguerrotipo 
(n.  1276)  e  alle  Strade  ferrate  (n.  1277).  Dopo  questo  sfogo  di  entusiasmi, 
conseguita  ormai  la  libertà,  vedremo  la  vita  di  Belluno,  come  quella  dell'in- 
tera nazione,  farsi  grave  e  severa,  consacrarsi  alle  questioni  economiche  ed 
amministrative,  e  vedremo  impegnarsi  fra  i  Bellunesi  una  lotta  accanita  di 
penna  per  avere,  ospite  non  indamo  invocata,  la  locomotiva. 

Ma  non  la  sola  letteratura  patriottica  e  civile  è  qui  rappresentata  ;  accanto 
ad  essa  ci  è  dato  seguire  tutte  le  nuove  tendenze  letterarie  e  sociali,  dall'al- 
pinismo al  folklore  (^'edansi  per  quest'ultimo  specialmente  i  n.  2265,  2266, 
2950,  3077,  3201,  3545,  3705,  3721,  3809).  Maggiore  interesse  per  noi  hanno 
le  molte  indicazioni  riguardanti  il  dialetto  e  la  letteratura  dialettale  bellu- 
nese, che  si  trovano  sparse  in  opere  di  varia  natura  (n.  1^23,  337,  441,  452, 
501,  576,  659,  804,  1080,  1081,  1891,  1960,  2240,  ecc.).  Il  migliore  forse  dei 
poeti  dialettali  hellunesi  è  quel  Giuseppe  Coraulo,  fiorito  sulla  fine  del  se- 
colo scorso,  del  quale  si  ha  alle  stampe,  fra  l'altro.  La  Gerosalem  Libe- 
rada  del  Tasso  portada.  in  lengua  ritstega  belunese,  che  abbraccia  i  soli 
sette  primi  canti  del  poema  tassesco.  Ma  con  quale  compiacenza  —  legittima 
compiacenza!  —  l'A.  riferisce  dal  Terrazzi  la  notizia  che  «  il  manoscritto 
«originale  dell'intera  traduzione  in  parte* però  mancante,  si  conserva  nella 
«  bella  Raccolta  di  libri  Bellunesi  del  cons.  Augusto  Suzzati  I  »  (n.  516). 

Altrove  (n.  1310),  registrando  una  lettera  del  canonico  Carlo  Vienna,  in 
data  del  24  aprile  1844,  per  la  stampa  del  suo  Vocabolario  del  dialetto  bel- 
lunese, il  Buzzati  aggiunge  quest'altra  importante  notizia:  «Il  vocabolario 
«  non  vide  la  luce  ed  il  manoscritto  esiste  nella  raccolta  dell'autore  di  questa 
«  bibliografia  »  (1). 


(1)  Sotto  il  n.  2240,  fn  i  Saggi  di  dialètti  dtUa  protineia  di  BtfUno  pabbttcati  per  nozu  nel 
1869,  Te  n'ha  registnto  ano  del  dialetto  bellaiMM,  eh*  è  tolto  dal  Dizionario  inedito  del  Vienna. 


112 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 


Infine,  alla  letteratura  dialettale  bellunese  si  riferiscono  due  rari  opuscoli 
pubblicati  per  nozze  dal  valente  quanto  modesto  prof.  Francesco  Pellegrini 
(n.  3441,  3456),  i  quali  già  da  qualche  anno  richiamarono  la  mia  attenzione 
e  m'invogliarono  a  preparare  per  le  stampe  quella  edizione  delle  poesie  dia- 
lettali di  Bartolomeo  Gavassico,  notaio  della  prima  metà  del  sec.  XVI,  che, 
preceduta  da  uno  studio  sulla  vita  del  poeta  e  sulle  sue  opere,  e  seguita  da 
note  glottologiche  e  da  un  lessico  a  cura  dell'amico  prof.  Carlo  Salvioni, 
spero  possa  vedere  presto  la  luce  (1). 

I  rapidi  cenni  che  ho  qui  raccolti  saranno,  io  credo,  sufficienti  a  dare 
un'idea  dell'importanza  di  questa  bibliografia  bellunese,  alla  quale  altri  potrà 
certo,  e  lo  auguro,  fare  aggiunte  e  correzioni,  ma  al  compianto  autore   re- 


(1)  Credo  di  non  fare  cosa  sgradita  ai  lettori  del  Giornale  offrendo  loro  intanto,  come  saggio 
della  poesia  del  notaio  bellunese,  la  seguente  bar  zelata,  trascritta  scrupolosamente  dall'autografo; 
notevole  pel  contennto  politico,  che  qui  non  è  il  caso  di  illustrare. 


Viua  March  e  i  partesan 
Cha  schazà  lo  Jmperador 

E  tent  Ducha  e  tent  Segnor 
Via  da  paua  e  dal  pauan 
Viua  March. 

Co  i  Todesch  senti  che  marcha 
Gera  rot  dal  Camp  franzos 

I  cudaua  senza  barcha 
Tuor  veniesia  si  beri  gros. 

E  bià  lor  non  fossi  mos 
Per  honor  di  galeman 

Viua  March. 

El  uè»  zo  Lunard  da  dresen 
A  muo  un  zus  senza  mandat 

Pur  digant  cha  se  rendesse» 
Che  bià  noi  cha  gereon  nat. 

El  fu  pres  a  muo  dun  gat 
Et  mena  dai  Venetian 

Viua  March. 

I  todesch  che  era  in  uie 
Per  uegnir  i)i  uers  a  paua 

Co  i  sentì  dir  la  è  pigie 
Pensa  frel  chi  se  magnaua 

Quel  che  stat  1  se  pensaua 

De  nauerla  pi  in  le  man. 

Viua  March. 

Stn  gialdini  qui  franzos 
E  spagiog,  e,  qui  uascoH 

Roma:  Mantoa,  e,  ferares 
E  todesch,  e,  bregognon 

Grami  noi  che  nascesson 
E  fin  qua  magno»  pur  pan. 
Viua  March. 


I  sitaua  i  boletin 

Dentre  in  paua  manazand 
Chel  ziroe  lina  i  pntin 

Per  el  (il  no  se  arendand 
E  noi  sempre  respondand 

Da  farli  magnar  a  i  can. 
Viua  March. 
I  sa  presento  i  spagiog 

Al  bastion  per  tuor  el  gat 
Te  se  dir  menand  el  fuoch 

E  fns  mo  chi  fé  i  bie  fat 
Chel  gen  fo  mazà  i»  tut  trai 

Da  dosent  de  qui  maran. 

Viua  March. 

A  noh  franzos  fé  una  buta 

Via  gagiard  coi  so  argument 
Mo  la  no  gè  ze  pur  suta 

chel  ne  mori  uia  da  cent 
I  no  trono  tradiment 

Da  qwel  sech,  e,  qwt  bre&san. 
Viua  March. 
El  nen  zo  qui  magna  sonza 

Tuo  pur  su  choi  so  lanzon 
Che  mo  la  fistola  i  ponza 

Cha  no  se  da  que  i  sea  bon. 
Choi  .senti  qui  maranzon 

E  lor  uolta  a  Inltra  man  ! 
Viua  March. 
I  Talian  na  uolest  gat 

E  bià  lor  fossei  sta  uia 
Que  pensauri  pouri  mat 

De  guagnar  cun  sta  zenia 
No  sai  che  la  Signoria 

Gera  per  dar  el  malan? 
Viua  March. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 


113 


sterà  sempre  il  merito  d'aver  legato  il  proprio  nome  ad  un'opera  degna  di 
lui  e  della  sua  città ,  opera  destinata  a  rimanere  fondamento  di  ogni  altra 
ricerca  e  la  fonte  più  preziosa  per  la  sua  storia. 

Vittorio  Gian. 


Tuo  su  el  gnagu,  o  ferares 

Cli#  te  fat  de  sto  narahà 
Tn  fei  coni  chei  te  rendes 

El  polesen  sta  getà 
E  de  gratìa  les  lassa 

Con  aergogna,  e,  to  gran  dan: 
Vina  March. 
0  Mantoan  de  ti  non  crìg 

Tnt  el  mont  sa  cam  la  na 
Tu  eri  pur  za  nostre  amig 

Qne  desgratia  tha  mena 
Tera  mei  a  star  a  chà 

Ch«  oig^eme  in  te  le  man: 
Vina  March. 
0  ti  Papa  che  intendes 

Di  Todesch  che  ra  partì 
Dime  un  pnoch  ch«  destu  al  mes 

De  nonela,  o  gran  me  ti 
Clul  tera  mieg  in  quel  dì 

No  haaer  nist  me  ninitian  : 
Yioa  Hareh. 
0  ti  Pranza  the  acquista 

Tent  hiei  Inog  per  traditor 
Ta  eri  za  da  i  mont  passa 

Per  trìon&r  dnn  bel  honor 
Le  partì  lo  imperador 

E  ti  aspeti  mo  el  malan: 
Vina  March. 
0  ti  Spagna  eb«  segnor 

Per  san  Kaich  dan  si  bel  sta 
Con  ta  poeet  snfrir  el  cnor 

Bebellar  p«r  tre  cita 
No  te  hai  dit  chi  le  ha  comprìt 

Tn  ne  faora  na  por  pian: 
Vioa  March. 
Per  cert  le  par  sta  nn  gran  dit 

Che  tent  Re:  Dncha  e  signor 
Neba  ha  me  tant  ardir 

De  apizarse,  o,  nil  de  cuor 
Chi  merìteroe  el  strìdor 

Vaghe  por  chi,  e,  sach  àt  pan: 
Vioa  March. 


0  si  hanes  ba  zent  fida 

Qnan  foesta  rot  da  franzos 
Tu  haroe  uist  ona  taìà 

Ch«  me  pi  fo  in  sti  paes. 
Ma  qui  traditor  pales 

Sassino  no  Talian  : 

Tina  March. 
Le  chi  pensa  pel  el  miei 

Ch«  se  ha  cors  qu^lch*  passa 
Per  cogmoscer  i  rebiei 

E  qnig  cha  marz  el  figa 
Da  qna  indrie  saron  pia  chà 

E  sto  mal  ne  sera  san  : 
Vina  March. 
Le  passa  tnt  el  spanent 

Spìero  in  dio  the  deoignir 
Se  le  profecie  di  sent 

Vna  nolta  se  de  impir 
Tn  canta  en  te  a  dir 

Che  March  slargerà  le  ma^i  : 
Vioa  March. 
0  imperio  tu  ste  trop 

A  conzar  qtMsta  mastela 
Ch«  col  se  ha  ligà  sto  grop 

Di  che  Talia,  e,  liberà 
Pranza  e  Spagna  zìra  in  la 

E  sti  altri  harà  el  malan: 
Vina  March. 
0  ti  Papa  ch«  Ciison 

De  tant  mal  chon  zira  i  fat 
Cernia  e  rest  te  parea  bon 

Fa  pur  cont  dauerghi  trat 
No  te  nalerà  i  dacat 

Centra  march  e  maximian  : 
Vina  March. 
Vina  March  e  >  partesan 

Cha  schazà  lo  imperador 
E  tent  Dacha  e  tent  segnor 

Via  da  pana  e  dal  pauan. 

Finis. 


nioritaU  itorieo,  XVII,  Cuc.  49. 


114  RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA 

GIUSEPPE  ZIPPEL.  —  Nicolò  Niccoli.  Contributo  alla  Storia 
dell'Umanismo,  con  un'appendice  di  documenti.  —  Firenze, 
Bocca,  1890  (8«  gr.,  pp.  114). 

Nell'amplissima  prefazione  preposta  all'epistolario  del  Traversari,  inter- 
rompendo d'un  tratto  la  spietata  ma  giustissima  demolizione  a  cui  sottopone 
l'opera  del  suo  predecessore,  il  Mehus  introduce  un  largo  riassunto  dei  docu- 
menti da  lui  raccolti  per  stampare,  quando  che  fosse,  un  commentario  sulla 
vita,  gli  scritti,  i  meriti  verso  la  repubblica  letteraria  di  Niccolò  Niccoli. 

Come  parecchie  altre  delle  pubblicazioni  che  il  dotto  abate  serbava  nei 
suoi  cassetti,  come  la  silloge  delle  lettere  del  Petrarca,  come  l'epistolario  del 
Poggio  e  del  (ìuarino,  cosi  anche  il  promesso  lavoro  sul  Niccoli  non  giunse 
mai  a  vedere  la  luce.  Ma  il  saggio  che  il  Mehus  stesso  ne  aveva  dato,  saggio 
a  cui  meglio  potrebbe  darsi  il  titolo  di  vera  e  propria  monografia,  che  spunta 
fuori.  Dio  solo  sa  come  e  perchè,  dalla  filippica  diretta  contro  l'abate  Canneti  (1), 
era  così  ricco  di  ragguagli  inediti,  di  peregrine  notizie,  che  rimase  il  fon- 
damento di  tutte  le  posteriori  ricerche  sull'erudito  fiorentino.  Se  ne  giovò 
quindi  il  Voigt  per  il  suo  ormai  classico  libro  ;  se  ne  valse  il  Wesselofsky, 
lo  ha  messo  a  profitto  lo  Zippel.  11  quale  con  questo  suo  lavoro,  presentato 
come  tesi  di  laurea  al  R.  Istituto  di  studi  superiori  in  Firenze,  si  è  proposto 
di  ritracciare  sulla  scorta  delle  indagini  altrui  e  delle  ricerche  condotte  per 
proprio  conto  negli  archivi  e  nelle  biblioteche  fiorentine  la  vita  del  Niccoli  ed 
illustrarne  con  brevità,  ma  con  accuratezza  le  relazioni  e  l'influsso  letterario. 

Premesse  alquante  riflessioni  sull'interesse  che  il  Niccoli  suole  ispirare 
come  precursore  dell'Umanesimo,  quando  non  vogliasi  considerar  già,  come 
io  non  avrei  difiìcoltà  a  fare,  quale  un  vero  umanista  nel  pieno  significato 
della  parola,  lo  Z.  si  volge  a  riunire  tutte  le  notizie  che  ci  sono  pervenute 
intorno  alla  sua  famiglia  ed  alla  sua  giovinezza  (2).  E  qui  vediam  definiti- 
vamente distrutta  la  favola,  spacciata  sul  cader  del  quattrocento  dai  Bo- 
naiuti  e  voluta  accreditare  coH'aiuto  d'un' iscrizione  bugiarda,  che  egli  fosse 
del  lor  ceppo  e  confermato  in  quella  vece  l'asserto  del  Mehus  che  Niccolò 
nacque  di  padre  lanaiuolo  che  attendeva  all'arte  sua  in  via  Maggio  ed  al 
traffico  educò  tutti  i  suoi  figli,  sicché  solo  in  età  già  adulta,  quando  la  morte 
del  padre  Io  lasciò  padrone  di  sé,  egli  potè,  abbandonata  la  mercatura,  de- 
dicarsi tutto  agli  studi.  Entrato  allora  a  far  parte  di  quei  cenacoli  letterari 
di  cui  stavano  a  capo  il  Salutati  ed  il  Marsigli,  Niccolò  vi  si  fece  subito  di- 


(1)  Essa  occupa  nientemeno  che  cinqaantnna  pagina  in  foglio!  {Ambr.  Travers.  Oen.  Cam. 
Epistolae  etc,  t.  I,  pp.  xxix-lxxzii). 

(2)  Nel  far  menzione  di  un  omonimo  del  letterato  fiorentino ,  un  Niccolò  Niccoli  da  Perugia 
che  insegnava  grammatica  in  patria  del  1389  ,  lo  Z.  esprime  il  dubbio  che  certi  versi  a  lui  di- 
retti, i  quali  leggonsi  a  f.  77  r  del  cod.  Magi.  II.  IV.  313,  possano  essere  di  Francesco  Landini 
(p.  9).  Essi  sono  invece  fattura  di  Francesco  de'  Piendibeni  da  Montepulciano,  che  a  que'  dì  oc- 
cupava in  Perugia  l'officio  di  Cancelliere  del  Comune,  e  che  sali  più  tardi  alla  dignità  di  segre- 
tario apostolico  e  di  vescovo  di  Montepulciano. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  115 

stinguere  per  la  venerazione  appassionata  di  cui  proseguiva  1'  antichità  (1). 
E  qui  allo  Z.  cade  in  acconcio  di  accennare  alle  ormai  trite  questioni  sul  mag- 
giore o  minor  rispetto  che  il  Niccoli  professò  per  le  tre  Corone  Fiorentine, 
a  cui  i  dialoghi  di  Leonardo  Bruni  e  le  invettive  del  Rinuccini  e  di  Dome- 
nico da  Prato  vengono  da  un  pezzo  porgendo  alimento.  Contro  l'avviso  di 
altri  lo  Z.  ritiene  che  il  Niccoli  non  possa  esser  addirittura  considerato  come 
il  capo  di  coloro  che  per  innalzare  gli  antichi  deprimevano  a  dismisura  i 
moderni ,  ma  che  in  lui  il  disprezzo  della  produzione  volgare,  più  che  il  pro- 
dotto di  fermo  convincimento  sia  a  stimarsi  il  frutto  di  quella  sua  inclina- 
zione alla  maldicenza  e  di  quell'eccessiva  severità  di  giudizio  di  cui  si  pos- 
seggono tante  prove  (2). 

Accennati  cosi  gli  anni  e  gli  studi  giovanili  del  Niccoli,  il  nostro  A.  viene 
a  discorrere  de'  suoi  tentativi  di  imparare  il  greco,  che  egli  stima,  e  non  a 
torto,  assai  superficiali,  delle  amicizie  che  strinse  con  i  più  illustri  fra  i  let- 
terati che  a  quel  tempo  onoravano  Firenze,  il  Poggio,  il  Bruni,  il  Marsuppini, 
il  Traversari,  del  suo  attaccamento  pei  Medici,  e  quindi  dei  suoi  contrasti 
con  parecchi  contemporanei.  È  infatti  ben  noto  come  l'irritabile  erudito  si 
lasciasse  facilmente  invescare  in  brighe  e  letterarie  contese,  che  non  finirono 
generalmente  mai  a  suo  vantaggio,  poiché  se  gli  riuscì,  per  esempio,  di  far 
partire  da  Firenze  il  Guarino,  ne  fu  però  ripagato  a  misura  di  carbone  dalla 
fiera  invettiva  che  il  grammatico  veronese  gli  rovesciò  addosso  ;  né  più  av- 
venturato egli  fu  per  fermo  nelle  sue  baruffe  col  Bruni  e  col  Benvenuti,  i 
quali  sfogarono  pur  essi  la  loro  collera  con  velenose  scritture,  in  cui  alla 
verità  fa  certo  velo  la  passione.  Ad  ogni  modo  codesti  libelli  non  sono  punto 
privi  d'importanza  per  la  cognizione  di  que'  tempi  e  di  quegli  uomini,  e  lo 
Z.  avrebbe  quindi  fatta  cosa  assai  gradita  a  tutti  gli  studiosi  del  risorgimento 
classico  ed  accresciuto  pregio  ed  interesse  al  suo  lavoro,  se  avesse  in  esso  ripro- 
dotte le  invettive  del  Guarino  e  del  Benvenuti  in  quella  guisa  ste-ssa  che  ha  dato 
fuori  la  scrittura  di  Leonardo  Bruni  (3).  La  quale  però  nei  codici,  dond'egli 
l'ha  tratta,  si  presenta  disgraziatamente  priva  della  fine;  anzi  interrotta  pro- 
prio là  dove  comincia  ad  acquistar  maggiore  interesse  ,  quando  cioè  il  Bruni 
con  fare  schernevole  si  accinge  a  spiegar  come  la  teterrima  belli  causa  sia 
stata  una  donna,  l'ormai  celebre  Benvenuta.  E  veramente  un  peccato  che  lo 
Z.  non  abbia  potuto  servirsi  di  qualche  altro  codice  in  cui  l'invettiva  si  pre- 


(1)  Quando  precisamente  il  Niccoli  cominciasse  a  frequentare  il  Salatati  ed  il  Marsigli  non  si 
«a;  ad  o^i  modo  egli  potè  conoscere  così  l'uno  come  l'altro  al  pi&  presto  verso  il  1381. 

(2)  Diversamente  pensano  il  Kiriieb  ,  /  diahgi  <  ad  P.  Histrum  »  ecc. ,  p.  xii  e  sgg.,  ed  il 
SaBBasiiii  (cfr.  questo  Otorn.,  XV,  "88). 

(3)  Dell'Invettiva  del  Guarino  lo  Z.  rende  conto  a  pp.  29  e  sgg.,  avendola  egli  veduta  nel  cod. 
Biccard.  779,  ove  si  legge  a  e.  189  e  sgg.  ;  di  quella  del  B«nveDuti  invece  non  ha  altra  contezza 
se  non  quella  cbe  gliene  offre  il  Biscioni ,  il  quale  in  certe  sue  postille  alla  Toicuna  letteraria 
del  Cinelli,  che  si  leggono  nell'esemplare  Magliabechìano  di  quell'opera,  dice  averla  veduta  nella 
biblioteca  de'  Conti  Guidi  di  Ferrara.  Ha  qui  dev'esserci  errore;  poiché  la  copia  Corsiniana  dello 
zibaldone  Cinelliano  (Cora.  31  F.  1-33,  t.  IX,  lett.  L,  p.  326)  reca  invece  che  l'Invettiva  esisteva 
in  un  ms.  posseduto  dal  cav.  Giovanni  Gnidi  e  fratelli  di  Volterra  ;  e  questo  ma.  deve  trovarsi 
tuttavia  nell'archivio  Gnidi  di  quella  città. 


116  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

senta  completa;  ma  a  questo  difetto  ei  potrà  agevolmente  riparare,  procu- 
randone prima  o  poi  una  nuova  e  più  corretta  edizione  (1). 

Studiati  i  rapporti  così  amichevoli  come  ostili  che   il   Niccoli   mantenne 
coU'irrequieta  schiera  de'  dotti  del  suo  tempo,  lo  Z.  prende  a  considerarne  il 
carattere,  l'ingegno,  le  consuetudini,  onde  indagare  quale  sia  stato  l'influsso 
che  egli  esercitò  sopra  coloro  che  gli  vissero  accanto.  Ed  il  giudizio  ch'esso 
reca  qui  sull'indole  del  Niccoli  ci  pare  in  complesso  indovinato.  Fornito  di 
grandissima  erudizione,  ricco  di  molte  e  solide  doti  d'ingegno,  nobilitate  da 
quella  pura  fiamma  d'entusiasmo  che  l'animava,    il    Niccoli  mancava    però 
assolutamente  di  facoltà  creatrice.  La  sua  sterilità,  mentre  lo  rendeva  da  una 
parte  severissimo  per  gli  altri  —  esempi  di  codesto  vezzo  non  mancano  neppur 
oggi  —  offriva  naturalmente  largo  campo  d'accusa  a  coloro  che  lo  detestavano 
per  la  mordacità  e  la  severità  de'  suoi  giudizi.  Di  qui  quella  tendenza  a  ve- 
dere in  lui  piuttosto  un  antiquario  fanatico  che  un  dotto  perspicace,  la  quale 
si  estrinseca  nell'ironico  motto,  con  cui,  se  diamo  retta  ad  un  vecchio  racco- 
glitore d'aneddoti,  l'avrebbe  un  giorno  apostrofato  il  Brunelleschi  :  «  Ben  giun- 
ghino  i  libri  sanza  il  poeta  !  »  (2).  Sia  o  no  vero  il  fatto,  certo  a  Firenze  pa- 
recchi la  pensarono  cosi  allora  ed  in   appresso  (3).  Ond'oggi   a   noi   riesce 
difl5cile  pronunziare  sul  valore  del  Niccoli  un  giudizio  sicuro;  troppi  elementi 
ci  fanno  difetto.  Avessimo  almeno  il   famoso  trattatello  d'ortografia,  tanto 
deriso  dal  Guarino!  Esso  ci  permetterebbe  di  stabilire  se  Nicolò   sia   stato 
soltanto  un  innamorato  dell'antichità  o  un  filologo  di  polso.  Ma  la  perdita  di 
questo  libro  è,  a  mio  credere,  irreparabile  (4).  Ad  ogni  modo  il  concetto  che 
l'aveva  ispirato  milita  da  solo  in  favore  della  larghezza  e  della  genialità  di 
vedute  del  suo  autore.  Scorgendolo  intento-  a  ricercare  le  vicende  e  le  leggi 
della  lingua  latina  ne'  monumenti,  nelle  iscrizioni,  nelle  monete,  noi  siamo 
portati  a  giudicarlo  ben  diversamente  dal  Guarino  e  dal   Bruni,  a  conchiu- 


(1)  Trascurando  gli  errori  tipografici  ci  paiono  da  correggere  i  seguenti  luoghi  :  p.  76,  1.  8,. 
auris  =  aures  ;  1.  25,  fuistìs  ■=  fecistis \  p.  77,  1.  10,  visisse  =:z  risisse  ;  1.  27,  manca  il  verbo: 
qui  et  doctrina  et  sapientia  eminent,  o  qualcosa  di  simile  ;  1.  30,  assidue  z=  assiduo  \  p.  78,  I.  1, 
omnis  =^  omnes  ;  1.  13,  quod  =  quoì  ;  1.  28,  actatis  =  iactatisì  ;  p.  81,  1.  1,  obtrectores  =  oh- 
trectatures  ;  1.  4,  manca  un  vel;  1.  14,  defenderant ^=  defenderunt ;  p.  85,  1.  6,  laudis  =  ludis  ? 
1.  23,  iustitiori  :=  institori  ;  p.  86,  1.  3,  lustraque  =  luxuriaeqtteì  ;  p.  87,  1.  3,  exusses  :=  exu- 
isses  ;  1.  14,  presidia  =  perfidia;  p.  88,  1.  15,  tua  =:  sua;  p.  89,  1.1,  nundinaris  iste  lihrorwn 
questum  =^  nundinarius  iste  libr.  quaestits  ;  1.  16,  num=^non;  1.  19,  beneventana  =  Beneve- 
nuta,  ecc.  Il  Mehos    {Op.  cit.,  p.  xxx)  afferma  che  anche  un  cod.  Riccard.  contiene  l'Invettiva. 

(2)  Facezie  e  motti  dei  sec.  XV  e  XVJ,  Bologna,  1874,  p.  52,  n.  LXVII. 

(.3)  Il  raccoglitore  delle  citate  Facezie,  vissuto  in  Firenze  sul  cader  del  Quattrocento,  dice  in- 
fatti del  Niccoli  :  «  haveva  dato  opera  alle  lettere  et  accumulati  lihri  assai  ;  del  che  più  che  di 
«  leggerli  et  intenderli  era  stato  studioso,  henchè  non  era  però  ignorante  ». 

(4)  Lo  Z.,  che  ha  fatto  in  proposito  parecchie  ricerche  ,  nota  come  un  codice  Canoniciano 
d'Oxford,  descritto  dal  Mortara  (Cai.  deitnss.  It.  ecc.,  e.  253),  contenga  un  trattatello,  che  porta 
il  titolo  di  Sinonimi  di  Nichollo,  e  si  domanda  se  per  caso  non  possa  esser  questo  il  libretto  tanto 
cercato.  A  me  par  di  no  per  due  ragioni  ;  1'  una  è  che  il  trattato  del  cod.  oxfordiano  è  redatto 
in  latino,  mentre  di  quello  del  Niccoli  si  sa  che  fu  scritto  in  volgare;  l'altra  sta  poi  in  ciò  che 
non  si  capirebbe  come  un  siffatto  trattato  (non  d'  ortografia  del  resto ,  ma  relativo  ai  Sinonimi) 
fosse  inserito  in  un  codice  che  contiene  esclusivamente  i  trattati  di  medicina  di  Nicolò  Falcucei. 
«  La  Sinonimi  di  Nichelio  »  deve  voler  dire:  «  La  Sinonimia  (medica)  di  Nicolò  (Falcucei)  »  o 
qualcosa  di  simile. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAPICA  117 

-dere  ch'egli  aveva  già  gli  occhi  aperti,  quando  gli  altri  intorno  a  Ini  eran 
sempre  ciechi.  E  qaal  sorta  di  cecità  in  fatto  di  filologia  aflSiggesse  i  soci 
coetanei,  bastano  a  dimostrarlo  le  opinioni  espresse  da  Leonardo ,  che  por 
ebbe  lant'acatezza  di  mente,  intomo  al  lingnaggio  del  volgo  in  Roma  antica  l 

Ma  se  il  Niccoli  nolla  produsse,  se  la  soa  attività  letteraria  non  à 
esplicò  in  verun  scritto,  egli  esercitò  un'efficacia  immensa  colla  vita,  colla 
conversazione  qootidiaiia  sopra  i  suoi  concittadini.  Di  lai  si  paò  ben  dire  che 
fa  l'apostolo  del  risorgimento  classico  in  Firenze:  il  suo  zelo  di  propaganda 
divampa  ardente  così  da  richiamare  alla  mente  quello  di  Socrate.  Quanto 
narra  Vespasiano  della  conversione  di  Piero  de'  Pazzi  daUa  vita  del  giovine 
spensierato  a  quella  dello  studioso  operata  da  Nicolò,  non  par  forse  infatti 
staccato  da  on  capitolo  dei  *  Detti  e  fatti  memorabili  di  Socrate  »  di  Seno- 
fonte ?  Lo  Z.  si  trattiene  con  amore  a  descriverci  il  Niccoli  intento  ad  ispi- 
rare negli  altri  il  suo  ardore  per  gli  stadi,  a  raccogliere  d'ogni  parte  oggetti 
antichi  e  codici  preziosi  ;  ^li  reca  anzi  sa  queste  collezioni ,  che  erano  il 
sudato  frutto  di  tante  spese  e  tante  fatiche,  e  che  in  parte  andarono  disperse, 
dei  ragguagli  assai  pregevoli,  giovando»  eoa  del  testamento  di  Niccolò,  come 
degli  atti  che  si  conservano  nell'ArchiTio  di  Stato  in  Firenze  relativi  alla 
cessione  che  gli  esecutori  testamentari  del  Niccoli  fecero  dei  codici  som  a 
Cosimo  de' Medici,  perchè  ne  arricchisse  quella  insigne  libreria,  di  cai  la 
sua  munificenza  avea  dotato*  San  Marco. 

Colla  narrazione  delle  singolari  fasi  di  quell'aspra  contesa  col  Fildfio,  onde 
vennero  amareggiati  gli  ultimi  anni  del  Nkcfdi,  che  si  spense  tranqmUo  in 
patria,  carico  d'anni,  fra  la  venerazione  universale,  lo  Z.  pone  termine  al 
suo  libretto,  che  per  serietà  di  metodo  ed  accuratezza  di  indagini  merita 
elogio  sincero.  Ci  sia  però  permesso  di  raccomandare,  terminando,  al  gio- 
vane autore  madore  diligenza  nella  correzione  delle  bozze;  gli  errori  tipo- 
grafici sono,  com'egli  stesso  ha  avvertito,  nel  suo  libro  in  tanto  numero  da 
recare  a  chi  lo  legge  non  lieve  molestia. 

Frakcbsco  Notati. 


CAMILLO  MARTINATL  —   Notizie  storico-biografiche  intomo 

al  conte   Baklassare  Castiglione  con  documenti  inediti. 

Studio.  [Nelle  Pubblicazioni  dèi  R.  Istituto  di  studi  supe- 

"  riori  in  Firenze,  Sezione  di  filos.  e  filol.].  —  Firenze,  Soc- 

ces.  Le  Monnier,  1890  (8*  gr^  pp.  93). 

Non  ha  molto  che  in  questo  atea»  Giornale  (XV,  29^)  si  faceva  paida 
d'una  recente  ristampa  scolastica  del  Cortegiano  e  si  accennava  con  giasta 
compiacenza  alle  ragioni  per  cai  in  questo  rapido,  qaasi  febbrile  incakani 
di  ricerche  e  di  stadi  su  tatti  i  territori,  anche  i  meno  esplorati  finora,  della 
letteratora  nostra,  specie  del  Rinascimento,  il  Castiglione  viene  preso  di 
mira.  Occorre  peraltro  notare  come  tr(^>po  spesso  e  troppo  voleotieri  gli 


118  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

scrittori  di  studi  sul  Rinascimento  italiano  si  sieno  accontentati,  e  in  parte 
si  accontentino  ancora,  di  ripetere,  stavo  per  dire  rifriggere,  le  solite  cose, 
le  solite  osservazioni,  vere,  innegabili  in  fondo,  ma  che  procedono  più  dal- 
Taver  voluto  applicare  a  questa  figura  caratteristica  certe  idee  generali  in- 
torno al  Rinascimento,  che  non  da  uno  studio  speciale,  diretto,  rafforzato  da 
indagini  e  accostamenti  nuovi  di  quella  con  questo. 

Fortunatamente  in  questi  ultimi  anni  si  capi  da  alcuni  la  necessità  di  ri- 
cerche positive  anche  pel  Castiglione,  riprendendo,  con  criteri  più  larghi,  il 
filo  di  quella  tradizione,  che,  iniziata  dal  buono  e  modesto  Serassi,  sarebbe 
stata  degnamente  continuata  dal  Di  Vesme,  se  altre  cure  ed  infine  la  morte 
non  glielo  avessero  impedito.  Non  è  qui  il  luogo,  né  il  momento  di  enumerare 
e  giudicare  i  risultati  ultimi  di  tali  ricerche,  tanto  più  che  posso  per  buona 
parte  rimandare  i  lettori  allo  Studio,  qui  sopra  registrato,  del  prof.  Martinati, 
il  quale  nella  sua  Prefazione  raccolse  con  abbastanza  larga  e  quasi  sempre 
sicura  conoscenza  dell'argomento,  la  letteratura,  come  oggi  si  direbbe,  del 
suo  autore,  indicando  le  fonti  edite  e  manoscritte  donde  attinse  pel  lavoro 
ch'egli  qui  ci  presenta  (1).  Vediamo  dunque  qual  posto  si  debba  assegnare 
in  questa  letteratura  allo  studio  dell'antico  alunno  dell'Istituto  fiorentino. 

Nella  citata  Prefazione  egli  incomincia  coll'asserire  che  la  vita  del  Ca- 
stiglione «  è,  fra  quelle  dei  nostri  classici  autori,  una  delle  meno  conosciute  »: 
e  questo,  a  dir  vero,  mi  sembra  un  po'  ingiusto,  pensando  che  la  biografia 
del  Serassi,  che  l'A.  riconosce  come  «  la  più  completa  ed  esatta  >>,  malgrado 
deficienze  e  mende  inevitabili,  rimane  pur  sempre  un  lavoro  solido  e  nutrito 
di  fatti  anche  minuti,  e  pensando  che  non  dobbiamo  poi  esagerare  l'impor- 
tanza di  tale  biografia  come  biografia  propriamente  detta,  e  il  valore  del 
Castiglione  come  uomo.  Affermata  pertanto  la  mancanza  d'una  «  biografia 
«  completa  »  (e  di  quale  altro  autore,  anche  più  grande  di  messer  Baldassare, 
possiamo  dire  di  possederla?)  il  M.  esprime  la  speranza  di  avere  col  suo 
studio  «  in  parte  colmata  tale  lacuna  »;  e  soggiunge  che,  essendosi  pro- 
posto specialmente  «  di  far  conoscere  meglio  il  Castiglione  come  uomo  poli- 
«  tico  »  ne  espose  la  vita  «  sotto  questo  punto  di  vista,  che  certo  è  il  meno 
«  noto  ».  Tale  l'intendimento  modesto  e  lodevole  dell'  A.  Resta  che  ricer- 
chiamo brevemente  com'egli  l'abbia  messo  ad  effetto. 

Lo  Studio  è  distribuito  in  sei  capitoli  corrispondenti  ciascuno  ai  vari  pe- 
riodi nei  quali  si  può  considerare  divisa  la  vita  del  C.  —  il  1°  sui  natali  e 
la  giovinezza  del  C;  il  2»  sul  C.  alla  Corte  di  Guidobaldo,  duca  d' Urbino  ; 
il  30  sul  C.  alla  Corte  di  Francesco  Maria  della  Rovere;  il  4°  sul  C.  a 
Mantova  e  il  Cortegiano ;  il  5°  sul  C.  ambasciatore  alla  Corte  pontificia; 
il  6*,  infine,  sul  C.  nunzio  apostolico  alla  Corte  di  Spagna  e  sua  morte. 
Chiude  il  volume  una   ricca   appendice   di  documenti   inediti,  la  più  parte 


(1)  Peraltro  nella  indicazione  di  queste  fonti  l'A.  non  è  sempre  completo  e  preciso.  Per  esempio, 
da  ciò  ch'egli  scrive  circa  le  fonti  mantovane,  parrebbe  che  ignorasse  0  non  curasse  l'esistenza 
delle  lettere  originali  del  C.  nelle  filze  e  nelle  buste  dell'  Archivio  Gonzaga ,  delle  quali  lettere 
non  sono  che  copie  quelle  raccolte  in  otto  volumi,  a  cura  di  chi  e  a  quale  scopo  il  M.  non  dice, 
mentre  sarebbe  stato  debito  di  giustizia  ricordare  almeno  il  nome  e  il  lodevole  intento  di  Ferdi- 
nando Negri,  modesto  erudito  mantovano,  sul  quale  mi  propongo  di  ritornare  altrove. 


RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA  119 

lettere  del  C,  tratti  dall'Archivio  Gonzaga,  e  da  quello  fiorentino  (sezione 
Urbinate  e  carte  Strozziane,  quest'ultime,  anche  nella  parte  riguardante  il 
C,  già  segnalate  dal  Guasti). 

Quella  suflBciente  conoscenza  del  soggetto  che  TA.  dimostra  nella  Prefa- 
zione è  confermata  nel  seguito  del  lavoro,  che  è  certo  ricco,  perfino  troppo  ricco, 
di  fatti  già  risaputi  e  che  potevano  senza  alcun  danno,  anzi  con  vantaggio, 
venir  tralasciati.  E  questo  pare  a  me  il  vizio  capitale  dello  studio  presente. 
L'A.  non  manca  di  porre  in  luce  fatti  nuovi,  di  chiarirne  altri  e  considerarli 
da  un  nuovo  punto  di  vista,  in  generale  con  diligenza  e  sicurezza  di  cri- 
tica :  ma  per  raggiungere  il  suo  intento  principale,  per  porre,  cioè,  in  rilievo 
specialmente  l'attività  politica  del  G.  e  riempiere  le  lacune  lasciate  dai  bio- 
grafi, non  mi  sembra  che  occorresse  rinarrarne  tutta  la  vita  sulle  orme  del 
Serassi,  che  spesso  è  parafrasato,  talvolta  ripetuto  quasi  alla  lettera.  L'.\. 
si  trovava  di  aver  raccolto,  mercè  lunghe  e  pazienti  ricerche,  una  messe 
abbastanza  copiosa  di  documenti  inediti?  E  perchè  non  raggrupparli  secondo 
l'argomento  o  la  cronologia  e  illustrarli  poi  in  modo  da  rilevare  il  nuovo 
contributo  di  notizie  che  essi  recavano  alla  futura  monografia  sull'autore 
del  Cortegiano  ?  Come  si  vede,  era  questione  sovratutto  di  economia ,  que- 
stione tanto  più  osservabile,  in  quanto  che  il  lavoro  è  destinato  ad  un  pub- 
blico ristretto  di  studiosi,  che  conoscono  già,  o  dovrebbero  conoscere,  le 
principali  notizie  biografiche  sul  C.  In  tal  modo  lo  studio  presente  avrebbe 
guadagnato  d'intensità  e  d'efBcacia  e  avrebbe  meglio  risposto  agli  intendi- 
dimenti  dell' A.  11  quale,  imbarcatosi  a  rifare  il  viaggio  in  compagnia  del 
Serassi.  non  poteva  naturalmente  non  provare  la  tentazione  di  fare  per  conto 
suo  delle  piccole  escursioni,  che  in  realtà  accrescono  la  mole,  non  il  pregio, 
del  suo  lavoro,  risollevando  certe  questioni  secondarie  oramai  sepolte  e  non 
più  degne  d'essere  disotterrate  (1).  Ed  un'altra  conseguenza  era  inevitabile. 
Siccome,  malgrado  i  nuovi  documenti  conosciuti  dall'A.  e  da  lui  in  parte 
qui  pubblicati,  le  notizie  affatto  nuove  riguardanti  personalmente  il  C.  non 
sono,  a  dir  vero,  né  potevano  essere  molte,  né  sempre  molto  importanti 
(non  dimentichiamo  che  l' epistolario  Serassiano  resterà  fondamento  pre- 
zioso j)er  la  conoscenza  del  C.)  il  M.  provò  spesso  l'illusione  di  trattare  del 
C.  politico  quando  invece  non  faceva  che  riassumere,  adattandole  al  suo  sog- 
getto, cose  assai  note  circa  la  storia  generale  e  i  principali  avvenimenti 
politici  e  diplomatici  di  quel  tempo. 

Questa  superfluità  si  appalesa  di  più  nel  cap.  IV  e  specialmente  in  quella 


(1)  P.  es.  fin  dalla  prima  pa^na  del  lavoro,  alla  notizia  data  nel  testo  circa  la  nascita  del  C. 
aTTenata  in  Casatico,  l'À.  appone  ona  noticina  per  ricordare  1'  errore  del  Giorio,  del  Pomari  e 
del  Menagio;  noticina  affatto  ìnatile  dopo  le  osserrazioni  del  Hazzacbelli  e,  più  ancora,  dd  Se- 
rasai.  Parimenti  l'A.  poterà  dispensarsi  dall'  arrertire  (p.  16)  i  grossolani  errori  del  Marliani, 
del  Ne^ni  e  del  Torelli  rignardo  rambMciwia  del  C.  ad  Enrico  VII,  errori  giii  confatati  abU- 
stanza.  Ed  oziosa  mi  pare  la  piooola  discsadone  (pp.  56-6)  sai  luogo  dove  morì  il  C.  e  più  ozioso 
anoon  il  riprodurre  (pp.  56-7)  gli  epitafH  posti  sulla  tomba  di  measer  Baldassare  e  della  moglie, 
già  ristampati  dal  Serassi  e  da  altri.  Piuttosto  l'A.  arrebbe  dornto  utilizzare  meglio  il  Doc.  XIX 
•d  altri  esistenti  nell'ArchÌTio  mantorano  per  rettificara  la  data  della  morte  di  Cristoforo  Casti- 
glione, riferita  inesattamente  da  tutti  i  biografi,  compreso  il  Sarassi,  e  rilevare,  più  che  non  faccia, 
l'importanza  che  nella  vita  posteriore  di  meaaer  BaUaaaara  abba  la  morta  del  padi«  soo. 


120  RASSEGNA  BIBLIOGRAFICA 

parte  di  esso  che  tratta  del  Cortegiano  e  ritesse  la  storia  della  sua  com- 
posizione e  pubblicazione  ;  dove  è  strano  davvero  che  l'A.,  di  solito  cosi  bene 
informato,  ignori  quel  Carteggio  di  Vittoria  Colonna,  edito  dal  Ferrerò  e 
dal  MùUer  (Torino,  1889),  nel  quale  avrebbe  trovato  notizie  importanti  sul- 
l'argomento. Invece  egli  riuscì  a  rintracciare,  dietro  l'indicazione  del 
Di  Vesme,  le  due  notevoli  lettere  pubblicate  dal  Valdrighi  neW Indicatore 
Modenese,  e  che  meriterebbero  d'essere  riprodotte  per  intero  :  il  che  confido 
di  poter  fare  io  stesso  fra  breve  (1).  Nel  medesimo  cap.  IV  l'A.  lasciò  a 
mezzo  le  sue  ricerche  intorno  al  matrimonio  del  C,  che  egli  pur  riconosce 
essere  un  «  avvenimento  di  grande  importanza  pel  nostro  Baldassare  ».  Se 
egli  avesse  compiuto  le  sue  ricerche,  avrebbe  aggiunto  a  quelle  da  lui  ricor- 
date (pp.  25-26)  e  già  fatte  conoscere  dal  Serassi,  altre  due  proposte  di 
matrimonio,  una  delle  quali  risale  nientemeno  che  al  1500,  e  v'ebbe  parte 
nientemeno  che  la  marchesa  Isabella  Gonzaga.  Anche  avrebbe  potuto  stabi- 
lire con  sicurezza  che  sulla  fine  del  1515  il  G.  fu  ad  Urbino  e  poscia  a 
Mantova,  dove  il  suo  matrimonio  con  la  Torelli  fu  conchiuso  e  dove  furono 
celebrate  con  grandi  feste  le  nozze  nel  carnevale  dell'anno  seguente  (2). 

Assai  notevoli  sono  i  capitoli  V  e  VI,  nei  quali  l'A.  ha  saputo  giovarsi 
delle  sue  ricerche,  ma  annegandone  quasi  i  risultati  nel  mare  troppo  vasto 
della  intera  biografia  e  più  ancora,  come  s'è  detto  testé,  della  storia  politica 
generale  del  tempo  (3)  e  non  senza  inesattezze  (4).  Nel  primo  di  questi  due 


(1)  Per  ben  due  volte  (pp.  19  e  31)  l'A.  afferma  che  alla  composizione  del  Cortegiano  contribuì 
anche  il  re  Luigi  XII  di  Francia,  con  le  istanze  che  ne  fece  al  C.  per  mezzo  di  Alfonso  Ariosto  ; 
e  per  provar  questo  rimanda  al  proemio  del  Cortegiano  stesso,  indirizzato,  com'è  noto,  all'Ariosto. 
Ma  qui  il  M.  cade  in  una  doppia  confusione.  Prima  di  tutto  nella  redazione  definitiva  del  proemio 
non  è  detta  parola  del  fatto  :  solo  in  una  delle  anteriori  redazioni  del  proemio  che  il  Serassi  trasse 
dagli  originali  della  Libreria  Valenti  e  il  Di  Vesme  poi  riprodusse,  il  C.  dice  all'amico  eh 'erasi 
indotto  a  scrivere  il  suo  libro  per  compiacere  al  Ee  Cristianissimo,  non  Luigi  XII  ma  il  suo  suc- 
cessore Francesco  I,  dal  quale,  noti  il  M.,  il  C.  ebbe  un'  udienza  nel  dicembre  del  1515  in  Bo- 
logna, come  apparisce  da  documenti  sicuri. 

(2)  L'A.  asserisce  (pp.  26-7)  che  per  tutto  l'anno  1515  e  durante  il  principio  del  seguente  il  C. 
rimase  sempre  in  Roma,  tanto  che  dubita  «  se  le  nozze  sieno  state  celebrate  al  principio  del  1516, 
come  afferma  il  Serassi,  oppure  ad  anno  inoltrato,  quando  il  C.  venne  a  Mantova  col  duca  spo- 
destato ».  Eppure  il  M.  non  aveva  che  a  por  mente  al  Docnm.  XXVI  da  lui  pubblicato,  per  con- 
vincersi che  proprio  alla  fine  del  novembre  1515  il  C.  si  recava  da  Urbino  a  Mantova,  come  aveva 
già  latto  nella  primavera . del  medesimo  anno  (Docum.  XXV). 

(3)  Certo  il  periodo  trattato  in  questi  due  capitoli  era  ed  è  ancora  degno  di  studio,  ma  per  ciò 
che  riguarda  il  C.  non  andava  dimenticata  quella  Prefazione  del  diligente  Serassi  al  voi.  II  delle 
Lettere  (Lettere  di  negozi)  di  messer  Baldassare ,  nella  quale  è  condensata  tanta  materia  sotto 
apparenze  tanto  modeste.  Peccato  che  per  questo  e  per  altri  periodi  dell'attività  diplomatica  del 
C,  il  M.  non  abbia  potuto  attingere  ad  una  fonte  preziosa  e  in  nessun  modo  trascurabile  qnal'è 
l'Archivio  Segreto  Vaticano.  Questo  farà  certo  da  par  suo  il  Pastor,  il  benemerito  autore  della 
Geschichte  der  Pdpste  im  Zeitalter  der  Renaissance  (cfr.  Giornale,  XV,  466)  che  attende  di  pro- 
posito ad  un  lavoro  sul  Castiglione  nomo  politico.  Intanto  posso  notare  che,  passando  da  Mantova 
prima  di  partire  alla  volta  della  Spagna,  il  C.  fu  incaricato  dal  Pontefice  d'una  missione  presso 
quel  Marchese.  Ciò  apparisce  dalla  seguente  minuta  d'un  breve  dato  in  Roma  il  28  settembre  1524: 
«  Marchioni  Mantuae.  Flexuro  iter  ad  eum  priusquam  in  Hispaniam  dil.[ecto]  filio  Balth.[a8sarem] 
«  Castilionem  mandavit  nonnulla  cum  nobilitate  sua  colloqui.  De  quibus  etc.  plenam  fldem  ha- 
.  bebit  »  (Arch.  Secr.  Vatlc.  Ex  Brev.  Clement.  VII,  t.  7.o,  1524,  P.  2»,  Minnt.   n.  519).   Che 

(4)  Vedi  p.  seg. 


RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA  121 

capitoli  (pp.  35-6)  il  M.  accenna  opportunamente  alla  singolare  soavità  e 
schiettezza  di  affetto  che  il  C.  dimostrò  per  la  moglie  Ippolita  Torelli  (sulla 
cui  morte  gli  sfuggirono  alcuni  documenti  importanti),  ma  non  avrebbe  do- 
vuto trascurare  il  breve,  ma  fine  e  geniale  schizzo  che  Oreste  Antognoni 
inseri  nei  suoi  Appunti  e  Memorie  (Imola,  1889)  col  titolo:  Contessa  di 
Castiglione.  Egualmente,  riferendo  (p.  36)  le  conclusioni  del  Reumont  in- 
torno alla  famosa  lettera  attribuita  al  G.  in  data  di  Toledo,  27  settembre 
1519,  il  M.  avrebbe  dovuto  evitare  la  distrazione  di  trasformare,  traducendo 
un  passo  dello  storico  tedesco,  il  povero  Cardinale  Hergenroether,  il  bene- 
merito iniziatore  dei  Regesta  di  Leone  X ,  nell'  aggettivo...  corrispondente 
(«  I  Regesta  di  Leone  pubblicati  dal  Hergenrótherschen...  •»).  Al  quale  proposito 
ha  ragione  l'A.  di  osservare  che  non  v"è  punto  bisogno  di  aspettare  il 
sèguito  dei  Regesta  per  assicurarci  circa  la  verità  o  meno  d'un'amba- 
scieria  del  G.  in  Ispagna,  anteriore  alla  sua  nunziatura,  e  per  affermare  con 
la  massima  certezza  la  falsità  della  lettera  in  questione.  Basta  aver  dato 
un'occhiata,  come  scrive  il  M.,  al  copioso  carteggio  del  G.  che  si  conserva 
nell'Archivio  Gonzaga  e  in  cui  non  mancano  lettere  dello  stesso  mese  di 
settembre  scritte  da  Roma.  E  meglio  basterebbe,  aggiungo  io,  un'importante 
(tanto  importante  che  l'A.  ha  fatto  male  a  trascurarla)  lettera  inedita  del  G. 
data  in  Roma  l'S  d'ottobre  1519,  nella  quale  messer  Baldassare  tesse  al  Duca 
d'Urbino  la  storia  delle  pratiche  da  lui  fatte  nell'eterna  città  durante  tutto  il 
mese  di  settembre  con  Leone  X  in  favore  del  Duca  stesso,  al  quale  egli 
continuava  a  prestare  i  propri  servigi  (1).  Solo  il  M.  ha  torto  di  stupirsi  e  di 
trovare  inesplicabile  il  fatto  di  questa  falsa  attribuzione  :  dico  questo  perchè 
chi  pensi  il  modo  in  cui  venivano  messe  insieme  molte  di  quelle  raccolte 
epistolari  del  500,   la   ruscelliana   compresa,   e   ricordi  altri  esempì  (e  son 


un  breve  commendatizio  il  Pontefice  rilasciasse  al  !;ao  nunzio  per  la  Begina  madre  di  Francia,  è 
provato  dalla  minata  seguente  :  <  Hatri  Begis  Cbrìstìanissimi.  —  Dilecta  Alia.  —  Mandarimas 
€  dilecto  filio  Balthassarì  Castilioneo  nantio  et  oratori  nostro  in  Hispaniam  proficiscenti,  per  nos 
«  ad  hoc  manns  et  virtates  et  pradentiam  eins  electo,  ut  istac  transiens  nobilitatem  taam  nostro 
•  nomine  inviseret  et  alloqueretor.  Hortamar  te   in   Domino,   ut  pia  nostra  Consilia,  qne  ad  co- 

<  mnnem  omnium  Cbristianomm  salutem  dirigimus ,  tua  gratia  et  auctoritate  conforere  velis, 
«  eidemqne  Nantio  nostro  plenam  in  omnibus  fidem  adhibere.  Dat.  28  sept.  1524  Anno  primo  > . 
(Ibid.,  n.  515,  Cfr.  t.  8.o,  n.  414).  E  un'altra  commendatizia,  fra  le  molte,  messer  Baldassare 
recara  con  sé  perfino  pel  confessore  di  Carlo  V  (è  noto  quale  importanza  avesse  il  confessore 
nella  diplomazia  industriosa  e  punto  scmpolosa  di  quel  tempo)  nel  quale  papa  Clemente  sperava 
trovare  un  efficace  alleato.  Il  documento  seguente  parla  abbastanza:  <  Confessori  Caesaris.  Mit- 
«  tentes  istac  nnntium  et  oratorem  Balth.  Cast,  virom  omnis  virtntìs  genere  praestantem,  secum 

<  nono  et  sepe  S.S.  Consilia  communicatamm,  ipso  adiutore  et  fautore  nti  patemns  amor  exi- 
.  git  etc.  .  (Ibid.,  n.  529). 

(4)  Per  es.  l'A.  afferma  (p.  44)  che  il  C.  «  alla  fine  d'agosto  (1524)  portavasi  a  Mantova  per 
«  salutar  la  madre  e  i  figli  e  prepararsi  alla  partenza  »  alla  volta  della  Spagna  —  senza  badare 
che  snbito  dopo  egli  stesso  cita  in  nota  una  lettera  del  C.  datata  da  Roma  il  5  settembre,  e  che 
il  Serassi  aveva  assegnato  al  5  d'ottobre  (avrebbe  dovuto  dire  il  3)  la  partenza  del  Nunzio  pon- 
tificio da  Boma. 

(1)  Potrei  aggiungere,  se  ce  ne  fosse  bisogno,  che  si  conserva,  fra  le  altre,  una  lettera  del  C. 
all'Equicola,  in  data  del  26  settembre  da  Roma:  cosicché  non  resterebbe  che  credere  al  miracolo 
dell'ubiquiUi  per  accettare  come  autentica  la  lettera  che  il  C.  avrebbe  scritto  da  Toledo  il  giorno 
■egnente. 


122  RASSEGNA   BIBLIOGRAFICA 

molti  purtroppo  !  )  di  consimili  attribuzioni  arbitrarie  e  scorrezioni  di  date, 
troverà  la  cosa  deplorevole  sì,  ma  anche  naturale  ed  inevitabile.  E  per  non 
andar  lontano,  V  A.  non  aveva  che  ad  accostare  questo  esempio  all'  altro 
analogo  desunto  dalle  stesse  Lettere  di  Principi  ecc. ,  al  quale  egli  stesso 
accenna  più  oltre  (p.  39). 

Ma  la  maggiore  importanza  di  questa  pubblicazione  consiste  (e  lo  dico 
senza  intenzione  di  negare  valore  al  testo)  nell'appendice  di  documenti 
inediti,  dei  quali  alcuni  sono  davvero  notevoli  (1),  altri  non  meritavano 
forse  l'onore  della  stampa  o  lo  meritavano  meno  di  taluni  pure  esistenti 
negli  Archivi  esplorati  con  tanto  profitto  dall'A.  Questi  avrebbe  fatto  cosa 
ancor  più  utile  e  più  gradita  agli  studiosi,  se  avesse  o  premesso  o  fatto  se- 
guire alla  sua  Appendice  una  tavola  dei  documenti,  che  ne  agevolasse  la 
ricerca,  tanto  più  che  essi  non  sono  disposti  in  ordine  cronologico,  ma  rag- 
gruppati secondo  la  provenienza. 

In  ogni  modo  l'A.,  malgrado  le  sovrabbondanze  e  le  deficienze  e  le  mende 
notate  nella  esecuzione,  ha  saputo  con  questo  lavoro  recare  un  modesto  ma 
lodevole  ed  utile  contributo  di  studi  sullo  scrittore  del  Cortegiano  :  più  mo- 
desto, ma  anche  più  utile  e  concludente  di  altri  lavori,  nei  quali  la  viva- 
cità e  la  spigliatezza  lusinghiera  della  forma  mal  riescono  a  nascondere  la 
tenuità  vaporosa  e  la  nessuna  novità  della  sostanza  (2). 

Vittorio  Gian. 


(1)  Fra  questi  ricordo  specialmente  il  XXI,  il  XXII,  il  XXIII,  il  XXIV  e  il  XXXV.  E  a  questo 
punto,  attesa  l'affinità  dei  documenti  e  la  comunanza  della  fonte  (il  soUto  Archivio  Gonzaga) , 
colgo  l'occasione  per  rimandare  l'A.  ad  un  lavoro  già  pubblicato  molti  anni  sono  dal  D'Aeco  [No- 
tizie d'Isabella  Estense  nelVArch,  stor.  ital.,  1"  S.,  Append.  t.  II,  n.  11,  1845)  lavoro  ch'egli  non 
avrebbe  dovuto  trascurare,  perchè  contiene  lettere  del  C.  e  notizie  che  o  lo  riguardano  diretta- 
mente 0  giovano  ad  illustrare  quegli  uomini  e  quella  politica  in  mezzo  cui  ebbe  a  trovarsi.  Altre 
fonti  storiche  già  edite,  e  non  meno  importanti  per  le  stesse  ragioni,  l'A.  non  conobbe;  fra  le 
quali  mi  limito  a  notare  quei  mss.  Torrigiani  dell'Archivio  fiorentino,  che  il  Guasti  fece  cono- 
scere neìVArchivio  stor.  ital.,  S.  III,  t.  XIX  e  sgg.  Peccato  poi  che  il  M.  abbia  quasi  intera- 
mente trascurato  le  relazioni  del  C.  con  gli  artisti  principali  del  suo  tempo  e  i  servigi  da  lui 
resi  per  questo  riguardo  al  marchese  di  Mantova;  sul  quale  argomento,  assai  importante,  furono 
pubblicati  preziosi  documenti  in  questi  ultimi  anni.  E  a  questo  riguardo  osserverò  che  in  gene- 
rale l'A.  si  mostra  un  po'  arretrato  nella  sua  preparazione,  ignorando,  fra  l'altro,  i  numerosi  e 
importanti  lavori  dati  in  luce  dal  Luzio  e  dal  Renier ,  sagaci  ricercatori  e  ravvivatori  di  quei 
documenti  mantovani,  nei  quali  del  nostro  Baldassare  è  fatta  spesso  parola.  Lascio  la  notevole 
lettera  del  C.  fatta  conoscere  recentemente  dall'infaticabile  prof.  Zankoni  (nella  Cultura,  A.  IX, 
n.  15-16,  pp.  492-5,  agosto  1890),  ma  certo  troppo  tardi  perchè  l'A.  se  ne  potesse  giovare. 

(2)  Proprio  mentre  scrivevo  questa  recensione  mi  capitava  sott'  occhio  nel  Lettere  ed  arti  di 
Bologna  (A.  II,  n.  47,  die.  1890)  un  articolo  del  Tomaselli  intitolato  Saggi  di  studi  su  Baldessar 
Castiglione,  articolo  che  l'autore  offre  infatti  come  saggio  d'un  lungo  studio,  ■^  confidando  di  po- 
«  tere,  fra  non  molto  tempo,  dar  fuori  in  volume  il  risultato  compiuto  delle  sue  ricerche  ».  E 
ben  venga  questo  volume  e  sì  diffonda  nel  pubblico  italiano  la  conoscenza  del  nostro  gentil  ca- 
valiere e  scrittore  del  Rinascimento  :  a  un  patto  però,  che  non  si  dia  come  risultato  compiuto 
di  un  lungo  studio  e  di  ricerche  speciali  quello  che  non  è,  tutt'al  più.  che  una  garbata  ripeti- 
zione di  cose  già  note  agli  studiosi.  Intanto,  in  questo  primo  saggio,  il  T.  non  ci  insegna  nulla 
di  nuovo,  ma,  fra  l'altro,  un  errore  vecchio  cui  s'è  già  accennato,  cioè  che  Cristoforo  Castiglione 
morì  nel  1495  in  seguito  alle  ferite  riportate  al  Taro  ,  mentre  i  documenti  dimostrano  che  la 
morte  avvenne  solo  quattro  anni  dopo,  nel  marzo  del  1499.  E  insisto  nell'osservare  che  la  data 
della  morte  del  padre  ha  non  piccola  importanza  nella  vita  del  C. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 


WILHELM  CLOETTA.  —  Komòdie  und  Tragódie  ira  Miltelalter 
(I  voi.  dei  Beili  àge  zur  Lilteraturgeschichte  des  Mittelal- 
ters  und  der  Reìiaissancé).  —  Halle  a.  S.,  Niemeyer,  1890 
(8',  pp.  xii-168). 

Il  prof.  Cloetta  ha  già  pronto  un  lavoro  sulla  tragedia  italiana  del  rina- 
scimento (inteso  nel  lai^o  senso  che  questa  parola  suol  avere  presso  i  let- 
terati tedeschi),  ed  ora  ne  pubblica  a  parte  la  introduzione,  che  gli  è  riu- 
scita abbastanza  estesa  da  empire  un  discreto  volumetto.  In  questa  introdu- 
zione egli  studia  quegli  scarsi  ed  embrionali  prodotti  drammatici  del  me- 
dioevo, che  sono  come  l'anello  di  congiunzione  tra  il  dramma  antico  e  (juello 
del  rinascimento,  lasciando  da  parte  la  drammatica  sacra.  Il  soggetto  non  si 
può  dire  propriamente  di  storia  letteraria  italiana,  poiché  la  maggior  parte 
di  quei  tentativi  drammatici  (scritti  in  latino,  del  resto)  nacque  fuori  d'Italia; 
ma  le  origini  medievali  di  ogni  genere  letterario  mal  si  possono  assoggettare 
ad  una  delimitazione  nazionale,  onde  crediamo  far  cosa  utile  parlando  qui 
di  questa  memoria,  e  lo  facciamo  tanto  più  volentieri  inquantochè  essa  riveLi 
nel  suo  autore  una  cognizione  profonda  del  difficile  argomento. 

La  prima  parte  dello  studio  indaga  il  concetto  della  drammatica  che  il 
medioevo  aveva.  E  una  investigazione  dottissima  e  curiosa.  Boezio  sapeva 
ancora  che  cosa  fo^e  un  dramma;  il  suo  commentatore  Notker  non  lo  sa 
più.  E  singolare  davvero  il  vedere  come  i  massimi  letterati  dell'alto  medioevo 
mancassero  di  ogni  concetto  esatto  rispetto  alla  drammatica.  Talora,  da 
qualche  loro  definizione,  ci  sembra  scorgere  che  ne  abbiano  un'idea  sicura, 
ma  poco  appresso  si  contraddicono  ed  escono  in  bizzarre  affermazioni.  Gli  è 
che  nelle  definizioni,  ove  sembrava  di  vedere  un  po' di  luce,  essi  non  facevano 
che  attenersi  ai  retori  antichi,  e  poi,  parlando  di  scienza  propria,  mostravano 
la  confusione  della  loro  mente.  Bisogna  scendere  alla  Poetria  di  Giovanni 
de  Garlandia  ed  allo  Speculum  del  Bellovacense  per  trovare  informazioni  più 
esatte.  Il  Bftllovacense  conosce  anche  le  tragedie  di  Seneca,  che  per  diversi 
secoli  medievali  restarono  affatto  ignote. 

In  sostanza,  nel  medioevo  le  parole  commedia  e  tragedia  acquistarono  un 
significato  molto  largo,  indeterminato  e  incostante;  e  tale  indeterminatezza 


124  BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 

non  cessò  fino  al  sec.  XV,  tanto  è  vero  che  per  es.  poteva  essere  chiamata 
Tragoedia  super  captione  regis  Franciae  Johannis  un  lungo  lamento  in 
prosa  sulla  sconfitta  di  Poitiers  del  1356  ed  il  marchese  di  Santillana  desi- 
gnava col  nome  di  tragedia  il  De  casihus  virorum  illustrium  del  Boccaccio. 
Da  questa  indeterminatezza  nel  concetto  della  drammatica  non  fu  esente 
neppure  Dante,  ed  è  molto  istruttivo  quanto  il  CI.  rileva  in  proposito,  sia 
dagli  scritti  danteschi,  sia  dagli  antichi  commentatori  del  poema  (pp.  36-41). 
11  Pucci  non  esitò  a  chiamare  volgare  commedia  il  suo  Centiloquio.  I  ter- 
mini di  commedia  e  tragedia  non  indicavano  più  particolari  forme  poetiche; 
ma  servivano  solo  a  distinguere  certe  particolari  qualità  di  componimenti 
diversissimi.  Non  solamente  un  poema  epico,  ma  anche  una  lirica  o  una 
poesia  didattica,  potevano  essere  denominati  commedia  o  tragedia^a  seconda. 
del  loro  stile,  dei  fatti  che  narravano  o  cui  alludevano,  della  loro  intonazione 
predominante.  Fra  gli  autori  comici,  presso  Terenzio,  trovansi  menzionati 
Ovidio  e  Virgilio.  Dovendosi  l'A.  limitare  al  dramma  profano,  non  può  che 
accennare  alle  sei  commedie  di  Hroswitha,  e  passa  in  rassegna  quei  com- 
ponimenti medievali  che  a  più  giusto  titolo  possono  aspirare  al  nome  di 
commedia  o  di  tragedia  per  essere  la  loro  azione  dialogata.  Questi  sono  per 
lo  più  composti  in  distici  elegiaci,  talora  anche  in  esametri  (1). 

Le  più  antiche  commedie  epiche  risentono  ancora  della  commedia  antica. 
Quelle  di  Vitale,  scritte  alla  fine  del  sec.  X  o  nel  principio  dell'Xl,  trattano 
soggetti  plautini,  che  elaborano  narrativamente.  Dopo  aver  discorso  di  esse, 
il  GÌ.  passa  in  rassegna  un  numero  considerevole  di  componimenti  simili, 
dando  su  ciascuno  di  essi  copiose  notizie  bibliografiche  e  critiche.  Parla  del 
Thraso  (pp.  74-75),  deWAlda  di  Guglielmo  di  Blois  (pp.  75-78),  della  Comoedia 
de  Milone  Consfantinopolitano  di  Matteo  di  Vendòme  (pp.  78-79)  (2),  del  Pam- 
philus  e  del  breve  aneddoto  in  distici  De  tribus  sociis  (pp.  83-85),  della  Co- 
m.oedia  Bahionis  (pp.  86-88),  del  Pamphilus  de  amore  (pp.  88-93),  del  dialogo 
De  clericis  et  rustico  (pp.  93-94),  del  De  Paulina  et  Polla  (pp.  94-96)  e  di 
altri  scritti  minori,  fra  cui  l'aneddoto  pseudo-ovidiano  De  lumaca  et  lom- 
bardo (pp.  96-99)  (3).  In  questi  prodotti  epico-drammatici,  la  maggior  parte 
dei  quali  appartiene  al  sec.  Xll,  si  nota  uno  sviluppo  degno  di  osservazione. 
I  primi,  come  già  dicemmo,  si  fondano  per  la  materia  interamente  sulle  com- 
medie dell'antichità  ed  hanno  il  dialogo  interrotto  dall'  esposizione  e  dalle 


(1)  Forse  non  del  tutto  a  suo  luogo,  discorre  il  CI.  di  quella  prosa  a  dialogo  che  fu  ispirata 
dalle  stragi  di  Cesena  del  1377,  e  venne  già  falsamente  attribuita  al  Petrarca  ed  a  Coluccio  Sa- 
lutati. Un  cod.  Cliigiano  la  assegna  a  un  ser  Lodovico  da  Fabriano,  che  il  Novati  identificò  col 
notaio  Lodovico  de' Romani  (vedasi  Arch.  star,  per  le  Marche  e  per  l'Umbria,  II,  135-14(5).  11 
CI.,  che  fa  tesoro  delle  ricerche  del  Novati,  esamina  l'argomento  storico  che  nel  De  casu  Caesenae 
è  trattato,  e  divide  il  componimento  in  quattro  dialoghi.  Esso  ha  nei  mss.  tanto  il  titolo  di  tra- 
gedia quanto  quello  di  commedia.  Il  primo  è  giustificato  dal  contenuto  sanguinoso  della  narra- 
zione; il  secondo  dal  tono  famigliare  dei  dialoghi  e  dalla  bassa  condizione  delle  persone  che  vi 
hanno  parte  (pp.  54-57). 

(2)  L'A.  combatte  la  attribuzione  a  Matteo  della  Lydia  e  del  Xiles  gloriosus,  che  sono  imita- 
zioni del  Milo.  Ne  dà  l'analisi  (pp.  79-83). 

(3)  Su  questo  curioso  componimento,  che  interessa  anche  direttamente  gli  italiani  pel  suo  con- 
tenuto satirico,  l'A.  non  ha  veduto  l'articoletto  postumo  del  Boochebik  ,  eh'  è  nella  Rmiu  des 
lan.Tues  romanes,  XXVIH,  93  sgg. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  1^ 

dichiarazioni  dell'autore.  In  quelli  di  Guglielmo  di  Rlois  e  di  Matteo  di  Ven- 
derne il  dialogo  va  perdendo  molto  d'importanza  ed  il  contenuto  non  deriva 
più  dall'antichità  classica,  ma  da  altre  fonti,  molte  volte  orientali,  quando 
non  sia  tratto  dalla  vita  stessa  del  medioevo.  In  altri  infine  il  dialogo  è  con- 
tinuo, la  materia  attinta  piuttosto  alle  abitudini  giornaliere  della  vita,  le  fi- 
gure sono  medievali  senza  che  perciò  resti  escluso  del  tutto  1"  influsso  del- 
l'antichità classica  (pp.  99-100;. 

Un  genere  intermedio  fra  la  commedia  e  la  tragedia  è  rappresentato  dalla 
tragicommedia  del  fanciullo  di  neve,  che  nella  redazione  del  cod.  Vaticano 
edita  dal  Wattenbach  appartiene  al  XII  sec.  e  di  cui  un'altra  redazione,  più 
breve,  pubblicò  il  Du  Méril  (pp.  106-107}.  Questo  seggetto  antichissimo  fu 
caro  alla  novellistica  e  lo  si  trova,  per  non  parlare  che  dell'Italia,  nel  Libro 
di  nocelle  antiche  edito  dallo  Zambrini,  nelle  Novelle  inedite  del  Sercambi 
pubblicate  dal  Renier,  nel  novelliere  del  Malespini  ecc.  (1). 

Le  tragedie  epiche  sono  molto  meno  numerose  delle  commedie.  Esse  si 
riducono  a  sei,  di  cui  una  non  ci  fu  conservata.  La  prima  di  queste,  attri- 
buita a  Bernardo  di  Chartres  (sec.  XII  in.),  si  intitola  Mathematicus  o  De 
patricida,  ed  è  importante  perchè  rammenta  il  mito  di  Edipo  e  forse  de- 
riva da  una  soluzione  prosaica  di  antica  tragedia  (pp.  114-119).  Le  altre  tra- 
gedie sono:  De  Plaura  et  Marco  (p.  120);  De  Affra  et  Flavio  (pp.  120-122); 
De  Pyramo  et  Thishe  (p.  1^);  Orestis  tragoedia  (pp.  126-127).  La  Tra- 
goedia  magistri  Reneri  de  Bruxella,  narra  un  caso  che  si  finge  avvenuto 
nel  1447  ed  ha  solo  per  ischerzo  il  titolo  di  tragedia,  perchè  in  realtà  è  un 
racconto  umoristico  (pp.  123-126). 

Che  questi  componimenti  a  dialogo  venissero  rappresentati  in  una  maniera 
conforme  a  quella  usata  nell'antichità  ed  a'  giorni  nostri,  il  CI.  nega,  ed  è 
anche  contrario  alla  opinione  del  Magnin  e  d'altri  che  venissero  rappresentate 
!:"  commedie  di  Hroswitha.  Egli  ritiene  invece  probabile  che  una  persona 

ila  recitasse  talvolta  questi  dialoghi,  modificando  forse  la  voce  allorché 
ambiava  l'interlocutore.  La  questione  peraltro  non  è  così  semplice  ed  egli 
.  1  si  trattiene  abbastanza  a  lungo  (pp.  127-138).  Nelle  poche  commedie  a 
dialogo  continuo,  le  quali  si  avvicinano  maggiormente  alla  forma  drammatica 
costituita  e  decisa,  reputa  che  le  parti  potessero  essere  divise  e  recitate  da 
diversi. 

Col  Mussato,  che  in  Italia  fa  entrare  quella  drammatica  pargoleggiante  in 
un  nuovo  stadio,  si  chiude  naturalmente  questo  scritto  introduttivo,  che  si 
legge  con  profitto.  Sollecitiamo  col  desiderio  la  pubblicazione  del  lavoro,  che 
più  direttamente  ci  riguarda,  intorno  alle  prime  forme  del  nostro  dramma 
profano. 


(1)  n  CI.  d  astiene  aempre  dal  Cu«  rm&onti.  Per  i  componimenti  che  narrano  del  uncinilo 
dì  nere  redi  ona  nota  alquanto  ineaatU  del  Do  Mìxil  ,  Poni*$  mtditu  iu  wtoj/tn  óg»,  Paris, 
1854,  p.  418,  M.  4,  ed  i  rinni  del  Eoa,  Simìg*  ErtahlungeH  in  Oiot.  Streambi,  in  Zhckr.  fùr 
Totktkundé,  U,  257. 


126  BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 

CARLO  MERKEL.  —  Sordello  e  la  sua  dimora  presso  Carlo  I 
d'Angiò.  —  Torino,  tip.  Bona,  1890  (per  nozze  Gipolla-Vit- 
tona)  (8°,  pp.  32). 

Ottimo  allievo  d'ottimi  maestri,  che  gli  hanno  suscitato  il  desiderio  e  ap- 
preso il  metodo  della  indagine  storica ,  il  M.  non  ritesse  la  biografia  del 
trovatore  mantovano  mescendo  favole  nuove  alle  antiche  (1).  Aggiunge  egli 
di  suo;  mia  son  sicure  notizie,  che  gli  accadde  di  spigolare  dai  documenti 
esplorati  in  servigio  de'  noti  suoi  studi  sul  primo  fermarsi  e  allargarsi  della 
signoria  angioina  in  Italia;  le  quali  volle  egli  cortesemente  ammannire  in 
questo  opuscolo  ai  lavoratori,  che  gli  faticano  accosto ,  agli  studiosi  della 
poesia  provenzale.  E  questo  suo  il  terzo  contributo  notevole  alle  ricerche 
sopra  Sordello,  dopo  la  biografia  stesa  dallo  Schultz  (2).  Venne  prima  la  pub- 
blicazione àQÌV ensenhamen  d'onor;  seguirono  i.due  sirventesi  di  Lanfranco 
Gigala,  editi  dal  Rajna,  dai  quali  uno  sprazzo  di  luce  uscì  a  illuminarci  gli 
ultimi  anni  della  vita  del  trovatore  e  i  suoi  rapporti  con  Carlo  d'Angiò  dopo 
la  conquista  del  regno.  Anche  le  notizie  comunicate  ora  dal  M.  riguardano 
le  relazioni  di  Sordello  con  l'Angioino.  Si  tratta  di  documenti  che  dal  1252 
ci  conducono  al  1265  :  Sordello  vi  apparisce  come  testimonio,  e  una  volta 
come  parte,  allorché  Barrai  de  Baux,  conciliatosi  con  Carlo,  contro  il  quale 
aveva  prima  capitanati  i  ribelli  al  dominio  di  lui,  estese  le  sue  simpatie 
anche  ad  uno  dei  trovatori  protetti  dal  conte  di  Provenza,  al  nostro  manto- 
vano, e  gli  fé'  dono  di  cinquanta  lire  di  reali  coronati.  Negli  altri  atti  Sor- 
dello è  testimonio,  dicevamo  :  testimonio  in  ischiera  con  personaggi  cospicui, 
con  baroni,  con  uffiziali  del  conte,  con  altri  poeti,  come  nella  corte  dell'An- 
gioino fosse  tra  gli  uomini  più  notevoli  ;  testimonio  inoltre  a  stipulazioni  ed 
accordi  singolarmente  importanti.  Né  il  nome  del  poeta  ci  si  mostra  nudo  di 
ogni  segno  d'onore  ;  ritorna  il  titolo  di  «  dominus  » ,  che  gli  si  conosceva 
per  altri  documenti.  In  uno  degli  atti,  che  il  M.  fa  primo  rilevare,  ci  si  offre 
il  nome  del  trovatore  a  questo  modo:  «  dominus  Sordellus  de  Sadio  »  (p.  17). 
De  Sadio?  Lesse  male  l'editore  del  documento,  lo  Sternfeld,  per  de  Godio, 
indicazione,  che  sappiamo  aggiunta  al  nome  di  Sordello  in  un  altro  atto,  e 
che  corrisponderebbe  a  quella  che  ci  si  porge  in  una  delle  biografie  proven- 
zali, ove  Sordello  è  detto  nativo  di  un  castello  «  que  a  nom  Got  »  (Goito)? 
0  Sadio  sarebbe  il  feudo  che  altre  testimonianze  ci  fan  credere  abbia  Carlo 
concesso  al  poeta?  Ma  dov'è  questo  luogo?  E  tutt'uno  con  il  Sades  divenuto 
celebre  por  cagion  del  Petrarca?  Nei  documenti  latini  medievali  questa  lo- 
calità è  detta  però  Sado,  Sadone.  Queste,  in  ordine  a  un  tal  dato,  le  osser- 


(1)  Fra  gli  autori  di  fantasticherie  sn  Sordello  ,  non  trovo  comonemente  ricordato  Giuseppe 
Ferrari,  il  quale  attribuì  la  simpatia  di  Dante  per  il  mantovano  a'principi  politici  di  costui,  che 
a  quel  metafisico  ardito  della  storia  apparve  come  il  bianco,  l'Alighieri  del  sec.  XHI  {Corso  sugli 
scritl.  poi.  it.,  Milano,  1862,  pp.  81  .sgg.). 

(2)  Su  la  leggenda  di  Sordello,  le  ragioni  e  il  modo  della  sua  formazione,  vedi  pur  la  memoria 
del  prof.  S.  FERR.<iiti,  Sordello,  Mantova,  1887. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  127 

vazioni  e  le  considerazioni  e  i  dubbi  del  M.,  dei  quali  non  sappiamo  neppur 
noi  additare  adesso  alcuna  soluzione.  Se  non  che  il  M.  non  si  restrinse  a 
comunicare  ciò  che  di  nuovo  gli  è  avvenuto  di  poter  mettere  in  rilievo  sopra 
Sordello:  concordando  e  ricomponendo  le  cose  dianzi  inavvertite  con  le  altre 
già  conosciute,  egli  rifece  intera  la  vita  del  trovatore,  sì  che  nel  suo  libretto 
è  raccolto  tutto  ciò  che  finora  se  ne  potè  sapere.  Così  egli  ebbe  occasione 
di  riesaminare  criticamente  le  biografie  del  Diez,  del  Fauriel,  dello  Schultz, 
facendo  osservazioni ,  delle  quali  si  dovrà  d'  ora  innanzi  tener  conto.  Mi 
sembra  importante ,  ad  esempio ,  ciò  che  da  lui  si  oppone  allo  Schultz 
circa  il  tempo ,  nel  quale  vorrebbe  questi  che  d' Italia  Sordello  fosse  pas- 
sato in  Provenza  (pp.  24-26)  (1).  Chiudendo  la  sua  memoria,  il  M.  rinnova 
l'antica,  inevitabile  questione:  il  Sordello,  che  ci  è  fatto  conoscere  dai  suoi 
stessi  componimenti  e  dalla  storia,  corrisponde  alla  magnanima,  superba  fi- 
gura che  Dante  ha  sculta  e  animata  nel  noto  luogo  della  seconda  cantica  ? 
Egli  ribadisce  l' opinione  che  debba  sopra  tutto  averlo  fatto  grandeggiare 
nella  fantasia  e  nel  giudizio  del  poeta  divino,  la  impavida  fierezza  del  lamento 
in  morte  di  ser  Blacatz:  a  cui  s'aggiunge  dal  M.  che  se  tanto  in  pregio  ten- 
nero Sordello  uomini  non  certo  fatti  per  avere  stima  dei  dappoco,  e  Rizzardo 
di  S.  Bonifacio  e  gli  Ezzelini  e  Carlo  d'Angiò,  questo  significa  ch'egli  do- 
vett'essere,  come  i  tempi  volevano,  un  animoso  :  di  che  ci  dan  prova  e  il 
ratto  di  Cunizza,  e  l'aver  seguito,  benché  vecchio,  il  conte  di  Provenza  nel- 
Kimpresa  del  regno,  e  l'alterezza  dei  pensieri  e  delle  parole,  manifesta  in 
taluna  delle  cose  sue.  Certo  son  queste  osservazioni  molto  persuasive,  ed  è 
massimamente  giusto  credere  che  impressione  profonda  abbia  fatto  nella  fan- 
tasia e  nell'animo  dell'Alighieri  il  compianto  terribile,  del  quale  parrebbe 
quasi  una  reminiscenza,  una  libera  imitazione  la  rassegna  dei  principi  tardi 
pentiti ,  con  le  allusioni  spietate  ai  loro  eredi ,  che  Dante  ,  nel  famoso  epi- 
sodio, pone  in  bocca  a  Sordello  stesso.  Il  problema  rimane  tuttavia  inso- 
luto, finché  non  si  scoprano  documenti  e  fatti  che  a  pieno  ci  spieghino  la 
reverenza  di  Dante  verso  il  mantovano.  È  chiaro  e  naturale  che  intorno 
costui  r  Alighieri  abbia  avute  informazioni  più  complete  che  noi,  lontanis- 
simi posteri.  Egli  sapeva  che  era  perito  di  morte  violenta,  perchè  mi  pare 
che  ove  Sordello  dice  :  «  luogo  certo  non  ci  è  posto  »,  la  particella  ci  (seguo 
il  testo  del  Witte)  alluda  a  comunanza  sua  con  altri  spiriti  :  ora  gli  spiriti 
a  lui  più  vicini  son  quelli  di  coloro  che  furono  «per  forza  morti».  Poiché 
non  avevano  luogo  certo,  padronissimo  uno  di  essi,  Sordello,  di  separarsi 
dalla  turba  degli  altri  e  di  starsene  sdegnosamente  in  disparte.  Inoltre 
Dante,  come  resulta  dal  noto  passo  del  De  Vuìgari  Eloquentia,  conosceva 
tradizioni  e  rime,  dalle  quali  appariva  che  Sordello  avesse  usato  e  com- 
porre e  favellare  in  un  mantovano   commisto  e  migliorato  di  elementi  pi- 


(1)  Inemtt*  è  una  correzione  fatta  allo  Schultz,  p.  27,  n.  20.  Il  Verci  dice  cori  (1,  400): 
«  Anche  Ecelino  con  doppio  matrimonio  volle  pacificarsi  di  cuore  colla  casa  da  S.  Bonifazio, 
«  poiché  egli  prese  per  moglie  Ciglia  sorella  del  eonte  Kizzardo,  e  a  questo  conte  diede  i  n  isposa 
«  Cunizza  sua  sorella.  Dicendo  il  Manrisio,  che  ciò  segni  verso  il  fine  della  Podestaria  dell'Amato 
«  ci  fi»  supporre  ,  che  tali  cosa  arrennero  ne'  primi  mesi  del  1222  ».  In  margine  c'è  però  la 
daU  1221. 


128  -  BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 

gliati  ai  dialetti  contermini  (1).  E  doveva  ancora  il  Bordello  conosciuto  da 
Dante  essere  stato  fervente  di  amor  cittadino  mantovano,  se  là  nel  Purga- 
torio il  nome  solo  della  sua  terra  tanto  lo  commuove  (2).  Né  basta  ;  che  pure 
un  alto  senso  di  italianità  anima  il  personaggio  dantesco,  allorché  Virgilio 
gli  si  scopre  ed  egli  prorompe  nella  stupenda  apostrofe:  «  0  gloria  de'  Latin...». 
Ma  sarà  stato  Bordello  tutto  questo  veramente?  Sopra  così  rilevante  figura 
di  cavaliere,  di  trovatore,  di  cortigiano,  per  cui  una  volta  presso  un  re  per- 
ora un  papa,  non  potrebbe  essere  cominciato  il  lavorìo  della  esagerazione 
e  trasformazione  fantastica  prima  di  Dante,  in  modo  che  questi  conoscesse 
un  Bordello  poetico,  maggiore  di  quello  che  a  noi  riveli  oggi  la  indagine 
storica?  Egli  se  ne  sarebbe  così  invaghito  da  infiammarsene  e  compierne  la 
idealizzazione,  promovendo,  a  volta  sua,  con  l'episodio  luminoso  del  Purga- 
torio, lo  sviluppo  ulteriore  della  leggenda  e  le  favole  di  Bonamente  Ali- 
prando  e  degli  altri,  che  vennero  poi. 

V.  G i 


NABORRE  CAMPANINI.  —   Un  atrovare  del  secolo  XIII.  — 
Reggio  nell'Emilia,  tip.  Galderini,  1890  (8°,  pp.  70). 

Nella  biblioteca  municipale  di  Reggio  Emilia  trovasi  un  manoscritto  di 
orazioni  e  laudi  copiato  da  tre  mani  diverse,  che  vanno  dalla  metà  alla  fine 
del  sec.  XIV.  11  conte  Ippolito  Malaguzzi  Valeri  studiò  accuratamente  questo 
codice  dal  punto  di  vista  paleografico,  ed  il  Campanini  riferisce  la  sua  de- 
scrizione (pp.  21-25).  Particolarmente  degno  di  studio  é  in  questo  ms.  un 
poemetto,  che  nel  secondo  verso  é  detto  con  titolo  francigeno  atrovare  e 
nell'ultima  strofe  (v.  p.  70)  più  italianamente  cantare. 

Si  tratta,  fondamentalmente,  di  un  contrasto  tra  il  vivo  ed  il  morto,  mo- 
tivo lugubre  della  poesia  ascetica,  che  ebbe  fortuna  in  tutto  il  medioevo  ed 
in  ogni  parte  d'Europa.  In  Italia  questo  motivo  suol  trovarsi  unito  nelle  an- 
tiche stampe  con  quello  non  meno  comune  della  tenzone  tra  l'anima  ed  il 
corpo  (3).  Jacopone  lo  fece  suo  nel  celebre  componimento  Quando  t'alegri 
homo  d'altura,  della  cui  immensa  diffusione  ci  dà  prova  il  grandissimo  nu- 
mero di  codici  che  ce  lo  recano  (4).  Nella  pittura  ebbe  miglior  sorte  la 
cosiddetta  leggenda  di  S.  Macario,  vale  a  dire  il  contrasto  fra  tre  vivi  e  tre 
morti  (5),  cui  non  mancò  neppure  qualche  interprete  letterario  (6).  In  Roma, 


(1)  D'Ovidio,  Sofigi  critici,  p.  400,  n.  1. 

(2)  Secondo  una  sottile,  troppo  sottile  forse,  osservazione  del  Rajna,  nn  accenno  lieve,  sfumato, 
all'affetto  di  Sordello  per  Mantova  sarebbe  pur  nel  possessivo  della  frase  •  de  Mantua  sua  » ,  ado- 
perata da  Dante  nel  luogo  del  De   Yulg.  El.  Vedi  D'Ovidio,  ibid. 

(3)  Vedi  questo  Giornale,  XI,  113  n. 

(4)  Parecchi  se  ne  trovano  registrati  in  questo  Giornale,  XI,  112,  n.  2. 

(5)  Giornale,  V,  289,  n.  3. 

(6)  Cfr.  MoKACi  nel  Oiorn.  di  filai,  romanza,  fase.  3,  pp.  243  sgg. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  129 

secondo  narra  Vatrovare  del  cod.  di  Reggio,  vivevano  due  compagni  che  se 
amavane  lialemente;  uno  di  essi  venne  a  morte,  e  l'altro,  mal  potendone 
sostenere  la  privazione,  ne  fece  scoperchiare  la  tomba  per  rivederlo.  Paura 
ed  orrore  provò  al  mirarne  il  cadavere  mezzo  sfatto  ;  ma  tuttavia  non  mancò 
di  pregarlo  in  nome  di  Dio  gli  volesse  dire  se  era  in  purgatorio  o  nell'in- 
ferno. Allora  il  morto  riprese  vita  per  dirgli  ch'era  all'inferno  ed  aspramente 
punito  per  la  vita  molle,  corrotta  e  incuriosa  del  bene  eterno,  che  avea  menata 
nel  mondo.  L'amico  vivo  gli  chiede  se  la  morte  è  cosi  spaurosa  come  si  dice, 
e  l'altro  gli  risponde;  poi  gli  domanda  notizie  del  purgatorio  e  dell'inferno, 
ed  il  morto  si  compiace  di  dargliele  diffuse,  non  sempre  ben  chiare,  ma  molto 
spaventevoli.  Tuttociò  è  diviso  in  tre  giornate,  giacché  il  vivo  non  può  sempre 
stare  a  sentire  il  morto,  e  quindi  due  volte  (pp.  41  e  52)  interrompe  il  suo 
dire,  dandogli  appuntamento  pel  giorno  successivo. 

Nella  prima  giornata  il  morto  descrive  le  pene  del  purgatorio.  Con  la  se- 
conda giornata  ha  principio  la  descrizione  dell'inferno,  ed  il  morto  si  trat- 
tiene anzitutto  nel  discorrere  delle  donne  cattive  che  vi  sono,  prima  le  ma- 
ritate, poi  le  pulzelle,  poi  le  vedove  e  le  monache,  le  fattucchiere,  le  maldi- 
centi. Non  manca  peraltro  il  poeta  di  mettergli  in  bocca  un  elogio  delle  donne 
buone,  le  quali  formano  la  beatitudine  di  chi  sta  con  loro  e  la  benedizione 
della  casa  ove  entrano.  La  terza  giornata  è  particolarmente  consacrata  a 
indicare  come  sia  fatto  l'inferno  ed  a  riferirne  le  pene.  L'inferno  è  diviso 
in  otto  partizioni,  che  con  nomi  classici  e  biblici  storpiati  si  chiamano  cosi: 
Ago,  Trataro,  Avemo,  Agirò,  Gena,  Gradasso,  Baratro,  Abisso.  Lucifero 
stesso  condanna  i  peccatori  secondo  la  qualità  delle  loro  colpe.  Dieci  porte 
vi  sono,  di  cui,  certo  per  difetto  di  trascrizione,  solo  otto  vengono  specificate 
nel  testo.  Queste  porte  sono  di  pianto  (superbi),  di  dolore  (invidiosi),  di 
paura  (?),  di  vermi  (iracondi),  di  catene  (golosi),  di  zolfo  (maldicenti),  di 
serpi  (tiranni,  usurai,  mali  giudici  e  cattivi  preti),  di  sefe  (avari).  Finisce  il 
morto  dicendo  qualche  cosa  di  Lucifero  e  degli  altri  diavoli;  poi  accomia- 
tandosi, a  guisa  di  salutare  ammonimento,  fa  cadere,  egli  che  portava  una 
cappa  di  piombo  liquefatto  (p.  57),  una  sentila  de  fogo  sulla  mano  del  vivo 
(p.  69),  che  ne  ha  sommo  martirio.  Questo  saggio  delle  pene  infernali,  che 
tutti  rammenteranno  di  aver  trovato  in  un  esempio  efficacissimo  del  Passa- 
vanti,  insieme  con  gli  orrori  uditi  narrare  dell'altra  vita,  inducono  a  peni- 
tenza il  vivo  e  la  sua  famiglia.  Il  poeta  esorta  l'uditorio  a  fare  altrettanto. 

Reminiscenze  di  poesie  religiose  antiche  non  mancano  qua  e  là.  I  versi 
sulla  potenza  e  fierezza  della  morte  (p.  30)  tammentano  la  bella  e  fosca  laude 
della  morte,  Chi  vole  lo  mondo  desprezzare,  che  ebbe  meritata  fortuna  (1). 
Il  verso  Mo  tu  vegnera'  a  questa  dansa  ria,  pronunciato  dal  morto  (p.  31), 
accenna  alle  danze  macabre.  La  lunga  enumerazione  di  messe,  che  il  morto 
ingiunge  al  vivo  di  far  dire  alla  fine  della  prima  parte  (pp.  39-40),  tradisce 
l'origine  monastica,  o  per  lo  meno  clericale,  del  componimento  ;  è  quasi  una 
battuta  a  prò'  della  chiesa,  che  di  quell'esortazione  detta  là,  in  mezzo  alla 
descrizione  del  terribile  oltretomba,  poteva  trarre  non  poco  profìtto. 


(1)  Cfr.  qiMsto  OiomaU,  XI,  115,  n. 
Oiorwih  utorico,  XVII,  fMC.  49. 


130  BOLLETTINO   BIBLIOGRAFICO 

L'editore  ha  premesso  al  testo  una  prefazione  elegante,  che  si  legge  vo- 
lentieri, ma  in  cui  si  lascia  desiderare  uno  studio  acconcio  e  definitivo  del 
soggetto.  Nonostante  l'età  del  codice,  egli  ritiene  Vatrovare  composto  nella 
seconda  metà  del  sec.  XIII,  ed  adduce  ragioni  (pp.  7-9)  che  non  convincono 
troppo.  È  indubitato  che  qui  non  si  trovano  vestigia  spiccate  dell'  influsso 
di  Dante  ;  ma  non  è  questo  ancora  un  buon  motivo  per  ritenere  che  lo  scritto 
debba  essere  predantesco.  La  maniera  di  concepire  il  mondo  di  là  è  nel  poe- 
metto schiettamente  popolare,  ed  il  popolo,  si  sa,  suol  sempre  essere  conser- 
vatore. Solo  la  forma  rozzissima  e  scorretta,  con  rime  e  assonanze  ora  al- 
terne ora  baciate,  decisamente  inclinate  a  disporsi  alla  maniera  delle  ottave, 
con  voci  dialettali  che  mal  riescono  ad  accostarsi  al  toscano  e  talora  danno 
a  sospettare  un  originale  francese;  solo  la  forma,  ripetiamo,  può  indurci  a 
ritenere  scritto  il  componimento  in  tempi  non  lontani  da  (juelli  in  cui  fa- 
cevano versi  Giacomino  da  Verona  e  Uguccione  da  Lodi. 

Che  la  distribuzione  delle  pene  sia  meglio  ordinata  qui  che  nelle  note 
grandi  visioni  predaiitesche,  come  il  G.  dice  (p.  18),  non  ci  sembra  troppo 
vero.  Notansi  anche  qui  l'arruffio  e  l' ignoranza  che  in  quei  prodotti  della 
fantasia  incolta  e  paurosa  del  medioevo  si  sogliono  riconoscere.  Gli  accenni 
al  contrappasso  (pp.  37,  57,  59)  non  sono  certo  una  novità,  né  ritraggono 
nulla  di  quella  profonda  sapienza  che  è  nel  sistema  penale  dell'  Alighieri. 
Ma  v'ha  di  più.  U  atrovare  non  può  veramente  dirsi  un  componimento 
del  tutto  inedito.  11  D'Ancona  nelle  Origini  del  teatro  (II,  28,  n.  2)  men- 
ziona una  Leggenda  del  vivo  e  del  morto,  di  cui  v'ha  una  reimpressione 
moderna,  eseguita  in  Bologna ,  alla  Colomba,  nel  1809.  Quella  Leggenda, 
divisa  pure  in  tre  giornate,  è  in  fondo  la  medesima  cosa  che  Vatrovare,  e 
la  concordanza  si  vedrebbe  senza  dubbio  ancor  meglio  se  si  potesse  disporre 
di  una  stampa  più  antica  e  genuina  di  quella  bolognese  deturpata  (1).  Inoltre 
tutta  la  prima  parte,  accorciata  alla  fine,  trovasi  in  un  codice  della  Nazio- 
nale di  Napoli  del  sec.  XV,  proveniente  dall'Italia  superiore,  e  fu  stampata 
dal  Miola  (2).  —  Se  peraltro  il  testo  del  cod.  Reggiano  non  ha  l'importanza 
che  il  G.  credette  di  potergli  ascrivere ,  dobbiamo  tuttavia  rallegrarci  di 
averlo  a  stampa,  perchè  è  finora  la  redazione  più  antica  che  si  conosca  di 
un  componimento  ascetico  popolare,  che  probabilmente  recitavasi  in  origine 
nelle  chiese  o  sulle  piazze ,  allo  scopo  di  tener  vivo  nei  fedeli  il  salutare 
terrore  per  l'oltretomba. 

R.  R. 


OSKAR  BULLE.   —   Danté's  Beatrice  im  Leben  und  in  der 
Dichiung.  —  Berlin,  P.  Huttig,  1890  (16°,  pp.  viii-140). 

Per  la  ennesima  volta  il  dr.  Bulle  ha  voluto  rifare  in  questo  grazioso  li- 
bretto la  storia  intima  dell'amore  di  Dante,  combattendo  con  armi  cortesi 


(1)  Cosi  ci  scrisse  il  prof.  D'Ancona  medesimo ,    al    quale  ci  rivolgemmo  appena  la  nota  delle 
Origini  ci  diede  il  sospetto  che  Vatrovare  e  la  Leggenda  si  potessero  identificare. 

(2)  Nel  Propugnatore,  an.  XVI,  I,  365  sgg. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  131 

la  interpretazione  idealistica.  Sembra  anzi  che  l'aiFermazione  recente,  e  per 
noi  sacrosantamente  vera,  del  Carducci  che  non  le  Beatrici  facciano  i  poeti, 
ma  i  poeti  facciano  le  Beatrici  (cfr.  p.  8),  sia  stata  all'A.  il  principale  mo- 
vente che  lo  indusse  a  scrivere,  giacché  egli  ha  la  certezza  che  Beatrice 
abbia  esercitato  su  tutto  il  pensiero  poetico  dell'  Alighieri  un  influsso  con- 
tinuo e  potentissimo,  non  già  la  Beatrice  ideale  femminile,  ma  la  Beatrice 
fanciulla  e  donna  fiorentina.  A  p.  107  esclama:  «  Es  wàre  thòricht,  zu  be- 
«  haupten ,  dass  die  Liebe  zu  Beatrice  Portinari  den  Florentiner  erst  zum 
■»  Dichter  gemacht  habe,  Dichter  werden  geborenl  Aber  es  wàre  ebenso 
«(  thòricht,  zu  sagen,  dass  Dante  ohne  die  Beatrice  Portinari  so  gesungen 
«  und  so  gedichtet  bàtte,  wie  er  es  gethan  hat.  Dichter  woUen  von  Aussen 
«  angeregt  seinl  ». 

Il  primo  de'  sei  capitoletti  in  che  il  libro  si  divide  è  il  più  debole  di  tutti. 
Esso  tratta  di  Beatrice  Portinari,  che  sull'autorità  del  Boccaccio  il  B.  ritiene 
essere  una  cosa  sola  con  la  Beatrice  di  D.  Gli  argomenti  con  cui  conforta 
questa  opinione  non  sono  certo  nuovi;  né  d'altra  parte  lo  stesso  A.  crede 
di  poter  giungere  ad  una  dimostrazione  positiva,  essendo  inconseguibile,  se- 
condo lui,  la  sicurezza  storica  a  questo  proposito.  Egli  riconnette  a  ragioni 
estetiche  le  questioni  sui  rapporti  di  D.  con  Beatrice  (p.  28),  perocché  «  Blicke 
«  und  Grùsse  sind  bis  beute  noch  niemals  petrefaktisch  geworden  »  (p.  27), 
dice  egli  con  frase  più  arguta  che  persuasiva. 

Dove  comincia  veramente  la  novità,  che  ci  asteniamo  daj  giudicare,  è  nel 
modo  di  intendere  la  V.  N.,  che  forma  il  nocciolo  del  secondo  capitolo.  Quel 
libretto,  che  il  B.  non  determina  di  qual  tempo  precisamente  sia  Cpp.  30-31), 
fu  scritto  per  dare  un  significato  nuovo  e  più  alto  alle  liriche  giovanili 
<p.  35).  Il  sentimento  schietto  e  spontaneo  di  D.  è  espresso  da  quelle  liriche, 
anzi  più  specialmente  dai  sonetti,  che  le  canzoni  e  le  ballate  sono  opera  po- 
steriore, forse  del  tempo  in  cui  fu  composta  la  prosa.  La  prosa,  che  collega 
e  vuol  spiegare  i  versi,  in  effetto  rabbuia  anziché  chiarire  il  contenuto  delle 
poesie,  introducendo  nel  libretto  certi  elementi  fantastici  e  simbolici  e  ca- 
balistici, che  erano  estranei  alla  primitiva  composizione  dei  sonetti:  le  can- 
zoni ci  presentano  allargati,  per  non  dire  diluiti,  i  pensieri  che  nei  sonetti 
sono  stipati,  e  D.  le  avrebbe  appunto  composte  più  tardi  per  allegorizzare 
le  sue  poesie  giovanili  amorose  (p.  39-40)  (1).  E  fu  sempre  per  ubbidire  a 
questo  preconcetto  che  D.  non  raccolse  nella  V.  N.  tutte  le  poesie  che  si 
collegavano  al  suo  amore.  Diverse  se  ne  ravvisano  ancora  abbandonate  nel 
Canzoniere;  fra  queste  le  cosiddette  canzoni  pietrose ,  che  con  invidiabile 
sicurezza  il  B.  stima  scritte  per  la  donna  gentile  (p.  41).  Non  certamente 
perchè  fossero  troppi,  trascurò  D.  molti  di  que'  suoi  versi,  ma  perchè  non 
gli  entravano  nel  suo  quadro.  Egli  non  voleva  seguire  il  concetto  delle  poesie, 
voleva  piuttosto  che  queste  si  adattassero  al  suo;  in  altri  termini,  intendeva 
rifare  a  suo  modo  la  storia  del  proprio  amore.  Quindi  la  successione  dei 
fatti  nella   V.  N.  non  ha  alcun  valore  cronologico  ed  al  libro  vien  tolto  in 


(1)  Il  famoso  accenno  all'inferno  della  canzone  Doniu  che  aut*  inUUetto  d'amore  si  spieghe- 
rebbe appunto  con  l'essere  la  cantone  stata  composta  inaieiM  col  testo  prosaico.  Cfr.  p.  61  n. 


132  BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 

gran  parte  il  carattere  strettamente  storico,  che  i  più  fra  i  realisti  sogliono 
riconoscergli. 

Partendo  da  questo  principio,  il  B.  divide  nella  V.  N.  le  poesie  dalla  prosa 
Alle  poesie  è  consacrato  il  capitolo  terzo,  nel  quale  le  dà  tradotte  in  tedesco 
aggruppandole  a  seconda  del  loro  contenuto  e  facendo  rientrare  nel  novero 
anche  quelle  rime  del  Canzoniere  che  crede  ispirate  da  Beatrice.  In  tutti 
quei  versi  (1)  egli  non  trova  oscurità  alcuna;  non  v'è  nulla  che  faccia  pen 
sare  ad  allegorie  (p.  86),  nulla  che  contraddica  al  racconto  del  Boccaccio 
«  Beatrice  ci  si  presenta  abbastanza  individuata  e  caratterizzata  da  cacciare 
«  da  noi  il  sospetto  eh'  ella  sia  un  ideale  generico.  E  la  giovinetta  bella 
«  graziosa  e  buona,  che  può  tenere  il  broncio  e  adirarsi  e  anche  gabbare 
«  ma  nella  cui  indole  predomina  la  mitezza  »  (p.  89).  —  Le  difficoltà  ven- 
gono nella  prosa,  ed  il  B.  non  se  le  dissimula  considerandola  nel  suo  quarto 
capitolo.  Neppure  il  testo  prosaico  ha  valore  cronologico  e  molte  particola- 
rità di  esso  mancano  eziandio  di  valore  storico.  D.  non  racconta  il  suo  ro- 
manzo giovanile;  medita  su  di  esso.  Quindi  il  nesso  dei  fatti,  lungi  dall'essere 
cronologico  come  esigerebbe  una  autobiografia,  è  invece  logico,  e  ubbidisce  ad 
una  legge  diversa  e  più  profonda  (pp.  92-95).  Quantunque  l'A.  proclami  che 
neppure  la  prosa  modifica  esteriormente  la  figura  di  Beatrice  né  la  relazione 
da  cui  è  congiunta  al  poeta,  riconosce  peraltro  che  vi  sono  molte  difficoltà 
gravi,  e  tenta  spiegarle.  Interpreta  il  terribile  li  quali  non  sapeano  che  si 
chiamare  con  li  quali  soltanto  cosi  {cioè  Beatrice)  sapevano  chiamarla 
(p.  101).  11  passo  del  §  28 ,  nel  quale  D.  dice  di  non  voler  trattare  della 
morte  di  Beatrice  perchè  facendolo  converrebbe  essere  me  laudatore  di  me 
medesimo,  è  spiegato  in  questo  modo  :  Dante  sapeva  che  Beatrice  era  morta 
pensando  a  lui,  fors'anzi  era  morta  così  presto  per  l'amore  che  gli  portava, 

forse  col  suo  nome  sulle  labbra,  quindi !  (p.  105).  Come  si  vede,  tuttociò 

si  basa  sulla  ipotesi  di  una  corrispondenza,  che  non  è  in  alcuna  guisa  giu- 
stificata. —  Il  concetto  fondamentale  della  parte  prosaica  della  V.  N.  sarebbe 
stato  quello  di  porre  Beatrice  anche  scientificamente  su  quell'elevato  piede- 
stallo, su  cui  poeticamente  la  avevano  collocata  i  sonetti  giovanili.  Gol  ra- 
gionamento filosofico  D.  non  intese  contraddire  alla  realtà,  ma  unicamente 
approfondire  ed  illuminare  il  soggetto,  esaltando  la  donna  al  disopra  della 
umanità  terrena  e  caduca  (pp.  105-106). 

Tale  tendenza  dello  spirito  doveva  condurre  alla  composizione  del  Convivio, 
su  cui  il  B.  c'intrattiene  nel  capitolo  quinto.  La  donna  (=  domina,  Herrin) 
del  Convivio  è  per  lui  lo  sviluppo  della  donna  della  Y.  N.:  «  die  Philosophie 
«  wird  die  Schwester  der  Beatrice  Portinari,  wenn  auch  mit  kàlteren,  blut- 
«  leereren,  abstacteren  Zùgen,  so  doch  nach  anderer  Richtung  hin  erhabener 
«  und  reicher  ausgestattet  als  sie  »  (p.  117).  Qui  veramente  non  riuscimmo 
a  penetrare  bene  nel  concetto  dell'A.,  e  sarà  certo  nostra  la  colpa.  Non  ve- 
diamo netto  ciò  che  egli  pensi  di  questa  nuova  donna,  la  quale  non  è  Bea- 
trice, ma  ha  pure  rapporti  con  Beatrice,   e  tuttavia  non  pare  sia  pel  B.  la 


(1)  I  quali  sono  scritti  nel  doke  siti  nuovo,  ma  la  maniera  come  l'A.  intende  lo  stil  nuovo  è 
veramente  strana.  Egli  ne  fa  una  imitazione  dello  stile  artiflcioso  dei  trovatori  (cfr.  p.  35).  IJ 
canto  di  Bonagianta  l'ha  dimenticato  ? 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  133 

donna  gentile  (pp.  113-14).  Il  fatto  è  che  D.  non  trova  sufficiente  soddisfa- 
zione in  quella  scienza  fredda  ed  astratta:  essa  non  lo  appaga  ed  il  Convivio 
resta  interrotto.  Il  poeta  ritorna  alla  mite  figura  di  donna  il  cui  saluto  Io 
aveva  beatificato  sulla  terra  e  imprende  a  ricercarla  transfigurata  nel  pa- 
radiso. —  A  questo  ritorno  D.  s'indusse  verso  la  fine  del  primo  decennio 
del  sec.  XIV,  perchè  il  B.  sa  di  certo  che  allora  il  poeta  studiava  teologia 
a  Parigi  (pp.  118-119). 

La  Beatrice  nella  Commedia  fornisce  argomento  all'ultimo  capitolo.  Bea- 
trice Portinari  divenuta  angelo  compare  a  D.  nel  principio  dell'  Inferno  e 
gli  dà  per  guida  Virgilio,  che  rappresenta  l'arte,  la  poesia  (pp.  123-125).  Là 
come  nella  visione  finale  del  Purgatorio  Beatrice  non  perde  la  sua  realtà 
di  donna.  I  rimproveri  che  essa  muove  a  D.  riguardano  tutte  le  sue  aber- 
razioni terrene,  compresa  anche  quella  per  Gemma  Donati  (p.  133).  Non 
possiamo  trattenerci  dal  notare  la  sublime  nobiltà  ed  ortodossia  morale  di 
questa  madonna  Bardi,  spirata  col  nome  di  Dante  sulle  labbra,  quando  ella, 
divenuta  angelo,  rimprovera  all'illegittimo  amante  le  distrazioni  sensuali  che 
gli  ha  cagionate  la  legittima  moglie'.  Ma  non  badando  a  queste  piccolezze, 
l'A.  trova  un  parallelo  fra  l'ufficio  che  compie  in  cielo  Beatrice  trasumanata 
e  quello  che  compie  nel  Faust  Margherita  celeste  (pp.  133-135).  Beatrice 
angelo  intraprende  l'ufficio  di  guida  di  D.;  tutto  il  Paradiso  ha  carattere 
eminentemente  didattico.  Ma  neppure  là  nelle  più  alte  sfere  perde  del  tutto 
Beatrice  la  sua  umanità;  neppure  là  è  interamente  simbolo  della  teologia: 
■«  sie  tràgt  die  Spuren  ihres  realistischen  Ursprungs  selbst  in  diesen  Sphàren 
«  noch  an  sich  »  (p.  136),  tanto  è  vero  che  non  può  condurre  l'amico  suo 
fino  a  Dio,  ma  lo  cede  alla  guida  di  S.  Bernardo  (p.  138). 

Noi  ci  siamo  industriati  di  essere  espositori  fedeli  e  concisi;  ma  è  ben 
lungi  da  noi  la  fiducia  nella  riuscita,  perchè  realmente  il  libro  del  B.  pre- 
senta qualche  difficoltà  ad  essere  inteso  e  molte  difficoltà  ad  essere  riassunto. 
Abbiamo  specialmente  cercato  di  far  risaltare  le  idee  nuove,  le  quali,  come 
i  lettori  avranno  veduto,  non  sono  poche>  Al  B.  non  manca  certo  l'ardire 
nelI'aflFermarle,  come  non  manca  una  certa  spigliatezza  elegante  nell'esporle. 


ANTONFRANCESCO  GRAZZINI  detto  ILLasca.  —  Le  Cene,  per 
cura  di  C.\rlo  Verzone.  —  Firenze ,  G.  G.  Sansoni ,  1890 
(8",  pp.  LVii-389). 

In  una  lettera  indirizzata  a  un  Masaccio  di  Calorigna  e  scritta  prima  del 
1549  il  Graziàni  esponeva  colle  seguenti  parole  il  disegno  dell'intiero  suo  no- 
velliere :  «  Sia  contento,  non  per  amor  mio,  ma  per  i  meriti  suoi,  queste 
*  mie  tre  favole  mandare»  {cioè  a  Giovanni  Maszuoli,  detto  lo  Stradino, 
€  m.  nel  1549)  ;  tre  dico,  perchè  sendomi  risoluto  di  dieci,  trenta  compome, 
«  ognuna  della  sua  decina  porterà  il  segno  e  darà  il  saggio.  E  questo  fo 
<  per  mostrare  che   nel  modo  che  sta  quella  grande  di  Bartolommeo,  la 


134  BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 

«  quale  tu  sai  per  che  stran  modo  m'  uscissi  delle  mani,  come  la  sia,  le 
«  mezzane  e  le  piccole  so  fare:  cosi  volendo  dieci  grandi  comporne,  dieci 
«  mezzane  e  dieci  piccole,  la  più  grande  delle  maggiori,  la  maggiore  delle 
«  mezzane  e  la  men  corta  delle  piccole  ti  mando,  tutte  a  tre  amorose  ». 

Pertanto  le  novelle  narrate  nelle  tre  Cene  avrebbero  dovuto  essere  trenta, 
secondo  l'intenzione  del  Lasca;  ma,  o  ch'egli  non  abbia  compiuto  il  suo  di- 
segno, oppure  che  alcune  novelle  siano  andate  perdute,  fatto  è  che  a  noi  ne 
giunsero  soltanto  ventidue  nella  loro  integrità  e  poche  righe  dell'inizio  della 
ventesima  terza  :  cioè  le  prime  due  Cene  intere  e  scarsa  parte  della  terza. 
In  compenso,  per  vero  assai  insufficiente,  furono  attribuite  al  Lasca  altre 
novelle,  che  per  varie  buone  ragioni  non  si  devono  ritenere  opera  sua,  come 
p.  es.,  la  novella  «  composta  per  l'Imbroglia  Atomo  »  che  troppo  tempo 
corse  sotto  il  nome  del  Lasca.  Né  inoltre  il  modo  con  cui  quel  che  ne  ri- 
mane delle  Cene  ci  fu  tramandato  per  le  stampe,  è  tale  che  se  ne  sarebbe 
potuto  accontentare  il  Lasca  :  egli  cosi  scrupoloso  nel  condurre  alla  maggior 
perfezione  le  sue  novelle,  che  appunto  per  volerle  toccare  e  ritoccare  non 
si  decise  mai  a  licenziarle  alle  stampe.  Esse  giacquero  quasi  sconosciute  e 
dimenticate  sino  al  principio  del  secolo  XVIII,  allorché  trovate  e  ricopiate 
di  su  gli  antichi  testi  a  penna,  furono  finalmente  date  alla  luce.  Si  pub- 
blicò primieramente  la  Seconda  Cena  nel  1743,  poi  la  Prima  nel  1756:  quella 
fu  tratta  da  un  codice  già  per  sé  non  senza  mende  e  per  giunta  peggiorato 
dall'editore;  questa  dall'originale,  ma  non  perciò  priva  d'errori.  Insieme  colla 
Prima  Cena  nel  1755  fu  pubblicata  per  la  prima  volta  anche  una  novella, 
la  decima  della  terza:  l'altra  novella  pervenutaci  di  questa  ultima  Cena 
vide  la  luce  nel  1765.  A  queste  tennero  dietro  parecchie  altre  edizioni  di 
pili  0  meno  scarso  valore  :  citeremo  quella  di  Londra,  Bancker  (Livorno,  Masi), 
,1723,  curata  dal  Poggiali,  uomo  di  lettere  e  bibliografo  egregio,  che  però 
in  questo  lavoro  si  mostrò  inferiore  alla  sua  fama.  Meno  peggio  riuscì  l'e- 
dizione di  Milano,  Silvestri,  1815,  dovuta  al  Mariani,  a  cui  Luigi  Fiacchi 
propose  poco  dopo  nel  1816  correzioni  e  miglioramenti  numerosi,  giovandosi 
a  tal  uopo  dei  testi  a  penna.  Cos'i  si  giunse  sino  all'edizione  di  Firenze,  Le 
Mounier,  1857,  che  uscì  per  cura  del  Fanfani.  Questi  condusse  la  ristampa 
sull'edizione  di  ÌSIilano  ;  ma,  oltreché  si  valse  delle  correzioni  proposte  dal 
Fiacchi,  ne  introdusse  pure  delle  nuove,  ricavandole  da  alcuni  manoscritti, 
cosicché  la  sua  edizione  poteva  credersi  migliore  di  tutte  le  precedenti.  Ma 
il  testo  delle  Cetie  era  ancora  lungi  da  quella  perfezione,  a  cui  poteva  ricon- 
durlo soltanto  una  diligente  disamina  dei  vari  manoscritti  nei  quali  ci  sono 
giunte.  Il  Verzone  s'accinse  a  tale  impresa,  e  ne  venne  a  capo  nel  modo 
seguente.  Rinvenuto  nella  Marucelliana  il  codice  autografo  della  Prima  cena, 
egli  lo  riprodusse  in  tutte  le  sue  più  minute  particolarità,  non  correggendo 
che  gli  evidenti  errori  materiali  di  scrittura.  Per  la  Seconda  Cena  la  bisogna 
appariva  più  difficile,  essendosene  perduto  il  manoscritto  originale.  Pertanto 
il  Verzone  riprodusse  «  per  le  novelle  che  e-sso  contiene,  cioè  la  l-"*,  3",  7», 
«  8%  9»  e  10^,  il  manoscritto  Perugino,  il  quale  appartiene  senza  dubbio  al 
«  secolo  decimosesto,  in  alcune  forme  s'avvicina  più  agli  autografi  del  Lasca 
«  e  non  fu  ancora  pubblicato;  e  per  le  rimanenti,  cioè  la  2'»,  4»,  5»  e  6",  il 
<(.  Gherardiniano  (ora   Laurenziano  Ashburnhamiana  634);  riportando  però 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  135 

«  sempre,  a  pie  di  pagina,  tutte  le  varianti  del  Panciatichiano  (esistente  an- 
«  Cora  al  principio  del  secolo  passato,  e  conservatoci  dal  Biscioni  nel  mano- 
«  scritto  ora  Magliabechiano,  107,  CI.  VI),  e  per  le  novelle  tratte  dal  Perugino, 
«  anche  del  Gherardiniano  ».  Gli  altri  manoscritti  della  Seconda  Cena,  esami- 
nati dal  Verzone,  dipendono  in  fondo  dai  due  codici  Panciatichiano  e  Gherardi- 
niano.  Quanto  alle  due  novelle  dalla  Terza  Cena,  il  V.  segui  la  lezione  di 
due  mss.  che  gli  sembrarono  più  autorevoli  :  del  Magliabechiano  ci.  VI,  190 
per  Tuna,  e  del  Magliabechiano  ci.  VI,  116,  per  la  novella  decima  ed  ultima. 
In  Appendice  pubblicò  per  la  prima  volta  la  più  antica  redazione  della 
nov.  II,  2,  quale  è  conservata  nel  cod.  Magliabechiano  ci.  VI,  190,  e  anche, 
per  iscrupolo  di  coscienza ,  ripubblicò  la  novella  apocrifica  «  composta  per 
l'Imbroglia  Atomo  >. 

Assai  pregevoli  sono  i  quattro  capitoli  che  formano  l'introduzione  al  testo 
delle  Cene,  nei  quali  il  Ver/.oae^studia  con  severa  diligenza  le  staiQpe.ed  i  mano- 
scrìtti  del  noveUieredeiLasca,  e  fa  la  storia  del  testo  ;  ed  opportune  sono 
pure  le  note  storiche  e  filologiche  con  cui  lo  va  illustrando,  servendosi  spe- 
cialmente delle  altre  opere  dello  stesso  autore  col  trarne  acconci  ed  opportuni 
riscontji.  Sarebbe  stato  desiderabile  che  un  altro  capitolo  avesse  consacrato  il 
Verzone  all'esame  della  natura  delle  Cene  e  all'indagine  delle  loro  fonti.  Di- 
versi sono  i  generi  di  novella  che  il  Lasca  tratta  nelle  Cene:  dalla  comicissima 
della  Giulleria  {cena  III),  che  appare  come  la  fusione  di  varii  motivi  comuni 
a  novelle  e  commedie  di  quei  tempi ,  alla  tragica  della  Cena  II,  n.  5,  ove 
narransi  gli  amori  della  moglie  di  Corrado,  signore  di  Fiesole,  col  figliastro, 
e  la  loro  morte  violenta  per  opera  di  Corrado  stesso.  C'imbattiamo  anhe  qui 
in  temi  di  novelle  tradizionali.  La  nov.  1, 1  fu  già  ricordata  dal  Pitrè  come 
riscontro  ad  una  novella  popolare  toscana  da  lui  raccolta  {Nov.  pop.  tose, 
Firenze,  1885,  n.  65).  La  nov.  I.  2:  Un  giovane  ricco  e  nobile  per  vendi- 
carsi con  un  suo  pedagogo  gli  fa  una  beffa  di  maniera  che  colui  ne  perde 
il  membro  virile  ecc. ,  è  in  sostanza  tal  quale  la  nov.  Ili  d§X  §ercajjibi,  \ 
Nov.  inedite,  ediz.  Renier,  Torino,  1889,  benché  si  possa  credere  che  tra 
le  due  novelle  non  esista  alcuna  relazione  diretta.  Un  altro  argomento  svolto 
frequentemente  dai  nostri  novellatori ,  è  quello  della  nov.  I,  6:_i?  prete 
da  San  Felice  a  Ema,  col  voler  darle  un  papero,  conosce  carnalmente  e 
inganna  la  Mea;  di  poi,  ritornando,  è  da  lei  ingannato;  e  perdendo  il 
papero  e  i  capponi,  doloroso,  non  potendo  ire  a  suoi  piedi,  ne  è  portato 
a  casa.  Tra  le  redazioni  della  novella  anteriori  a  quella  del  Lasca,  ci  limi- 
teremo a  ricordare  quella  del  Po^io,  n.  68,  che  il  Lasca  può  ben  aver 
conosciuto;  infatti  il  suo  novelliere  contiene  altri  temi  comuni  con  quello 
del  Poggio  :  cfr.,  p.  es..  Cena  I,  nov.  4,  e  la  Facetia  GII.  Però,  quanto  alla 
presente  novella  del  Prete  da  San  Felice,  conviene  soggiungere  che  anche 
a' giorni  nostri  ne  corrono  delle  versioni  popolari:  cfr.  Kryptadia,  voi.  I, 
Heilbronn,  1883,  Contes  secrets  traduits  du  russe,  n.  29  e  la  relativa  il- 
lustrazione nel  voi.  IV  della  stessa  raccolta,  p.  200.  È  degno  di  nota  che 
una  simile  novella  fu  inserita  in  un  libro  arabo  composto  sul  principio  del 
sec.  XVI:  cfr.  Bonneau,  Curiosa,  Parigi,  1887,  pp.  359^.  Di  altre  novelle 
del  Lasca  furono  già  indicate  le  fonti  ed  i  riscontri  dal  Dunlop,  Geschichte 
der  Prosadichtungen,  trad.   Liebrecht ,  Beriino ,  1851  ,  pp.  281  sgg.,  e  dal 


136  BOLLETTINO   BIBLIOGRAFICO 

Landau,  Beitràge  zur  Geschichte  der  italienischen  Novelle,  Vienna,  1875, 
pp.  78  sgg.  Ma  dovunque  abbia  rinvenuto  il  Lasca  la  materia  del  suo  no- 
velliere, noi  dobbiamo  ora  ammirare  l'arte  con  cui  egli  se  ne  seppe  valere, 
foggiandone  semplici  e  leggiadre  narrazioni,  che  si  possono  leggere  tuttora 
con  vero  diletto  e  con  buon  profitto  per  la  conoscenza  della  nostra  lingua;  e 
dobbiamo  inoltre  esser  grati  al  -Verzone  che  con  paziente  studio  ed  intelli- 
gente amore  ce  le  ha  presentate  nella  loro  forma  propria  e  genuina.  È  noto 
a  tutti,  del  resto,  come  già  nel  1882  il  V.  abbia  pubblicato  un  grosso  vo- 
lume  contenente  le  Rime  burlesche  edite  ed  inedite  del  Lasca.  Ora  atten- 
derà a  raccogliere  e  pubblicare  le  altre  prose  del  suo  scrittore,  il  quale  fu 
davvero  fortunato  nel  trovare  un  cosi  amoroso  e  perseverante  editore  delle 
cose  sue. 


PIER  DE  NOLHAC  e  ANGELO  SOLERTI.  —  Il  viaggio  in  Italia 
di  Enrico  III  re  di  Francia  e  le  feste  a  Venezia,  Fer- 
rara, Mantova  e  Torino.  —  Torino,  Roux  e  G. ,  1890 
(8»,  pp.  xxn-343). 

Sulla  scorta  di  relazioni  a  stampa  e  manoscritte,  P.  de  N.  e  A.  S.  narrano 
in  questo  libro  il  viaggio  compiuto  in  Italia  da  Enrico  III,  nel  1574,  quando 
veniva  chiamato  dalla  Polonia  a  succedere  sul  trono  francese,  vacante  per 
la  morte  di  Carlo  IX.  —  L'importanza  di  questo  episodio  è  in  gran  parte 
d'ordine  politico.  Emanuele  Filiberto  sa  accappararsi  l'animo  del  giovane  so- 
vrano e  pei  servigi  resi  in  questa  occasione  ottiene  che  siano  restituite  al 
Piemonte  le  chiavi  di  casa.  Nel  dicembre  infatti  dello  stesso  anno  i  soldati 
del  duca  di  Nevers  sgombravano  da  Pinerolo  e  da  Savigliano.  E  nell'anno 
successivo,  in  forza  dei  patti  stipulati  a  Castel  Cambresis  la  Spagna  avendo 
perduto,  coll'esempio  dato  dai  Francesi,  ogni  pretesto  di  ritenere  Asti  e 
Santhià,  le  rimetteva  ad  Emanuele  Filiberto.  11  Piemonte  rimaneva  in  con- 
seguenza libero  da  ogni  servitù  straniera  (1). 

Noi  siamo  però  lontani  dal  credere,  riguardo  l'importanza  di  questi  fatti, 
che  le  feste  e  le  accoglienze ,  ricevute  da  Enrico  III  nel  suo  viaggio  in 
Italia,  abbiano  contribuito  «  a  sviluppare  nella  corte  francese  l'influenza  della 
«  coltura  italiana  »  (p.  v.).  Quest'influenza  si  sviluppò  fin  dai  tempi  di  Fran- 
cesco I,  e  fu  studiata  da  diversi,  dal  Rathery  al  Birch-Hirschfeld.  Enrico  III 
chiama  in  Francia  i  comici  Gelosi,  alle  rappresentazioni  dei  quali  assistette 
in  Venezia.  L' entità  di  questo  fatto  resta  di  molto  scemata  quando  si  con- 
sideri che  già  sotto  il  regno  di  Carlo  IX  compagnie  di  comici  italiani  re- 
citarono in  Francia.  E  forse  pili  per  amor  d'un'attrice  che  dell'arte  Enrico  III 
mostrò  desiderio  di  assistere  in  Venezia  a  una  rappresentazione  dei  Gelosi 
(vedi  doc.  XIII,  p.  230).  Non  è  quindi  da  assegnare  troppa  importanza  all'e- 


(1)  Ricotti,  Sloria  della  Monarchia  Pieni.,  II,  3fil-2. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  137 

pisodio  per  questo  lato.  Né  è  la  sola  volta  che  si  esagerano  in  questo  libro 
certe  influenze.  Cosi  ci  pare  inamissibile  il  ricondurre  la  condotta  di  Enrico 
coi  tniffiwns  in  Francia  alla  abitudine  contratta  in  Venezia  di  tuffarsi  nei 
piaceri  (1).  L'interesse  principale  che  scaturisce  dalle  narrazioni  a  stampa 
e  a  penna  di  questo  episodio  riguarda  la  storia  del  costume,  giacché  qui 
abbiamo  un  quadro  delle  feste  più  splendide  e  più  variate  del  cinquecento. 
Questo  interesse  era  già  stato  rilevato  dal  Baschet,  il  quale  ebbe  una  volta 
in  animo  di  occuparsi  dell'  argomento  e  a  quest'uopo  teneva  in  pronto  do- 
cumenti raccolti  d'ogni  parte  (2).  È  numerosa  infatti  la  serie  dei  documenti 
che  fornirono  al  De  N.  e  ai  S.  la  materia  di  questo  libro.  Basta  dar  un'oc- 
chiata alla  bibliografia  che  precede  il  volume  per  capacitarsene.  Sono  re- 
lazioni di  testi  oculari ,  delle  quali  ricorderò  fra  le  più  importanti  quella 
dell'anonimo  di  ]SIontagnana,  riprodotta  nell'appendice  I^  (p.  275  e  seg.)  da 
un  codice  della  Nazionale  di  Parigi  (ital.  799)  e  quella  del  Benedetti,  eh 'è 
a  stampa;  lettere  d'ambasciatori  e  privati  (fra  le  quali  ricompare  quella  di 
G.  B.  Capello,  autografa  del  1574 ,  che  fu  già  pubblicata  dal  Solerti  nella 
Rassegna  Emiliana  (3))  e  componimenti  oratori  e  poetici,  italiani,  francesi 
e  latini.  Questo  è  il  materiale  di  cui  si  valsero  i  due  eruditi  per  il  loro 
libro,  che  in  quanto  riguarda  la  storia  del  costume  è  pieno  d'interesse  anche 
per  gli  studi  nostri. 

Da  Venezia  a  Torino  il  giovane  sovrano  viene  accolto  con  ogni  sorta  di 
onori  e  di  feste,  cui  prendono  parte  il  governo  ed  il  popolo.  —  Enrico  III, 
appena  ricevuta  la  notizia  della  morte  del  fratello ,  abbandona  di  nascosto 
Cracovia  con  alcuni  suoi  fidi.  La  sua  partenza  é  una  fuga,  cui  fu  per 
avventura  consigliato  dall'  impazienza  che  aveva  di  ritornare  in  Francia, 
dove  la  successione  al  trono  gli  poteva  essere  contrastata  dalle  mire  am- 
biziose del  duca  di  Alengon  e  dalle  lotte  civili.  Giunto  a  Vienna,  annunzia 
alla  signoria  di  Venezia  la  sua  intenzione  di  passare  per  le  terre  della 
repubblica.  Il  Senato ,  nello  stesso  giorno  in  cui  arrivava  questo  avviso, 
si  adunava  e  deliberava  di  ricevere  l'ospite  splendidamente  (cap.  II).  Quattro 
ambasciatori  si  recano  ad  aspettarlo  ai  confini  e  le  chiese  ricevono  l'or- 
dine di  far  suonare,  per  l'arrivo,  le  campane.  Intanto  al  Palladio  e  al 
Sansovino  è  affidato  l'incarico  di  costrurre  sul  lido  un  arco  di  trionfo  ed  una 
loggia  coperta.  Dell'arco  e  della  loggia  si  può  vedere  il  disegno  nelle  tavole 
illustrate,  unite  al  volume,  in  cui  sono  riprodotte  una  incisione  di  Domenico 
Zenoni  e  una  tela  di  Andrea  Michieli.  l  privati  ebbero  anch'  essi  l'obbligo 
di  illuminare  con  torcie  e  lumi  le  finestre  dèlie  loro  case.  Ai  Foscari  toccò 
poi  l'onore  di  ospitare  nel  loro  palazzo  il  re  e  la  sua  corte.  Nello  stesso 
tempo  che  Venezia  allestiva  i  preparativi  per  accogliere  degnamente  il  so- 


(1)  È  continaa  la  preTenziooe  degli  AA.  per  quel  che  riguarda  il  libertinaggio  di  Enrico.  A 
questo  sembra  vogliano  hr  allndere  l'ambasciatore  Canigiani  quando  osserva  che  a  Ferrara  il  le 
non  badò  le  dame  presentategli  (p.  174).  Eppure  là  £i  accenna  semplicemente  ad  un  ben  noto 
uso  franceee,  quello  di  baciare  le  dame  negli  accoglimenti  solenni.  Cfr.  Lczio-R»>m,  Rtlatùmi 
d'IsaMla  d'B$te  con  gii  Sfotta,  p.  91. 

(2)  Baschet,  Ut  comédient  ttalinu  à  ìa  eour  i»  Fnmet,  Paris,  1882,  pp.  5C-7,  n.  1. 

(3)  Voi.  II.  fase.  U. 


138  BOLLETTINO   BIBI    OGRAFICO 

vrano,  l'ambasciatore  francese  Du  Ferrier  s'arrovellava  per  procurare  denaro 
al  Re  dai  banchieri  italiani ,  che  si  mostravano  restii  e  mal  disposti.  A 
Venezia  per  questa  occasione  è  un  affluire  di  ambasciatori,  di  gentiluomini 
e  di  principi.  Tra  questi  ricorderò  il  duca  di  Ferrara,  che  fu  sempre  al  fianco 
di  Enrico  III  fino  a  Torino  coll'intenziope  di  accattivarsene  1'  animo.  È  ri- 
saputo come  Alfonso  II  abbia  invano  aspirato  e  tentato  di  succedergli  sul 
trono  di  Polonia  (1). 

Emanuele  Filiberto  non  giunse  a  Venezia  che  tardi,  e  per  i  suoi  buoni 
uffici  Enrico  III  potè  passare  pel  Milanese,  ossequiato  dagli  Spagnuoli  che 
vi  signoreggiavano.  Il  18  luglio  ebbe  luogo  l'ingresso  trionfale  in  Venezia. 
L'arco  di  trionfo,  fabbricato  a  imitazione  di  quello  di  Settimio  Severo  in 
Roma,  era  stato  condotto  a  termine  e  l'avevano  adornato  di  pitture  il  Ve- 
ronese e  il  Tintoretto.  Enrico  s'abbocca  col  Doge  e  lo  ringrazia  dell'acco- 
glienza avuta.  Il  Du  Ferrier  faceva  da  interprete.  Cade  quindi  la  supposizione 
del  Baschet  (2)  che  Enrico  III  sapesse  d'italiano.  —  Da  palazzo  Foscari  assiste 
alla  sfilata  dei  brigantini  di  tutte  le  arti.  A  sera  illuminazione  e  fuochi  ar- 
tificiali. Di  notte  poi  il  Re  esce  di  palazzo  col  duca  di  Ferrara  per  una  scala 
segreta  che  s'era  fatto  preparare  nella  sua  stanza.  E  nel  palazzo  del  duca 
di  Ferrara  assiste  a  una  rappresentazione  dei  comici  Gelosi.  Quale  fosse  la 
commedia  rappresentata  non  sappiamo.  L' indomani  ricevimenti  e  regate, 
di  cui  la  decima  (p.  117)  era  di  gondole  a  due  remi  vogate  da  donne.  La 
sera  luminaria  e  fuochi  d'artificio.  Questi  spettacoli  pirotecnici  si  rinnova- 
rono anche  a  Ferrara.  Enrico  IH  se  ne  compiacque  e  ammirò  l'arte  dei  maestri 
pirotecnici,  mostrando  desiderio  di  condurli  seco  in  Francia.  Negli  altri  giorni 
continuarono  le  feste:  rappresentazioni  dei  Gelosi,  che  nel  palazzo  ducale  re- 
citano una  tragedia  del  Frangipani,  musicata  dal  Merula;  visita  a  palazzo 
Grimani  e  ballo,  fuochi  artificiali  sul  canal  Grande,  battaglia  dei  pugni  fra 
Castellani  e  Nicolotti  e  di  nuovo  ballo  nel  palazzo  ducale.  11  martedì,  27  luglio, 
Enrico  III  si  licenzò  dall'ospite  suo  Luigi  Foscari,  lasciandogli  come  ricordo 
una  catena  d'oro  (3).  A  Ferrara  si  rinnovano  le  feste  di  Venezia:  archi  di 
trionfo,  festa  da  ballo  e  fuochi  artificiali.  La  partenza  del  re  da  Ferrara  è  però 
sollecitata  da  scosse  di  terremoto.  Il  Solerti  nota  a  questo  proposito  ch'egli 
ha  potuto  stabilire  come  il  terremoto  tormentasse  Ferrara,  a  brevi  intervalli, 
fino  dal  novembre  1579  (p.  178,  n.  1).  Questa  data  dev'essere  rettificata.  A 
noi  consta  invece  che  il  terremoto  funestava  Ferrara  fino  dal  1569  (4). 

Da  Ferrara  prosegue  per  Mantova,  dove  è  accolto  splendidamente  dai 
Gonzaga,  con  un  ballo  e  con  una  gita  a  Marmirolo.  Quivi  gli  viene  apparec- 
chiata una  caccia.  Da  Mantova  continua  per  Parma,  per  Monza  e  per  Ver- 


(1)  Vedi  Rossi,  Battista  Guarirli  ed  il  Pastor  Fido,  Torino,  1886,  p.  41  e  seg. 

(2)  Op.  cit.,  p.  68. 

(3)  Anche  Francesco  1  osò  clonare  catene  d'  oro  e  di  qnest'  uso  abbiamo  memoria  in  varie 
lettere  indirizzate  all'Aretino.  Vedi  Lettere  scritte  a  M,  Pietro  Aretino,  Bologna,  Romagnoli,  1873. 

(4)  Vedi  Idea  del  giardino  del  mondo  di  M.  Thomaso  Thomai  da  Ravenna  fisico  et  accademico 
Innominato,  Bologna,  per  Gio.  Bossi,  1580,  p.  6  «  ai  tempi  nostri  nel  MDLXIX  Ferrara  fu  yes- 
«  sata  da  un  terribile  terremoto  ,  il  qual  durò  quasi  un  anno  e  ruinorno  molti  degni  edificii  e 
«  mise  tanto  terrore  nel  popolo  et  cittadini  che  quasi  tutti  abbandonarono  le  loro  proprie  case 
•«  et  andarono  a  stare  negli  horti  et  giardini,  dove  havevano  fatto  alcune  casuccie  de  legname  >. 


BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO  139 

celli  fino  a  Torino.  Altri  si  occuparono  diggià  in  lavori  speciali  di  questa 
ultima  tappa  del  viaggio  di  Enrico  111,  né  il  Solerti  e  il  De  Nolhac  aggiun- 
gono nulla  di  nuovo  in  proposito.  D'altronde  delle  feste  di  Torino  non  ci 
pervenne  alcun  ragguaglio.  Da  Torino  ritornava  in  Francia  per  il  Monce- 
nisio  dopo  un  viaggio  di  due  mesi,  del  quale,  per  le  festevoli  e  buone  acco- 
glienze ricevute,  doveva  di  certo  serbare  nellanimo  suo  dolcissimo  ricordo. 
Qui  termina  la  narrazione  di  questo  libro,  che  forse  poteva  essere  conden- 
sata con  maggior  opportunità  in  un  articolo  di  rivista.  Per  farne  un  libro 
di  lettura  dilettevole,  che  si  potesse  indirizzare  a  un  pubblico  più  largo  di 
quello  degli  eruditi,  occorreva  un  certo  senso  d'arte,  che  se  non  manca  nella 
divisione  della  materia  e  nella  ripau'tizione  dei  capitoli,  difetta  tuttavia  nella 
forma  sciatta  e  alcune  volte  scorretta  (1). 

G.  B.  G. 


FRANCESCO  MANGO.  —  Novelline  popolari  sarde  (voi.  X  delle 
Curiosità  popolari  tradizionali  pubbl.  da  Giuseppe  Pitrè). 
—  Palermo,  Clausen,  1890  (8°,  pp.  vi-144). 

Sino  a  pochi  anni  or  sono  gli  studiosi  delle  tradizioni  popolari  non  avevano 
istituito  ricerche  per  la  Sardegna,  cosicché  egregi  letterati  avevano  potuto 
asserire  che  quest'isola  mancava  di  poesia  schiettamente  popolare  e  di  fiabe. 
Il  Mango  che  pubblicando  alcuni  Canti  popolari  sardi  (nell'  Arch.  per  lo 
studio  delle  tradiz.  popol.,  voi.  VI,  p.  485  sgg.)  aveva  già  dimostrato  che 
tale  affermazione  era  erronea  in  qusnto  riguardava  la  poesia  popolare,  ora 
comprova  con  la  presente  pubblicazione,  a  dir  vero  già  preceduta  da  altre 
minori  di  simil  genere,  come  anche  presso  il  popolo  sardo  siano  vive  quelle 
narrazioni  meravigliose  che  formano  buona  parte  del  patrimonio  letterario 
popolare.  Dal  piccolo  saggio  che  ne  offre  il  Mango  (le  fiabe  ch'egli  pubblica 
sono  26)  si  può  credere  che  il  fondo  tradizionale  sardo  non  diversifichi  da 
quello  degli  altri  popoli,  che  ritornano  anche  qui  i  soliti  tipi  di  novelle,  dalla 
fiaba  propriamente  detta  al  racconto  faceto.  Pertanto  anche  questa  raccolta 
si  presterebbe  assai  bene  ad  uno  studio  comparativo,  a  cui  già  il  Mango 
accennò  incidentalmente  per  qualche  novella.  Si  potrebbe,  p.  es.,  rilevare 
che  la  nov.  IV,  La  morte  del  povero,  narrasi  tuttavia  nella  Bassa  Bretagna 
(cfr.  Luzel,  Contes  popul.  de  la  Basse-Bretagne,  t.  Ili,  Parigi,  1887,  Contes 
facélteux,  n.  2)  e  la  Vili,  /  due  fratelli  nella  Gorsica  (cfr.  Ortoli,  Les  contes 
pop.  de  File  de  Corse,  Parigi,  1883,  n.  20),  e  si  potrebbe  proseguire  a  lungo 
con  siffatti  riscontri,  se  lo  permettesse  l'indole  di  questo  Giornale.  Accen- 


(1)  Trovi  osato  a  p.  112  quello  riferito  a  penona,  a  p.  123  sortir*  per  tucirt,  a  p.  135  sentir» 
per  udir»,  a  p.  ITO  $taste  per  lUttt.  —  Per  la  sintaan  citeremo  soltanto  qneeto  perìodo  :  <  Verso 

<  le  dne  ore,  uscito  dal  palazzo  in  gondola  prìTata,  Enrico  andò  improrrisamente  a  visitare  il  Doge 

<  che  troTò  in  adunanza  in  Pregadi,  mentre  «i  leggevano  lettere  di  Francia  :  It  quali  eontimuarotio 

<  a  Uggtr»  c<mfiiUnMia1mtmt$  *  portammo  arrW  delle  moeee  degli  Ugonotti  »  (pp.  135-36). 


140  BOLLETTINO  BIBLIOGRAFICO 

neremo  soltanto  ad  alcune  novelle  che  rivestirono  forma  letteraria.  La  I , 
L'uccello  fuggito,  svolge  il  vecchio  e  diffuso  tema  del  signore  che  dà  a 
risolvere  questioni  astruse  e  d'interpretazione  diffìcile  ad  un  abate,  che  poi  è 
aiutato  da  un  mugnaio:  però  nella  versione  sarda  i  protagonisti,  oltre  al  si- 
gnore, sono  un  servo  e  un  suo  compare.  La  VII,  Il  padrone  e  il  servo,  ap- 
partiene a  quel  tipo  di  novella  che  fu  già  considerato  in  questo  Giornale 
a  proposito  della  nov.  IX,  4  dello  Straparola.  La  XI,  /  consigli  di  Salo- 
mone, che  è  notissima  nella  novellistica  sotto  questo  medesimo  titolo,  narra 
che  Salomone  congedando  un  suo  servo  gli  dà  i  seguenti  tre  consigli  :  Non 
lasciare  la  strada  vecchia  per  la  nuova;  non  cacciare  mai  il  naso  ne' fatti 
altrui;  la  rabbia  d'oggi  lasciala  a  domani. 

Questa  novella  fu  inserita  in  un  libro  poco  conosciuto  che  pur  contiene 
parecchi  racconti  popolari.  Esso  è  intitolato:  Il  buffone  di  nuova  invenzione 
in  Italia,  ossia  i  viaggi  del  vagabondo  Salsiccia  Salisburghese  dal  Te- 
desco portati  nelV  Italiano  Linguaggio  e  descritti  in  Ottava  Rima.  Con 
V accrescim,ento  di  più  Episodi,  Novellette,  Prefazioni,  Moralità  ecc.,  inse- 
rite dal  Traduttore  al  Testo  Tedesco ,  Venezia,  MDGGXL.  I  consigli  del 
savio  in  questa  versione  sono  i  seguenti  : 

Di  quattro  cose  vo'  che  ti  sovvenga: 
Fiume  non  esser  mai  primo  a  passare  ; 
Non  star  con  oste  che  a  pregar  ti  venga; 
Ad  uom  segnato  in  faccia  non  fidare  ; 
L'ira  da  te  sino  al  mattin  sì  spenga. 
Se  ti  vieni  la  sera  ad  adirare  (e.  Ili,  st.  28). 

Ritornando  alla  raccolta  di  novelle  sarde,  osserviamo  ancora  che  la  XVII 1, 
I  due  compari,  è  una  versione  incompleta  della  Storia  di  Cam-priano  con- 
tadino. 

Il  Mango  condusse  la  sua  pubblicazione  con  cura  lodevole:  trascrisse  il 
testo  dialettale  con  un  metodo  che  sta,  com'egli  dice,  fra  quello  glottologi- 
camente scientifico  e  il  tradizionale  de'  Sardi  ;  e  vi  aggiunse  una  traduzione 
italiana  fedele  sino  allo  scrupolo:  fatica  questa  di  cui  gli  saranno  assai  grati 
i  folkloristi  stranieri,  a  cui  sarebbe  riuscita  troppo  diffìcile  l'intelligenza  del 
testo  dialettale. 

G.  R. 


STANISLAO  PRATO.  —  Quelques  contes  littéraires  dans  la  tra- 
dilìon  populaire.  Estr.  dalla  Revue  des  traditions  populaìres. 
—  Paris,  1889  (8»,  pp.  16). 

Il  Prato  col  presente  opuscolo,  che  è  nuova  prova  della  sua  operosità  negli 
studi  di  novellistica  comparata,  esamina  quattro  tipi  di  novelle  nelle  loro  ver- 
sioni popolari  e  letterarie.  La  prima  novella,  turca,  intitolata:  C'est  aux 
épauletles  qu'on  présente  les  armes,  narra  che  lo  Hodja  presentatosi  ad  un 


BOLLETTINO   BIBLIOGRAFICO  141 

banchetto  di  nozze  in  abiti  dimessi  è  trattato  da  tutti  con  disprezzo:  rive- 
stitosi poscia  di  vesti  pompose,  è  accolto  con  sommo  rispetto.  Allora  lo  Hodja 
invita  ranfitrione  a  far  regalo  de'  suoi  cibi  alle  proprie  vesti,  poiché  queste 
avevano  ottenuto  l'onore  del  festino.  La  novelletta,  com'è  noto,  corse  anche 
in  Italia  e  se  ne  fece  protagonista  l'Alighieri.  Della  seconda  novella,  ove  si 
narra  uno  dei  molti  inganni  che  si  sogliono  attribuire  ai  frati  a  danno  delle 
credule  femminelle,  il  Prato  riporta  quattro  versioni  :  le  due  prime  di  Bero- 
aldo  de  Verville  e  d'Aloyse  Ginzio  dei  Fabrizii  (in  verità  poco  simili  fra 
loro)  e  le  due  altre  popolari,  una  francese  e  l'altra  russa.  Quanto  alla  novel- 
letta del  Fabrizii,  si  avrebbe  dovuto  osservare  ch'essa  non  è  che  la  prima 
parte  della  nota  novella  del  fuoco  di  S.  Antonio,  narrata  anche  da  Masuccio 
Salernitano,  Novellino,  nov.  XVlll,  dal  quale  probabilmente  la  ricavò  il 
Fabrizii,  solito  a  giovarsi  dell'opera  di  quel  novellatore.  La  terza  novella 
esaminata  ed  illustrata  dal  Prato,  è  del  celebre  poeta  tedesco  Hans  Sachs: 
Der  Teufel  nahm  ein  altes  Weib  zur  Ehe.  Noi  avemmo  già  occasione  di 
citare  (jueslo  studio  a  proposito  di  una  novella  dello  Straparola,  Piace- 
voli Notti,  11,  4;  cfr.  Giornale,  XVI,  228.  La  quarta  novella,  raccolta  nel- 
l'Umbria, narra  di  un  bambino  mandato  ad  uccidere  dalla  regina  sua  madre, 
salvato  dalla  pietà  dei  servi  e  che  dopo  molte  avventure  è  riconosciuto  dal 
suo  genitore.  Le  illustrazioni,  che  il  Prato  appone  a  queste  novelle,  sono, 
come  sempre,  ricche  di  riscontri  e  riescono  utili  ai  cultori  di  questi  studi.  Ma 
lo  sarebbero  vieppiù  se  il  Prato  assoggettasse  a  una  maggiore  elaborazione  la 
vasta  materia  che  nella  sua  erudizione  ei  sa  raccórre.  Cosi,  p.  es.,  a  proposito 
della  nov.  Ili,  egli  scrive:  «  Niccolò  Machiavelli,  Novella  di  Belfagor, 
«  arcidiavolo:  Sansovino,  Cento  novelle  scelte,  1561,  n°  64;  A.  F.  Doni,  Se- 
«  conda  libreria;  G.  Brevio,  Rime  e  Prose  volgari;  Novelle,  \a  6'  ecc.  ». 
Non  pare  al  Prato  che  sarebbe  stato  opportuno  aggiungere  una  parola, 
che  stabilisse  i  rapporti  che  intercedono  fra  queste  redazioni  della  stessa 
novella  ? 

G.  R. 


COMUNICAZIONI  ED  APPUNTI 


Osservazioni  sulla  cronologia  di  un'opkra  del  Cornazano.  —  Una  mo- 
nografia su  Antonio  Gornazzano,  o  Cornazano  (come  si  legge  per  lo  più  nei 
codici  e  nelle  antiche  stampe)  sarebbe  assai  utile  per  la  conoscenza  di  quella 
letteratura  volgare  del  quattrocento,  che  fino  a  questi  ultimi  tempi  fu  a  torto 
trascurata  e  vilipesa.  Autore  di  opere  diversissime  per  contenuto,  in  verso 
ed  in  prosa,  in  latino  ed  in  volgare,  cortigiano  in  due  delle  più  ragguarde- 
voli corti  del  tempo,  famigliare  del  GoUeoni,  di  cui  dettò  la  biografia,  cor- 
rettore delle  stampe  del  Jenson  a  Venezia  (1) ,  pratico  negli  esercizi  del 
corpo  come  in  quelli  dell'ingegno,  il  Cornazano  possedeva  quella  multilate- 
ralità che  si  conveniva  all'uomo  di  corte  del  rinascimento,  e  che  più  tardi 
dovea  trovare  il  suo  precettore  teorico  in  Baldassar  Castiglione.  Queste  cose 
ben  vide  l'egr.  dr.  Giovanni  Zannoni,  che  pubblicò  recentemente  una  sua  nota 
riguardante  II  «  Libro  delVarte  del  danzare  »  di  Antonio  Cornazano  (2), 
corredandola  di  buone  osservazioni.  Un'  opera  sul  ballo  dovuta  ad  un  cosi 
abile  cortigiano  è  senza  dubbio  assai  rilevante  per  la  storia  del  costume,  e 
lo  Z.  non  ha  trascurato  di  farne  osservare  tutte  le  particolarità,  di  darne 
acconci  estratti,  di  metterla  in  relazione  con  gli  altri  trattati  del  tempo.  La 
sua  comunicazione  è  per  molti  rispetti  lodevole,  onde ,  spero,  l'autore  non 
vorrà  impermalirsi  se  io  gli  sottopongo  qualche  dubbio  sul  tempo  in  cui  egli 
ritiene  composto  il  trattato. 

11  cod.  Gapponiano  203  della  Vaticana,  in  cui  si  legge  il  Libro  delVarte 
del  danzare^  non  era  del  tutto  ignoto  agli  studiosi.  Lo  scrittore  che  più  e 
meglio  di  tutti  gli  altri  ebbe  ad  occuparsi  del  Cornazano,  il  Poggiali  (non 
era  male  che  lo  Z.  lo  avvertisse)  ne  diede  cenno  breve,  ma  preciso.  Nota  il 
Poggiali  come  il  Cornazano  nella  Yita  di  Maria  Vergine,  dedicata  ad  Ip- 
polita Sforza,  rammenti  d'essere  stato  maestro  di  ballo  a  quella  principessa 

coi  versi: 

E  sicome  più  volte  io  v'ho  provata 
porgervi  man,  se  v'ho  conducta  in  ballo, 
e  dare  orecchie  a  chi  vi  havea  insegnata. 

E  aggiunge:  «Di  fatto  leggiamo  nella  libreria  Capponi  conservarsi  raano- 


(1)  Castellaki,  La  stampa  tn   Venezia,  Venezia,  1889,  p.  22. 

(2)  Roma,  1890;  estr.  dai  Retuliconti  delia  R.  Accad.  d«i  Lincei. 


COMUNICAZIONI  ED   APPUNTI  143 

«  scritta  in  pergamena  (cod.  203)  un'opera  di  esso  Antonio  Gornazzano  inti- 
«  tolata  Arte  del  danzare,  indiritta  ad  Ippolita  duchessa  di  Calabria  l'anno 
«  1455,  cioè  l'anno  stesso,  in  che  quella  principessa,  fanciulla  di  soli  dieci 
«  anni,  fu  dal  padre  promessa  in  isposa  ad  Alfonso  duca  di  Calabria  »  (1). 
Il  Poggiali,  che  non  conobbe  direttamente  il  ms.,  fu  male  informato  intorno 
alla  cronologia  di  esso ,  e  fermandosi  alla  didascalia  del  sonetto  di  dedica, 
credette  che  quel  trattato  fosse  appunto  quel  medesimo  che  il  Cornazano 
presentò  ad  Ippolita  nel  1455.  Che  ciò  non  sia  vero,  lo  dimostra  quello  che 
ce  ne  dice  ora  lo  Z.,  il  quale  pubblica  la  didascalia  ed  il  sonetto  (2),  ma 
nello  stesso  tempo  avverte  come  il  trattato  sia  dedicato  a  Sforza  Secondo,  e 
riferisce  il  ternario  con  cui  principia.  Non  è  dunque  questo,  come  il  Pog- 
giali suppose,  il  trattato  inviato  nel  1455  dal  Cornazano  ad  Ippolita;  ma  è 
un  rifacimento  di  esso,  con  aggiunta  di  cose  nuove,  dedicato  ad  uno  dei  fra- 
telli illegittimi  di  Ippolita,  Sforza  Secondo.  Fin  qui  tutto  va  bene;  ma  dove 
non  mi  pare  che  lo  Z.  abbia  ragione  è  nell'assegnare  questo  rifacimento  al 
1465.  Per  questa  assegnazione  lo  Z.  ha  un  argomento  che  gli  sembra  ine- 
spugnabile. Nel  ternario  a  Sforza  Secondo,  che  precede  il  trattato,  è  detto: 

E  così  riverente  a'  vostri  piedi 

mando  copia  di  quel  eh'  all'excellente 

vostra  sorella  intitolato  diedi: 
i'  dico  di  qaeU'ana  eh'  al  presente  A 

ha  tratersata  Italia  a  tòr  marito 

et  ba  el  bisson  d'an  re  facto  parente. 

Qui  accenna  il  poeta,  argomenta  lo  Z.,  al  matrimonio  d'Ippolita  col  duca  di 
Calabria  come  a  cosa  avvenuta  di  fresco  ;  ma  il  matrimonio  ebbe  luogo  sul 
finire  di  giugno  del  1465,  dunque  la  data  del  rimaneggiamento  è  «  il  secondo 
«  semestre  di  quest'anno  medesimo  ».  Il  ragionamento  davvero  non  fa  una 
grinza  ed  in  verità  le  parole  del  Cornazano  pare  accennino  al  matrimonio 
di  Ippolita  come  a  fatto  molto  recente.  Ma  vi  sono  in  quel  ternario  due  altre 
teraine,  discoste  parecchio  l'una  dall'altra,  ma  riferentisi  al  medesimo  con- 
cetto, che  mi  rendono  assai  dubitoso: 

Bollirà  el  sangue  in  prima  gioveatale: 
in  questa  etate  mi  terrei  vergogna 
ciò  eh'  a  quel  tempo  mi  tenea  virtnte. 


Giovine  scrìssi  quel  mistier  compito, 
quando  imparando  lei  l'arte  cotale 
ad  ogni  posta  mia  l'hebbi  per  dito. 


Nella  prima  terzina  accenna  agli  amori  ed  alle  vanità  del  mondo;  nella  se- 
conda alla  danza,  ed  in  entrambe  dice  che  ora  più  non  gli  si  convengono 


(1)  Poaouu,  Memori»  per  la  storia  Utkraria  di  Piacetua,  Piacenza,  1789,  I,  80. 

(2)  Il  sonetto  è  pieno  di  ammirazione  per  Ippolita,  la  quale  fu  veramente  un  fiore  di  gentilezza, 
di  bontà  e  di  coltura.  Nacque  nel  1445 ,  morì  verso  il  1484.  Sapeva  di  latino  e  di  greco  e  pro- 
teaw  sempre  le  lettere  e  le  arti.  Vedi  le  atteetasioni  di  ciò  raccolte  dal  Batti  ,  Della  fawtigUa 
Sforna,  lì,  li  sgg.  Kot«role  è  l'elogio  che  le  consacra  Sàsaoivo  db  li  Asmn  nella  Q^tmtra 


144  COMUNICAZIONI   ED   APPUNTI 

né  gli  amori  né  il  ballo.  Facciamo  un  po'  di  conto.  Con  buoni  argomenti  il 
Poggiali  (1),  e  l'Affò  gli  dà  ragione  (2),  congettura  nato  il  Gornazano  verso 
il  1431.  Nel  1455  dunque ,  quando  scrisse  il  trattato  per  Ippolita  decenne, 
aveva  24  anni,  ed  é  giusto  che  amasse  le  donne  e  la  danza,  egli  che  s'era 
innamorato  dodicenne  e  già  a  17  o  18  anni  aveva  cominciato  a  spasimare 
in  rima.  Ma  è  altrettanto  giusto  che  dieci  soli  anni  dopo ,  a  34  anni,  egli 
si  reputasse  ormai  vecchio,  o  per  lo  meno  in  età  tale  da  tenersi  a  vergogna 
i  diletti  della  gioventù?  Non  mi  pare  davvero.  Inoltre,  nel  principio  della 
prosa  il  Gornazano  dà  alcune  regole  intorno  al  contegno  ed  alle  mosse  da 
tenere  danzando,  e  conclude  con  queste  parole:  <<  servate  le  già  diete  parti 
«  non  è  sì  brutta  donna  che  non  potessi  apparir  bella,  né  si  piccolo  homo 
«  che  non  possi  apparer  grande,  e  ciaschun  d'ambi  loro  apto  e  legiadro.  Et 
<.<  a  mostrarvi  le  cose  in  vivo  esemplo,  dico  così  che  se  V.  S.  imitarà  la  re- 
«  gina  delle  feste,  la  ili.  Madonna  Beatrice,  non  potrete  mal  fare  alcuna 
«  cosa  e  per  inanimarvi  alla  leggiadria  sua  dirò  per  digrosso  un  proverbio 
«  ferrarese,  el  quale  è  questo:  Ghi  vole  passare  da  un  mondo  all'  altro  odi 
«  sonare  Pierobono.  Ghi  vole  trovare  el  cielo  aperto  provi  la  liberalità  del 
«  ducha  Borso.  Chi  vole  vedere  el  paradiso  in  terra  veggia  Madonna  Bea- 
«  trice  in  su  una  festa  »  (3).  Lo  Z.  crede  che  questa  specie  di  prologo  pro- 
saico dovesse  trovarsi  tal  quale  nella  prima  redazione;  ed  io  non  so  se  abbia 
argomenti  interni  che  nelle  parti  del  codice  da  lui  riferite  non  compaiono. 
Comunque  sia,  a  me  sembra  che  l'esempio  di  Beatrice  ed  i  proverbi,  pre- 
ziosi per  noi,  debbano  giudicarsi  inseriti  dopo ,  nel  rimaneggiamento.  Con- 
cordano i  biografi  del  Gornazano  nell'affermare  che  egli  dimorò  presso  gli 
Estensi  nell'ultima  parte  della  sua  vita  (4)  ;  il  Poggiali  suppone  che  solo 
nel  1465  imparasse  a  conoscere  la  prima  volta  quel  Borso  d'Este,  al  quale 
fu  poi  tanto  devoto  (5).  Ora  il  brano  riferito  non  potea  provenire  se  non  da 
chi  avesse  molta  famigliarità  con  la  corte  di  Ferrara,  che  in  gioventù  non 
consta  da  documento  sicuro  sia  mai  stata  frequentata  dal  nostro  poeta.  Quel 
Pietro  Bono,  musicista  celebrato  da  Battista  Guarino,  passò  già  nel  1456  da 
Milano  a  Ferrara  e  colà  fu  specialmente  trattenuto  e  carezzato  da  Borso  (6). 
Descrivendo  le  solenni  feste  Reggiane  (del  1465?)  in  un'opera  dedicata  ap- 
punto a  Borso,  il  Gornazano  esalta  il  valore  musicale  di  Pietro  Bono  (7).  E 


de  le  clave  donne,  Bologna,  1888,  pp.  336  sgg.  SabbaJino  la  conobbe  certo  di  persona  quando  ella 
fu  di  passaggio  a  Bologna ,  e  dà  sulla  sua  figura  e  sulle  sue  abitudini  parecchi  particolari  cu- 
riosi. Ma  in  genere  parla  molto  più  della  bontà  dell'  animo  suo ,  che  della  coltura.  In  nn  luogo 
(p.  339)  scrive:  «  Fu  in  eloquio  facnnda  et  eloquente.  Legea  egregiamente  cum  snavi  acenti  et 
«  resonantia,  et  intendea,  assai  mediocremente,  latino  ».  Parrebbe  un  biasimo,  ma  non  è.  Sab- 
badino  probabilmente  volle  dire  che  fu  nel  latino  abbastanza  versata.  Chi  è  abituato  alla  incer- 
tezza del  suo  stile  lo  capisce  talvolta  per  discrezione. 

(1)  Op.  cit,  1,  70-71. 

(2)  Memorie  degli  scrittori  parmigiani,  III,  35. 

(3)  A  p.  287  nell'opuscolo  dello  Z. 

(4)  Poggiali,  I,  82;  Tiraboschi,  Storia,  ediz.  Antonelli,  VI,  1135,  ecc.  ecc. 

(5)  Op.  cit,  I,  125-26. 

(6)  Motta,  M'usici  alia  corte  degU  Sforza,  Milano,  1887,  p.  29. 

(7)  F.  Gabotto,  Notizie  ed  estratti  del  poemetto  inedito  «  De  excellentittm  virorum  priitcipibus  » 
di  Antonio  Cornazzano  (per  nozze  Solerti-Saggini),  Pinerolo,  1889,  p.  10. 


COMUNICAZIONI  ED  APPUNTI  145 

Beatrice  ?  Ve  una  sola  Beatrice  d'  Este  cui  nel  1455  si  potrebbe  attribuire 
il  vanto  di  gentilezza  che  il  Comazano  le  dà,  la  figliuola  naturale  di  Nic- 
colò 111  marchese  di  Ferrara ,  la  quale  nel  1448  andò  sposa  a  Niccolò  di 
Gherardo  da  Correggio  e  n'ebbe  un  figliuolo  celebre,  Niccolò  postumo  da 
Correggio,  il  poeta  e  cavaliere  (1).  11  Cornazano  avrebbe  potuto  agevolmente 
conoscere  Beatrice  a  Milano,  perchè  ella,  mortole  prestissimo  il  primo  ma- 
rito, fu  impalmata  da  uno  dei  figliuoli  di  Francesco  Sforza ,  Tristano,  con 
cui  visse  a  Milano  e  là  mori  nel  1497  (2).  Se  non  che  la  non  molta  cele- 
brità di  questa  dama,  la  maniera  come  il  Comazano  ne  parla,  il  trovarsi 
essa  nominata  frammezzo  ad  altri  personaggi  dimoranti  in  Ferrara,  mi  fa 
pensare  ad  un'altra  Beatrice,  molto  più  nota .  la  leggiadra  figliuola  di  Er- 
cole I  e  di  Eleonora  d'Aragona,  ai  quali  il  Cornazano  fu  pure  assai  affezio- 
nato. Se  questa  mia  congettura  colpisse  nel  segno ,  la  data  1465  del  rima- 
neggiamento sarebbe  impossibile ,  poiché  Beatrice  nacque  solo  nel  1475. 
Quanto  ella  fosse  vivace,  sfarzosa  e  come  amasse  particolarmente  il  ballo,  in 
cui  fu  riconosciuta  valentissima,  ognuno  ormai  sa  ("3). 

Tutte  queste  considerazioni  messe  insieme  mi  fanno  inclinare  a  ritenere 
scritto  il  rimaneggiamento  Capponiano  molto  più  tardi  di  quello  che  lo  Z. 
suppone,  tra  il  1485  ed  il  1490,  nella  corte  di  Ferrara;  e  in  questo  caso  il 
trattato  non  avrebbe  che  a  guadagnare  in  pregio ,  giacché  sarebbe  l'unico 
libro  della  danza  a  noi  rimasto  di  quel  sec.  XV  declinante,  che  fu  in  così 
straordinario  modo  festaiuolo.  Allora  sì  davvero  il  Cornazano,  già  prossimo 
alla  settantina,  avrebbe  avuto  ragione  di  confrontare  la  sua  età  presente  con 
la  giovinezza  da  lungo  tempo  trascorsa.  Né  v'è  repugnanza  a  credere  che 
allora  Sforza  Secondo  lo  richiedesse  dell'opera  scritta  per  la  sorella,  di  cui 
avrà  probabilmente  inteso  più  volte  discorrere,  e  che  il  poeta  piacentino  lo 
compiacesse  dedicandogliela  con  correzioni,  modificazioni  ed  aggiunte.  Era 
Sforza  Secondo  figliuolo  naturale  di  quel  Francesco  Sforza  presso  il  quale 
il  Cornazano  dimorò  dieci  anni  (4).  Apparteneva  egli  a  quella  immensa  fi- 
gliuolanza  del  duca  di  Milano,  che  é  ancora  oggi  così  incompiutamente  co- 
nosciuta (5).  Pare  nascesse  dalla  medesima  madre,  che  partorì  a  Francesco 
Sforza  anche  Drusiana ,   poi  moglie  del  Piccinino  e  di  Giano  di  Campofre- 


(1)  TisjuosCHi,  Bibluftéca  Modenet*,  II,  103  ;  cfìr.  Ltra,  Famiglie,  Este,  Tar.  XI. 

(2)  Diario  ferrarese,  in  Muratori,  R.  1.  S.,  XXTV,  216  e  Tiraboschi,  Bibl.  Moden.,  U,  118. 
(8J  Mi  ma  concesso  di  rimandare  all'  articolo  Lozio-Bekier  ,  Delle  relazioni  di  Isabella  d'  Bete 

Gonzaga  con  Ludovico  e  Beatrice  S/orta,  che  s'è  di  fresco  «pabblicato  ntHl'Arekisio  storico  lom- 
bardo, Tol.  XVII. 

(4)  Lo  dice  egli  stesso  in  nna  saa  norella.   Vedi  Proterbi  di  mese.   ÀnUmio   Comazano ,  Bo- 
ga», 1865,  p.  107. 

(5)  Ciò  che  ne  dicono  gli  storici  speciali  ed  i  genealogisti ,  non  esclaso  il  Litta ,  è  assai  poco 
ed  inesatto.  Per  qnel  che  concerne  le  figlie,  ha  messo  le  cose  a  posto  sni  docamenti  E.  Motta 
in  dae  articoli  [Sisabetla  S/oria  marchesa  di  Monferrato  e  Ancora  di  BUsabetta ,  e  di  Elisa  e 
delle  altre  figlie  di  Francesco  Sforza)  inseriti"  nel  Giorttale  araldico  di  Pisa,  an.  XII  e  XIII.  Tra 
maschi  e  femmine ,  tra  legittimi  e  naturali ,  egli  fa  ascendere  a  33  i  figlinoli  di  Francesco.  II 
Motta  promette  l' elenco  documentato  anche  dei  maschi ,  e  farà  opera  utilissima  pubblicandolo, 
stantechò  ha  già  raccolto  il  materiale  d'archino.  É  dalla  gentilezza  di  quell'egregio  amico  che  io 
tango  le  notizie  so  Sforza  Secondo,  che  sono  in  grado  di  dare,  e  delle  quali  i  lettori  ch«  ri  si  in- 
tereasano  debbono  essere  riconoscenti  a  Ini,  non  a  me. 

OiomaU  storico,  XVII,  fase.  49.  10 


146  COMUNICAZIONI  ED   APPUNTI 

goso  (1).  Nel  1451  sposò  Antonia  figliuola  di  Luigi  dal  Verme,  f  1487  (2). 
Non  avendo  avuto  discendenza  maschia  legittima,  ottenne  nel  1477  di  legit- 
timare tre  maschi  e  due  femmine;  sua  concubina  prediletta  era  Margherita, 
moglie  di  Bartolomeo  da  Lodi,  che  nel  1470  gli  venne  ordinato  di  rimandare 
al  marito  (3).  Da  Sforza  Secondo  derivò  la  linea  degli  Sforza  signori  di  Borgo- 
nuovo.  Quantunque  comparisse  talora  nei  solenni  ricevimenti  sforzeschi,  non 
fu  sempre  in  buona  relazione  col  padre ,  né  col  fratello  duca  Galeazzo  :  da 
essi  fu  anzi  talora  maltrattato  e  nel  1462  tenuto  anche  prigione  nella  roc- 
chetta  di  Porta  Romana.  Il  20  dicembre  1491  viveva  ancora  ;  secondo  il 
cronista  Donato  Bossi  sarebbe  morto  il  24  dicembre.  11  Moro,  in  una  lettera 
al  Calco  del  2  giugno  1492,  lo  dice  morto  da  alcuni  mesi  (4).  Poteva  adunque 
benissimo  il  Gornazano  rifare  per  lui  l'operetta  giovanile  sul  ballo  nel  periodo 
di  tempo  che  ho  poc'anzi  congetturato. 

Vogliano  gli  studiosi  prendere  in  qualche  considerazione  la  mia  ipotesi, 
per  la  quale  ho  dovuto  spendere  più  parole  di  quello  non  desiderassi.  Qualche 
argomento  in  contrario  so  che  può  essere  addotto  (5),  e  forse  anche  qualcuno 
a  me  ignoto  si  cela  ancora  nello  stesso  codice  della  Vaticana ,  che  diretta- 
mente non  conosco.  Ma  se  anche  il  mio  piccolo  edificio  avesse  a  crollare, 
questa  comunicazione  serberà  il  vantaggio  di  richiamare  l' attenzione  sul 
Gornazano  e  sulla  bella  memoria  che  lo  Zannoni  ha  consacrato  al  suo  trat- 
tatello  della  danza. 

Rodolfo  Renier. 


Un  homonyme  cu  parent  de  Pétrarque.  —  Le  Journal  de  Jean  le  Févre, 
évéque  de  Chartres,  public  par  M.  H.  Moranvillé,  dont  le  premier  volume 
porte  la  date  de  1887  (Paris,  Picard,  in-8°),  mais  vient  à  peine  d'étre  mis 
en  vente,  contient  un  grand  nombre  de  mentions  intéressant  l'histoire  de 
l'Italie  meridionale.  Jean  le  Fèvre  fut  chancelier  des  rois  de  Sicile,  Louis  I 
et  Louis  li  d'Anjou,  et  consigna  dans  son  journal  tous  les  évènements  auquel 
il  fut  mèle  et  toutes  les  pièces  qu'il  scella  au  nom  de  ses  maitres.  A  la  date 
de  7  octobre  1387  (t.  1,  p.  437),  étant  à  Avignon,  il  enregistre,  parrai  beau- 
coup  de  pièces  se  rapportant  au  royaume  de  Naples,  les  deux  mandements 
suivants:  Item  prò  indice  Nicolao  de  Petrarcha  de  Amalfia,  cui  Regina 
lohanna  concessit  offìcium  magistri  racionalatus  ad  uitam  et  Domina  sibi 


(1)  Lo  ritiene  anche  il  Como,  Storia,  ediz.  De  Magri,  III,  72.  In  una  lettera  scrìtta  da  Sforza 
Secondo  al  duca  Galeazzo  il  13  giugno  1474  egli  si  lamenta  della  morte  di  Drusiana  «  non  es- 
«  sondo  altri  che  epsa  et  mi  de  mia  madre  »  (Arch.  di  Milano,  Potenze  Sovrane,  Sforza  Secondo). 

(2)  Cfr.  Luta,  Famiglie,  Dal  Verme,  Tav.  II. 

(3)  Questa  e  le  successive  notizie  sono  ricavate  quasi  tutte  dal  cit.  incartamento  Potenze  So- 
vrane, Sforza  Secondo,  dell'Archivio  di  Stato  di  Milano. 

(4)  Docum.  nel  Carteggio  diplomatico  dell'Archivio  di  Milano. 

(5)  Uno  specialmente  è  assai  forte ,  non  posso  negarlo.  Anche  ammettendo  che  Ippolita  fosse 
sposata  da  parecchio  tempo  quando  il  Cornazano  fece  il  suo  rimaneggiamento,  non  mi  sembra  si 
possa  credere  fosse  gì^  morta ,  tenendo  conto  delle  parole  con  cui  il  poeta  allude  a  lei  nel  ter- 
nario. Ora  Ippolita  mori  nel  1484,  secondo  il  Litta  seguito  dal  Motta.  Allora  Beatrice  d'Este  non 
aveva  che  nove  anni.  Come  mai  in  così  tenera  età  sarebbe  stata  ormai  la  delizia  delle  feste? 
Ma  d'altra  parte,  è  proprio  sicura  la  data  della  morte  d'Ippolita? 


COMUNICAZIONI  ED   APPUNTI  147 

concessit...  Item  prò  indice  Nicolao  de  Petrarcha  de  Amalfia,  qttem  Domina 
constituit  iudicem  curie  uicarie  regni  cum  gagiis  consuetis.  (Le  mot  Do- 
mina désigne  la  régente  Marie  d'Anjou,  au  nom  de  laquelle  les  pièces  sont 
expédiées).  Gomme  on  le  voit,  ce  Petrarca  d'Amalfi  avait  été  maitre  du  ra- 
tional  de  la  reine  Jeanne  et,  après  les  revers  de  fortune  qxi"il  avait  dù  subir 
sous  Charles  de  Durazzo,  la  reine  Marie  d'Anjou,  en  le  confirmant  dans  sa 
cha^e,  lui  donnait  une  compensation,  purement  honorifique  d'ailleurs,  puisque 
le  royaume  dont  elle  disposait  était  à  conquérir.  La  présence  d'un  pereonnage 
de  ce  nom  à  la  cour  de  Naples  emprunte  quelque  intérèt  aux  relations  de 
Pétrarque  avec  cette  cour.  Y  avait-il  une  parente  entre  le  poète  et  le 
fonctionnaire  de  la  reine  Jeanne?  Pétrarque  avait-il  aidé  à  la  fortune  de  ce 
haut  personnage?  Ce  sont  des  questions  auxquelles  pourrait  répondre  peut- 
étre  quelque  document  des  archives  napolitaines,  où  le  nom  de  Niccolò  di 
Petrarca  doit  certainement  se  rencontrer. 

On  peut,  en  attendant,  essayer  de  l'hypothèse.  Il  est  diflBcile,  pour  ne  pas 
dire  impossible ,  d'introduire  dans  la  biographie  de  Pétrarque  un  nouvel 
enfant  naturel.  Mais  M.  Henry  Cochin,  qui  s'occupe  depuis  longtemps  de 
recherches  sur  Pétrarque  et  son  epoque,  me  signale  un  document  qui  pourrait 
peut-étre  mettre  sur  la  bonne  voie;  c'est  une  lettre  des  Seniles,  XV,  4,  de 
la  fin  de  la  vie  du  poète,  adressée  à  Guglielmo  Maramaldo,  chevalier  na- 
politains  (d'Amalfi?)  et  relative  à  la  venne  à  Naples  et  au  mariage  d'un 
jeune  homme  non  nommé,  auquel  Pétrarque  paraìt  s'intéresser  très  vivement. 
Les  dates  concorderaient  pour  une  Identification  avec  notre  Niccolò.  Voici 
les  passages  principaux  qui  concernent  le  fait:  Fecisti  amice,  ut  soles  omnia, 
quod  me  rerum,  nuper  apud  Neapolim,  gestarum  tuis  litteris  participem 
uoluisti...  Me  praesentem  rebus  in  mediis  posuisti.  Illa  ego  non  legi  nec 
audiui,  sed  uidi  tecumqtie  omnibus  interfui,  rarum  opus  et  paucorum  ho- 
minum.  Gratiam  tibi  habeo  non  mediocrem  :  illius  nempe ,  si  nescis,  filii 
mei  et  gaudia  et  honores  mei  sunt;  ilio  bene  agente  ac  prosperante,  gloriar 
et  triumpho.  Alma  quidem  Regina  morem  suum,  tenuit,  parui/ìcum  nihil 
agere  didicit;  proceres  quoque  Parthenopaei...  laudandos...  se  nunc  offerunt, 
liberales  semper  ac  munifici  et  fideles  amici...  Fecerunt  bene  igitur  nobi- 
lissimi ciues...  qui  generosum  et  egregium  adolescentem,  ad  omne  bonum 
opus  aptissimum,  et  ab  alio  licet  Italico  orbe  uenientem,  alumnamque 
simul  et  suam,  apud  eos  reor  ortam  nutritamque,  dttm  praeclaro  coniugio 
unirentur,  honoi-ibus,  ut  tu  scribis,  concelebrauere  magni/icis  (Opera,  Bàie, 
1581,  p.  937).  Peut-étre  faut-il  lire  simplemenl  filii  en  supprìmant  le  mot 
mei,  qui  peut  avoir  été  suggéré  au  copiste  par  celui  qui  suit  (Fracassetti 
traduit:  <  Colui,  se  tu  noi  sai,  è  per  me  come  figlio  »).  Peut-étre,  si  on  con- 
serve filii  mei,  faut-il  songer  à  une  parente  quelconque  avec  Pétrarque  et 
tenter  de  piacer  quelque  part  le  jeune  homme  dans  sa  genealogie.  C'est  une 
question  que  je  soumets  aux  érudits  plus  compétents  que  moì  qui  s'occupent 
du  poète.  En  tous  cas,  l'accueil  fait  par  la  reine  Jeanne  à  son  jeune  prot^é 
ne  donne-t-il  pas  quelque  vraisemblance  à  un  rapprochement  entre  le  per- 
sonnage, fixé  par  son  mariage  dans  le  royaume  de  Naples,  et  messer  Niccolò 
di  Petrarca? 

PlESa£  DE   NOLHAC. 


148  COMUNICAZIONI   ED  APPUNTI 


Polemica.  —  Riceviamo  e  pubblichiamo: 
Chiarissimo  signor  Direttore, 

Leggo  nell'ultimo  fascicolo  del  Giornale  storico  della  leti.  it.  da  Lei  di- 
retto (XVI,  428)  una  recensione  sul  mio  commento  a  Le  odi  di  G.  Par  ini 
(Firenze,  Sansoni,  1890).  Delle  lodi  ringrazio  ;  alle  osservazioni  critiche  che 
sono  non  conformi  a  verità  oppongo  questi  semplici  fatti,  nella  giusta  spe- 
ranza ch'Ella  vorrà  esser  tanto  gentile  da  pubblicare  nel  prossimo  fascicolo 
questa  mia. 

Dice  il  critico:  «  Nondimeno  qualche  volta  gli  è  avvenuto  di  contraddire 
alle  interpretazioni  altrui,  senza  nulla  proporre  di  suo  o  riuscendo  troppo 
sottile,  si  veda  ad  esempio  la  nota  alla  prima  strofa  dell'ode  II,  e  al  v.  78 
della  XIX  ».  Della  sottigliezza  dell'interpretazione  data  da  me  al  v.  78  del- 
l'ode XIX,  non  discuto  :  basta  eh'  io  possa  dire  ch'è  corredata  di  molte  ra- 
gioni, che  a'  più  son  parse  buone  e  che,  a  tutti  i  modi,  bisognerebbe  ribat- 
tere con  altre  ragioni.  Ma  affermo  che  non  è  assolutamente  vero  che  nella 
nota  alla  strofa  prima  dell'ode  II  e  in  nessun  altra  nota  di  nessun'altra  ode 
io  contraddica  alle  interpretazioni  altrui  senza  nulla  proporre  di  mio.  In- 
fatti, nella  nota  alla  prima  strofa  dell'ode  li  non  rifiuto,  ma  accetto,  l'in- 
terpretazione del  D'Ancona:  solo  (e  senza  farmene  un  vanto,  che,  trattandosi 
di  un  uomo  cosi  pieno  di  ingegno  e  di  sapere,  sarebbe  davvero  inopportuno) 
correggo  un  suo  piccolo  errore  :  e  che  sia  errore,  nessuno  può  negare.  Quello 
che  propongo  di  mio  è  dunque  la  corre/.ione:  non  altro. 

Dice  il  critico:  «  Cosi  in  altri  luoghi  sembra  quasi  sfuggire  la  spiegazione, 
come  al  v.  26  dell'ode  I,  al  7  della  II,  al  44  della  IV  e  altrove  ».  Ora,  il 
V.  26  dell'ode  I  è  questo  :  «  Le  dure  illustri  porte  »  ;  la  nota  questa  :  «  Le 
dure  illustri  porte  sono  quelle  che  Orazio  {Ep.  II,  7)  chiama  superbe  soglie 
{superba...  limina)  e  il  Manzoni  {Il  Natale,  74),  vegliate  porte  ».  Non  ho 
aggiunto  altro,  non  per  isfuggir  di  dire  che  le  dure  illustri  porte  sono  quelle 
de'  ricchi,  eh'  era  cosa  assai  più  facile  che  recare  i  due  confronti  classici, 
ma  perché  ciò  è  manifesto  a  qualsiasi  lettore  dell'ode,  ed  era  dunque  inutile. 
—  Il  V.  7  dell'ode  II  è  questo:  «  Già  nel  polmon  capace  »;  la  nota  questa: 
«  capace:  ampio  ».  Ora  tutti  posson  vedere  ch'io  non  is fuggo  la  spiegazione, 
giacché  il  critico  non  vorrà,  credo,  pretendere  (e  se  lo  pretendesse,  lo  ri- 
manderei al  vocabolario)  ch'io  spieghi  le  parole  già,  nel,  polmon.  —  Il  v.  44 
dell'ode  IV  è  questo:  «  Al  suolo,  al  cielo  amica  »;  la  nota  questa:  «  cara 
agli  uomini  e  a  Dio.  Suolo  è  preso  qui  nel  significato  morale  di  terra,  per 
l'insieme  degli  uomini.  Cfr.  il  v.  91  dell'ode  VII  e  la  nota  corrisp.  ».  E  ciò 
è  uno  sfuggire  la  spiegazione? 

Dice  il  critico  :  «  Finalmente  debbono  rilevarsi  non  poche  inesattezze  che 
si  trovano  nel  testo,  nelle  varianti  e  in  buon  numero  delle  citazioni  del  com- 
mento ».  E  cita  l'opuscolo  Le  odi  ecc.  studio  di  Alfonso  Cerquetti  (Osimo, 
Rossi,  1890).  Vero:  se  non  che  dir  la  cosa  in  questo  modo  è  un  dir  mezza 
non  tutta  la  verità,  e,  per  conseguenza,  un  indurre  il  lettore  a  credere: 

1°  che  il  mio  testo  delle  odi  del  Parini  sia  scorretto  e  quelli  degli  altri 


COMDNICAZIONI  ED  APPUNTI  149 

corretti,  mentre  poi  se  nel  mio  ce  qualche  leggera  menda  (ispira  invece  di 
inspira;  Eusino  invece  di  Bussino;  intreccieran  invece  di  intrecceran ;  pu- 
blica  invece  di  pubblica  ecc.),  «  giustizia  e  lealtà  di  critico  vogliono,  son 
parole  del  Cerquetti,  che  diciamo  subito,  e  dopo  accuratissimo  esame,  che 
l'edizione  del  Bertoldi  ci  dà  il  testo  delle  odi  pariniane,  se  non  correttissimo 
sempre,  phi  corretto  assai  di  tutti  quanti  i  pubblicati  in  questi  ultimi  anni, 
e  non  senza  correggerne  buon  numero  di  erronee  lezioni  ».  Dunque  più  cor- 
retto, non  che. di  quello  degli  altri  commentatori,  di  quello  anche  del  Sal- 
vèraglio,  «  che,  dice  la  recensione,  fermava  il  testo  delle  odi  con  singolare 
acume  critico  » ,  ma  che  in  fatto  ha  parecchi  gravi  errori  di  lezione,  cor- 
retti da  me,  quali  e  gli  animi  invece  di  e  l" animo;  assalse  invece  di  assale; 
fatto  invece  di  fato;  d'umana  gregge  (che  sarebbe  un  errore  di  grammatica) 
invece  d'umano  gregge  ecc.  ecc. 

2°  che  le  varianti  siano  non  poche  volte  male  indicate  in  paragone  del 
Salveraglio  e  degli  altri,  mentre  la  mia  edizione  è  quella  che  reca  il  maggior 
numero  di  varianti  di  tutte,  dico  di  tutte,  e  sempre  o  quasi  sempre  con  mi- 
nuta precisione  d'indicazioni.  Tanto  vero  che  il  Cerquetti,  in  si  gran  numero 
di  varianti,  non  nota  più  di  undici  (sarebber  tredici,  ma  sbaglia  in  due 
luoghi)  tra  scorrezioni  di  grafia  (publiche  invece  di  pubbliche),  errori  di 
stampa,  che  un  qualsiasi  che  abbia  letto  le  note  d'introduz.,  in  cui  si  citano 
le  edizioni  donde  son  tolte  le  varianti,  può  correggere  da  sé  (p.  e.  1775  in- 
vece di  1777),  e  dimenticanze. 

3°  che  solo  nel  mio  commento  ci  siano  mende  nella  citazione  di  passi 
d'autori  classici;  mentre  anche  per  questi  «nei  (parole  del  Cerquetti  a  me) 
che  in  una  seconda  ediz.  spariranno  tutti  »,  il  mio  commento  è  più  corretto 
d'assai  di  quelli  di  tutti  gli  altri,  che,  non  mende,  ma  recano  svarioni,  specie 
di  latino,  tanto  fatti.  Cfr.  A.  Cerquetti ,  Saggio  di  studi  e  correzioni  sopra 
il  testo  e  i  commenti  delle  Odi  di  G.  P.,  Osimo,  Rossi,  1885. 

40  finalmente,  che  il  mio  commento,  con  questi  difetti,  che  sono  in 
realtà  assai  piccoli  e  quali  tutti 'i  libri  hanno,  abbia,  un  press"  a  poco,  il 
valore  degli  altri  commenti  del  De  Mattio,  del  Michelangeli  ecc.,  mentre  il 
Cerquetti  (cito  a  posta  sempre  lui  perchè  si  vegga  ch'io  non  mi  faccio  forte 
delle  lodi  di  un  mio  panegirista  e  perché  nella  recensione  è  stato  incom- 
jiiutamente  citato)  nota,  <  senza  tema  d'essere  smentito  »,  ch'<r  è  il  meglio 
de"  pubblicati,  da  quello  del  dott.  De  Mattio,  all'ultimo  del  prof.  De  Castro; 
perché  condotto  con  maturità  di  giudizio  e  con  opportuna  scelta  di  erudi- 
zione classica  ». 

Concludendo,  risulta  chiaramente  da  questi  fatti: 

1*  che  il  testo  delle  Odi  nella  mia  ediz.  è  il  più  corretto  di  tutti  quelli 
pubblicati  da  un  cinquant"anni  in  qua  e  può  esser,  con  molto  poco,  ridotto 
a  perfezione  in  una  ristampa  ; 

2"  che  le  varianti  da  me  recate  con  quasi  generale  correzione  e  preci- 
sione, sono  anche  più  di  quelle  del  Salveraglio  ; 

30  che  il  mio  commento  è  il  migliore  de'  pubblicati ,  compreso  quello 
ultimo  del  prof.  De  Castro. 


150  COMUNICAZIONI  ED   APPUNTI 

Non  dubito,  come  dicevo,  ch'Ella,  in  nome  della  lealtà  e  della  giustizia, 
vorrà  pubblicare  nel  prossimo  fascicolo  questa  mia;  e  però  dell'atto  cortese 
La  ringrazio  vivamente  fin  d'ora. 
Sono,  con  tutta  stima,  il 

suo  devotissimo 
Alfonso  Bertoldi. 


Ho  riletto  la  mia  recensione  del  libro  pubblicato  dal  sig.  prof.  Bertoldi» 
e  poi  ponderato  attentamente  la  lettera  presente  a  confronto  con  i  miei  ri- 
lievi, e  debbo  dichiarare  che  io  non  sento  il  bisogno  di  modificare  o  mutare 
in  alcuna  parte  quanto  ho  scritto.  Duole  solamente  che  ad  un  linguaggio 
benevolo  e  cortese  si  opponga  un  sentenziare  cattedratico,  e  alcuna  volta 
meno  conveniente.  Deploro  finalmente  che  la  lettera  nella  seconda  parte  si 
atteggi  ad  apologia,  senza  proprio  nessuna  ragione,  e  senza  necessità. 

Achille  Neri. 


CPt  O  INT^C^ 


PERIODICI. 

Nel  fase.  4"  del  Bullettino  della  Società  Dantesca  italiana  è  specialmente 
notevole  Un  documento  inedito  del  priorato  di  Dante,  pubblicato  e  illustrato 
da  Isidoro  Del  Lungo.  L'atto  ha  la  data  15  giugno  1300  ed  è  la  consegna 
per  man  di  notaio  alla  Signoria  fiorentina  di  una  condannagione,  fatta  il 
18  aprile  di  quell'anno,  di  tre  cittadini  di  parte  nera,  famigliari  di  papa  Bo- 
nifazio. Dante  v'è  citato  insieme  coi  suoi  colleghi  del  governo.  L'atto  trovasi 
nel  noto  protocollo  di  ser  Lapo  Gianni,  del  quale  si  sta  occupando  G.  S.  Gar- 
gano. Nel,  medesimo  fascicolo  U.  Marchesini  parla  Ancora  dei  Danti  €  del 
«  cento  ».  E  una  appendice  alla  memoria  di  cui  fu  discorso  in  questo  Gior- 
nale, XVI,  443.  11  M.  vi  studia  due  nuovi  codici,  che  ritiene  scritti  da  Fran- 
cesco di  Ser  Nardo  da  Barberino,  i  lacerti  dell'Archivio  Notarile  di  Sarzana 
recentemente  riprodotti  con  la  fotografia  da  Roberto  Paoletti  (1)  ed  il  cod. 
LoUiniano  del  Seminario  di  Belluno  descritto  dal  Fiammazzo. 

11  Fanfulla  della  domenica  (XII,  52)  reca  un  nuovo  articolo  di  Luigi  Mo- 
randi  intitolato  Ancora  per  Pasquino.  11  M.  si  rallegra  che  lo  scritto  del 
Luzio  (cfr.  Giornale,  XVI,  471)  anticipi  di  qualche  anno  le  manifestazioni 
satiriche  di  Pasquino,  cominciate,  secondo  lo  Gnoli,  dopo  il  sacco  del  1527 
(cfr.  Giornale,  XV,  470).  E'  naturale  peraltro  che  neppure  il  termine  fissato 
dal  Luzio  (1521)  soddisfi  il  M.  Dai  documenti  medesimi  che  il  Luzio  produce 
sembra  al  M.  di  poter  concludere  che  già  parecchi  anni  prima  Pasquino 
avesse  l'uso  di  far  delle  satire.  E'  costretto  a  riconoscere  che  dall'epigramma 
contro  Alessandro  VI  (1501)  ai  versi  satirici  fatti  dopo  la  morte  di  papa 
Leone  non  si  conoscono  pasquinate  sicure  con  intendimento  satirico,  ma  ciò 
non  induce  il  M.  a  credere  *  che  non  ve  ne  fossero,  ma  che  non  siano  ar- 
<  rivate  fino  a  noi,  o  che  noi  non  abbiamo  ancora  saputo  ripescarle  ».  In- 
siste pertanto  sul  carattere  originariamente  satirico  di  Pasquino  e  sulla  an- 
tichità della  fratellanza  fra  lui  e  Marforio.  L'Aretino  quindi  non  avrebbe 
già  fatto  sorgere  il  Pasquino  satirico,  come  il  Luzio  vorrebbe,  ma  gli  avrebbe 
dato  soltanto  <  una  buona  spinta  ».  La  maggior  parte  dei  fatti  nuovi  su  cui 
^8i  appoggia  sono  attinti  da  due  nuove  raccolte  di  pasquilli,  del  1516  e  del  "26, 
che  SI  trovano  nella  Colombina  di  Siviglia.  1  testi  addotti  da  tali  raccolte 
non  ci  sembrano  certo  troppo  chiari  e  copiosi  a  sostegno  dell'  idea  del  M. 
Egli  ripete  pure  che  Pasquino  non  parlava  solo  nelle  teste  del  25  aprile,  in 
cui  veniva  trasfigurato,  ma  anche  in  altri  giorni  dell'anno,  e  crede  sempre 
che  il  Pasquino  di  Roma  fosse  il  babbo  del  Pasquino  luterano  di  Germania. 
Riferisce  un  documento  del  1541 ,  in  cui  si  dice  che  in  Roma  Pasquino^ 
«  centra  papam  multa  praeclara  prolocutus  est  ».  —  Il  sig.  Annibale  Tea" 


(1)  Sa  qoMti  lacerti  ri  confronti  Arck.  ttorico  ilaUano,  Serie  Y,  toI.  TI,  p.  523,  h.  2. 


152  CRONACA 

neroni  trovò  la  replica  del  M.  convincentissima  e  in  un  giornale  politico  di 
Roma,  La  Riforma  (3  genn.  '91),  inserì  una  nota  sulla  fama  di  indovino 
data  a  Pasquino  ed  a  Marforio  nella  commedia  El  Farfalla  dello  Stecchito 
(uno  de'  Rozzi  di  Siena)  pubblicata  nel  1536. 

Intendiamo  sempre  tener  conto  in  questa  sotto-rubrica  degli  Inventari  dei 
'manoscritti  delle  biblioteche  d'Italia,  di  cui  ha  ripreso,  su  nuova  base,  la 
pubblicazione  il  prof.  Giuseppe  Mazzatinti  (cfr.  Giornale,  XV,  466),  con  l'in- 
tendimento di  farne  uscire  un  fascicolo  ogni  due  mesi.  Il  primo  fascicolo, 
che  abbiamo  sott'occhio,  comincia  l'inventario  della  Biblioteca  comunale  di 
Forlì,  alla  quale  il  Mazzatinti  è  preposto.  Parecchie  cose  sono  indicate,  che 
possono  riuscir  utili  agli  studi  nostri.  Fra  i  codici  antichi  notiamo  qualche 
miscellanea  umanistica;  ma  dove  si  trova  maggior  mateiiale  è  fra  le  carte 
moderne.  Nel  fondo  Morgagni  sono  molte  lettere  di  personaggi  cospicui  del 
sec.  passato  all'illustre  G.  B.  Morgagni.  Il  fondo  Maroncelli  ha  una  preziosa 
raccolta  di  abbozzi  e  mss.  vari  del  celebre  amico  di  S.  Pellico,  e  moltissime 
lettere  dirette  al  Maroncelli  stesso.  Chi  voglia  studiare  i  martiri  dello  Spiel- 
berg, non  potrà  dispensarsi  dal  frugare  in  questo  fondo.  Numerose  corrispon- 
denze, che  pure  riguardano  quel  periodo,  sono  nel  Museo  del  Risorgimento. 

Nel  più  recente  Bollettino  della  società  di  storia  patria  A.  L.  Antinori 
negli  Abruzzi  (III,  5),  V.  Balzano  pubblica  vari  documenti  su  Giovanni 
Argoli  di  Tagliacozzo  nell'università  di  Bologna.  L'Argoli  fu  letterato  e 
poeta.  I  documenti  qui  prodotti  fanno  parte  di  un  libro  di  prossima  pubbli- 
cazione /  legisti  ed  artisti  abruzzesi  lettori  nello  Studio  di  Bologna. 

Nella  Strenna  a  benefìcio  del  pio  Istituto  dei  rachitici  di  Genova,  per 
l'anno  1891 ,  leggonsi  i  seguenti  articoli  che  concernono  gli  studi  nostri  : 
A.  D'Ancona,  Il  teatro  a  Venezia  sulla  fine  del  secolo  XVII:  A.  Ademollo, 
Voltaire  e  i  traduttori  italiani  della  «  Henrlade  »;  R.  Renier,  Adram.iteno\ 
A.  Luzio,  La  morte  d'un  buffone.  Quest'ultimo  articolo,  che  studia  su  docu- 
menti il  Mattello  ed  alcuni  altri  buffóni  dei  Gonzaga  alla  fine  del  sec.  XV, 
fu  di  parecchio  modificato  da  quello  che  era  quando  comparve  la  prima 
volta  nella  Gazzetta  di  Mantova  del  16  nov.  1885. 

Negli  Studi  di  filologia  romanza  (fase.  14),  L.  Gauchat  e  H.  Kehrli  pub- 
blicano diplomaticamente  II  canzoniere  provenzale  H,  cioè  il  cod.  Vaticano 
3207.  Questo  canzoniere  appartenne  con  ogni  probabilità  al  Bembo,  da  cui 
passò  nella  bibliot.  di  Fulvio  Orsini.  Esso  ha  quelle  chiose  che  furono  erronea- 
mente reputate  di  mano  di  Dante  Alighieri  (v.  De  Lollis  in  questo  Giorn.,  IX, 
238).  Le  chiose  sono  invece  quasi  certamente  autografe  del  compilatore  stesso 
del  ms.,  che  era  dell'Italia  settentrionale.  Gli  editori  combattono  la  identi- 
ficazione di  questo  cod.  col  libro  slegato,  che  cita  il  Barbieri;  ma  ricono- 
scono le  affinità  fra  i  due  testi  e  rilevano  che  il  Barbieri  ebbe  anche  notizia 
delle  chiose. 

Nei  fase.  5-6  dell'Archivio  paleografico  italiano  comparve  la  riproduzione 
integrale  del  cod.  Vaticano  3195,  che  reca  gli  abbozzi  autografi  del  Canzo- 
niere e  dei  Trionfi  di  F.  Petrarca. 

Archivio  storico  per  Trieste,  V  Istria  e  il  Trentino  (IV,  2).  0.  Zenatti, 
Una  canzone  Capodistriana  del  sec.  XIV  sulla  pietra  filosofate.  Riproduce 
di  su  due  antiche  stampe  e  tre  codici,  di  cui  il  più  antico  è  del  sec.  XIV, 
una  canzone  scritta  da  Daniele  di  Giustinopoli,  che  nel  congedo  di  essa  qua- 
lificasi come  professor  gramaticae,  intorno  alla  maniera  d'ottenere  il  lapis. 
Nell'introduzione  lo  Z.  accenna  poi  ad  altri  due  trecentisti  che  in  versi  vol- 
gari trattarono  lo  stesso  argomento.  Frate  Elia  e  Cecco  d'Ascoli  ;  ma  nell'e- 
numerare  i  codd.  che  racchiudono  il  sonetto  del  primo.  Solvete  li  corpi  in 
aqua  a  tutti  dicho,  egli  dimentica  l' importante  ms.  H.  493  della  Biblioteca 
della  facoltà  di  Montpellier,  da  cui,  dopo  il  Libri,  l'ha  riprodotto  il  Castet 
(Sonnet  contenant  une  recette  d'alchimie  atlribué  à  Dante  et  au  frère 
Helyas  in  Revue  des  langues  romanes.  III  Serie,  t.  IV,  p.  76  sgg.).  Diciamo 
importante,  sia  perchè  reca  degli  oscuri  versi  del  Francescano  una  eccellente 


CRONACA  153 

lezione,  sia  perchè  li  attribuisce  a  Dante  Alighieri  {Motivum  vel  Sonetum 
Dantis  philosophi  et  poete  fiorentini);  il  che  ci  fa  meglio  capire  come  nella 
misteriosa  isoletta  del  perfetto  magistero  il  Nazari  collocasse  anche  la  statua 
di  Bantes  philosophus.  —  Inoltre  leggonsi  nel  fascicolo:  F.  Gabotto,  Seno- 
fonte Filelfo  a  Ragusa  ;  V.  Joppi,  Due  carmi  di  Gerolamo  Amaseo  in  lode 
deWAlviano;  A.  Zenatti,  Calendimarzo. 

Atti  del  R.  Istituto  veneto  di  scienze ,  lettere  ed  arti  (Serie  VII ,  t.  I, 
Disp.  10).  B.  Morsolin,  Frammento  del  «  Lamenturn  Yirginis  >  poema  del 
sec.  XIV.  In  certo  cpiintemo,  staccato  da  un  volume  scritto  nel  1384,  che 
racchiudeva  l'inventario  di  tutti  i  beni ,  possessioni  e  diritti  dell'  Ospedale 
della  Confraternita  vicentina  de'  Battuti,  il  M.  ha  rinvenuto  esempio  dei  due 
ultimi  capitoli  di  quel  divulgatissimo  Pianto  della  Vergine,  di  cui  dobbiamo 
una  discreta  stampa  al  Bini.  Premessa  una  lunga  descrizione  del  frammento, 
il  M.,  trovandovi  scritto  alla  fine  Et  factum  fuit  presens  opus  per  me  Bla- 
xium  fìlium  Jacob  Saracini,  si  domanda  se  Biagio  debba  ritenersi  o  no  l'au- 
tore del  componimento  e,  risolvendo  affermativamente  la  questione,  ricerca 
nei  documenti  vicentini  del  sec.  XIV  memoria  del  preteso  rimatore.  Trovando 
poi  che  nel  trecento  vissero  in  Vicenza  due  personaggi  dello  stesso  nome, 
un  ser  Biagio  di  Jacopo  Saraceni,  morto  del  1348,  ed  un  Biagio  pur  di  Jacopo, 
nipote  del  precedente,  creato  notaio  del  1406,  si  affretta  ad  escludere  il  se- 
condo in  favore  del  primo,  e  conchiude  la  sua  trattazione  asserendo  che  il 
Pianto  è  a  dirsi  opera  di  Biagio  Saraceni,  rimatore  vicentino  fiorito  nella 
prima  metà  del  sec.  XIV.  Quest'edificio  ci  pare  fondato  sopra  assai  deboli 
basi.  Le  parole  factum  fuit  presens  opus  ecc.  non  si  riferiscono  già,  come 
troppo  precipitosamente  ha  creduto  il  M.,  al  Pianto,  bensì  all'intero  volume, 
di  cui  ii  Pianto  faceva  parte;  tant'è  vero  che  nella  nota  che  lor  tiene  im- 
mediatamente dietro  nel  ms.,  si  legge  :  Hoc  opus  presentis  libri  in  quo  scrip- 
tum est  inventarium et  lamentum  Virginis  Marie ut  scpra,  conti- 

NETUR,  compilatum  et  factum  fuit  in  millesimo  IH"  LXXXIIII  etc.  Biagio 
Saraceni  è  dunque  fuor  di  dubbio  un  semplice  copista.  Posto  ciò,  nulla  im- 
pedisce di  identificarlo  con  colui  che  si  ascrisse  al  patrio  collegio  de'  Notai 
del  1406;  essendo  figliuolo  di  un  Confratello,  di  Ser  Jacopo  Saraceni,  e  forse 
già  distinguendosi  fra  i  condiscepoli  per  la  sua  bella  calligrafia,  egli  dovette 
essere  prescelto  a  scrivere  il  volume.  Il  sig.  M.  si  rassegni;  neppur  questa 
volta  l  autore  del  famoso  poemetto  è  disposto  a  lasciarsi  scoprire.  —  No- 
tiamo pure  in  questo  fascicolo  F.  Stefani,  Nuovi  appunti  sul  conte  Car- 
magnola e  sui  documenti  che  lo  riguardano. 

Nuova  Antologia:  M.  Pratesi,  La  villa  di  Massimo  d'Azelio  (CXIV,  21); 
F.  Martini,  Il  Giusti  studente  (CXIV,  22);  C.  Pigorini-Beri,  Banchetti  po- 
litici nei  secoli  XI Y  e  XVI  (CXIV,  22);  A.  Graf,  Una  sorgente  di  pessi- 
mismo nel  Leopardi  (CXIV,  23). 

Rivista  italiana  di  filosofia,  (V,  II,  nov.-dic.  '90):  G.  Piazzi,  La  pedagogia 
di  Jacopo  Sadoleto. 

Archivio  per  lo  studio  delle  tradizioni  pQpolari  (IX,  4):  G.  Rua,  Dal 
novelliere  di  Celio  Malespini  a  proposito  di  costumi  e  di  trattenimenti 
antichi.  Il  R.  ricava  dal  dimenticato  novelliere  del  Malespini  le  notizie  bio- 
grafiche di  quello  strano  cavaliere  d'industria,  fiorito  nella  seconda  metà  del 
sec.  XVI,  e  vi  spigola  accenni  a  costumi  antichi,  descrizioni  di  giuochi,  can- 
zonette popolari,  indovinelli.  Di  una  versione  del  Trésor  di  Brunetto  dovuta 
al  Malespini  parlò  il  R.  in  questo  Giornale,  XVI,  432. 

Rivista  di  filologia  e  d'istruzione  classica  (XIX,  4-0):  C.  0.  Zuretti,  Ve- 
ronese non  modenese.  Pel  cod.  A.  di  Teognide;  A.  Levi,  Notizie  di  codici 
greci  nelle  biblioteche  italiane.  L'*  Agenlao  *  secondo  il  Lanrenziano  55,22. 

La  cultura  (voi.  XI,  15-16):  G.  Zannonì,  Nuovi  contributi  per  la  storia 
del  cinquecento  in  Italia.  Discorrendo  ampiamente  di  varie  pubblicazioni 
recenti  che  riguardano  la  storia  letteraria  del  nostro  cinquecento,  pubblica 
una  lettera  di  Bald.  Castiglione  al  duca  d'Urbino,  estraendola  dal  eoa.  Vatic. 


154  CRONACA 

9063.  Nel  fase.  19-20,  continuando  questi  Nuovi  contributi,  lo  Zannoni  mette 
in  luce  da  codici  Gorsiniani  varie  notizie  di  Battista  Guarini,  fra  cui  una  sua 
lettera  ad  Agost.  Valiero ,  cardin.  di  "Verona,  del  10  aprile  1604,  e  rende 
conto  di  alcuni  documenti  poetici  inediti  in  lode  o  in  biasimo  delle  donne. 
Nel  fase.  21-22  lo  Zannoni  produce  una  letterina  inedita  di  Bernardo  Tasso 
a  Giulio  Gallo  (16  febbr.  1562),  una  lettera  di  Veronica  Gambara  a  P.  Bembo 
(15  giugno  1532),  un'altra,  pure  diretta  al  Bembo,  di  Adriana  Amadi  (26  febbr. 
1541),  una  di  Bened.  Varchi  a  Carlo  Gualteruzzi  (27  luglio  1536). 

Nel  periodico  L' Istruzione  (IV,  6,  7,  8)  si  è  cominciato  a  pubblicare  uno 
scritto  di  F.  Labruzzi  intorno  I  pretendenti  alla  canzone  €  Spirto  gentil». 
Ne  renderemo  conto  quando  sarà  uscito  tutto  intero. 

Lettere  e  arti:  C.  Pugliese,  La  gloria  e  il  Leopardi  (li,  42);  G.  Antona- 
Traversi,  Gli  amori  bolognesi  di  Giacomo  Leopardi  (II.  43);  U.  Marcheselli, 
La  Moscheide  di  Teof.  Folengo  (II,  45);  A.  Tomaselli,  Saggi  di  studi  su 
Baldassar  Castiglione  (II,  47  sgg.). 

La  biblioteca  delle  scuole  italiane:  F.  Foffano,  Il  classicismo  nel  «  Mor- 
«  gante  »  del  Pulci  ;  P.  V.  Pasquini,  Il  «  Disdegno  »  di  Guido  Cavalcanti 
(iti,  2);  G.  Rua,  Bi  alcuni  rapporti  fra  le  commedie  e  le  novelle  di  G.  Pa- 
rabosco;  L.  Biadene,  Caribo;  L.  Filomusi-Guelfi,  La  parofRa  del  cielo  nel 
Farad.,  XXVIII,  84  (III,  3). 

Atti  e  memorie  delle  RR.  Deputazioni  di  storia  patria  per  le  provincie 
modenesi  e  parmensi  (Serie  III,  IV,  P.  I)  :  F.  Geretti,  Il  conte  Ludovico  II 
Pico  (n.  1525),  memoria  condotta  su  numerosi  documenti  inediti. 

Atti  e  memorie  della  Società  storica  Savonese  (voi.  Il):  0.  Varaldo,  Let- 
tere e  poesie  inedite  o  rare  di  Gabriello  Chiabrera. 

Miscellanea  francescana:  F.  Novati ,  Sull'autore  del  più  antico  poema 
della  vita  di  S.  Francesco  (V,  1);  F.  Gristofani ,  Memorie  del  b.  Pietro 
Pettinagno  da  Siena,  con  documenti  e  molte  osservazioni  sui  Senesi  men- 
zionati da  Dante  (V,  2). 

U Alighieri  (I,  11-12):  L.  Gaiter,  Colui  che  perde  {Purg.  VI  e  Inf.  XV); 
A.  Fiammazzo  ,  Lettera  inedita  del  Cesari  a  interpretazione  di  un  luogo 
dantesco  (conformazione  di  Malebolge);  G.  L.  Passerini,  Il  casato  di  Dante 
Alighieri;  U.  Micacei,  Lo  fortuna  di  Dante  nel  sec.  XIX.  I  tre  ultimi  ar- 
ticoli menzionati  sono  in  continuazione. 

Archivio  storico  italiano  (Serie  V,  voi.  VI,  6):  F.  Novati,  Donato  degli 
Albanzani  alla  corte  estense;  G.  Gipolla,  Per  la  leggenda  di  re  Teoderico 
in  Verona,  attestata  anche  da  Fazio  degli  Uberti,  Dittam.,  L.  Ili,  cap.  Ili, 
che  chiama  Teoderico  Diatrico  e  gli  dà  il  merito  d'aver  fondato  1'  Arena. 
Notevole  anche  per  noi  un  lungo  articolo  di  F.  Tocco  intorno  le  ultime 
pubblicazioni  del  padre  F.  Ehrle  sul  Movimento  francescano  nel  sec.  XIV. 

Archivio  storico  dell'arte  (III,  7-8):  H.  DoUmayr,  Lo  stanzino  da  bagno 
del  cardinal  Bibbiena. 

Archivio  storico  lombardo  (XVII,  4):  A.  Pedrazzoli,  La  marchesa  Isabella 
d'Este  Gonzaga  a  diporto  sul  lago  di  Garda  colla  sua  corte,  reca  docu- 
menti del  1514  tratti  dall' Arch.  Gonzaga;  T.  Bazzi ,  Da  un  processo  di 
streghe,  che  ebbe  luogo  nel  1520  a  Gassano  d'Adda;  E.  M[otta],  Giovanni 
di  Valladolid  alle  corti  di  Mantova  e  Milano:  documenti  prodotti  dal  M. 
segnalano  la  presenza  di  questo  poeta  ed  astrologo  castigliano  in  Italia,  nel 
1458,  1462,  1473;  si  noti  che  egli  non  è  del  resto  interamente  sconosciuto 
agli  storici  della  letteratura  spagnuola,  giacché  il  suo  nome  comparisce  fra 
quelli  dei  poeti  cortigiani  del  Cancionero  de  Iscar  (cfr.  append.  Gayangos 
a  Ticknor,  Hist.  de  la  literat.  espanda,  Madrid,  1851,  I,  567).  Negli  Ap- 
punti v'ha  un  documento  milanese  del  1483  sul  Segno  delle  meretrici. 

Giornale  ligustico  (XVll,  9-10):  R.  Sabbadini,  L'ultimo  ventennio  della 
vita  di  Manuele  Crisolora  (1396-1415);   M.  Menghini,   Tommaso  Stigliani, 


CRONACA  155 

contributo  alla  storia  letteraria  del  sec.  XVII  (continuazione).  Notisi  nelle 
Spigolature  una  letterina  di  V.  Grescini,  in  cui  egli  adduce  un  altro  esempio 
della  voce  massamutino  del  contrasto  di  Cielo  d'Alcamo  spiegata  dal  Desi- 
moni  nel  voi.  XIII  del  Ligustico  (cfr.  il  nostro  Giom.,  Vili,  328;.  11  nuovo 
esempio  è  nel  v.  1065  della  Chanson  de  la  croisade  contre  les   Albigeois. 

Il  Bibliofilo  (XI,  10-11):  A.  Bertolotti,  Scrittori  di  avvisi  antesignani  del 
giornalismo;  (XI,  12),  U.  Cosmo,  Le  stampe  della  Commedia  e  delle  opere 
minori  di  Dante  nel  seicento. 

Intermezzo  (I,  31-36):  F.  Gabotto,  Miserie  e  suppliche  di  professori,  do- 
cumenti (Arch.  Milano)  di  Giovanni  del  Pozzo  (1476),  Pietro  Lazzaroni  ed 
altri  professori  poveri  del  sec.  XV,  non  che  una  delle  solite  petizioni  di 
Francesco  Filelfo  (1);  E.  Valla,  Manzoni  e  Giannone;  L.  Frati,  Fra  cava- 
lieri e  dame  bolognesi  del  seicento,  arguzie,  caricature  e  satire  fomentate 
dal  pettegolezzo  cittadino,  che  trovansi  registrate  nella  cronaca  del  Ghiselli. 

L'Ateneo  veneto  CXIV,  II,  34):  F.  Gabotto,  Il  trionfo  dell"  umanesimo 
nella  Venezia  del  quattrocento;  G.  Monti,  L'amore  nel  Leopardi;  L.  Luz- 
zatto.   Vocalismo  del  dialetto  moderno  delle  città  di  Venezia  e  Padova. 

La  Letteratura  (V,  22):  A.  G.  Barrili,  Le  tre  unità  di  Vittorio  Alfieri; 
(V,  23),  A.  Cappelli,  Una  lettera  inedita  di  Giovanni  Argiropulo,  del  1472 
diretta  al  duca  di  Milano,  in  raccomandazione  d'Isacco,  che  era  figlio  del- 
l'Argiropulo  stesso  e  musico  alla  corte  degli  Sforza  ,  come  fu  notato  nel- 
VArch.  stor.  lombardo,  XVII,  966-67. 

Rassegna  della  letteratura  italiana  e  straniera  (I,  11):  D.  Ciampoli,  Per 
le  fonti  dei  «  Promessi  Sposi  *.  Crede  di  poter  dimostrare  che  «  il  racconto 
«  dell'omicidio  di  Lodovico  nei  P.  S.  (cap.  IV)  sia  stato  tratto.da  due  fonti  : 
<  dal  racconto  di  Egisto  nella  Merope  dell'Alfieri  (at.  II,  se.  II)  per  la  parte 
«che  tocca  Lodovico  singolarmente:  e  dalla  descrizione  della  zuffa  tra  i 
«  Lesile  e  i  Seyton  neiVAbate  di  Walter  Scott  (cap.  XVII)  per  la  parte  che 
*  riguarda  il  suo  e  il  sèguito  dell'avversario  ». 

Rassegna  Emiliana  (II,  10):  A.  Cappelli,  //  p.  Giov.  Gasp.  Beretta  e  una 
lettera  inedita  del  Muratori. 

Giornale  di  erudizione.  Nel  n.  17-18  del  voi.  II  è  riferita  una  cantilena 
assai  guasta  e  incomprensibile  in  parecchi  punti,  estratta  da  un  cod.  Estense, 
che  comincia  Caciando  per  gustar  de  quel  tesoro.  La  poesia  è  indubbia- 
mente d' origine  meridionale ,  popolare  o  popolareggiante,  e  meriterebbe 
qualche  studio.  Nel  medes,  fase.  A.  Tessier  descrive  un  codice  di  sua  pro- 
prietà ,  che  crede  essere  lavoro  e  scrittura  originale  di  A.  F.  Doni.  —  I 
n>  17-24  del  voi.  II  contengono  la  pubblicazione  di  vari  Scherzi  scenici  ine- 
diti di  Filippo  Baldinucci,  secentista.  —  Nel  n"  1-2  del  voi.  Ili  G.  Baccini 
comunica  notizie  copiose  su  Benedetto  Varchi  in  Mugello.  Ivi  pure  sono  due 
comunicazioni  su  contrasti  italiani  fra  il  carnevale  e  la  quaresima  (cfr.  questo 
Giornale,  XVI,  465).  Particolarmente  importante  quanto  riferisce  il  Tessier 
di  un  ms.  del  sec.  XV  ex.  o  XVI  in.,  da  lui  posseduto,  in  cui  v'è  un  con- 
trasto fra  il  carnevale  e  la  quaresima  framtìiezzato  di  latino  macaronico. 

Vita  Nuova  :  P.  Rajna ,  Il  nome  dell'  Alfieri,  che  non  deriva  punto  da 
alfiere  =  aquilifer,  come  1'  Alfieri  stesso  credeva  (11,  44);  G.  Volpi,  Affetti 
di  famiglia  net  quattrocento,  gustoso  articoletto,  in  cui  si  riferiscono  varie 
lettere  medite  deir.\rchivio  di  Firenze,  riguardanti  Clarice  de'  Medici,  donna 
di  Lorenzo  il  Magnifico,  ne'  suoi  affetti  coniugale  e  materno  (II,  50). 

Nella  Rassegna  Nazionale  del  16  giugno  1890,  la  sig.»  Emilia  Errerà 
inserì  uno  scntto  Sulle  Filippiche  di  Alessandro  Tassoni.  Lo  conosciamo 
solo  per  il  sunto  che  se  ne  dà  nell'ArcA.  stor.  italiano,  voi.  VI,  pp.  519-20. 


(1)  Togiiuno  su  noUto  ebe  ai  doanneiiti   milma«i  di  Francesco  e  Mario  Filelfo   Mgaalati  dal 
Gabotto  nella  LtUtralura  (V,  13)  altri  pareccU  wno  adonti  nell'ircA.  «ter.  lomb..  lYD,  «74. 


156  CRONACA 

Deutsche  Zeitschrift  fùr  Geschichtswissenschaft  (IV,  1):  A.  Gottlob,  Bes 
Nuntius  Franz  Coppini  Antheil  an  der  Entthronung  des  Konigs  Hein- 
rich  YI  und  seine   Verurtheilung  bei  der  rómischen  Curie. 

Revue  des  deux  mondes:  E.  Muntz,  Une  cour  de  la  haute  Italie  à  la 
fin  du  XV«  siede.  Ludovic  le  More  et  Léonard  de  Yrnct  (GII,  2);  E.  Rod, 
La  biographie  de  Dante,  à  propos  de  publications  rècentes  (GII,  4). 

Centralblatt  far  Bibliothekswesen  (VII,  11):  G.  Meier,  Cardinal  Garampis 
litterarische  Reise  durch  Deutschland,  1761-1763  ;  (VII,  12),  H.  Hayn,  Die 
deutsche  Rdthsel-Litteratur,  distinta  bibliografica  degli  indovinelli  tedeschi, 
che  dovrà  essere  consultata  anche  da  chi  si  occupa  in  Italia  di  questi  com- 
poninnenti  antichissimi,  con  cui  il  popolo  manifesta  la  sua  arguzia. 

Bibliothèque  de  l'école  des  chartes  (LI,  5):  P.  M.  Perret,  Les  règles  de 
Cicco  Simonetta  pour  le  déchiffrenient  des  écritures  secrètes  (4  juillet  1474), 
articolo  condotto  sulle  Regule  ad  extrahendum  litteras  ziferatas  sine  exem- 
pio,  che  è  nel  ms.  it.  1595  della  Nazionale  di  Parigi. 

Malusine  (V,  5):  H.  Gardoz,  Echos  de  la  liltérature  antique  au  moyen-dge, 
rintraccia  in  Plutarco  le  origini  di  due  note  leggende  medievali,  quella  delle 
otto  parti  di  cui  è  formato  l'uomo  e  quella  del  contrasto  fra  l'anima  ed  il 
corpo;  I.  Levi,  La  legende  d" Alexandre  dans  le  Talmud. 

Zeitschrift  far  vergleichende  Litteraturgeschichte  und  Renaissance- Lit- 
teratur  (III,  6):  E.  Koeppel,  Dante  in  der  englischen  Litteratur  des  XVI 
Jahrhunderts. 

Annales  du  midi  (I,  8):  A.  Deloye,  Pétrarque  et  le  monastère  des  dames 
de  Saint-Laurent  a  Avignon. 

Revue  des^uestions  historiques  (fase.  96)  :  P.  Allard,  St  Francois  d'Assise 
et  la  féodalité. 

Rivista  Lusitana  (II,  1)  :  Garol.  Michaelis,  0  judeu  errante  em  Portugal. 

Im  Ausland  (agosto  '90;:  W.  Borsdorf,  Ueber  die  Memoiren  Carlo  Gozzis. 

The  Academy  (n"  955):  Moore,  Dante  s  «  De  vulgari  eloquentia  »;  (n°  958- 
959),  Toynbee,  Dante' s  «  De  vulgari  eloquentia  »;  Toynbee,  Paris  and 
Tristan  in  the  Inferno;  (n»  965),  Toynbee.  «  Il  semplice  lombardo  »  in 
Purg.  XYL 

The  contemporary  review  (sett.  '90):  Symonds,  The  Dantesque  and  Pla- 
tonic  ideals  of  love. 

Transactions  of  the  Royal  Society  of  literature  (XIV,  2):  Garraìchael, 
Petrarch  and  the  XIV  century. 

Annales  de  la  Faculté  des  lettres  de  Bordeaux  (1-3  del  "90):  Hochart, 
Boccace  et  Tacite. 

Blackwoods  Edinburgh  Magazine  (nov.  '90):  Martin,  Dante  and  Beatrice. 

Berichte  des  freien  Eochstifts  zu  Frankfurt  a.  M.  (N.  S.,  VII,  1):  G.  Lo- 
cella,  Goethe  und  Italien. 

Nella  Romania  (XIX,  76)  A.  Thomas  pubblica  una  lunga  recensione  del 
lavoro  di  E.  Langlois  sui  mss.  francesi  e  provenzali  esistenti  in  Roma  (cfr. 
Giornale,  XV,  470),  la  quale  per  copia  di  rettificazioni  e  di  aggiunte  può 
dirsi  un  vero  supplemento  al  lavoro  stesso. 

Nelle  Abhandlungen  dell'Accademia  di  Monaco  (XIX,  P.  I)  W.  Hertz  ha 
inserito  uno  scritto  su  Aristoteles  in  den  Alexanderdichtungen  des  Mittel- 
alters,  nel  quale  sono  esposte  le  vicende  del  filosofo  greco  nelle  narrazioni 
leggendarie  medievali  di  Alessandro  Magno,  che  si  trovano  in  tutte  le  let- 
terature d'oriente  e  d'occidente. 

Revue  des  langues  romanes  (genn.-marzo,  '90;  uscito  con  grande  ritardo): 
G.  Appel,  Poésies  provengales  inédites  tirèes  des  mss.  d'Italie.  Sarà  prose- 
guito. 11  medesimo  fase,  contiene  il  resoconto  particolareggiato  del  congresso 
(li  filologia  romanza,  ch'ebbe  luogo  a  Montpellier  nel  maggio  '90. 


CRONACA  157 

*  Non  son  scorsi  ancora  due  anni  dacché  i  discepoli  svedesi  di  Gaston 
Paris  gli  offrivano  in  occasione  del  suo  cinquantesimo  anniversario  un  bel 
volume  di  studi  filologici,  ed  ecco  apparirne  alla  luce  un  altro  dedicato  al- 
l'illustre romanista  per  festeggiare  il  venticinquesimo  anno  della  sua  laurea 
in  lettere  dai  suoi  allievi  francesi  e  stranieri  di  paesi  di  lingua  francese. 
(Étttdes  romanes  dédiées  à  G.  Paris  le  23  décembre  1890...  par  ses  Élèves 
Franqais  et  ses  Élèves  étrangers  des  pays  de  langue  frangaise,  Paris, 
Bouillon,  1891).  Il  magnifico  volume,  che  conta  550  pagine,  comprende  scritti 
letterari  e  linguistici  di  quarantacinque  dotti,  quasi  tutti  ormai  ben  noti  al 
puLblico  studioso  d'Europa  (1);  citiamo  fra  gli  altri  il  Bédier,  il  Bonnardot, 
il  Cornu,  il  Funck- Brentano,  il  Gilliéron,  L.  Havet,  Jeanroy,  Joret,  E.  Lan- 
glois,  Monod,  Morel-Fatio,  Muret,  Omont,  Piaget,  Psichari,  Rabiet,  Raynaud, 
S.  Reinach,  Sepet,  Sudre,  A.  Thomas,  ecc.  Delle  memorie,  assai  importanti, 
che  questi  dotti  hanno  inserito  nel  volume,  talune  hanno  per  gli  studi  nostri 
un  diretto  e  particolare  interesse  ;  tali  sono,  ad  esempio,  quella  dell'Omont 
sopra  i  mss.  francesi  dei  Re  d'Inghilterra  esistenti  nel  Castello  di  Richmond 
sui  primi  del  sec.  XVI  (p.  1-13),  in  mezzo  ai  quali  son  parecchie  traduzioni  di 
opere  del  Boccaccio  (n.  33:  Bocace  le  grani,  non  sarà  piuttosto  che  il  De  ca- 
sibus  vir.  ili.  il  De  Genealogia  Deorum  ?)  ed  il  Romtileon  del  Rambaldi  (n.  32;; 
quella  di  G.  Raynaud,  che,  riprendendo  in  esame  una  curiosa  questione,  stu- 
diata recentemente  dal  Wesselofsky  in  questo  Giornale  (voi.  XI,  325  e  sgg.), 
reca  nuova  luce  sulla  origine  della  celebre  Mesnie  Eelleqiiìn ,  e  cerca  di 
stabilire  come  Hellequin  non  fosse  da  principio  altri  che  Hernequin,  conte 
di  Boulogne,  vissuto  nel  sec.  IX,  le  cui  imprese  aveano  porto  argomento  ad 
una  chanson  de  geste  ora  perduta.  Il  R.  dedica  poi  alcune  pagine  a  dimo- 
strare in  qual  modo  Hellequin,  di  barone  feudale  tramutatosi  in  anima  dan- 
nata, quindi  in  diavolo  sul  suolo  francese ,  abbia  in  Italia  sopportata  una 
nuova  e  radicale  trasformazione,  abbandonando  la  spada  del  cavaliere  per  la 
spatola  d'Arlecchino  (p.  51-68).  Notevole  pure  è  per  noi  la  dissertazioncella, 
eruditamente  garbata,  del  Joret  sulla  leggenda  della  Rosa  nel  medio-evo 
presso  i  popoli  latini  e  germanici  (p.  279-302),  ove  la  parte  italiana  è  però 
a  mala  pena  sfiorata.  D'un  interesse  più  generale  per  i  medievalisti  riescono 
la  fine  analisi  che  il  Bédier  fa  del  celebre  «fabliau»  de  Richeut  (p.  23-31): 
gli  studi  del  Cornu  sul  Poema  del  Cid  (p.  419-455);  le  ricerche  del  Flach 
sul  Compagnonnage  dans  lesChansons  de  geste  (p.  141-180)  ;  la  pubblicazione 
curata  dal  Langlois  di  cinque  disserlazioncelle  inedite  assai  curiose  del  buon 
Fauchet  (2)  (p.  97-112);  lo  scritto  del  Piaget  sulla  cronologia  delle  epistole 
in  cui  è  dibattuta  la  polemica  intorno  al  Roman  de  la  Rose  fra  Cristina 
de  Pisan  e  i  due  Gol  (p.  113-120);  le  ricerche  pazienti  dello  Psichari  sulle 
parole  greche  del  Florimont,  poema  di  origine  oscura,  pieno  di  bizzarri  indo- 
vinelli, di  cui  la  chiave  non  par  facile  a  trovare  (p.  507-550).  Nel  campo  lin- 
guistico, oltre  che  molti  materiali  per  la  storia  e  lo  studio  dei  patois,   de- 


(1)  Qnarantadnqne  sono  i  flnnatarì  delU  dedica;  ma  di  un  d'esà,  del  Sndre,  da  coi  si  attende 
an  importante  lavoro  sai  Renart,  il  Tolome  nella  contiene. 

(2)  In  ana  di  eme  troviamo  la  notizia  che  l'avo  materno  di  Clandio  venne  a  ìlilano  «  maittrt 
dii  compie»  »  a  tempo  di  Laigi  XII. 


158  CRONACA 

vonsi  osservare  le  belle  ricerche  di  L.  Havet  Sur  l's  latin  caduc  (p.  303-329) 
e  le  osservazioni  acute  del  Muret  sopra  alcune  forme  analogiche  del  verbo 
francese  (p.  465-475).  Il  volume  è  insomma,  come  si  rileva  anche  da  questa 
nostra  sommaria  indicazione,  ben  degno  dell'illustre  uomo  a  cui  è  indiriz- 
zato, ed  al  quale  siamo  lieti  di  rivolgere  in  quest'occasione  gli  auguri  e  le 
congratulazioni  dei  suoi  amici  ed  ammiratori  italiani. 

*  Dotto  volume,  attinto  a  fonti  archiviali  svariatissirae,  ricco  di  immenso 
materiale,  in  cui  non  riesce  malagevole  la  ricerca  per  merito  degli  accurati 
indici  analitici,  è  quello  di  Theodor  Gottlieb,  Ueber  mittelalterliche  Biblio- 
theken  (Leipzig,  Harrassowitz,  1890),  che  uscì  col  sussidio  dell'  Accademia 
delle  scienze  di  Vienna.  La  prima  e  maggior  parte  dell'opera  è  occupata  da 
un  catalogo,  alfabetico  per  iniziale  di  luogo,  di  un  considerevole  numero  di 
inventari  antichi,  a  stampa  e  mss.,  riguardanti  codici  anteriori  al  cinquecento. 
Le  nazioni  a  cui  il  G.  estese  le  sue  ricerche  sono  Germania,  Francia,  Gran 
Brettagna,  Italia,  Olanda,  Scandinavia,  Spagna.  La  parte  che  l'Italia  ha  in 
questo  elenco  è  davvero  cospicua  :  vi  figurano  antichi  inventari  di  Anghiari, 
Aqualeia,  Arezzo,  Assisi,  Benevento,  Bobbio,  Bologna,  Capo  d'Istria,  Gividale, 
Como,  Cremona,  Farfa,  Ferrara,  Fiesole,  Firenze,  Fonte  Avellana,  Grotta- 
ferrata,  Gubbio,  Lucca,  Milano,  Mantova,  Monte  Cassino,  Monza,  Montepran- 
done,  >5apoli,  Nonantola,  Orvieto,  Padova,  Palermo,  Pavia,  Pisa,  Pistoia,  Pom- 
posa, Ravenna,  Rieti,  Roma,  Siena,  Todi,  Treviso,  Urbino,  Venezia,  Verona. 
—  Seguono  vari  capitoli  d'appendice.  Uno  di  essi  tratta  del  modo  più  pratico 
e  conveniente  di  pubblicare  antichi  cataloghi;  un  altro  discorre  dell'ordina- 
mento delle  biblioteche  nel  medioevo;  un  terzo  offre  contributo  speciale  alla 
storia  di  alcune  librerie  (nessuna  italiana).  Nelle  Miscellen  il  G.  dà  notizia 
di  moltissimi  documenti  per  lo  più  inediti  (testamenti,  donazioni,  ecc.),  in 
cui  compaiono  dei  testi  a  penna,  e  indica  libri  e  mss.  nei  quali  pur  si  de- 
scrivono codici  medievali.  Finalmente  in  un  capitoletto  intitolato  Indirekte 
Quellen  sono  raccolte  attestazioni  di  scrittori  medievali,  che  nei  loro  scritti 
in  verso  od  in  prosa  rammentarono  le  proprie  letture.  —  Da  questa  nostra 
indicazione,  per  quanto  sommaria  essa  sia,  si  può  scorgere  che  il  voi.  del  G. 
non  ha  soltanto  valore  per  la  bibliografia,  ma  anche  per  la  storia  civile  e 
specialmente  poi  per  quella  delle  lettere. 

•Il  dr.  Alberto  Dresdner  ha  reso  pubblica  una  sua  Kultur-und  Sitten- 
geschichte  der  italienischen  Geistlichheit  im  Xund  XlJahrhundert  (Breslau, 
Koebner,  1890).  1  costumi  privati  e  pubblici  del  clero  nel  periodo  medievale 
anzidetto  vi  sono  largamente  esaminati,  sulla  base  di  cronache  e  documenti. 
Un  intero  e  lungo  capitolo  è,  per  es.,  consacrato  alla  simonia.  Per  noi  ha 
speciale  importanza  l'altro  capitolo,  pure  assai  esteso,  che  tratta  della  col- 
tura intellettuale  e  delle  scuole.  Esso  viene  a  completare  i  dati  raccolti  dal 
Giesebrecht  nella  celebre  memoria  De  litterarum  studiis  apiid  Italos. 

*  Hermann  Grauert,  facendo  nello  Historisches  Jahrbuch  (voi.  XI,  1890^ 
pp.  856-58)  una  recensione  dei  Prolegomeni  dello  Scartazzini,  segnala  in  fine 
un  codice  del  De  Monarchia,  che  non  è  compreso  fra  gli  otto  consultati  dal 
Witte.  Egli  non  indica  dove  questo  codice  ora  si  trovi,  ma  dice  che  è  di 
provenienza  francese  e  che  fu  scritto  verso  la  metà  del  secolo  XIV.  Promette 
inoltre  di  darne  altrove  notizie  più  particolareggiate. 


CRONACA  159 

•  La  signora  Angela  NardoCibele  accenna  per  incidenza  in  certo  suo  ar- 
ticolo dell'  Archivio  per  lo  studio  delle  tradizioni  popolari  (vedasi  voi.  IX, 
p.  325)  ad  una  raccolta  ms.  di  laudi  del  sec.  XIV,  esistente  a  Pieve  di  Ca- 
dore, alla  cui  confraternita  di  S.  Maria  dei  Battuti  ebbe  già  ad  appartenere. 
Sarebbe  utile  che  di  quel  codice  si  occupasse  qualcuno  pratico  del  difficile 
argomento. 

•  II  prof.  Alfonso  Cerquetti ,  che  con  paziente  sagacia  suol  prendere  in 
esame  i  testi  scolastici  che  vengono  uscendo,  ha  pubblicato  ora  un  Saggio 
degli  errori  di  lezione  che  deturpano  il  testo  delle  lettere  di  U.  Foscolo, 
P.  Giordani,  G.  Leopardi,  G.  Giusti,  edite  per  le  scuole  da  Giuseppe  Pinzi 
(Osimo,  Rossi,  1890).  La  revisione  è  minuta.  Trovammo  specialmente  utili 
le  osservazioni  che  si  fanno  sulle  note  del  prof.  Pinzi. 

•  Il  prof.  Mario  Menghini  sta  curando  il  testo  critico  delle  rime  di  Serafino 
Aquilano  rivedute  sulle  stampe  e  i  codici  più  autorevoli. 

•  Con  piacere  registriamo  la  comparsa  di  una  nuova  Rassegna  padovcma 
di  storia,  lettere  ed  arti.  Senza  ciarlatanismi  vani,  viene  questo  periodico  a 
prender  luogo  fra  quelli  che  si  propongono  di  studiare  la  storia  regionale, 
tanto  politica,  che  letteraria  ed  artistica,  di  questa  nostra  Italia,  la  cui  Nita 
regionale  fu  così  ricca  e  varia  e  piena  di  carattere.  La  nuova  rivista  vuole 
illustrare  Padova  e  cpanto  ha  rapporto  con  essa.  Il  programma  è,  nella  sua 
modesta  serietà,  promettentissimo.  Mandiamo  auguri  di  prospera  vita. 

•  E.  Moore  ha  pubblicato  Tanno  scorso  un  libro  sugli  antichi  biografi  di 
Dante,  s'intitola:  Dante  and  his  early  biographers  (London,  Rivingtons). 
—  Gioach.  Berthier  ha  pubblicato  a  Friburgo,  in  tre  bei  volumi  illustrati, 
un  Commentario  della  Div.  Commedia  secondo  la  Scolastica. 

•  A  Gottinga  è  comparsa  una  dissertazione  dottorale  di  A.  Andrae,  che 
ha  per  soggetto  Sophonisbe  in  der  franzósischen  Tragèdie  mit  Berùch- 
sichtigung  der  Sophonisbebearbeitungen  in  anderen  Literaturen.  Vi  si  par- 
lerà molto  probabilmente  anche  della  nota  tragedia  del  Trissino. 

•  La  poesia  genuina  del  popolo  sardo  si  viene  ora  raccogliendo,  studiando 
e  pubblicando,  di  che  deve  rallegrarsi,  non  solo  il  folklorista,  ma  anche,  e 
forse  più  ancora,  il  dialettologo.  Mentre  il  Cian  prepara  un'edizione  di  mutos 
e  di  altri  canti  amorosi  (cfr.  Giornale,  XV,  334),  Gius.  Ferraro  pubblica  un 
volume  di  Canti  popolari  in  dialetto  logudorese  (Torino,  Loescher,  1891). 
Sono  gosos  (canti  religiosi),  ninnios  (canti  infantili),  attitidos  (canti  funebriX 
ed  oltracciò  pr^hiere,  scongiuri,  proverbi,  poesie  narrative. 

•  II  prof.  G.  Carducci  lesse  alla  DeputazioiTe  di  storia  patria  per  le  Ro- 
magne  una  memoria  su  rime  antiche  bolognesi  inedite  del  XIII  e  XIV  secolo. 

•  Della  magnifica  edizione  delle  Poesie  di  Giuseppe  Parini,  che  ha  pub- 
blicata, con  largo  commento  di  G.  De  Castro,  l'editore  Carrara  di  Milano, 
ci  proponiamo  di  discorrere  nel  prossimo  fascicolo.  Per  ora  basti  l'annuncio 
ed  una  parola  di  sincero  encomio  per  l'editore,  il  quale  non  ha  risparmiato 
cure  affinchè  il  volume,  anche  nelle  numerose  e  fine  incisioni,  riuscisse  ve- 
ramente aristocratico. 

•  L'infaticabile  Pitrè  annuncia  la  pubblicazione  di  una  Bibliografia  delle 
tradizioni  popolari  d' Italia,  in  cui  saranno  indicati  tutti  i  lavori  antichi  e 
recenti,  italiani  e  stranieri,  riguardanti  il  nostro  folk-lore.  L'opera,  corredata 


160  CRONACA 

di  accurati  indici,  costa  ormai  all'autore  undici  anni  di  fatiche.  Essa  costi- 
tuirà un  volume  in-8°  grande  di  pagg.  600  a  700  a  doppia  colonna.  Sarà 
un  lavoro  prezioso,  ed  ormai  reso  indispensahile  dalla  immensa  produzione 
che  si  è  avuta  nel  campo  demopsicologico.  Editrice  sarà  la  Casa  Clausen  di 
Palermo. 

*  Nel  corrente  anno  la  Gasa  editrice  Oldenburg  di  Monaco  ìnizierà  la  pub- 
blicazione di  un  Jahresbericht  iiber  die  Fortschritte  der  romanischen  Phi- 
loloffie,  diretto  dal  prof.  VoUmòller  e  redatto  dal  dr.  R.  Otto.  Con  trattazione 
sistematica  e  discorsiva,  vi  si  terrà  conto  criticamente  di  tutti  gli  studi  che 
usciranno  nel  territorio  romanzo ,  cosi  linguistici  come  letterari.  11  lavoro 
sarà  diviso  fra  molti  collaboratori,  ognuno  dei  quali  riferirà  intorno  al  campo 
speciale  delle  sue  ricerche.  S' intende  agevolmente  quanto  utile  e  comodo 
potrà  riuscire  un  resoconto  annuale  fatto  in  questo  modo. 

*  Si  parla  con  lode  di  un  libriccino  di  studi  danteschi  della  signorina 
Emilia  Errerà,  Gì  amici  di  Dante  (Firenze,  Ademollo,  1890).  Vi  si  discorre 
estesamente  di  Forese  Donati,  Casella,  Guido  Cavalcanti,  Cino  da  Pistoia  e 
Giotto. 

*  Andrea  Maurici  ci  ha  offerto  un  opuscolo  su  Le  teorie  rettoriche  di 
G.  B.  Vico  (Terranova  di  Sicilia,  1890).  Vi  sono  esaminate  le  teorie  che  il 
Vico  espose  dalla  cattedra  e  confrontate  con  quelle  che  si  leggono  nella 
Scienza  nuova  ed  in  altri  suoi  libri.  Fra  le  une  e  le  altre  v'ha  contraddi- 
zione. —  Lo  stesso  Maurici  ha  pubblicato  (pure  a  Terranova,  1890)  due  altri 
opuscoli,  intitolati  Le  cicalate  letterarie  nel  cinquecento  e  Le  comìnedie  ru- 
sticali.  Sono  poco  più  che  raccolte  di  titoli  e  di  appunti. 

*  Pubblicazioni  accademiche  tedesche:  G.  Glòckner,  Das  Ideal  der  Bil- 
dung  und  Erziehung  bei  Erasmus  von  Rotterdam  (tesi  laurea,  Lipsia); 
W.  Hellwig ,  Die  politischen  Beziehungen  Clemens  YII  zu  Karl  V  im. 
Jahre  1526  (tesi  laurea,  Lipsia);  Osk.  Lehmann,  Herzog  Georg  v.  Sachsen 
im  Briefwechsel  mit  Erasm,us  v.  Rotterdam  und  dem  Erzbischofe  Sadolet 
(tesi  laurea,  Lipsia);  Th.  Rampe,  Die  Quellen  der  strassburger  Fortsetzung 
V.  Lamprecht's  Alexanderlied  imd  deren  Benutzung  (tesi  laurea,  Bonn); 
A.  G.  Meyer,  Das  venezianische  Grabdenkmal  der  Frilhrenaissance  (tesi 
laurea,  Lipsia);  L.  Frànkel,  Quellen  von  Shakespeare' s  «  Romeo  and  Juliet  » 
(tesi  laurea,  Lipsia)  ;  Ernst  Raab,  Studien  zur  poetischen  Techik  Petrarca' s 
(tesi  laurea,  Lipsia). 

*  La  libreria  Speyer  e  Peters  di  Berlino  j)ubblicherà  una  collezione  critica 
di  Lateinische  Dankmaeler  des  XY  und  XVI  Jahrhunderts ^  sotto  la  di- 
rezione di  Max  Herrmann  e  Siegfried  Szamatólski.  Fra  i  testi  che  si  annun- 
ciano ve  ne  sono  parecchi  italiani.  Notiamo  il  De  civitate  solis  del  Campa- 
nella, la  cui  edizione  sarà  curata  da  P.  Hensel,  e  le  Facetiae  del  Poggio,  a 
cura  di  M.  Herrmann.  Per  più  diffuse  notizie  si  cfr.  la  Revue  critique  del 
20  ott.  "90. 

*  Quale  appendice  all'epistolario  di  Michelangelo ,  Gaetano  Milanesi  pub- 
blica con  Eugenio  Muntz  le  lettere  dei  corri-spondenti  di  lui.  Di  quest'opera, 
intitolata  Les  correspondants  de  Michel  Ange,  è  apparso  il  primo  volume, 
che  tratta  di  Sebastiano  del  Piombo,  producendone  trentasei  lettere,  dal  1520 
al  1533.  È  editrice  la  Librairie  de  l'Art  di  Parigi. 


CRONACA  161 

*  Oltre  la  pubblicazione  della  Leandreide  per  cura  di  C.  Del  Balzo,  di  cui 
questo  Giornale  (XVI,  453)  ha  dato  notizia,  dobbiamo  indicare  uno  studio 
di  A.  Marchesan  intorno  11  codice  trevigiano  della  Leandreide,  Treviso, 
tip.  Turazza,  1890,  con  riproduzione  di  due  canti,  ed  un  confronto  del  canto  I 
del  medesimo  poema,  secondo  le  lezioni  dei  codici  veneziano  e  trevisano,  do- 
vuta a  Carlo  De  Stefani,  Padova,  Randi,  1890. 

*  Annunci  analitici: 

Angelo  de  Tummulillis.  —  Notahilia  temporum,  a  cura  di  Costantino 
Corvisieri.  —  Roma,  1890.  [Costituisce  uno  dei  volumi  pubbl.  dall'  Istituto 
storico  italiano.  Non  è  una  cronaca,  ma  una  raccolta  di  fatti  notevoli,  o  che 
sembravano  tali  al  raccoglitore,  di  cui  si  sanno  soltanto  poche  notizie,  de- 
dotte dall'opera  sua.  Codesto  Tummulillo  nacque  a  S.  Elia,  nella  giurisdi- 
zione della  badia  di  Monte  Cassino,  l'anno  1397,  e  nel  1419  era  presente  a 
Napoli  alla  coronazione  di  Giovanna  II,  in  qualità  di  scriba  della  segreteria 
regia.  Visse  gran  tempo  alla  corte  napolitana  e  vi  passò  varie  vicende,  non 
tutte  liete.  S'intende  bene  che  un  uomo  simile  potè  avere  informazioni  mi- 
nute su  fatti  a  noi  non  troppo  noti.  Per  la  storia  civile  delle  provincie  me- 
ridionali questi  Notabilia,  conservatici  in  un  solo  ms.  dell'Archivio  Boncom- 
pagni,  hanno  la  loro  importanza.  La  parte  maggiore  e  più  rilevante  di  essi 
riguarda  avvenimenti  sincroni  allo  scrittore,  occorsi  dal  1419  al  1477;  in 
principio  vi  sono  vari  capitoli  che  si  riferiscono  al  sec.  XIV.  La  scrittura  è 
stesa  in  un  latino  barbaro,  sotto  il  quale  talora  non  è  diflScile  discernere  le 
forme  vernacole;  vari  brani  sono  in  volgare  dialettale.  L'accurato  Corvisieri 
ha  compreso  che  qualche  vantaggio  potevano  trarne  gli  studi  linguistici, 
onde  corredò  la  sua  edizione  di  due  glossari,  1'  uno  dei  vocaboli  latini  non 
registrati  dal  Porcellini  né  dal  Ducange,  1'  altro  delle  forme  di  dialetto.  — 
Nei  Notabilia  v'ha  un  po' di  tutto:  fatti  politici  grandi  e  piccini,  descrizioni 
di  feste ,  relazioni  frequenti  di  temporali,  terremoti,  ecclissi,  apparizioni  di 
comete,  prodigi  d'ogni  genere,  ed  inoltre  profezie  e  giudizi  astrologici.  Lo 
storico  del  costume  potrà  trarne  qualche  partito.  Notevoli  due  lettere  volgari 
di  Eleonora  d'Aragona,  quando  andò  sposa  ad  Ercole  I  d'Este  (1473),  in  cui 
descrive  le  feste  che  le  vennero  fatte  in  Roma  ed  in  Firenze  (pp.  194-204). 
La  prima  di  esse,  ch'è  la  più  importante,  era  già  nota  per  averla  il  Corvi- 
sieri  fatta  conoscere  neW Archivio  della  società  romana,  X,  645  sgg.  De- 
scritto minutamente  è  pure  il  trionfo  con  rappresentazioni  allegoriche,  che 
ebbe  luogo  in  Napoli  quando  v'entrò  Alfonso  I  d'Aragona  nel  1442  (pp.  44-51), 
e  il  T.  riporta  anche  un  sonetto  volgare  bruttissimo  fatto  dire  in  quell'oc- 
casione dai  Fiorentini  (p.  51).  Il  particolare  peraltro  che  a  noi  interessa  mas- 
simamente in  questo  libro  è  una  singolare  leggenda  che  vi  si  riferisce  come 
avvenuta  in  Cesena  nel  1464.  Un  pover'uomo  chiamato  Giovanni  Salvalalgly, 
mentre  in  un  certo  bosco  menava  alla  pastura  i  maiali ,  vide  comparirsi 
d'innanzi  un  grande  serpente,  che  lo  invitò  a  baciarlo.  Se  ciò  avesse  fatto, 
il  serpe  si  sarebbe  convertito  in  bellissima  donna  ,  ed  egli,  sposandola,  sa- 
rebbe divenuto  il  più  ricco  uomo  del  mondo.  Replicò  Giovanni  che  questo 
non  poteva  fare,  perchè  aveva  già  moglie,  onde  il  serpe  gli  predisse  che  essa 
sarebbe  morta  di  parto.  Giovanni,  rassicurato,  baciò  il  serpente,  che  subito 

Oiomalt  itorico,  XYII,  t»Bc..  49.  11 


162  CRONACA 

si  mutò  in  donna,  la  quale  lo  condusse  nella  sua  spelonca,  giacque  con  lui 
e  gli  mostrò  inestimabile  tesoro.  Il  seguito  della  leggenda  è  poi  narrato  in 
una  lettera  italiana  di  un  frate  di  Cesena,  che  il  T.  riporta  (pp.  124-126). 

—  1  lettori  ravviseranno  qui  una  vecchia  conoscenza.  La  storia  della  pul- 
zella cangiata  in  serpente,  che  non  può  riprendere  la  forma  umana  se  non 
quando  sia  baciata  da  un  mortale  coraggioso,  ebbe  fortuna  nei  romanzi  bret- 
toni. La  si  trova  nel  Guinglain,  nel  Lancelet  di  Ulrico  di  Zatzikhoven,  nel 
Cantare  di  Carduino.  11  Boiardo  la  inserì,  modificata  a  modo  suo,  nell'/n- 
namorato  (P.  II,  G.  26).  Gaston  Paris,  che  recentemente  ne  discorse  (1),  la 
ritiene  di  origine  orientale  o  bizantina.  Gurioso  è  il  vederla  localizzata  e 
narrata  con  la  maggiore  serietà  nel  sec.  XV;  più  curioso  che  l'eroe  dell'av- 
ventura divenga  uno  dei  Salvalagli,  spesseggianti  nel  nostro  rinascimento. 
Se  quel  nome  valeva  ad  indicare  arditezza,  certo  non  stava  male  all'oscuro 
villano  di  Cesena.  Comunque  la  cosa  sia,  basti  per  ora  aver  rilevato  questo 
nuovo  Salvalaglio,  da  aggiungersi  a  quelli  già  indicati  nel  presente  Gior- 
nale, XI,  305.  Già  che  ci  siamo,  noteremo  pure  l'accenno  a  Salvalaglio  nella 
Leonida  di  Benetto  Ghirardi,  che  si  riferisce  al  Filosofo  dell'Aretino  (Ga- 
spary,  Geschichte,  II,  696  e  Ztschr.  fùr  rom.  Philologie,  XII,  558).  L'Armand 
nei  Médailleurs  descrisse  la  medaglia  di  un  Salvalaglio,  che  reca  sul  diritto 
il  busto  di  un  uomo  giovane,  con  un  berretto  a  foggia  di  calotta  e  con  ca- 
pelli ricciuti  intorno  e  la  scritta  Avd.^^x  •  Antonius  •  Salvalaio  ;  sul  rovescio 
v'è  un  dragone  col  motto  Datur  a  celo  fortuna.  L'Armand  identifica  il  per- 
sonaggio della  medaglia  con  un  Antonio  Salvalaglio,  che  comandava  l'arti- 
glieria di  Castel  S.  Angelo  nel  1527;  ma  al  peritissimo  dr.  Umberto  Rossi, 
che  ebbe  a  darcene  notizia,  lo  stile  della  medaglia  sembra  di  data  più  antica. 
Il  Rossi  ritiene  che  probabilmente  si  tratti  di  una  medaglia  satirica  e  ci  fa 
osservare  una  bizzarra  questione  artistica,  che  ad  essa  si  connette,  poiché  il 
busto  di  Antonio  Salvalaglio  è  la  copia  identica  di  quello  del  conte  Gian- 
francesco  Pico  della  Mirandola  (f  1467),  lavoro  di  Petrecino  da  Firenze]. 

Augusto  Cesari.  —  Come  pervenne  e  rimase  in  Italia  la  Matrona  d'Efeso. 

—  Bologna,  Zanichelli,  1890.  [Premesse  alcune  considerazioni  sull'  origine 
della  diffusissima  leggenda,  che  ebbe,  a  dir  così,  la  sua  consacrazione  arti- 
stica da  Petronio,  l'A.,  che  parteggia  per  l'origine  indiana,  viene  ad  occu- 
parsi più  particolarmente  delle  varie  redazioni  che  essa  ebbe  in  Italia.  Qui 
la  troviamo  nel  Novellino,  in  parecchi  volgarizzamenti  esopiani  e  nelle  varie 
forme  che  prese  tra  noi  il  Libro  de'  sette  savi.  Se  ne  impadronirono  novel- 
latori d'arte,  come  il  Sercambi,  il  Del  Tuppo,  Lorenzo  Astemio.  Nel  sec.  XVI 
la  trattò  Annibale  Campeggi;  nel  XVII  Eustachio  Manfredi  e  Niccolò  For- 
teguerri  (canto  XIII  del  Ricciardetto);  nel  XVIII  Domenico  Somigli  e  più 
tardi  C.  G.  Scotti  nelle  Giornate  del  Brembo.  Il  C.  crede  che  solo  qualche 
rifacimento  pochissimo  importante  possa  essergli  sfuggito  (p.  46);  né  ha  torto, 
ma  non  era  male  avvertisse  che  pressoché  tutti  i  riscontri  da  lui  riferiti  erano 
stati  già  notati  da  altri.  Per  le  redazioni  più  antiche  egli  non  fece  che  se- 
guire i  dati  di  una  nota  illustrativa  del  D'Ancona,  la  quale,  pubblicata  la 
prima  volta  nel  1864  nelle  illustrazioni  al  Libro  dei  sette  savi,  pp.  118-19, 


(1)  Bomania,  XV,  17-18;  rìprod.  in  Hist.  liti,  de  ìa  Frane»,  XXX,  191-92. 


CRONACA  163 

ricomparve  impinguata  nelle  Novelle  di  G.  Sercambi,  Bologna,  1871,  pp.  288-90 
e  poscia  nelle  Fonti  del  Novellino  {Studi,  Bologna,  1880),  pp.  322-24.  Per 
la  parte  moderna ,  oltre  il  Passano ,  potè  sersire  assai  bene  il  Grisebach, 
Wanderung  der  Novelle  der  treulosen  Wittioe ,  Berlin,  1836 ,  pp.  90-94. 
Oiustizia  ynoXe  peraltro  si  noti  che  il  C.  ha  trattato  il  tema  con  ordine  e 
chiarezza,  dando  notizie  abbastanza  copiose  su  alcuni  rifacimenti  moderni, 
citati  appena  da  altri.  Egli  ha  perfettamente  ragione,  a  parer  nostro,  quando 
{pp.  51-52)  riconosce  nella  tendenza  misogina  della  novella  il  segreto  della 
sua  straordinaria  fortuna]. 

Ferdinando  Gabotto.  —  H  Porcellio  a  Milano.  —  Verona,  Tedeschi,  1890. 
[Estratto  dalla  Biblioteca  delle  scuole  italiane.  Sono  riferite  tre  poesie  inedite, 
due  latine  ed  una,  orribile,  italiana,  di  Porcellio  de'  Pandoni,  tratte  da  un 
cod.  Laurenziano.  E  pure  pubblicato  un  documento  dell'Archivio  di  Stato  di 
Milano,  in  data  16  giugno  1456,  da  cui  si  impara  che  lo  Sforza  concesse  al 
Porcellio  una  provvigione  di  trenta  ducati  mensili,  dichiarando  di  averlo  ca- 
rissimo «  cum  prò  sua  singulari  virlute  litterarumque  peritia,  tum  prò  eius 
«(  erga  nos  sincera  fide  ».  Le  relazioni  dell'umanista  napoletano  con  Francesco 
Sforza  e  con  Francesco  e  Mario  Filelfo  formano  1'  oggetto  di  questo  breve 
scritterello]. 

Adolf  Tobler.  —  Romanische  Philclogie  an  deutschen  Universitdten. 

—  Berlin,  1890.  [È  questo  il  discorso,  con  cui  l'illustre  professore  inaugurò 
il  15  ottobre  '90  il  suo  rettorato  nell'università  di  Berlino.  Ragguardevole 
discorso  davvero  per  altezza  e  densità  di  concetto.  Il  T.  vi  mostra  in  che 
senso  la  filologia  romanza  sia  scienza  moderna  ed  in  che  difierisca  dalla  lin- 
guistica e  dalla  storia  letteraria,  ad  essa  così  a£Bni;  rappresenta  la  vastità 
e  la  varietà  del  campo  filologico  romanzo  appena  cominciato  a  dissodare; 
rileva  come  la  filologia  romanza  crescesse  germanica  ed  anche  oggi,  sebbene 
non  più  coltivata  solo  in  Germania  ma  in  tutta  Europa,  abbia  in  Geinoaania 
strenui  cultori,  e  termina  col  considerare  l'ufiScio  pratico  che  le  cattedre  di 
filologia  neolatina  hanno  ad  esercitare  rispetto  all'insegnamento  secondario. 

—  Ci  piace  rilevare  che  anche  qui  come  altrove  (vedi  Giornale,  XVI,  475) 
il  T.  mostra  di  considerare  la  Vita  Nuova  come  un  aggregato  di  razos,  non 
diversamente  dal  Rajna.  In  un  luogo  infatti,  accennando  a  Dante  come  ad 
antico  precursore  degli  studi  romanzi,  dice  :  <  oder  da,  vro  er,  sich  selbst  den 
*  Dienst  leistend,  welchen  den  Trobadors  manchmal  ihre  Biographen  erwiesen 

<  hatten,  eigene  Lieder  erlàutert,  indem  er  ùber  ihre  Veranlassungen  aus- 
«  konft  giebt,  Folge  und  Zusammenhang  der  dàrin  ausgesprochenen  Gedanken 

<  darlegt  >  (p.  6)]. 

Nicola  Impallomem.  —  Il  <.  Filippo  »  dell'Alfieri.  Stadio.  —  Cosenza, 
tip.  F.  Principe,  1890.  [Ordine ,  lucidità ,  buon  metodo  trovansi  in  questo 
scritto,  che  abbiamo  letto  con  singolare  compiacenza.  L'I.  mostra  anzitutto, 
attenendosi  particolarmente  ai  risultati  del  De  Moùy,  quanto  sia  piccolo  il 
fondamento  storico  della  leggenda  formatasi  sugli  amori  di  Doa  Carlos,  figlio 
di  Filippo  II,  con  la  matrigna  Isabella.  Si  potrebbe  anzi  dire  che  vero  fon- 
damento storico  non  v'è,  quando  se  ne  tolgano  certi  avvicinamenti  di  date 
e  di  fatti  male  interpretati.  Tanto  Don  Carlos  quanto  Isabella  furono  diver- 
sissimi nella  realtà  storica  da  quelli  che  la  leggenda  li  fece.  E  la  legenda 


164  CRONACA 

sorse  ben  presto  e  fu  elaborata  in  un  racconto  romanzesco  dell'  abate  di 
San  Reale,  pubblicato  in  Amsterdam  nel  1672.  in  quel  racconto  fortunatis- 
simo Don  Carlos  ha  già  subito  la  sua  trasformazione  ideale ,  onde  non  è 
meraviglia  se  parecchi  autori  drammatici  trovarono  quel  fatto  altamente  tra- 
gediabile. Il  Filippo  fu  una  delle  prime  tragedie  dell'  Alfieri ,  e  gli  costò 
molta  fatica.  La  stese  due  volte  in  prosa,  prima  in  francese  poi  in  italiano, 
e  sei  volte  la  versificò  finché  ne  fu  pago.  Egli  dice  di  aver  attinto  il  soggetto 
alla  novella  del  San  Reale,  ma  in  realtà  seguì  la  tragedia  Andronico  di 
Giovanni  Galbert  di  Garopistron,  nella  quale  l'autore  francese  amico  del  Ra- 
cine,  che  visse  nella  seconda  metà  del  sec.  XVII  e  nella  prima  del  XVIII, 
palliò  con  falsi  nomi  l'azione  narrata  dal  San  Reale.  Di  questa  derivazione 
nessuno  sinora  aveva  tenuto  conto,  tranne  un  anonimo  di  Lucca,  che  scrisse 
dell'Alfieri  nel  principio  del  secolo  nostro.  Con  una  accurata  analisi  dell'An- 
dronico  TI.  pone  in  chiara  luce  i  rapporti  che  ha  con  esso  la  tragedia  al- 
fieriana,  rapporti  che  si  vedono  ancora  più  evidenti  nella  stesura  prosaica. 
In  seguito  l'Alfieri  modificò  talmente  l'opera  sua,  che  essa  venne  ad  assu- 
mere colorito  nuovo,  e  i  caratteri  si  plasmarono  fortemente  ed  originalmente. 
Delle  profonde  bellezze  che  ha  il  tipo  di  Filippo  v'  è  appena  1'  ombra  nel 
mediocre  lavoro  del  Campistron.  Termina  l'I.  il  suo  scritto  dicendo  alcune 
cose  assennate  del  Don  Carlos  dello  Schiller,  opera  romantica  geniale,  in 
cui  la  truce  azione  spagnuola  è  più  che  altro  occasione  per  sviluppare  con- 
cetti politici  d'altri  tempi.  —  Modello  a  questo  scritto  fu  l'articolo  sul  Saul, 
che  lo  Zumbini  inserì  nella  N.  Antologia  del  1885.  Vogliamo  sperare  che 
ri.  persevererà  nello  studio  degli  elementi  costitutivi  del  teatro  alfieriano, 
di  cui  cosi  bene  riconosce  la  utilità  (p.  9).  Egli  ha  davvero  le  attitudini  ne- 
cessarie per  condurlo  a  buon  termine]. 

G.  Crescimanno.  —  Il  figliuolo  dell'  orsa.  —  Catania,  tip.  Barbagallo  e 
Scuderi,  1890.  [Illustra  l'episodio  di  Niccolò  III  Orsini  nel  canto  dei  Simo- 
niaci, XIX  àeWInferno.  Scopo  del  G.  è  mostrare  il  significato  che  ha  la 
figura  di  papa  Niccolò  e  la  unione  ideale  che  si  deve  ravvisare  tra  questa 
ed  i  due  pontefici  successivi,  Bonifazio  Vili  e  Clemente  V.  Sul  modo  in  che 
Dante  volle  sfogare  nella  Commedia  la  sua  ira  contro  l'odiato  Bonifazio  l'A. 
ha  osservazioni  acute.  L'esposizione  in  genere  ci  sembra  troppo  prolissa  e 
non  sempre  corretta.  Questo  studio  è  saggio  d'un  futuro  volume  di  Figure 
dantesche']. 

Giuseppe  Calligaris.  —  Saggio  di  studi  su  Paolo  Diacono.  —  Venezia, 
tip.  Visentini,  1890.  [Estratto  dalla  Miscellanea  della  Beputaz.  Veneta  di 
storia  patria.  Il  lavoro  esce  veramente  dal  nostro  campo;  ma  siccome  ve 
cominciata  una  indagine  molto  utile,  che  potrebbe,  ci  sembra,  essere  allar- 
gata anche  ad  altri  cronisti  posteriori,  ne  vogliamo  accennare.  E  questo  infatti 
un  tentativo  assai  notevole,  diretto  a  porre  in  luce  lo  schematismo  conven- 
zionale di  certi  scrittori  del  medioevo.  Nella  prima  parte  del  suo  saggio  il  C. 
passa  in  rassegna  le  varie  fonti,  langobarde  e  non  langobarde,  di  Paolo  Dia- 
cono, per  stabilire  i  tratti  che  egli  attinse  da  esse  nel  presentare  i  suoi  per- 
sonaggi. Nella  seconda  parte  sottopone  ad  un  esame  comparativo  i  ritratti 
che  in  Paolo  si  trovano,  dividendoli  in  tre  categorie,  principi  e  guerrieri, 
«cclesiastici,  donne.  Da  questo  esame  gli  risulta  che  il  celebre  storico  usa 


CRONACA  165 

di  un  formulario  fisso  per  designare  le  qualità  fisiche  e  morali  de'  perso- 
naggi che  rappresenta.  Queste  determinazioni  adunque,  tranne  in  alcuni  casi 
rarissimi,  vengono  ad  essere  veri  e  propri  luoghi  comuni;  non  altro.  Ognuno 
vede  quale  importanza  abbia  siffatto  risultato,  al  quale  il  G.  è  giunto  con 
un  esame  diligentissimo  di  tutte  le  opere  del  suo  autore.  Il  rintracciare  le 
origini  di  tale  schematismo  ed  il  trovarlo  effettuato  anche  in  altri  documenti 
storici  medievali,  sarebbero  ambedue  cose  ottime  per  formarsi  idea  esatta  del 
valore  storico  che  hanno  certe  qualificazioni  personali,  che  talora  sono  le 
uniche  di  cui  ci  possiamo  servire  per  figurarci  alcuni  personaggi  dell'  età 
media]. 

A.  Giordano.  —  Francesco  Petrarca  e  l'Africa.  —  Fabriano,  tip.  Gentile, 
1890.  [Servendosi  particolarmente  dell'epistolario  petrarchesco,  cerca  il  G. 
di  rifare  la  storia  della  composizione  del  poema,  abbandonato  e  ripreso  più 
volte,  da  ultimo  faticosamente  concluso.  U Africa  fu  principiata  nella  set- 
timana santa  del  1338,  finita  circa  dieci  anni  dopo,  e  poscia  ancora  tormen- 
tata col  lavoro  della  lima.  Ragione  del  poema  fu  il  vivissimo  desiderio  di 
gloria,  che  il  P.  nutriva  nell'animo;  occasione  e  stimolo  un  suo  viaggio  a 
Roma.  Le  fonti  dell'Africa  sono  da  ricercarsi  in  Cicerone,  in  Virgilio,  in 
Tito  Livio.  Il  G.  ne  investiga  oggettivamente  il  merito  artistico,  nell'inven- 
zione, nell'azione,  nei  caratteri,  nelle  imagini,  nelle  descrizioni,  nello  stile, 
nella  lingua.  Egli  non  trascura  di  considerare  quelli  episodi  in  cui  può  ve- 
dersi maggiormente  riflesso  l'animo  dell'autore  od  in  cui  si  può  riconoscere 
qualche  tratto  della  sua  vita.  Merita  per  questo  riguardo  menzione  quanto 
dice  di  Sofonisba  (pp.  118  sgg.).  Termina  col  discorrere  del  concetto  morale 
àeW Africa,  conforme  all'idea  che  il  P.  e  molti  suoi  contemporanei  s'erano 
formato  dell'ufScio  della  poesia,  e  ne  trae  occasione  per  trattenersi  sulla  in- 
terpretazione che  il  P.  dava  alla  storia,  intorno  al  quale  soggetto  rilevante 
gli  sarebbe  stato  utile  il  conoscere  le  osservazioni  del  Kimer  (cfr.  Giornale, 
XVI,  409).  —  Questo  lavoro  è  una  buona  promessa,  perchè  il  G.  ha  studiato 
il  suo  tema  seriamente.  L'uso  di  appoggiarsi  sempre  sulle  parole  del  P.,  per 
andare  innanzi  sicuro,  mostra  critica  circospetta.  Tuttavia  il  libro  è  di  let- 
tura faticosa,  perchè  alquanto  scolorito  e  non  troppo  perspicuo  nella  forma. 
Gran  che  di  nuovo  non  vi  si  impara,  né  grande  coltura  vi  manifesta  l'A.  Le 
questioni  generali  o  laterali  v'  hanno  troppa  parte;  né  sempre  opportuna. 
Sono  difetti  scusabili  in  un  primo  lavoro,  quando  d'altra  parte  i  pregi  non 
mancano]. 

Rbinh.\rd  Albrecht.  —  In  Ponerolycon.  Ein  unveró/fentlichtes  lateini' 
sches  Schmdhgedicht  des  TitoVespoiiano  Strozza  (i47o). —  Leipzig,  Teubner, 
1890.  [Estratto  dalle  Commentationes  Fleckeisenianae.  L'A.  ha  scritto  una 
memoria  ancora  inedita  suU'  umanista  e  poeta  ferrarese  Tito  Vespasiano 
Strozzi,  e  di  essa  è  annuncio  e  saggio  il  presente  scritterello,  che  rivela  una 
cognizione  fondata  e  precisa  dell'argomento.  In  poco  più  di  due  pagine  l'A. 
condensa  quanto  si  sa  intorno  alla  vita  ed  alla  attività  letteraria  dello  Strozzi 
(1425-1505).  Poi  viene  a  parlare  dei  suoi  versi  latini,  in  cui^riuscì  eccellente, 
e  della  raccolta  che  ne  fece  Aldo  Manuzio  nel  1514,  aggiungendovi  anche 
i  versi  dell'infelice  figliuolo  di  lui,  Ercole.  Dei  mss.  Estensi,  che  contengono 
poesie  di  Tito,  l'A.  ha  cognizione,  e  li  confronta  con  un  cod.  membranaceo 


166  CRONACA 

magnifico  della  bibl.  di  Dresda,  che  rappresenta  la  raccolta  fatta  da  Tito 
medesimo  pel  papa  Innocenzo  Vili.  Il  cod.  di  Dresda,  che  s'intitola  Erotica, 
contiene  quasi  tutte  le  poesie  latine  dei  mss.  italiani,  e  ne  ha  in  più  diverse, 
che  in  questi  ultimi  non  si  trovano,  ed  inoltre  nove  lettere  in  prosa.  Dal 
cod.  di  Dresda  l'A.  pubblica  qui,  con  erudite  annotazioni,  una  amara  invet- 
tiva dello  Strozzi  contro  quel  Bonvicino  dalle  Carte,  che  per  malversazioni 
e  ruberie  s'acquistò  cosi  trista  rinomanza  in  Ferrara,  come  attesta  il  Diario 
ferrarese.  11  carme  consta  di  514  esametri  e  gli  va  innanzi  nel  cod.  una  de- 
dicatoria in  prosa  al  duca  Ercole,  che  l'A.  pure  produce.  Di  questo  compo- 
nimento egli  conosce  solo  un'altra  copia,  che  trovasi  nella  Estense.  La  pub- 
blicazione è  condotta  con  cura,  perspicacia  e  dottrina.  Non  manca  l'A.  di 
far  notare  i  rapporti  che  la  poesia  dello  Strozzi  ha  con  le  invettive  di  Glau- 
diano  e  osserva  eziandio  giustamente  che  alla  tirata  latina  dell'  umanista 
possono  fornire  riscontro  popolare  i  23  sonetti  anonimi  contro  Niccolò  Ariosto, 
che  il  Cappelli  pubblicò.  La  situazione,  per  cosi  esprimerci,  è  davvero  la 
medesima,  ma  nei  sonetti  volgari  l'espressione  cruda  e  plebea  dello  sdegno 
pubblico  non  è  mascherata,  come  nel  poemetto  umanistico,  dalla  erudizione 
e  dalle  frasi  fatte  dell'antichità  classica]. 

Guglielmo  Volpi.  —  Bel  tempo  in  cui  fu  scritto  il  «  Morgante  ».  — 
Modena,  1890.  [Estratto  dalla  Rassegna  Emiliana.  La  prima  ediz.  del  Mor- 
gante usci  nel  febbraio  1482,  ed  era  in  23  canti;  la  seconda  nel  febbraio  1483, 
ed  era  in  28  canti.  È  facile  quindi  il  rilevare  a  che  tempo  siano  da  asse- 
gnarsi gli  ultimi  cinque  canti,  quelli  condotti  sulla  Rotta  di  Roncisvalle. 
Ma  gli  altri  23,  che  seguono  la  materia  àelY  Orlando  laurenziano,  quando 
furono  scritti?  Il  V.  rileva  alcuni  dati  interni,  da  cui  risulta  «  che  i  canti 
«  XIV-XVIII  furono  scritti  tra  il  '62  e  l'aprile  '68,  che  il  XXII  è  posteriore 
«  al  '65,  e  che  nel  '70  la  prima  parte  era  finita  ».  Questi  dati  ci  sembrano 
positivi.  Il  ragionamento  con  cui  il  V.  vorrebbe  restringere  ancora  i  termini 
può  andare  incontro  a  serie  obiezioni]. 

Francesco  Flamini.  —  L'imitazione  di  Dante  e  dello  «  stil  nuovo  »  nelle 
rime  di  Gino  Rinuccini.  —  Verona,  Civelli,  1890.  [Estratto  dalla  rivista  VA- 
lighieri.  Da  una  comunicazione  comparsa  nel  Giornale,  XV,  455,  sanno  già 
i  nostri  lettori  con  quanto  amore  il  Flamini  abbia  studiato  le  rime  di  Cino 
Rinuccini,  vissuto  nella  seconda  metà  del  trecento.  Nel  presente  articolo 
lucido  e  ingegnoso,  scritto  con  eleganza  garbata,  che  talora  rasenta  la  ri- 
cercatezza, egli  indaga  alcune  fonti  dell'  arte  rinucciniana.  Fu  detto  che  il 
Rinuccini  imitò  il  Petrarca.  Il  FI.  noi  nega  ;  consente  anzi  che  il  fondo  del 
suo  canzonieretto  è  petrarchesco  (p.  19)  ;  ma  reputa  utile  il  porre  in  chiaro 
ciò  che  egli  desunse  dalla  lirica  dantesca.  Trova  somiglianze  nel  modo  di 
rappresentare  la  donna  amata ,  nell'efficacia  attribuita  alla  presenza  di  lei, 
negli  affetti  dell'amore.  Alcuni  sonetti  del  Rinuccini  seguono  l'andatura,  gli 
usi  e  la  tecnica  dello  stil  nuovo,  e  così  pure  una  canzone,  1'  unica  del  R., 
che  il  FI.  analizza.  Le  ballate  hanno  sapore  dantesco,  ed  anche  le  sestine, 
che  si  scostano  aff'atto  da  quelle  del  Petrarca.  Una  di  esse  ci  parla  d'un'im- 
mersione  in  una  fonte,  che  il  FI.  accosta  alla  immersione  nel  Lete  del  XXXI 
del  Purgatorio  (per  opera  di  Matalda,  non  di  Beatrice,  p.  18).  Nella  descri- 
zione della  donna  amata  il  R.  s'accosta  a  Dante,  segnalando  in  lei  il  color 


CRONACA  167 

^i  perla,  di  cui  il  FI.  trova  un  terzo  esempio  solo  in  Fazio  degli  liberti, 
mentre  gli  altri  poeti  «  rappresentarono  del  più  stietto  latte  e  sangue  le  gote 
f.  delle  loro  belle  ».  Di  ciò  dà  esempi  (pp.  14-15),  che  agevolmente  avrebbe 
potuto  moltiplicare.  Sul  colore  perlaceo  di  Beatrice  ci  ha  offerto  recentemente 
considerazioni  e  riscontri  lo  Scherillo  in  uno  scritto  (La  morte  di  Beatrice, 
Napoli,  1890,  pp.  4-15)  che  al  FI.  non  poteva  essere  ancora  noto  quand'egli 
stendeva  questo  articolo]. 

Carlo  Cipolla.  —  Una  visita  alVarchivio  capitolare  di  Vercelli.  —  Ro- 
vereto, 1890.  [Estratto  dal  voi.  Vili  degli  Atti  dell'Accademia  degli  Agiati 
di  Rovereto.  È,  si  può  dire,  un  contributo  agli  studi  sul  De  imitatione  Christi, 
giacché  in  questo  opuscoletto  si  parla  quasi  esclusivamente  di  un  celebre  co- 
dice di  quel  trattato,  che  trovai  a  Vercelli.  Il  ms.  fu  comperato  nel  1830 
da  Gaspare  De  Gregory  a  Parigi,  e  lo  stesso  De  Gregory  cercò  di  accrescerne 
la  importanza  facendolo  rimontare  ad  età  molto  antica.  Il  C,  con  la  sua  com- 
petenza paleografica  riconosciuta,  lo  descrive  e  crede  di  poterlo  assegnare 
agli  anni  che  intercedono  fra  il  1430  e  il  1450.  In  una  lunga  nota  si  occupa 
di  un  altro  ms.  del  De  imitatione,  esso  pure  fatto  più  vecchio,  non  di  anni, 
ma  di  secoli,  U  codice  di  Arona  passato  alla  bibl.  Nazionale  di  Torino]. 

Cesare  Albicini.  —  Politica  e  storia.  Scritti.  —  Bologna,  Zanichelli,  1890. 
pn  questo  grosso  volume  sono  raccolti  molti  scritti  d'occasione,  la  più  parte 
discorsi  e  articoli  usciti  in  varie  riviste.  Il  tono  di  gran  parte  degli  scritti 
qui  riprodotti  è  oratorio,  ma  il  concetto  v'è  quasi  sempre  retto,  nobile  e 
perspicuo.  La  più  parte  degli  articoli  tratta  argomento  vario  di  storia  civile, 
o\'vero  soggetto  politico  o  giuridico  o  economico-sociale.  Ci  limiteremo  a  dare 
indicazione  di  ciò  che  tocca  un  po'  più  dappresso  gli  studi  nostri.  La  disputa 
intomo  alla  natura  delTanima  ai  tempi  del  Pomponazzo  (muove  dal  libro 
del  Fiorentino);  Miti  e  leggende  intorno  alle  origini  della  città  di  Forlì 
(sulla  cronaca  forlivese  di  Leone  Cobelli>;  /  nuovi  studi  intorno  a  Niccolò 
Machiavelli  (sull'opera  del  Villari);  Francesco  Guicciardini  (discorso);  Gior- 
dano Bruno  (discorso)  ;  Carlo  Goldoni  (a  proposito  del  suo  epistolario  pubbl. 
dal  Masi)]. 

Jean  de  Mairet.  —  Silvanire,  mit  Einleitung  und  Anmerkungen  heraus- 
gegeben  v.  Richard  Otto.  —  Bamberg,  Buchner,  1890.  [11  dr.  Otto  riproduce 
la  ediz.  parigina  del  1631,  divenuta  assai  rara,  della  tragicommedia  pastorale 
di  J.  de  Mairet  da  Besangon  La  Silvanire  ou  la  morte-vive.  Questa  ristampa 
può  avere  interesse  diretto  per  gli  eruditi  italiani,  inquantochè  non  solo  il 
dramma  del  Mairet  imita  in  qualche  scena  il  Pastor  Fido  del  Guarini,  ma 
tutto  l'assetto  esterno  della  edizione  sembra  avere  avuto  a  suo  modello,  come 
rO.  mostra,  le  stampe  veneziane  1602  e  1605  del  noto  capolavoro  Gua- 
riniano.  Oltracciò,  come  è  noto  e  come  fece  già  vedere  il  "Weinberg  in  un 
opuscolo  che  fu  analizzato  in  questo  Giornale  (V,  293),  tutta  la  produzione 
pastorale  francese  del  sec.  XVII  è  informata  ai  drammi  pastorali  italiani  del 
cinquecento.  Il  Mairet,  che  non  prima  del  1629  scrisse  la  sua  Silvanire,  le 
mandò  innanzi  nella  edizione  alcune  considerazioni  sulle  unità  di  tempo  e 
di  luogo,  alle  quali  intendeva  uniformarsi,  preludendo  cosi  teoreticamente  al 
primo  dramma  regolare  che  la  Francia  abbia  avuto.  L'O.  nella  copiosa  e 
dotta  introduzione  mette  al  suo  vero  posto  la  Silvanire,  studiandola  in  re* 


168  CRONACA 

lazione  coi  prodotti  drammatici  anteriori,  con  lo  sviluppo  delle  teorie  dram- 
matiche, e  con  l'opera  del  Gorneille.  Vi  si  potrà  trovare  trattata  largamente 
la  storia  delle  tre  unità,  quale  fu  intesa  e  discussa  dagli  interpreti  di  Ari- 
stotile e  dai  trattatisti  e  poeti  italiani  e  francesi.  L'importante  lavoro  dell'O. 
merita  d'  essere  consultato  da  chiunque  si  occupi  della  storia  del  dramma. 
Deploriamo  solo  che,  in  un  soggetto  cosi  intimamente  collegato  con  la  storia 
nostra  letteraria ,  egli  si  sia  tenuto  pago  a  consultare  le  antiche  opere  di 
erudizione  italiane,  senza  curarsi  delle  recenti.  Fra  queste  ultime  avrebbe 
potuto  specialmente  giovargli  il  libro  di  Vitt.  Rossi,  Battista  Guarirti  ed  il 
Pastor  Fido,  Torino,  1886]. 

Vincenzo  Russo.  —  La  Zanitonella  e  V  Orlandino  di  Teofilo  Folengo.  — 
Bari,  tip.  Petruzzelli,  1890.  [Incerto  e  confuso  procede  questo  scritto,  che  ha 
peraltro  dei  pregi  innegabili.  È  probabilmente  il  primo  lavoro  di  un  giovane, 
onde  bisogna  usargli  riguardi,  poiché  ci  sembra  riveli  delle  attitudini  a  far 
molto  meglio  in  seguito.  Nella  Zanitonella  del  Folengo,  quella  serie  bizzarra 
di  versi  maccaronici  che  rappresenta  gli  amori  di  Tonello  e  di  Giovannina, 
il  R.  riconosce  col  De  Sanctis  e  col  Gaspary  una  parodia  della  poesia  pa- 
storale e  di  quella  erotica  petrarcheggiante.  La  poesia  pastorale  sarebbe  messa 
in  ridicolo  nelle  ecloghe,  che  formano  l'elemento  drammatico  dell'operetta, 
mentre  si  canzonerebbero  i  petrarchisti  con  le  sonolegie,  che  ne  costituiscono 
l'elemento  lirico.  Abbondanti  sono  i  riscontri  classici,  che  il  R.  trae  in  mezzo; 
meglio  doveva  dimostrare  i  rapporti  con  Y Arcadia  del  Sannazaro.  Quando 
l'A.  ravvisa  nel  Folengo  «  il  primo  a  dare  alla  materia  pastorale  una  certa 
«  forma  drammatica  »  (p.  11)  cade  in  una  strana  illusione;  più  strano  ancora 
è  il  credere  che  se  la  Zanitonella  fosse  stata  scritta  in  italiano  avremmo 
forse  «  eliminati  a  tempo  i  germi  della  decadenza  »  ed  «  evitato  un  secolo 
«  di  abbiezione  »  (p.  32).  Rispetto  alla  cronologia  dell'operuccia,  il  R.  non  si 
attiene  né  a  quella  proposta  dal  Luzio  (1512),  né  all'altra  che  pose  innanzi 
il  Portioli  (1517-20);  egli  crede  che  la  Zanitonella,  non  sia  stata  compiuta 
prima  del  1521  (pp.  4-6).  La  debolezza  dell'argomentazione  del  R.  fu  oppor- 
tunamente dimostrata  da  altri,  in  una  recensione,  nel  resto  troppo  severa,  di 
quest'opuscolo  (1).  L'ecloga  I,  ove  si  parla  di  Federico  Gonzaga  come  prin- 
ceps,  deve  essere  necessariamente  posteriore  al  1519;  ma  chi  ci  dice  che  il 
Folengo  non  l'abbia  modificata,  introducendovi  le  lodi  del  nuovo  signore, 
quando  si  fece  l'edizione  paganiniana?  Si  noti  che  Federico  v'è  persin  chia- 
mato «  duca  mantuanus  »,  il  che,  a  rigore,  ci  porterebbe  al  1530.  —  Lo 
studio  sull'Orlandino  è  più  ricco  di  fatti  e  di  idee.  Il  R.  considera  il  poe- 
metto nel  suo  scopo  parodico  e  satirico,  che  crede  rivolto  particolarmente 
contro  il  clero,  senza  che  per  ciò  il  Folengo  meriti  d'  essere  ascritto  fra  i 
luterani.  Le  idee  letterarie  che  il  poeta  vi  professa,  l'importanza  artistica  che 
il  componimento  ha,  i  rapporti  di  esso  coi  poemi  cavallereschi  italiani,  sono 
tutte  cose  che  il  R.  mette  in  chiaro  con  critica  sagace  ed  erudizione  nutrita. 
Non  tutti  certo  i  rafiionti  coi  poemi  d'arte,  ch'egli  instituisce,  sono  calzanti  ; 
il  R.  tende  troppo  a  dare  importanza  di  fonti  a  certi  riscontri,  cosa  tanto 

(1)  a.  Zakhoui,  studi  recenti  sulla  letterat.ital.  nei  sec.  XV  e  XVI,  Milano,  1890,  pp.  24-25 
(eetr.  dalla  Cultura). 


CRONACA  169 

più  pericolosa  in  lui,  che  non  ha  potuto,  o  voluto,  studiare  la  derivazione 
della  materia  del  poemetto.  Questa  fu  davvero  increscevole  ommissione.  In- 
vestigare definitivamente  la  leggenda,  in  massima  parte  italiana,  della  na- 
scita e  della  fanciullezza  d'Orlando,  sarebbe  stato  C3sa  utile  e  non  difficile. 
Riguardo  a  ciò  il  R.  ha  mostrato  una  leggerezza  imperdonabile  (pp.  36-37). 
Del  più  antico  poemetto  conosciuto  intorno  alla  nascita  ed  alle  prime  gesta 
d'Orlando,  quello  franco-veneto  del  ms.  Marciano  fr.  XUI,  non  doveva  essere 
difficile  alI'A.  procurarsi  cognizione  diretta,  avendolo  pubblicato  il  Mussafia 
nella  Romania,  XIV  (1885),  177  sgg.  Del  resto  il  confronto  di  questa  nar- 
razione col  testo  dei  Reali  di  Fraticia  fu  fatto  dal  Rajna,  Reali,  1,  256  sgg., 
cui  almeno  doveva  essere  rinviato]. 

Paolo  Amaducci.  —  Guido  del  Buca.  —  Forlì,  tip.  Bordandini,  1890. 
[Fra  tanto  discutere,  spesso  vanamente,  intorno  alla  interpretazione  di  certi 
luoghi  del  poema  dantesco,  che  sono  forse  destinati  a  rimanere  sempre  enig- 
matici, gode  l'animo  al  vedersi  comparire  d'innanzi  un  opuscoletto  come 
questo,  tutto  contesto  di  fatti  certi  e  nuovi,  o  per  lo  meno  non  peranco  se- 
gnalati pubblicamente  da  alcuno.  Tutti  rammentano  il  luogo  che  fra  i  per- 
sonaggi romagnoli  citati  da  D.  nel  XIV  del  Purgatorio  tiene  Guido  del  Duca, 
intorno  al  quale  i  commentatori  non  seppero  se  non  ripetere  la  magra  no- 
tizia data  da  Benvenuto  ch'ei  fu  un  gentiluomo  di  Bertinoro.  11  dr.  Amaducci 
sa  dirci  qualche  cosa  di  più  e  si  basa  su  scritti  editi  ed  inediti.  Dai  Monu- 
menti Ravennati  de'  secoli  di  mezzo  di  Marco  Fantuzzi  ricava  un  documento 
del  12  giugno  1202,  in  cui  compare  il  nome  di  Guido  del  Duca,  e  dalla  an- 
cora inedita  Istoria  di  Romina  di  Vincenzo  Garrari  trae  un  passo  impor- 
tantissimo (già  in  parte  riferito  da  M.  Fantuzzi,  De  gente  Honestia,  Cesena, 
1786,  p.  127):  «  In  questo  tempo  (1218)  Guido  nato  di  Duca  figlio  di  Gio- 
<  vanni  Onesti  da  Ravenna  si  parti  con  Salomone  suo  figlio  e  la  famiglia 
«  da  Brettinoro,  dove  era  andato  a  star  col  padre,  e  ritornò  a  Ravenna  ». 
La  medesima  storia  del  Garrari  indica  due  documenti  del  1229,  in  uno  dei 
quali  ha  parte  Guido  del  Duca  e  nell'altro  Salomone  di  Guido  del  Duca.  Da 
queste  attestazioni  e  da  altre  minori  che  l'A.  qui  raccoglie  siamo  licenziati 
a  ritenere  che  Guido  «  visse  di  sicuro  tra  la  seconda  metà  del  secolo  XII 
«  e  la  prima  del  XIII,  che  fu  della  famiglia  Onesti  di  Ravenna,  e  si  disse 
«  di  Bertinoro,  forse  perchè  lungamente  vi  abitò  e  vi  ebbe  uffici  e  stato  molto 
«  ragguardevoli  ».  Non  è  molto  ma  è  qualche  cosa,  e  quel  che  vale  ancor 
meglio,  qualche  cosa  di  certo]. 

Andrea  Moschetti.  —  Yenezia  e  la  elezione  di  Clemente  XIII.  —  Ve- 
nezia, Visentini,  1890.  [Estratto  dalla  Miscellanea  della  Deputazione  veneta 
di  storia  patria.  Non  solamente  notizie  storiche  particolari  sui  rapporti  di 
Benedetto  XIV  con  Venezia  e  sulla  elezione  del  suo  successore,  il  cardinal 
Rezzonico,  che  prese  nome  di  Clemente  XIII,  offre  questo  opuscolo  ;  ma  anche 
un  considerevole  numero  di  poesie  satiriche  scritte  in  quella  congiuntura  e 
durante  i  primi  tempi  avventurati  del  pontificato  di  Clemente.  Il  M.  ha  po- 
tuto disporre  di  copiose  raccolte  di  versi,  composti  in  quella  occasione,  che 
si  leggono  in  vari  codici  Cicogna  del  Museo  Correr.  Egli  ne  ha  tratto  par- 
tito, giustamente  osservando  che  queste  voci  popolari,  o  per  lo  meno  pub- 
bliche, non  vanno  mai  trascurate.  Tanto  meno  vanno  trascurate,  aggiunge- 


170  CRONACA 

remo  noi,  quando  si  tratta  di  tempi  come  quelli  in  cui  Clemente  XIII  assunse 
il  triregno,  tempi  di  fermento  sordo,  nel  quale  si  maturavano  idee  grandi  e 
nuove,  destinate  a  riformare  il  consorzio  sociale]. 

Achille  Mazzoleni.  —  Il  pie  fermo  dantesco.  —  Caltagirone,  tip.  Scuto, 
1891.  [L'A.  rammenta,  non  troppo  ordinatamente,  le  opinioni  espresse  sul 
tormentatissimo  /w/l,  li,  29-30  (si  cfr.  anche  Giorn.,  XIV,  449)  e  non  am- 
mettendo, ed  a  ragione,  la  interpretazione  antica  e  comune  che  con  quel 
modo  di  dire  D.  intendesse  alludere  alla  salita  che  egli  faceva,  confutando 
la  congettura  che  la  frase  significhi  salìa  con  sospetto,  con  trepidazione,  e 
l'altra,  più  peregrina,  che  fermo  valga  destro,  espone  modestamente  l'idea 
sua,  ch'è  la  seguente.  I  due  versi  vanno  interpunti  così:  Ripresi  via  per 
la  piaggia  diserta  |  Si,  che  il  pie'  fermo  sempre  era  il  più  basso:  «  il  Poeta 
«  ha  ripreso  il  cammino  su  per  le  prime  falde  del  monte,  le  quali  erano  cosi 
«  inculte,  aspre  ed  ingombre,  che  nel  fare  il  passo  era  d'uopo  sollevare  ben 
«  alto  il  piede  in  movimento  per  non  inciampare  »  (pp.  25-26).  La  difficoltà 
massima  sta  nel  dare  alla  voce  diserta  il  significato  di  scabra  e  rovinosa. 
L'A.  ne  dà  esempi,  fra  i  quali  quello  del  Purg.,  Ili,  49]. 

M.  G.  PoNTA.  —  Due  studi  Danteschi  pubbl.  per  cura  di  Carmine  Gioia. 
—  Roma,  tip.  Armanni,  1890.  [Del  padre  Ponta  è  specialmente  noto  il  pre- 
gevole Orologio  dantesco.  I  suoi  minori  scritti  su  Dante  o  furono  pubblicati 
in  periodici  non  agevolmente  reperibili  o  giacciono  inediti  negli  archivi  della 
Congregazione  Somasca.  Il  Gioia  intende  di  venir  pubblicando  o  ristampando 
questi  scritti,  e  per  ora  fa  precedere,  come  saggio,  il  presente  opuscolo.  — 
Gli  studi  qui  pubblicati  mostrano  la  sicura  e  profonda  conoscenza  che  il  P. 
aveva  di  Dante.  L'uno  si  aggira  suU'/n/".,  Vili,  91-93,  vale  a  dire  sulla  fiera 
opposizione  fatta  dai  demoni  a  Dante  e  a  Virgilio,  quando  stavano  per  en- 
trare nella  Città  di  Dite.  Il  P.  investiga  «  perchè  Virgilio  vince  tutte  le  cose, 
«  fuor  che  i  dimon  duri  della  città  di  Dite  (cfr.  Inf,  XIV,  44),  e  perchè 
«  Dante  disperi  di  rivedere  le  stelle  se  non  lo  accompagna  il  suo  Duca  ». 
La  particolare  novità  di  questa  sua  interpretazione  consiste  nel  ravvisare  nel 
significato  letterale  di  Virgilio  lo  spirito  dell'  Eneide,  e  nel  collegare  quindi 
l'ostacolo  insormontabile  che  Virgilio  trova  alla  città  di  Dite  con  quanto  è 
detto  nel  libro  VI  àeìY Eneide,  dove  la  Sibilla  dichiara  ad  Enea  che  nessun 
buono  può  metter  piede  nella  città  di  Dite,  quando  Ecate  espressamente  noi 
voglia.  «  Dante  che  alla  sua  volta  bramava  mostrarsi  superiore  a  Virgilio 
«  descrivendo  fondo  a  tutto  1'  universo ,  ed  era  deciso  di  entrare  in  quella 
«  città  col  viaggio  corporale,  chiama  un  Messo  dal  cielo,  che  appunto  è  l'in- 
«  tervento  della  divinità,  vale  a  dire  di  quella  simbolica  Ecate  che  vi  ac- 
«  compagno  la  Sibilla  Cumana  ;  e  per  questo  poetico  aiuto  celeste,  fatto  ar- 
«  tificiosamente  avvertire  a'  suoi  lettori,  appianò  le  difficoltà  che  ne\Y Eneide 
«  aveva  incontrato  »  (p.  12).  —  L'altro  studio  del  P.  determina  nettamente 
la  conformazione  e  le  divisioni  della  Rosa  celeste  di  D.,  cosa  assai  meno 
facile  di  quanto  può  apparire  a  prima  giunta.  Trovasi  qui  accuratamente 
indicata  la  disposizione  dei  personaggi  in  quel  celeste  mistico  anfiteatro,  se- 
condo i  gradi  del  loro  merito  e  secondo  un  concetto  simmetrico  che  nel 
Paradiso,  come  altrove,  il  poeta  ha  voluto  effettuare.  Varie  questioni  si  pre- 
sentano, che  il  P.  cerca  risolvere.  Egli  ritiene  Maria  e  il  Battista  centri  dei 


CRONACA  ITI 

loro  rispettivi  settori,  e  Maria  vede  circondata  da  Santi  che  spettano  alla 
vita  attiva,  il  Battista  da  Santi  che  si  segnalarono  nella  vita  contemplativa. 
Si  dilunga  quindi  sui  posti  precisi  occupati  da  Lucia,  da  Rachele  e  da  Bea- 
trice. La  miniatura  di  un  cod.  della  Vaticana  servi  all'  A.  a  meglio  deter- 
minare il  suo  pensiero  sull'edifizio  celeste  immaginato  da  D.]. 

Nicolò  Colombo.  —  La  lingua  di  Dante.  —  Novara,  tip.  Miglio,  1890. 
[Più  che  della  lingua  di  D.  tratta  questo  discorso  sinteticamente  delle  vicende 
del  volgare  nostro  dalle  origini  al  Manzoni.  S' intende  che  il  valore  della 
lingua  di  D.,  i  caratteri  di  essa,  i  principi  teorici  che  l'Alighieri  espresse 
sul  volgare  illustre,  vi  sono  pure  trattati.  Cose  nuove  in  un  discorso  per 
premiazione  difBcilmente  si  possono  dire;  ma  la  materia  v'è  esposta  con  or- 
dine ed  el^;anza ,  non  scompagnata  da  un  certo  calore ,  che  solo  qualche 
volta  degenera  in  enfasi  retorica]. 

Vittorio  Ciax.  —  Lettere  inedite  di  Andrea  Alciato  a  Pietro  Bembo. 
L'Alciato  e  Paolo  Giovio.  —  Milano,  tip.  Bortolotti,  1890.  [Estratto  dall'Ar- 
chivio  storico  lombardo.  Otto  lettere  latine  del  celebre  giureconsulto  A.  Al- 
ciato a  P.  Bembo  (1532-35),  che  si  trovano  nella  bibl.  Barberiniana,  oflrirono 
occasione  al  C.  di  dettare  questo  interessante  articoletto,  ben  nutrito  di  fatti 
nuovi.  Egli  correda  le  lettere  di  un  largo  commentario  e  fa  loro  precedere 
una  estesa  dichiarazione  proemiale.  Questa  corrispondenza  s'aggira  sulle  trat- 
tative del  Bembo  e  della  Signoria  veneta  per  far  venire  l'AIciato  a  profes- 
sare nello  Studio  di  Padova.  Un"  altra  lettera  dell'  Alciato  ad  un  Federico 
(che  il  C.  crede  sia  uno  dei  Torresani)  è  riferita  dal  cod.  Vaticano  Reg.  2023. 
È  del  1537  e  riguarda  pure  la  condotta  nello  Studio  di  Padova.  Un  ultimo 
tentativo  fece  a  questo  scopo  il  Trissino  nel  1543;  ma  ogni  cosa  andò  fallita, 
perchè  l'AIciato  era  troppo  avido  di  denaro.  —  In  appendice  alla  prefazione 
il  C.  tratta  delle  relazioni  dell'Alciato  con  Paolo  Giovio,  portando  molta  luce 
sulla  questione  se  sia  o  no  autentica  la  lettera  dell'Alciato,  in  gran  parte 
rivolta  contro  Paolo  111 ,  che  il  Giovio  stampò  nel  1550  in  testa  alle  sue 
Historiae.  L'Alciato  allora  era  morto,  e  quella  lettera  serviva  a  meraviglia 
al  Giovio  per  sfogare  il  suo  rancore  contro  quel  papa  Farnese,  che  lo  aveva 
posposto  a  mons.  Della  Croce  nel  conferimento  del  vescovato  di  Como.  1 
Famesiani  furono  irritatissimi  per  quella  pubblicazione  e  Francesco  Alciato, 
erede  di  Andrea,  si  pronunciò  decisamente  contro  l'autenticità  della  lettera, 
che  portava  la  data  7  ott.  1549.  1  maggiori  storici,  come  il  Mazzuchelli  e 
il  Tiraboschi,  rimasero  titubanti  su  questo  argomento:  il  C.  viene  a  conclu- 
sioni precise  e  giustificate  dalle  ragioni  che  adduce.  Egli  crede  che  la  lettera 
dell'  Alciato  sia  autentica,  ma  affatto  privata,  11  Giovio,  dopo  morto  l'amico, 
la  stampò  per  farla  servire  ai  suoi  scopi,  non  senza  ritoccarla  qua  e  là,  ag- 
giungendo qualche  frase  contro  Paolo  III  e  il  Della  Croce  ed  in  lode  del  duca 
Cosimo  de'  Medici,  il  quale  forse  ebbe  parte  nell'eccitarlo  a  metterla  fuori]. 

Lodovico  A.  Muratori.  —  Lettere  inedite,  a  cura  di  Ferruccio  Martini. 
—  Pavia,  tip.  Bizzoni,  1890.  [Dalla  Silvestriana  di  Rovigo  il  Martini  trae 
23  lettere  del  Muratori,  di  cui  22  dirette  ad  Antonio  Scotti  ed  una  a  Luigi 
Scotti.  Cinque  di  queste  lettere  erano  già  state  precedentemente  edite  dal  M. 
Vedasi  la  bibliografìa  delle  Lettere  a  stampa  del  Muratori  pubbl.  dallo  Spi- 
nelli, ove  si  troveranno  pure  indicate  altre  lettere  muratoriane  ad  A.  Scotti]. 


172  CRONACA 

F.  A.  Alvaro.  —  Su  la  Merope  di  Scipione  Maffei.  —  Vittoria,  tip.  Ga- 
bibbo,  1889;  in  deposito  presso  la  libreria  Clausen  di  Palermo.  [Data  l'analisi 
della  Merope  maffeiana,  TA.  mette  in  confronto  quella  tragedia  con  la  nar- 
razione antica  di  Igino,  che  le  servi  di  fonte.  Sottopone  quindi  il  dramma 
ad  una  critica  abbastanza  sottile,  con  cui  esamina  caratteri  e  situazioni,  e 
crede  poterne  concludere  che  il  MafFei  fu  sfornito  di  alto  ingegno  tragico. 
Tuttavia,  come  è  noto,  la  Merope  ebbe  un  successo  immenso.  Di  ciò  l'A. 
trova  le  ragioni  nella  povertà  del  teatro  tragico  italiano  antecedente  e  in 
alcuni  pregi  che  veramente  vi  sono  nell'opera  del  Maffei.  Tra  questi  pregi 
gli  sembra  eminente  il  modo  com'è  delineato  il  carattere  della  protagonista, 
la  quale  è  molto  eflScacemente  rappresentata  nel  suo  passionato  affetto  di 
madre.  L'A.  non  manca  di  fare  qualche  raffronto  con  le  altre  Meropi;  ma 
di  quelle  del  cinquecento  non  potè  conoscere  direttamente  se  non  la  tragedia 
di  Pomponio  Torelli.  In  complesso  peraltro  il  lavoretto  è  condotto  con  se- 
rietà e  buon  criterio,  sicché  l'A.  è  da  incoraggiare  nel  proposito ,  eh'  egli 
palesa,  di  darci  un  libro  sulla  tragedia  italiana  anteriore  all'Alfieri]. 

M.  MuRKO.  —  Die  Geschichte  von  den  Sieben  Weisen  bei  den  Slaven. 
—  Wien,  1890.  [Estratto  dai  Sitzungsberichte  dell'  Accademia  di  Vienna, 
classe  storica  e  filosofica.  La  lettura  di  questa  dotta  e  bene  elaborata  me- 
moria è  consigliabile  a  tutti  coloro  che  si  occupano  di  novellistica  comparata. 
Il  M.  vi  indaga  la  diffusione  che  il  celebre  Libro  de"  sette  savi,  così  fortu- 
nato in  tutt'Europa,  ebbe  presso  i  popoli  slavi,  e  si  giova  a  questo  scopo  di 
copiosissimo  materiale  a  penna  ed  a  stampa,  istituendo  dei  raffronti  e  pub- 
blicando tradotte  le  versioni  che  più  si  scostano  dagli  originali.  Addentrarci 
in  un  particolare  esame  di  questo  scritto  sarebbe  estraneo  al  programma  del 
nostro  Giornale.  Riferiremo  solo  i  risultati  capitali,  che  sono  questi.  I  Boemi 
furono  i  primi  a  conoscere  il  libro ,  già  nel  XIV  sec,  a  traverso  i  Gesta 
Romanoruni.  Essi  stamparono  la  Historia  septem  sapientum  tradotta  nella 
loro  lingua,  già  negli  inizi  del  sec.  XVI ,  possedettero  una  commedia  dei 
sette  savi  ed  elaborarono  una  redazione  indipendente  dell'  opera.  Anche  i 
Polacchi  tradussero  due  volte  la  Eistoria.  Solo  in  tempi  più  recenti  si  eb- 
bero in  Boemia  ed  in  Polonia  delle  traduzioni,  che  risalgono  a  libri  popolari 
tedeschi.  I  Russi  ricevettero  quest'opera  dai  Polacchi.  I  Bulgari  ed  i  Serbi 
pervennero  solamente  verso  il  principio  del  nostro  secolo  a  possedere  tra- 
duzioni del  Syntipas,  di  su  originale  greco  moderno.  Il  M.  giunge  con  la  sua 
ricerca  alla  conclusione  ragguardevole  che  le  traduzioni  in  polacco,  in  russo 
ed  in  armeno  ci  scoprono  un  testo  latino  della  Historia  septem  sapientum 
anteriore  alla  più  antica  redazione  finora  conosciuta ,  quella  del  cod.  di 
Innsbruck  (cfr.  disp.  V  dei  Beitràge  zur  englischen  Philologie  pubbl.  dal 
Vamhagen).  Su  la  conformazione  di  questo  antico  testo  perduto,  dedotta  dalle 
versioni  slave,  e  sui  suoi  rapporti  con  quelli  che  conosciamo,  il  M.  ha  pre- 
sentato una  nuova  memoria  all'Accademia  di  Vienna,  che  non  è  peranco  pub- 
blicata]. 

Carlo  Vassallo.  —  Un  nuovo  documento  intorno  al  poeta  astigiano 
Gian  Giorgio  Alione.  —  Torino,  Clausen,  1890.  [Estratto  dagli  Atti  della 
R.  Accademia  delle  scienze  di  Torino.  Nelle  carte  Sotteri,  esistenti  presso 
la  Deputazione  di  storia  patria  in  Torino,  il  V.  s'abbattè  in  una  copia  del 


CRONACA  173 

1708  di  un  atto  rogato  il  7  aprile  1503,  che  egli  pubblica  integralmente. 
L'atto  riguarda  il  poeta  G.  G.  Alione  e  parecchi  altri  personaggi  della  no- 
bile famiglia  degli  Alioni,  e  tratta  di  beni  immobili  da  loro  posseduti.  Ol- 
tracciò il  V.  comunica  di  aver  trovato  il  nome  del  poeta  Alione  nei  verbali 
manicipali  deirarchivio  d'Asti  due  volte,  nel  1511  e  nel  1515,  registrato  fra 
i  credendarii  del  Consiglio  generale.  Già  nella  Miscellanea  di  storia  patria 
egli  aveva  detto  di  avervelo  notato  con  questa  carica  nel  1517  (cfr.  Giorn., 
XVI,  439).  Queste  sono  le  notizie  nuove  che  U  V.  reca  alla  biografia  sempre 
cosi  oscura  ed  incerta  dell'Alione.  La  maniera  come  le  illustra  è  veramente 
egregia.  Nega  pertanto  il  V.  che  l'Alione  fosse  povero,  ed  inclina  a  credere 
col  Gabotto  e  col  Barella  che  professasse  il  notariato.  Ritorna  sulla  leggenda 
della  prigionia,  foggiata  sulla  nota  prefazione  dello  Zangrandi  e  da  lui  già 
sfatata,  e  osserva  giustamente:  «  Chi  vuole  ancora  sostenere  e  processo  e 
«  prigionia  parrai  debba  addurre  prove  anteriori,  od  almeno  non  attinte  o 
«  derivanti  da  quella  prefazione  ».  Non  approva  la  société  joyeuse  supposta 
dai  signori  Gabotto  e  Barella;  combatte  la  congettura  del  Cotronei  che  Jan 
peirorer  sia  una  persona  sola  con  l'Alione  medesimo,  congettura  che  trovò 
già  diflSdenza  nel  recensente  di  questo  Giornale,  XIV,  452.  Determina  con 
particolare  dottrina  la  posizione  topografica  dei  poderi  e  della  casa  degli 
Alioni,  e  viene  a  dare  di  passata  preziose  informazioni  sui  luoghi,  persone 
e  modi  di  dire,  che  nelle  farse  alionesche  s' incontrano.  E  questo  insomma 
un  lavoretto  ben  nutrito  di  fatti  e  condotto  con  ottimo  criterio  critico]. 

Gioacchino  Marcffi.  —  Piccolo  manuale  di  metrica  italiana.  —  Ter- 
ranova Sicilia,  tip.  Scrodato,  1891.  [Questo  manuale,  destinato  ad  uso  sco- 
lastico, è  diviso  in  tre  parti;  1»,  elementi  poetici  (cioè  verso,  accento,  dieresi, 
sineresi,  elisione,  rima,  strofe);  2*,  forme  di  componimenti  poetici  ;  3*,  poesia 
metrica.  Lo  schema  e  molti  particolari  delle  ultime  due  parti  seguono  d'ap- 
presso, e  r  A.  lo  confessa ,  il  volumetto  del  Casini ,  Sulle  forme  metriche 
italiane,  tenendo  conto  delle  ricerche  di  altri  studiosi.  Il  libretto  è  in  genere 
buono.  Con  quello  del  Casini  ha  comune  il  difetto  di  dare  una  parte  ecces- 
siva alla  poesia  delle  origini,  trascurando  alquanto  quella  dei  tempi  poste- 
riori; tuttavia  ne  corregge  anche  qualche  errore,  come  per  es.  la  etimologia 
di  strambotto  (p.  45),  che  vien  rettamente  connesso  a  strambo  (vedi  Nigra, 
Canti  pop.  del  Piemonte,  Torino,  1888,  pp.  xi-xiii),  anziché  farlo  derivare 
da  strano  motto,  secondo  un  vecchio  equivoco  del  Redi,  ripetuto  dal  Casini 
(Forme  metriche,  p.  52)  Che  l'ottonario  sia  *  certamente  derivato  »  dalle 
<  poesie  religiose  e  goliardiche  del  medioevo  »  Xp.  13)  noi  non  diremmo; 
né  diremmo  che  il  nome  di  stornello  si  debba  «  probabilmente  al  piccolo 
€  giro  formato  dalle  rime,  o  all'uso,  cui  si  fa  servire  il  fiore  invocato  »  (p.  57). 
11  Nigra  (Op.  cit.,  p.  xv)  Io  collega  ad  estom  provenzale,  cioè  combatti- 
mento,  perchè  usa  vasi  cantare  nelle  sfide  poetiche  villerecce.  Parlando  del 
serventese  (p.  59),  andava  notato  il  carattere  diverso  che  ha  questo  compo- 
nimento in  Provenza,  ove  non  tratta  argomento  amoroso  se  non  per  raris- 
sima eccezione  (cfr.  Gaspary,  Storia,  trad.  it.,  I,  95).  Accennando  a  giusto 
titolo  alle  ballate  epico-liriche  introdotte  dal  romanticismo  (p.  45),  andavano 
rammentati  particolarmente  i  romances  spagnuoli.  Troppo  indeterminato  é 
quanto  il  M.  dice  del  distico  (p.  22);  molte  notizie  avrebbe  potuto  ricavare 


174  CRONACA 

dal  Gian ,  Motti  del  Bembo ,  Venezia ,  1888 ,  pp.  102-105,  e  dal  lavoro  del 
Novali  sulle  serie  proverbiali  inserito  in  questo  Giornale,  voi.  XV.  Identi- 
ficare la  frottola  col  discordo  non  è  giusto  (p.  34),  quantunque  possa  pa- 
rerlo. Né  della  frottola  antica,  né  della  moderna  (o  barzelletta,  che  è  una 
ballatina)  sembra  che  il  M.  abbia  giusto  concetto.  Veda  Giorn.,  IX,  298  sgg.; 
Gian,  Motti,  pp.  95  sgg.  ;  Gaspary,  Storia,  II,  I,  229  e  nota  relativa.  Per  la 
trattazione  della  poesia  metrica ,  T  A.  avrebbe  potuto  profittare  del  lavoro 
dello  Stampini  sulle  Odi  barbare,  pubblicato  nel  1881,  e  del  Manuale  di 
metrica  classica  italiana  di  A.  Solerti,  Torino,  1886.  Questi  appunti,  del 
resto,  ed  alcuni  altri  che  ommettiamo  per  brevità,  non  tolgono  al  manua- 
letto  i  meriti  che  esso  ha  e  per  cui  lo  giudichiamo  raccomandabile]. 

*  Altre  pubblicazioni  recenti: 

Pasquale  Villari.  —  Saggi  storici  e  critici.  —  Bologna,  Zanichelli,  1890. 
[Raccolta  di  scritti  prima  pubblicati  sparsamente.  Riguardano  direttamente 
ia  storia  d'Italia  i  seguenti:  La  civiltà  latina  e  la  civiltà  germanica.  —  Il 
Comune  di  Roma  nel  medioevo.  —  Rimini  e  i  Malatesta.  —  Una  nuova 
questione  sul  Savonarola.  —  Altre  questioni  intorno  alla  storia  di  G.  Sa- 
vonarola e  de'  suoi  tempi.  —  Un  nuovo  libro  sulV  assedio  di  Firenze.  — 
Donatello  e  le  sue  opere]. 

Alessandro  Luzio.  —  Francesi  e  Criacobini  a  Mantova  dal  1797  al  1799. 
—  Mantova,  tip.  Segna,  1890. 

Teresa  Biglino.  —  Il  sentimento  della  famiglia  in  alcuni  scrittori  del 
sec.  XVI  e  particolarmente  nei  lirici.  —  Milano,  tip.  Guerra,  1890. 

Augusto  Pierantoni.  —  Autobiografia  di  Pietro  Giannone,  i  suoi  tempi 
e  la  sua  prigionia ,  con  appendice  di  note  e  documenti  inediti.  —  Roma, 
E.  Ferino,  1890. 

Giuseppe  Parinl  —  Poesie,  con  vita  e  commento  di  G.  De  Castro.  — 
Milano,  P.  Garrera,  1890. 

Giuseppe  Roberti.  —  Il  cittadino  Rama.  Ricerche  documentate  (Estratto 
dalla  Miscellanea  di  storia  italiana).  —  Torino,  Bona,  1890. 

Vincenzo  GREsawi.  —  Per  la  questione  delle  corti  d"  amore  (Estratto 
dagli  Atti  e  memorie  delV Accademia  di  Padova).  —  Padova,  Randi,  1891. 

Luigi  Rocca.  —  Di  alcuni  commenti  della  Divina  Comm,edia  composti 
nei  primi  vent'anni  dopo  la  morte  di  Dante.  —  Firenze,  Sansoni,  1891. 

Francesco  Moroncini.  —  Studio  sul  Leopardi  filologo.  —  Napoli,  A.  Mo- 
rano, 1891. 


CRONACA  175 

Emilio  Penco.   —   Storia  della  letteratura  italiana.   —   Voi.  II,  Dante 
Allighieri.  —  Siena,  tip.  S.  Bernardino,  189i. 

C.  Antonio  Martinetti.  —  La  Laura  di  Niccolò  Ugo  Foscolo.  —  To- 
rino, Roux,  1891. 

Francesco  Foffano.  —  Studi  sui  poemi  romanzeschi  italiani.  —  1,  Il 
«  Morgante  »  di  Luigi  Pulci.  —  Torino,  E.  Loescher,  1891. 


PUBBLICAZIONI  NUZIALI. 

Lettera  di  Vincenzo  della  Scalona  al  marchese  di  Mantova,  Lodovico 
Gonzaga,  pubblicata  da  Girolamo  Dell'Acqua.  —  Pavia,  tip.  Fusi,  1890; 
ediz.  di  50  esemplari  per  nozze  PupilliKruck.  [La  lettera  è  del  12  ott.  1449 
e  riguarda  le  feste,  che  ebbero  luogo  in  Milano  per  celebrare  la  pace  con 
Venezia.  Notisi  la  rappresentazione ,  che  si  tenne  in  piazza  :  «  L'  era  con- 
«  tignato  un  pozetto  coverto  de  lenzoli  al  palazo  de'  signori  cum  cordelle 
«  che  andavano  l'una  a  la  porta  de  la  chiesa  malore,  l'altra  a  santa  Techia, 
«  e  la  terza  ad  un  tribunale  facto  in  mezo  la  piaza,  alto  et  cum  le  scale  de 
«  asse  large  da  ogni  canto  ;  per  queste  corde  se  mandoe  prima  un  agnolo  a 
«  la  chiesa  malore,  poi  un  altro  a  santa  Techia.  Facto  questo,  de  la  chiesa 
«  malore  uss'i  uno  che  representava  santo  Ambroso  vestito  in  modo  de  ve- 
«  scovo  cum  la  scuriada  in  mane  acompagnato  da  altri  che  representavano 
«  alcuni  sancti  et  cum  alcun  altri  chi  representava  el  priore  et  li  signori. 
«  De  santa  Techia  ussi  uno  che  representava  san  Marco,  acompagnato  da 
«  altri  che  pur  representavano  alcuni  sancti  et  cum  la  representatione  del 
«  duxe  de  Venixia  e  de  parechi  zentilomini.  E  l'uno  da  un  canto  e  l'altro 
€  da  l'altro,  cum  le  lor  predicte  compagnie,  montono  sul  tribunale  ;  et  ecco 
<  l'angelo  fue  mandato  a  lor  per  la  corda,  et  qui  subito  san  Marco  et  santo 
«  Ambroso  si  abrazono  insemme,  li  sancti  cum  sancti,  el  duxe  col  priore  et 
«  zentilomini  cum  li  signori:  poi  san  Marco  andoe  verso  la  chiesa  malore  e 
«  santo  Ambroso  verso  santa  Techia.  El  duxe  col  priore  et  zentilomini  cum 
*  li  signori  restono  de  compagnia  et  insemme  venero  al  palazo  de'  Signori  ». 

Ferdinando  Gabotto.  —  Cinque  lettere  di  -Marco  Girolamo  Vida.  — 
Pinerolo,  tip.  sociale,  1890;  per  nozze  Gipolla-Vittone.  [Sono  tratte  dall'Ar- 
chivio di  Stato  milanese  e  dirette,  due  al  duca  di  Milano  Francesco  II  Sforza 
e  tre  a  Ferrante  Gonzaga]. 

Giuseppe  Pitrè.  —  Due  novelline  toscane.  —  Palermo,  tip.  del  Giornale 
di  Sicilia,  1890;  tiratura  di  50  copie  per  nozze  OrlnndoClastellano.  [Entrambe 
queste  novelline  inedite  sono  popolari  ;  l'una  è  la  novella  di  Oimè  di  Siena, 
l'altra  è  la  novella  delle  fate,  raccolta  nella  provincia  di  Firenze.  Il  P.  le 
illustra  con  la  copia  consueta  di  dottrina ,  in  modo  non  diverso  da  quello 
che  ha  tenuto  nella  raccolta  di  novelline  toscane  stampata  dal  Barbèra]. 


176  CRONACA 

Teodoro  Bonanni.  —  Il  cantico  del  sole  di  S.  Francesco  commentato 
nella  Div.  Commedia.  —  Aquila,  tip.  Grossi,  1890  (per  nozze  Silvestri-Ci- 
polloni). 

Emiliano  Ravazzini.  —  Vocaboli  della  Divina  Commedia  spiegati  col 
volgare  modenese.  —  Sassuolo,  tip.  Bertacchini,  1890  (per  nozze  Ferrari- 
Casali). 

Corrado  Zacchetti.  —  Due  liriche  sacre  in  dialetto  umbro.  —  Rieti, 
tip.  Trinchi,  1890  (per  nozze  Signoretti-Falcinelli).  Estr.  da  un  cod.  del  con- 
vento di  Fonte  Colombo. 


Luigi  Morisengo,  Gerente  responsabile. 


Torino  —  Tip.  Yoicknzo  Bona. 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  INEDITE 

DI 

G-UIDUBALDO     BONARELLI  (i) 


Guidubaldo  Bonarelli,  noto  e  fortunato  autore  della  FUli  di 
Sciro,  che  tra  le  favole  pastorali  dei  secoli  XVI  e  XVII,  tiene  il 
primo  posto  dopo  VAminta  del  Tasso  e  il  Pastor  fido  del  Gua- 
rino ebbe  da  giovane  eretta  dimestichezza  coi  conti  Gonzaga  di 


(1)  Di  Guidubaldo  Bonarelli  scrissero:  Francesco  Ronconi,  Vita  del 
conte  G.  B.,  premessa  alla  Filli  di  Sciro,  Roma,  Grignani,  1640;  Mantova, 
Pazzoni,  1703,  pp.  3-16;  Gun  Vittorio  Rossi  (Janus  Nicius  Erytraeds), 
Pinacotheca,  Coloniae  Agrippinae,  ap.  Kalcovium,  1645;  Lipsiae  Gleditsch, 
1692,  I,  pp.  14-17;  Lorenzo  Crasso,  Elogii  d'huomini  letterati,  Venezia, 
Gombi  e  La  Nou,  1666,  t.  II,  pp.  99-104;  Baillet,  Jugemens  des  Savans, 
1685;  Amsterdam,  1725,  t.  IV,  pp.  156-157,  art.  1378;  Ap.  Zeno,  Yita  di  G.B., 
in  Filli  di  Sciro,  Venezia,  Hertz,  1700;  lo  stesso,  in  Annotaz.  alla  Biblio- 
teca delFEloq.  ital.  di  G.  Fontaninj,  Venezia,  Pasquali,  1753, 1. 1,  pp.  422-23; 
Mazzuchelli,  Gli  scrittori  d'Italia,  Brescia,  Bossini,  1762,  t.  II,  p.  in, 
pp.  1549-1553;  Tiraboschi,  Storia  della  lett.  ital.,  2»  ediz.,  Modena,  1793, 
t.  VIII,  p.  II,  pp.  488-490;  Camerini,  in  prefaz.  a  /  drammi  de  boschi  e  delle 
inarine,  Milano,  Sonzogno,  1874,  pp.  16-19;  Giuseppe  Campori,  Commentario 
della  vita  e  delle  opere  del  conte  G.  B.,  nel  voi.  ^'1II  degli  Atti  e  mem. 
delle  RR.  Deputaz.  di  stor.  pat.  per  le  prov.  modenesi  e  parmensi,  e  in 
estratto  Modena,  Vincenzi,  1875;  M.  Marom,  Prefaz.  ai  Versi  di  G.  B., 
pubbl.  per  nozze  Beer-Coen,  Ancona,  Civelli,  1880  ;  G.  Franceschini,  G.  B. 
e  la  Filli  in  Sciro,  Vicenza,  1887.  —  Il  più  importante  dei  lavori  citati,  per 
abbondanza  di  fatti  e  per  ricchezza  di  notizie  bibliografiche,  è  il  Commentario 
del  Campori,  che  trasse  partito  anche  dall'Orazione  inedita  delle  lodi  del 
Bonarelli  recitata  il  19  febbraio  1609  in  Ferrara  da  Ottavio  Magnanini,  se- 
gretario dell'Accademia  àegV Intrepidi,  dal  Lancellotti,  dal  Vecchietti,  dal 
Peruzzi,  dal  Beauchamps  e  da  numerose  carte  inedite  degli  Archivi  e  delle 

nionuxU  ttorico,  XVII,  bae.  50-51.  1.' 


178  G.   MALAGOLI 

Novellara,  suoi  parenti  (1),  presso  i  quali  aveva  trovato  ricovero 
la  famiglia  Bonarelli,  fuggendo  le  ire  di  Francesco  Maria  II, 
duca  d'Urbino  (2). 

Quando,  nel  1575  (3),  i  Bonarelli  si  rifugiarono  a  Novellara, 
Guidubaldo  non  toccava  ancora  i  dodici  anni  (4).  Se  dobbiam 
credere  a'  suoi  biografi,  in  cosi  tenera  età  egli  sosteneva  delle 
conclusioni  di  filosofia  (5).  Ma  nella  piccola  corte  di  Novellara 


Biblioteche  di  Modena,  Mantova,  Ferrara,  Torino  e  Firenze.  —  Gli  autografi, 
i  libri  d'amministrazione  e  gli  altri  documenti  inediti,  citati  nel  presente 
studio,  si  trovano  nell'Archivio  Gonzaga  di  Novellara. 

(1)  Ippolita  di  Montevecchio,  moglie  del  conte  Pietro  Bonarelli  della  Rovere 
e  madre  di  Guidubaldo,  era  nipote  di  donna  Ippolita  Gonzaga  di  Novellara, 
maritata  al  conte  Giulio  di  Montevecchio.  Tolgo  questa  notizia  dalle  Memorie 
{storiche  di  Novellara  e  de'  suoi  principi  (t.  Ili,  p.  329),  di  Vincenzo  Da- 
voLio,  libro  che  non  si  trova  a  stampa,  ma  che  si  conserva  manoscritto,  in 
tre  volumi,  dal  Municipio  di  Novellara.  E  opera  di  un  canonico  novellarese, 
studioso  delle  cose  patrie,  vissuto  dal  1766  al  1844  ;  e  ha  importanza  per  la 
copia  delle  notizie,  però  non  sempre  criticamente  vagliate,  desunte  in  gran 
parte  da  preesistenti  cronache  locali  e  dalle  carte  dell'  Archivio  Gonzaga, 
che,  al  tempo  in  cui  scrisse  il  Davolio ,  sebbene  avesse  patito  parecchie 
mutilazioni,  era  tuttavia  più  ricco  di  documenti  che  non  oggi.  Non  si  deve 
confondere  il  detto  ms.  colle  Memorie  storiche  della  Contea  di  Novellara 
dello  stesso  Davolio,  pubblicate  dal  Litta  (Milano,  Ferrarlo,  1833),  le  quali 
non  sono  che  un  primo  abbozzo ,  poscia  ripudiato ,  dell'  opera  del  paziente 
canonico. 

(2)  Giambattista  Spaccini  ,  Cronaca  di  Modena  dal  1600  al  1637,  in 
TiRABOscHi,  Op.  cit.,  t.  cit.,  p.  489;  Davolio,  Op.  cit.,  t.  I,  p.  349;  t.  II, 
p.  36  ;  t.  Ili,  p.  329.  —  I  Bonarelli,  usciti  dal  ducato  d'Urbino,  si  erano  ri- 
coverati dapprima  in  Ferrara ,  dove  rimasero  pochissimo  tempo ,  perchè  il 
duca  Alfonso  II  non  permise  che  si  fermassero  nel  suo  stato  (Gampori,  Op. 
cit.,  pp.  7-10). 

(3)  Il  Davolio,  seguito  dal  Gampori,  afferma  che  ciò  avvenne  nel  gennaio 
del  1576.  Trovasi  nota  invece  del  conte  Pietro  Bonarelli  in  un  libro  di  cassa 
della  famiglia  Gonzaga  dal  1569  al  '77,  sotto  la  data  27  aprile  1575. 

(4)  Era  nato  il  25  dicembre  1563:  su  ciò  la  critica  è  concorde.  Non  cosi 
pel  luogo  di  nascita,  che  alcuni  lo  dissero  nàto  in  Urbino  e  altri,  con  maggior 
fondamento,  in  Pesaro.  Quest'ultima  opinione  è  sostenuta  anche  dal  Gampori; 
essa  è  confermata  indirettamente  dal  fatto  che  le  lettere  del  conte  Pietro  e 
della  contessa  Ippolita  Bonarelli,  scritte  ai  conti  Gonzaga  prima  del  1575, 
hanno  tutte  la  data  di  Pesaro. 

(5)  Ronconi,  Op.  cit,  pp.  6-7;  Crasso,  Op.  cit.,  t.  e,  p.  100;  Mazzughelli, 
Op.  cit,  t.  e,  p.  1549;  Gampori,  Op.  cit,  p.  16. 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDDBALDO  BONARELLI        179 

male  avrebbe  potuto  svolgersi  e  dar  frutti  quel  precoce  ingegno  ; 
e  il  conte  Pietro  Bonarelli,  non  incolto  gentiluomo,  pensò  di 
mandare  il  figlio  a  istruirsi  fuori,  destinandolo  in  cuor  suo  alla 
carriera  ecclesiastica,  che,  nello  scadimento  della  vita  pubblica 
italiana  e  nel  trionfo  della  reazione  religiosa,  sembrava  allora, 
e  sembrò  per  un  pezzo  di  poi,  l'unica  via  per  salire  alla  potenza 
e  agli  onori. 

In  che  anno  e  dove  dapprima  il  Bonarelli  fosse  mandato  dal 
padre  (1)  a  fare  i  suoi  studi,  non  è  lecito  dire  con  sicurezza.  Si 
può  con  molta  probabilità  ritenere  che  nel  1579  egli  si  fosse  già 
recato  in  Francia  (2),  dove  attese  parecchi  anni  allo  studio  della 


(1)  Il  Davolio,  Op.  cit.,  t.  Ili,  p.  330,  vorrebbe  far  merito  ai  conti  Gon- 
zaga di  aver  riconosciuto  l'ingegno  del  giovane  Bonarelli  e  di  averlo  man- 
tenuto negli  studi.  Me  ne  dispiace  pei  conti  Gonzaga,  dei  quali  il  nostro 
canonico  vorrebbe  sempre  dir  bene,  ma  non  posso  in  ciò  prestargli  fede,  poiché 
vi  sono  documenti  che  provano  il  contrario.  Fra  questi  un  memoriale,  senza 
data,  ma  che  molto  probabili  indizi  fanno  ritenere  scritto  nel  1579,  del  conte 
Pietro  Bonarelli  al  conte  Camillo  Gonzaga,  che  in  quell'anno  si  recò  a  Milano, 
in  cui  lo  prega  di  raccomandare  a  G.  B.  Osio,  milanese,  di  rimettere  tosto 
duecentocinquantacinque  scudi  a  Guidubaldo  che  «  ne  bavera  necessità  e  ne 
«  potria  patir  assai  ».  Come  si  spiegherebbe  questo  memoriale  allo  stesso  conte, 
che,  a  detta  del  Davolio,  si  era  assunto  l'impegno  di  provvedere  al  mante- 
nimento di  Guidubaldo?  Oltre  a  ciò  da  un  libro  mastro  dei  debitori  e  cre- 
ditori del  conte  Camillo  dal  1582  al  '91,  appare  bensì  che  alcune  somme  di 
denaro  furono  dal  Conte  fatte  avere  a  Guidubaldo,  ma  queste  sono  sempre 
iscritte,  come  prestiti,  nella  partita  del  conte  Pietro  Bonarelli.  Il  quale  poi, 
come  risulta  da  una  liquidazione  di  conti  del  9  giugno  1581  e  dal  suddetto 
libro  mastro,  era  creditore  del  conte  Camillo  per  la  somma  di  seimila  sei- 
centocinquantasette  scudi.  Né  si  può  credere  che  al  mantenimento  di  Guidu- 
baldo pensasse  il  conte  Alfonso  Gonzaga,  fratello  di  Camillo,  perché  da  una 
ricevuta  del  conte  Pietro  Bonarelli,  23  ottobre  1577,  dalle  lettere  di  questo, 
da  quelle  dello  stesso  conte  Alfonso  scritte  da  Praga  al  conte  Camillo  nella 
primavera  del  1587  e  da  un  giornale  di  spese  dal  1584  air86,  risulta  che 
anche  il  conte  Alfonso  era  debitore  verso  il  Bonarelli  di  una  non  piccola 
somma,  per  la  quale  doveva  pagargli  il  frutto  di  trecentottantuno  scudo 
l'anno.  11  conte  Pietro  quando  si  rifugiò  a  Novellara  non  era  sprovvisto  affatto 
di  sostanze  ;  e  quantunque  gli  fossero  stati  confiscati  i  beni  dal  duca  d'Urbino 
(Spaccini,  Op.  cit.,  1,  e),  gli  rimanevano  ancora  somme  di  denaro  e  crediti 
a  Roma,  e  possedimenti  fuori  del  ducato,  fra  cui  è  menzionata  in  una  sua 
lettera,  10  giugno  1583,  al  conte  Alfonso,  una  vigna  a  Nepi,  di  patrimonio 
della  moglie. 

(2)  Non  devo  tacere  che  il  Davolio,  Op.  cit.,  t.  Ili,  p.  I^,  dà  come  cosa 


180  G.   MALAGOLI 

filosofia  e  della  teologia,  acquistandosi  ben  presto  col  suo  ingegno 
tanta  riputazione,  che,  come  narrano  concordemente  i  suoi  bio- 
grafi, nel  1582,  in  età  di  soli  diciannove  anni,  gli  venne  ofierta 
una  cattedra  di  filosofia  dal  Collegio  della  Sorbona  (l).  Nel  1583 
Guidubaldo  fu  presso  la  famiglia  a  Novellara  (2),  donde  riparti 
il  2  dicembre  di  quell'anno  «  per  la  volta  de'suoi  studi  »,  come 
dice  egli  stesso  in  una  lettera  al  conte  Alfonso  Gonzaga  (3).  Lo 
troviamo  poi  nell'aprile  del  1585  a  Pont-a-Mousson  nella  Lorena, 
sede  di  un  Collegio  di  Gesuiti,  e  impariamo  da  lui  che  fine  de' 
suoi  viaggi  era  «  d'imparar  vedendo  et  veder  per  imparare  »  (4). 
In  quell'anno,  mentre  egli  era  lontano,  gli  mori  in  Novellara  (31 
dicembre)  la  madre  contessa  Ippolita,  «  bona  et  santa  signora  »  (5). 
Quando  lasciasse  per  sempre  Guidubaldo  il  suolo  di  Francia, 


certa  che  Guidubaldo  si  recasse  in  Francia  prima  del  1579;  ma  non  cita 
documenti.  Per  me  la  probabilità  accennata  risulterebbe  dal  memoriale  al 
conte  Camillo,  citato  nella  nota  antecedente. 

(1)  11  Baillet,  Jugemens  des  Savans,  t.  IV,  p.  156,  art.  1378,  dice  che 
Guidubaldo  passò  la  sua  giovinezza  nella  riputazione  di  profondo  filosofo  e 
teologo. 

(2)  Il  Datolio,  Op.  cit.,  1.  e,  afferma  che  Guidubaldo  venne  due  volte  a 
Novellara  nel  tempo  che  studiò  in  Francia,  cioè  nel  1578  e  nel  1579.  Non 
mi  fu  dato  trovare  alcuna  prova  di  tale  asserzione. 

(3)  Appendice,  n.  I.  —  È  questa  la  prima  per  ordine  di  tempo  delle  lettere 
inedite  del  Bonarelli  ai  conti  Gonzaga,  che  in  numero  di  ventuna  si  trovano 
nell'archivio  di  Novellara.  Ne  pubblico  ora  in  appendice  le  più  importanti, 
certo  di  far  cosa  grata  agli  studiosi.  Le  lettere  di  Guidubaldo  furono  già 
molto  stimate;  il  Gampori,  Op.  cit.,  p.  78,  reca  in  tal  proposito  la  testimo- 
nianza di  Ridolfo  Arlotti,  letterato  reggiano  contemporaneo  al  Bonarelli,  il 
quale  celebra  come  cosa  rara  una  lettera  del  nostro  al  cardinale  Alessandro 
d'Este.  Di  esse  non  v'è  una  raccolta  a  stampa,  come  di  quelle  del  fratello 
Prospero,  nato  a  Novellara  il  5  febbraio  1582  e  autore  del  Solimano  :  se  ne 
hanno  due  ad  Alessandro  Guarini,  nelle  Prose  di  questo,  Ferrara,  Baldini,  1611, 
pp.  36  e  132;  due  altre  nel  Perfetto  segretario  dell'Ingegneri,  Milano,  Bi- 
delli, 1613,  pp.  138  e  142;  una  nell'Istruzione  di  segreteria  del  Parisi, 
Roma,  1781,  t.  Ili,  p.  195  e  quindici  tra  i  documenti  pubblicati  dal  Gampori 
nella  monografia  più  volte  citata. 

(4)  Lettera,  3  aprile  1585,  da  Pont-a-Mousson  al  conte  Camillo.  Appen- 
dice, no  11. 

(5)  Lettere  al  conte  Alfonso  a  Roma ,  di  donna  Vittoria  da  Capua,  sua 
moglie,  e  di  Ludovico  Ferrari,  colla  data  di  Novellara,  2  gennaio  1586. 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDUBALDO  BONARELLI        181 

richiamato,  come  dicono  i  suoi  biografi,  dal  padre,  non  appare. 
Certo  però  nel  1586  egli  era  ancora  colà,  avendo  trovato  che 
nell'aprile  gli  furono  spediti  a  Parigi  duecentoventi  scudi,  dei 
quali  duecento  per  lui,  e  venti  per  Stefano  Diotalevi.  suo  amico 
e  compagno  di  studi  (1).  Per  tutto  il  seguente  1587,  nessuna 
notizia.  Forse  tornò  in  Italia  sul  finire  di  queir  anno  poiché  lo 
incontriamo  il  6  febbraio  del  1588  a  Milano,  dove  gli  furono 
pagati,  per  ordine  del  padre,  ventiquattro  ducatoni  (2).  Questo 
fatto  congiunto  colla  circostanza  che  né  una  lettera  né  una  no- 
tizia si  ha  poi  del  Bonarelli  fino  all'agosto  del  1590,  induce  a 
credere  che  egli  per  poco  si  trattenesse  allora  a  Milano  e  di 
là  facesse  ritorno  a  Novellara,  rimanendo  in  famiglia  fino  al 
1590;  nel  qual  anno  si  recò  a  Roma  (3),  mandatovi  dal  padre 
per  alcuni  interessi  familiari  (4)  ed  anche  perché  s' avviasse 
per  la  carriera  ecclesiastica ,  ponendosi  a'  servigi  di  qualche 
cardinale  o  del  papa  stesso.  Ma  il  giovane  non  aveva  il  cuore 
disposto  «  alla  pretaria  »;  e  quando  nei  primi  mesi  del  1591  si 
parlava  di  assoldare  le  milizie  che  il  papa  Gregorio  XIV  aveva 
ordinato  andassero,  sotto  il  comando  del  conte  Ercole  Sfondrato, 
suo  nipote,  in  aiuto  dei  cattolici  di  Francia  (5),  Guidubaldo,  il 
quale  si  trovava  ancora  a  Roma,  scrisse  al  padre  che  vedendo 
l'incertezza  di  ottenere  dalla  corte  papale  quell'uflacio,  che,  seb- 
bene contro  suo  genio,  avrebbe  accettato  per  far  piacere  a  lui, 
si  era  risoluto  di  entrare  a  far  parte  di  quella  spedizione,  senten- 
dosi inclinato  all'arme  e  parendogli  di  non  poter  aver  migliore  e 
più  lodevole  occasione  d'impiegar  la  sua  vita  e  di  tornar  utile 
alla  sua  casa  (6).  Il  conte  Pietro  non  senti  bene  questa  cosa,  anzi 


(1)  Libro  mastro  già  cit.,  p.  48.  Ivi  è  scritto  che  i  duecentoventi  scudi  sono 
«  per  imprestito  ».  —  Di  Stefano  Diotalevi,  amico  di  Guidubaldo,  si  parla 
anche  nel  memoriale  citato  sopra. 

(2)  Libro  mastro  già  cit.,  p.  84. 

(3)  Lettera,  10  agosto  1590,  di  Guidubaldo  a  donna  Vittoria  da  Capua  a 
Firenze. 

(4)  Guidubaldo  parla  spesso  nelle  sue  lettere  di  €  negotii  »  del  padre. 

(5)  Muratori,  Annali  cCItalioL,  t.  VI,  p.  835,  Venezia,  Antonelli,  1846. 

(6)  Lettera,  13  marzo  1591,  di  Guidubaldo  al  conte  Camillo.  Append.,  n«  IV. 


182  G.  MALAGOLI 

ne  provò  tale  sdegno  che  non  fece  nemmen  risposta  alla  lettera 
del  figlio:  per  lui  rispose,  riprovando  sommamente  quella  risolu- 
zione, effetto  di  «  capriccio  giovanile  »  e  di  «  appetito  sensuale  », 
il  conte  Camillo  I  Gonzaga,  al  quale  pure  s'era  rivolto  Guidu- 
baldo,  perché  persuadesse  il  padre  e  gli  prestasse  anche  il  suo 
consenso  (1). 

I  conti  Gonzaga  si  trovavano  a  quel  tempo  in  mezzo  a  molte 
e  non  lievi  brighe  cagionate  loro  dalle  ragioni  sui  beni  fami- 
liari e  sulla  giurisdizione  dei  feudi,  messe  innanzi  fin  dal  1579 
da  Claudio,  figlio  naturale  del  conte  Francesco  I  Gonzaga  (2). 
Per  poco  anzi  non  rimasero  vittime  d'una  congiura  ordita  nel- 
l'estate del  1580  dallo  stesso  Claudio.  In  essa  era  stato  preso  di 
mira  anche  il  conte  Pietro  Bonarelli,  che,  secondo  il  parere 
espresso  da  uno  dei  congiurati,  doveva  essere  arrestato  e  conse- 
gnato vivo  nelle  mani  del  Duca  d'Urbino,  per  guadagnare  la 
taglia  di  diecimila  scudi  posta  su  di  lui  (3).  Sventata  la  congiura, 
Claudio  non  cessò  di  creare  nuovi  impacci  ai  poco  amati  parenti, 
e  venuto  a  morte  nel  1588,  lasciò  erede  delle  sue  ragioni  il  duca 
Vincenzo  Gonzaga  di  Mantova  (4).  Questi  minacciò  tosto  nuove 
liti,  cosi  che  i  Conti  di  Novellara  per  liberarsi  una  buona  volta 
da  tante  molestie,  furono  contenti  che  si  risolvesse  con  un  com- 
promesso la  lunga  controversia:  e  nel  1590  dall'imperatore  Ro- 
dolfo II  fu  a  tal  fine  nominato  arbitro  tra  le  parti  il  Granduca 
di  Toscana  (5).  Non  è  a  dire  se  i  conti  Gonzaga  usassero  ogni 
mezzo  per  uscirne  col  maggior  decoro  e  col  minor  danno  possi- 
bile. Furon  fatti  ufiìci  anche  presso  il  pontefice  Gregorio  XIV,  col 
quale  i  nostri  Conti  eran  legati  da  vincoli  d'amicizia(6),  perché, 


(1)  Lettera  già  cit.  e  lett.  30  marzo  1591.  Quest'ultima  lettera,  diretta  pure 
al  conte  Camillo,  ha  grande  importanza  per  la  vita  del  Bonarelli,  poiché  ne 
mostra  le  tendenze  e  i  propositi.  È  anche  tra  le  più  belle  e  più  sentite  del 
nostro.  Append.,  n°  V. 

(2)  Davolio,  Op.  cit,  t.  II,  p.  30. 

(3)  Davolio,  Op.  cit.,  t.  cit.,  p.  36. 

(4)  Davolio,  Op.  cit,  t.  cit.,  p.  75. 

(5)  Chirografo  imperiale,  18  gennaio  1590,  da  Praga. 

(6)  Davolio,  Op.  cit,  t.  I,  p.  332. 


STDDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDDBALDO  BONARELLI        1<S3 

valendosi  della  sua  autorità,  favorisse  un  accordo  conciliativo  coi 
Duca  di  Mantova.  In  questi  negoziati  ebbe  parte  anche  il  Bona- 
rclli,  di  cui  si  servirono  più  volte  i  Gonzaga,  nel  tempo  che  fu 
a  Roma.  Egli  scrisse  la  prima  minuta  della  lettera,  che,  d'ordine 
del  Papa,  doveva  essere  inviata  dal  cardinale  Scipione  Gonzaga 
al  Duca  di  Mantova  per  ben  disporre  l'animo  di  questo  principe 
a  una  conciliazione  (1);  e  cosi  pure  egli  diede  subito  notizia  al 
conte  Camillo  della  buona  risposta  data  intorno  a  ciò  da  quel 
Duca,  comunicandogli  nello  stesso  tempo  il  parere  del  cardinale 
Gonzaga  di  non  lasciar  dormire  il  negozio,  poiché  era  mosso, 
«  acciò  che  dalla  tardanza  S.  A.  non  sospettasse  freddezza  di  vo- 
«  lontà  »  (2).  Per  questo  medesimo  affare  egli  era  pronto,  nel 
ma^io  del  1.591,  a  lasciar  Roma  e  i  suoi  particolari  interessi 
per  recarsi  a  Firenze  presso  il  Granduca  con  donna  Vittoria  da 
Capua,  vedova  di  Alfonso  Gonzaga,  che  gli  aveva  chiesto  di  se- 
guirlo colà  (3).  Se  non  che  donna  Vittoria,  vedendo  bene  avviate 
le  cose  della  riconciliazione,  tanto  che  non  sarebbe  stato  neces- 
sario far  molte  altre  pratiche  a  Firenze,  e  d'altra  parte  temendo 
coir  ingrossare  il  suo  seguito  di  andar  incontro  a  troppo  gravi 
spese,  perché  1  via^i  erano  eccessivamente  cari,  mutò  pensiero 
e  lasciò  a  Roma  il  Bonarelli,  il  quale  cosi  ne  scrive,  non  senza 
rammarico  forse,  al  conte  Camillo:  «  Io  andava  volentieri,  resto 
«  volentieri  et  volentieri  farò  sempre  quant'io  potrò  mai  in  ser- 
«  vitio  delle  SS.  VV.  Ili'"''  »  (4). 

L'occasione  di  prestare  ai  Gonzaga  nuovo  servizio  non  si  fece 
ci  spettare.  Il  Cardinale  della  Rovere  aveva  chiesto  a  donna  Vit- 
toria la  figlia  Costanza,  che  trovavasi  alla  corte  di  Torino,  per 
darla  in  isposa  a  un  suo  nipote  (5).  Fu  Incaricato  il  Bonarelli  di 


(1)  Lettera,  27  aprile  1591,  di  Guidubaldo  al  conte  Camillo.  Append.,  n°  VI. 

(2)  Lettera,  11  maggio  1591,  da  Roma.  Append.,  n°  VII. 

(3)  Lett.  cit. 

(4)  Lettera,  15  maggio  1591,  da  Roma.  Appk.nd.,  n»  Vili.  —  La  concilia- 
zione fra  i  conti  Gonzaga  e  il  duca  di  Mantova  fu  conchiusa  il  7  sett.  1591 
(Davolio,  Op.  cit.,  t.  II,  p.  109). 

(5)  Lettera,  29  luglio  1591,  di  Paolo  Gandolfi  alla  contessa  Vittoria  da  Capua. 


184  G.  MALAGOLI 

prendere  informazioni  a  Roma  intorno  alle  qualità  e  alle  sostanze 
dello  sposo;  ed  egli  ne  scrisse  tosto  lungamente  esprimendo  il 
parere  che  non  fosse  quello  partito  sodisfacente  per  donna  Go- 
stanza, ma  tuttavia  desiderabile  per  alcuna  delle  altre  figlie  mi- 
nori di  donna  Vittoria  (1). 

Un  rimprovero  di  negligenza  nel  servizio  del  conte  Camillo, 
mossogli  dal  padre,  lo  indusse  a  cercare  di  scusarsi  col  detto 
Conte  (2).  E  veramente  pare  che  in  una  certa  faccenda  di  un 
canonicato  il  Bonarelli  non  mettesse  tutto  l'ardore,  o  per  dirla 
con  un  gentiluomo  della  corte  dei  Gonzaga,  «  non  camminasse 
«  di  buone  gambe  »  a  Roma,  in  favore  di  un  tale  raccomanda- 
togli dal  conte  Camillo;  perché,  se  dobbiam  credere  al  medesimo 
gentiluomo,  era  stato  quel  tale  aspirante  canonico,  che  preceden- 
temente aveva  «  scoperto  la  cosa  della  s.^  Violante  ed  il  s/  Guido 
«  Ubaldo  »  (3).  Che  cosa  fosse  stato  scoperto,  la  lettera  del  gen- 
tiluomo non  dice,  ma  forse  è  facile  indovinarlo,  sapendo  che  la 
signora  Violante  era  una  «  donzella  »  al  servizio  della  famiglia 
Gonzaga  (4). 

Quando  sali  al  pontificato  Giovanni  Antonio  Facchinetti,  car- 
dinale Santiquattro,  bolognese,  che  assunse  il  nome  di  Inno- 
cenzo IX  (28  ottobre  1591),  il  Bonarelli,  che  si  trovava  ancora 
a  Roma,  ne  partecipò  tosto  la  notizia  al  conte  Camillo,  narran- 
dogli minutamente  come  era  avvenuta  l'elezione  e  rallegrandosi 
con  lui,  perché  godeva  l'amicizia  del  nuovo  eletto,  dalla  cui  virtù 
s'aspettavano  «  frutti  sodissimi  »  (5).  È  questa  l'ultima  delle  let- 
tere del  Bonarelli,  scritte  da  Roma  ai  conti  Gonzaga;  ed  è  pro- 
babile che  egli  poco  dopo  ritornasse  a  Novellara,  dove  forse  stette 
fino  al  tempo  in  cui  passò  a  Milano  al  servizio  del  cardinale 
Federico  Borromeo,  il  che  avvenne  nel  maggio  del  1592  (6). 


(1)  Lettera,  1  giugno  1591,  al  conte  Camillo.  Append.,  n»  IX. 

(2)  Lettera,  31  agosto  1591,  da  Roma.  Append.,  n»  XI. 

(3)  Lett.  già  cit.  di  Paolo  Gandolfi. 

•4)  Libro  dei  salariati  dal  1589  al  1591. 

(5)  Lettera,  30  ottobre  1591,  da  Roma.  Append.,  n»  XII. 

(6)  Che  il  Bonarelli  fosse  a  Novellara  nei  primi  mesi  del  1592,  è  provato 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDUBA.LDO  BONARELLI        185 

Anclie  in  quell'ufficio  il  Bonarelli  ebbe  occasione  di  recar  ser- 
vigi ai  Gonzaga,  come  dimostrano  le  lettere  che  da  Milano  scrisse 
al  conte  Camillo.  Apprendiamo  da  queste,  che  egli  mandava  no- 
tizie a  Novellara  delle  cose  più  importanti  che  allora  accade- 
vano in  Italia  e  in  Francia,  dove,  per  opera  dell'astuto  Enrico 
di  Navarra,  volgevano  al  loro  termine  le  guerre  di  religione,  che 
da  trent'anni  funestavano  quel  paese.  Tre  sole  lettere  rimangono 
del  Bonarelli,  da  Milano.  Una  di  esse  contiene  la  notizia  dell'ar- 
rivo in  quella  città  (11  novembre  1592)  del  Duca  di  Feria,  che, 
ambasciatore  del  re  Filippo  di  Spagna,  si  recava  in  Francia  a 
proporre  e  sostenere  l'elezione  a  re  del  Duca  di  Guisa;  nella 
medesima  si  accenna  inoltre  alla  chiamata  del  Duca  di  Terranova 
in  Ispagna,  all'arresto  fatto  a  Como  di  alcuni  francesi  con  pieghi 
di  lettere,  le  quali  contenevano  accordi  fra  il  Re  di  Navarra  e  i 
suoi  partigiani  d'Italia,  e  si  raccontano  i  particolari  della  morte 
del  Duca  di  Gioiosa,  secondo  una  relazione  scritta  dalla  Provenza 
dal  capitano  Pompeo  Carcani  (1).  Dopo  questa  lettera,  in  cui  pro- 
metteva che  avrebbe  spedito  al  Conte  Camillo  un  foglio  «  molto 
«  particolare  »  delle  cose  di  Piemonte,  non  si  trova  più  alcuna  • 
traccia  di  scritti  né  di  Guidubaldo,  né  del  padre,  né  di  altra 
persona  della  famiglia  Bonarelli,  fra  le  carte  dei  conti  Gonzaga. 

Tale  cessazione  di  corrispondenza,  che  è  pure  un  fatto  per  sé 
stesso  non  lieve  avuto  riguardo  ai  vincoli  di  parentela  e  di  in- 
teressi che  legavano  le  famiglie  Bonarelli  e  Gonzaga,  posta  in 
relazione  colla  circostanza,  degnissima  di  nota,  che  in  un  primo 
testamento  di  Camillo  del  7  giugno  1593,  il  conte  Pietro  Bona- 


da  una  lettera  di  donna  Gostanza,  scrìtta  il  24  marzo  1592  al  conte  Camillo, 
suo  zio,  a  Novellara,  nella  quale  Io  prega  di  consegnare  a  Guidubaldo  una 
sua  risposta  ad  una  lettera  scrittale  da  Guidubaldo  medesimo.  II  tempo  poi 
dell'entrata  al  servizio  del  cardinale  Borromeo  è  stabilito  da  una  lettera,  29 
maggio  1592,  del  conte  Pietro  Bonarelli  a  donna  Vittoria  da  Capua,  con  cui 
chiede  che  gli  siano  pagati  i  frutti  del  mese  di  maggio  sulle  somme  date  a 
mutuo  al  conte  Alfonso ,  per  poter  provvedere  all'andata  di  Guidubaldo  a 
Milano. 
(1)  Lettera,  il  novembre  1592,  al  conte  Camillo.  Append.,  n»  XV. 


186  G.   MALAGOLI 

relli  era  stato  trattato  con  speciali  disposizioni  di  favore,  che  si 
estendevano  anche  alla  sua  famiglia,  mentre  nell'ultimo  testa- 
mento fatto  da  Camillo  il  23  agosto  del  seguente  1594,  tali  favo- 
revoli disposizioni  non  appariscono  più  (1),  fa  ragionevolmente 
supporre  che  avvenisse  in  quel  tempo  una  violenta  rottura  fra 
le  due  famiglie.  Ma  quale  ne  fu  la  cagione  ?  E,  per  ciò  che  più 
specialmente  appartiene  a  noi,  Guidubaldo  v'ebbe  egli  parte? 

Nella  Cronaca  'modenese  dello  Spaccini  si  trova  che  a- 
vendo  tentato  il  conte  Pietro  Bonarelli,  mentre  era  a  Novel- 
lara,  di  unire  in  matrimonio  uno  de'  suoi  figli  con  una  nipote 
del  conte  Camillo,  questi  gli  ordinò  di  partire  nel  termine  di 
ventiquattr' ore  :  allora  la  famiglia  Bonarelli  passò  a  Modena. 
11  cronista  non  dice  in  che  anno  ciò  avvenisse,  e  nemmeno  ci 
fa  conoscere  il  nome  dei  due  poco  fortunati  amanti.  Cercò  di 
colmare  queste  lacune  il  novellarese  Vincenzo  Davolio,  il  quale 
cosi  narra  il  fatto:  «  Mentre  il  Conte  Pietro  viveva  in  Novel- 
«  lara  e  praticava  in  Corte  con  tutta  la  confidenza  e  famiglia - 
«  rità  di  parente  e  di  amico  di  Casa  Gonzaga ,  tentò  con  se- 
«  greti  maneggi  di  unire  suo  figlio  Guidubaldo  in  matrimonio 
«  con  Donna  Costanza  figlia  del  Conte  Alfonso  I  e  perciò  ni- 
«  potè  del  Conte  Camillo.  Fu  penetrato  1'  affare  nell'  autunno 
«  del  1592,  ed  il  Conte  Camillo ,  senza  fare  alcun  motto  su  di 
«  questo,  inviò  la  nipote  a  Torino  presso  la  Duchessa  di  Savoia  ; 
«  indi  nella  seguente  primavera  si  stabili  in  Novellara  il  di  lei 
«  collocamento  con  Don  Ferrante  Gonzaga  Principe  di  Bozzolo. 
«  ma  Donna  Costanza,  già  invaghita  del  Bonarelli,  trovò  non  poche 
«  difficoltà  ad  accettare  lo  sposo  esibitole.  Camillo,  dissimulando 
«  sempre  di  sapere  il  maneggio  de'Bonarelli,  e  persuadendosi  che 
«  la  nipote  in  fine  aderirebbe  alle  nozze  proposte,  fece  testamento 
«  il  giorno  7  di  giugno  1593,  nel  quale  la  trattò  con  parzialità 
«  di  affetto,  portò  la  di  lei  dote  fino  a  trentaseiraila  scudi  e  fece 


(1)  Dei   due   testamenti  di  Camillo  I  Gonzaga ,  rogati  dal  notaio  Andrea 
Cella  di  Modena,  si  conserva  copia  nell'archivio  di  Novellara. 


STDDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDDBALDO  BONARELLI        187 

«  diversi  legati,  come  a  favore  di  lei  e  delle  altre  nipoti,  cosi 
«  anche  a  favore  del  Conte  Pietro;  e  senza  dar  ombra  di  parti- 
«  colare  sospetto  dichiarò  in  generale  esclusa  da  ogni  legato  e 
«  diritto  alla  sua  eredità  qualunque  delle  sue  nipoti  si  fosse  ma- 
«  ritata  senza  il  pieno  assenso  della  madre  e  dei  fratelli;  indi 
«  nel  luglio  seguente  Donna  Vittoria  si  portò  a  Torino,  onde  per- 
«  suadere  alla  figlia  di  aderire  alle  nozze  proposte  dallo  zio,  ma 
«  la  ritrovò  ferma  ed  ostinata  in  non  volere  obbedire.  Ritornata 
«  Donna  Vittoria  a  Novellara  colla  negativa,  il  Conte  Camillo 
«  bandi  tosto  la  famiglia  Bonarelli,  ordinando  che  abbandonasse 
«  il  suo  territorio  entro  lo  spazio  di  ventiquattr' ore  :  poi  nella 
«  primavera  del  1594  conchiuso  ed  effettuato  il  matrimonio  del 
«  Principe  con  Donna  Isabella,  altra  figlia  di  Donna  Vittoria,  Ga- 
«  millo  fece  l'ultimo  suo  testamento  il  23  di  agosto  dello  stesso 
«  anno,  nel  quale  privò  affatto  Costanza  di  ogni  legato  e  diritto. 

«  Intanto  i  Bonarelli  sì  erano  portati  a  Modena Costanza,  per- 

«  duta  ogni  speranza  di  sposare  il  Bonarelli,  si  maritò  poi  col 
«  Marchese  Asdrubale  Mattei  di  Roma  »  (1). 

H  nostro  istoriografo  dice  d'  aver  desunto  ciò  dal  Tiraboschi 
e  dalle  carte  dell'Archivio  Gonzaga.  Il  vero  è  che  egli  costruì 
il  suo  romanzetto  amoroso  fondandosi  nella  massima  parte  su  una 
preesistente  raccolta  di  memorie  storiche  novellaresi,  compilata 
da  due  cappuccini  (2),  e  che  tanto  il  Davolio  quanto  i  suddetti 
compilatori  errarono,  perché  non  fecero  un  esame  accurato  delle 
fonti.  Infatti  rilevasi  che  donna  Costanza  Gonzaga  fu  a  Torino 


1  Davouo,  Op.  cit.,  t.  I,  p.  348.  Questo  racconto,  modificato  soltanto 
nella  forma,  è  riportato  per  intero,  con  citazione  della  fonte,  a  pp.  17-19 
del  Commentario  del  Gampori,  il  quale  si  fondò  sul  Davolio  per  tutto  ciò 
che  riguarda  la  dimora  dei  Bonarelli  in  Novellara  e  le  loro  attinenze  coi 
conti  Gonzaga. 

(2)  Memorie  isteriche  di  Novellara  raccolte  dal  p.  Pier  Maria  da  Modena, 
ordinate  e  accresciute  dal  p.  Carlo  dal  Finale,  t.  II,  p.  156.  Anche  di  queste 
memorie,  non  a  stampa,  possiede  il  manoscritto  in  due  volumi  il  Municipio 
di  Novellara:  furono  compilate  sulla  fine  del  secolo  passato  e  nei  primi  anni 
del  presente. 


188  G.  MALAGOLI 

nella  corte  della  Duchessa  di  Savoia  dal  1586  al  1594  (1);  non 
regge  quindi  l'affermazione  che  ella  fosse  mandata  colà  nell'au- 
tunno del  1592,  quando  si  sarebbero  scoperti  i  suoi  amori  col 
Bonarelli.  Cosi  pure  se  donna  Vittoria  da  Capua  si  recò  nel 
giugno,  anzi  che  nel  luglio  (2),  del  1593  a  Torino  per  indurre  la 
figlia  ad  accettare  la  mano  di  don  Ferrante  Gonzaga  e  ne  ritornò 
senza  essere  riuscita  nell'intento,  ciò  non  vuol  dire  che  Gostanza 
rifiutasse  perché  innamorata  del  Bonarelli,  quando  invece  sap- 
piamo da  una  lettera  stessa  di  donna  Vittoria  (3),  scritta  da  To- 
rino al  conte  Camillo,  che  i  partiti  per  donna  Gostanza  erano  due  : 
l'uno  don  Ferrante  Gonzaga,  che  già  conosciamo,  favorito  gran- 
demente dalla  madre  e  dallo  zio,  l'altro  don  Andrea  Manrique, 
figlio  di  un  gentiluomo  d'arme  spagnuolo  e  nipote  del  conte  Ca- 
millo (4),  più  gradito  alla  giovane  e  forte  dell'appoggio  della  Du- 
chessa di  Savoia,  la  quale  aveva  dichiarato  a  donna  Vittoria  di 
non  poter  tollerare  che  fosse  fatta  violenza  alla  volontà  di  donna 
Gostanza,  e  nemmeno  volle  permettere  che  questa  fosse  allora 
levata  dalla  sua  corte  e  ricondotta  a  Novellara,  come  la  madre 
aveva  in  animo  di  fare  (5).  Ne  segui  che  don  Ferrante  dovette 
contentarsi  di  sposare  Isabella,  altra  figlia  di  donna  Vittoria  (6), 
e  il  conte  Camillo  corrucciato  gravemente  per  ciò  colla  nipote 
Gostanza  e  coi  Manrique,  padre  e  figlio,  diseredò  la  prima  e  levò 


(1)  Lettere  di  donna  Costanza  Gonzaga  al  padre  e  allo  zio  dal  1586  al 
1594.  —  Lettera  dell'Infanta  donna  Caterina,  scritta  da  Torino  il  20  ottobre 
1589  a  donna  Vittoria  da  Capua. 

(2)  Lettera ,  14  giugno  1593 ,  da  Torino ,  di  donna  Vittoria  da  Capua  al 
conte  Camillo. 

(3)  Lett.,  14  giugno  1593,  già  cit. 

(4)  Lettere  di  Gio.  Battista  Borromeo,  di  don  Andrea  e  don  Giorgio  Man- 
rique al  conte  Camillo  negli  anni  1592  e  1593. 

(5)  Lettera,  14  giugno  1593,  già  cit.,  di  donna  Vittoria  da  Capua. 

(6)  Lettera,  10  settembre  1593,  di  Gio.  Battista  Borromeo  al  conte  Camillo. 
Da  questa  e  da  altre  lettere,  dirette  al  conte  Camillo,  appare  che  il  matri- 
monio di  don  Ferrante  con  Isabella  avvenne  nel  1593,  anzi  che  nella  prima- 
vera del  1594,  come  asserisce  il  Davolio,  sulla  testimonianza  dei  due  cappuccini. 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDUBALDO  BONARELLl         189 

dal  SUO  ultimo  testamento  ogni  legato  che  a  favore  di  questi  si 
trovava  scritto  nel  testamento  del  7  giugno  1593. 

Confesso  che ,  arrivato  a  questo  punto  e  visto  l' esito  pura- 
mente negativo  delle  mie  ricerche  fui  tentato  di  credere  che 
anche  nel  nostro  caso  si  trattasse  di  uno  dei  soliti  racconti, 
parti  di  fervide  immaginazioni,  con  cui  si  ama  spesso  abbel- 
lire la  vita  degli  uomini  che  hanno  titolo  di  illustri;  e  comin- 
ciavo a  dubitare  che  qualche  altra  cagione  avesse  potuto  indurre 
i  Gonzaga  a  levarsi  d'attorno,  nel  1593,  i  Bonarelli.  Se  non  che 
mi  trattenne  dal  far  nuove  congetture  la  testimonianza  del  cro- 
nista modenese,  al  quale  non  si  può  non  dare  gran  peso,  perchè 
vissuto  in  quel  tempo  e  in  città  non  lontana  da  Novellara.  Ri- 
frugai nel  Cartesio  di  Camillo  e  di  donna  Vittoria,  dal  1590  al 
1600,  e  avendo  notato  nell'ultimo  testamento  di  Camillo  del  23 
agosto  1594,  che  non  solo  Costanza  ma  anche  Vittoria,  sorella 
minore  di  lei,  era  stata  privata  d'ogni  legato  e  diritto  dallo  zio 
(questo  fatto  sfuggi  al  Davolio  e  ai  precedenti  compilatori  di  me- 
morie, da  cui  egli  attinse),  mi  proposi  di  seguire  la  sorte  anche 
di  quest'altra  diseredata,  ^er  vedere  quali  relazioni  potessero  cor- 
rere, per  avventura,  fra  la  sua  disgrazia  e  quella  dei  Bonarelli. 

Vittoria  Eleonora,  figlia  di  Alfonso  e  di  Vittoria  da  Capua, 
aveva  nel  1593  diciotto  anni  (1),  e  viveva  colla  madre  e  lo  zio  a 
Novellara.  Nel  testamento  di  Camillo  del  7  giugno  di  quell'anno, 
essa  era  stata  messa  alla  pari  con  le  altre  sue  sorelle,  minori 
di  Costanza,  ma  fu  poi  esclusa,  come  abbiam  visto,  da  ogni  di- 
ritto sull'eredità  dello  zio  coll'altro  testamento  del  23  agosto  1594. 
Ben  grave,  agli  occhi  dei  parenti,  dovette  .essere  il  fallo  da  lei 
commesso,  poiché  non  solo  non  potè  più  tornare  in  grazia  dello 
zio,  il  quale  pure,  prima  di  morire,  perdonò  alla  nipote  Co- 
stanza (2),  ma  venne  da  tutti  trattata  aspramente  e  quasi  con 


(1)  Era  nata  in  Novellara  il  26  ottobre  1575  {Mem.  ist.  cit.  dei  due  cap- 
puccini, t.  I,  p.  151). 

(2)  Con  un  codicillo  del  13  aprile  1595,  rogato  dal  notaio  Camillo  Borri, 


190  G.  MALAGOLI 

dispregio,  come  se  si  fosse  resa  indegna  della  famiglia.  Non  più 
nelle  lettere  un  accenno  o  un  saluto  a  lei  in  particolare,  nem- 
meno dalle  sorelle  già  maritate  e  da  tempo  fuori  di  casa.  In  tale 
abbandono  non  le  rimase  che  la  pietà  di  una  monachella,  suor 
Vittoria  Gonzaga  (1),  sua  sorella  maggiore,  che  dal  ritiro  di  santa 
Marta  in  Milano  le  scrisse,  assicurandola  del  suo  affetto  e  facen- 
dole auguri  di  felicità  (2).  Passarono  cosi  tristamente  quasi  quattro 
anni  per  Vittoria,  finché  nel  1597,  o  fosse  essa  stanca  delle  ama- 
rezze che  le  facevano  patire  in  famiglia,  o  fosse  la  madre  che 
volesse  liberarsi  di  lei,  la  vediamo  entrare  nel  monastero  dell'An- 
nunziata in  Cremona  (3),  dove  stette,  vestendo  abito  secolare,  fino 
al  1599.  È  molto  probabile  che  la  famiglia  la  sollecitasse  in  quel 
tempo  a  far  voti  di  clausura  per  non  aver  più  pensiero  di  lei;  ma 
ella  dichiarò  apertamente  che  monaca  non  voleva  essere.  Il  Ve- 
scovo di  Cremona,  saputo  ciò,  fece  dire  alla  madre,  donna  Vit- 
toria, che  venisse  a  levarla  di  là;  però  avanti  di  lasciarla  uscire 
dal  monastero  volle  essere  assicurato  che  sarebbe  tornata  nelle 
grazie  de' suoi  e  non  avrebbe  avuto  cattivi  trattamenti  (4).  Al- 
lora, per  non  riprenderla  in  casa,  le  cercarono  un  marito. 

Un  tal  Claudio  Bonetti,  sensale,  a  quel  che  pare,  di  negozi  ma- 
trimoniali, scrisse  a  donna  Vittoria  da  Capua  (5),  proponendole 
di  dar  la  figlia  in  isposa  al  Marchese  di  Soncino  di  Milano,  gio- 
vane di  venticinque  anni  circa  «  non  di  troppo  buon  garbo,  né 
«  anco  di  troppo  fino  giudicio  »,  e  aggiungeva  che  il  partito  gli 


reggiano,  donna  Gostanza  fu  rimessa  dallo  zio  «  nel  pristino  stato,  grazia  e 
«  grado  di  successione  ». 

(1)  Al  secolo,  Faustina. 

(2)  Lettera,  22  maggio  1595.  Ho  trovato  questa  lettera  nel  carteggio  della 
madre  donna  Vittoria  da  Capua:  ciò  potrebbe  far  supporre  che  la  lettera 
stessa  non  fosse  nemmeno  recapitata  alla  giovane,  cui  forse  vollero  negare 
i  parenti  anche  il  conforto  di  sapersi  commiserata  e  amata  da  una  sorella. 

(3)  Lettera,  23  marzo  1597,  di  suor  Anna  Giulia  Guazzoni,  priora  nel 
monastero  dell'Annunziata  di  Cremona,  a  donna  Vittoria  di  Capua. 

(4)  Lettera,  20  gennaio  1599,  di  don  Ferrante  Gonzaga  a  donna  Vittoria 
da  Capua. 

(5)  Lettera,  18  gennaio  1599,  da  Cremona. 


STDDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDDBALDO  BONARELLI        191 

pareva  molto  a  proposito  «  per  sbrigarsi  di  questa  pratica  ».  La 
frase  brutalmente  cruda  e  villana  del  negoziatore  non  è  forse 
senza  importanza  per  noi,  perché  ci  fa  sospettare  che  il  fallo, 
<3agione  dei  mali  di  Vittoria,  fosse  di  natura  amorosa.  Infatti  per 
qual  motivo  avrebbe  il  suddetto  sensale  proponente  rilevato  alle 
prime  che  il  giovane  era  rozzo  e  di  corto  giudizio,  mentre  af- 
fermava che  era  molto  a  proposito  per  Vittoria?  Ma  la  dote  dai 
sedici  ai  ventimila  scudi,  che  si  chiedeva,  sembrò  forse  troppo 
alta  alla  madre,  la  quale  riusci  a  concludere  per  Vittoria  un 
matrimonio  più  economico,  dandola  ad  Alfonso  Pallavicino  di  Po- 
lesine, con  soli  duemila  scudi.  Nello  stesso  anno  1599  si  fecero 
le  nozze  e  Vittoria  andò  in  casa  del  padre  dello  sposo,  Camillo 
Pallavicino  (1). 

Anche  nella  nuova  casa  Vittoria  non  fu  da  principio  molto 
fortunata.  Il  suocero,  povero  gentiluomo,  si  lamentava  di  lei,  che 
diceva  superba  e  di  niun  valore,  perché  in  casa  sua  non  faceva 
anche  da  massaia,  non  si  levava  per  tempo  al  mattino  come  lui, 
che  si  alzava  due  ore  avanti  giorno,  e  non  andava  a  fare  il  pane  (2), 
Nacquero  per  tal  modo  alcuni  dissapori  in  famiglia,  a  cagione 
dei  quali,  un  anno  appena  dopo  il  matrimonio,  il  figlio  e  la  sposa 
dovettero  uscire  dalla  casa  del  padre.  Allora  donna  Vittoria  da 
Capua  mandò  un  suo  confidente  a  Polesine  per  sapere  come  sta- 
vano le  cose  (3).  Il  messo,  certo  Pompeo  Valentini,  riconobbe  che 
si  trattava  di  frivolezze,  e  riusci  a  rappacificare  gli  sposi  col  vec- 
chio. Di  ciò  rese  conto  in  una  lunga  lettera  alla  sua  mandante,  la 
quale  allora  si  trovava  a  Napoli  ;  e  in  essa  egli  narra  che,  lasciato 
Polesine,  si  era  recato  anche  a  Modena,  dove  aveva  sentito  che 
«  il  galantuomo  toglieva  la  figlia  del  Coccapani  con  cinquemila 
•e  scudi,  ma  che  ciò  si  teneva  secreto  >  (4).  Queste  misteriose  pa- 


(1)  Lettera,  8  luglio  1600,  di  Cesare  Pallavicino  a  doana  Vittoria  da  Capua. 
Che  la  dote  fosse  di  soli  due  mila  scudi  appare  da  una  lettera  del  24  luglio 
1600  di  Pompeo  Valentini  alla  stessa  donna  Vittoria. 

(2)  Lett.  cit.,  di  Pompeo  Valentini. 

(3)  Lettera,  11  luglio  1600,  di  G.  B.  Lodi  a  donna  Vittoria  da  Capua. 

(4)  Lett..  24  luglio  1600,  già  rit. 


192  G.  MALAGOLI 

role,  sottosegnate  nella  lettera  con  puntini,  hanno  per  noi  la  più 
grande  importanza,  perché  quel  «  galantuomo  »  non  è  altri  che 
Guidubaldo,  il  quale  nell'agosto  del  1600,  un  mese  circa  dopo  la 
lettera  suddetta,  pubblicò  il  matrimonio  già  segretamente  con- 
tratto con  Laura   Coccapani  (1). 

Se  dopo  circa  sette  anni  da  che  i  Bonarelli  erano  stati  banditi 
da  Novellara,  Guidubaldo  è  ironicamente  e  antonomasticamente 
appellato  «  il  galantuomo  »,  conviene  ammettere  che  i  suoi  torti 
verso  i  Gonzaga  fossero  veramente  gravi  e  imperdonabili.  Se  poi 
colleghiamo  la  testimonianza  del  cronista  modenese,  secondo  il 
quale  la  famiglia  Bonarelli  fu  cacciata  da  Novellara  per  aver 
tentato  un  matrimonio  fra  uno  de'  suoi  e  una  nipote  del  conte 
Camillo,  col  fatto  della  disgrazia  di  Vittoria  e  cogli  accenni 
della  lettera  del  Bonetti,  da  noi  citata,  e  in  ispecial  modo  di 
quella  del  Valentini,  in  cui  alle  notizie  sul  matrimonio  di  Vittoria 
fanno  riscontro  quelle  sul  matrimonio  del  «  galantuomo  »,  non 
può  restar  dubbio  che  nella  rottura  fra  i  Bonarelli  e  i  Gonzaga 
non  avesse  parte  principalissima  Guidubaldo,  il  quale  fidando 
forse  nella  sua  nobile  origine,  nel  legame  di  parentela  colla 
famiglia  Gonzaga,  e,  ciò  che  più  importa,  nella  superiorità  del 
suo  ingegno,  ardi  alzar  gli  occhi  alla  nipote  del  conte  Camillo. 
Non  dispiacquero  gli  omaggi  e  i  sospiri  del  giovane  dotto  e  ga- 
lante a  donna  Vittoria  Eleonora;  spiacquero  bensì  allo  zio,  e 
Guidubaldo  dovette  imparare  a  sue  spese  che 

nulla  vale 

Senza  scettro  real  sangue  reale, 

come  egli  stesso  fece  poi  dire  a  Sirene  nella  Filli  (2). 

Anche  l'amore  per  la  Coccapani  fu  cagione  al  Bonarelli  di 
nuove  disgrazie;  perché  il  suo  matrimonio  con  Laura  irritò  il 
duca  Cesare  di  Modena,  il  quale  invece  di  mandare,  come  aveva 


(1)  Gampori,  Op.  cit.,  pp.  2*.)-33. 

(2)  Alto  I,  scena  prima. 


STDDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDUBALDO  BONARELLI        193 

destinato,  Guidubaldo,  suo  ministro  in  Francia,  lo  cacciò  in  esilio, 
facendogli  intimare  il  22  agosto  1600  di  uscire  entro  ventiquattr'ore 
dal  suo  Stato  (1).  Le  donne,  si  vede,  non  gli  portavano  fortuna. 

Giuseppe  Malagoli. 


(1)  Spaccini,  Cron.,  1.  e. 


APPENDICE 


Xjetiere  inedite  di  Q-iiidialoaldo  Soxiarelli  (^) 


I. 


111."'*  mio  s-'e  et  Parente  s€mp.«  oss.""  (2) 
Quando  io  fui  risoluto,  et  in  punto  di  partirmi  questa  mattina  per  la  volta 
de'  miei  studij,  in  modo  ch'altro  non  mi  restava,  che  pigliarne  da  V.  S.  111.°» 
et  dalla  s.'*  Cont.»»  (3)  mia  sJ»  lor  buona  gratia,  et  ordine  di  quanto  gli 
fusse  piacciuto  commandarmi ,  intesi  la  loro  andata  à  Bagn."  (4)  dove  anco 
io  sarei  venuto  se  '1  tempo  che  non  era  più  in  mio  potere  me  l'havesse  con- 
ceduto ,  il  quale  havendomi  pure  così  sforzato  alla  partita ,  non  ho  voluto 
almeno  restar  di  sodisfar  à  tal  debito  con  queste  righe  eh'  in  sua  vece  sup- 
plico ad  accetare,  conservandomi  in  tanto  in  lor 'memoria  per  quel  servitore 
che  me  gli  devono  dichiarar'  gli  oblighi  eh'  io  da  loro  riconosco,  se  per 
aventura  la  molto  lor  cortesia  non  gli  facesse  parer  poco  quel  che  per  se 
stesso  et  per  venirne  dalla  lor  mano  io  reputo  à  singulari  favori  :  lo  me  ne 


(1)  NelU  trascrizione  degli  antognfl   ho   sostituita  la  lettera  e  alla  u  per  Tendere  pid  agerol* 
la  lettura  di  questa  appendice.  In  tatto  il  resto  ho  seguito  l'ortografia  del  Bonarelli. 

(2)  È  diretta  al  conte  Alfonso  I  Gonzaga. 
(8)  Donna  Vittoria  da  Capua. 

(4)  Bagnolo,  altro  feudo  dei  conti  Gonzaga,  vicino  a  Novellara. 

flMtrnaU  $torieo,  XVII,  fase.  50-51.  13 


194  G.  MA.LAGOLI 

vado  tutto  intento  à  divenir  atto  à  servirgli,  cosi  piacci  à  Dio  concedergli 
ogni  contento  che  loro  medesimi  desiderono,  et  ch'io  gli  priego  da  S.  M.*^  D.n» 
gli  bacio  ad  ambi  insieme  le  mani  col  s.""  mio  Giulio  Cesare  (1). 

Di  Parma  li  2  di  D.re  1583 

Di  V.  S.  111.»»» 

Aflfett.  s.re  et  P.te 

GUIDUB.O  BON."   DELLA  RoVERE. 

IL 

IH.™»  mio  sig/8  et  Parente  oss.™»  (2) 
S'hor  io  havessi  così  opportuna  occasione  di  servir  V.  S.  IH.""»,  ch'io  ho 
di  scriverle,  sarei  certo  con  mio  maggior  contento  più  pronto  all'opra,  ch'alia 
penna,  poiché  la  penna  solo  mi  serve,  per  pagar  quasi  un  picciolo  interesse 
del  molto,  eh'  io  le  devo ,  ò  più  tosto  per  dichiararmi  tanto  desideroso  di 
pagar  il  debito,  quanto  ne  sono  hor  impotente;  egli  è  ben  vero  che  tanto 
mi  compiaccio  in  dovere  à  V.  S.  ch'insieme  con  questa  mia  debole  satisfat- 
tione  di  due  righe  cercherò  pur  anco  contrarre  obligo  novo;  onde  dopo  che 
da  altri  le  sarà  senza  dubbio  conferita  la  causa  per  la  quale  invio  il  presente 
supplicola  se  così  par  bene  alla  prudenza  sua  di  favorir,  et  promovere  l'ef- 
fetto del  mio  (ch'à  me  pare)  honesto  desiderio,  acciò  che  si  come  il  suo  fa- 
vore hebbe  sempre  parte  singolare  in  ogni  mio  viaggio,  et  risolutione,  cosi 
anco  per  l'istesso  favore  io  possi  più  compitamente  conseguir  il  fine  d'essi 
viaggi  ch'è  d'imparar  vedendo  et  veder  per  imparare  ;  In  tanto  à  lei  dedico 
quanto  io  valerò  mai,  et  facendole  per  fine  riverenza  prego  la  M.t^  Divina 
che  lungamente  la  prosperi  felice; 


Di  Pontam:  (3)  li  3  d'Ap.i«  1585 
Di  V.  S.  m.»"' 


Affett.'^o  s/e  et  parente  (4). 


(1)  Figlio  di  Alfonso. 

(2)  È  scritta  al  conte  Camillo  I  Gonzag^a. 

(3)  Pont-a-Monsson. 

(4)  Qaantunque  manchi  della  firma,  questa  lettera  che  trovai  fra  gli  autografi  al  conte  Camillo, 
è  da  ritenersi  del  Bonarelli.  L'intestazione,  la  data  e  la  scrittura  ne  sono  certissima  prora. 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDDBALDO  BONARELLI        195 
III. 

Ill.mo  sig.'*  mìo  sig."  et  Parente  oss.™o  (1) 
Saria  più  facile  intender  l'Acabalà,  che  l'origine  del  negotio  (2)  di  V.  S.  III.™* 
per  che  gli  autori  istessi  ne  partano  in  cento  guise  ò  più  tosto  non  sanno  che 
dirne,  et  con  questo  a  punto  mostrano  che  ne  anco  hanno  saputo  che  fare, 
credo  ben  che  s'aveggano  dell'errore  et  fanno  professione  di  volerci  rime- 
diare, vedrem  l'effetto,  e  intanto  supplico  V.  S.  111.™'  à  disporsi  in  modo 
ch'ella  ricevi,  et  accetti  per  buona  qualunque  satisfattione  ragionevole  vor- 
ranno darle,  per  che  non  è  bene  di  cader  in  opinione  di  mal  satisfatto.  II 
s.'  Card.i  Borromeo  è  stato  hoggi  k  visitar  la  s.»  Gont.*  et  ha  discorso  Ion- 
iamente seco,  volea  scrivere  a  V.  S.  111.™»  per  quest'ordinario,  ma  s'è  riser- 
vato per  l'altro  volendo  espettar  l'essito  del  ragionamento  che  s.  s.  111.™»  ha 
consegnato  alla  s.»  Cont.'  di  far  à  N.  S.  Io  ho  dato  conto  all'Ili.™»  Santi- 
quattro  di  quanto  è  passato,  non  se  ne  può  dar  pace,  et  in  somma  non  v'è 
ne  personaggio,  ne  privato  che  non  ne  mormori  in  estremo.  Confesso  ch'io 
ne  sento  passione  infinita  per  l'interesse  mio  particolare,  al  quale  so  quanto 
V.  S.  IH.™»  mi  facea  gratia  di  voler  favorire,  ma  la  supplico  anco  di  credere 
che  'l  mio  maggior  travaglio  è  il  disgusto  il  qual'  io  so  che  ragionevol.'* 
V.  S.  IH.™»  n'harrk  sentito;  Hor  piaccia  a  Dio  di  ristaurarlo  con  altretanta 
consolatione  et  dar  à  me  fortuna  di  potern'  esser  ministro,  si  come  con  la 
vita  propria  bramo  et  debbo  servirla.  Spero  che  i  P.''  Gesuiti  si  riprenderanno 
la  casa,  converrà  bene  al  parer  mio  darne  loro  qualche  ricognitione  si  come 
anco  à  gli  hebrei  padroni  de'  mobili,  ma  per  quest'altro  ordinario  ne  scriverò 
più  particolar.'*.  I  formaggi  et  le  confetture  ch'arivarono  già  molti  giorni  sono 
furon  subito  cavati  di  Doana  et  si  serbano  in  luogo  sicuro;  11  rimanente  delle 
robbe  arrivò  finalmente  l'altr'hierì,  et  dicono  i  mulattieri  che  per  resto  deb- 
bono haver  ventisei  scudi,  et  io  non  n'  ho  aviso  nessuno  ne  dal  sig.'«  Scardoa 
■che  l'inviò,  uè  da  altri ,  ond'  io  per  ricuperar  le  robbe ,  et  per  non  ricever 
■qualche  burla  depositerò  in  man  fidata  il  danaro  fin  ch'io  n'abbia  aviso  da 
V.  S.  IH.™»  et  ricupererò  le  robbe  se  sarà  possibile  d'  haverle  per  questa 
strada.  Et  con  tal  fine  faccio  à  V.  S.  IH.™»  riverenza  pregandole  da  Dio  ogni 
contento. 

Di  Roma  à  9  di  Marzo  1591 

Di  V.  S.  IH.™» 

Aff.™o  s.'e  et  Par.»» 

GUIDUB.O   Bo.\."'   DELLA  RoVERE. 

(1)  Anche  qaesta  (come  tutte  le  aegnenti)  è  diretU  al  conte  Camillo,  m  Norellan. 

(2)  Il  eonte  Camillo  arerà  mostrato  desiderio  di  recanti  a  Roma  rolendo  dar  segno  al  pontefice 
della  sua  deroiione.  La  corte  papale  lo  consigliò  a  non  fare  il  riaggio  per  non  dar  motìro  di 
diffidenze  al  dnca  di  Mantora  (Lett.  80  genn.  e  6  marzo  1591 ,  del  Bonarelli  al  conte  Camillo). 


196  G.  MALAGOLI 


IV. 


111.™"  sigJ^  mio  sig.""»  et  Parente  oss.™* 
Questi  ss."  vanno  tuttavia  acennando  di  voler  rimediare  all'error  che  benis.o^ 
conoscono  essere  stato  commesso  et  richiamar  V.  S.  111.™^  ond'io  ho  tardato 
à  restituir  la  casa  per  espettar  quello  che  N.  S.  dirà  alla  sig.""»  Gont."  la 
quale  domani,  ò  l'altro  infallibil.'^  harrà  privata  audienza  .  et  spero  che  ò 
da  V.  S.  IH.™*  stessa  sarà  goduta,  ò  certo  ad  altri  raffittata:  Io  scrivo  al 
s.''  Conte  mio  Padre  che  vedendo  l'incertezza  et  la  dilatione  del  mio  negotia 
come  dee  esser  noto  à  V.  S.  111.™'  et  presentandosi  l'occasione  dell'ispedition 
del  s.'  Conte  Hercole  Ecc.™°  io  mi  son  risoluto  di  supplicar  il  s.""  Car.i» 
Borromeo  à  farmi  gratia  di  proporre  a  N.  S.  che  ò  risolvi  il  p.»  partito,  6 
che  mi  proveda  col  secondo  acciò  ch'io  non  rimanga  escluso  dal  primo  quanda 
poi  non  mi  venisse  ne  anco  à  tempo  il  secondo,  et  così  restassi  in  aere.  So 
che  il  p.*  è  di  maggior  satisfattione  al  s.""  Conte  mio  Padre,  et  però  se  ben 
è  sempre  stato  contra  il  mio  genio  ho  risoluto  di  preferirlo  ad  ogn 'altro,  et 
non  pensar  ad  altro  se  non  in  diffetto  di  quello  .  et  però  non  succedendo 
quello  non  dovrà  esser  havuto  à  male  che  segua  questo.  Per  che  in  ogni 
modo  non  essendo  io  risoluto  di  seguitar  la  pretaria  non  posso  haver  altra 
miglior  et  più  lodevole  occasion  d'impiegar  la  vita  mia  .  et  per  le  cose  nostre 
non  ho  dubbio  che  quell'aiuto  che  potrà  mai  venir  da  me,  si  dee  più  tosto- 
espettar  per  questa  che  per  verun'  altra  strada.  So  quanto  V.  S.  111.™»  sia 
sempre  stata  contraria  al  mio  militare,  bora  non  di  meno  spero  c'havendo- 
in  consideratione  l'occasion  che  se  n'apresenta,  l'utile  che  se  ne  può  cavare» 
la  difficoltà  d'  altro  partito ,  V  inclination  mia  à  questo ,  et  V  abhorrimento 
d'altra  professione  muterà  parere,  et  non  solo  procurerà  che  '1  s.""  Conte  mio 
Pj^  la  senta  bene,  ma  ella  ancora  mi  vi  presterà  il  suo  consenso  senza  il 
quale  certo  non  intendo  ne  in  questa,  ne  in  altra  cosa  movermi  già  mai, 
per  che  s' io  non  posso  servirla  debbo  almeno  obedirla ,  per  mostrarmele 
in  qualche  parte  buon  servitore;  Hoggi  sono  stato  col  mio  s.'  Camillino 
dairill.™o  Santiquattro  il  quale  m'ha  pregato  di  tenerlo  raguagliato  di  punto 
in  punto  di  quanto  s'intenderà  et  si  farà  nel  particolar  di  V.  S.  IH.™*  che 
gli  è  veramente  paruto  fuor  di  modo  strano  et  1'  ha  grandemente  à  cuore. 
Domani  credo  di  levar  le  robbe  di  Doana,  ma  aspetto  quanto  prima  aviso 
sovra  i  ventisei  scudi  ch'io  scrissi  l'ord.o  passato,  et  ordine  di  quanto  s'harrà 
da  fare  almeno  delle  cose  magnative.  Ho  detto  alla  s.""»  Gont."  c'hora  si  trova 
gran  quantità  di  bellis.'  mobili,  et  che  saria  congiontura  con  la  sua  presenza 
di  farne  bella  et  utile  compra,  m'ha  detto  di  volerne  scrivere  à  V.  S.  III.™* 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDDBALDO  BONARELLI         197 

€t  però  io  non  ne  dirò  altro,  anzi  temendo  d'haverla  troppo  longamente  infa- 
stidita faccio  qui  fine  baciandole  con  ogni  reverenza  le  mani,  et  pregandole 
•da  Dio  ogni  contento. 

Di  Roma  a'  13  di  Marzo  1591 

D.  V.  S.  IH.-"» 

AflF.mo  sje  et  P.t« 

GuiDUB.o  BON."'  DELLA  Rov.«. 


111."""  sig.'e  mio  sig.'"«  et  Parente  oss.™' 
Per  la  lettera  di  V.  S.  111.™»  de"  22  conosco  d'haver  grand'occasione  di  do- 
lermi della  poca  fortuna  mia,  la  quale  fa  ch'à  quelli,  a'  quali  debbo,  et  de- 
sidero più  di  satisfare ,  io  apporti  maggiori  disgusti  in  quelle  cose ,  nelle 
quali  più  credo  di  compiacere  à  loro,  et  satisfare  alla  ragione.  Ch'io  con  la 
mia  risolutione  d' andar  in  Francia  habbia  cagionato  lai  soprastomaco  a 
V.  S.  111.™*  et  isdegno  al  sig.''  Conte  mio  P."  qual'ella  scrive  m'è  d'infinito 
dispiacere,  ne  lo  credei  già  mai  per  che  la  stimai  cosa  non  pur  ragionevole, 
ma  necessaria  allo  stato  mio,  et  la  sottoposi  assolutamente  alla  volontà  di 
V.  S.  111.°»*  et  sua,  la  quale  havendo  conosciuta  dalla  l.ra  di  V.  S.  111.™* 
{per  che  dal  Co:  mio  P.'"^  non  n'ho  ricevute  per  questo  ordinario)  io  total- 
mente mi  son  levato  da  tal  pensiere  et  rinuntio  al  giudicio  et  volontà  che 
n'haveva.  La  quale  s' era  capriccio  giovanile  et  appetito  sensuale  duolmi 
d'haver  si  corrotta  natura,  et  la  supplico  h.  perdonarmene,  ma  non  le  tacerò 
già  per  iscusa  mia  quelle  ragioni  ch'à  ciò  mi  commovevano.  La  p.»  ch'alia 
pretaria  non  fui  mai  ne  sono  inclinato,  et  se  fusse  vocation  di  Dio  ^li  mi 
vi  disporrebbe  il  core,  et  non  essendo  vocation  di  Dio  non  credo  che  sia  bene 
ch'altri  per  fin  mondani  mi  vi  sforzino,  et  io  per  obedienza  posso  ben  far 
quel  che  non  mi  piace,  ma  non  posso  far  che  mi  piaccia  quel  che  non  mi 
piace.  Hor  non  volendo  esser  prete  credea  che  convenisse  incamminarmi 
all'  arme ,  non  conoscendo  altro  che  1'  una  di  queste  due  strade  per  un  par 
mio.  La  2*  che  volendo  seguitar  la  guerra  io  non  sapea  veder  più  bella  oc- 
casion  di  questa,  per  che  in  essa  si  favorisce  una  causa  giusta,  si  serve  Dio, 
et  il  mio  Principe  naturale,  è  guerra  che  s'hà  da  trattar  non  meno  co'  ne- 
gotij  che  con  l'armi,  i  perìcoli  son  communi  ne  senz'essi  è  bella  la  guerra, 
et  se  vi  saranno  esposti  tanti  altri  di  maggior  portata  di  me  ben  v'  harrei 
potuto  soggiacer  anch'io.  La  3*  ch'alio  stato  delle  cose  di  mia  casa  credea 
di  poter  giovar  più  per  questa  strada  che  per  altra,  per  che  in  somma  fin 
che  *1  favore  del  qual  ho  bisogno  non  è  da  me  con  ser\'itù  particolare,  et 
intrinseca  meritato,  non  potrà  mai  essere  se  non  mendicato,  et  per  tale  co- 


198  G.   MALAGOLI 

nosciuto  ancora  che  caldiss."  fusse.  La  4»  che  se  ben  io  conosceva  di  non 
poter  aver  carichi,   ma   solo   un   luogo   presso  la  persona  del  G.^*  ad  ogni 
modo  sapeva  ancora  che  questo  luogo  quand'io  fussi  stato  di  qualche  valore 
era  necess.°  che  mi  facesse  impiegar  a  molti  negotij  et  servitij  che  per  av- 
ventura mi  harebbono  acquistata  laude,  et  merito  di  maggior  cosa.  Hor  per 
queste  et  per  molte   altre   ragioni  io  mi  moveva ,  alle  quali  tutte  prevale 
l'autorità  di  V.  S.  111.™»  in  modo  ch'io  non  vi  voglio  più  ne  anco  pensare. 
Ma  supplico  ben  lei  a  pensare  et  ordinar  il  corso  della  vita  mia,  per  che 
l'età  mia  non  comporta  ch'io  stia  più  cosi  senza  impiegarmi  à  qualche  cosa^ 
et  diami  licenza  ch'io  le  metta  in  consid.ne  che  lo  star  à  Roma  senza  servir 
intrinsecamente  ò  Gar.^'  ò  Papa,  et  senza  voglia  di  Pretaria  è  grossa  spesa 
senza  molto  profitto.  Perdonimi  V.  S.  111.™*  s'io  l'ho  troppo  longamente  in- 
fastidita et  l'attribuisca  al  desid.»  et  debito  c'hò  d'informarla  di  tutto  lo  stato 
mio   acciò   che   tutto   sempre   possa  depender   da   lei.    Sovra  la  venuta  di 
V.  S.  111.™»  io  non  posso  dir  altro  se  non  assicurarla  per  quanta  fede  io  porto 
à  Dio  et  a  lei  che  quanto  le  ha  scritto  la  S.»  Contessa  tutto  è  sincerissima- 
mente vero,  et  però  se  l'ordine  venuto  non  le  piace  ne  la  S.""*  Cont.'  ne  io- 
ne habbiamo  d'haver  colpa  nessuna,  ma  solamente  la  troppo  buona  volontà 
del  Papa  che  da  se  stesso  s'è  mosso  à  darlo,  et  la  poca  volontà  d'altri  che 
non  l'hanno  referito  com'è  stato  dato.  Molte  cose  potrei  dire  che  non  debbo 
scrivere,  basta  che  V.  S.  IH.™'  s'assicuri  che  per  molta  voglia  ch'io  m'havessi 
per  benefitio  mio  della  venuta  sua,  molto  più   nondimeno  barrò  sempre  ri- 
sguardo  alla  sua  riputatione,  et  però  non  tema  già  mai  ch'io  non  le  referisca 
intieramente   quanto  si  passa.  La  casa  è  già  rinontiata,  espetto  che  'I  PJ^ 
Biondi  vada  sottraendo  l'animo  di  quei  P.''^  acciò  che  con  satisfattion  loro 
et  di  V.  S.  lll.™a  et  del  ragionevole  si  possa  venir  à  qualche  ricognitione, 
com'anco  farò  de*  Mobili.  Levai  la  cassetta  delle  confetture  di  Doana,  et  la 
mandai  dalla  S.""*  Gont.»  la  quale  dice  d'  haver  trovate  le  Brugne  mal  con- 
ditionate,  ha  però  ordinato  questa  mattina  ad  uno  spetiale  che  le  racommodi. 
Ma  quanto  al  dispensar  et  le  confetture  e  '1  resto  non  la  vedo  ancora  riso- 
luta, onde  in  tanto  sarà  bene  che  V.  S.  IH.™*  avisi  la  volontà  sua;  Non  ho 
levato  i  forzieri  di  Doana  per  che  fin  qui  non  ho  potuto  ottener  che  si  con- 
tentino di  non  aprirgli,  ma  Lunedi  ò  l'otterrò  ò  gli  lasserò  aprire  alla  pre- 
senza mia,  per  non  tenerli  più  con  gelosia  se  bene  stanno  sicuri,  et  pagherò 
i  26  A."  de'  quali  ho  già  pagata  parte.  Et  qui  le  faccio  reverenza  raccoman- 
dandomele con  tutto  '1  core  in  gratia.  Ghe  Dio  la  faccia  contenta. 
Di  R.»  a  30  di  Marzo  1591 

Di  V.  S.  111.™» 

Aff.™»  ser.""*  et  Par.»« 

GuiDUB.o  Bon:  della  Rov.« 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDUBALDO  BONARELLI        199 

VI. 

Ill>»  sig.'  mio  s.'«  et  Par.**  oss.™" 
Io  fui  hiersera  da  Mons.'  Dario  per  intender  la  risolutione  sovra  la  lettera 
Mantoana,  et  mi  disse  che  tenea  ordine  di  N.  S.  d'andar  in  suo  nome  a 
parlarne  con  l'Ili™"  Car.i  Scipione,  et  dargli  quell'istessa  minuta  che  da  me 
fu  data  à  esso  Mona.''  Dario  et  che  da  lui  fu  anco  poi  fatta  più  eflBcace. 
Questa  mattina  n'ho  dato  conto  airill.™»  CoUonna,  et  per  ordine  suo  hoggi 
n'  ho  informato  pienamente  V  lH.i"»  Gonz."  col  quale  s' abboccherà  anche 
riU."*  Borr.o  L'ordine  di  N.  S.  è  stato  efficacissimo.  La  lettera  per  quanto 
mi  dice  Mons.'  Dario  è  caldis.».  Detto  Mons/e  farà  l'ufficio  col  Card.ie  cor- 
diali8.'«  Il  Gar.i«  vi  si  mostra  dispostis.»  di  maniera  che  al  sicuro  ò  se  ne 
caverà  qualche  buon'effetto,  ò  sarem  sicuri  che  quel  Prencipe  in  questa 
materia  è  inessorabile.  Io  quanto  al  mio  poco  giuditio  stimo  neces.»  che  la 
s.'»  Contessa  espetti  qui  la  risposta  che  verrà  da  Mantoa;  per  che  se  ben 
mi  vi  trovassi  io  che  certo  non  meno  che  S.  S.  IH.™'  ho  a  cuore  questo  ne- 
gotio  nondimeno  la  difficultà  ch'è  di  parlar  col  Papa  et  la  partita  di  Mons.'' 
Dario  mio  principal  ricorso  m'isgomenta.  Ma  per  che  credo  che  di  tutto  dia 
conto  a  V.  S.  Ill.™>  la  s."  Cont.»  io  finirò  facendole  reverenza;  Ch'Iddio  le 
doni  ogni  suo  maggior  contento. 
Di  Roma  a  27  d'Aprile  1591 
Di  V.  S.  111.™* 

Feci  Tuff.»  che  V.  S.  111.""  mi  comandò  con  l'IlL™»  Bor.»  intorno  alla  Barda . 
resta  non  pur  satisfatto  ma  anco  obligatis.«  alla  cortesia  sua. 

Affett.™»  et  ob.°»o  s.'«  et  Par.'» 

GUIDUB.»  BON.I"  DELLA  ROVBBE. 

VII. 

IH.™*  sig.'e  mio  8ig.>^e  et  Parente  oss.™» 

L'altr'hieri  mi  disse  l'Ili.»»  Car.»»  Scipione  che  la  risposta  del  ser.»o  di 
Mantoa  era  venuta  ma  che  non  volea  dirmene  altro  particolare  fin  che  da 
Mons.»-  Dario  non  me  n'era  pariato,  che  m'assicurava  solo,  esservi  qualche 
cosa  di  buono  et  molta  speranza  di  meglio;  Io  me  n'andai  subito  a  ritrovare 
Mons.'  Dario,  et  da  lui  intesi  che  '1  tenor  della  risposta  era  tale. 

Che  S.  A.  harria  sempre  havuta  à  molta  aventura  ogni  occasione  che  se 
le  presentasse  di  satisfare  et  servire  a  N.  S. 


200  G.   MALAGOLI 

Che  quanto  al  particolar  della  sua  buona  gratia  S.  A.  non  havea  mai  por- 
tata mala  volontà  alle  SS.  W.  lll.™«  ma  che  quello  e  havea  fatto  era  pro- 
ceduto per  l'occasioni  che  le  n'erano  state  date,  et  che  però  quando  se  le 
desse  occ.ne  di  mostrarsi  grato  lo  farebbe  tanto  più  volentieri  quanto  che 
tale  è  '1  desid.o  non  solo  di  S.  S.tà  ma  anco  di  S.  A.  riconoscendo  cotesta 
casa  per  suo  membro  et  che  però  in  questa  parte  s'assicurasse  pur  S.  B.  che 
da  S.  A.  non  resterebbe  di  sastisfar  pienissimamente  (che  questa  parola  pie- 
nissimamente ha  referta  et  notata  il  s.""  Gar.ie). 

Che  quanto  al  particolare  de'  beni  si  debbe  ha  ver  considera  tiene  a  i  legati, 
et  alle  spese  fatte  da  lui ,  et  al  compromesso  fatto  nel  Gran  Duca  et  che 
prima  si  dee  trattar  del  p."  punto  e  poi  di  questo  del  quale  assicurano  il 
s/  Car.'«  et  Mons.""  Dario  che  se  ne  può  sperar  ogni  bene  havendo  consi- 
derat.ne  al  modo  dello  scrivere  di  S.  A.  ma  che  p.*  è  necess.°  di  stabilir  la 
riconciliai. ne  et  mostrar  ch'in  questa  più  ch'in  altra  cosa  si  prema. 

Per  il  che  la  sJ*  Contessa  111.™'  andò  hieri  dal  s.""  Car.i«  ch'è  a  letto  con 
podagra;  mostrò  la  satisfatene  ch'ell'havea  sentita  di  tal  risposta,  et  supplicò 
S.  S.  111.™*  à  consegnare  et  commandare  quello  che  le  parca  che  si  dovesse 
fare  dalla  nostra  parte  per  compimento  et  dimost.ne  di  tal  reintegramento 
nella  buona  gratia  di  S.  A.  Fu  giudicato  da  S.  S.  IH.™'  che  fusse  bene 
com'anco  da  noi  era  stato  pensato,  che  N.  S.  ordinasse  di  novo  à  S.  S.  IH.™' 
di  scrivere  a  S.  A.  che  S.  S.tà  havea  accettata,  et  aggradita  la  disposi tione 
di  S.  A.  per  eflFetto  della  quale  harria  havuto  à  bene  che  V.  S.  III.™'  fusse 
andata  in  persona  a  farle  reverenza  e  che  da  lei  fusse  benignamente  rice- 
vuta, ond'io  hor  bora  debbo  andare  à  parlarne  con  Mons.''  Dario;  giudicando 
il  s.""  Car.i®  che  poi  che  questo  negotio  è  mosso  non  è  bene  di  lassarlo  punto 
dormire  acciò  che  dalla  tardanza  S.  A.  non  suspettasse  freddezza  di  volontà. 

lo  spero  sicuris.'^  che  questa  riconciliatione  apporterà  molto  beneficio  non 
solo  in  questa  causa  presente,  ma  nella  quiete  generale  di  casa  di  V.  S.  111.™' 
et  forse  potrebbe  levar  quell'ostacolo  ch'impedisce  i  più  segnalati  favori  di 
S.  S.tà.  Piaccia  à  Dio  che  noi  altri  suoi  veri  servitori  habbiam  ventura  di 
veder  lei  contenta  che  poi  poco  ci  peseranno  i  nostri  fastidi.  La  s.'*  mi  fa 
gratia  d'istimarmi  buono  a  servirla  in  qualche  cosa  a  Firenze  in  quest'oc- 
casione dell'ultimo  stabilimento,  et  che  Mons.  Dario  dovrà  trattar  con  quel- 
l'Alt.a  à  nome  di  N.  S.  per  la  commodità  dei  pagamenti,  et  per  l'istessa 
riconciliat.ne  acciò  che  succeda  non  solo  con  maggior  satisfatt.ne  dell'Alt.* 
di  Mantoa,  ma  anco  con  maggior  decoro  di  V.  S.  IH.™'  et  io  lassando  ogni 
altro  mio  part.""*  volentierissimo  ho  accettata  quest'  occasione  di  servir  le 
SS.rie  VV.  Ill.™6  per  che  non  posso  haver  alcun  altro  mio  interesse  che  più 
di  questo  mi  prema ,  piaccia   pur  à  Dio  eh'  io  possa  esser  buono  à  servirle 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDDBALDO  BOXARELLI        201 

come  sarò  sempre  più  d'ogni  altro  pronto  et  affettionato  à  farlo.  Et  qui  fa- 
cendo reverenza  à  V.  S.  111.""»  le  prego  da  Dio  buona  salute  et  felicità. 
Di  Roma  gl'll  di  Mag.»  i591 
Di  V.  S.  111.»» 

Sarei  di  parere  che  V.  S.  lU.""'  dovesse  scrivere  una  buona  lettera  al 
sJ  Card.ie  Scipione  supplicandolo  a  continuar  nella  favorita  prottett.ne  di 
q.'o  negotio,  et  ringraziandolo  affettuosis.*«  di  quanto  ha  già  fatto,  che  certo 
io  lo  conosco  di  maniera  affettionato  alla  casa  di  V.  S.  IH.""*  che  quanto  à 
me  le  ne  resto  schiavo. 

Aflfett.™»  s."-*  et  Par.*« 
GuiDUB."  Bon:  della  Rovere. 

vin. 

111.™°  sig."^*  mio  sig/«  et  Par.'^  oss.*"" 
Per  l'ordinario  passato  scrissi  à  V.  S.  IH.™*  che  per  ben  seguitare  il  ne- 
gotio di  Mantoa  haressimo  procurato  conforme  al  conseglio  deiriU.™"  Card.i 
Scipione  che  S.  S.ti  gli  ordinasse  di  rispondere  al  s.''  Duca  di  Mantoa  che 
l'era  stata  caris.»  la  buona  volontà  che  promettea  alla  casa  di  V.  S.  IH.™* 
et  che  per  maggior  dechiaratione  di  essa  desiderava  che  V.  S.  III."»  andasse 
in  persona  à  far  reverenza  à  S.  A.  et  che  da  lei  fusse  favoritamente  rice- 
vuta in  sua  buona  gratia  sperando  poi  anco  da  questa  tuttavia  effetti  mi- 
gliori. Io  adonqpie  spiegai  questo  consiglio  del  s.''  Gar.>«  et  desid.»  nostro  à 
Mons.'  Dario,  il  quale  subito  ne  trattò  con  N.  S.  et  hebbe  commis.ne  di  dir 
tutto  questo  et  molte  altre  cose  più  favorevoli,  et  efficaci  al  s.""  Card.'*  et  in 
oltre  S.  S.ti  di  suo  proprio  pensiere  gli  ha  ordinato  che  ne  scriva  à  suo 
nome  à  V.  S.  111."*  persuadendola  à  far  prontamente  e  di  buon  animo 
quest'atto  di  sommis.ne  et  di  riconciliatione.  Mons.""  Dario  m'ha  detto  d'haver 
già  parlato  al  sJ  Card.i«  ma  io  istrutto  à  creder  poco,  son  ito  da  S.  S.  IH.™* 
et  ho  trovato  che  veramente  Mons.'  Dario  n'ha 'trattato  seco  eflBcacis.**  et 
m'a.ssicarò  ch'efl5cacis.*«  ancora  sarà  eseguito  dal  s.»"  Cardinale  gentilis.»  et 
officiosis.»  sig.'«.  Il  quale  credo  che  n'harrà  scritto  per  quest'ordinario  ;  Ma 
Mons.'  Dario  hor  bora  m'ha  detto  ch'egli  non  potrà  scrivere  à  V.  S.  111."' 
la  lettera  ordinatagli  da  N."  Sig."  fin'  all'ord.»  seguente  ò  da  Firenze,  ò  da 
altro  luogo  ov'egli  si  troverà.  Io  con  molto  mio  contento  vedo  questo  negotio 
ncarainato  in  modo  che  con  riputatione  et  decoro  di  V.  S.  111."*  ella  verrà 
a  riconciliarsi  realmente  la  buona  gratia  di  quel  Prencipe,  la  quale  s'altri 
migliori  effetti  non  le  dovesse  apportare  almeno  i-enderà  più  quieta  et  più 


202  a.   MALAGOLl 

capace  de  gli  altrui  favori  la  casa  di  V.  S.  111.™».  Non  lascerò  già  di  met- 
tere in  consideratione  alla  prudenza  sua  che  questa  lettera  ch'in  tal  suggetto 
scriverà  à  V.  S.  111.™*  Mons/  Dario  sì  come  è  buona  per  la  sua  riputatione 
et  per  molti  altri  effetti  così  anco  è  necessario  di  servirsene  cautamente,  acciò 
che  '1  s.'"  Duca  non  cadesse  in  pensiere  che  quello  che  V.  S.  IH.™*  farà  venga 
più  tosto  dall'obedienza  ch'ella  debbe  a'  consigli  di  N.  S.  che  dalla  reverenza 
che  si  debbe  a  S.  A.  et  desid.»  della  sua  buona  gratia.  La  s.'»  Contessa  ve- 
dendo differir  di  giorno  in  giorno  la  partita  di  Mons.""  Dario  ha  risoluto  di 
partir  infallibilmente  domattina  ancor  che  l'Ili.'"»  Sfondrato  m'  habbia  assi- 
curato che  MonsJ  Dario  partirà  passato  domani,  et  che  sotto  un'istessa  scorta 
(non  potendosi  dividere  à  tanti)  andrebbero  ambedue  sicuri.  E  vero  che  le 
strade  s'hanno  per  sicur.«  nondimeno  io  non  ho  ne  voglio  haver  parte  in 
questa  deliberatione  se  ben  non  temo  di  disturbo  alcuno.  Essendosi  incarni- 
nato  sì  bene  il  negotio  di  questa  rinconciliatione  che  non  occorrerà  trattarne 
quasi  altro  à  Firenze,  et  non  andandosi  con  Mons.''  Dario,  et  i  viaggi  essendo 
eccessivamente  cari  la  s.""*  Contessa  ha  risoluto  ch'io  non  vada  altramente 
seco.  Io  andava  volentieri,  resto  volentieri  et  volentieri  farò  sempre  quant'io 
potrò  mai  in  servitio  delle  SS.  VV.  111.™^.  Et  qui  facendole  reverenza  le  prego 
da  Dio  sanità  et  contento. 


Di  Roma  a  15  di  Maggio  1591 
Di  V.  S.  111.°»» 


Aff'.'^o  ser.i-e  et  Par.'« 

GuiDUB.°  Bon:   della  Rov.e 


IX. 

IH.i^o  sig.''e  mio  sig.J'e  et  Parente  oss.™" 
Havend'io  fatta  istanza  due  volte  hoggi  di  parlare  all'Ili.™"  Scipione  non 
ho  potuto  per  ritrovarsi  con  una  medicina  in  corpo,  m'ha  ben  fatto  rispon- 
dere che  domani  dessidera  di  ragionar  con  meco,  ond'io  vò  conietturando  che 
la  risposta  sia  venuta.  La  sig."^*  Contessa  111.™»  m'ha  commandato  che  con 
una  sua  lettera  credentiale  nella  persona  mia,  io  communichi  l'instanza  del- 
l'Ili.™" della  Rovere  al  s.'  Marchese  d'Este,  et  ne  prenda  da  S.  E.  informatione, 
et  conseglio  .  il  che  io  ho  fatto  per  questa,  et  per  altra  strada,  et  di  tutto  dò 
minuto  conto  à  S.  S.  IH.™*  la  quale  sapendo  io  che  già  n'  ha  dato  conto  a 
V.  S.  111.™»  et  che  da  lei  sta  espettando  la  volontà  sua,  acciò  che  più  pron- 
tamente lo  possa  fare,  m'è  paruto  di  ragguagliamela  di  qua.  Il  Cav."""  è  in- 
torno a'  30  anni,  è  di  gratioso  aspetto;  Non  di  lettere  ne  d'isperienza  d'arme, 
ne  di  grande  spirito  ma  di  nobili  costumi  et  d'ottima  natura.  Della  nobiltà  di  sua 


STDDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDDBALDO  BONARELLI        203 

casa  non  occorre  à  dire,  basta  che  nella  casa  sua  il  suo  ramo  quanto  alla  no- 
biltà tiene  per  avventura  il  p-  luogo.  È  stipendiato  et  stimato  dal  ser.™»  di  Sa- 
voia, et  dal  ser.™°  d'Urb.  riconosciuto  et  amato  come  parente.  Non  passa 
4  mila  A."  d'entrata.  Ha  una  picciola  giurisd.ne  feudo  del  ser.™"  di  Mantoa 
nel  Monferrato  nella  quale  essendo  della  Madre  (che  Madonna  di  Zarizano 
s'adimanda  et  è  commendata  dal  aJ  Marchese  per  nobilissima  et  gentilissima 
sig.")  non  ha  da  far  altri  ch'egli  e  '1  fratello  ch'è  di  chiesa.  Ha  poi  un'altra 
giurisd.ne  bella  et  grossa  vicino  a  Turino  8  miglia  che  si  chiama  Vinovo,  ma 
in  questa  ha  parte  il  Gar.^"  et  Don  Carlo  suo  cug.no  che  serve  in  grado  principa- 
lissimo  quell'Ai.»  ed  è  stipendiato  d'800  A  l'anno  dal  Re  di  Spagna.  E  vero  che 
dopo  la  morte  del  CsltM  a  lui  ricaderà  parte  della  sua  parte  della  giurisd.ne 
et  da  1500  A."  d'entrata.  Il  fratello  è  giovane  di  bonis.i  costumi,  et  molto 
letterato.  Una  sola  sorella  c'hanno  è  maritata  al  fig."  di  Mons.'  di  Ligni  il 
quale  dicono  genti  molto  intrinseche  di  quella  casa  ch'è  passato  in  Ispagna 
con  quell'Ai.*  per  fare  ogni  sforzo  che  '1  Gar.**  fusse  compreso  tra'  nominati 
di  S.  M.  il  che  potrebb'esser  grandemente  aiutato  da  un'  ottima  informat.ne 
che  di  S.  S.  111.™*  è  stata  data  a  S.  M.  dal  P.""»  Tolledo  a  cui  per  aventura 
n'havea  ricercato  fin  al  tempo  dell'ult."  conclave  .  et  se  questo  succedesse  non 
ho  dubbio  che  S.  S.  111."°»  harria  buona  parte  in  queste  speranze,  per  che 
nel  resto  egli  è  stimatis."  et  amatis.*  in  questa  corte.  Un'altra  giurid.°e  havea 
come  V.  S.  IH.™»  harrà  udito  ceduta  bora  al  s.'  Don  Francesco  per  la  quale 
attende  qualche  ricompensa.  11  s.*"  Marchese  è  restato  di  scriverne  in  Pie- 
monte massime  per  esser  assicurato  de  i  debiti,  se  ve  ne  sieno  .  et  se  l'af- 
fettion  mia  può  far  in  alcuna  parte  iscusabile  questo  ardire  ;  Dirò  che  se  per 
la  s."  D.  Costanza  non  è  partito  di  satisfattione,  per  alcuna  dell'altre  sarebbe 
dessiderabile,  ma  '1  s.""  Marchese  teme  ch'à  veruna  dell'altre  inclinasse  per 
che  giudica  che  sia  mosso  dal  nome  della  dote,  del  favor  di  quella  ser.™» 
et  molto  più  da  i  meriti  della  Dama  .  et  per  non  infastidir  più  longam.*» 
V.  S.  111.°"  la  supplico  a  tener  memoria  che  non  ha  più  obbligato  et  cordial 
servitor  di  me,  che  pregandole  da  Dio  ogni  contento  le  faccio  per  fine  re- 
verenza. 

Ri  Roma  il  p.»  di  Giugno  1-595 

Di  V.  S.  111."» 

Aff."»»  ser.'»  et  Par." 

GUIDUB.»  BON."»  DELLA   R.«. 


204  G.  MALAGOLI 


X. 


Ill.°>o  sig/s  et  Par.*«  oss."»» 

Hiersera  al  tardi  hebbi  una  di  V.  S.  HI.™'  dell' ult.*  di  Maggio,  et  seco 
l'altra  per  Mons-^^e  R.™»  di  Reggio,  col  quale  essend'io  stato  questa  mattina 
à  trattar  del  negotio  che  V.  S.  IH.™*  commanda  ho  trovato,  che  po'  poco 
inanti  v'era  stato  à  ragionarne  seco  il  S.""  Ridolfo  Medico  di  N.  S.  al  quale 
S.  SM  di  motu  proprio  ha  conferito  cotesti  benefitij,  ma  per  che  se  ben  n'è 
passata  la  supplica,  non  ne  son  però  anco  segnate  le  bolle,  ne  presone  il 
possesso,  me  ne  son'andato  subito  così  consegliato  da  Mons.'  Vescovo  à  par- 
larne con  questo  medico,  acciò  che  intendendo  la  difficoltà  del  Juspatronato 
dessistesse  dall'ispeditione  temendo  di  spender,  per  comprarsi  poi  in  luogo 
di  benefitij,  travagli  et  liti.  Nondimeno  il  buon  medico  persiste  nel  negotio, 
et  dice  che  ci  aiutiam  noi,  per  che  cosi  vuol  anch'egli  fare:  Di  che  havend'io 
dato  conto  à  Mons.'  Vescovo  egli  prontis.»  certo  et  desideros."  di  servir  V.  S. 
HI.™*  à  tutto  suo  potere  ha  preso  per  ispediente  di  scrivere  al  suo  Vicario 
che  sopraseda  quanto  più  potrà  il  dar  possesso,  per  il  che  sarà  neces."  che 
V.  S.  HI.™*  ordini  che  si  facciano  inanti  à  detto  Vicario  gli  atti  requisiti  ;  et 
mandi  quanto  p.'  a  Roma  la  fondatione  di  detti  benefitij  acciò  che  bisognando 
si  possa  mostrar  la  ragion  del  Juspatronato,  et  per  aviso  saprà  V.  S.  HI.™* 
che  due  ragioni  fanno  il  buon  Medico  più  ardito  che  per  aventura  non  do- 
vrebbe. La  p.*  è  che  non  si  può  facilmente  persuadere  che  questi  benefitij 
sieno  di  iuspatronato,  poi  che  il  Malvicini  ha  tentato  che  esso  Medico  li 
rassegni  à  lui  con  pensione,  onde  va  conietturando  che  se  fossero  di  Juspa- 
tronato il  Malvicini  che  gli  ha  goduti  altra  volta  Io  saprebbe,  et  sapendolo 
non  dal  Medico  ma  da  V.  S.  111.™*  procurerebbe  d'haverli.  La  seconda  ra- 
gione è  ch'essendo  morto  Mons.""  Gasale  in  Curia  è  stile  Romano  che  '1  Pon- 
tefice prò  hac  vice  tantum  derroghi  al  Juspatronato,  et  ne  disponga  à  modo 
suo.  Ma  come  si  sia  io  non  posso  credere,  che  quando  N.  S.  saprà  ch'è 
Juspatronato  di  V.  S.  IH.™*  et  che  da  lei  sono  desiderati  non  ricompensi 
con  altro  il  medico  et  di  questi  satisfaccia  alla  ragione  et  al  desid."  di  V.  S. 
IH.™*.  Però  non  havend'io  potuto  parlar  a  N.  S.  come  ho  procurato  di  fare, 
mi  son  risoluto  di  formarne  un  memoriale,  et  hoglielo  mandato,  il  quale 
spero  che  suspenderà  l'animo  di  S.  S.t^  fin  che  poi  io  stesso,  et  alcuno  di 
questi  HI.™'  gliene  tratti  à  bocca.  Mons.'  Vescovo  si  crede  che  questo  ne- 
gotio terminerà  in  modo  che  V.  S.  HI.™*  harrà  i  benef.'  per  chi  ella  vorrà, 
ma  con  pensione  al  medico,  il  che  certo  è  da  fuggir  quanto  più  si  può,  ma 
quando  altro  non  si  potesse  fare  meglio  sarebbe  questo  che  perder  in  tutto 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDUBALDO  BONARELLI        205 

i  benefitij,  et  contaminar  le  ragioni  ch'ella  vi  ha.  Piaccia  adonque  à  V.  S. 

111.™'  di  mandar  quanto  p.'  la  fondatione,  et  credo  che  saria  bene  per  tutto 

quello  che  potesse  occorrere  ch'ella  ne  facesse  mandato  di  procura  in  persona 

di  M.  Marco  Tullio  ò  del  s.'  Luigi  ò  di  chi  altro  parerà  à  lei,  et  ch'insieme 

ne  scrivesse  due  versi  a  N.  S.  mostrando  che  nel  suo   Pontificato   ella   ha 

ragion  di  sperar  di  guadagnare,  et  non  di  temer  di  perdere.  Gh'à  dire  il  vero 

se  questo  va  alla  traversa  io  ancora  mi  voglio  arrendere  et  chiamarmi  più 

che  chiarito.  Io  farò   quanto   potrò,  et  saprò,  per  che  non  ho  ne  obligo,  ne 

desid.»  maggiore  in  questo  Mondo  che  di  servir  V.  S.  IH.™*  alla  quale  per 

fine  faccio  reverenza  et  da  Dio  le  prego  felicis.»  vita. 

Di  Roma  à  gli  8  di  Giugno  1591. 

Di  V.  S.  111.°'» 

Aff.^o  ser.'«  et  Par.'« 

GUIDUB.'   BON."'   DELLA    RoV.« 


XI. 

111.^0  sig.'^*  mio  sig.^'e  et  Parente  oss.™* 

Tengo  la  lettera  di  V.  S.  111.™*  de'  16  e  intorno  al  particulare  del  Pre 
Paini  non  ostante  lo  scritto  altre  volte  assicurisi  V.  S.  111.™"  che  '1  s."^  Gar.^» 
è  dispostissimo  a  farne  nuovo  et  più  che  mai  gagliardo  uffitio;  dobbiamo 
trovarci  con  S.  S.  111.™*  il  Pre  Biondi  et  io  che  sarà  domani  ò  l'altro,  et  ella 
poi  farà  quanto  si  sarà  tra  noi  stabilito  a  servitio  della  causa. 

Intorno  ai  Juspat."  scrissi  al  s.'  Conte  mio  Padre  quanto  n'havea  passato 
con  S.  SM  bora  col  Car.'«  Sfondrato  non  ho  potuto  ancora  parlare.  N'ho 
ben  discorso  con  Mons.'  di  Reggio,  et  giudichiamo  ch'essendo  stato  una 
volta  referito  a  S.  S.**  che  non  ve  n'è  ragion'alcuna  si  vorrà  sustener  l'istesso 
ancor  che  molto  chiara  fosse  et  molto  più  non  n'havendo  fin  qui  fondamento 
bastevole;  Parlerò  nondimeno  al  Car.'*  et  tratterò  anco  col  Medico  per  veder 
se  egli  havesse  mira  a  qualche  altra  cosa,  che  proposta  dalla  sua  et  dalla 
nostra  parte  al  Papa,  potessimo  ricuperar  il  Juspatronato  ma  per  che  in  ogni 
caso  bisogna  passar  per  le  mani  del  Gar.*«  io  temo  d'ogni  cosa.  Mons.""  di 
Reggio  ha  trattato  in  maniera  col  Medico  intorno  alla  rinuntia  con  pensione 
che  '1  Medico  ha  rimesso  in  sua  mano  il  negotio,  ond'io  giudicherei  bene 
che  V.  S.  Ili.™»  mettesse  dalla  sua  parte  questa  pratica  in  termine  che  non 
potendosi  conseguir  altro,  si  possa  concluder  questa. 

L'altr'hieri  fui  dal  ser.™«  di  Ferrara  et  gli  dissi  ch'essendo  informato  che 
V.  S.  111.™*  l'havea  sempre  raguagliato  di  quanto  occorreva  intorno  al  suo 


206  G.  MALAGOLI 

venire  et  non  venire  a  Roma,  m'era  paruto  d'avisar  S.  A.  che  N.  S.  me 
n'hayea  di  novo  richiesto,  et  di  novo  mostratone  desid.»  con  quel  più  che 
scrissi  al  sJ  Co:  mio  Padre,  et  questo  dissi  ch'io  facea  per  poter  insieme 
avisar  à  V.  S.  111.™'  il  detto  di  N.  S.  et  il  parere  et  l'ordine  di  S.  A.  La 
quale  mi  rispose  haver  sempre  havuto  animo  di  parlar  della  persona  di 
V.  S.  111.°»*  à  S.  S.t^  ma  c'havea  pensato  di  lassar  p.*  ispedir  li  negotij  suoi, 
nondimeno  che  s'io  havessi  havuto  alcuna  cosa  particolare  per  servigio  di 
V.  S.  111.™»  ch'io  la  dicessi  liberamente  ch'egli  farebbe  quanto  si  giudiche- 
rebbe servitio  di  lei;  Io  conobbi  ch'egli  s'espettava  ch'io  uscissi  à  qualche 
part.i's  nond."  non  sapendo  in  ciò  l'animo  di  V.  S.  111.™*  rispusi  solo  ch'io 
non  potea  haver  ne  da  lei  ne  da  me  stesso  miglior  pensiere  che  di  rimetter 
il  tutto  alla  prudenza  di  S.  A.  Ch'io  sapea  che  V.  S.  111.™»  havea  poca  voglia 
di  venire,  et  che  facilmente  quietava  nello  stato  presente  l'animo  suo,  nond.* 
ch'io  non  potea  credere  che  ne  V.  S.  IH.™*  ne  '1  Mondo  non  giudicasse  strano 
che  da  si  segnalata  intrinsichezza  con  si  segnalata  occasione  non  venisse 
effetto  alcuno,  et  che  lo  stato  di  sua  casa  non  era  tale  che  non  fusse  per 
convenienza  et  per  bisogno  molto  ben  capace  di  gratie  non  vulgari,  ch'altro 
io  non  potea  dire  per  che  non  n'era  informato,  et  ch'altro  non  dovea  dire, 
per  che  parlava  con  Prencipe  alla  volontà  et  prud.'  del  quale  sapea  esser 
rimesso  tutto  l'animo  di  V.  S.  lU.™*  et  qui  feci  nova  instanza  d'intender 
l'animo  di  S.  A,  ma  ella  si  riserbò  a  parlarne  p.*  con  N.  S.  et  poi  referirà 
il  tutto.  Per  che  io  abbia  fatto  questo  uff."  con  S.  A.  sarà  facile  a  V.  S. 
111.™*  di  comprendere  per  che  la  mia  mira  è  stata  solo  di  ricordare,  et  s'ha- 
vessi  havuto  autorità  di  passar  più  innanti  l'harrei  fatto  forse  non  inutil- 
mente et  credo  che  S.  A.  se  l'espettava,  et  che  era  pronta  a  discorrerne  ma 
io  mostrando  ignoranza  le  ne  troncai  la  strada. 

Del  negotio  de'  Canonici  ho  letto  quanto  V.  S.  111.™*  me  ne  scrive  al  Ve- 
scovo il  quale  dettesta  il  modo  del  procedere,  et  nega  la  vittoria  per  che 
dice  d'haver  tuttavia  in  animo  di  dar  fine  a  questo  negotio  con  la  presenza 
sua.  Ch'io  poi  habbia  favorita  la  causa  loro,  non  credo  che  sia  credibile  ch'io 
possa  già  mai  non  obedire  et  servir  V.  S.  IH.™*  più  ch'altra  persona  del 
Mondo,  ma  possasi  creder  questo  pur  che  si  creda  anco  all'istesso  Vescovo, 
il  quale  sa  gli  uffitij  ch'ò  fatti  seco  per  questa  causa;  Posson  ben  dire  ch'io 
sia  stato  ricercato  con  diversi  mezzi  d'aiutarli;  et  posson  dire,  ch'io  non 
habbia  havuta  forza  di  disaiutarli,  ma  non  potran  già  mai  dire,  ch'io  gli 
habbia  aiutati  et  Tistesso  è  del  Pre  Biondi. 

Si  come  io  non  ho  maggior  desiderio  in  questa  vita  che  di  servir  V.  S. 
IH.™*  cosi  la  maggior  gratia  ch'ella  mi  può  fare  è  di  restar  appagata  non 
dell'opra  ma  dell'animo  mio,  onde  se  ben  io  conosco  che  per   l'insufiBtienza 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDUBALDO  BONARELLI        207 

mia  et  per  l'inf.»  obligo  nostro  il  s.*^  Conte  mio  Pre  ha  havuta  molta  ragione 
di  riprendermi  di  negligente  nel  servitio  di  lei  la  supplico  nondimeno  à 
permettermi  ch'anch'io  habbia  sentita  fin'al  vivo  questa  riprensione  come 
quella  che  nel  più  delicato  aflFetto  ch'io  mi  habbia  mi  va  à  ferire. 

Le  robbe  di  V.  S.  IH.""*  già  molti  giorni  sono  in  mano  del  condottiere  et 
credo  che  hieri  partisse  una  soma;  et  la  seguiterà  l'altra  s'altro  di  novo 
segnalat.  non  m'occorresse;  De'  danari  il  s.'  M.°  di  casa  è  raguagliato  a 
pieno,  et  io  con  questo  finisco  facendole  reverenza  et  pregandole  da  Dio 
ogni  contento. 

Di  Roma  l'ult»  di  Agosto  1591. 
Di  V.  S.  111.°»». 

Dissi  anco  à  S.  A.  che  quanto  à  me  credeva  che  la  buona  volontà  di  N.  S. 

non  partorisse  effetto  verso  V.  S-  111.™»  solo  per  che  non  gli  veniva  concetto 

di  che  havesse  da  fare;   Ne  tacqui  la  diversità   dell'animo  che  si  scopriva 

negli  altri. 

Aff.™°  serv.""*  et  par.** 

GOIDDB"  BON."»  DELLA  R0V.« 

XII. 

111.™»  sig.'*  mio  sig.'*  et  Par.**  oss.™<* 

Eccomi  di  novo  à  rallegrarmi  con  V.  S.  IH  "»  della  felice  assuntione  del- 
l'Ili.°">  Santiquattro  nella  cui  memoria  vive  gratis.*»  la  strettezza  antica  ; 
Dalla  sua  virtù  s'espettano  frutti  sodissimi,  et  però  anco  dall'amicitia  sua 
credo  che  si  debbano  espettar  effetti  reali,  ond'io  spero  che  questa  non  sarà 
l'ultima  congratulatione  c'harrò  da  fare  con  V.  S.  IH.""»  sì  come  l'altra  volta 
per  mia  disgratia  m'avvenne.  La  sua  ellett.»»  passò  in  questa  forma.  Dome- 
nica passata  entrarono  in  conclave,  il  lunedi  nel  primo  scruttinio  egli  hebbe 
23  voci ,  Martedì  28  cosa  insolitiss.*  Gli  spagnuoli  tosto  s'avidero  che  ne 
Madrucci  universal.**  poco  accetto,  ne  Santaseverina  con  gagliarda  fattìon 
cont.»  ne  Paleotto  con  Mont'alto  à  petto  potean  riuscire,  onde  tosto  volsero 
i  lor  voti  à  Santiquattro.  Montalto  dall'altra  parte  era  bene  istrutto  che 
nelle  sue  creature  non  sarebbon  già  mai  iti  gli  spagnuoli  se  p.*  non  havean 
fatto  prova  di  tutti  i  lor  suggetti,  e  temea  ch'alcuno  potesse  riuscirne  senza 
sua  partecipatione,  ond'egli  inclinava  in  Santaseverina  et  in  Santiquattro,  ma 
per  rìmoverlo  in  tutto  da  Santaseverina  fu  procurato  che  Sfondrato  si  di- 
chiarasse all'esclusion  di  lui,  et  à  favor  di  Santiquattro,  onde  Mont'alto  an- 
cora vi  venia  tirato;  ma  non  di  sì  buon  cuore  che  nella  dilatione  della  notte 


208  G.  MALAGOLI 

non  si  potesse  temere  qualche  esclusione  formata  principalmente  da'  vecchi, 
i  quali  in  su  quel  punto  cpmminciarono  à  muoversi  per  voler  ciascuno  d'essi 
far  di  se  stesso  l'ultima  prova;  onde  il  negotio  guidato  principalmente  da 
Sforza  et  Borromeo  ardentis.'  et  eflScacis.ì  conclavisti  fu  in  un'hora  sola  battuto 
à  gli  ultimi  colpì,  et  condussero  il  buon  vecchio  all'adoratione  ove  fu  espet- 
tato più  tosto  per  honore  che  per  necessità  il  Gar.^  Montalto,  et  quivi  adorato 
senza  ritardo  alcuno  et  con  applauso  indicibile  di  tutta  Roma  publicato  alle 
23  hore.  Gli  fu  presentata  la  bolla  centra  l'alienatione  de'  feudi  per  che  la 
giurasse  secondo  '1  costume,  et  egli  disse  che  non  solo  giurava  l'osservation 
di  essa,  ma  che  anco  insieme  dichiarava  che  tutti  i  casi  dubbiosi  de'  quali 
si  potesse  comunque  si  fusse  disputare,  si  contenevano  in  essa,  terminando 
queste  parole  con  un  grave  sorriso  quasi  invitando  con  gli  occhi  che  girò 
d'intorno  i  cardinali  ad  applaudire  alla  liberat.ne  della  Ghiesa.  Il  Gar.i«  Sfon- 
drato  lo  supplicò  d'un'Abbatia ,  et  gli  rispose  che  harrebbe  sempre  la  giu- 
stizia distributiva  à  cuore ,  lo  supplicò  della  Dataria  per  Mons/  Bandini, 
rispose  che  non  conveniva  deffraudar  i  vecchi  de  i  meritati  houori.  Lo  sup- 
plicò della  confirmatione  del  fratello  in  Francia,  rispose  esser  cosa  da  pensarvi 
poi  ;  che  per  bora  conveniva  proveder  prima  al  pane  de'  poveri  sovra  di  che 
et  sovra  i  banditi  ha  già  dati  ordini  esquisiti ,  scendendo  dal  Gonclave  à 
S.'°  Pietro  non  volle  dar  beneditt.ne  dicendo  non  convenirsi  ch'un  Pontefice 
la  dia  al  popolo  prima  eh'  egli  la  riceva  da  S.'°  Pietro.  Hoggi  ha  data  au- 
dienza  indefessa  à  Cardinali,  che  vi  son'  iti  con  tal  concorso  ch'à  verun'altro 
è  stato  lecito  di  veder  S.  S.t^  fin  ch'ella  non  è  venuta  in  publico  a  publica 
audienza  per  dar  satisfattione  al  popolo.  Io  subito  che  potrò  mi  presenterò 
a'  suoi  piedi  per  assicurarlo  della  consolat.ne  che  V.  S.  111.'"*  sentirà  della 
grandezza  sua,  et  aviserò  il  seguito ,  credo  bene  eh'  alla  ricevuta  di  questa 
ella  non  barra  mancato  d'ispedir  à  questa  volta  il  s/  Gandolfi,  il  qual  uffitio 
è  tanto  più  dovuto  quanto  che  N.  S.  sa  che  da  V.  S.  IH.™»  fu  fatto  con  Papa 
Gregorio.  In  queste  confusioni  mi  ritrovo  con  sì  poco  tempo  di  scrivere  ch'io 
ardirò  supplicar  V.  S.  IH.™*  à  far  questa  commune  con  la  s.''»  Gont.»  111.™* 
la  quale  se  ne  dovrà  tanto  più  consolare  quanto  che  '1  Lindelli  agente  di 
Mons.'  111.™"  Are.»  di  Napoli  m'ha  detto  che  da  Gollonna  in  poi  non  potea 
venir  a  questa  sede  chi  fusse  à  S.  S.  111.™»  più  caro.  Qui  mi  resto  et  bacio 
le  mani  di  V.  S.  111.™»  alla  cui  buona  gratia  mi  raC^"  et  da  Dio  le  prego 
ogni  bene. 

Di  Roma  a'  30  di  ottobre  1591 

Di  V.  S.  111.™* 

Aff.™"  ser."  et  Par.'e 

GUIDUB.''  BON.l"  DELLA  R0V.«. 


STUDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GUIDUBALDO  BONARELLI        209 

XIU. 

111.™°  sig."  et  mio  sigJ^  oss.™° 

Scrivendo  il  s.''  Card.'e  a  V_  g.  111.™»  di  suo  pugno  m"ha  commandato  ch'io 
più  particolar.'fi  le  dia  conto  di  quel  che  per  lei  ha  trattato  et  io  tanto  più 
volentieri  ho  sentito  questo  commandamento,  quanto  che  mi  da  occasione  di 
farle  con  questa  mia  reverenza.  Saprà  dunque  V.  S.  IH.™*  c'havendo  final- 
mente il  s.''  Car.^«  havuta  copia  della  persona  del  s.'  Don  Giorgio  (1),  trova 
che  quanto  alla  reconciliatione  havrà  ogni  buon'effetto.  Ma  quanto  all'altro 
particolare  toccato  da  S.  S.  IH.™*  con  ogni  destrezza  et  riputation  possibile 
trova  che  detto  sig.'»  è  tutto  volto  in  quella  parte  che  già  sa  V.  S.  111.™*. 
Egli  ne  spera  l'effetto  et  con  l'effetto  ne  spera  gran  conseguenze  per  il  pe- 
ricolo che  corre  quella  linea  d'estinguersi  con  importantis.*  successione  della 
femina.  Nondimeno  vi  sarebbe  stato  qualche  argomento  à  dissuadere  ma 
vista  l'impression  dell'animo  '1  s.'  Gar.^*  l'ha  giudicato  importuno,  et  anco 
infrottuoso  oltre  che  '1  s.'  Gente  Renato  non  approvava  l'ingerirsi  S.  S.  111.™* 
in  tal  dissuasione.  Dice  nondimeno  U  s.'  Gar.i^  che  quando  questo  pensiere 
del  s.'  D.  Giorgio  venga  attraversato,  ò  ch'altra  occasione  buona  per  V.  S. 
111.™*  se  gli  appresenti  non  mancherà  d'esser  vigilantis.»  in  abbracciarla  et 
diligent.™"  in  promoverla. 

V.  S.  111.™*  vedrà  poi  anco  quanto  di  (juà  occorre  intorno  alla  rassegna- 
tione  della  compagnia,  et  s'altro  occorrerà  ch'io  faccia  la  servirò  come  son 
ob.™°  di  fare.  In  tanto  le  bacio  reverentem.*«  le  mani  et  da  Dio  le  prego 
longa  et  felicis.»  vita. 

Di  Milano  a  10  di  luglio  1592. 

Di  V.  S.  IH.™'. 

Aff.™o  ser.e  et  Par.«« 

GuiDUB.o   BON.'"   DELLA  Rov.» 

XIV. 

Ill.™o  sig."  mio  sig.'«  e  Parente  oss.™*» 

Io  non  so  qual'altro  disgusto  maggiore  m'habbia  havuto  già  mai  di  questo 
occorso  in  materia  delle  robbe  di  V.  S.  111.™*  ove  la  mala  fortuna  à  concor- 


(I)  Don  Giorgio  Hanriqoe,  che  desidenv»  ardentemenU  di  nnire  in  matrìmonìo  suo  figlio  don 
idrua  con  donna  Costanza,  nipot«  del  conte  Camillo,  alla  qnale,  come  vedemmo,  i  parenti  de- 
sinavano un  altro  ipoao. 

OtornaU  ttorico,  XVII,  fase.  50-51.  14 


210  G.   MALAGOLI 

renza  dell'obligo  e  desid.o  e'  ho  di  servirla  ha  fatto  ch'ella  rimanga  tanto 
mal  satisfatta  quant'io  debbo  e  bramo  in  ogni  cosa  servirla  et  satisfarla. 
V.  S.  111.™*  si  renda  sicura  ch'alia  mia  partita  di  Roma  io  lassai  le  sue  robbe 
tutte  ben  conditionate,  e  '1  s.""  Gandolfi  le  vidde  se  '1  volse  et  Io  può  referire 
se  vuole.  Dopo  la  partita  mia  poi  molti  giorni  et  mesi  ra'avisarono  che  quel 
gentilhuomo  in  casa  di  cui  l'havea  lassate  vedendole  distendere  come  si  so- 
leva per  conservarle,  si  volle  servir  di  que'  pezzi  del  cortinaggio,  che  man- 
cano per  adobbare  le  fenestré  inanzi  alle  quali  dovea  passar  il  Papa,  et  così 
da  un  suo  servitore  gli  furon  rubbati,  com'egli  stesso  mi  scrisse,  et  come 
intendo  che  dal  P.""*  Biondi  o  dagli  altri  V.  S.  111.™*  fu  avisata,  il  qual  gen- 
tilhuomo è  in  prattica  di  ricuperar  ò  gl'istessi  pezzi,  o  '1  valor  di  essi  altra- 
mente ò  gli  rifarà  egli  del  suo,  o  '1  s.'  Conte  mio  Padre,  ò  io  medesimo  se 
credessi  dover  per  ciò  vender  me  stesso,  non  mi  curando  in  tal  caso  d'altra 
ragione  che  di  quella  che  m'obliga  à  satisfar  V.  S.  IH.™*  in  tutte  le  cose  à 
me  possibili.  In  tal  caso  adunque  non  posso  darle  altro  aviso,  se  non  che 
noi  espetteremo  pochi  giorni  per  cavar  la  risolut.ne  del  gentilhuomo  et  poi 
per  qualche  via  ella  certo  ne  verrà  reintegrata.  Di  quello  che  gli  altri  suoi 
di  casa  si  dolgono  io  non  posso  dir  nulla  non  sapendo  i  particolari,  potranno 
parlarne  col  s.''  Co  :  mio  Padre,  il  quale  ne  farà  scrivere  à  Federico  per  che 
io  feci  fare  i  memoriali  di  tutto  quello  che  v'era  quando  i  forzieri  vennero 
in  mia  mano,  et  so  che  non  vi  mancava  niente  quando  mi  partij.  Per  rim- 
borsar poi  V.  S.  111.™»  del  resto  de'  suoi  denari  non  spesi,  io  so  che  '1  s.""  Conte 
mio  P.""®  n'  ha  scritto  à  Roma  acciò  che  di  là  sieno  rimessi ,  poi  che  per 
altra  strada  più  spedita  non  può  per  li  rispetti  noti  à  V.  S.  111.™*  la  quale 
vedrà  il  conto  delli  spesi  quando  sarà  anco  rimborsata  delli  non  spesi.  Nel 
resto  pregherò  Dio  di  molto  buon  cuore  che  in  altre  occas.ni  mi  dia  fortuna 
di  meglio  servirla,  et  che  lungamente  conservi  V.  S.  111.™'  in  questa  buona 
sanità  ch'intendo  con  inf.°  mio  contento  ch'ella  si  gode.  Et  le  bascio  la  mano. 
Di  Milano  a'  20  d'ottobre  1592 

D.  V.  S.  111.™* 

Aff.™o  ser.'«  et  Par.'e 

GUIDUB."   BON.II'  DELLA  RoVERE. 

XV. 

111.™"  sig.""®  mio  sig."^®  e  Par.'*  oss.™o 
Ho  presentata  al  s.'  Card.^*  la  lettera  di  V.  S.  111.™*  e  '1  desiderio  suo,  et 
senz'altra  industria  mia  ha  prontis.*«  accettato  l'invito,  non  desiderando  meno 
di  V.  S.  111.™»  il  venir  a  dar  et  ricever  questa  commune  satisfatene.  Egli  è 


STDDI,  AMORI  E  LETTERE  DI  GDIDUBALDO  BONARELLI        211 

tuttavia  d' animo  di  far  Natale  ò  à  Roma  ò  almeno  a  N.  Sig."  di  Loreto, 
nondimeno  io  stimo  che  gli  converrà  di  farlo  à  Milano,  e  partirne  poi  fatte 
le  feste  ma  come  si  sia  barrò  pensiero  io  d' avisar  per  tempo  V.  S.  111.™* 
della  partita  sua,  del  giorno  che  potrà  esser  costi,  delle  genti  c'harrà  seco 
et  di  quel  più  che  occorrerà  per  questo.  Questa  mattina  è  venuto  a  Milano 
il  s/  Duca  di  Feria,  che  fra  tre  ò  quattro  giorni  partirà  per  Francia  con 
risolut.ie  di  far  ogni  sforzo  per  la  ellettione  d'un  Rè,  mostrando  di  non  haver 
altramente  da  star  attaccato  alla  casa  d'Austria  come  si  diceva,  ma  solo  ad 
un  buon  cattolico  parendo  che  S.  M.  sia  hormai  stanca  di  tante  guerre,  et 
che  se  ne  voglia  liberare  per  più  assicurarsi  delle  turbulenze  di  casa.  Dicono 
che  la  Principessa  sua  figlia  V  habbia  supplicato  di  lassarla  entrar  monaca 
fra  le  scalze.  Il  Duca  di  Terranova  partirà  sabbato  a'  14  chiamato  in  Ispagna 
per  esservi  impiegato  (dicon  le  lettere)  come  si  con\'iene  al  valor  et  fedeltà 
sua.  11  Contestabile  entrerà  in  Milano  il  giorno  di  S.'*  Caterina.  Delle  cose 
di  Piemonte  spero  di  mandar  a  V.  S.  IH.™'  un  foglio  molto  part.''®  et  se  non 
è  freschis.'  non  v'  è  però  ne  anche  di  fresco  cosa  di  rilievo  che  si  sappia. 
A  Como  hanno  preso  alcuni  francesi  con  pieghi  di  lettere  le  quali  dicono 
<:he  contenevan  negotij  tra  '1  Re  di  Navarra  et  suoi  parteggiani  d'Italia.  La 
mostra  della  gente  d'arme  si  farà  domani  et  potrebbe  anco  differirsi  fino  à 
sabbato.  Il  Cap.»  Pompeo  Carcani  scrive  di  Linguadoca  che  la  morte  del 
Duca  di  Gioiosa  è  seguita  mentre  egli  ricevendo  la  carica  da  gl'inimici  entrò 
in  un  fiume  dove  il  suo  cavallo  non  molto  buon  nell'acqua  il  lassò  affoggare 
essendosi  anco  perduti  400  Tedeschi  eh'  ers>no  il  fior  di  queir  esercito.  V  è 
chi  dice  che  perciò  il  Capuccino  suo  fratello  habbia  prese  l' arme  lassando 
r  habito  per  vestir  la  corazza  solamente  et  non  per  lassar  la  relligione  .  et 
forse  che  ne  anco  harrà  lassato  l'habito.  L'inclusa  è  del  sJ  Cardinale  in  ri- 
sposta al  8.''  Alfonsino  (1).  V.  S.  111."°»  mi  farà  gratia  di  ricapitarla  perché 
credo  che  questo  sia  il  più  alto  negotio  che  questo  signorino  habbia  ancora 
havuto.  Qui  mi  resto  facendo  reverenza  a  V.  S.  111.™*  à  cui  doni  Dio  ogni  bene. 
Di  Milano  agli  li  di  Novembre  1592 
Di  V.  S.  lll.™« 

Aff.mo  ser."  et  Par.»» 

GOIDUB.»  Bo.N."'  DELLA   Rov.". 
(1)  Nipote  del  conte  Camillo. 


BRICIOLE  UMANISTICHE 


CARLO   MARSUPPINI. 

Di  Carlo  Marsuppini  d'Arezzo  abbiamo,  che  si  sappia,  una  sola 
lettera  a  stampa  (1).  Due  ne  pubblicherò  io  tra  poco  (2),  di  una 
certa  importanza,  la  prima  del  1430  al  Marrasio,  la  quale  serve 
di  dedica  alla  traduzione  della  Batracomiomachia,  la  seconda  del 
1433  al  Valla  sul  suo  libro  De  vero  bono.  Qui  ne  comunico  altre 
cinque,  che  sono  indirizzate  al  suo  conterraneo  Giovanni  Tor- 
telli (3). 

Due  di  esse  sono  di  poca  entità. 

1. 

Carolus  Martiopinus  lohanni  Tortellio  compatri  suo  dulcissimo  p.  s.  d. 
lohannis  nostri  Baccii  ingenium  mores  doctrinam  facile  cognoscis  quan- 
tumque  te  et  me  diligat  et  amet  non  ignoras.  Eius  igitur  humanitas  amicitia 


(1)  Nei  Miscellanea  ex  mss.  libris  biblioth.  collegii  Romani  (ed.  Lazeri), 
Romae,  1754,  1,  p.  160  (devo  questa  indicazione  al  prof.  Novati;  va  perciò 
corretto  il  Voigt,  Wiederbelebung,  I,  p.  315,  che  dice  non  essere  stampata 
nessuna  lettera  del  Marsuppini).  La  lettera  è  indirizzata,  con  la  data  Fio- 
rentiae  XII  hai.  martias,  a  Francesco  Sforza,  duca  di  Milano,  che  aveva 
invitato  il  Marsuppini  alla  propria  corte. 

(2)  Nelle  biografie,  che  sono  già  in  corso  di  stampa,  dell'Aurispa  (p.  176)  e 
del  Valla  (p.  66). 

(3)  Stanno  nel  voi.  XV,  pp.  780-792  della  Miscellanea  del  Tioli,  il  quale 
le  trasse  dagli  autografi  del  cod.  Vaticano  3908,  f.  63, 140-142,  quando  questo 
codice  era  integro. 


BRICIOLE  UMANISTICHE  213 

patria  praeterea  et  fortuna  ad  ei  favendum  me  adhortantur.  Et,  si  istic  essem 
hanc  provinciam  sumerem,  ne  si  quid  concitatione  animi  aut  ira,  qua  etiam 
non  mediocriter  sapientes  moveri  solent,  aliquando  eiTaverit,  per  iiniversam 
aetatem  in  caeno  iaceret,  praesertim  cum  sperem  suum  animum  ad  meliorem 
frugem  esse  conversum.  Nunc  vero  cum  publica  et  privata  negotia  nos  hic 
detineant,  hoc  odos  tibi  incombit,  tuum  mnnus  hoc  existit,  haec  res  te  pa- 
tronum  poscit.  Pro  tua  igitur  huraanitate  tuaque  in  nos  amicitia  quicquid 
gratia  precibus  et  auctoritate  apud  summum  pontificem  ceterosque  R.™"* 
patres  istic  vales,  in  eo  ostendes;  nec  dubita,  mi  compater,  prò  amico  prò 
patriae  consorte  prò  iacente  et  afflicto  preces  tuas  fore  ingratas  apud  sapien- 
tissimum  benignissimum  pontificem,  qui  in  omni  sua  aetate  numquam  a 
quovis  officio  et  humanitate  et  clementia  fuit  alienus. 

Commater  tua  bene  se  habet  et  te  bene  valere  desiderat.  Bene  vale  et  me 
et  lohannem  nostrum  Bacciuin,  ut  facis,  ama.  Hoc  nihil  gratius  facere  potes. 
Iterum  vale  et  nostrum  Laurentium  Altacium  meo  nomine  salvere  iube. 

Ex  Florentia  die  xxvin  martii. 

Su  Giovanni  Bacci  aretino  cfr.  Aliotti,  EpistoL,  I,  p.  29.  Il 
papa  nominato  nella  lettera  è  Niccolò  V  e  con  ciò  se  ne  stabili- 
scono i  termini  cronologici  (1447-1453).' 


Carolus  Arretintis  lohanni  Tortellio  Arretino  p.  s.  d. 

Moaasterium  Arretii  S.  Bernardo  dicatum  iampridera  meis  maioribus  et 
praecipue  parenti  religioni  fuit  eorumque  sumptu  et  impensis  fere  omne 
exaedificatum  est.  Elgo  vero  eiusdem  cultus  religionisque  heres  existo  illique 
monasterio  libenter  faveo  coque  magis,  quod  hoc  tempore  monachi  vitae  hone- 
stissimae  in  eo  degunt  nibilque  quod  ad  cultum  divinum  pertineat  praeter- 
mittunt.  Cum  igitur  oh  quaedam  illius  loci  commoSa  ad  summum  pontificem 
mittatur,  in  hoc  pio  officio  te  patronum  paro  tuamque  opem  consiliumque 
expeto.  Gratissimum  igitur  mihi  feceris  si  tuo  studio  tuaque  opera  ostenderìs 
et  apud  pontificem  et  apud  quem  necesse  fuerit  commoda  illius  sacelli  non 
minus  tibi  quam  mihi  curae  esse;  quod  fore  oh  mutuam  inter  nos  benivo- 
lentiam  prò  comperto  habeo.  Bene  vale  et  me  ama. 

Florentiae  xvii  kal.  aprìlis  1449. 

Assai  più  importanti  sono  le  altre  tre. 


214  R.    SABBADINI 

3. 

Carolus  Martiopinus  lohanni  Arretino  viro  optimo  ac  dociissimo  suoque 
carissimo  compatri  p.  s.  d. 

His  proximis  diebus  gloriosissimus  Caesar  suo  adventu  hanc  urbem  hone- 
stavit  proque  sua  inaudita  clementia  mihi  ostendit  plurima  signa  et  amoris 
et  caritatis.  Tum  etiam  spoute  sua  per  d.  Henrigum  virum  doctissimum 
suaeque  maiestatis  secretariura  me  sollicitavit,  ut  aliquid  honoris  aut  orna- 
menti a  suo  sacrosancto  imperio  peterem  idque  facile  concederetur.  Et  cum 
nihil  peterem,  in  primis  honore  equestri,  deinde  laurea  poetica  me  insignire 
voluit.  Respondi  honorem  equestrem  a  nostro  instituto  esse  alienum,  lauream 
vero  non  debere  a  Caesare  peti  sed  eam  vigiliis  et  laborìbus  esse  quaerendam. 
Tandem  cum  utrumque  a  nobis  denegatum  foret,  per  eundem  d.  Henricum 
nos  admonuit,  quod  Comitem  palatinum  cum  auctoritate  et  legitimandi  et 
notarios  faciendi  me  esse  decreverat  et  quod  hoc  negotium  alicui  Romae 
mandarem  ut,  sumpta  corona,  litterae  Gaesareae  testes  suae  humanitatis  mihi 
darentur.  Quapropter  neminem  video,  cui  aptius  haec  nostri  honoris,  cuius 
semper  fautor  fuisti,  provincia  mandar!  possit.  Velis  igitur  curam  adhibere 
agereque  cum  ilio  d.  Henrico  et,  si  necesse  est,  cum  serenitate  imperatoria 
ut  id  ornamenti,  quod  sponte  a  sua  divinissima  clementia  datum  est,  litteris 
mandetur  et,  si  est  honestum,  in  nostros  posteros  vel  saltem  in  primigenitos 
extendatur.  Et  quicquid  pecuniae  prò  hac  re  explicanda  solutum  a  te  fuerit, 
id  quamprimum  tibi  restituetur. 

De  Homero  in  latinum  vertendo  superioribus  litteris  nostram  mentem  et 
quid  me  retardet  intelligere  potuisti,  Nunc  vero  sentio  summum  pontificem 
his  nostris  consiiiis  non  acquiescere;  nam  Cosmus  vir  clarissimus  nomine 
pontificio  de  ea  re  pluribus  mecum  egit.  Itaque  de  mea  sententia  deiectus 
sum ,  quoniam  non  video  qua  ratione  sapientiae  et  auctoritatì  pontificiae 
debeam  aut  possim  repugnare.  Pro  viribus  ergo  aliqua  e  nostris  negotiis^ 
amputabo  circumcidamque  faciamque  nostri  ingenioli  periculum  et,  si  ea  de- 
gustatio  versiculorum  summae  sapientiae  pontificis  tuoque  et  aliorum  erudi- 
torum  iudicio  probata  fuerit,  invocato  mimine  illius  pastoris,  a  quo  mihi  hoc 
munus  iniunctum  est,  ingens  opus  alacri  animo  aggrediar.  Si  quid  aliud  est 
dicendum  ornatioribus  verbis  pastori  apostolico  meo  nomine,  id  tuae  relinquo 
prudentiae. 

Bene  vale  et  nos  ama  ut  soles.  Filii  nepotes  nostri  omnes  salvare  te  iubent. 
Nec  his  aliud,  nisi  quod  me  summo  pontifici  iterum  atque  iterum  commendes. 

Florentiae  vii  idus  februarias  [1452]. 


BRICIOLE  UMANISTICHE  215 


Carolus  Martiopinus  d.  lohanni  Tortellio  compatri  suo  carissimo  p.  s.  d. 

Ob  nostras  occupationes  paucis  tecum  agam.  Tuas  litteras  accepi  amoris 
plenas  et  benivolentiae  videoque  quid  cura  illis  Henricis  egeris;  quo  in  loco 
rimm  continere  non  potui,  praesertim  quia  repetebam  animo  quam  saepe 
imperatoris  nomine  honos  ille  mihi  ultro  esset  oblatus.  Habeo  illi  Gaesari 
meritas  gratias,  Henricis  vero  illis  quas  debeo.  Sed  oportune  res  cecidit,  ut 
de  hac  re  cum  sapientissimo  pontifice  verba  haberes;  suaeque  beatitudini 
immcrtales  habeo  gratias  nec  ignoro  quanto  honoratius  sit  a  sanctitate  sua, 
quae  divina  sapientia  incredibilique  potestate  praedita  est,  quam  ab  ilio 
principe  tali  aut  alia  dignitate  me  ornari.  Potuit  namque  pontifex  superio- 
ribus  annis  imperium  a  Graecis  ad  Gallos,  a  Gallis  inde  ad  Germanos  trans- 
ferre,  nec  huiusmodi  potestas  postea  diminuta  est;  quin  suo  arbitratu  modo 
vellet,  imperium  mutari  posset.  Idcirco  quod  sua  sponte  dat,  libenter  accipio 
et,  si  auctoritate  talis  pontificis  ornatus  fuero,  satis  superque  me  ornatura 
putavero. 

Versus  Homeri  non  diutius  desiderabis;  mittam  namque,  ut  mercatores 
facere  solent  mercium  quas  excludere  volunt,  aliquam  degustationem,  quae 
si  sapientiae  pontificiae  approbata  erit,  audacius  favoreque  apostolico  invocato 
reliquum  opus  aggrediar.  Bene  vale  meque  pontifici  iterum  atque  iterum 
commenda  ;  oroque  immortalem  deum  ut  tantum  virium  mihi  adspiret,  quan- 
tum ad  suae  sapientiae  placendum  moremque  gerendum  satis  esse  videatur. 
Iterum  bene  vale.  Tua  commater  in  diem,  idest  infra  mensem,  se  parituram 
sperat,  quae  una  cum  universa  nostra  familia  te  salverò  iubet. 

Florentiae  ii  kal.  aprilis  [1452]. 

5. 
Carolus  Martiopinus  lohanni  Arretino  compatri  amantissimo  s.  p.  d. 

Quantum  me  diligas  et  ames  vel  hoc  facile  perspici  potest,  cum  te,  virum 
sapientem  atque  magis  quam  Argus  esset  oculatum,  nostri  amore  caecum 
praecipitemque  ferri  videam.  Quo  in  loco  facile  Xenophontis  sententiam  re- 
cognovi,  unicuique  saavissimas  esse  voces  quibus  suae  laudes  praedicarentur 
coque  magis  cum  non  a  quovis  homine,  sed  a  viro  doctissimo  decantantur. 
Sentio  namque  cum  Naeviano  ilio  Hectore,  qui  «  cupit  a  Priamo  patre  lau- 
dari viro  maxime  laudato  ».  Nofl  taraen  velim,  suavissinie  compater,  tua 
ornatissima  epistola  amoris  et  caritatis  piena  credas  me  ita  fuisse  delinitum, 
ut  ignorem  quam    mihi    parva  sit  supellex  quantique  nostrum   ingeniolum 


216  R.    SABBADINI 

existat.  Sed  oro  te  ne  id,  quod  aut  nostris  occupationibus  aut  in  scribendo 
tarditati  aut  cuidam  pudori  subrustico  est  tribuendum,  superbiae  aut  con- 
temptui  tributum  velis.  Nescis  profecto,  nescis  quanti  summum  pontificem, 
quanti  suae  sanctitatis  mores  honestissimos,  admirabilem  doctrinam,  inau- 
ditas  eius  animi  dotes  scraper  fecerim  faciamque.  Nam  cum  in  vita  privata 
communibus  studiis  versaretur  numquam  destiti  illius  divinum  ingenium 
adniirari  praecipuasque  eius  virtutes  intueri,  quae  tot  tantaeque  erant  ut 
quemvis  allicere  possent  non  solum  ad  se  diligendum  et  amandum,  verum 
etiam  et  colendum  et  observandum. 

Taceo  quod  vix  in  solio  Petri  sedebat,  cum  litteris  apostolicis  dignatus  est 
me  certiorem  facere,  conservatum  a  sua  clementia  fuisse  in  secretariatus  di- 
gnitate,  quae  a  felici  Eugenii  papae  memoria  nobis  fuerat  demandata,  mul- 
taque  alia  quae,  si  epistolarum  angustia  complecti  possent,  facile  ostenderent 
me  tot  oflSciorum  immemorem  non  esse;  doleoque  humanitati  tanti  pontificis 
aliqua  ex  parte  respondere  non  posse  hisque  occupationibus  circumveniri, 
quibus  observantia  tam  admirandi  pastoris  mihi  surripiatur.  At  tu  me  amice 
reprehendis,  quod  nihil  ad  eum  scribam  solusque  taceam  apud  eum  princi- 
pem,  cui  etiam  in  tot  tantisque  occupationibus  nostri  recordandi  aliquod 
tempus  datur.  Sed  vide  quaeso  quid  tam  doctissimo  pontifici  sit  scribendum, 
qui  a  teneris,  ut  aiunt,  unguiculis  in  omni  genere  doctrinae  sit  versatus 
cuique  nihil  bonarum  artium  studiique  humanitatis  occultum  aut  incognitum 
est.  Laudes  illius  aggrederer?  Nimis  profecto  nostrarum  virium  ignarus  fo- 
rem,  si  tam  divinum  tamque  inauditum  pontificem  nostro  ingeniolo  aequare 
conarer.  Nec  ma  latet  ob  suara  clementiam  suumque  in  nos  amorem  nulla 
nostra  scripta  sibi  fore  ingrata  ;  consulo  taraen  occupationes  apostolicas,  con- 
sulo  nostras  vires  et  non  quid  sua  inaudita  humanitas  ferre  possit,  sed  quid 
nostrum  oflBcium  postulet  animadverto.  Quapropter,  amantissime  compater, 
hanc  nostram  causam  suscipias  velim  tantique  silentii  culpam  a  nobis  de- 
preceris.  Pudore  namque  impedior  tanti  pontificis  iudicium  subire  ne,  si  quid 
ad  eum  scribam,  sapere  aliquid  mihi  persuasisse  videar  apud  eum,  qui  facile 
sapientia  ceteris  praestat. 

Non  tamen  illas  oratiunculas  Honieri  in  latinum  traductas  mittere  suae 
sanctitati  his  proximis  diebus  negligam;  malo  namque  a  sua  sapientia  eru- 
ditionem  nostram  desiderari  quam,  si  id  non  fecero,  observantiam.  Quae  car- 
mina si  divino  ipsius  iudicio  fuerint  comprobata,  fortasse  animos  nobis  dabit 
ut  divino  ausilio  aspirante  faventeque  sua  beatitudine  aliquid  maius  aggre- 
diamur;  nihilque  mihi  esset  iocundius,  quam  tantum  virium  daretur,  quantum 
auribus  tam  eruditis  aliqua  ex  parte  satisfieri  posset.  Nec  aliquod  maius 
praemium  nobis  dari  posset,  quam  morem  gerere  suae  sanctitati.    Nec  hoc 


BRICIOLE  UMANISTICHE  217 

dico  quod  liberalitatem  pontificiam  asperner,  quam,  cum  ceteris  omnibus 
pateat,  numquam  mihi  clausam  fore  putavi,  si  qua  necessitas  rei  familiaris 
DOS  urgeret.  Sed  nosti  meos  mores,  nosti  meum  ingenium:  nolim  tantum 
pontificem  in  spem  adducere,  qua  alicui  aut  meas  vires  ignorasse  aut  honori 
utilitatem  praetulisse  viderer.  Itaque  ut  finem  faciam  te  maiorem  in  modum 
oratum  volo,  ut  nostro  nomine  immortales  gratias  suae  sanctitati  agas  eique 
me  semper  fore  deditiim  morigerum  atque  obsequentem  ostendas.  Sed  bis 
satis. 

Tua  commater  nostrique  omnes  filli  bene  valent  teque  bene  valere  omnibus 
votis  optant. 

Florentiae  v  idus  decembris  [1452]. 

Tutte  tre  queste  lettere  mancano  dellaiino;  ma  la  III  è  sicu- 
ramente del  1452,  poiché  essa  presuppone  la  presenza  in  Firenze 
dell'imperatore  Federico  IH.  Noi  sappiamo  che  Federico  III  nel 
suo  viaggio  a  Roma  per  l'incoronazione  si  fermò  a  Firenze,  dove 
giunse  il  30  gennaio  1452  e  ne  ripartì  il  6  marzo  (1).  Per  la 
stessa  ragione  va  collocata  nel  1452  anche  la  IV. 

Nella  III  il  Marsuppini  si  è  già  arreso  alle  istanze  di  Niccolò  V 
e  si  accinge  alla  traduzione  d'Omero  ;  nella  IV  promette  di  man- 
darne qualche  saggio;  nella  V  ha  in  pronto  alcune  orazioni  ome- 
riche tradotte.  Evidentemente  perciò  la  V  è  posteriore  alla  III 
e  IV;  e  siccome  essa  ha  la  data  del  decembre,  cosi  la  dobbiamo 
collocare  nel  1452,  perchè  il  Marsuppini  mori  nell'aprile  del  1453. 

Con  questo  determiniamo  che  le  pratiche  per  la  traduzione 
d'Omero  furono  avviate  al  principio  del  1452  e  forse  nell'anno 
antecedente.  I  saggi  che  il  Marsuppini  mandò  al  papa,  sono  il 
libro  I  deìY Iliade  e  le  orazioni  del  IX,  come  risulta  dalla  dedica  (2): 

Quo  facere  id  possis  melius,  tibi  primus  Homeri 
In  Latium  versus  (utinam  tuo  nomine  dignus, 
Qui  vincis  populos,  Nicolae,  et  gloria  nostri  esl) 
Mittitur;  atque  etiam  Carmen,  quo  placat  Ulysses 
Aeacidem  et  Phoenix,  et  quid  respondet  Achilles. 


(1)  Fastor,  Geschichte  der  Pdpste,  I,  p.  373,  ».  1. 

(2)  Per  le  fonti  della  dedica  cfr.  VoioT,  Wiederhelebung,  11.  107.  ti.  1. 


218  R.    SABBADINI 

A  quella  dedica  il  papa  rispose  in  data  24  ottobre  1452(1); 
nell'ottobre  perciò  dovette  aver  luogo  l'invio  del  Marsuppini.  Or 
come  va  che  nella  nostra  lettera  V,  la  quale  è  del  decembre, 
egli  promette  di  mandare  illas  oratiunculas  Homeri?  0  sono 
quelle  di  prima  emendate  o  si  tratta  di  un  nuovo  saggio. 

Si  sapeva  che  il  Marsuppini  era  stato  segretario  onorarlo  di 
Eugenio  IV  e  di  Niccolò  V;  la  notizia  è  ora  luminosamente  con- 
fermata dalla  lettera  V.  Non  si  sapeva  invece  dell'offerta  dell'al- 
loro poetico  venutagli  dall'imperatore  Federico  III,  o  meglio  dal 
suo  cancelliere,  perchè  l'imperatore  non  se  l'era  nemmeno  so- 
gnato. Ciò  prova  quanto  valessero  le  coronazioni  poetiche  distri- 
buite dagl'imperatori. 


II. 
LEONARDO -BRUNI. 

Le  cinque  lettere,  che  qui  reco,  di  cui  tre  inedite,  mancano 
degli  anni  nella  data  e  per  fissarli  ho  bisogno  di  ricostruire  la 
cronologia  del  Bruni  dal  1405  al  1408.  Né  la  ricostruzione  è  dif- 
ficile, poiché  il  Bruni  in  quei  quattro  anni  seguì  sempre  le  sorti 
dei  due  papi  Innocenzo  VII  e  Gregorio  XII,  dei  quali  era  se- 
gretario.' 

Innocenzo  VII  dunque  per  causa  della  sollevazione  dei  Romani 
parti  il  6  agosto  1405  alla  volta  di  Viterbo  (2),  donde  rientrò  a 
Roma  il  13  marzo  1406.  Mori  in  Roma  il  6  novembre  del  1406  (3); 
nel  30  dello  stesso  mese  fu  eletto  Gregorio  XII  (4),  il  quale  ab- 
bandonò Roma  il  9  agosto  1407  (5).  Passò  per  Viterbo,  dove  si 
trattenne  una  ventina  di  giorni,  e  ai  primi  di  settembre  giunse 


(1)  Vedi  i  due  brevi  di  Niccolò  V   nel  Mai  ,  Spicilegium  Romanum ,  I, 
574.  Sono  tratti  dal  cod.  Vaticano  3993,  f.  78-79. 

(2)  Muratori,  Rer.  Hai.  scrip.,  XXIV,  pp.  977-978. 

(3)  Ib.,  p.  980. 

(4)  Ib.,  p.  981. 

(5)  Ib.,  p.  983.  Rkynaldi  Annales  eccles.,  anno  1407,  n.  9. 


BRICIOLE   UMANISTICHE  219 

a  Siena  (1).  Stette  a  Siena  tutto  il  resto  dell'anno  1407(2);  ne  parti 

il  23  gennaio  1408  per  Lucca  (3).  Da  Lucca  riparò  nella  seconda 

metà  del  luglio  1408  nuovamente  a  Siena  (4).  Si  fermò  ivi  più 

di  tre  mesi  e  alla  fine  dell'anno  passò  a  Rimini  (5).  —  Ecco  ora 

le  lettere. 

1. 

Leonardus  Arretinus  Nicolao  suo  s.  d.  (6). 

Fecit  michi  intercapedinem  scribendi  ad  te  quottidiana  febris,  quam  per 
viginti  continuos  dies  perpessus  fui  summa  cuna  incommoditate  mea,  sed  iam 
bene  per  dei  gratiam  convalui.  Duna  tamen  ea  febri  vehementer  laborarena 
nuntiata  est  naichi  more  patrui  tui  optimi  ac  innocentissimi  viri,  ex  qua  du 
plicem  dolorera  suscepi.  Nam  cum  interitus  boni  viri  et  tibi  coniuncti  per 
se  ipsum  michi  fuit  molestus,  tum  quod  te  implicitum  novis  suspicabar  li- 
tibus  et  controvereiis  carere  non  posse.  Moderate  tamen  ut  omnia  facias, 
hoc  est  sine  iracundia  et  vehementia,  etiara  atque  etiam  rogo;  te  enim  prò 
studiis,  quibus  tot  iam  annos  summa  cum  laude  deditus  es,  graviorem  quan- 
dam  pereonam  et  maturiorem  praestare  decet.  Quare  comprimendus  est  animi 
ardor  et  ratione  temperandus  iracundiae  furor,  quae  nec  utilitatem  habet  in 
se  ullam  et  carpendi  materiam  praestat  uberrimam.  Sed  tu  haec  prò  tua 
prudentia  videris. 

Michi  autem  ut  <  Geographiam  »  Ptolemaei  mittas  velim;  bis  enim  vi- 
giliis,  ut  spero,  illam  faciam  latinam;  cum  ipsa  tamen  eam  particulam  mittes, 
quam  ex  eo  libro  Chrysoloras  (7)  transtulit.  Praetei-ea  libros  meos  tam  graecos 
quam  latinos  tuo  beneficio  habere  percupio  ;  quare  da  operam  ut  ad  me  fe- 
rantur,  valde  enim  illis  indigeo,  sed  tamen  videas  et  cui  et  quomodo  ferendos 


(1)  Reynaldi,  anno  1507,  n.  11-14. 

(2)  Ib.,  anno  1407,  n.  18-34. 

(H)  Leon.  Bruni,  Epist.,  ed.  Mehus,  li,  15.  21;  Muratori,  R.  I.  S.,  XV, 
p.  421. 
(4)  Reynaldi,  anno  1403,  n.  42. 
^)  Ib.,  anno  1408,  n.  60-67,  anno  1409,  n.  4. 

(6)  Cod.  delia  Comunale  di  Palermo  4  Qq  A  8,  f.  172  r;  cod.  deli'  Univer* 
sitaria  di  Bologna  2720,  f.  178  o;  cod.  Vaticano  6898,  f.  42  r  (anepigrafa). 
Fu  pubblicata,  ma  scorrettamente,  di  su  due  codici  Riccardiani  (407  f.  221  ; 
779  f.  172)  da  Giuseppe  Kirner ,  Nozze  Nannei-Minutoli,  Livorno,  viii  set- 
tembre 1889,  e  (come  mi  notifica  il  prof  Novati)  dallo  Zippbl,  Niccolò 
Niccoli,  p.  92.  Cfr.  R.  Sabbadini.  Storia  e  critica  di  alcuni  testi  latini, 
nel  Museo  italiano  di  antichità  classica,  HI,  p.  325. 

(7)  Sulla  traduzione  della  Geografia  di  Tolomeo  cominciata  dal  Crìsolora 
cfr.  HoDius,  De  Graecis  illttstribus,  p.  62. 


220  R.   SABBADINI 

committas.  «  Gatonis  vitam  »  (1)  propter  has  turbationes  espolire  nondum 
potui  ;  cito  tamen  ut  spero  absolvam  et  ad  te  mittam.  Orationes  Deraosthenis, 
quas  Manuel  michi  et  Roberto  (2)  nostro  donavit,  certior  fieri  cupio  an  Fio- 
rentiae  sint.  Dialogum  Platonis  «  de  immortalitate  animorura  »  (3)  ut  cele- 
riter  ad  me  per  aliquem  tabellarium  transmittas  vehementer  obsecro.  De 
quaternionibus,  qui  apud  Sebastianum  (4)  sunt ,  ipse  suo  arbitratu  pretium 
statuat  atque  venundet.  Tu  vale. 

mi  idus  octob.  ex  Viterbio  [1405]. 

La  lettera  è  indirizzata,  come  altre  tre  delle  seguenti,  a  Nic- 
colò Niccoli,  al  quale  era  morto  lo  zio. 

Il  Bruni  era  nella  curia  del  papa  dal  25  marzo  di  quest'anno 
(1405)  (5)  e  aveva  lasciato  a  Firenze  tutti  i  suoi  libri,  interrom- 
pendo cosi  le  molte  traduzioni  già  avviate  dagli  autori  greci, 
quali  Plutarco,  Demostene,  Platone,  Tolomeo.  Però  la  Geografia 
0  Cosmografia  di  Tolomeo  non  fu  tradotta  dal  Bruni,  che  ne 
depose  il  pensiero,  ma  da  Giacomo  d'Angelo  della  Scarperia  (6). 


Leonardus  Arretinus  Nicolao  suo  s.  p.  d.  (7). 

Non  ago  tibi  gratias  prò  iis  pulcherrimis  et  ornatissimis  libris,  quos  michi 
nuper  dono  dedisti.  Nam  cum  sacratissima  lex  amicitiae  sit,  quae  iubet  omnia 
inter  amicos  esse  communia  (8),  non  video  quod  huius  modi  (9)  donum  aut 


(1)  Di  Plutarco. 

(2)  Roberto  Rossi. 

(3)  Il  Fedone.  La  traduzione  fu  dal  Bruni  dedicata  a  Innocenzo  VII,  Leon. 
Bruni,  Epist.,  I,  p.  lxxv. 

(4)  Probabilmente  questi  è  Sebastiano  da  Pavia,  che  faceva  il  copista  a 
Firenze  ;  abbiamo  infatti  di  lui  un  esemplare  di  Yarrone  De  lingua  latina. 
La  soscrizione  dice:  Sebastianus  de  Papia  scripsit  Florentiae  MCCCCXII 
(M.  T.  Varronis,  De  lingua  latina,  ed.  A.  Spenge],  Berolini,  1885,  p.  xiv). 

(5)  Leon.  Bruni,  Epist.,  1, 1,  Romam  veni  ad  octavum  kal.  aprilis  [1405]. 

(6)  VoiGT,  Wiederhelehung,  II,  21. 

(7)  God.  della  Gomunale  di  Palermo  4  Qq  A  8,  f.  176  v. 

(8)  Il  proverbio  greco  tò  tujv  qpiXuiv  KOivd,  tanto  citato  dagli  umanisti,  i 
quali  Io  aveano  trovato  in  Cicerone. 

(9)  modi  omesso  dal  cod. 


BRICIOLE  UMANISTICHE  221 

ta  abs  te  alienaris  aut  ego  sim  (1)  plus  quam  a  natura  adeptus:  nam  et 
ceteros  omnes  libros  qui  penes  te  sunt  meos  esse  arbitror  et  ego  quoscunque 
habeo  non  magis  meos  quam  tuos  esse  duco.  De  usu  fortasse  inquies  non 
de  proprietate.  Nichil  reor  in  lege  ipsa  exemptum  atque  eo  minus  in  libris, 
quod  illi  nobis  relieti  sunt  quasi  in  communi  quadam  hereditate.  Si  tamen 
haec  nomina  liberalitatis  te  delectant,  ne  ipse  inferiori  loco  sim  duo  illa  vo- 
lumina,  quae  Ricio  nostro  dedi  ad  te  ferenda:  decadem  unam  Livii  «  de  bello 
punico  secundo  »  ex  vetustissima  scriptura  et  librum  Aurelii  Augustini  «  de 
baptismo  »,  et  hunc  ipsum  vetustum,  tibi  dono  do  atque  largior.  At  donum 
tuum  libenter  accipio. 

Dices:  quemadmodum  vero  illos  habueris  discere  percupio.  Non  est  id  quidem 
necessarium,  tamen  si  tibi  placet  narrabo.  Librum  «  de  baptismo  »  summus 
pontifex  michi  largitus  est.  De  decade  autem  ut  tibi  nota  sint  omnia,  paulo 
superius  repetundum  videtur.  Pollicitus  fuerat  michi  romanus  quidam  civis 
lapillum  cum  Narcisso  in  aqua  se  videntem,  quem  aiebat  Ostiae  dum  foderetur 
inventum.  Hunc  ego  laeto  animo  expectabam,  ut  tibi  qui  horum  studiosis- 
simus  es  gratificarer.  Statueram  enim  illum  ad  te  mittere  quamprimum  fo- 
rem  assecutas.  Verum  ubi  ille  qui  promiserat  differendo  atque  mentiendo 
fidem  fregit,  et  ego  tantidem  fatigatus  destiti.  Alter  quidem  sponte  sua  atque 
ultro  veniens  ad  me  hanc  decadem  michi  legendam  oflfert.  Capio  libenter, 
lego ,  placet ,  coepi  ipse  mecum  agitare  faciundumne  esset  ut  prò  fide  in 
Narcisso  michi  rupta  (2)  ego  alteri  ia  Livio  non  servarem  ;  videbam  esse  in- 
iustum,  cupiditas  tamen  superabat.  Itaque  in  illam  deveni  sententiam,  ut 
una  cum  Euripide  dicerem:  €  Nam  si  ius  violandum  est,  librorum  gratia 
violandum  est,  ceteris  in  rebus  servando  fidem  »  (3).  Accessit  quod  libri  do- 
minus  non  satis  eruditus  in  his  studiis  erat  nostris  et  quod  ego  paratus  eram 
pecuniam  dare;  quare  vel  ipsa  iura  michi  quiddam  concedere  ac  veniam  dare 
videbantur.  Quicqui4  sit,  ^o  tibi  mitto  atque  dono  prò  Narcisso;  si  quid 
molestiae  erit,  nichil  ad  te;  sine  in  me  haec  cudatur  faba(4):  aut  pecuniam 
capiat  aut  nichil.  Habes  iam  satis,  ut  opinor,  de  libris. 

Orationem  Demosthenis  «  prò  Gtesiphonte  »  totam  converti,  sed  antequam 
prodire  sinam,  volo  diligenter  mundetur.  Ex  Graecia  enim  in  Latium  (5)  longa 


(1)  sum  il  cod. 

(2)  reputa  il  cod. 

Ci)  11  passo  è  nelle   Fenicie  di  Euripide  e  lo  riporta,  tradotto ,  Cicerone, 
De  offic.,  Ili,  82;  però  invece  di  librorum  gratia,  il  testo  ha  regnandi  gratia. 
(4)  Terenzio,  Eun.,  II,  3,  89. 
(.5)  latinum  il  cod. 


222  R.  SABBADINI 

est  via.  Igitur  prius  illas  labeculas  quas  (1)  peregrinando  contraxit  volo  abs- 
tergere,  ut  tamquam  puella  coniuganda  politam  se  ac  nitidam  exhibeat. 

De  bibliotheca  Cassinate  quid  actutn  sit  Poggius  noster  tibi  narrabit.  Pe- 
trus Mianus  homo  doctissimus  factus  est  michi  valde  familiaris.  Is  michi 
poUicetur  quicquid  graecorum  librorum  habet  se  ob  meam  causara  facturum 
ut  Romam  perferantur  (2),  quod  ego  avidissime  expecto.  Habet  enim  ,  ut 
michi  asserìt,  Plutarchi  et  Xenophontis  quaedam  volumina;  sperat  etiam  se 
habere  posse  librum  quendam  Plotini  «  de  virtutibus  heroicis  ■».  Quicquid 
erit  faciam  te  certiorem. 

Cura  legatis  florentinis  ita  versatus  sum,  ut  arbitrer  me  illis  satis  probasse, 
quamquam  multa  omisi  ne  ambire  aut  captare  viderer.   Legatio   fuit  ita  il- 
lustris,  ut  postquam  Romae  fui  nichii  hanc  urbem  adierit  luculentius.  Epi- 
scopus  Fesulanus  elegantissime  oravit,  de  quo  alias  ad  te  scribam.  Vale. 
Romae  idibus  martii  [1407]. 

Questa  lettera  potrebbe  essere  tanto  del  1406  quanto  del  1407, 
perchè  il  15  marzo  dell'uno  e  dell'altro  anno  il  Bruni  stava  in 
Roma.  Ma  a  collocarla  nel  1407  ci  induce  il  confronto  con  un'altra 
lettera  dello  stesso  Bruni  al  Niccoli,  la  quale  è  dell'agosto  1406, 
perchè  in  essa  si  allude  alla  pace  conchiusa  appunto  in  quel 
tempo  tra  il  papa  e  il  re  Ladislao  di  Napoli  (3).  Ivi  si  legge  : 
orationem  Demosthenis  prò  Ctesiphonte  lalinam  facere  incepì. 
Dalla  presente  lettera  invece  risulta  che  l'orazione  di  Demostene 
era  già  tradotta  tutta  e  che  le  mancava  solo  l'ultima  mano.  Del 
resto  questa  traduzione  fu  pubblicata  dal  Bruni  il  25  marzo  1407 
in  Roma  (4). 

Pietro  Miani  o  Emiliani,  nominato  nella  lettera,  era  un  patrizio 
veneto,  molto  in  relazione  con  gli  umanisti,  e  che  stava  nella 
curia  del  papa;  era  di  ritorno  a  Venezia  poco  tempo  dopo  (5); 
più  tardi  fu  vescovo  a  Vicenza.  Non   so  che  dire  sull'accenno 


(1)  igitur  pueriles...  (lacuna)  quae  peregrinando,  cosi  il  cod. 

(2)  perferantur  omesso  dal  cod. 

(3)  Leon.  Bruni,  Epist.,  X,  19.  Per  la  pace  col  re  Ladislao,  cfr.  Mura- 
tori, R.  L  S.,  XXIV,  980. 

(4)  Leon.  Bruni,  Epist.,  1,  p.  lxxix. 

(5)  Lo  rincontriamo  nella  lettera   seguente.   Cfr.  del  resto  Leon.  Bruni, 
Epist.,  II,  6.  12.  15,  111,  1. 


BRICIOLE  UMANISTICHE  223 

alla  biblioteca  di  monte  Gassino  e  al  Poggio.  Doveva  certo  trat- 
tarsi di  qualche  codice  che  si  trovava  colà. 

Ciò  che  costituisce  la  singolarità  di  questa  lettera  è  la  disin- 
voltura, con  la  quale  il  Bruni  giustifica  l'appropriazione  indebita 
di  un  codice  di  Livio,  appoggiandosi  a  una  sentenza  di  Euripide  (1), 
che  egli  altera  per  adattarla  al  caso  proprio.  Gli  era  stato  pro- 
messo un  cammeo  con  un  Narciso,  ma  la  promessa  non  fu  man- 
tenuta; un  altro  intanto  gli  mostra  un  Livio  ed  egli  se  lo  tiene 
per  rifarsi  della  mancata  promessa  del  primo.  Non  ci  potrebbe 
essere  esempio  migliore  per  provare  che  cosa  fossero  capaci  di 
fare  gli  umanisti  per  un  codice. 


Leonardus  Arretinus  Nicolao  s.  p.  d.  (2). 

Fidelis  sacerdos  Ciceronis  epistulas  (3)  fideliter  ad  me  detulit.  Eas  nunc 
lego  quottidie  earumque  elegantia  rairifice  delector,  ut  etiam  farailiariLus 
molestum  sit  quod  legendi  cupiditate  protractus  cenandi  tempus  plerumque 
obliviscar.  Quare  tum  libi  gratias  ago  qui  michi  illas  transmisisti,  tura  Fideli 
nostro,  qui  summ'a  cum  diligentia  detulit.  Noli  tamen  exisìiniare  plus  dili- 
gentiae  eidem  latori  afiuisse .  quam  Poggio  nostro  incuriae  est  et  rerum 
omnium  officiorumque  negligentiae,  quem  si  credis  alium  virum  Senis  esse 
quam  apud  vos  fuerit,  vehementer  erras.  Locum  enim  immutavit  non  ani- 
mum  idemque  ubique  est;  et  quocumque  se  transferat,  eadem  illum  sequitur 
et  comitatur  incuria.  Scis  quid  nuper  Florentiae  fecerit ,  audi  quid  nunc 
michi  Senis.  Cum  accepissem  litteras  tuas,  in  quibus  quod  te  insalutato  Flo- 
rentia  recessisset  non  immerito  subaccusabas,  cum  michi  quoque  perperam 
factum  ab  ipso  videretur,  confestim  ire  perrexi  ut  illum  obiurgarem.  Dum 
vero  ipsum  quaero,  renuntiatur  michi  a  suis  dom^sticis  illum  triduo  ante  ad 
balnea  profectum  et  se  mirari  dixerunt  inscio  me  id  fecisse;  immo  vero, 
inquam,  recte,  cum  in  amicis  aequalitatem  servaverit.  Quid  multa?  acrimo- 


(1)  Allo  stesso   uso  del  Bruni  fa  servire  la  sentenza  di  Euripide  Guarino 

eronese  in  una  lettera  del  1419  a  Giannicola  Salerno,  podestà  di  Bologna. 

2)  Cod.  della  Comunale  di  Palermo  4  Qq  A  8,  f .  179  r.;  Miscellanea  Tioli, 
XV,  969. 

(3)  Quali  epistole  di  Cicerone  si  devano  qui  intendere  è  discusso  da  R.  Sab- 
RADiNi,  Storia  e  critica  di  alcuni  testi  latini,  pp.  325-329. 


224  R.    SABBADINI 

niam  illam,  quam  obiurgandi  causa  michi  proficiscens  assumpseram,  faciliter 
ad  risum  traduxi  ac  memet  ipsum  accusare  coepi,  quod  nimis  essem  curiosus. 
Idem  tibi  (1)  censeo  faciendum  nec  causam  ullam  esse  arbitror,  cur  tu  quoque 
potius  stomacheris  quam  rideas:  ferre  eum  debemus  aequo  animo. 

Nostrum  f  quae  michi  scripsit  de  Petro  Aemiliano  nostro,  ea  magna  certe 
admiratione  me  affecerunt.  Nam  ipse  michi  per  litteras  suas  significavit  se 
id  volumen  dedisse  Lanterchensi  (?)  ut  ad  me  mitteretur  et  simul  alios 
graecos  libros  michi  offert,  ut  si  michi  placeant  utar  prò  meis.  Itaque  nunc 
obstupesco,  in  meliorem  tamen  partem  cuncta  accipere  statui:  malo  enim 
fatuae  credulitatis  quam  prudentis  diffidentiae  periculum  subire. 

A  luvenantio  percunctatus  de  M.  Varronis  libris ,  tres  dumtaxat  reperi 
apud  ipsum  «  de  re  rustica  »,  illos  ipsos  quos  Florentiae  habetis,  praeterea 
nichil.  Chrysostomi  volumen  aflBrmat  Placentinus  episcopus  (2),  quod  Sahonam 
nos  ituros  sperabat,  se  Romam  carina  per  mare  cura  ceteris  suis  libris  trans- 
misisse  necdum  curavisse  ut  reportaretur. 

Quod  scribis  ut  negotium  Andreae  veneti  familiaris  tui  curem  diligenter, 
faciam  quidem  libenti  animo  praestaboque  quantum  in  me  erit  accumula- 
tissime  omnia.  Sed  vereor  ne  frustra  conemur  apud  hunc  maxime  pontificem» 
qui  usque  adeo  se  totum  rigori  et  iustitiae  tradidit,  ut  nullam  partem  sui 
reliquam  fecerit  humanitati  vel  gratiae.  Ego  tamen  quanti  faciam  ipsum 
Andream ,  praesertim  iuncta  commendatione  tua,  quantumque  ipsius  causa 
laborem,  ipse  praesens  animadvertere  poterit  (3). 

Gontionem  Heliogabali  (4)  tibi  ut  spero  propediem  transmittam;  nondum 
enim  totam  absolvi.  Quod  tamen  existimas  eiusmodi  orationem  ardentem 
esse  oportere,  scias  id  michi  non  modicum  probari,  cum  non  tam  viri  fortis 
et  vehementis,  quam  mollis  et  lascivi  hominis  persona  videatur. 

Laudationem  quam  cupere  ais  (5)  Philippum  tuum  immo  potius  nostrum, 
ego  enim  amori  tuo  erga  illum  nequaquam  cedo  (6),  ita  michi  deum  velim 
propitium  ut  non  tam  fugiendi  laboris  causa  scribere  recuso,  quam  quod 
materia  ipsa  non  satis  copiosa  videtur  ad  scribendum  nec  michi  ipsi  satis 
nota  est.  Oportet  enim,  ut  tu  minime  ignoras,  patere  campum  in  quo  id 
genus  dicendi  vagari  late  possit,  quoniara  nisi  res  subsistant,  inanis  quaedam 


(1)  tibi  omesso  dai  codd. 

(2)  Branda  Gastiglioni. 

(3)  Qui  finisce  il  Tioli. 

(4)  Cfr.  Leon.  Bruni,  Epist.,  I,  pp.  lxiii-lxiv, 

(5)  ais  omesso  dal  cod. 

(6)  cedo  omesso  dal  cod. 


BRICIOLE  UMANISTICHE  225 

loquacitas  redditur.  Vel  igitur  ista  cura  me  (1)  libera  vel  si  Philippe  (2) 
aliter  satisfieri  nullo  modo  potest,  tu  ipse  prò  me  collige  res  et  michi  scribe 
de  quibus  a  nobis  putas  scribendum. 

De  bibliotheca  Papiensi  curavi  equidem  diligenter  ut,  quantum  librorum 
ibi  sit  et  quid,  certior  fiam  atque  Nonius  Marcellus,  quem  Coluccius  (3)  ha- 
ììere  numquam  potuit,  meo  nomine  transcribatur.  Idem  curavi  de  Ciceronis 
epistulis,  si  forte  has  mendas  corrigere  possemus.  Haec  ego  stipulatus  sum 
a  viro  doctissimo  episcopo  Novariensi  et  pennam  apposui.  Itaque  non  formido 
ne  promissa  ferant  venti. 

Manuelem  Ghrysoloram  audivimus  Venetiis  applicuisse  et  inde  ad  summom 
pontificem  esse  venturum  legatum  (4)  imperatoris  Gonstantinopolitani  prò  causa 
unionis  vel  potius  nullionis  (5),  quod  magis  credo.  Si  per  Florentiam  iter 
faciet,  censeo  illi  per  te  benigne  occurrendum,  omìssis  caosis  indignationis, 
quae  cum  leves  sint  tum  etiam  ineptae.  Nos  hic  officiose  illum  complecti  et 
omni  ratione  fovere  statuimus. 

De  peste  video  quid  sentias  et  maxime  vobis  timeo  iamque  suadeo  ut  non 
longius  differatis  caelum  et  terram  immutare,  qua  de  re  scribam  Nicolae  (6) 
nostro.  Quod  autem  rogas  ut  una  vobiscum  esse  velira,  debes  existimare 
nichil  michi  fore  ìocundius,  sed  multarum  rerum  michi  habenda  ratio  est. 
Itaque  nichil  certi  statuere  adhuc  possura,  quocirca  sequar  antiquum  pro- 
verbium  quod  dictat  :  gladiatorem  ex  barena  consilium  capere. 

Cum  haec  ad  te  scripsissem  venit  Àntonius  noster  et  michi  litteras  tuas 
leddidit  perbreves.  Placet  quod  de  libro  scriLis,  sed  multo  magis  placet  quod 
animum  amici  talera  reperi,  qualem  ipse  fore  persuaseram.  Quod  vero  ad 
coQversionem  eiusdem  libri  cohortarìs,  obsecro  te,  mi  Nicolae:  quae  tandem 
ista  tua  cupiditas  est  seu  potius  inexplebilis  vorago  ut  neque  occupationum 
ncque  laborum  meorum  ullam  habeas  rationem?  Non  tibi  venit  in  mentem 
quam  multis  vigiliis  opus  sit  ad  tantum  opus  conficiendum?  Quae  si  iam  ab 
occupationibus  rerum  curialium  michi  vacuae  forent,  tamen  mallem  equidem 
vel  in  philosopbia  vel  in  alia  copia  facultateque^  quae  me  facere  meliorem 
posset,  quam  in  transferendis  Graecorum  historiis  raeum  studium  et  dili- 
gentiam  ponere.  Satis  enim  superque  satis  ceterorum   solatiis   hactenus  in- 


(1)  me  omesso  dal  cod. 

(2)  Philippi  il  cod. 

(ò)  Goluccio  Salutati.  Su  Nonio  Marcello  cfr.  R.  Sabbadini,  Storia  e  cri' 
tica  ecc.,  pp.  348-350. 

(4)  legatum  omesso  dal  cod. 

(5)  Grazioso  gioco  di  parola. 

(6)  Nicola  Medici.  La  lettera  a  cui  qui  accenna  è  la  seguente. 

OtorniiU  tlorieo.  XVII,  fuc.  50-51.  15 


226  R.    SABBADINI 

servivi;  nunc  sentio  in  diem  magis  atque  magis  me  michi  carioretn  fieri  nec 
tam  aliorum  causa  michi  placet  vigilare  quam  mea.  Itaque  quantum  michi 
datur  otii,  id  totum  libentius  in  eo  pono,  ut  intelligam  quo  pacto  vita  nobis 
instituenda  sit  et  quibus  rebus  traducenda,  quanti  virtus  existimari  debeat, 
quantus  sit  iustitiae  splendor,  quantum  honestatis  decus,  quanta  modestiae 
laus,  quanta  fortitudinis  gloria,  quantus  ipsorum  quae  supra  dieta  sunt 
in  eisdem  ipsis  sit  fructus,  praeterea  quantum  divitiis,  quantum  potentiae 
tribuendum  ;  et  adversus  cupiditates  animi  arcem  (1)  rationis  praemunire 
studeo  et  quam  perniciosus  sit  opinionis  error  disco.  Haec  (2)  michi  digna 
videntur  in  quibus  omnis  meditatio  nostra,  omnis  cura  diligentiaque  ponatur, 
ne  ignoratione  hniusmodi  rerum  quasi  caeci  in  vita  aberremus  (3)  neve  prius 
mori  nos  contingat  quam  vivere  incipiamus.  Est  autem  unus  per  virtutem 
actus  dies  peccanti  aeternitati,  ut  inquit  Cicero ,  praeferendus.  Gum  haec 
michi  necessaria  sint,  non  est  consilii  mei  lectionem  eorum  praetermittere, 
ut  aliquid  (4)  scribam  ad  voluptatem.  Vale  et  michi  nichilominus  volumen 
ipsum  quo  celerius  poteris  mittere  curato.  Iterum  vale. 
XVI  kal.  ianuarias  Senis  [1407]. 

Si  ricava  da  questa  lettera  che  il  Poggio  era  stato  da  poco  a 
Firenze  e  il  carattere  di  lui  ci  viene  presentato  sotto  un  nuovo 
aspetto. 

Nella  biblioteca  di  Pavia  il  Bruni  stava  cercando  codici  sin 
dal  1406  per  mezzo  di  Antonio  Loschi,  il  quale  non  venne  a  capo 
di  nulla  ;  più  fortunato  fu  il  vescovo  Bartolomeo  Capra,  che  trasse 
di  là  nel  1409  un  Epistolario  ad  Attico  e  un  Nonio  Marcello  (5). 

Importantissima  è  la  lettera  per  una  doppia  notizia  sul  Griso- 
lora  ;  perchè  dall'  una  parte  veniamo  a  sapere  come  egli  fosse 
giunto  a  Venezia  sino  almeno  dalla  prima  metà  del  decembre 
del  1407;  e  dall'altra  parte  rimane  confermato  incontrastabil- 
mente ciò  che  si  conosceva  soltanto  per  mezzo  del  Filelfo,  che 
cioè  tra  il  Crisolora  e  il  Niccoli  c'erano  stati  veramente  dei  dis- 
sapori, sebbene  di  non  molta  gravità. 


(1)  arte  il  cod. 

(2)  Nec  il  cod. 

(3)  haberemus  il  cod. 

(4)  aliquis  il  cod. 

(5)  Leon.  Bruni,  Epist.,  X,  19,  111,  13. 


BRICIOLE   UMANISTICHE  227 

4. 

Leonardus  Arretinus  Nicolae  suo  s.  d.  (1). 

Egregius  vir  Antonius  Squarcialupus  familiarìs  noster  a  te  hodie  rediens 
me  tuo  nomine  salverà  iussit  ;  a  quo  quom  peterem  numquid  litterarum 
tuarum  ad  me  detulisset,  respondit  te  pollicìtum  sic  esse,  sed  postea  non 
fecisse  occupationibus  quìbusdam,  ut  ipse  putabat,  circumventum.  Quod  igitur 
me  salutas,  gratias  ago,  quod  non  scripsisti  ignosco,  nec  tantum  occupatio- 
nibus tribuo,  quantum  naturae  tuae;  probe  enim  te  nosco  atque  ex  meo  in- 
genio tuam  metior  tranquillitatem.  DiflScile  quippe  est  superare  naturam, 
quam  licet  furca  expellas,  tamen  usque  recurret,  ut  Flaccus  ait  (Epist.  X, 
1,  24);  hortor  tamen  ut  et  michi  ef  ceteris  tuis  saepins  scribere  assuescas, 
praesertim  quom  sic  eleganter,  ut  aliis  quidem  incredibile,  michi  vero  ipsi 
admirabile  videatur. 

De  peste,  quae  vobis  imminere  dicitur  et  iam  signa  quaedam  futurae 
stragis  ©stendere,  magnam  me  hercule  capio  sollicitudinem  tum  ceterorum 
amicorum  causa,  tum  praecipue  tui,  qui  es  michi  omnium  longe  carissimus. 
Sed  obsecro  te,  quo  asportabimus  dulcissimos  natos  tuos,  si  tam  late  haec 
pestifera  vis  morborum  se  explicat,  ut  omnia  circum  loca  simili  tabe  occu- 
patura  eodem  tempore  videatur  ?  Bononia  enim ,  quae  refugium  nostrum  in 
huiusmodi  casibus  esse  consuevit,  acerrime  vexatur;  Pisas  et  Lucam  nondum 
pestifera  pestis  reliquit;  Senas  vero  haud  dubio  laedere  incepit;  Arretio  im- 
minet  et  iam  vicina  quaedam  loca  non  stìgniter  oppugnai ,  quamquam  ea 
loca  in  quibus  diutius  perbacchata  excesserit  tutiora  videantur.  Credo  multos 
Patavium  respicere,  ad  quam  urbem  si  insignis  nostrorum  hominum  multi- 
tudo  cum  coniugibus  et  liberis  se  eflfundat,  praeter  quam  iter  longum  est  et 
praesertim  infantibus  ac  nutricibus  difficile  et  ad  res  portandas  incommodum, 
insup)er  novi  possessores  et  nimium  fomiidolosi  quo  pacto  vos  recepturi  sint 
metuo.  Sed  de  familia  quidem  ita  statues ,  ut  aliorum  civium  tui  ordinis 
sequaris  exemplum.  De  te  autem  ipso  tuae  prudentiae  erit  diligentissime 
providere  atque  intelligere  in  salute  tua  et  familìae  taae  salatem  contineri. 
Itaque  ad  ea  loca  te  conferre  debebis,  quae  omni  omnino  careant  etiam  suspi- 
tione.  Impiger  extremos  currit  mercator  ad  Indos  per  mare  pauperiem  fu- 
giens  per  saxa  per  ignea,  at  Flaccus  ait  {Epist.  I,  1,  45).  Quanto  nos  igitur 
magis  convenit  per  eadem  loca  illam  mortem  effugere:  ille  divitias  quaerit 
producere,  nos  vitam,  quae  omnibus  divitiis  pretiosior  est.  Omne  porro  re- 


(1)  God.  della  bibliot.  Comunale  di  Vicenza  G.  6.  8.  26,  f.  78  r.  A  Nicola 
Medici  abbiamo  un'altra  lettera  del  Bruni  fra  le  edite,  I,  13.  Su  Nicola  Me- 
lici vedi  questo  stesso  Giornale,  XVI,  p.  72. 


228  R.   SABBADINI 

medium  in  huiusmodi  pestiferis  temporibus  in  fuga  consistere,  multis  mul- 
torum  periculis  ànimadversum  est,  ut  praesertim  Gollutii  nostri  viri  consulti, 
cui  magno  constitit  diversa  sensisse. 

Quid  autem  ipse  facturus  sim  si  scire  curas,  ego  tibi  dicam  :  una  me  adhuc 
spes  habet,  quod  non  consueverunt  summi  pontifices  in  his  locis  moram 
trahere,  quom  pestifera  sint,  sed  diligentissime  illa  vitare.  Si  igitur  haec 
maiorum  consuetudo  servetur,  nil  molesti  supererit;  sin  vero  ut  multa  alia 
hoc  quoque  postuletur  a  nobis,  ipse  relieta  curia  michi  consulam  nec  com- 
mittam  ut  pluris  aliquid  existimem  quam  salutem  meam.  Multa  sunt  enim 
propter  quae  vivere  cupio  et  illud  in  primis  quod  vivendo  me  assecuturum 
spero,  ne  frustra  nàtus  esse  videar;  spero  quidem  multa  in  vita  quae  michi 
vitam  dulcissimam  facient.  Cura  ut  valeas  et  me  ama  plurimum. 

XIII  kal.  ianuar.  Senis  [1407]. 

La  lettera  III  c'informa  come  il  Bruni  fosse  per  entrare  in  un 
nuovo  ordine  di  studi,  intendo  degli  studi  morali,  dei  quali  ab- 
biamo testimonianza  anche  nella  lettera  che  segue. 

5. 

Leonardus  Arretinus  Nicolao  s.  p.  d.  (1). 
Nunc  vero  ad  libros ,  de  quibus  michi  per  tuas  litteras  significasti.  Est 
michi  inter  cetera  gratissimum  Aristotelis  volumen,  quod  te  habuisse  scribìs  ; 
et  si  me  amas  fac  ut  quanto  citius  fieri  potest  michi  illud  transmittas.  Nam 
cum  in  ethicis  per  hoc  tempus  satis  bonam  operam  posuerim  et  mirifice 
eorum  lectio  studi  umque  delectent,  cupio  iam  et  philosophica  legere  et  Ari- 
stotele duce  naturam  perscrutare  Quare  de  beato  Basilio  statuas  ut  vis, 
nichil  enim  urgeo:  de  philosophicis  vero  non  modo  urgeo  verum  etiam  in- 
festo, ut  celeri  ter  michi  transmittas.  His  diebus  habui  quasdam  Ciceronis 
orationes:  prò  Balbo,  prò  Sestio,  prò  Gaelio,  in  Vatinium,  de  responsis  haru- 
spicum,  de  domo  sua  ad  pontifices  et  alias  quasdam,  quas  licet  apud  vos  Flo- 
rentiae  viderim,  tamen  nonnichil  lucri  fore  putavi  si  per  nos  hic  transcri- 
berentur.  Itaque  Poggius  sibi  hanc  provinciam  assumpsit  et  magna  ex  parte 
opus  iam  transegit.  Alia  non  sunt  quae  calamo  explicari  aut  litteris  com- 
mitti  velim.  Tu  cura  ut  valeas. 

Ili  kalendas  aprilis  ex  Luca  [1408]. 

Remigio  Sabhadini. 


(1)  Questa  lettera  o  meglio  frammento  di  lettera  fu  pubblicata  da  R.  Sab- 
BADiNi,  Storia  e  critica  ecc.,  p.  329. 


m  COETIGIAXO  DI  LOEENZO  IL  5UGXIFIC0 

(MATTEO  FRANCO) 

ED     ALCUISrE     SUB    LETTERE 


Di  Matteo  Franco  non  occorrerebbe  far  troppo  lungo  discorso, 
se  non  s'avesse  a  considerare  in  lui  che  l'autore  de'  pochi  so- 
netti rimastici  sotto  il  suo  nome;  ma  egli  è  inoltre  un  «  fioren- 
tino spirito  bizzarro  »;  una  delle  figure  più  originali  di  quella 
società  di  letterati  e  gaudenti,  che  s'accoglieva  nel  secolo  XV 
intorno  ai  Medici,  e  dalle  relazioni  eh'  ebbe  con  uomini,  come 
Lorenzo  il  Magnifico,  Angelo  Poliziano  e  Luigi  Pulci  egli  ac(juista 
importanza. 

Matteo  Franco  veniva  da  famiglia  fiorentina  di  piccolo  stato, 
che  si  chiamava  Della  Badessa;  e  nacque  nel  1447  (1)  da  Franco 
di  Brando,  onde  si  disse  Matteo  di  Franco  e  quindi,  ma  impro- 
priamente, Matteo  Franco.  Fattosi  prete  si  trovò  in  principio  a 
menar  vita  stentata,  come  ci  attestano  alcuni  dei  suoi  sonetti, 
dove  descrive  il  suo  stato.  In  uno  d'essi,  per  esempio,  egli  dice: 


(1)  Nelle  Portate  al  Catasto  dei  fratelli  Giovanni  e  Franco  della  Badessa 
del  1457  (F.«  811,  n.  89)  si  dice  che  Matteo  figlio  di  Franco  ha  10  anni. 
La  data  del  1447  non  si  può  riscontrare  nel  Libro  delle  età  dell'Archivio 
di  Stato  di  Firenze,  perchè  in  questo  libro  non  son  segnate  le  date  delle 
nascite  dei  preti. 


230  G.  VOLPI 

Sono  alla  pieve  strana  e  maledetta. 

Dormo  in  un  camerin  da  doglie  vecchie: 

Pulci,  pidocchi,  cimici  e  forfecchie, 

Non  ci  sendo  altro,  direi:  Benedette! 
Cova  una  chioccia  e  tutta  notte  alletta, 

Chi  raspa,  rugghia,  russa  e  ronzan  pecchie: 

Puzzan  le  capre  e  '1  cacio,  et  io  in  orecchie; 

Nota  il  mio  vitto:  è  schiatta  di  saetta  (1). 

E  in  un  altro: 

Questo  è  quel  che  m'abbaglia. 
Che  vantar  non  mi  posso,  e  non  è  favola, 
Che  ci  avanzassi  un  tratto  il  pane  in  tavola  (2). 

Altrove  si  lamenta  che  «  d'introibi  ha  sol  tre  lire  al  mese  »  (3). 
E  significante  è  pure  il  domandar  ch'egli  fa  con  insistenza  al 
Cardinale  di  San  Sisto,  Arcivescovo  di  Firenze,  un  mantello. 

Dammi  un  mantello  o  un  brevial,  san  Sisto, 
Se  non  eh'  i'  farò  debito  con  Cristo, 

gli  diceva  in  un  sonetto  :  ma  il  Cardinale,  come  anche  col  Poli- 
ziano (4),  teneva  duro.  Ed  ecco  il  Franco  ritornare  all'assalto 
con  un  secondo  sonetto,  che  termina  con  questo  verso: 

Se  tu  ami  San  Pier,  fammi  un  mantello. 

Il  mantello  però  non  veniva  :  sicché  da  capo  il  povero  Franco 
a  raccomandarsi: 

Sopra  tutto,  un  mantel,  Sisto,  bisogna; 
0  Pollio,  0  Mecenate,  anzi  Ottaviano, 
Tu  sai  che  non  si  suona  una  zampogna. 
Se  qualche  boccador  non  salta  in  mano  (5); 

ma  probabilmente  in  mano  non  gli  saltò  nulla. 


(1)  Son.  LXXXIII  della  Raccolta  a  stampa. 

(2)  Son.  LX. 

(3)  Son.  CXIV. 

(4)  Poliziano,  Epigr.  V,  VI,  VII,  IX,  X,  in  Prose  volgari  inedite  ecc.  a 
cura  d'I.  Del  Lungo,  pp.  Ili,  112,  114. 

(5)  Son.  CXIV,  CXV,  CXVI. 


UN  CORTIGIANO   DI   LORENZO  IL   MAGNIFICO  231 

Questa  povertà  si  spiega  più  fecilmente,  pensando  ch'egli  non 
doveva  provvedere  a  sé  solo.  Viveva  con  lui  una  sorella,  di  sette 
anni  più  giovine,  chiamata  Ginevra:  più  un  vecchio  sagrestano, 
detto  il  Foggia,  che  spesso  era  malato,  e  Mona  Nanna,  la  fan- 
tesca, che,  a  sentir  lui,  quando  gli  faceva  la  barba,  pareva  ra- 
schiasse un  desco  (1).  C'era  poi  da  sostenere  una  gravezza  spe- 
ciale ai  preti  fiorentini,  concessa  a  Lorenzo  il  Magnifico  da 
Sisto  IV  nel  1475  per  cinque  anni,  dalla  quale  si  doveva  ricavare 
lo  stipendio  per  i  dottori  dello  Studio  Pisano;  e  il  Franco,  che 
non  era  davvero  uomo  da  soffrire  alcun  disagio  per  amor  della 
scienza,  se  ne  lagnò  più  d'una  volta  (2). 

A  poco  a  poco  le  cose  mutarono.  La  Ginevra  si  maritò  al  me- 
dico fiorentino  Giovan  Battista  Leopardi,  ebreo  convertito,  so- 
prannominato il  '<  Medico  della  Barba  »  (3)  e  per  il  Franco  sarà 
stato  questo  un  sollievo,  perchè,  quantunque  le  assegnasse  della 
dote,  non  la  pagò  tutta  in  un  tempo  (4).  E,  quel  che  più  conta, 
le  rendite  di  Ser  Matteo  si  andarono  continuamente  aumentando 
per  opera  specialmente  dei  Medici.  Della  loro  amicizia  e  ospitalità 
cominciò  a  godere  nel  1474,  quando  aveva  ventisette  anni  ^5);  e 


(1)  Queste  notizie  si  desamono  dai  sonetti.  L'età  della  Ginevra  dalle  por- 
tate al  catasto. 

(2)  Son.  LXX  e  CXXXVIII.  Anche  Marsilio  Ficino  si  lagna  con  Bernardo 
Dovizi  nell'Epistola  26  del  libro  IX  degli  esattori  rapaci  di  queste  imposte, 
le  quali  poi  furono  rinnovate  nel  1487.  Vedi  Del  Lungo,  Op.  cit.^  pp.  60  e  83. 

(3)  Nel  1482  la  Ginevra  era  già  madre  di  un  fanciullo,  a  cui  avea  posto 
nome  Franco.  In  quell'anno,  il  29  ottobre  il  «  Medico  della  Barba  »  fece 
testamento  e  lasciò  tutori  del  piccolo  Franco  Ser  .Matteo  suo  cognato,  il  figlio 
■  Iella  prima  moglie  (giacché  la  Ginevra  era  la  seconda)  Pietro  e  il  Poliziano, 
l>er  il  caso  che  la  Ginevra  ripigliasse  marito.  Tre  anni  dopo  era  morto, 
perchè  1*8  luglio  1485  la  Ginevra  prese  la  tutela  del  figliuolo  e  fece  suo 
procuratore  il  fratello.  Ricavo  queste  notizie  dai  protocolli  del  notaio  fio- 
rentino Ser  Domenico  Guiducci.  Questo  Medico  della  Barba  è  anche  autore 

li  versi  sopra  la  Natività  e  contro  gli  Ebrei.  (Vedi  Laude  spirituali  di  Fzo 
Belcari  etc,  ed.  Galletti,  p.  95). 

(4)  A  proposito  di  questa  dote  trovo  nei  citati  protocolli  del  Guiducci  un 
alto  sotto  la  data  del  17  ottobre  1482,  in  cui  il  Medico  della  Barba  dichia- 
rasi  pagato  de'  cento  fiorini  «  de  sigillo  *  promessigli  dal  Franco. 

(5>  Nella  lettera  ch'egli  scrisse  in  morte  di  Lorenzo  il  Magnifico  (è  la  XI 


232  G.  VOLPI 

da  questo  tempo  in  poi  egli  andò  continuamente  a  caccia  di  be- 
nefizi, giacché  i  Medici  favorivano  i  loro  protetti,  dispensando 
canonicati  e  pievanie. 

Il  notaio  Ser  Domenico  Guiducci,  rogò  dair82  al  '94  molti  atti 
riguardanti  il  Franco,  ch'egli  chiama  amicissimo  meo  e  cosi  ci 
dà  il  modo  di  seguire  la  crescente  fortuna  del  prete  fiorentino, 
intorno  alla  quale  prima  d'allora  ci  mancan  notizie  sicure.  Solo 
da  certi  versi  del  Pulci,  il  quale  dice  al  Franco  che  non  credeva 

che  '1  Bisdomino  Michele 
Accettassi  caterva  tanto  trista  (1), 
t 

si  può  argomentare  che  una  delle  chiese  a  cui  il  Franco  fu 
addetto  fosse  S.  Michele  Visdomini,  di  cui  poi  nei  tempi  di  mag- 
giore prosperità  del  Franco  non  troviamo  più  cenno.  Nel  1474  il 
primo  d'aprile  il  Franco  chiedeva  per  lettera  (2)  un  «  chiesino  », 
a  Empoli,  promessogli  già  dai  Medici;  e  poiché  era  allora  va- 
cante, è  presumibile  gli  mantenessero  la  promessa.  A  Giuliano 
de'  Medici  poi  con  un  sonetto  (3)  domandava  un  «  chiesino  del  Bi- 
gallo  »,  che  probabilmente  è  quello  di  S.  Maria  del  Bigallo  a  Ru- 
balla  (4),  ricordato  tra  i  benefizi  che  il  Franco  godeva  nell'SS. 
Gli  sarà  stato  facilmente  concesso  dall'infelice  giovine;  e  quindi 
prima  dell'aprile  del  '78. 

Ma  venendo  a  notizie  più  certe,  troviamo  (5)  che  il  24  gennaio 
del  1482  (s.  e.)  il  Franco  entra  in  possesso  della  cappella  di  S.  An- 
tonio nella  chiesa  di  S.  Jacopo  Oltr'Arno,  cappella,  dove  egli 
aveva  già  l'incarico  d'ufficiare  e  che  veniva  a  rendergli   venti- 


delie  pubblicate  in  Appendice)  dice  a  Piero:  «  havendo   18  anni   mangiato 
«  continuamente  il  vostro  pane  ». 

(1)  Son.  IV. 

(2)  È  la  1  delle  pubblicate  in  Appendice. 

(3)  È  il  son.  LXV. 

(4)  Sul  monte  àeW' Apparita  vicino  a  Firenze,  in  un  luogo  detto  Ruballa, 
fu  fondato  nel  1214  un  ospedale  con  una  chiesa,  che  si  disse  di  S.  Maria  del 
Bigallo,  perchè  dipendeva  dal  magistrato  di  questo  nome  esistente  in  Firenze. 

(5)  Nei  citati  protocolli  del  Guiducci  ;  da  cui  s'intende  che  ricavo  tutte  le 
altre  notizie  relative  ai  benefizi  del  Franco,  quando  non  cito  altra  fonte. 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL   MAGNIFICO  233 

quattro  fiorini  d'oro  di  camera.  E  in  quello  stesso  anno  il  23  d'ot- 
tobre era  fatto  rettore  e  cappellano  d'un'altra  cappella  di  S.  An- 
tonio, posta  nella  chiesa  di  S.  Paolo,  quella  chiesa  che  aveva  a 
priore  il  Poliziano.  L'elezione  però  fu  contrastata  e  le  difficoltà 
durarono  assai,  perchè  solo  il  10  marzo  del  1487  (s.  e.)  il  Franco 
entrò  in  tenuta  di  detta  cappella  per  mezzo  del  suo  procuratore. 
Ma  oltre  alle  due  cappelle  nel  1482  possedeva  anche  la  pieve  di 
S.  Pietro  in  Sillano  (1).  Un'altra  pieve  acquistò  nel  1485  il  25 
luglio,  cioè  quella  di  S.  Clemente  a  Pelago  (2),  a  cui  erano  an- 
nessi un  podere,  un  paio  di  bovi  e  capita  viginti  sex  hestia'i^m, 
videlicet  pecor^aruìn  et  capreai^ra.  Il  3  gennaio  del  1487  (s.  e.) 
il  profumiere  Baldino  Carabi  entrava  in  tenuta  della  chiesa  ai 
S.  Lucia  a  Massapagani  (3)  a  nome  di  Ser  Matteo,  cui  noviter 
fuit  provisum  de  dieta  ecclesia. 

Parrebbe  ora  che  il  Franco  avesse  di  che  rimaner  contento; 
ma  invece  i  quattro  anni  dal  "90  al  '94  sono  quelli,  in  cui  ve- 
diamo piovere  di  più  sopra  il  capo  fortunato  del  prete  fiorentino, 
non  mai  soddisfatto,  i  favori  e  le  grazie  dei  suoi  patroni.  Infatti 
il  13  aprile  1490  per  mezzo  del  suo  procuratore  Giusto  di  Piero 
della  Badessa  entrò  in  possesso  della  Pieve  di  S.  Lorenzo  di 
Monte  Fiesoli  (4),  a  cui  erano  annessi  venticinque  sextariat^a  di 
terra  lavoratia  e  vignata  e  un  altro  podere;  e  nel  luglio  dello 
stesso  anno  si  trova  nominato  come  cappellano  della  cappella  di 
S.  Maria  dei  Disciplinati  nella  chiesa  di  S.  Silvestro  di  Lar- 
dano (5).  Nel  '91  ebbe  la  Pieve  di  S.  Donato  in  Poggio,  Pieve 
grassa  che  faceva  invidia  al  Poliziano,  che  chiedendo  nel  '92  la 


(1)  In  un  alto  del  12  luglio  rogato  da  Alessandro  Braccasi.  È  posta  sui 
poggi  tra  la  Val  di  Pesa  e  la  Val  di  Greve.  Vedi  Repetti,  Dis.  geogr.  fis. 
stor.  della   Toscana. 

(2)  E  posta  fra  i  monti  della  Consuma  e  della  Vallombrosa. 

(3)  Prioria  del  Galluzzo  a  tre  miglia  da  Firenze.  Gli  antichi  però  con 
facile  corruzione  la  chiamavano  «  S.  Lucia  Ammazzapagani  ». 

(4)  Non  si  deve  confondere  Monte  Fiesoli,  che  è  un  poggio  tra  la  Sieve  e 
l'Amo  verso  il  Ponte  a  Sieve,  colla  città  di  Fiesole. 

(5)  Era  nella  diocesi  di  Lucca. 


234  G.  VOLPI 

Pieve  di  S.  Donato  in  Collina  (1),  la  chiamava  «  un  San  Dona- 
tuzzo  »  in  confronto  di  quella  del  Franco.  E  questi,  non  ancor 
morto  il  vecchio  piovano,  accampava  le  sue  ragioni  su  di  essa  (2). 
E  quasi  fosse  poco,  Piero  de'  Medici  il  19  giugno  del  '92  eleg- 
geva a  un  tratto  il  Franco  rettore  di  tre  chiese,  cioè  di  S.  Mi- 
chele a  Petreto,  di  S.  Maria  a  Moraentana  e  di  S.  Sisto  (3),  delle 
quali  entrò  in  possesso  solo  nell'ottobre  seguente.  E  proprio  al- 
l'indomani di  questa  triplice  elezione,  cioè  il  20  giugno,  ch'era 
di  mercoledì,  come  nota  il  solito  notaio  Guiducci,  convocato  ca- 
pitalo maioris  ecclesie  Fiorentine,  ut  moris  est,  fuit  recepius 
in  canonicum  et  in  fratrem  diete  ecclesie  venerabilis  vir  do- 
minus  Mattheus  Francus  della  Badessa  virtute  literarum 
Apostolicarum  S.  D.  N.  etc. ...  et  fuit  assignatum  ei  stallum  in 
coro  et  locus  in  capitulo.  Tale  elezione  riempì  di  gioia  un  altro 
canonico,  il  Poliziano,  che  scrisse  un'epistola  latina  per  ralle- 
grarsi di  questo  fatto  con  Piero  de'  Medici  (4),  a  cui  il  Franco 
doveva  anche  quell'importante  benefizio.  I  beni  di  questo  cano- 
nicato erano  nel  popolo  di  S.  Angelo  a  Rovezzano,  dove  Ser 
Matteo  veniva  a  possedere  unam  domunculam  aptam  ad  usum 
laì)oratoris  ...  cum  sextorioris  quadraginta  circum  circa  terre 
làboratium  (sic)  più  altre  sextariora  sexaginta.  E  inoltre  in  un 
contratto  del  24  agosto  1493  apparisce  come  rector  ecclesie  Sancte 
Marie  in  Capitolio  (5).  Finalmente  sul  finire  del  '93,  come  fosse 
un  povero  disperato,  si  adoprava  per  ottenere  la  nomina  a  Spe- 
dalingo  dello  Spedale  di  Pisa.  Incontrò  difficoltà,  egli  prete  e  non 
pisano;  ma  le  vinse,  e  ai  primi  del  '94  era  al  posto  desiderato. 
Di  più,  dice  il  Repetti  ch'egli  aveva  ottenuto  «  per  15  anni  l'u- 


fi) S.  Donato  in  Collina  resta  nel  Val  d'  Arno  fiorentino  all'  Apparita. 
S.  Donato  in  Poggio  invece  è  sui  poggi  tra  la  Val  di  Pesa  e  la  Val  di 
Greve.  Il  Poliziano  allude  a  questa  chiesa  del  Franco  in  una  lettera  a  p.  82 
delle  Prose  inedite  ecc. 

(2)  Vedi  la  lettera  VI  delle  pubblicate  in  Appendice. 

(3)  Non  ho  potuto  trovare  dove  fossero  queste  chiese. 

(4)  Del  Lungo,  Una  lettera  di  Ser  M.  Franco,  in  Arch.  Stor.  Ital.,  Ili, 
9,  p.  46. 

.   (5)  Antichissima  chiesa  fiorentina  che  sorgeva  presso  Mercato  Vecchio. 


UN   CORTIGIANO  DI   LORENZO   IL   MAGNIFICO  235 

«  sufrutto  de'bagni  di  S.  Giuliano  presso  Pisa  »  (1).  E  con  questo 
non  dobbiamo  credere  che  non  ci  resti  ignoto  ancora  qualche 
altro  benefìzio,  ricevuto  nel  tempo  della  sua  maggior  prosperità. 
Non  tutti  codesti  benefizi  dovette  il  Franco  conservare  fino 
alla  morte;  ad  alcuni,  non  mai  molti  però,  avrà  rinunziato  per 
averne  de'  migliori.  Nel  '92,  quando  chiedeva  la  Pieve  di  S.  Do- 
nato in  Poggio,  si  esprimeva  cosi:  «  ...  io  mi  vorrei  indi  redurre 

«  in  uno  benefitio  o  duo  et  di  uscire  di  tanti  schizi  e  grida  

«  se  io  ho  questo,  la.scerò  uno  o  2  de'  mia  per  la  importanza  di 
«  questo  ».  Benché  questo  potrebbe  anch'essere  stato  un  artifizio 
per  ottener  più  facilmente  quel  che  voleva.  In  ogni  modo  però 
il  Franco  restava  sempre  a  capo  di  molte  chiese  e  cappelle,  cosi 
lontane  le  une  dalle  altre  da  render  impossibile  ad  un  uomo  solo 
d'occuparsi  di  tutte.  Egli  però  non  si  sgomentava.  Alieno  dalla 
vita  dura  e  solitaria  della  campagna,  cominciò  dall'afllttare  i 
poderi  ai  contadini  e  poi  addirittura  le  chiese  ad  altri  preti  che 
l'oflJìciassero  o  a  persone  che  le  facessero  oflSciare.  Ci  restano 
gli  atti,  con  cui  dette  in  affitto  la  chiesa  di  S.  Pietro  a  Sillano 
(27  aprile  1487),  di  S.  Clemente  a  Pelago  (2  maggio  1487),  di 
S.  Lucia  (16  aprile  1490),  la  cappella  di  S.  Maria  dei  Disciplinati 
(31  luglio),  la  chiesa  di  S.  Maria  in  Campidoglio  (24  agosto  1493). 
La  Pieve  di  S.  Piero  in  Sillano  però,  posta  sui  poggi  tra  la  Val 
di  Pesa  e  la  Val  di  Greve,  non  doveva  essere  una  dimora  da 
fuggirsi  ;  e  di  fatti  fu  quella  dove  il  Franco  forse  si  trattenne  di 
più.  L'aveva  già  nel  1482  e  la  lasciò  solo  nel  1487  :  e  ch'egli  vi 
avesse  dimorato,  si  rileva  dal  contratto  con  cui  ai  27  aprile  di 
quell'anno  la  cedeva  in  affitto  a  Filippo  de'  Mascalzoni  mercante 
fiorentino.  Il  Franco  dunque  lasciava  ai  suoi  affittuari  le  noie 
che  portavano  seco  i  benefizi  e  preferiva  lo  stare  in  città  e  il 
-odersi  cogli  amici.  In  casa  Medici,  amato  com'era  da  tutta  la 
lamiglia,  che  l'adoperava  in  uffici  svariatissimi,  si  trovava  vera- 
mente a  suo  agio.  Egli  insegnò  a  leggere  ai  figliuoli  di  Lorenzo, 


(1)  Repetti,  Dixion.  geogr.  fis.  stor.  della  Toscana,  V,  p.  408. 


236  G-  VOLPI 

€he  gli  davano  non  poco  da  fare  per  la  loro  vivacità  (1).  La 
Clarice,  benché  da  principio  avesse  sospetto  di  questo  prete  mor- 
dace, fu  poi  contenta  d'averlo  come  compagno  di  viaggio  e  maestro 
di  casa  (2),  e  pare  che  scegliesse  bene,  se  poi  arrivò  a  dire  che 
non  voleva  che  altri  che  il  Franco  spendesse  i  suoi  danari.  Lo 
fece  anche  suo  mundualdo.  Come  tale  apparisce  in  un  atto  del 
4  marzo  1486  (s.  f.),  col  quale  ella  rappresentata  dal  Franco  ed 
un  volterrano  fanno  società  per  certa  miniera  di  vetriolo  da 
sfruttare.  Quando  la  crucciosa  gentildonna  andò  a  Roma  nel 
marzo  del  1488  per  concludere  i  due  matrimoni,  di  Piero  suo 
figlio  con  r  Alfonsina  Orsini  e  della  Maddalena  sua  figlia  con 
Francesco  Cibo ,  portò  con  se  il  Franco ,  che  però  non  ritornò 
con  lei  a  Firenze.  Forse  quel  prete  cosi  destro  e  servizievole 
piacque  al  Cibo:  il  fatto  è  che  questi  lo  trattenne  con  sé,  non- 
ostante le  rimostranze  della  Clarice,  affidandogli  l'incarico  di 
rimettere  a  nuovo  certi  bagni,  ch'egli  possedeva  a  Stigliano  nella 
campagna  romana.  E  il  Franco  poco  dopo  si  vantava  di  averci 
«  fatti  ponti,  chiese  e  spedali,  che  nulla  non  ci  era,  e  dipoi  ri- 
«  dotti  tutti  questi  bagni  alla  toscana  ».  Molta  gente,  fin  trecento 
persone  al  giorno,  vi  accorse  nella  primavera  del  1488;  ma 
non  pochi,  trattenutisi  tre  giorni,  andavan  via  senza  pagare,  sic- 
ché al  povero  Franco  alla  fine  i  conti  non  tornavano  (3). 

Quando,  morta  la  madre  (30  luglio  1488),  la  Maddalena  andò 
a  stare  a  Roma  (4),  dove  condusse  poi  una  vita  infelice  per  le 
inquietudini  che  le  dava  il  marito,  per  le  malattie  e  le  gravidanze 
difficili,  volle  con  sé  il  Franco.  Egli  aveva  il  titolo  di  suo  cap- 
pellano e  si  vantava  d'esser  cosi  «  scritto  e  nominato  in  sul  ruo- 
«  tolo  del  papa  v  e  d'essere  «  di  sua  famiglia  »  (giacché  la  Mad- 
dalena aveva  sposato  il  figlio  di  Innocenzo  Vili)  e  di  godere  tutti 


(1)  Son.  LXI. 

(2)  Del  Lungo,  Un  viagr/io  di  Clarice  Orsini  eco.  (Scelta   di  curiosità 
letterarie,  n.  98)  e  art.  cit.,  in  Archivio  st.  it.,  1.  e. 

(3)  Vedi  Del  Lungo,  in  Arch.  st.  it.,  1.  e.  » 

(4)  Partì  da  Firenze  il  4  settembre.  Vedi  Arch.  Med.  in.  Pr.  F.*  LIX. 


UN   CORTIGIANO   DI   LORENZO   IL   MAGNIFICO  237 

«  e'  privilegi  palatini  spedendo  gratis  ogni,  et  qualunque  cosa  »  (1). 
E  certamente  dovè  essere  in  questa  occasione  che  il  Papa  lo 
nominò  suo  commensale  perpetuo  (2).  Ma  per  la  Maddalena  il 
Franco  fu  più  che  un  cappellano:  le  faceva  anche  da  maestra 
di  casa  e  all'occorrenza  da  cameriere  e  da  cuoco.  Mentr'essa 
giaceva  inferma,  ser  Matteo  assistevala  con  tenerezza  quasi  pa- 
tema; e  ne  scriveva  agli  amici  di  Firenze  lunghissime  lettere. 
Se  non  fosse  stato  l'amore  grandissimo  per  la  sua  «  fanciulla  », 
non  avrebbe  esitato  un  momento  a  lasciar  Roma,  quella  città 
grave  e  noiosa  e  quella  corte  papale  dove  si  trovava  cosi  a  dis- 
agio. Tanto  più  che  sebbene  facesse  «  più  giuochi  che  una  ber- 
«  tuccia  •»,  egli  era  mal  corrisposto  da  chi  avrebbe  dovuto  «  lec- 
«  cario  »,  da  Francesco  Cibo  cioè,  e  anche  dal  papa,  i  quali,  si 
capisce  da  certe  sue  lettere,  lo  trascuravano  assai,  e,  se  chie- 
deva qualche  benefizio,  lo  tenevano  sulla  corda  tanto  per  stan- 
carlo. Sicché,  tra  gli  strapazzi  e  le  inquietudini,  si  ammalò  egli 
pure  e  allora  finalmente  il  Cibo  si  mosse  a  compassione  di  lui; 
e  per  ricompensare  il  povero  «  màrtiro  »  che  aveva  speso  tante 
cure  per  la  sua  moglie,  arrivò,  bontà  sua,  a  chiedere  a  Piera 
de'  Medici  un  canonicato  nel  Duomo  di  Firenze  per  il  suo  ser- 
vitore (3),  quel  canonicato,  di  cui  abbiam  visto  che  il  Franca 
prese  possesso  il  20  giugno  del  '92. 

E  la  dimora  del  Franco  in  Roma  dev'esser  durata  poco  più,, 
che  lo  troviamo  cappellano  di  Piero  de'  Medici,  dopo  morto  il 
Magnifico  (4).  Nel  '93  passava  con  assai  frequenza  da  Firenze  a 
Pisa.  Era  quivi  allora  Francesco  Cibo,  e,  almeno  più  tardi,  ci  stette 


(1)  Lettera  III  delle  pubblicate  in  Appendice. 

(2)  Salvini,  Cat.  cronol.  dei  canonici  della  Metropolit.  Fiorent.,  Fi- 
renze, 1782,  p.  63. 

(3)  Vedi  Del  Lungo,  l.  e. 

(4)  Vedi  lo  stato  della  famiglia  Medici  dopo  la  morte  del  Magnifico  nel- 
V  Archivio  Mediceo  innanzi  il  principato,  F.'  LXXXVIII,  doc.  234.  Tro- 
viamo pure  nominato  il  Franco  tra  le  persone  che  accompagnarono  Piero 
de'  Medici,  quando  andò  con  altri  Fiorentini  a  dare  obbedienza  ad  Ales- 
sandro VI  appena  eletto  in  luogo  del  morto  Innocenzo  Vili  (25  luglio  1492)^ 
(vedi  quinterno  86  della  F.'  GIV  del  cit.  Archivio  Mediceo). 


238  G.  VOLPI 

anche  la  Maddalena;  ed  il  Franco  pare  che  fosse  incaricato  di 
ottenere  qualche  ufficio  o  condotta  al  Cibo  da  Piero  dei  Medici  (1). 
Nell'estate  però  del  '94  aveva  preso  stabile  dimora  in  quella 
città:  nell'agosto  di  quell'anno  Giovanni  Gambi  scriveva  di  là 
a  Piero:  «Non  mi  pare  da  non  vi  raguagliare  dell' essere  del 
«  Franco,  il  quale  si  trova  rinvolto  in  tanti  inferrai  che  son  pieno 
«  le  letta  »  (2).  Era  stato  fatto  spedalingo  dell'Ospedale  di  Pisa 
ed  ora  esercitava  il  suo  ufficio;  per  il  quale  forse  vittima  di 
una  di  quelle  epidemie  così  frequenti  in  antico,  morì  il  6  del 
settembre  seguente  (3).  E  piace  vederlo  finir  la  vita  assistendo 
gl'infermi  in  uno  spedale,  lui  che  più  d'una  volta  s'era  dimen- 
ticato dell'abito  che  vestiva. 


(1)  Vedi  a  proposito  di  queste  relazioni  tra  il  Cibo  e  Piero  la  F.''  LVl 
deìVArchivio  Mediceo  cit.  Pare  che  tra  i  due  cognati  non  ci  fossero  buoni 
rapporti  e  che  Piero  avesse  poca  volontà  di  favorire  il  parente.  Giovanni 
Cambi  gli  scriveva  in  data  del  20  giugno  1493:  «...  in  verità  il  Signore 
«  (Francesco)  per  quello  si  chognoscha  mi  pare  in  fatto  aflfezionatissimo  della 
«  M.  V.  e  posando  qualche  partichulare,  vi  farà  intendere  Messer  Matteo  sa- 
«  rebbe  da  sperare  di  disporre  di  lui  e  generalmente  d'ogni  sua  chosa  chome 
«  dalla  M.  V.  fussi  ricercho.  E  parendomi  che  per  ongni  chonto  di  quelli 
«  che  da  me  son  visti  sia  più  il  bene  che  il  male  in  far  opera  di  tenerlo 
«  chontento,  quando  non  si  facessi  per  altre  chagone  che  per  rispetto  di 
«  madonna  Madalena  che  in  lei  è  ispeso  ogni  bene,  non  vo'  dimettere  di 
«  nuovo  rachomandarlo  alla  V.  M.  certificandovi  che  essa  Madonna  Madalena 
«  à  fatto  in  quest'opera  quello  s'è  chonvenuto  e  chon  pocho  chontento  dimora 
«  sintanto  non  vi  vede  rassettati  chon  quell'amore  che  da  lei  è  desiderato  » 
(F.»  LVl,  doc.  131).  Ma  Piero  non  si  piegava  facilmente,  perchè  il  i"  aprile 
1494  la  Maddalena  gli  scriveva,  chiedendo  una  condotta  per  il  marito,  e  cosi 
si  sfogava:  «  io  vegho  et  Signore  senza  entrata  o  poca  et  spendere  assai 
«  del  capitale  senza  profitto  alcuno;  et  tiene  ciò  che  gli  à  a  mano  senza 
«  sapere  lui  medesimo  quello  che  se  ne  abia  a  fare  overo  fatto  »  (F.»  C. 
inserto  dei  doc.  122-140).  Povera  Maddalena,  a  che  era  ridottai 

(2)  Arch.  Med.  cit.,  F.»  LVl,  doc.  129. 

(3)  Salvini,  Catalogo  cronologico  dei  canonici  della  chiesa  della  Metro- 
politana Fiorentina.  God.  Marucell.  A.  144  (in  due  luoghi). 


UN   CORTIGIANO  DI   LORENZO   IL   MAGNIFICO  239 


II. 

È  curioso  notare  che  quanti  stavano  intorno  a  Matteo  Franco 
o  l'amavano  d'un  amore  sviscerato  o  l'odiavano  d'un  odio  pro- 
fondo. Lorenzo  il  Magnifico  diceva  di  lui  :  «  è  delle  prime  e  care 
v<  creature  di  casa  mia  »  :  e  quando  andava  ai  bagni  lo  voleva 
con  sé,  tanto  si  dilettava  della  sua  conversazione,  che  al  dire 
dell'Ambrogini  era  quanto  mai  piacevole.  Grandissima  fu  l'ami- 
cizia tra  il  Franco  e  il  Poliziano;  essi  si  amavano  come  fratelli, 
mentre  avevan  molta  ragione  d'  esser  invidiosi  l'uno  dell'altro, 
poiché  ambedue  chiedevano  benefizi  ai  Medici.  Lorenzo  li  met- 
teva alla  pari;  tanto  che  una  volta,  scrivendo  al  Lanfredini,  a 
Roma,  diceva:  «  Messer  Angelo  mio  anchora  vorrebbe  una 
«  chiesa  che  si  chiama  Santa  Aghata  pieve  in  Mugiello  et  di 
«  valuta  di  F.  80.  Et  Francho  nostro  anchora  comprendo  babbi 

bolle  per  uno  canonicato.  Raccomandovi  d'amore  l'uno  et 
«  l'altro,  che  sapete  meritono  essere  beneficati  da  N.  S.,  et  il 
«Francho  maxime  per  essere  servitore  del  Sig.  Francesco, 
«  Messer  Angelo  per  l'ornamento  delle  lettere  sue  »  (1).  Il  Franco 
fu  anche  procuratore  dell'amico  e  come  tale  apparisce  in  più 
atti  del  1482  e  1483.  E  documento  notevole  del  suo  affetto  per 
il  compagno  ci  lasciò  il  Poliziano  nella  citata  epistola  latina  a 
Piero  de'  Medici,  in  cui  si  rallegra  della  nomina  del  Franco  a 
canonico  del  Duomo.  Ivi  lo  chiama  un  altro  sé  stesso  ed  ag- 
giunge: «  L'intrinsechezza  fra  me  e  lui  é  ormai  conosciuta,  e 
«  passiamo,  grazie  a  Dio,  per  una  delle  rarissime  coppie  d'a- 
«  mici  »  (2).  Molto  intimi  del  Franco  furono  anche  i  due  fratelli 
Piero  e  Bernardo  Dovizi  da  Bibbiena,  cancellieri  de'  Medici,  ma 
specialmente  Piero ,  che  il  Franco  chiamava  suo  «  midollo  di 
«  cuore  »  e  al  quale  apriva  tutta  l'anima  sua,  quasi  sempre  per 
dare  sfogo  all'amarezza  ond'era  ripiena.  E  ser  Piero  ben  lo  con- 


(1)  Arch.  Med.  in.  Princ.  F.«  LIX. 

(2)  Vedi  Del  Lungo,  art.  cit.,  in  Arch.  st.,  p.  48. 


240  G.   VOLPI 

traccarabiava,  cercando  soprattutto  di  essergli  utile.  «  Priegovi 
«  per  quella  fede  che  è  fra  noi  (diceva  egli  al  Lanfredini,  a 
«  Roma)  anzi  per  la  servitù  mia  verso  di  voi  ch'el  Francho  vi 
«  sii  raccomandato  et  lo  tractate  come  me  proprio  et  quando 
«  viene  alla  presenza  vostra,  per  amor  mio  li  facciate  intendere 
A  efficacemente  questa  mia  opera,  degnandovi  de  offerirveli  et 
«  aiutarlo  et  honorarlo,  dandoli  qualche  reputatione  :  voi  me  in- 
«  tendete  meglo  che  non  so  dirvelo  »  (i). 

Quanto  questi  ed  altri  meno  noti  si  vantavan  caldi  amici  di 
ser  Matteo,  arrabbiati  nemici  gli  si  mostrarono  Bernardo  Bel- 
lincioni  e  Luigi  Pulci. 

C'è  un  sonetto  del  Franco  contro  il  primo^  dove  lo  chiama 

Fiascaccio  rotto  e  fesso  in  nuova  vesta  (2), 

e  il  Bellincioni  alla  sua  volta  cosi  apostrofa  il  Franco: 

0  di  Venere  e  Bacco  sacerdote, 
Che  di'  le  messe  tua  colla  pannocchia, 
Son  questi  e'  salmi  e  l'orazion  devote?  (3) 

E  in  un'altra  occasione  lo  dice: 

quell'altro  prete  schericato 
Che  a  Roma  in  casa  un  matto  è  l'ermellino  (4), 
Pretaccio  da  campane  sciagurato, 
Volgiarrosti  in  cucina  e  pien  di  vino 
Ser  Matteo  matto  tanto  avventurato  (5). 

E  l'iroso  poeta  della  corte  di  Lodovico  il  Moro  si  scorrucciava 
anche  col  Magnifico,  da  cui  vedeva  protetto  il  suo  odiato  av- 
versario : 


(1)  Arch.  Med.  in.  Princ,  F.»  LIX,  doc.  89. 

(2)  Son.  LXXVII. 

(3)  Bellincioni,  Rime,  Bologna,  1876-78,  I,  p.  204. 

(4)  Allude  qui  al  gran  conto  che  si  faceva  del  Franco  in  casa  di  Fran- 
cesco Cibo  (il  matto). 

(5)  Bellincioni,  Rime,  I.  p.  181. 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL   >LA.GNIFICO  241 

Per  voi  son  tutti  gli  animi  conversi 

In  pacifico  stato;  ma  desira 

Vendicarsi  il  mio  cor,  che  lo  martira 

Quel  bistolfaccio  ch'or  n'andò  fra  i  Persi. 
Lorenzo,  già  nel  fonte  Pegaseo 

Io  vi  vidi  bagnar  le  labbra  e  poi 

Cantar  soavi  versi  più  che  Orfeo; 
E  io  che  ancor  seguir  volevo  voi. 

Cambiai  istil,  cagion  di  Ser  Matteo, 

Che  mi  tolse  del  dir  dolce  con  voi. 
No'  farem  dir  di  noi 

Por  con  sonetti;  e  io  non  me  ne  curo: 

S'egli  è  ranocchio,  il  butterò  nel  muro 
E'  tien  dell'Epicuro, 

Incredulo  e  bestiale  e  d'Origene: 

Veggiàn  se  a  caso  quel  eh'  i'  dico  tene  (1). 

E  chi  sa  che  il  Franco  non  seminasse  zizzania  per  allontanare 
il  Bellincioni  da  casa  Medici,  quasi  direi  per  gelosia  di  mestiere, 
e  spadroneggiare  lui  solo? 

Ma  la  guerra  tra  Matteo  Franco  e  Luigi  Pulci  fu  più  san- 
guinosa e  dette  vita  a  numerosi  sonetti,  che  acquistarono  non 
poca  celebrità.  Leggendoli,  assalitore  apparisce  il  Franco,  il 
quale  spia  ogni  atto  di  Luigi  per  pigliarne  occasione  a  punzec- 
chiarlo. Tranquillo,  senza  sbracciarsi,  dà  colpi  sonori  e  non  mostra 
(li  sentire  quelli  che  riceve:  il  Pulci  invece  si  affanna,  cerca  il 
lato  vulnerabile  dell'avversario,  manda  gemiti  per  le  ferite  toc 
cate,  e  se  non  soccombe  nella  lotta,  n'esce  di  certo  il  più  mal- 
concio. 

In  principio  il  combattimento  non  era  accanito;  ma  presto  si 
inacerbi.  Sono  importanti  a  questo  proposito  i  seguenti  versi  di 
un  sonetto,  indirizzato  dal  Pulci  al  Franco: 

Usanza  è  con  sonetti  e  co'  'nprowiso 
Rodersi  un  poco  e'  basti  e  dir  buon  giuochi; 


(1)  Bellincio.ni,  Rime,  li,  p.  253. 

giomak  storico.  XVU,  fa«c.  50-5L  16 


242  G.  VOLPI 

Ma  non  toccar  più  là,  eh'  i  te  n'avviso; 

Che  '1  ceffo  ti  fie  intriso; 
Che  dare  a  chi  non  giostra,  vien  da  vile, 
E  suolsi  in  versi  usar  chi  è  gentile 

Qualche  tratto  sottile 
0  colpo  destro  o  lettera  per  parte; 
Ma  tu  se'  Ser  Nonsalle  e  guasti  l'arte. 

Rendi  la  spada  a  Marte 
E  desta  il  Breviario  a  mattutino; 
Ch'egli  ha  già  fatto  più  che  '1  sonnellino. 

E  il  Franco  gli  rispondeva  per  le  rime,   dicendo  che  i  limiti 
oramai   erano  stati   passati  da  lui  e  che  non   s'aspettasse  che 

guerra  : 

Darotti,  mignattuzza,  in  tutti  i  lochi 
Dov'io  vedrò  più  presto  averti  ucciso. 
Non  minacciar,  che  tanto  più  m'infochi. 
Se  tu  m'accenni,  i'  ti  darò  'n  sul  viso; 
Se  pur  perder  non  vuoi,  fa'  che  non  giuochi; 
Tu  ci  hai  mie  padre  tu,  mie  madre  intriso, 

E  moglie,  se  ben  fiso 
L'Ostia,  la  Chiesa  e  Cristo  (1),  adunque  sile. 
Forcacelo  tristo,  scrivi  del  porcile  ecc. 

È  stato  detto  e  ripetuto  che  Luigi  e  Matteo  erano  amici,  e 
solo  per  diletto  di  Lorenzo  si  mordevano  a  guisa  di  cani  aizzati 
l'un  contro  l'altro  dal  padrone  (2):  e  i  sonetti,  che  si  scambia- 
rono i  due  giostranti,  fin  dal  sec.  XV  furono  destinati  a  divertire 
il  popolo,  stampati  più  volte  in  quelle  edizioni  or  divenute  tanto 
ricercate,  quanto  allora  passavano   inosservate,   coll'epiteto   di 


(1)  Allude  qui  ad  alcuni  sonetti  scrittigli  contro  dal  Pulci. 

(2)  Non  posso  fare  a  meno  di  riportare  il  seguente  periodo  dell'lNVERNizzi 
{Il  Rinascimento,  p.  274)  :  «  Un  giorno  Matteo  Franco,  canonico  e  poeta 
«  fiorentino  e  il  nostro  Pulci  per  ischerzevole  sollazzo  del  loro  Mecenate  Lo- 
«  renzo  il  Magnifico,  immaginarono  fra  loro  una  contesa  e  si  scambiarono 
«  molti  sonetti,  in  cui  fecero  a  gara  a  chi  sapeva  dirle  più  grosse  e  scara- 
«  ventare  ingiurie  più  forti  contro  l'avversario  ».  Si  direbbe  che  li  avesse 
visti! 


UN   CORTIGIANO   DI  LORENZO   IL   MAGNIFICO  243 

«iocosi  et  da  ridere».  E  in  queste  antiche  edizioni,  che  del 
resto  sono  l'una  fedele  riproduzione  dell'altra,  si  ha  da  ricercare 
la  causa,  che  altrimenti  non  saprei  dove  cercarla,  della  tradi- 
zione che  il  Pulci  e  il  Franco  sol  per  celia  così  si  svillaneg- 
giassero. Infatti  nel  «  verso  »  della  prima  carta,  cioè  dietro  il 
frontespizio,  vi  si  legge  una  diceria,  di  cui  riporto  quello  che  fa 
al  caso: 

(;  Incominciano  esonetti  di  Messere  Matheo  franco  &  di  Luigi  pulci  Parte 
mandati  luno  allaltro:  &  parte  mandati  a  diuerse  persone  Et  benché  M. 
Matheo  et  Luigi  in  questi  loro  sonetti  dimonstrino  esser  poco  amici  luno 
dellaltro:  niente  di  manco  nel  secreto  erono  amicissimi.  Ma  per  dare  pia- 
cere &  dilectare  altri  alcuna  volta  si  mordeuono  &.  suiUaneggiauono  in  tal 

modo  come  se  proprio  stati  fussono  nimici  capitali Àncora  (Luigi)  di  sua 

natura  non  fu  maliuolo:  come  a  qualcuno  e  paruto  &  come  pare  dimon- 
strino esua  sonetti  perche  non  disse  ne  fece  mai  cosa  alcuna  in  derisione 
&  in  offensione  daltri  che  non  hauessi  di  poi  seco  mille  remorsioni,  &  mille 
pentimenti  nellanimo  suo.  Pure  come  decto  o  per  piacere  a  qualcuno  era 
necessario  fare  così  contro  lauoglia  sua. 

Di  qui  risulta  chiaro,  a  mio  parere,  l'intento  dell'editore  di 
presentare  gli  autori  come  gente  dabbene,  acciò  che  comprino 
il  libretto  anche  i  timorati  e  gli  scrupolosi.  Si  pensi  che  l'edi- 
zione era  fatta  in  Firenze,  molto  probabilmente  al  tempo  del  Sa- 
vonarola. Ma  facile  riesce  invece  dimostrare  che  quella  battaglia 
fatta  a  colpi  di  sonetti  ebbe  serie  conseguenze  e  non  era  una 
finzione.  Si  senta  che  cosa  diceva  il  Pulci  al  Magnifico  nel  feb- 
braio del  '74:  «  Io  t'ò  scripta  questa  colla  mano  che  trema  per 
«  la  febre,  perchè  stamani  mi  fu  da'  parenti  recati  sonetti,  dove 
«  erano  coltellate  improverate  et  molte  cose  ch'io  non  sapevo 
«  ancora.  Di  che  ebbi  tanta  pena,  ch'essendo  dianzi  in  piazza  mi 
«  ne  prese  la  febbre ...  Io  mi  sono  doluto,  che  mai  come  io,  fu 
«  stratiato  cane,  e  che  io  so  chi  lo  fa ...  e  òtti  mandato  a  dire 
«<  che  'l  prete  t'inganna.  Per  Messer  Marsilio  hiersera  gliel  dixi, 
«  et  che  va  dicendo  tu  se'  tu  et  Giuliano  che  lo  fate  fare,  e  che 
«  ha  altre  materie  alle  mani;  e  che  io  so,  tu  gli  ài  detto  non 
«  fkcci.  Che  adunque  t'à  disubbidito,  et  che  tu  voglia  bora  esser 


244  G.  VOLPI 

«  dal  mio:  e  con  altri  ho  detto,  tu  non  hai  creduto  la  cosa  vad 
«  tanto  oltre  come  è  trascorsa . . .  Non  dormo,  non  mangio  ei 
«  sono  fuori  di  me,  e  la  mia  casa  è  già  otto  dì  in  pianto,  e  ti 
«  non  credi  e  non  vedi  queste  cose  »  (1).  E  alla  sua  volta  i 
Franco  con  un  fare  tanto  meno  dimesso  scriveva  allo  stesso  Ma 

gnifìco:  «Sono  el  Franco...  Io  mi  rallegro  molto  che in  du£ 

«  di  sia  stata  conosciuta  la  grandissima  temerità  di  Gigi  Pulci 
«  la  quale  voi  ne'  processi  di  vostra  vita  non  havete  conosciuta 
«  0  se  pure  la  cognoscete,  che  in  vero  ne  dubito,  fate  come  eh: 
«  si  ghuasta  in  chiasso,  che  ancora  ch'egl'intenda  el  suo  errore. 
«  tirato  dalla  pazzia,  multiplica  in  più  inconvenienti  andandc 
«  drieto  a  sua  bestiale  impresa.  Gigi  è  inportuno,  Gigi  è  fastr 
«  dioso,  Gigi  ha  pessima  lingua,  Gigi  arogante,  Gigi  seminator  di 
«  schandoli,  Gigi  ha  mille  difetti  secondo  voi,  et  nondimeno  sanza 
«  Gigi  non  si  può  respirare  in  chasa  vostra.  Gigi  è  animella  delle 
«  vostre  palle.  Havete  tolto  a  mostrare  la  magnificentia  et  hu- 
«  manità  vostre  in  tenere  a  ghalla  questo  dispecto  della  genera- 
«  tione  h umana  etc —  »  (2).  Questi  ed  altri  brani  che  si  po- 
trebbero riportare  mostrano  quanto  odio  e  come  profondo  sepa- 
rasse i  due  avversari  ;  e  come  ciascuno  d'essi  cercasse  di  tirare 
dalla  sua  Lorenzo,  il  quale  non  si  piegava  da  una  parte  più  che 
dall'altra,  e  forse  (cosa  che  non  gli  farebbe  onore)  si  divertiva  a 
vederli  cosi  malamente  azzufifarsi.  Ciò  spiaceva  invece  alla  buona 
Clarice,  che  in  una  lettera  allude  alla  brutta  faccenda  mostrando 
di  ritener  colpevole  il  Franco  :  «  Harei  caro  non  essere  in  favola 
«  del  Franche,  come  fu  Luigi  Pulci  »  (3).  E  che  la  cosa  fosse  seria, 
anche  troppo,  e  che  ne  nascesse  tra  i  contemporanei  grande 
scandalo,  attesta  anche  questo  sonetto  d'anonimo,  conservatoci 
in  un  codice  di  rime  del  quattrocento  (Ashburnham.  419,  e.  44')  : 

Franco,  s' i'  odo  e  ben  porgo  gli  orecchi 
in  verità  che  non  mi  pare  onesto , 


(1)  Lettere,  pp.  140  e  141. 

(2)  Lettere,  pp.  181  e  182. 

(3)  Fabroni,   Vita  Laur.  Med.,  II,  288. 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL  MAGNIFICO  245 

a  un  tuo  par  non  si  richiede  questo, 

e  sènne  biasimato  da  parecchi 
Uomini,  di  virtù  fontana  e  specchi, 

perchè  ti  se'  in  tal  opera  desto: 

ma  questo  tempo  ti  sarà  richiesto; 

tu  ti  vai  voltolando  in  sugli  stecchi. 
Entrasti  tu  nella  religione 

per  dire  uficio  o  studiare  in  sonetti? 

celebri  tu  con  queste  orazione? 
Lascia  Luigi  e  non  far  più  dispetti: 

la  cherica  richiede  divozione 

e  buoni  esempli  in  parole  e  'n  effetti; 
Oppur  se  ti  diletti 

Di  fare  in  versi,  intendi  el  parlar  mio, 

fa'  cose  in  laide  dell'etterno  Iddio  (1). 

Il  Franco  poi  involgeva  nel  suo  odio  anche  i  parenti  di  I^uigi. 
Nell'occasione  che  Bernardo,  il  minore  dei  tre  fratelli  Pulci,  fu 
fatto  camarlingo  del  Mugello  (marzo  1477)  gli  mandò  un  sonetto 
per  sberteggiarlo.  Ma  Bernardo  ch'era  «  timido  e  selvatico  » 
non  avrà  risposto. 


(1)  Questo  sonetto  nel  codice  va  unito  ad  altri  due  pure  contro  a  un  prete, 
che  io  crederei  il  Franco.  Se  così  fosse,  ne  apparirebbe-  come  egli  tra  i  con- 
lìiporanei  avesse  più  avversari,  e  si  spiegherebbero  meglio  le  animosità 
:e  col  BeUincioni  e  il  Pulci.  Riproduco  il  primo  di  que'  sonetti: 

Bistolfb  mio  con  poca  divozione, 

o  znem  van»,  teschio  e  non  ceirello, 

di  scienza  più  netto  ch'nn  baccello, 

più  «cioco  ch'ooa  znca  o  nn  mellone.  •- 
Ta  par  cosi  un  certo  dondolone 

fatto  da  qoe'  che  'nbiancon  col  pennello 

e  nell'andar  più  goffo  d'an  cammello 

90catu*  nomtn  iUm  ser  Sapone. 
So  che  ti  intendi  poco  di  grammatica, 

mastica  ben  qaeeto  Terso  di  sopra , 

apri  lo  'ngegno  a  'ntender  questa  pratica. 
Se  ài  puto  di  wnno,  qai  l'adopra  ; 

non  ti  parrà  qnel  Terso  ana  Tolatiea 

ma  on 'amara  e  ispiacsToI  opra 
ConTien  eh'  i'  disquopra 

Tntte  le  tao  Tirtù  chiaro  destingna 

della  tua  gola  e  la  fracida  lingua. 


246  G.  VOLPI 

Come  mai  quello  sciagurato  di  Luigi  Pulci  si  tirò  addosso  una 
persecuzione  cosi  feroce?  Non  si  sa;  ma  forse  col  suo  fare  ardito 
e  quella  certa  improntitudine,  ch'egli  stesso  si  riconosceva,  avrà 
dato  noia  all'iroso  piovano. 

Strano  uomo  dunque  questo  Matteo  Franco,  capace  di  tenerezze 
femminili  quanto  di  odi  selvaggi,  miscuglio  di  egoismo  e  di  carità, 
di  viltà  e  di  petulanza  !  Oscillante  tra  gli  eccessi  senza  mai  tro- 
vare il  giusto  equilibrio,  ei  si  riflette  nella  sua  prosa  scapigliata, 
dove  talora  la  tradizione  letteraria  diventa  rettorica  e  la  natu- 
ralezza del  parlare  trivialità.  E  perciò  per  rievocar  intera  la  sua 
figura  giovano,  forse  anche  meglio  dei  sonetti,  le  sue  lettere, 
tutte  curiose  e  piene  di  brio,  importanti  pure  come  documenti 
della  lingua  e  del  costume  del  sec.  XV,  le  più  delle  quali  es- 
sendo inedite,  non  credo  inutile  pubblicarle  qui  appresso  (1). 

Guglielmo  Volpi. 


LETTERE  INEDITE  DI  MATTEO  rKANCO^> 


A  Lorenzo  il  Magnifico. 

(R.  Arch.  di  Stato  di  Firenze,  Med.  av.  Princip.  F.»  XXX,  dee.  229). 

Lorenzo  mio,  misericordia.  Iddio  sa  bene  in  che  modo  et  in  che  attitudine 
io  vi  scrivo.  Con  uno  tagliere  in  sul  letto,  suvvi  el  foglio,  col  braccio  nudo 
fuori  della  rinboccatura,  parmi  esser  l'huon  morto,  carico  di  mattoni,  testi 
et  sassi  roventi,  con  una  montagnia  di  panni,  con  un  capo  com'un  cipollone 


(1)  Tre  lettere  del  Franco  sono  state  fin  qui  pubblicate.  Una  dal  Del  Lungo 
neir^rcy^.  stor.  it.,  HI,  9,  un'altra  dal  medesimo  nella  Scelta  di  curiosità  ecc., 
n.  98  e  una  terza  dal  Bongi  in  fine  alle  Lettere  di  Luigi  Pulci,  Lucca,  1886. 

(2)  Mi  sono  astenuto  dal  far  note  illustrative  a  queste  lettere,  perchè  mi 
avrebbero  portato  troppo  per  le  lunghe,  e  ciò  non  sarebbe  stato  conforme 
all'indole  di  questo  Giornale. 


UN   CORTIGIANO  DI   LORENZO   IL   MAGNIFICO  247 

a  scogli  di  cappelline,  bende  et  sciugatoi,  panni  esser  tutto  tramontana.  Colla 
vocie  et  coUa  mano  atremolanti  scrivovi,  Signior  mio,  perchè  el  sagrestano 
d'Orto  San  Michele  mi  venne  bora  hora  al  letto  avisarmi  come  el  prete  del 
mio  chiesino ,  che  la  M.  V.  mi  promisse,  è  morto,  e  a  Enpoli  vale  12  o  15 
fiorini,  ed  è  sanza  cura.  E'  padroni  lo  promissono  a  ser  Nicolò  vostro,  quando 
lo  mandasti  a  chiedere  per  me,  che  se  vacava  non  ne  farebbono  né  [più] 
qua  né  più  là  si  volessi  la  M.  Y.  Ora  essendo  vacato,  Lorenzo,  vita  et  spe- 
ranza mia,  io  mi  vi  gietto  nelle  braccia.  Non  so  che  mi  vi  dire.  Non  ò  altro 
ingegnio,  né  altra  lingua,  che  la  mia.  Non  guardate,  per  l'amor  di  Dio  al 
mio  scrivere;  anzi  all'affetto  et  al  bisognio  et  nel  termine  che  io  mi  traevo. 
Io,  quanto  so  et  posso ,  mi  vi  raccomando  ;  non  vi  vo'  più  ronpere  el  capo. 
Ser  Nicolò  sa  che  ciel  promesse,  et  sa  ogni  cosa.  Non  altro:  in  fretta:  et  sono 
sudato  come  se  io  avessi  tirato  el  carro.  Idio  sano  vi  prosperi  et  mantengha, 
et  spirivi  in  questo  caso  quel  che  sia  el  meglio  per  salate  dell' aninoa  mia. 
Addì  primo  d'aprile  1474. 

Vostro  Matteo  Franco  non  fedelissimo  servidOTe 
anzi  fedelissimo  da  nulla. 
(  Tergo)  :  M.co  Viro  Lorenzo  De  Medici. 

U. 

A  Lorenzo  il  Magnifico. 

Ibid.,  F.«  XXXVII,  doc.  220). 
M.co  L.  Non  m'essendo  giovato  el  verso  a  trarmi  della  farsata  al  puntuoso, 
rovinoso,  impetuoso  et  rovente  Pierozo,  mi  bisogna  alla  spiatanacciata  prosa 
dirvi  come  sabato  proximo  si  leva  et  veste  la  scomunica,  et  domenica  mat- 
tina al  lume  dì  mc>ccolo  spento  va  fuori  atorno.  Aviso  Y.  M.  non  ho  tanta 
paura  di  lei,  esendo  bambagina,  perché  non  m'ànno  spaventato  quelle  di 
carta  pecora,  quanto  mi  sarebbe  molestissimo  le  dispectose  parole  ad  instantia 
del  M.oo  Lorenzo,  ad  istantia  del  quale  et  la  vita  et  la  morte,  non  che  la 
roba  et  danari,  sono  et  saranno  sempre,  pur  che  la  facultà  conceduta  mi  sia 
da  Dio  poterlo  mostrare.  Insomma  alle  parole  mia  Pierozo  non  presta  fede; 
perchè  non  credo  la  possi  prestare,  né  fame  altro  contratto.  Bisognami 
adunque  dire  col  centurione:  Tantum  die  verbo  etc.  Alla  M"»  V.  mi  raco- 
mando,  la  quale  sa  lo  stato  mio,  e*  I  mio  bisogno  intende  meglo  che  io  non 

80  dire.  Die  XV  aprilis  1479.  E.  M.  V.  Servitor 

Mattheus  Franchus. 
Tergo):  M<»  Laurentio  benefactori 

suo  honorandlssimo. 


248  G,  VOLPI 

III. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.,  F.^  CXXIV,  doc.  201). 

Ser  Piero  mio,  Egli  è  venuto  a  porre  la  'mposta  messer  Probo  palatino,  una 
gentile  persona  col  quale  ho  contratto  qua  una  grande  amicitia,  perchè,  come 
dovete  avere  inteso,  e'  fu  quello  che  ci  fu  mandato  incontro  da  Nostro  Si- 
gnore, quando  venimo  a  Roma,  per  farci  le  spese  per  la  via;  et  allora,  et 
ancora  poi  a  Roma,  pigiai  seco  dimesticheza  grande,  et  insomma  io  l'ho  per 
amico,  et  di  voi  qua  insieme  havemo  ragionato  più  volte.  Fate  vi  priego  che 
lo  troviate,  et  mostrate  che  per  relatione  di  messer  Franco  maestro  di  casa 
di  Madonna  Clarice  a  Roma  voi  gli  siate  partigiano  et  obligato,  intendendo 
quanta  buona  compagnia  et  mi  abbi  qua  fatta  et  quanto  amorevolmente  et 
bene  si  sia  portato  verso  noi  tutti  a  Roma  etc —  Et  mostrategli  che  essendo 
sì  grande  amico  suo  io,  che  ne  seguita  che  voi  siete  ancor  voi  etc.  Insomma 
fategli  quante  fregagioni  e  offerte  potete,  et  dimesticatevelo  il  più  potete, 
perchè  è  una  buona  bazicatura,  di  poche  parole,  et  docto,  et  è  un  forabosco 
che  mai  lo  lasciono  fermare.  Molto  N.  S.  l'adopera  a  mandare  qua  et  là, 
perchè  l'hanno  per  pratico,  spedito  et  per  fedele.  Sta  fermamente  in  Palazo, 
et  intende  ciò  che  vi  si  fa,  perchè  di  tutti  que'  palatini  è  molto  dimestico 
et  universalemente  molto  benvoluto  :  tocca,  et  è  um  buon  compagnio.  Et  più, 
mostrate  che  madonna  Magdalena  vi  babbi  scritto  che  voi  gli  ricordiate  et 
racomandiate  e'  benifiti  di  messer  Francho,  dite  di  messer  Franche  suo  cap- 
pellano et  maestro  di  casa  di  madonna  Clarice  a  Roma;  et  dite  cosi,  che 
non  v'intenderia  altrimenti;  et  non  ve  ne  ridete,  cazo  d'asino,  che  egli  è 
pur  cosi.  Sono  stato  maestro  suo  di  casa,  et  adesso  sono  cappellano  di  ma- 
donna Magdalena,  et  cosi  sono  scripto  e  nominato  in  sul  ruotolo  del  papa,  et 
sono  di  sua  famiglia,  et  godomi  tutti  e'  previlegi  palatini,  spedendo  gratis 
ogni  et  qualunque  cosa,  et  ancora  arò  un  dì  meglo:  che  vengha  cacasangue. 
Non  dubitate,  e  non  vi  sbigottite:  che  se  io  sto  sano,  e  esca  di  questo  cesso 
de'  bagni  a  onore,  come  spero,  et  il  mio  Lorenzo,  voi,  e  il  mio  cuore  ma- 
donna Magdalena,  mi  tenghino  il  fermo,  come  son  più  che  certo  faranno,  io 
vi  farò,  ser  Piero  mio  dolce,  onore  :  che  se  sapessi  quante  utili  et  honorevoli 
cose  havevo  ordite  in  questo  poco  tempo  a  Roma,  ve  ne  goderia  l'animo;  ma 
questa  venuta  qui  tutto  mi  ha  interrotto,  ma  subito  rintegrerrò  alla  tornata. 

E  per  concludere  di  messer  Probo,  io  li  promissi  qua,  in  certi  lunghi  ra- 
gionamenti di  voi,  di  fare  che  voi  saresti  tutto  suo  come  mio  proprio,  et  lui 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL   MAGNIFICO  249 

assai  me  pr^ò  lo  facessi:  et  eravamo  rimasti  che  alla  partita  saa  da  Roma 
di  stare  dua  bore  insieme,  e  che  io  gli  facessi  certe  lectere  in  sua  recomen- 
datione  ad  voi  et  a  Lorenzo:  ma  io  mi  parti'  per  questi  bagni  tanto  in- 
nanzi a  lui,  che  né'  fatti  sua  né'  mia  seco  potetti  fare;  e  per  questo  adesso 
vi  scrivo,  acciò  che  voi  sopperiate  costà  voi  al  tutto  etc. 

B (i)  vi  bisogna   insegnare  il  modo  da  farlo  ;  et  maxime  per  il  vostro 

Franche,  et  per  voi  proprio  ancora.  Fat[e  in]somma  che  tutte  queste  cose  par- 
torischino  dua  cose.  La  prima,  che  lo  faccia  tutto  vostro  dimestico  e  tutto 
partigiano  del  patrone,  perché  n'é  stato  un  pocolino  in  secreto  alienetto.  Se 
fate  questo,  non  vi  fia  punto  poi  qua  fuor  di  preposito  bavere  un  succhiellino 
sì  buono  in  palazzo:  nulla  ci  si  mette  di  nostro.  La  seconda,  che  voi  ado- 
periate in  modo  seco,  che  e'  tratti  in  nella  'mposta  e'  mia  benifitii,  come 
merita  la  fede  ho  in  lui  et  come  merita  la  povertà  loro  e  lo  promisse  qua 
ad  me,  a  madonna  Clarice  e  a  madonna  Magdalena,  et  credo  che  madonna 
Magdalena  glie  ne  dessi  ricordo  alla  partita  sua.  Fate  in  modo  che  non  vi 
habbia  poi  a  rompere  el  forame  in  farvi  scrivere,  e  adoperate  che  mi  cam- 
piate da'messi,  e  che  mi  facciate  licenziare  e'  buoi  tolti  etc. ... 

Piero  nostro  con  la  sua  lieta  compagnia  si  truova  al  presente  a  Roma,  et 
io  in  questo  bordello,  che  pensate  se  mi  è  doppia  pena.  Altro  non  mi  acade. 
Cristo  sano  mi  vi  consen'i  sopra  tutto;  poi  seguiti  che  vuole.  Io  avevo  or- 
dinato mamdare  alla  vechia  vostra  e  a  sirochiama  um  poco  di  lino  et  certe 
altre  cose;  ma  questa  ghaglofia  stanza  mia  qui  non  ha  voluto.  Alla  ritornata 
mia  vi  ristorerò:  qui  vi  fo  fare  mestolini,  scatolini,  bossoletti  da  zibetto, 
pèttini  e  molte  fantasticherie  a  tornio,  che  ci  si  lavora  di  busso  molto  bene. 
Tutto  vi  serbo.  Voglatemi  pur  bene.  Addì  7  di  maggio  1488. 

Vostro  Franco  a  Stigliano. 

Del  fatto  della  'mposta  parlatene  ancora  a  messer  Pandolpho  della  Luna, 
che,  per  interposi tione  e  malignità  del  nostro  terzo  amico,  è  stato  meco  da 
un  pezzo  in  qua  non  so  come.  Priego  me  lo  rassettiate  in  modo  che  non  ci 
guasti  messer  Probo  ;  e  per  parte  di  Lorenzo  a  lui  ancora  racomandate  e'  be- 
nifitii del  Francho,  anzi  glene  lasciate  et  a  lui  et  a  messer  Probo  ricordo; 
e  se  non  vi  ricordassi  de'  mia  benifitii,  e'  son  questi: 

Pieve  di  Sam  Piero  a  Sillano  ,  „ 

^.        ,.  r,      ^,  •        .      T^  ,  /  vescovado  di  Fiesole 

rieve  di  San  Giumenti  a  Pelago 

(1)  È  giusU  U  earto. 


250  G.   VOLPI 

Santa  Lucia  Amazapagani 

lo  spedale  di  Sancta  Maria  al  Bigallo  a  Ruballa 

la  cappella  di  Sancto  Antonio,  posta  in  San  Jacopo  j'^escovado  di  Firenze, 
sopra  Arno 

Fate  che  qualche  volta  vostra  madre  si  vada  a  stare  e  a  desinare  e  a 
cena  colla  Ginevra  mia  sirochia,  che  non  saranno  l'una  all'altra  punto  fuori 
di  preposito,  acciò  che  si  dimestichino  insieme,  che  ho  fede  saranno  gran 
consolatione  l'una  dell'altra.   Vale  iterum. 

E  a  tutti  e  frate  anfroi  (sic)  Butti  Luigi  mi  racomandate:  al  patrone  non 
dico,  che  -so  fate  più  che  non  merito.  Rispondetemi  in  ogni  modo  uno  verso 
e  mandatelo  a'  Medici,  che  mi  fia  mandato.  Vale. 

(Tergo):  Venerabili  ac  Doctiss™» 
.    Piero  da  Bi 
.    Secretarlo  del 
.    ronzo  de  Me 
.    aiori  suo  honor. 
.    In  Firenze. 

A  Bernardo  Dovizi. 
IV. 

(Ibid-,  F.'  GXXIV,  doc.  224). 

Bernardo  mio  cuore  caro,  io  vorrei  così  un  savio  apresso  e  poterli  dire: 
quid  faciendo,  vitam  ecternam  possidebo?  lo  mi  scortico,  Bernardo  mio 
dolce,  per  fare  a  ongn'huomo  bene,  e  qua  fo  più  giuochi  che  una  bertuccia 
per  vivere  del  mio  et  non  dare  carico  né  stropiccìo  nessuno  a  persona;  anzi 
mi  cavo  el  cuore  et  patisco  ongni  stento,  ogni  strema  servitù  et  ongni  maligna 
persecutione  da  chi,  se  fussi  buono,  mi  doverria  leccare.  E  tutto  perchè  co- 
testo uomo  di  Lorenzo  costà,  el  quale  ho  di  continuo  innanzi  alli  ochi  et  nel 
core,  perchè  non  intenda  del  Franco  né  a  torto  né  a  diritto  male,  et  a  questo 
effetto  sempre  fatto  el  matteone  el  semplice,  statomi  rincantucciato  rimesso, 
et  a  chi  m'ha  dato  una  ceffata  portoli  l'altra  ghota,  diventato  essa  patientia 
al  naturale,  non  mi  spiccando  mai  dall'asinuccio  mio  del  ben  fare,  né  dalla 
mia  fede,  né  dal  mio  amore  verso  e'  patroni  et  amici  et  a'  nemici  ancora, 
che  già  non  mi  ricorda  elli  haver  fatto  mai  male  a  nemico  mio  ancor  che  io 
habbia  potuto  etc.   In  modo,  Bernardo  mio,  che  io  mi  sono  avilito  come  un 


i 


UN   CORTIGIANO   DI   LORENZO  IL  MAGNIFICO  251 

topo,  et  ornai  mi  arrendo  e  ciedo  a  ongni  tristo,  che  io  per  me  non  mi  dà  el 
cuore  potere  si  debole  e  lacerato  resistere  a  più  martirii,  perchè  sono  ornai 
allo  In  manus  tuas.  Domine  etc.  0  i'  durerei  un  mese,  Bernardo  mio,  a  sfo- 
garmi teco:  ma  non  vorrei  però,  per  sfogar  me,  afogar  te;  ergo  basti  questo 
per  arra,  et  habbia  pazienza  ;  che  se  non  ti  facevo  qualche  particella  di  questa 
mia  paxione,  mi  morivo. 

Tu  sai  che  costoro  mi  tolsono  Tufitio  mio  di  Civitavechia,  et  quanto  sci- 
pitamente ;  tanto  che  per  mie  fé',  Bernardo,  io  mi  verghongnavo  del  loro  ver- 
ghongnarsi:  che  quando  tomai  da  Firenze,  dolendomi  con  loro  et  mostrando 
loro  che  cieron  sei  modi  da  salvare  l'una  et  altra  parte,  ne  arrossi vono  et 
scompiglia vonsi  nel  voler  giustificarla:  in  modo  che  mi  parve  troppo  scoprirli 
et  dicievo  :  0  Lorenzo  de'  Medici,  hor  fussi  tu  a  un  buco  a  intendere  le  lor 
iustificationil  etc.  Vo'  dire,  per  provar  questo  con  li  arcieffecti,  che  colai  a  chi 
certi  ministri  d'Ascanio  et  non  Ascanio  feciono  bavere  tale  mio  ufitio,  l'à 
tenuto  allo  'ncanto  infino  a  bora,  che  lo  dava  per  '100  ducati,  et  a  me  fu  ar- 
recato alle  mani  da'  medesimi  ministri  d'Ascanio  et  sua  al  falliene  bavere, 
perchè  fanno  insieme  de'  participii  ;  insomma  pur  poi  alfine  lie  n'à  acoccata, 
che  l'à  venduto  ducati  60  al  sostituto  che  vi  tenevo  io,  et  così  elli  et  io  ce 
ne  siam  fuora  che  vengha  loro  el  cacasangue.  Hor  siete  chiaro  che  Ascanio 
non  havea  questa  cura  in  culo,  quando  a  questi  giorni  lo  dissi  a  questi  nostri 
qua:  pur  confessorono  esser  stati  inghannati  da  ministri  detti  d'Ascanio;  et 
che  se  avessin  pensato,  che  arebon  fatto  et  detto,  et  che  ancora  ne  volevon 
far  ramalichio  con  Ascanio.  Risposi  che  sare'  più  a  preposito  mettere  innanzi 
al  papa  uno  delli  altri  ufitii  che  ha  nelle  mani,  che  omai  questo  era  morto 
e  sotterrato  per  un  pezo  etc. ...  Dissommi  che  volentieri  lo  farebbono,  ma 
s'el  capitolo  tante  volte  chiestovi  non  viene,  non  ne  sarà  niente.  Hor  non  più 
dell'ufitio  perduto,  che  omai  dovete  esser  chiaro  di  tutto,  e  basti  circa  a 
questo.  Ma  la  cagion  del  mio  scrivere  non  è  questo  etc.;  ma  è  un'altra  giarda 
non  meno  cattivaccia  che  la  prima  dell'ufitio. 

Prima  voglio  sappiate  come  e'  sono  3  settimane^che  io  non  ho  veduto  né 
parlato  a  nessuno  di  loro,  perchè  è  come  a  darsi  a  conoscere  a'  messi  et 
a'  birri  a  ire  là  a  casa,  mentre  che  si  tornerà  seco  el  Magontino,  el  quale 
di  e  notte  lo  cova,  e  quivi  di  continuo  mangia  bee  e  dorme,  elli  et  il  fa- 
miglio, e  quivi  fa  tutte  le  sua  fabriche,  et  colui  non  vede  altro  Iddio  etc.... 

co  che  la  cagione  del  mio  motivo  dello  scrìverti  è  che  io  ho  inteso  da  un 
luutolo  che  sta  in  casa  loro,  da  chi  essi  non  si  guardone,  come  hanno  auto 
più  volte  ragionamenti  di  vedere  se  mi  potessino  far  perdere  questa  speranza 
di  Sam  Pulinari,  e  che  non  ad  altro  fine  mi  hanno  dondolata  la  expeditione 
della  bolla,  solo  per  mettere  tempo  in  mezo  et  rafreddare,  tanto  che  elli 


252  G.  VOLPI 

adempiessino  e'  loro  disengni  etc.  Et  a  questo  effecto  hanno  tentati  dua  modi 
per  torre  tale  speranza  ad  me  et  darla  a  loro.  Uno,  di  far  che  certo  Pa- 
latino qua  ne  facessi  impresa,  cioè  li  servissi  del  nome  etc.  E  non  parendo 
poi  questa  così  netta  a  loro  modo,  intesi  che  avevono  avisato  costà  el  ve- 
scovo di  Troia  et  certi  loro,  che  molto  secretamente  facessino  intendere  al 
priore  di  Sam  Pulinari  come  io  haveo  obtenuto  etc...  et  che  prima  che  volessi 
aspectare  questa  vergongnia,  Io  consigliassino  al  renunctiare,  promettendo 
di  reserballi  etc...  Ma  che  tutto  Tinponessino  in  confessione  etc...  Adesso 
ne  sono  arcichiaro,  et  pure  ho  tocco  con  mano  tanta  loro  captività  et  tradi- 
mento: et  se  non  c'intendessi  tradito  più  Lorenzo  che  me,  mi  dispererei:  ma 
poi  che  ardiscono  farla  a  lui,  mi.  posso  tacere.  Or  per  chiarirne  voi,  vi  aviso 
come  scrivendomi  a  questi  giorni  el  detto  priore  di  San  Pulinari  una  amo- 
revole et  buona  lectera,  dolendosi  cosi  honestissimamente  di  me  in  questo, 
aver  io  cerco  di  torli,  etc;  ma  diceva  avere  in  testa  la  cosa  in  modo,  che 
se  così  fussi  slato,  haria  auto  ragione  a  dolersi  etc  ;  cioè  dicea  lui  che  li 
avevono  dato  a  intendere  che  io  mi  ero  fatto  suo  coaiutore  e  tratta  la  bolla, 
et  di  corto  anderei  a  Firenze  a  esserli  balio  et  a  tornarmi  seco  et  a  tener 
conto  di  tutte  l'entrate  sua  etc...  che  dicea  lui:  Oimè!  o  io  sarei  vituperato  etc; 
et  più  dicevonli  che  io  avevo  detto  in  su  la  bolla  che  li  era  infermo  et 
pazo,  et  che  non  potea  esercitare  la  chiesa  etc  tutte  cose  odiose  et  da  farlo 
consciendere  alla  renuntia,  la  quale  dicevono  che  se  la  faceva  che  ripare- 
rebbono  al  fatto  mio  etc;  alla  quale  lectera  io  risposi  quanto  mi  parve  a 
proposito  tutta  in  sul  vero,  confortando  detto  priore  a  star  di  buona  vogla  e 
non  temere  spaventachi,  et  che  io  li  vorrei  dar  vita  et  benefitii  et  non  tórre, 
et  che  ciò  che  in  quel  suo  male  si  pensò  di  fare  circa  el  suo  benifitio  niente 
era  in  suo  preiuditio,  et  cosi  dico  vero  :  che  quando  domani  io  obtenessi 
detta  bolla,  la  terrei  tanto  secreta  nella  cassa  che  si  morissi,  se  a  morire 
avessi;  se  no,  far  senz'esse  :  che  in  vita  sua  mai  penserei  darli  una  alteratione 
d'un  pelo  etc.  Cosi  fate  fede  voi  a  Ser  Piero,  aciò  che  a  Lorenzo  non  fussi 
detta  una  per  un'altra  etc.  Hora  lui  risponde  alla  mia  questa  che  io  vi  mando 
inclusa,  per  la  quale  poterete  benissimo  conoscere  el  vero  di  ciò  che  ò  detto. 
Priego  che  informiate  bene  Ser  Piero  di  tutto,  perchè  importa,  et  perchè 
non  habbia  anco,  oltre  al  danno,  qualche  carico  a  torto;  et  del  resto  mi  raco- 
mando  ad  voi.  Hor  vegho  perchè  forse  el  capitolo  non  compariva:  naffe,  se 
non  à  a  venire  per  la  bolla,  vengha  almanco  per  l'altre  cose,  a  ciò  non  mi 
faccino  fare  el  peggio  possono.   Vale. 

Alla  Gontessina  mia  non  date  niente,  che  la  vuole  certi  paternostri  da  ber 
gialli  (sic),  che  liene  manderò  pel  primo,  con  qualche  altra  zachera,  che  non 
dubiti;  e  racomandatemi  a  lei.  Et  voi  di  questa  cosa  fate  in  modo,  che  '1 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO  IL   MAGNIFICO  253 

nostro  sole  del  vero  et  la  nostra  bontà  caccin  via  ogni  altro  nugolo  et  tri- 
stitia,  e  avisatemi  di  qualche  cosa  che  dir  si  possa.  Iterum  vale. 

Addì  13  di  Dicembre  1490. 

Madonna  intese  la  diligentia  vostra  et  resolutione  circa  a'  danari  di  Giuliano 

Mazinghi,  et  mandò  pel  medico,  et  volle  che  tutto  li  leggessi  ;  che  n'ebbon 

grandissimo  piacere,  et  con  festa  s'aspettano  etc.  Benché  forse  una  bora  fa 

ho  una  da  Niccolò  del  Troscia   spetiale,  che  mi  dice  che  esso  Giuliano  ha 

fatto  fare  una  promessa  a  giubilei  da  que' contadini  ;  in  modo  che  se  così  è. 

mi  pare  che  noi   ci   abbiamo  in  questa   cosa  a  riporre  a  bott^^a  da  capo 

quando  ce  n"arem[m]o  a  levare,  et  cosi  resteremo  in  parole.  Fate,  vi  priego, 

d'intenderla,  et  insomma  di  fare  in  modo  che  almanco  quello  che  ho  letto  di 

vostro  a  madonna  habbia  a  esser  con  effetto  ;  che  so  haveo  prima  la  Icctera 

di  Niccolo  del  Troscia   non    arei   fatta  in  su  la  vostra  la  cosa  si  grassa  al 

medico  et  a  madonna.  Iterum  vale. 

Tutto  più  che  suo  Francho 

in  Roma. 

Et  questa  per  l'amor  di  Dio,  purgato  che  la  m'a,  stracciate,  et  in  questo 
mezo  guardate  non  vada  male.  A  voi  mi  racomando  sopra  tutto  etc. 

(A  tergo):A. ia 

e        

t        

meo 0  Gar™° 

In  Firenze, 

V. 
A  Ser  Piero  e  Ser  Bernardo  Dovizi. 

(Ibid.,  F.'  GXXIV,  doc.  78)* 
Fratelli  mia  camalissimi,  benché  sia  taciuta  la  penna  in  nella  morte  di 
vostro  et  mio  patre,  non  sono  però  taciute  le  lacrime  né  il  dolore,  né  il  cuore 
mai  ha  racheta  la  sua  aflictione  et  tempesta  dolorosa.  Quando  morì,  Ser  Piero 
et  Bernardo  mio,  Francho  mio  naturalissimo  patre  et  così  mia  matre,  quali, 
et  per  esser  patre  et  matre  di  mio  sangue  et  carne  et  per  mia  natura  et 
loro  tanto  £unor  verso  di  me,  amai  tanto  quanto  mai  fìgluolo  si  potessi  amar 
patre  et  nuitre;  quando  Iddio  me  li  tolse,  dico,  che  come  non  mai  più  di 
prima  privato  morte  di  parenti  mi  dolfono  tanto  quanto  potete  stimare,  et 


254  G.  VOLPI 

tanto  che  giudicai  dolore  al  mondo  non  potere  esser  maggiore  che  quello. 
Et  adesso,  fratelli  mia  vita  e  core,  o  perchè  e'  fia  il  do[le]re  più  presente;  o 
perchè  esso  dolere  abbia  più  esca  et  incenda  non  solamente  l'amore  extremo 
che  portavo  al  vostro  e  mio  patre  messer  Franco  et  esso  cordialmente  ad 
me,  ma  ancora  mi  asalti  dalla  banda  dell'amore  et  compassione  che  ne  ho 
a  tutti  voi,  mia  fratelli,  a  matre  et  sorelle  vostre  et  mia  (il  che  nella  morte 
di  mio  patre  non  acadde,  perchè  solo  con  una  sola  sorella  restai);  o  che  pur 
sia  perchè  la  morte  di  Francho  mio  primo  patre  fussi  antiveduta  per  la  in- 
fermità 5  anni  portata  tutta  in  su  le  mie  braccia,  che  l'aveo  già  fatto  morto 
assai  volte,  che  sapete  male  antiveduto  duole  assai  meno;  o  per  quel  che  si 
sia,  io  non  so  che  per  la  morte  adesso  del  mio  tanto  sfegatato  et  amorevole 
patre  meser  Franco  abbia  in  nel  core  tanta  pena,  afanno,  maninconia  et 
dolore  tanto  extremo,  che  quel  che  già  giurato  harei  di  Franco  mio  primo 
patre  non  potere  esser  maggiore,  giurerei  adesso  quello  nullo  dolere  esser 
stato.  Et  però,  fratelli  mia  veri,  l'avere  atteso  infino  a  qui  a  piagnere  con 
voi  non  m'à  lasciato  scrivervi  ;  né  vi  harei  anco  potuto,  come  né  ancor  posso, 
splimere  quale  in  questa  morte  sia  morto  el  vostro  Franco.  Ho  ben  più 
volte  presone  la  penna  per  farne  pruova  et  che,  come  vostro  fratello  mag- 
giore in  età,  pigliare  per  meno  male  a  confortarvi  e  raconsolarvi  ;  ma  quando 
poi  in  me  cercavo  et  di  consolatione  et  conforto,  non  ne  trovando  pure 
apena  tanto  che  subgtentassi  la  mia  vita,  sbigottito  mi  ritornavo  a  piangere. 
Pure  adesso  essendo  il  repentino  et  improviso  dolore,  per  lo  sfogamento  del 
piangere,  cessato  in  qualche  parte,  per  la  quale  mi  ha  un  poco  soccorso  la 
ragione,  che  infino  a  ora,  per  non  aver  potuto  resistere  a  esso  dolore,  s'è  ta- 
ciuta etc.  la  quale  di  presente  forte  col  restato  dolore  combatte,  et  ancora 
che  per  la  fixa  passione  in  nel  core  non  possa  nettarmi  da  tanto  dolorosa 
pena,  pure  assai  ne  tempera  et  alleggeriscie.  Et  mostrami  tanto  chiaramente 
essa  ragione  che  meser  Franco  nostro  patre  non  è  morto,  et  fammi  confessare 
ad  me  et  per  chiunche  lo  conobbe  tante  sua  buone  opere  et  sancta  condi- 
tione,  che  mi  pruova  che  esso,  pagato  sì  bene  el  debito  suo  di  questo  mondo, 
vive  in  Paradiso,  dove  non  ci  sarà  di  meno  utilità.  Et  mostrami  che  la  morte 
d'un  patre  solo  è  stata  vita  di  cento  altri  nostri  patri,  perchè  in  vita  sua 
fece  tanti  altri  sé  medesimi  con  la  sua  bontà,  umanità,  amorevoleza  e  per 
l'esser  servente  et  amichevole  etc.  come  era  con  ongnuno,  che  tutti  quelli,  ri- 
posati infino  adesso  nella  vita  sua,  bora  si  leveranno  a  tutti  e'  vostri  bisongni, 
e  tanto  più  quanto  al  loro  ragionevole  e  naturai  corso  s'aggiungne  li  sproni 
della  gratia  et  bontà  et  compaxione  di  tutti  voi  virtudiosi  et  sì  ben  allevati 
figluoli.  Et  mostrami  esser  tante  buone  parti  et  conditioni  in  voi,  ornati  adesso 
di  tanta  honorevole  compaxione  e  fama  di  vostro  patre,  che  mai  a  voi  non 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO  IL  MAGNIFICO  255 

habbia  a  mancar  patre.  Et  di  più  mi  mostra  tanta  sufficienzia,  amore  et  virtù 
nella  vostra  prudente  matre,  tanto  più  che  in  qualunque  altra  donna,  che  può 
sopperire  per  ongni  buon  patre  etc.  De'  tanti  vostri  buoni  parenti,  de'  tanti 
vostri  buoni  amici,  non  vi  dico  quanto  la  ragione  vi  faccia  ricchi  ;  che  pochi 
sono  che  in  cotesta  ciptà  più  di  voi  n'abbino. 

Ma  quando  mai  tante  certissime  cose  non  fussino,  mi  dice  essa  ragione 
che,  come  ogn'uomo  è  certo,  voi  havete  per  patre  el  vostro  Lorenzo,  che 
vale  più  che  mille  patri  che  risucitar  vi  potessino,  et  in  amore  et  in  onore 
et  in  potere  ;  et  per  tutte  queste  cose  mi  conclude  tanto  d'allegrezza  et  con- 
forto, che  molto  ben  raguagleria  il  dolore,  quando  tor  si  potessi  che  il  duolo 
nelle  sua  proprie  carne  non  dolessi.  La  ragione  detta,  fratelli  mia  carissimi, 
dice  che  le  tribulationi  sono  el  paragone  delli  huomini,  et  che  vi  spechiate 
nel  vostro  Job  Lorenzo,  che  più  n'ha  sopportate  in  nel  corpo  et  animo  suo 
che  altro  che  al  mondo  sia;  et  che  ringratiamo  Iddio  del  tempo  sufficiente 
che  ci  à  tanto  patre  prestato,  della  fama  e  gratia  di  che  vi  ha  lasciato  heredi, 
delle  parti  et  condition  lasciate  in  voi  tutti  sua  figluoli  :  et  rallegratevi  della 
miseria  di  che  siate  usciti,  perchè  non  è  più  dolorosa  cosa  che  mai  non 
haver  provato  dolore  nessuno,  né  più  misera  cosa  che  mai  haver  provato 
miseria  alcuna.  Voi  forse  mai  più  per  aventura  piangiesti  morte  di  nessuno 
parente  ;  et  però  quanto  più  nuova  più  penosa,  che  bora  è  piaciuto  a  Dio,  per 
qualche  suo  buono  misterio  forse,  che  entriate  ancor  voi  alla  lega  et  matri- 
cola del  mondo  :  s'i  che  patientia,  fratelli  mia,  et  facciamo  masseritia  delle 
lagrime,  che  in  questo  mondo  se  ne  logora  assai  ;  preghiamo  Iddio  per  lui,  et 
pensiamo  al  resto  del  male  che  ci  poteria  far  la  fortuna,  et  pensiamo  che 
mai  pel  passato  naque  huom  che  non  morissi,  e  che  tutti  que'  che  sono  vivi 
morranno,  et  tutti  quelli  che  hanno  a  nascere  morranno,  et  come  questo 
mondo  è  um  passaggio  d'animali  che  di  continuo  corrono  alla  morte.  Pre- 
ghiamo Iddio,  dico,  che  per  sua  gratia  et  misericordia  facci  qui  fine,  et  rin- 
gratiamolo  di  quanto  li  è  piaciuto  fare,  raccomandandoli  la  vostra  sancta 
matre  et  i  vostri  sancti  patroni,  et  la  valitudine  di  tutti  voi  altri  fratelli  e 
amici  nostri.  Et  fate,  come  savii  et  buoni, -che  istimiate  questa  morte  un 
cenno  di  Dio  in  farvi  riconoscere  l'anime  vostre,  voi  medesimi,  et  che  non 
è  d'asicurarsi  né  da  sperare  in  nulla  felicità  o  favore  di  questo  mondo;  et 
che  aspectando  col  themor  di  Dio  ogni  giorno  de'  colpi  del  mondo,  ci  vengha 
vogla  quel  tempo  possiamo  rubare  al  mondo,  di  ghodercelo  colli  amici  stretti 
et  abracciati  insieme  honestamente  :  che  altri  pochi  più  certi  piaceri  ci  truovo 
io  in  questo  mondo,  che  la  consolatione  delli  amici  veri  ;  et  per  questa  ca- 
gione, e  per  compassione  di  tutti  voi,  se  mai  hebbi  vogla  d'esser  scapolo  et 
libero,  è  bora  per  venirmene  a  star  con  voi,  per  alleggerirvi  di   qualche 


256  G.  VOLPI 

cura,  per  farvi  meno  sentire  la  morte  del  vostro  et  mio  patre.  Salutate,  con- 
fortate, mi  offerite  et  racomandate  alla  mia  come  vostra  matre,  sorelle,  a  ser 
Piero,  a  Bernardo,  poverini,  oltre  a  tante  loro  cure  sottentrati  in  tanta  ma- 
ninconia  et  dolore  e  pensieri,  al  mio  carnale  Giovan  Batista,  al  mio  tenerino 
et  troppo  tosto  martoriato  Antonio  ;  et  priego  habbiate  non  meno  compassione 
ad  me  che  io  m'abbia  ad  voi,  perchè  n'ho  non  meno  bisongno  di  voi  etc. 

Non  vo'  preterire,  Bernardo  mio  dolze,  quanto  oltre  al  Francho  la  tua  pie- 
tosa lectera  commovessi  ^ladonna  Magdalena,  tutta  carità  e  amore,  a  coni- 
paxione  di  voi  tutti:  che  #(on  so  quale  si  sia  di  sua  casa  che  si  fussi  morto, 
che  n'avessi  potuto  haver  più  maninconia  e  pena;  che  mai  mi  rivede  che  ella 
non  vi  ritorni  su  et  non  usi  qualche  cordiale  et  compaxionevole  parole  di 
voi  :  et  àmmi  imposto  che  per  sua  parte  vi  conforti,  et  così  el  Signore,  che 
per  vostro  amore  ha  dimostro  dolerli  assai;  et  dicono  vi  scriva  che  n'ànno 
pen'al  pari  di  voi,  et  per  quanto  di  suo'  buona  fama  incendono  et  per  vostro 
amore  ;  et  che  vi  dica  che  non  meno  vi  rallegriate  di  quel  che  vi  resta,  quanto 
vi  ratristate  di  quel  che  vi  manca  ;  et  che  ancor  che  sappino  che  voi  habbiate 
Lorenzo  et  delli  altri,  che  nondimancho  vi  acerti  che  avete  ancor  loro  Si- 
gnorie, quali  mai  vi  mancheranno  in  qualunque  vostra  ochorentia:  così 
ragionandone  iheri  con  Aleria  et  col  Soderino,  ne  dimostrorono  tanto  cor- 
diale dolore,  et  dipoi  venendo  in  compaxione  di  voi  tanto  gratiosi  fratelli, 
mi  dissono  che  io  vi  splimessi  quanto  del  cuore  loro  verso  di  voi  intendevo, 
et  che  vi  confortassi  per  lor  parte,  et  vi  oflFerissi  ongni  loro  possibilità  etc. 

Racomandomi  a  voi.  Cedo  et  per  stracca  et  dolore;  et  priego,  quanto  più 
presto  potete  mi  avisiate  aver  dato  il  luogo  suo  al  dolore  et  il  suo  alla  ra- 
gione, et  che  tutto  il  nostro  resto  sia  sano.  Valete. 

Addì  9  di  maggio  1491. 

Francho  di  continuo  con  voi. 

(Manca  il  foglio  esterno  coli' indirizzo). 

VI. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.,  F.''  XLI,  doc.  514). 
Ser  Piero,  io  ho  aviso  come  Messer  Antonio  piovano  di  San  Donato  in  Poggio 
ha  male  grande  in  modo,  che  non  credono  ne  levi  capo  ;  et  voi  sapete  che'l  suo 
benifitio  di  San  Donato  in  Poggio  si  è  quello  che  già,  con  consentimento  di 
Lorenzo  et  vostro,  mi  feci  reservare;  et  ènne  detta  mia  reserva  nelle  mani  del 
datario  in  modo  forte,  che,  se  forza  laurentiana  non  s'interpone,  non  mi  può 
esser  tolto  etc. 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO  IL  MAGNIFICO  257 

Questo  è  quel  benifitio  che  tanto  afermative  mi  promettesti  adoperarvi  in 
modo  che  io  Tarei,  cioè  quello  che  mi  dicesti:  Francho,  dello  Spedale  et  di 
San  Donato  in  Poggio  lascia  fare  ad  me;  cioè  quello  di  che  parlasti  a  Andrea 
Cambini  per  me,  perchè  dubitavamo  che  esso  piovano  non  lo  renuntiassi  ad 
istantia  di  don  Gregorio  di  Francesco  orafo  et  di  detto  Cambino.  Io  ve  Tò 
pur  disengnato  in  tanti  modi,  che  ve  ne  poterete  ricordare.  Mossemi  a  fare 
tale  reserva  esser  el  benifitio  apresso  a  un  altro  mio,  et  la  persuasione  dei 
popolani  mia  amicissimi,  et  anche,  ser  Piero  mio,  perchè,  come  dissi  a  Lo- 
renzo de*  fatti  di  sam  Polenari,  io  mi  vorrei  indi  ridurre  in  uno  benifitio  o 
dua,  et  di  uscire  di  tanti  schizi  e  grida. 

Insomma  vi  priego  che  facciate  che  Lorenzo  scriva  a  Roma  all'oratore  in 
mio  favore,  perchè  cosi  scrive  madonna  al  papa;  cioè  fate  che  l'oratore  facci 
col  papa,  che  la  pieve  di  San  Donato  im  Poggio,  che  sta  per  vacare,  la  re- 
servi per  messer  Mattheo  Francho  etc.  dicendoli  che  sarà  a  lui  messer  An- 
tonio Zeno,  et  che  lo  raguaglerà  di  ciò  che  bisongna  intomo  ad  ciò,  et  che 
li  presti  fede  et  favore  in  modo  intomo  ad  ciò,  che  et  il  Francho  e  Lorenzo 
et  madonna  sia  consolata  di  questa  gratia  etc.  Benché  ad  voi  non  bisongna 
insengnare.  Altro  per  fretta  non  ho  da  dirvi,  se  non  che  facciate  che  questa 
ochasione  non  ci  fugha.  Con  questa  sarà  una  mia  a  Lorenzo,  che  si  referisce 
a  questa  a  tale  preposito.  Se  vi  pare  la  dia  Bernardo  Rustichi,  la  darà  ;  se  la 
volete  dar  voi,  ve  ne  priego,  imo  \i  priego  la  guidiate  in  modo  che  ci  riesca, 
offerendo  a  Lorenzo  che  se  io  ho  questo,  lascerò  uno  o  2  de*  mia,  per  la  im- 
portanza di  questo  ad  me,  et  per  ridomii  come  di  sopra  ho  detto.   Vale  et 

fate  presto.  Addì  8  di  giungno  1491. 

Vostro  Francho. 
{Tergo):  Ser  Piero  Cancelliere 

del  Meo  L»  de  medicis. 

VII. 
A  Piero  dk'  Mediq. 

(Ibid.,  F.«  LX,  doc.  85). 

Con  questa  vi  mando  uno  alberello  di  libre  2  nette  di  pomata.  Non  ve  ne 
mando  più,  perchè  di  cotesta  ragione  non  ho  più.  Se  ve  ne  manca,  avisate, 
che  vi  si  manderà  della  buona  ancora,  cioè  della  meglo  che  ci  sia  etc. 

Et  con  questa  saranno  dua  alberelli  molto  bene  lavorati,  pur  di  [>omata. 
E'  gli  vi  dona  el  profummiero  che  vi  lavorò  le  vostre  cose,  che  così  l'ho 
confortato, et  maxime  perchè  desidera  aquistare  la  gratia  vostra;  et  avisan- 
dovi  che  perchè  vuole  esser  prete,  che  è  stato  notaro,  et  è  dotto  et  pratico 

aittmak  Mtorteo.  XVIl,  ttae.  50-51.  17 


258  G.  VOLPI 

cortigiano,  non  obstante  che  faccia  e'  profumini  ;  et  è  una  buona  persona  et 
gentile  creatura,  pien  di  fede  et  amore,  et  è  ferrarese.  Desiderria,  per  mia 
persuasioni,  venirsene  a  riposare  sub  umbra  alarum  tuarum;  che  ongni  poco 
di  benifitiuolo  che  di  costà  li  potessimo  fare  bavere,  ve  lo  goderesti  tutto,  et 
haresti  il  miglore  maestro  d'Italia  di  questi  lavori.  Et  per  far  ugelletti, 
saponi,  pomate,  olii  d  ongni  ragione  et  polvere,  e  molte  altre  gentileze,  oltre 
al  lavorare,  non  si  poterla  trovar  meglo;  et  così  resteresti  voi  el  signore 
dell'arte,  perchè  aresti  sotto  di  voi  et  il  frate  et  costui,  da  tenei'vi  fornito 
per  sempre  di  queste  gentileze  ;  et  sarieno  sprone  l'uno  dell'altro,  et  perduto 
l'uno  resteria  l'altro.  Hovvi  voluto,  fare  questo  discorso,  perchè,  quando 
qualche  cosa  vi  dessi  nel  guanto,  ve  ne  ricordiate;  et  intanto,  per  tenerlo 
sciloppato,  fate  per  vostra  parte  scrivere  una  risposta  circa  a'  fatti  sua,  che 
paia  che  il  disengno  mio  vi  piaccia,  ringratiandolo  di  questi  alberelli  et  of- 
ferendovi etc.  Altro  non  mi  acade.  Racomandomi  ad  vostra  M"». 

Die  XX  Decembris  1491. 

Servitor  Franco  in  Roma. 

Et  più  4  alberellini  smaltati  di  pomata,  et  per  empiere  la  scatola,  et  perchè 
sopperisca  all'alberello,  che  temo  non  sia  poca  etc. 
(Tergo):  patrone  Meo  Piero 
di  Lzo  de  medici 
firenze. 

Vili. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.,  F.»  LXXXIX,  doc.  238). 

Ser  Piero,  voi  sapete  quanto  elli  è  che  io  vi  feci  così  in  digrosso  uno 
discorso  del  disordini  (sic)  di  questa  casa,  et  come  alla  giornata  andavono 
peggiorando  in  modo,  che  omai  mi  arrendevo,  et  come  in  questa  casa  un 
fiorentino  era  una  croce  fra'  diavoli,  et  così  molto  bene  vi  discorsi  la  mala 
dispositione  di  madonna  per  più  capi.  Et  perchè  sto  in  dubbio  che  mai  leg- 
giate mie  lectere  interamente,  dubito  anco  che  queste  non  vi  paino  cose 
nuove:  per  il  quale  dubbio,  et  anco  per  satisfare  interamente  ad  me  mede- 
simo, et  perchè  scoppio  di  paxione  senza  sapere  dove  io  m'habbia  a  ricorrere 
per  consiglo  o  aiuto  alcuno,  che  quando  scorgho  tante  freddeze  et  poco  cura 
et  amore  naturalmente  nelle  cose  di  tanta  maggiore  importantia  che  '1 
Franche,  mi  do  de'  casi  mia  pace,  ma  di  questo  non  me  la  darò  mai  etc. 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO  IL   MAGNIFICO  259 

In  questa  casa  non  vien  mai,  se  non  a  lunari,  huomo  né  femmina  a  sapere 
se  madonna  è  viva  o  morta.  Lasciamo  andare  che  non  cerchino  di  darli 
niente  d'autorità;  ma  a  sapere  se  Tè  viva,  ch'è  stata  continuamente,  poi  che  . 
tornamo,  fitta  in  casa,  che  mai  è  ita  fuori  se  non  dua  giorni,  che  andò  a 
Cervetri  et  dua  sole  volti  a  N.  S.,  et  una  sera  a  cena  al  banco;  et  sempre 
infermiccia,  et  che  non  paia  che  l'abbi,  la  poverina,  huom  vivo  per  lei.  Ma- 
ladetto  quel  marzolino,  quel  raviggiuolo,  quella  pera,  quel  fiasco  di  trebbiano, 
o  quel  mazo  di  finochio  o  quella  nespola,  che  mai  mai  o  da  voi  o  da  huom  che 
per  lei  sia  li  sia  mandato  ;  che  ne  tenghono  questi  genovesi  col  Signore  la  più 
bella  loggia  con  le  maggiori  maravigle  del  mondo  :  lasciamo  andare  dell'altre 
cose  di  maggior  valuta,  che  anco  sendo  figluola  di  chi  è  et  della  sufficienza 
et  gratia  che  l'è,  non  sarebbe  però  peccato;  che,  se  la  fussi  figluola  d'un 
confinato,  saria  più  reconosciuta  che  la  poverina  patientissima  non  è  et  come 
me  n'avegho  io,  stato  sempre  pescaia  et  iustificatione  et  scusa  etc.  dicendo 
che  a  queste  cose  piccole  non  riguardate,  ma  che  un  dì  si  sentirà  lo  scoppio 
et  il  baleno  a  un  tratto  in  cose  di  qualche  importantia  etc.  Et  se  n'avede, 
ser  Pier  mio,  et  lei  et  altri  ancora,  et  io  per  scusa  non  basto,  et  concludovi 
che,  se  voi  non  tenete  nutrita  questa  casa  o  di  vero  o  d'ombra  almancho, 
che  le  cose  se  ne  poterieno  andare  tanto  fuor  di  vostro  disengno,  che  ve  ne 
poteria  poi  increscere  etc. 

Questo  discorso  vi  ho  fatto  pieno  di  passione  et  stiza  ;  et  questo  che  ve  lo 
dirò,  non  solamente  scripsi  ad  voi,  la  indispositione  di  madonna  Magdalena 
e  del  suo  troppo  veghiare  per  indiscreti  one  del  Signore,  perchè  tutta  questa 
vernata  non  ancor  finita  è  stato  a  giucare  tutta  nocte,  et  quando  cenato  alle 
6  e  7  ore,  et  quando  ito  a  letto  a  dì,  et  lei  mai  ha  voluto  né  saputo  man- 
giare né  dormire  senza  lui  ;  tanto  che  n'avea  perduto  et  il  sonno  et  il  man- 
giare, et  era  diventata  come  una  lucciola,  come  sapete  vi  dissi.  Io  ancora 
lo  dissi  all'  oratore,  a  Noferi,  a  ser  Niccolò  et  a  Cristo,  giorno  per  giorno, 
sempre  tenuti  et  tengho  raguagliati.  L'oratore  mi  risponde  sempre:  El  vostro 
nfitio  è  di  scriverlo  a  Lorenzo:  in  questa  cosa  che  ci  posso  io  fare  io?  Scrì- 
vete et  lasciate  risolversi  a  loro  etc.  Et  Noferi  dice  :  Questa  fanciulla  io  ho 
paura  che  non  ci  viva  poco  fra  le  mani,  et  questo  signore  fa  et  dice  etc. 
e  si  vorria  avvisarne  a  Firenze  etc.  Ser  Niccolò,  io  lo  dimandai  di  consiglo, 
se  li  parca  o  da  mandare  per  maestro  Pier  Leoni,  o  d'avisarlo  de*  sua  di- 
fetti et  mandarli  tutto  l'ordine  di  questi  medici,  et  veder  se  ci  sapessi  dar 
consiglo  nessuno;  atento  maxime,  oltre  all'esser  maestro  Pier  Leoni,  che  la 
fanciulla  ha  fede  grande  in  lui]:  et  esso,  per  aver  curata  la  matre  et  ancora 
lei,  che  meglo  che  altro  medico  sa  la  complexione  sua  etc,  fecemi  levar 
tutto  r  ordine  che  hanno  tenuto  e'  medici  infino  a  qui ,  dicendomi  che  non 


260  G.  VOLPI 

saria  se  non  bene  etc.  dipoi  mi  disse  ne  scriverria  costa,  dipoi  è  entrato  nel 
gigante  di  Napoli:  et  cosi  ongni  cosa  si  converte  in  nulla,  et  il  povero 
Francho  corre  qua,  corre  là,  paxion  drento  et  fuori ,  et  scoppiali  el  cuore  ; 
et  quod  peius  est,  che  per  sé  non  è  di  tanta  autorità  et  cervello  che  possa 
riparar  lui  etc. 

Hora  per  dirvi  el  male  di  madonna,  è  questo,  ch'è  causata  dalle  sopradette 
cose,  di  troppo  veghiare  et  di  mangiar  fuor  di  suo  uso;  et  anighittendosi  in 
casa  senza  niente  di  exercitio,  ne  divenne  meza  oppilata  et  bolsiccia,  che  non 
può  caminar  12  passi  ;  et  poi  è  d'una  colloruza  della  matre,  acuta,  maninconica 
et  sottile,  cogitativa,  et  che  s'acora  ongni  ghiribizo  et  fantasia  del  marito, 
et  mai  pensa  né  songna  altro,  tam  excessivamente  lo  ama,  che  s'intisichisce 
da  sé  ad  sé,  che  mi  par  questa  delle  più  paurose  cose  che  l'abbia  in  sé, 
perché  di  niente  che  mangi  o  bea  o  dorrai  si  nutrisce  o  pigia  piacere  etc. 
Et  a  questo  male  non  so  pensare  riparo  io,  perché  essa  l'à  per  natura  et  il 
signore  ha  per  natura  ancor  lui  molte  cose  a  questa  contraria  et  che  aiu- 
tono  etc.  De  le  quali  prime  cause  ne  sono  dipoi  subcesse  queste  altre.  EUi 
è  mesi  che  non  li  é  tornato  il  tempo  suo,  a  che  ricorriamo  con  um  poco 
di  speranza  che  la  potessi  esser  grossa;  che  quando  questo  non  fussi,  di- 
cono e'  medici  che  la  ci  darebbe  che  pensare  et  che  fare  ;  et  con  tutto  che 
anco  fussi  grossa,  dicono  che  ongni  poco  d'accidente  o  di  scesa  più  o  di 
febre  che  s'aggiungnessi,  o  che  lo  stomaco  s'indengnassi  afatto,  che  ne'  me- 
desimi pensieri  s'incorrerla  etc.  Dipoi  é  soggiuntoli,  che  se  li  é  aviato  di 
sotto  dinanzi  certo  mestruo  bianco,  che  dicon  che  è  del  più  vivo  che  habbia 
addosso,  che  ancora  assai  l'aiuta  consumare  agiunto  al  niente  o  poco  man- 
giare et  dormire.  E  stitichissima  :  esce  di  rado,  et  certi  cacherellini  di  topo 
sechi  e  riarsi  come  di  ruggine.  Non  vuole  cristei,  non  vuole  untioni,  se  non 
sanno  di  buono,  né  lavande  ;  et  tutto  per  non  puzare  nel  letto  al  marito,  mi 
credo  io,  a  ciò  che  non  li  habbia  a  dire:  Va',  dormi  da  te  ad  te  etc.  È  di 
soprapiù  poi  agiuntosi  una  gran  tossa,  che  non  può  quasi  parlare,  tanta 
materia  se  l'è  mossa  del  capo  ;  et  cosi  assai  del  capo,  del  petto  et  delle  reni 
si  duole;  et  ieri  pure  pure  (che  mai  più  l'à  voluto  fare)  si  ghiacette  tutto 
dì:  che  quando  essa  giacie,  potete  dir  che  habbia  male,  perché  è  di  natura 
da  lasciarsi  prima  morire  che  di  confessare  d'aver  male  etc.  Et  stanotte  pas- 
sata li  vennono  con  quella  tossa  certe  dogle  nella  spalla  ritta,  che  li  rim- 
bombavono  nel  pecto;  in  modo  che  tutta  nocte  è  ita  atorno,  et  pur  con  sa- 
chettini  et  ventose  et  altri  rimedi  cessò  um  poco.  Oggi  s'è  poi  stata  così  parte 
a  giacere  et  parte  ritta:  adesso  non  potendo  più  reggiere  el  capo,  et  senten- 
dosi la  medesima  dogla,  l'abbiamo  messa  a  lecto  che  sono  bore  una  incirca. 
Hor  quel  che  m'à  mosso  a  paxione  et  stiza,  è,  prima,  el  male  suo,  anzi  mio 


UN   CORTIGIANO   DI   LORENZO   IL   MAGNIFICO  261 

che  l'ò  tutto  nel  mezo  del  cuore  io:  l'altra,  che  io  torno  hor  dall'Oratore  et 
olii  racontata  tutta  la  cosa,  et  pregatolo  che  vada  domattina  a  vedere  um 
poco  Noferi,  che  anco  el  poveretto  n'à  hauto  parechi  dì  di  scesa  et  febri- 
cina  etc;  et  che  s'acozassi  con  ser  Niccolò,  et  che  mandassino  uno  infino  a 
maestro  Pier  Leoni,  che  intendiamo  che  è  qua  a  Spuleti,  o  a  farlo  venir  un 
poco  infino  qua,  che  mi  parria  la  diritta,  o  per  qualche  suo  consiglo  etc.  :  la 
risposta  che  mi  fé',  fu  questa  :  Francho  mio,  questo  non  mi  farai  tu  fare;  che 
mi  fu  già  dato  da  un  valente  et  savio  huom  per  consiglo,  che  mai  i'  m'in- 
pacciassi  in  procacciar  medici  a  persona.  Io  li  dissi:  Qual  sarà  peggio,  o  che 
voi  vi  adoperiate  che  madonna  Magdalena,  che  non  ha  altro  patre  qua  che 
voi  et  Noferi  et  ser  Niccolò,  habbia  in  questo  suo  male  el  consiglo  di  maestro 
Pier  Leoni,  in  cui  essa  ha  fede  assai  et  conosce  la  complexion  sua  et  che 
il  patre  apruova  in  tutti  e'  sua  bisongni,  o  di  non  v'inpacciare  di  nessuno 
suo  bisongno?  Dissemi  insomma  dopo  molte  '  repliche  :  Tu  me  la  perdonerai; 
scrivine  a  Firenze  stasera  per  questa  cavalcata,  et  ancora  io  ne  scriverrò  etc. 
et  lasciamo  resolverci  a  loro.  Ella  ha  ura  patre  tanto  savio,  che,  se  li  parrà 
da  mandare  per  maestro  Pier  Leoni  o  per  altri,  e'  perranno  poco  a  spacciare 
uno  dove  maestro  Piero  è  e  a  farlo  qua  venire,  o  a  scrivere  ad  noi  che  noi 
lo  facciam  venire  etc.  Partimmi  tutto  pieno,  dicendoli:  Io  non  credetti  che 
s'avessi  a  domandare  el  patrone.  Volete  voi  che  io  oda  domenica  mattina 
messa  etc.  Et  così  bufonchiando  me  ne  sono  venuto  a  scrivervi  questa  pa- 
xionata  lectera:  et  ancor,  ser  Piero  mio,  che  io  sia  certo  che  voi  m'abbiate 
a  riprendere  del  nostro  saper  aver  patìentia  a  ligiare  et  andare  a  versi  etc, 
dicendo  che  non  mi  maravigli  poi  se  questa  mia  tanta  libertà  di  bocca  et 
di  cuore  mi  nuoce,  vi  rispondo  che  anzi  mai  altro  mi  noce,  et  che  me  lo 
conosco  ben  troppo.  Ma  non  me  ne  posso  rimaner  omai,  sendo  con  tal  difetto 
invechiato,  se  difetto  è,  quia  ita  homo  sum.  Per  fretta  non  vi  dirò  altro, 
che  vi  concluderò  che,  havendo  inteso  tutto  el  progresso  del  male  et  difetti 
di  madonna,  che  presto  vi  risolviate  a  pigliarci  partito  quale  ad  voi  paia  el 
miglore.  E'  medici  che  l'anno  medicata  infìno  a  oggi,  è  stato  maestro  Iacopo 
medico  di  papa  ;  benché  c'è  venuto  un  di  si  et  sei  no,  et  son  15  giorni  che 
più  non  c'è  arrivato;  perchè  el  Signore  è  così  fatto,  et  di  sé  et  men  d'altri 
si  dà  pocho  pensiero:  et  qui  mi  vuo"  tacere  una  gran  pazia  detta  a  Noferi 
et  a  Ser  Niccolò,  che  vogla  Iddio  che  sia  pazzia  mia  più  tosto  che  tristitia 
d'altri,  dico  circa  al  pensiero  et  parole,  non  circa  alli  effetti  per  ancora,  che 
io  creda  o  sappia  etc.  Dipoi  l'à  medicata  et  medica  maestro  Gregorio  da 
Toscanella,  che  anco  medica  el  papa,  quello  che  è  stato  tanto  tempo  medico 
qua  del  signor  Francesco,  una  diligente  persona  et  tutto  bontà  et  amore  et 
anco  pratico  et  dotto;  ma  è  molto  freddo  et  timido,  et  vacci  assai  a  tentoni, 


262  G.  VOLPI 

et  ammi  detto  lui  ad  me  et  sollecitato  che  si  debba  far  venire  maestro  Pier 
Leoni  :  et  cosi  oggi,  ragionando  buon  pezo  col  signore  di  madonna  etc,  an- 
cora lui  disse  che  si  voma  far  venire  in  ongni  modo;  et  ragionò  di  voler 
far  convenire  più  medici  per  haver  lor  consiglo  etc.  :  et  dipoi,  notate  questa, 
ce  n'andamo  in  camera  a  madonna,  fatte  che  hebbe  meco  tutte  le  sua  iusti- 
ficationi  et  scuse,  et  dissele:  Vedi,  Magdalena,  tu  non  vuoi  fare  cosa  che  ti 
sia  ordinata:  io  te  lo  dico  qui  presente  el  Francho;  et  così  domani  me  ne 
scuserò  con  lo  'mbasciatore  et  con  Noferi  che  rapresentono  qui  et  il  publico 
et  il  privato  di  tuo  patre  ;  che  per  me  non  resta  di  dire  né  di  fare  cosa  al- 
cuna per  la  salute  tua,  sì  che  io  non  vorrei,  che  hor  che  vanno  atorno  queste 
pace  et  cose,  aquistar  qualche  infamia  o  carico,  se  niente  di  te  contro  a  mie 
vogla  intervenissi  etc.  Rispose  la  fanciulla:  Et  che  poteranno  e' dire?  Son 
io  la  prima  che  ho  male  ;  et  quando  mi  morissi,  la  prima  che  mi  morissi  :  vi 
scuserò  ben  io,  signore:  disse  et  cominciò  a  ridere.  Et  il  signore:  Se  non  lo 
dicessino  e'  tua,  lo  poterieno  dir  li  altri.  Domani  ti  dico  che  voglo  scaricar 
l'animo  mio  etc.  Et  così  finì. 

Hor  con  tutte  queste  cose  vi  concludo,  che  così  come  non  è  da  pensare 
che  madonna,  non  acadendo  altro  accidente,  habbia  di  presente  a  correr  pe- 
ricolo alcuno  da  dubitarne,  perchè  si  leva  et  va  a  tavola  con  li  altri  et  mot- 
teggia etc,  così  non  è  da  farsene  beffe,  perchè  tutte  le  sopradette  cose  son 
vere  in  lei  ;  et  se  n'avessi  lo  intrinsico  come  me,  meglo  lo  crederresti.  Ser 
Piero,  per  vostra  fé,  nel  modo  et  con  le  parole  che  vi  pare,  vi  priego  che 
et  mi  iustifichiate  et  scusiate,  et  con  le  mane  in  croce  vi  arcipriego  che  mi 
caviate  di  qui  :  prima,  che  non  ci  posso  più  durare,  come  più  volte  v'ò  detto  ; 
et  poi,  perchè  è  d'averci  poco  honore  et  meno  utile  :  so  bene  io  quel  che  mi 
dico  etc.  che  ancor  che  madonna  mi  accenni  et  chiami,  ella  poco  mi  ag- 
giungne  et  io  meno  a  lei,  in  luogo  l'anno  ridotta.  Et  però  v'ho  sempre  detto, 
che  ci  vorrei  aver  veduto  alla  dura  un  altro  Francho.  Hor  non  più:  aten- 
diamo a  riparar  per  bora  a  quel  che  più  importa:  pensate  a  fare  in  modo 
che  questa  fanciulla  in  questi  sua  difetti  et  indispositioni  paia  figluola  di 
chi  rè  et  non  mogie  di  chi  l'è  etc:  et  poi  vada  el  resto  come  vada.  Raco- 
mandomi  ad  voi. 

Addì  18  di  gennaro  1492  (s.  e). 

Vostro  Francho. 

(Tergo):  Al  mio  [  ]  et  hono 

rando  [  ]  Canee 

lliere  [  J  Meo  L^o 

de  Mefdicij  in  Firenze. 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL   MAGNIFICO  263 

IX. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.  F.»  LXXXIX,  doe.  240). 

Poi  che  questa  mia  lectera  non  è  stata  a  tempo  a  questa  cavalcata,  et 
perchè  hebbi  a  badare  a'  sachettini  et  bangnuoli  intorno  a  madonna  infino 
alle  4  bore  per  amor  di  quella  sua  dogla  della  spalla,  et  anco  perchè  l'O- 
ratore Ghaccha  mi  disse  che  manderia  per  le  lectere  etc,  mezo  disperato  di- 
liberai et  a  Noferi  et  a  ser  Niccolò  dime  l'animo  mio  et  cosi  al  signor  Fran- 
cesco; in  modo,  che  ho  fatto  ch'el  Signore  ha  scripto  a  maestro  Pier  Leoni 
una  buona  lectera,  et  ho  fatto  mandarla  all'Oratore  et  a  ser  Niccolò  da  parte 
del  Signore,  pregandoli  che  mandino  questa  lectera,  et  che  ancor  loro  scri- 
\'ino  che  vengha:  et  mandovvi  el  Signore  pur  poi  alfine,  con  lectera  di  ser 
Niccolò  (non  so  se  l'orator  si  volle  scrivere),  un  suo  balestriere.  Et  insomma 
ho  preso  questo  spediente  ;  et  se  elli  è  stato  prosuntuoso,  e'  si  sia,  che  io 
non  so  viver  con  tante  seste  et  con  tante  squadre,  io:  me  fate  voi  impazare 
chon  tante  observationi  etc. 

Aspetta  madonna  maestro  Piero  con  gran  festa  etc.  Ella  stanotte  s'è  assai 
bene  riposata,  che  passata  che  fu  iarsera  quella  sua  poca  di  dogla,  poi  pur 
si  riposò  etc.  et  stamattina  a  dì  l'andai  al  lecto  a  vedere,  et  dettile  una  presa 
d'armatico  rosato,  et  fecile  fare  cosi  leggiermente  le  fregagioni  a  quella  sua 
spalla,  et  così  la  tenni  a  chiachiera  tanto  che  passò  un  poco  di  sua  fanta- 
sticheria ;  et  conforta'  la  a  levarsi  um  poco,  perchè  la  scesa  non  vuol  dormire 
et  capo  sotto  etc,  et  serrate  bene  tutte  le  impannate,  et  uscì  con  un  ciop- 
pone  caldo  e  leggieri  in  su  un  suo  pitocho  da  parto ,  si  levò  et  passeggiò 
alquanto  ;  ma  perchè  il  capo  non  li  reggieva,  si  gittò  così  in  su  certo  lectuccio 
a  sedere,  et  appoggiata  a  certi  guanciali  così  un  poco  discosta  dal  fuoco,  et 
quivi  prese  un  bichier  di  pollo  pesto  con  lacte  di  seme  comuni,  et  ivi  a  un'ora 
desinò  4  bocconi  di  brodo  di  pollo,  cottovi  drento  borrace  et  certe  herbe  etc. 
et  così,  tra  una  cosa  et  un'altra,  assai  bene  s'è  passata  oggi.  Oggi  poi  pur  è 
stata  a  giacere,  lieta  assai,  a  sentire  motteggiare  et  sonare  etc.  Adesso  vi  ho 
lasciato  ser  Niccolò  et  il  Bertholino  et  il  Signore,  et  son  venuto  a  scriver 
questa  agiunta,  che  siamo  a  dì  19  a  bore  24.  Lascio  la  lectera  aperta,  a  ciò 
che  infino  che  non  spacciono  vi  possa  dì  per  dì  raguaglare  etc. 

Oggi  a  dì  20  vi  aviso  come  madonna  stanoctc  s'è  assai  bene  reposata,  et 
senza  quella  sua  dogla,  et  iarsera  cenò  uno  bichiere  di  pollo  pesto  con  lacte 
di  semi  comuni,  che  lo  prese  e'  2  terzii,  et  poi  cenò  4  capperi  con  un  poco 
d'aceto  et  zuchero,  et  mangiò   un  poco   di   minestrina  fatta  di  borrana  et 


264  G.  VOLPI 

barbe  di  pretosemolo,  cottovi  drente  parechi  susine  amosciene,  et  insomma 
cenò  competentemente,  anzi  bene  etc.  fece  sua  unctioni  et  fregagioni  (1).  Sta- 
mattina um  poco  più  scarica  anco  si  levò  che  non  suole,  et  andò  così  pia- 
namente pure  a  udire  messa  alla  sua  cappella  qui  in  casa:  et  perchè  pur  vi 
stette  con  qualche  disagio,  se  ne  tornò  e  gittossi  apresso  al  fuoco  in  su  certo 
lectuccio  ;  et  cosi  motteggiamo  um  pezo,  et  con  uno  poco  d'armatico  rosato, 
che  havea  preso  quando  si  levò,  si  stette  infìno  a  bora  di  mangiare;  et  vo- 
lendole dare  2  tuorli  d'uova,  non  li  volle.  Desinò  poi  4  bocconcini  di  brodetto, 
una  piccola  cosa,  che  disse  che  lo  stomaco  non  li  reggieva.  Di  poi  s'è  stata 
COSI  in  su  lectuccio  infino  a  vespro  ;  et  perchè  assai  donne  romanesche,  di 
quelle  di  messer  Mario  Mellini,  ci  sono  venute,  dicendo  che  a  tanto  loro  ci- 
calare el  capo  li  andava  a  spasso,  si  scaldò  il  lecto,  e  èssi  entrata  nel  lecto, 
et  quivi  è  stata  a  ragionare  et  motteggiare  infino  adesso,  che  sono  bore  22. 
Per  stasera  se  l'è  ordinato  um  poco  di  semola  con  lacte  di  semi  comuni  et 
2  huova  fresche,  se  le  vorrà,  et  certe  sopostuze  perchè  è  molto  stitica.  Oggi 
si  trastulla  con  penniti  et  aqua  cotta  pectorale.  Per  concludere,  ci  par  meglo 
da  ier  mattina  in  qua  ;  et  così  speriamo  che  a  Dio  piaccia  che  abbia  a  ire  di 
bene  in  meglo,  et  stanno  pure  in  su  qualche  speranza  che  la  possa  esser 
grossa  ;  che  se  questo  non  fussi,  come  ho  detto,  starem[m]o  di  peggior  vogla. 
Iddio  ci  dia  gratia,  ne  seguiti  come  speriamo  et  desideriamo.  Perchè  la  ca- 
valcata si  spaccia  stasera,  suggellerò  et  di  mano  in  mano  vi  raguaglerò,  et, 
se  viene  maestro  Pier  Leoni,  meglo  vi  poterò  raguagliare. 

Racomandomi  ad  voi;  et  priego  che  facciate  intendere  a  Lorenzo,  come  più 
fa  vi  raguagliai  della  sua  mala  dispositione,  et  cosi  di  quanto  v'ho  scripto,  a 
ciò  che  mai  non  possa  dire  :  E'  sono  colà  una  covigliata  di  capassoni,  et  mai 
ci  anno  fatto  asaper  niente.  Et  racomandatemi  quanto  più  potete  a  sua  Ma- 
gnificentia. 

A  ser  Antonio  da  Colle  feci  l'ambasciata  vostra,  e  dice  farà  che  ad  votum 
sarete  servito  della  cosa  del  Valore;  et  che  vi  priega  che  voi  conduciate 
quella  cosa  del  suo  prete,  a  ciò  non  habbia  haver  altri  gradi:  et  io  ancor 
ve  ne  confortò  et  priego.   Vale.  Addi  20  di  gennaro  1492  (i-.  e). 

Vostro  Francho  in  Roma. 
(Tergo):  Al  mio Honoran 

do  Ser ncellie 

re  de zo  de 

Med enze 

(Sotto  alcuni  appunti  cancellati). 

(1)  Veramente  il  Franco  aveva  scritto  fregiani,  parola  senza  nessun  significato ,  dovuta  certa- 
mente alla  fretta.  Fregagioni  si  trova  adoperato  anche  più  sopra. 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO  IL  MAGNIFICO  265 

Era  prima  scritto,  che  non  me  n'ero  aveduto:  et  perchè  mi  par  faticha  a 
riscrivere,  ve  lo  becherete  cosi. 

X. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.,  F.»  LXXXIX,  doc.  368). 
Come  v'avisai,  per  la  indisposition  di  madonna  si  mandò  uno,  con  lectere 
del  signore,  di  ser  Niccolò  et  dell'Oratore,  a  Spuleti,  credendo  vi  fussi  maestro 
Pier  Leoni.  Oggi  ci  è  risposta  da  un  suo  fratello,  come  dieci  o  12  giorni 
sono  che  maestro  Piero  si  partì  di  là  da  Spuleti,  et  che  finalmente  è  costà 
a  Firenze.  Hora  i'  dirò  un  tratto  el  parere  mio  alla  Franchesca  io,  perchè 
madonna,  dipoi  vi  scripsi,  è  sempre  ita  aquistando  migloramento,  et  maxime 
che  quella  sua  tossa  et  freddo  non  è  più  così  crudo:  s'è  pure  adolcito  in 
modo,  che  non  l'altera  tanto;  imo  ha  cominciato  a  pigliare  la  via  del  naso, 
et  ongni  dì  empier  fazoletti  in  modo,  che  '1  capo,  che  assai  la  tempestava, 
è  assai  alleggerito;  et  non  v'ha  tanta  dogla  nella  fronte,  quanto  vi  haveva, 
né  fummi  e  baglori,  come  2  o  3  volte  l'intervenne  a  questi  giorni:  et  oggi 
è  stata  levata,  statasi  così  a  sedere  appresso  al  fuoco,  et  motteggiato  assai. 
Neanco  tanto  di  quella  materia  bianca  non  è  venuta  da  basso.  Ha  mangiato 
anco  qualche  cosa  di  più  et  di  più  substanza  che  non  facea,  et  dormito  assai 
competentemente,  et  anco  uscito  qualche  cosellina  naturalmente  più  che 
l'usato  suo.  Et  così  ad  ongni  banda  habbiamo,  da  poi  che  vi  scripsi  la  prima 
in  qua,  miglorato  qualche  cosa.  Quel  che  li  resti  che  mi  dia  noia  si  è  questo: 
che,  prima,  non  pigia  piacer  di  cosa  nessuna.  ÈUi  venuto  a  noia  et  li  huo- 
mini  et  le  donne  et  ongni  cosa,  dal  Signore  in  fuora,  che  come  vede  o  sente 
lui,  tutti  li  spiriti  risucitono;  come  elli  è  fuor  di  casa,  tutti  aghiadono;  che 
questo  anco  mi  par  che  la  streghi,  strugha  et  consumi,  una  certa  gelosiuza 
acuta  et  pensier  fisso  nel  cuore  et  nell'anima,  che  li  reca  sempre  consuma- 
mento,  et  che  svia  li  spiriti  da  ongni  loro  buono  ufitio  del  corpo;  et  sol  di 
tali  ghiribizi  et  pensieri  si  nutrica  il  core:  5be  mi  par  questa  una  incurabil 
mallattia  di  per  sé,  dipoi  mi  fa  anco  più  paura  quanto  più  sopra  poi  vi 
s'aggiungne,  come  s'è  questa  scesa  che  li  tiene  il  capo  et  tutta  la  persona 
intenebrata.  L'altro  si  è  stomacuzo  leno  e  debolissimo,  che  non  può  soportare 
che  piccola  cosa  et  che  molto  li  vada  a  gusto,  et  nulla  di  vogla  né  con 
apetito  mangia;  anzi  qualche  volta  dopo  cena,  beuto  che  ara,  ributterà 
qualche  cosa,  benché  poche  volte  l'à  fatto  (lo  fece  certe  volte  che  sbevazava 
dopo  el  cibo  aqua  cotta  con  cannella  etc);  el  capo  ancor  debolissimo  et  tutta, 
però  non  può  ire  sei  passi  che  '1  capo  li  r^ha  o  le  ghauibe.   Come  ha  la 


266  G.  VOLPI 

mattina  mangiato,  la  testa  li  duol  più  :  sta  meglo  la  sera  inanzi  cena  che  la 
mattina  innanzi  desinare;  et  meglo  qualche  cosa  dopo  cena,  che  dopo  desinare, 
per  una  hora  o  2.  Stitichissima,  quando  senza  cure  esce,  ce  ne  rallegriam 
come  d'un  fanciul  maschio  ;  et  colle  sopposte  esce  qualche  volta  come  ca- 
cherelli di  topi  riarsi  et  risechi,  che  questo  mi  dà  anco  gran  noia.  Et  mangia 
pochissimo.  È  consumata  assai  la  persona,  et  un  visino  lavato.  Et  insomma 
è  molto  male  disposta,  et,  se  non  fussi  la  speranza  dell'esser  grossa,  direi 
malissimo.  Quel  che  noi  habbiamo  del  grossa,  si  sono  quelle  dolgle  di  capo 
dopo  el  cibo  della  mattina,  che  ne  dà  um  poco  di  congnectura,  le  cosce 
et  cambe  pesanti,  e  '1  venirli  a  noia  ongnuno  et  ongni  cosa;  che  anco  nel- 
l'altre sua  grosseze  l'ha  fatto,  havendo  veduto,  premendo  le  poppe,  qualche 
gocciolina  di  lacte,  et  finalmente  il  polso  con  più  qualche  cosa  d'uno  alito. 
Et  febre  non  ha  anta,  né  ha,  secondo  dicon  questi  medici.  Et  utimameute 
che  ci  habbiamo  fatto  venire  una  certa  matrona  che  allieva  e'  fanciulli,  et 
alla  trassinata  tutta,  et  dice  lei  che  li  par  certo  grossa  di  dua  mesi  o  più. 
Hora  noi  siamo  in  queste  ambiguità:  o  che  tutti  e'  difetti  sua  sieno  da  in- 
dispositione  captiva  pei'  l'essersi  stata  tanto  in  casa  fitta,  assidua,  senza 
exercitio  alcuno,  oppilata  nelle  sua  tisiche  fantasie  e  annighittita,  et  per  star 
infino  a  '/a  nocte  a  cenar,  e  per  esser  uscita  d'ongni  suo  ordine  di  dormire 
et  mangiare,  per  le  cagion  che  vi  scripsi  indiscrete  etc,  o  che  la  maggior 
parte  di  questi  sua  difetti  naschino  dalla  grossezza  ;  et  in  questo  s'acordono 
et  le  donne  pratiche  che  l'anno  vista  et  i  medici,  ma  non  senza  qualche 
suspensione  ancor  loro.  Et  certamente,  se  è  grossa,  come  si  spera,  el  male 
non  è  a  un  per  cento.  Et  credisi  che  sia,  anco  perchè  or  sta  male  male  e 
hor  meglora,  che  non  par  quella  lei:  che  se  havessi  tanti  difetti  per  ma- 
lattia, e'  son  tanti,  et  lei  non  s'aiuta  in  modo  da  sé  a  sé,  né  ha  tanto  di  virtù 
forte,  che  in  sì  breve  tanta  varietà  ne  seguissi  etc. 

Dicono  queste  donne  che,  poi  che  ella  partorì,  parve  a  loro  che  si  pur- 
ghassi  benissimo ,  et  dopo  il  parto  di  circa  a  un  mese  o  meno  gittò  certa 
purghatione  da  basso,  che  stimorono  fussi  n  reliquie  del  vicin  parto,  racoltesi 
in  quel  mezo,  et  poi  la  natura  l'avessi  expulse  etc.  et  che  da  quello  in  qua 
mai,  mai  non  ha  auto  suo  tempo,  né  altre  purghationi,  né  ha.  Qualcuno  di 
questi  medici  si  sono  iti  adagio  a  ristringere  quella  materia  bianca,  che  vien 
da  basso,  con  dir  che  forse  la  natura  qualche  parte  ne  purghi  a  quel  modo, 
et  altri  dicon  che  credon  che  sia  del  meglo  che  habbia  et  più  vivo  adesso, 
et  pruovollo  con  l'essersi,  poi  che  questa  cosa  cominciò,  tanto  dimagrata. 
Quando  ne  vien  2  o  3  dì  alla  fila  et  quando  sta  uno  che  non  viene,  et  quando 
poco  et  quando  assai;  et  cosi  seguita  di  presente  così  variando.  A  questi  dì 
in  questo  suo  più  male  ha  più  continuato,  non  molta  quantità  però  per  volta. 


UN  CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL  MAGNIFICO  267 

Halla  medicata  (cominciò  circa  uno  mese  fa,  quando  quella  materia  bassa 
cominciò  pure  a  seguitare  con  deboleza  et  duol  di  rene  assai,  che  ha  le 
rene  debolissime)  Maestro  Jacopo  medico  di  papa,  che  vi  venne  forse  sei  volte 
con  Maestro  Gregorio  da  Toscanella,  che  è  medico  del  Signore,  et  anco  me- 
dica il  papa  da  pochi  mesi  in  qua,  una  buona  et  amorevole  et  diligente 
persona  et  sfegatato  servitor  di  Lorenzo  et  di  madonna  et  tutto  nostro  molto 
sollecito,  et  va  con  gran  discretione  et  adagio  ;  e  lui  è  stato  poi  et  è  continuo 
a  solo  a  solo.  Déttolli  insieme  certo  mele  rosato  forse  8  o  10  dì  ongni  mat- 
tina con  certa  poca  cosa  di  corno  di  cervio  arso  et  certe  unctioni  allo  sto- 
maco et  per  le  reni,  et  ordinorolli  la  vita,  ch"è  pochissimo,  s*i'  observo, 
perchè  il  gusto  suo  non  vuole  ordine  d'altri  che  suo  etc.  ^laestro  Gregorio 
poi  c'è  venuto,  et  à  ateso  più  a  ristorarla  et  al  freddo  che  a  altro,  et  con 
savorie  et  con  panellini  di  capponi  et  zuchero  et  semi  comuni  et  legno 
aloe  etc.  et  lactovari  ristorativi  e  con  pollo  pesto  sera  et  mattina,  quando 
se  li  poteva  dare,  quando  no,  con  2  huova  fresche,  quando  si  levava,  et  la 
sera,  quando  andava  a  tavola.  Et  hor  li  fa  usar  ongni  mattina  una  presa 
di  lactovaro  d'armatico  rosato  quanto  una  castangna,  come  la  si  desta,  et 
poi  quando  il  pollo  pesto  et  quando  l'uova.  Adesso  li  è  si  venuto  a  noia  et 
l'uno  et  l'altro,  che  la  facciamo  sol  coU'armatico  et  morselletti  di  Savonia 
et  brodettnzi  con  2  o  3  huova  o  brodo  di  pollo,  con  borrace  cottavi  drento 
et  susine  amoscene  et  quando  semola,  tutte  cose  lenitive  et  morvide,  et  con 
questo  continuato  ordine  et  con  ripigliare  le  sua  bore  del  mangiare  et  dor- 
mire s'è  guadangnato  assai  di  migloramento,  com'  è  detto,  et  draganti  et 
penniti  et  bichiche  et  aque  pectorali  pel  freddo;  et  così  è  meglo  assai. 

Vo'  pur  anco  dir  questo,  come  il  papa  ongni  di  dimanda  di  sua  Signoria 
molto  cordialmente,  et  spesso  finge  di  voler  per  sé  et  Maestro  Jacopo  e  '1 
vescovo  di  Capaccia  et  certi  altri  medici,  che  usono  in  palazo,  et  poi  chiama 
Maestro  Gregorio,  che  la  medica,  et,  presente  tutti  coloro,  dimanda  di  ma- 
donna Magdalena,  et  molto  particularmente  dimanda  del  mal  suo  et  tutti 
sua  difetti,  et  poi  dimanda  che  vita  et  che  rimedii  usi;  et  lui  dicendolo  et 
li  altri  medici  rispondono  chi  una  cosa  e*t  chi  un'altra,  et  cosi  consulton 
tutto  benissimo,  et  finalmente,  mostrando  loro  Maestro  Gregorio  le  cose  che 
li  fa  usare  et  per  che  cagione,  assai  bene  s'acordono  seco,  et  consenton  che 
proceda  con  buon  rispetti:  et  questo  è  intervenuto  già  2  volte. 

Hora,  per  ritornare  alla  Franchesca,  dico  che  madonna,  o  grossa  o  non 
grossa,  in  ongni  modo  ha  oltre  alla  grosseza,  quando  fussi,  qualche  difetto, 
come  s'è  per  quella  materia  che  vien  di  sotto  et  per  l'esser  tanto  consumata 
e  dimagrata  et  d'infermiccio  colore,  per  esser  tutta  da  questa  scesa  compresa 
et  per  esser  tutta  oppilaticcia,  avincta  et  lassa;  et  insomma  per  esser  fìgluola 


268  G.  VOLPI 

di  chi  è  et  della  importanza  che  Tè,  mi  parria  et  per  iustification  d'ongauno 
et  perchè  lei  ci  ha  fede  in  maestro  Pier  Leoni,  et  perchè  medicò  la  matre 
et  il  patre  et  lei,  che  molto  meglo  che  altri  può  saper  di  sua  comprexione, 
che  insomma  in  ongni  modo  maestro  Pier  Leoni  la  vedessi  ;  et  che,  quando 
non  li  fussi  maggiore  sconcio,  che  questo  non  è  aconcio,  che  avendo  a  ri- 
tornare a  Spuleti  0  che  potessi  venir  insin  qua,  mi  piacerla  assai.  Et  a 
questo  non  credo  bisongni  una  gran  furia,  perchè,  aquistando  Sua  Signoria 
tuttavia  qualche  megloramentuzo,  ci  aiuteremo  di  qua  con  questi  medici,  il 
meglo  si  potrà,  tanto,  che  a  Maestro  Piero  vengha  qualche  comodità  potersi 
venire  per  15  giorni  a  spasso,  che  poterà  benissimo  et  secretissimo  star  qua, 
se  vorrà ,  in  casa  el  Signore  o  in  casa  l'arcivescovo  o  nel  banche  o  dove 
meglo  a  lui  e  a  voi  paressi.  T  so  bene  che  elli  è  d'avere  gran  rispetto  a 
maestro  Pier  Leoni;  ma  io  so  che  lui  medesimo  confesserà  questo  esser 
maggiore  etc. 

Io  mi  sono  um  poco  con  voi,  Ser  Piero,  sfogato,  et  con  quanto  amore  et 
fede  ho,  come  potete  pensare,  et  tanto  più  sicuramente,  quanto  havendo  a 
passare  per  vaglo  vostro.  Hor  voi  porgetela  di  costà  in  quel  modo  che  a 
voi  pare,  pur  che  ne  seguiti  dua  cose,  o  che  si  cerchino  almancho  per  voi, 
Tuna  la  salute  della  fanciulla,  che  sapete  quanto  importa,  et  poi  la  iustifi- 
cation mia  con  tutti  e'  sua  costà.  Altro  intorno  ad  ciò  non  mi  acade.  Hovi 
scripto  si  lunghe  cetere,  perchè,  essendo  Maestro  Pier  Leoni  di  costà,  li 
possiate  dar  più  particulare  raguaglo  che  potete  di  questa  cosa,  a  ciò  che 
in  questo  mezo,  che  penassi  a  venire,  vegha  se  ci  potessi  dar  qualche  con- 
siglio. La  paura  mia,  a  dirlo  a  voi,  Ser  Pier  mio,  si  è  che  costei  non  se  ne 
vada  in  sul  filo  della  matre.  Et  quando  questo  fussi,  quanto  prima  si  ripari, 
tanto  meglo  vale. 

La  vostra  venne  al  Bertholino.  Ringratierevi,  se  tra  noi  acadessi.  Bastivi 
che  ho  buona  memoria  et  conosco  el  cuor  di  Ser  Piero  vèrso  il  suo  cuor 
Francho.  Circa  alla  mia  cosa,  el  papa  sta  un  po'  duro,  anzi  molto  bene;  ma 
non  ne  son  al  tutto  fuor  di  speranza,  et  se  questo  non  riuscirà,  le  ledere 
haranno  disposto  per  altre  cose,  che  pensiamo  dopo  questa  mettere  innanzi, 
dove  vedete  con  parole  et  passi  honesti  potermi  aiutare.  Almanco  vi  priego 
che  vi  ricordiate  che  mi  mandasti  a  Roma  voi  et  che  sono  vostra  fattura  etc. 

Addì  23  di  gennaio  1492  (s.  e). 

Vostro  Francho  in  Roma. 

Post  scripta.  Perchè  il  mandare  questa  lectera  scripta  con  tanta  mia  ge- 
losia et  paura  di  madonna  mi  parea  pur  di  qualche  importanza  apresso  del 
patre   etc.   perchè,  havendo  io  scripto  la  cosa  quanto  ella  è  il  più  e  '1  più 


UX  CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL  MAGNIFICO  269 

con  tutte  le  paure  che  v'intendo,  dubitando  che  l'amore  et  gelosia  de'  sua 
di  costà  non  la  interpetrino  anco  più,  et  per  consequens  che  se  ne  dieno 
più  affanno  che  non  bisongna  e  vengha  lor  vogla  di  mandar  in  furia  maestro 
Piero  qua  etc,  ho  prima  che  babbi  serrata  tal  lectera  voluto  far  un  poco 
di  discorso  et  ricerco  et  d'aspectare  di  vedere  come  madonna  stanocte  la 
faccia,  et  così  ho  fatto;  che  stamattina  ho  inteso  che  stanocte  Tà  fatta  bene, 
non  tossito  niente  o  poco,  dormito  bene  et  stamattina  uscito  del  corpo  senza 
sopposte  più  che  l'usato  assai.  Cenò  iarsera  assai  bene  e  stamani  assai  bene 
desinato,  prima  l'armatico  rosato  stamattina,  poi  el  pollo  pesto  innanzi, 
pranzo  um  poco  et  poi  una  scodelletta  di  brodo  di  pollo  con  borrace  et  pre- 
tosemolo,  che  la  mangiò  quasi  tutta,  poi  una  mela  cotta,  et  così  un  poco  di 
pollo  tanto,  che  da  sana  non  suol  mangiar  più,  et  non  ha  auto  duol  di  testa  ; 
e,  bene  è  infreddata  ancora  et  ha  il  capo  intronato,  che  non  se  li  può  toc- 
care né  cotenna,  né  capelli,  ma  va  tutta\-ia  alleggerendo  per  quello  exito 
che  ha  cominciato  a  far  per  il  naso,  che  seguita  tuttavia  miglore  ochio  ;  et 
meglo  li  è  oggi  retto  il  capo,  perchè  ha  oggi  cominciato  a  trastullarsi  con 
certi  sua  telaiuzi  da  far  frangie  et  reti  di  seta  etc.  et  quando  un  poco  è 
passatosi  tempo  qui  et  quando  qua,  et  cosi  oggi  tutta  lieta  s'è  passata.  Me- 
naci un'altra  matrona  che  allieva  et  Maestro  Abramo  hebreo  medico,  che 
già  medicava  costà,  et  or  medica  qua  in  casa  el  vicecancelliere,  et  veddono 
madonna,  et  dopo  molte  pratiche  si  risolvectono  et  Tona  et  l'altro  che  pareva 
lor  grossa.  La  matrona  lo  dicea  ancor  più  chiaro  et  che  era  di  più  di  dua 
mesi,  e  Maestro  Abramo  dice  che  s'atenda  a  ristorar  tanta  sua  magreza  et 
aiutar  macerare  questo  freddo  et  a  darli  cose  molli  et  naturali,  come  s'è 
brodi  di  pollo  con  borrace  et  amoscene,  minestra  assai,  che  l'esca  del  corpo, 
et  che  se  le  dia  di  ciò  che  dimanda,  coU'ochio  sempre  alla  quantità  più  che 
alla  qualità,  tanto  che  ci  vagiamo  del  gusto,  poi  alle  cose  sane.  Et  così  fa- 
remo: temporeggieremo  con  il  consiglio  de'  medici  di  qua,  in  mentre  che  '1 
migloramento  ci  durerà.  Se  altro  achadessi,  che  ci  paressi  pur  che  maestro 
Pier  Leoni  dovessi  venire,  subito  ve  ne  daremo  aviso  et  voi  poi  vi  resol- 
verete, perché,  se  è  grossa  pur  come  dicono;  pocho  ci  possono  valere  e'  me- 
dici, et  maxime  vedendo  l'altre  cose  miglorare  che  da  iarsera  a  stasera  son 
tutto  ritornato  in  me,  et  contento  veduto  pur  che  subceda  il  migloramento 
et  che  s'acordin  pure  che  sia  grossa.  Hora  o  questo  o  altro,  o  più  o  meno,  e' 
maestri  siete  voi  di  costà.  Addi  24  a  bore  22.  Et  ancor  non  vo'  serrare  infìno 
che  non  so  che  la  cavalcata  parta  per  potervene  raguagliare  infino  all'utimo 
punto,  perché  à  fatto  mutatione  assai  in  questo  suo  male,  che  comincio  hor 
a  creder  sia  la  grosscza. 
In  questo  punto,  che  siamo  a  24  bore,  intendo  che  costoro  spacciono  una 


270  G.  VOLPI 

cavalcata,  et  però  serro  questa  lectera,  et  concludovi  la  conclusione  fatta, 
che  madonna  sia  grossa  et  che  vada  meglorando,  in  modo,  che  mi  par  d'au- 
mentare el  megloramento  et  di  stare  a  vedere;  et  questa  conclusione  fate  a 
Lorenzo,  senza  spezarli  el  capo  con  tante  cose,  et  racomandatemi  a  sua  Ma- 
gnificeiitia  et  ad  voi.   Vale.  Die  24  Januarij  1492  (s.  e.) 

Vostro  Franche  in  Roma  ut  supra. 

Del  mio  ufitiuzo  sono  al  tutto  fuor  di  speranza.  Sancta  Nastasia  mandò  a 
dire  all'oratore  che  non  facessi  di  questa  cosa  niente  col  papa,  perchè  la 
voleva  temptare  prima  lui  a  tempi  et  veder  se  ne  poteva  haver  l'honor  lui, 
et  cosi  eron  rimasti  insieme.  Et  poi  lui  vi  andò  stamani,  et  porsela  tanto 
cacatamente,  che  '1  papa  lie  ne  negò,  dicendo:  Aspectiamo  che  vengha  el 
cardinale,  et  allora  aiuteremo  che  lui  vi  possa  far  bene  al  Franche  et  a  tutti 
li  altri  sua.  Et  non  solamente  li  negò  questo  ;  ma  volendo  una  dispensa  per 
non  so  che  suo  amico,  che  potessi  cantar  messa  in  22  anni,  che  si  conciede 
con  ongni  poco  di  favore,  non  volle,  tanto  animo  li  ha  preso  addosso  el  Papa 
et  si  poco  lo  stima,  dicendoli  così:  Come  voi  volete  mantenere  le  vostre  leggi 
a  Firenze  voi,  cosi  vogliamo  noi  mantener  le  nostre.  Questo  mi  disse  uno 
de'  primi  palatini  che  vi  si  ritrovò  ;  sed  hoc  apud  te  sit,  che  se  ne  dispera 
Sancta  Nastasia,  dicendomi:  Franche  mio,  voi  siete  fra  voi  troppo  captivi 
mammoli,  confortandomi  et  dandomi  speranza  d'altre  etc.  Ma  per  farvi  la 
conclusione  delle  conclusioni,  vi  premetto  et  aterrovele,  Ser  Piero  mio,  che 
mai,  mai,  mai,  mai  più  farò  di  qua  impresa,  mentre  ci  starà  costui  ;  neanco 
di  costà,  che  a  queste  mode  amazerei  altri  et  me.  Tanto  starò  così  e  che  mi 
morrò  e  che  Cristo  ara  compaxiene  di  me.  Iterum  vale. 
(Tergo):  Al  m    .    .     .    honorando 

Ser  P   .    .     .    ielliere 

del    ...     .    de'  Medici. 

XI. 

A  Piero  de'  Medici. 

(Ibid.,  F.*  XV,  dee.  113). 
Patrone  Signore  et  figluolo  mie  Gar.^o  Iddio  sia  tua  censolatione  che  di 
minore  non  hai  di  bisengno.  Censolatione  e  conforto  d'huomo  vivo  non  ba- 
steria  ;  et  quando  pur  fussi  abastantia,  male  può  consolare  o  confortare  chi 
d'ongni  sua  censolatione  et  conforto  è  privato.  Iddio  solo ,  Piero  mie,  dico, 
bisongna  sia  nostra  misericordia  e  conforto.  Et  lui  priego  che  per  sua  gratia 
fortifichi  tanto  la  virtù  del  tuo  generoso   cuore,  che   al   paragone  di  tanta 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL   MAGNIFICO  271 

tua  adversità  resti  a  lega  de'  prudenti  et  veri  figluoli  d'Iddio,  come  ongni 
uno  aspecta,  ad  ciò  che  el  cuor  nostro  più  debole  di  virtù  et  per  essersi  ri- 
pieno et  agravato  di  tanto  doloroso  cibo  asetatissimo  possa  come  cervo  aflicto 
avincto  et  lasso  ricorrere  alla  dolcie  fonte  della  tua  prefata  prudentia  et 
bontà.  Di  qui,  figluolo  mio  cordialissimo,  tutta  la  tua  tribulata  casa  et  tutti 
e'  tua  lacrimosi  amici,  pieni  di  fede  et  amore,  et  tucta  la  tua  fedele  et  aflicta 
ciptà  aspectono  la  loro  vera  consolatione  et  conforto.  Hor  non  più;  che  così 
come  prima  per  non  aggiungnere  lacrime  a  lacrime  non  t'ho  voluto  scrivere, 
così  adesso  più  non  mi  distenderò.  Solo  penseremo,  Piero  mio,  quanto  per 
questi  sua  esempli  misteriosi  et  grandi  siamo  constrecti  a  riconoscere  Iddio 
et  noi  medesimi;  et  quanto  siate  tenuti  a  ringratiarlo  di  tutte  le  cose  et 
maxime  di  tanto  suo  tesoro,  prestatovi  et  lasciatovi  godere  omai  anni 
XXXXIIIJ  con  tanto  guadangno  et  multiplicatione  di  vostra  felicità  et  gloria, 
^et  quella,  senza  dimandarvi  un  danaro  d'interesso  o  discretione,  vi  ha  tanto 
liberamente  lasciata,  solo  ripigliandosi  il  suo  semplice  et  primo  capitale,  et 
quello  ancora  nelle  cielestiali  mercatantie  in  Paradiso  per  voi  trafficando  et 
guadangno  grande  faccendo);  et  quanto  lo  dobbiamo  temere  et  amare  et  pre- 
gare sopra  tutto  da  cuore,  che  per  sua  gratia  li  piaccia  il  fructo,  del  primo 
capitale  Lorenzo  rimasto,  guardarcelo  et  con  salute  et  felicità  dell'anima  del 
corpo  conservarcielo  !  benché  son  certo  che  per  tanta  parte  che  d'Iddio  è  in 
voi  tutti,  tutto  vi  habbia  spirato  et  ricordato  che  così  li  piaccia.  Prego,  con- 
cludendo, Piero  mia  anima,  che  al  tuo  catellino  Francho  bastino  queste 
poche  parole  per  saggio  del  dolore  del  suo  mesto  et  tribulato  cuore,  et  per 
recongnitione  del  suo  patrone  et  vita  Piero  et  per  recongnitione  della  sua 
servitù,  amore  et  fede. 

Non  so  che  più,  amore  mio  cordiale,  mi  ti  dire,  se  non  che  ti  priego  che 
per  mia  consolatione  et  conforto,  come  a  uno  de*  tua  più  vili  asinucci  ch'io 

sono (1)  soma  et  mi  charichi  quanto  più  tu  puoi  d'una  parte  di  tanta  tua 

propria  tribulation[e]  ...  [Nonjobstante  che  io  n'habbia  et  la  soma  et  il  so- 
prasello, spero  che  il  dolore  tolto  da  te  habbia  grandemente  alleggierire  il 
mio.  Et  [priegjoti,  quanto  più  posso  da  cuore,  che  così  come  tu  mi  se'  restato 
et  Lorenzo  et  Piero  che  con  l'uno  et  altro  amore  mi  habbia  per  racoman- 
dato,  come  io  con  l'una  et  l'altra  fede  et  amore  sarò  devotissimo  non  solo  ad 
te,  ma  a'  catellini  di  casa  tua.  Benché  volendo  altrimenti  non  saperei  né 
poterei  fare;  conciosiachè  XVIIJ  anni  omai  che  ho  spesi  nella  vostra  sancta 
scuola  mai  habbia  imparato  altro  et  dipoi  havendo  18  anni  mangiato  con- 
tinuamente il  vostro  pane  et  tutto  di   voi  nutritomi,  non  è  spirito  in  me. 


(1)  Qoi  •  più  aotto  ò  conoa  Im  earU. 


272  G.  VOLPI 

Bangue,  carne  o  osso,  che  più  voi  che  me  non  ubbidissi,  perchè  più  da  voi 
che  da  me  hanno  hauto.  Sonmi,  figluolo  mio,  un  poco  teco  sfogato  con  gran 
mia  consolatione,  ancora  che  lacrimosa;  che  a  questo  effetto  mi  mossi  a  scri- 
verti più  che  con  prosunctione  di  dover  consolare  te,  perchè  la  tua  conso- 
latione, come  ho  detto,  [è]  in  Dio,  nella  tua  religione  et  prudentia,  che  così 
exaudir  li  piaccia. 

Die  XVIIJ  Aprilis  MGGCGLXXXXIJ. 

Non  più  Franco,  anzi  prigione  tribulatissimo  et  dolor  e  pianto. 

Madonna  et  il  cardinale.  Iddio  gratia,  del  corpo  sono  sani,  et  se  li  vedessi 
qualche  volta  insieme  sforzarsi  di  dissimulare  il  dolore  per  confortar  l'uno 
l'altro,  te  ne  verria  una  tenerezza  grande.  Insomma  hanno  vinta  l'età  loro  et 
fatto  sperientia  e  mostro  esservi  figluoli  di  Lorenzo  di  cuore  come  d"ongn'altra 
cosa,  et  come  con  gran  piacere  di  te  s'intende,  che  così  a  Dio   piaccia,  co- 
stanti et  forti  et  sani  et  felici  conservarvici. 
{Tergo):  Patrono  et  Dno  meo 
Meo  Piero  di  L»  de 
[Mediiù]  Firenze. 

XII. 
A  Ser  Bernardo  Dovizi. 
(Ibid.,  F.a  GXXIV,  doc.  195). 
Magnifico  mio  patrone,  li  prochuratori  dello  spedalingho  sono  partiti  sta- 
mattina et  dicono  volere  allegare  dopo  tutte  le  loro  misericordie,  come  le  bolle 
antiche  di  detto  ospitale  non  permettono  che  cherico  ne  possa  esser  speda- 
lingho et  che  non  possa  esser,  se  non  è  pisano  cittadino  etc.  et  che  chi  con- 
trafà  a  tali  bolle  cade  in  scomuniche  e  censure  etc.  bugie  tutte,  insegnate 
per  mettere  innanzi  ghavillationi  et  per  dare  lunga,  come  v'avisai  per  l'altra 
mia  etc.  Come  lo  'ntesi,  andai  a  trovare  quel  ser  Piero  notaio,  sindaco  et 
prochuratore  della  comunità,  quello  che  vi  condussi  a  Augnano,  perchè  lui  è 
molto  informato  di  tutto  et  assai  disposto  che  questa  reformatione  seguiti  di 
questo  spedale  et  per  vostro  amore  et  per  la  salute  di  quel  luogo  et  per  con- 
solatione di  tutta  questa  ciptà;  et  inteso  da  lui  come  ciò,  che  questo  speda- 
lingo  et  sua  parenti  allegavono,  eron  bugie,  dicendomi  che  assai  spedalinghi 
sono  statovi  et  preti  et  non  ciptadini  pisani,  la  quale  consuetudine  fa  leggie, 
senza  che  dice  che  ancho  crede  che  le  bolle  utime  non  faccino  tale  excectione  ; 
ma  quando  mille  volte  la  facessino  et  mai  non  fussi  consueto,  non  ci  man- 
cherà nomi  di  non  prete  et  non  ci  mancherà  il  farsi  cittadino  pisano,  che 
dicono  costoro  che  è  una  cosa,  che  si  fa  in  un  quarto  d'ora  etc;  tutte  queste 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO   IL   iLà.GNIFICO  273 

cose  ho  fatte  intendere  a  G.  Cambi  et  ancho  apertamente  dettoli  l'animo  mio 
et  tutti  e"  mia  sospecti  di  lui  et  di  don  Diavolo.  Èssi  scusato  assai,  et  alla 
fine,  vedutosi  pur  scoperto  da  ongni  banda,  ne  ha,  presente  me,  scrittovi  una 
buona  lectera  a  questo  preposito  per  le  mani  del  detto  Ser  Piero  notaro,  quale 
ho  voluto  vengha,  perchè  a  tutte  le  oppositioni,  che  vi  facessino  detti  prochu- 
ratori  et  parenti  del  vechio  spedalingo,  facciate  rispondere  loro  a  detto  Ser 
Piero  lor  pisano  et  di  tutto  informato,  et  questo  perchè  col  vero  iustifichi 
noi  et  ad  voi  tolgha  fastidio  d'averla  con  loro  a  disputare.  Ho  inteso  che 
G.  Gambi  ha  auto  a  dire  allo  spedalingo:  Io  non  vi  posso  più  porgervi  di 
tempo  né  d'aiuto  né  di  consiglo;  anzi  ve  n'ho  tanto  fatto  che  sono  incorso 
in  qualche  carico  io  etc. 

Hora,  se  Piero  vi  'vorrà  conservare  lui,  a  lui  sta.  Io  un  tratto  per  non  pa- 
rere di  pigiare  la  parte  vostra  non  posso  fare  che  non  scriva  a  Piero  il 
vero  della  cosa  et  che  non  li  dimostri  esser  buono  essecutore  di  questo  suo 
desiderio,  vo'  dire  che  elli  ha  da  un  canto  un  poco  di  speranza  che  costoro 
di  costà  v'abbino  a  storre  o  per  compassione  o  per  intorbidarvi  el  cervello 
con  inventioni  et  dificultà  etc.  et  d'altra  banda  si  vuol  conservare  l'hermellino 
in  mostrarseli  contro  et  diligente  in  fare  quanto  li  avete  imposto  etc.  che 
non  ci  è  niente  dubbio  qua  che  se  l'avessino  da  cuore  confortato  a  far  la 
renuntia  qua,  come  da  cuore  l'hanno  confortato  a  venire  costà,  che  non  l'a- 
vessi fatta  nelle  suo  mani.  0  pure  atendiamo  per  l'amor  di  Dio  a  concludere  ; 
che  già  el  predicatore  et  io  vi  siamo  iti  a  fare  cento  buon  disengni,  perchè 
omai  la  cosa  è  publichissima.  Insomma,  e'  mi  pare,  se  disiderate  che  questa 
cosa  habbia  effetto,  che  accettiate  questa  renuntia  et  che  eleggiate  me  rogato 
cotesto  Ser  Piero,  che  viene  domani  et  sarà  costà  lunedi  sera,  in  nel  modo 
che  lui  vi  dirà  ;  et  così,  poiché  Cristo  et  voi  cosi  volete,  me  ne  porterà  la  palma 
con  l'ulivo.  Et  se  per  qualche  altro  vostro  nuovo  misterio  o  pensiero  o  nuova 
compassione  del  vostro  Francho  bavessi  mutato  pensiero,  vi  priego  con  tutto 
el  cuore  che  almancho  me  ne  caviate  con  onore,  adciò  che  questo  publico 
grido  non  si  converta  in  doppia  nostra  mitera  et  verghongna  :  et  quanto  più 
presto  fate,  men  cagione  date  che  la  roba  dello  spedale  non  vada,  sotto 
questa  paura,  a  ruba;  che  dicono  esservi  di  molto  grano;  che,  quando  cosi 
fussi,  in  questo  principio  ci  farebbe  un  grande  honore,  perchè  cominceremo 
a  dimostrare  che  Cristo  et  Pier  de'  Medici  à  cominciato  aprir  li  ochi.  Ra- 
comandomi  a  V.  M. 

Addi  7  di  dicembre  1493. 

Vostro  Servitor  Franco. 
{Tergo):  Bemar[do  C]ancellie 
re  de[l  Magnificjo  Piero 
de'  M[edici]  fri  car™». 

QiomaU  ttorico.  ITU,  fase.  50-51.  18 


274  G.  VOLPI 

XIII. 

A  Piero  de'  Medici, 

(Ibid.,  F."  XIX,  doc.  76). 
Patrone  Magnifico,  Francesco  Cambini  è  venuto  costà  con  certi  buoni  di- 
sengni  facili  et  senza  preiuditio  di  persone  per  questo  spedale,  come  da  epso 
intemderete.  Priegovi  per  parte  di  questi  miseri  et  abandonati  malati  et  per 
la  pietà  di  questa  sotterrata  misericordia,  che  vi  piaccia  in  modo  et  lui  et 
ser  Giovanni  riscaldare  a  si  tanta  opera ,  che  Iddio  questa  sotterrata  casa 
et  tutta  questa  ciptà  omai  scorgha  qualche  fructo  di  tanta  loro  expectatione 
et  speranza;  che  come  sapete,  Piero  mio,  Cristo  non  resuciteria  e'  morti  senza 
fiato,  non  che  il  debolissimo  Francho;  che  se  di  lui  bastassi  il  cuore,  la 
carne,  il  sangue  et  questo  poco  di  vita  che  li  resta,  non  vi  darebbe  questa 
noia.  Racomandovi  questo  spedale  ;  che,  se  n'aiutate,  Piero,  faremo  d'un 
carnaio  d'imferno  un  Terrestro  Paradiso.  Ma  bisongna  maschio  aiuto.  Ra- 
comandomi  ad  voi.  Die  XXII  Martii.  MCCCCLXXXXIIl  (s.  f). 

Servitor 

Mattheo  Francho  allo  spedale  . 

in  Pisa. 

Questi  priori  vi  hanno  mandati  certi  per  chiarirsi,  se  la  lectera  che  scri- 
vesti loro  in  favore  dello  spedale  fu  elemosinata  o  non,  et  per  vedere  se  con 
allegarvi  la  povertà  dell'opera  potessin,  mettendovi  altre  cose  lunghe  innanzi, 
fare  che  li  lasciassi  stare.  Rispondete  pur  come  all'operaio  facesti,  cioè  che 
non  voglamo  se  non  la  metà  di  quello  che  gettono  via  l'anno,  et  per  chi  ? 
per  ornamento  della  loro  ciptà  et  per  le  carne  et  sangue  de'  loro  poveri.  Se 
mostrate  loro  um  poco  di  viso  faranno  in  ongni  modo  qualche  cosa  et  di  già 
hanno  pensato  che  non  s'aspecta  se  non  la  tornata  di  questi  mandati  etc. 
{Tergo):  Meo  Patrono  et  Domino 
Piero  de'  Medici 
[Flojrentie. 

XIV. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.,  F.»  GXXIV,  doc.  130). 
Ser  Piero,  ho  tolto  poco  foglo,  prima  perchè  non  mi  venissi  risposto  alla 
vostra  lungha  ad  voi  et  ad  me  corta  lectera,  piena  di  tanti  solci  et  gielatine. 


UN   CORTIGIANO  DI  LORENZO  IL  MAGNIFICO  275 

cioè  di  curatelle,  fegati,  cuori,  milze,  pecti,  capi,  colli,  cosce  et  coli  et  ca.. 
(non  vuol  Sabato  Santo  che  io  compia:  a  più  foglo  et  tempo  vi  reservo), 
l'altra  per  non  v'esser  tanto  molesto;  et  basti. 

Questo  Ser  Francesco  aportatore  di  questa  si  è  aconcio  qua  a  Io  spedale 
con  noi  per  sopra  alle  possessioni  et  cose  nostre,  et  he  una  destra  persona 
et  discreta  et  d'assai  et  molto  domestico  qua  di  madonna  Magdalena  et  ad 
me  amicissimo.  Se  li  acadessi  di  costà  niente  aver  bisongno  di  vostro  favore 
o  aiuto,  io  ve  lo  racomando.   Vale.  Addì  29  di  marzo  1494. 

Vostro  Franche. 

(Tergo):  Al  mio  caro  Ser  Piero 

Cancelliere  del  Meo 
Piero  de  medici 

in  Firenze. 


XV. 

A  Ser  Piero  Dovizi. 

(Ibid.,  F.a  CXXIV,  doc.  -^0). 

In  questo  punto  è  giunto  con  le  vostre  sanctissime  lectere  viso  di  meta 
agrìnzata  a  vostro  modo,  cuore,  anima  e  vita  veramente  vita  mia  vera.  Ho 
mandata  la  sua  lectera  a  G.  Gambi  e  la  sua  all'operaio,  che  son  certo  l'una 
et  altra  faranno  frutto,  e  maggior  di  cootà  l'aspettono  tutti  questi  30  malati, 
che  di  già  ho  in  spedale,  et  per  la  venuta  di  Francesco  Cambini  e  per  Ta- 
morevol  favor  del  mio  midollo  di  cuore  Ser  Piero. 

Circa  al  desiderio  vostro  dell'uscita  drieto,  ho  speranza  vi  harete  el  mal 
de'  pondi  et  fluxo,  non  che  l'uscita,  chon  contento  et  salute  vostra.  Questo  ma- 
lozzo  amalato  et  più  fantastico  che  non  dite,  dopo  lunghi  menamentì  et  varii, 
li  abbiamo  in  modo  rotto  el  forame,  che  credo  alfine  che  di  drieto  se  li  poterà 
entrare  et  uscire  a  nostra  posta;  et  insomma  avendoli  messo  innanzi  a  rin- 
colpo  o  possessioni  qui  dello  spedale  o  possessioni  dell'operaio  o  fiorini  larghi 
nuovi  di  zecha,  che  in  qualunque  modo  etc.  sarà  satisfatto,  pur  che  se  di- 
sponga a  dar  la  lira  per  22  soldi  e  non  per  40,  et  insomma  dopo  molti  ator- 
cigliamenti  et  allegationi  esser  loro  antichità  et  che  havendo  e'  figluoli  dottori 
et  grandi  et  non  sapendosi  come  le  cose  s'abbino  a  ire  in  questo  mondo,  voleva 
in  ongni  modo  con.servare  loro  questo  nido  per  parer  che  ancor  loro  sieno  da 
Firenze,  et  molte  cose  da  donnicciuole.  Finalmente  è  pure  uscito  a  dirci  come 
a  tempo  che  Sforzo  murava,  liene  fece  dire  a  Lorenzo  de'  Medici,  et  che  li 
messe  adosso  tutto  Firenze,  e  che  finalmente  per   stracha  s'era  co'  sua  fi- 


276  G.  VOLPI 

gluoli  ridotto  a  darliene,  e  che  ne  voleva  el  meno  450  ducati  larghi  d'oro 
in  merda  e  che  non  He  ne  voleva  dare  più  che  400  larghi  d'oro  in  oro  et 
che  anco  non  si  verghognava  a  dirli  che  voleva  che  lui  pagassi  la  gabella  et 
che  per  questo  sdengno  montò  a  cavallo  et  andossene  in  villa  et  diliberò, 
se  Cristo  liene  dicessi,  di  non  la  vendere  etc. 

Concludendo,  Ser  Piero  mio,  io  credo  che  se  io  li  dò  qua  possessioni  per 
400  ducati  larghi  d'oro  in  oro  o  danari  a  nostra  gabella,  che  pur  pure  la 
venderia  et  per  il  lechume  di  venderla  et  per  compiacer  qua  a  chi  lie  n'à 
parlato,  che  di  voi  niente  ancora  s'è  ragionato.  Ho  risposto  a  chi  tratta  questa 
cosa,  che  non  lie  ne  parlino  più,  imo  che  se  ne  tirino  4  paxi  indrieto  et 
lascino  andare,  allegando  che  si  sia  posto  col  prezo  sì  alto  che  non  voglino 
fare  ridere  de'  fatti  loro  che  un  casipolino,  stretto  com'una  fetta  di  sorra 
come  quello,  quando  n'avessi  un  300  di  suggiello  da  un  bellista,  parrebbe 
loro  sopracomperata  non  che  etc.  Et  io  in  questo  mezo  lavoro  con  un  suo 
fìgluolo  dottore,  che  ci  sarà  fra  3  o  4  di,  per  meglio  asodarmi  et  asicurarmi 
et  della  vendita  et  prezo,  sì  che  non  fate  calca  voi  di  costà,  solo  mi  rispon- 
dete se,  non  si  potendo  far  meglo,  saresti  contento  a  400  ducati  larghi  d'oro 
in  oro  a  vostra  gabella;  et  io  intanto  non  la  perderò  di  veduta.  E  basti. 

Addì  XVII  d'aprile  1494. 

"Vostro  Franco. 

Priego  diate  la  alligata  a  Francesco  Cambini  che  non  manchi. 

(A  tergo):  Al  mio  .    .     .    honoran 

do  Ser  P[iero  ca]ncelliere 

del  M»  [Pie]ro  de'  Me 

dici  f[ratri  ca]  rissimo 

Florentie. 


DI  PAOLO  GIOVIO  POETA,  FRA  POETI, 

E  IDI   A.1L.CIJ:N'E    EI]VIE    SC0:N"0SCITJTE    del    SEC.  XVI 


In  quella  smania  versaiola  che  invase  coi  caratteri  tutti  d'una 
vera  epidemia  gl'Italiani  del  sec.  XVI,  grandi  e  piccoli,  uomini 
e  donne,  statisti  e  guerrieri,  cortigiane  e  monache  e  principesse, 
popolani  e  principi  e  monsignori  e  cardinali,  Paolo  Giovio,  il  vec- 
chio, ci  è  apparso  sinora  come  una  singolare  eccezione  (1).  Gli 
storici  più  diligenti  e  minuziosi,  gli  esumatori  più  tenaci  e  pa- 
zienti in  quel  vasto  cimitero  che  è  il  nostro  Parnaso,  lo  stesso 
Tiraboschi  (2),  lo  stesso  conte  Giovambattista  Giovio  (3)  od  altri, 


(1)  Il  Giovio  stesso  che  nel  suo  dialogo  latino,  frammentario,  De  viris 
litteris  illustribus  ci  lasciò  ricche  notizie  ed  acute  osservazioni  sui  poeti 
latini  e  volgari  del  suo  tempo,  paria  della  facilità  di  comporre  epigrammi 
in  latino  e  quindi  della  straordinaria  quantità  di  poetastri  che  si  trovava  in 
Roma,  specialmente  prima  del  Sacco.  «  Hinc  fiebat  (egli  dice),  ut  paulo  ante 
«  urbem  funditus  evei"sam  frequenti  et  permolesta  Poetarum  multitudine  pre- 
«  meremur;  quum  Romae  certissime  literatis  omnibus  esset  receptus,  et  inepti 
€  saepe  atque  ridiculi,  ubi  quaternos  versus  Goritianis  statuis  affixissent,  per 
«  iocum  corona  laurea  donarentur  *.  (Vedi  in  appendice  al  Tiraboschi,  Storia 
d.  leti.  i7.,  ed.  Venezia,  1796,  t.  VII,  P.  IV,  p.  1608).  Più  innanzi  (ib.,  p.  1613) 
egli  discorre  della  turba  di  poeti  italiani,  nella  quale  «  rari  eminent,  qui 
«  non  in  extremos  pedum  digitos  erecti  potius  quam  proceri  videantur  >. 

(2)  Il  Tiraboschi  in  quel  libro  della  sua  Storia  (t.  VII,  P.  IV,  lib.  Ili)  tutto 
consacrato  ai  poeti  latini  del  secolo  XVI,  non  fa  menzione  del  Giovio. 

(3)  Elogio  di  ^fons.  Paolo  Giovio  il  seniore  ecc.  negli  Elogi  italiani  del 
Rlbbi,  t.  VIII,  Venezia,  Marcuzzi  [1783],  p.  16. 


278  V.    GIAN 

ch'io  sappia,  di  componimenti  poetici  dello  scrittore  comasco  non 
fanno,  o  fanno  appena,  parola.  Non  è  improbabile  che  a  questa 
noncuranza  contribuisse  il  Giovio  medesimo,  il  quale  nella  Vita 
di  papa  Adriano  VI  ci  narra  che  il  pontefice  avevagli  conferito 
un  canonicato  ed  altri  favori,  perchè  lo  teneva  non  poeta,  im- 
mune, cioè,  dal  peccato  della  poesia  (1).  È  certo  in  ogni  moda 
che  chi  ben  consideri  l'indole  di  lui,  spirito  fine,  indagatore,  spesso 
maligno  e  caustico,  e  coloritore  di  uomini  e  di  cose,  ritrattista 
quasi  sempre  felice  e  geniale  (2),  profondamente  compenetrato 
alla  sua  volta  del  colorito  dell'epoca,  intrigante  ed  esperto,  abile 
a  fiutare  il  vento  e  a  sfruttare  gli  eventi,  giornalista  e  reporter 
intraprendente  e  scrupoloso  sino  all'  audacia  e  al  pettegolezzo, 
medico  e  storico,  venale  e  moralista  a  tempo  perduto,  nonché 
mezzano  di  amori...  spirituali,  qualche  cosa  fra  l'Aretino  ed  il 
Varchi;  chi,  dico,  ben  consideri  l'indole  sua  così  varia  e  varia- 
mente operosa,  ma  essenzialmente  pratica,  comprenderà  di  leg- 
gieri come  la  facoltà  poetica  dovesse  essere  piuttosto  scarsa  in 
lui.  Inoltre,  dacché  egli  non  riuscì  a  preservarsi,  come  aveva 
fatto  credere  a  papa  Adriano,  dal  contagio  poetico  dei  suoi  tempi, 
pensiamo  ch'egli  dovesse  sentirsi  inclinato  specialmente  alla  poesia 


(1)  A  questa  testimonianza  si  può  aggiungerne  un'altra,  forse  più  notevole 
ancora,  tratta  dal  citato  dialogo  del  Giovio,  dove  l'autore  stesso  {Op.  cit., 
pp.  1612-3)  dopo  aver  annoverato  i  poeti  latini  dei  suoi  tempi,  prega  i  due 
suoi  amici  interlocutori  a  voler  fare  altrettanto,  e  meglio,  pei  poeti  volgari: 
«  Nam  inepte,  Aedepol,  et  quidem  intemperanter  de  alieno  munere  disseru- 
«  issa  sum  visus,  dum  liberalius  vestrae  obsequerer  voluntati,  quando  ver- 
«  sibus  pangendis,  ne  poeta  malus  evaderem,  numquam  toto  aetatis  tempore 
«  sum.  delectatus...  ».  Era  dunque,  come  meglio  vedremo,  una  piccola  bugia 
che  il  Giovio  diceva  per  un  eccesso  di  modestia,  il  quale  del  resto  si  spiega 
facilmente  con  l'opposto  sentimento  di  superbia  e  l'abituale  vanteria  che  egli 
mostrava  per  le  sue  storie.  Cosi  egli,  che  aspirava  ad  una  fama  immortale 
come  storico,  non  curava  punto  la  lode  di  poeta.  Ciò  è  confermato  dal  fatto 
che  l'Arsilli,  nel  noto  De  poetis  urbanis  ad  Paullum  Jovium  libellus,  non 
annovera,  né  esalta  l'amico  pei  suoi  versi,  ma  per  le  sue  prose  storiche: 
«  Hinc  fera  das  chartis  prorsus  pede  bella  soluto,  |  Dum  reseras  nostri  tem- 
«  poris  historiam  »  (nel  Tiraboschi,  Op.  cit.,  t.  VII,  P.  IV^  p.  1577,  n.  1). 

(2)  Basti  rammentare  la  lode  che  gliene  fece  il  Burckhardt,  La  civiltà 
del  secolo  del  Rinascimento,  vers.  ital.,  Firenze,  1876,  II,  78. 


GIOVIANA  279 

burlesca  e  satirica.  Anche  è  facile  capire  come,  avendo  ricevuto 
un'educazione  perfettamente  umanistica,  egli  si  desse  a  scrivere 
con  signorile  eleganza  in  versi  latini.  Lasciamo  per  un  momento 
la  prima  di  queste  due  tendenze  poetiche  del  Giovio  e  diciamo 
qualche  cosa  della  seconda,  come  quella  di  cui  ci  fu  tramandato 
già  per  le  stampe  un  solo  ma  sicuro  documento. 


I. 


E  anzitutto  mi  affretto  ad  avvertire  che  il  pochissimo  che  co- 
nosciamo della  poesia  latina  del  Giovio,  e  probabilmente  anche 
quello  ch'egli  lasciò  manoscritto  e  che  è  sfuggito  alle  mie  ricerche, 
non  sono  sufficienti  a  meritare  al  Giovio  un  posto  qualunque  fra 
i  molti,  troppi,  poeti  latini  del  suo  secolo.  Né,  certo,  egli,  tanto 
invasato  dal  pensiero  della  sua  storia  e  poi  anche  del  suo  Museo 
e  dei  suoi  Elogi,  aveva  la  benché  minima  aspirazione  e  preten- 
sione a  questo  riguardo. 

In  un  dialogo  latino  sugli  illustri  letterati  dei  suoi  tempi,  che 
s'è  citato  ora  appiè  di  pagina,  il  Giovio  deride  quei  poetastri  che 
per  aver  appeso  quattro  versi  alle  statue  coriciane,  si  stimavano 
grandi  poeti  e  si  lasciavano  incoronare  per  burla.  Eppure  an- 
ch'egli  s'era  imbrancato  in  quella  folla  di  versificatori;  sebbene 
avesse  l'accortezza  di  ritrarsene  in  tempo. 

Nella  famosa  Coryciana  (1),  della  cui  stampa  avvenuta  nel 
1524  dobbiamo  esser  grati  a  Blosio  Palladio,  troviamo  appunto 


(1)  Intorno  a  questa  raccolta,  tanto  storicamente  pregevole  quanto  poeti- 
camente miserabile,  va  citato  lo  studio  utile,  sebbene  spesso  deficiente  e  su- 
perficiale nelle  illustrazioni  storiche  e  letterarie,  fatto  da  L.  Geiger,  Ber 
dlteste  rómische  Musenalmanach,  nel  Vierteljahrschrift  fiir  Kultur  u.  Litter. 
der  Renaissance,  an.  I,  fase.  II,  1885,  pp.  145-161.  Blosio  Palladio  in  fine 
della  sua  lettera  dedicatoria  al  Gorìtz,  scrìve:  <  Librum  itaque  istum,  quem 
<  tu  capsula  occlusum  tenebas,  in  tua  cellula,  ad  levam  manum,  sopito  nuper 
€  tibi  subrìpui,  et  quasi  a  Sileno  dormiente  Yergiliani  pueri,  sic  ego  a  Co- 
«  rycio  sene,  aeterna  (!)  carmina  clam   extorsi,  invulgandaque  typis  dedi  ». 


280  V.    GIAN 

due  distici  dello  storico  comasco,  allora  semplice  maestro  Paolo 
Giovio  ;  al  quale  l'Arsilli  indirizzava,  come  a  collega  in  medicina , 
il  carme  de  poétts  urbanis,  pubblicato  la  prima  volta  in  fine 
dello  stesso  volumetto,  E  poiché  questi  distici  sono  i  soli  cono- 
sciuti del  nostro  Autore,  e  sono  due  soltanto,  penso  di  riferirli: 

An  vivunt  Coryti  Parlo  sub  marmore  Divi? 

Naturae  an  potius  hoc  rear  artis  opus? 
Artis  opus,  veras  natura  expromere  formas 

Si  bene  vult,  posthac  discat  ab  arte  opus  est. 

Dove  i  concettini  della  peggior  maniera  epigrammatica  allora 
in  voga  (1)  non  ci  fanno  desiderare  altri  saggi  della  Musa  la- 
tina e  seria  del  Giovio,  né  c'inducono  a  biasimare  il  suo  discen- 
dente e  apologista,  il  conte  Giovambattista  Giovio,  il  quale,  scri- 
vendone Velogio,  si  limitò  a  dare  la  notizia  che,  fra  i  manoscritti 
di  Paolo,  aveva  trovato  altri  suoi  versi  latini,  soggiungendo  che 
sentivano  «  lo  stento  del  prosatore  »  (2). 

E  bene  fece  e  mostrò  di  avere  chiara  coscienza  delle  proprie 
forze  e  delle  proprie  attitudini  il  Giovio,  quando  affidava  ad  altri 
poeti  e  per  buona  parte  al  nipote  suo,  Paolo  Giovio  il  giovane, 
la  illustrazione  o  iconografia  poetica  degli  Elogia  virorum  bel- 
lica virtute  illustrium  (3). 


(1)  Mi  basti  recare  a  riscontro  il  noto  epitafio  composto  da  Pietro  Bembo 
per  Raffaello  d'Urbino:  «  Hic  situs  est  Raphael;  timuit  quo  sospite  vinci  | 
«  Rerum    magna  parens,  quo  moriente   mori  »  —  che  non  a  torto   TAlga- 
ROTTi,  Opere,  t.  X,  p.  161,  giudicava  cosa  strampalata. 

(2)  Elogio  cit.,  ed.  cit. 'Nota  23,  p.  78.  Forse  il  conte  Giovambattista  si 
riferiva  a  certi  epigrammi  latini  da  me  trovati  fra  le  carte  d'uno  degli  eredi 
Giovio  che  sarà  più  sotto  ricordato,  accanto  ad  alcune  lettere  di  Paolo  il 
vecchio.  Quegli  epigrammi,  contenuti  in  due  fogli  staccati,  sono  certo  di 
mano  sua,  ma  potrebbero  anche  essere  una  semplice  trascrizione.  Riproduco, 
a  titolo  di  saggio,  il  primo  di  essi  : 

De  Angusto. 
Quem  praefecerunt  cunctis  mortalibus  unum 

Numina  quemque  homines  inseruere  deis, 
Auguste,  haee  facies  unì  cui  Fata  dedere 

Uno  se  maius  cernere  posse  nihil. 

(3)  Questi  versi  latini  di  Paolo  il  giovane  furono  poi  raccolti  nei  Carmina 


GIOVIANA  281 

In  un  altro  genere  di  poesia  latina,  più  confacente  all'indole 
del  suo  ingegno,  doveva  il  Giovio  far  prova  meno  infelice,  seb- 
bene né  egli  stesso,  né  alcuno  dei  contemporanei  e  dei  biografi 
suoi  ce  ne  abbia  lasciato  ricordo. 

Già  s'è  visto  accoppiato  al  nostro  poeta  comasco,  il  raccogli- 
tore ed  editore  della  Coryciana,  quel  Blosio  Palladio  (cognome 
latinizzato  ed  abbellito,  giusta  il  noto  costume  accademico,  del- 
l'originario  Pallai)  che,  oriundo  dalla  Sabina,  ebbe  la  cittadi- 
nanza romana,  fu  uno  dei  riformatori  del  Ginnasio  di  Roma,  e 
poi,  scrittore  di  brevi  pontifici  sotto  Leone  X,  Adriano  VI,  Cle- 
mente VII  e  Paolo  III,  e  uno  dei  più  operosi  membri  dell'Acca- 
demia romana,  doveva  morire  vescovo  di  Foligno  nel  1550,  cioè 
due  anni  prima  dell'amico  suo,  anch' egli  futuro  vescovo  di 
Nocera  (1).  Ma  non  era  soltanto  accademico  e  scrittore  di  brevi 
il  Blosio;  era  anche  prosatore  e  verseggiatore  elegante  ed  arguto, 
e  si  dimostrò  descrittore  efficace  delle  meraviglie  della  Villa 
Chigiana  (2)  e,  compagnone  allegro,  allietava  i  geniali  convegni 
dei  letterati  romani  col  suo  spirito  e  i  suoi  motti  «  piena  festi- 
ni; vitatis  ac  venustatis  »,  come  scriveva  il  Sadoleto  ricordandolo 
accanto  al  Casanova  e  al  Capella  (3). 


illtistr.  poetar.  Ilalor.,  t.  V,  pp.  42942  della  ediz.  Florentiae,  17^0;  dove 
però  non  figurano  quelli  da  lui  scritti  in  lode  (una  lode,  al  solito,  smaccata) 
di  Alfonso  d'Este,  che  si  trovano  subito  dopo  la  lettera  con  cui  Paolo  Giovio 
il  vecchio  dedicava  al  cardinale  Ippolito  d'Este,  con  la  data  «  ex  Musaeo  nostro 
«  ad  Larium  Nonis  Maii  MDL  »,  il  suo  Liber  de  vita  et  gestis  Alfonsi 
Alestini  Ferrariae  ducis,  Florentiae,  Torrentinus,  s.  d.,  ma  1550,  in  fol.,  p.  4. 

(1)  Ho  tratto  queste  notizie  intorno  al  Pallai  dalle  pagine  che  precedono 
la  sua  Orazione  recitata  nel  1521  alla  presenza  di  Leone  X  e  pubblicata 
negli  Anedocta  litteraria  ex  mss.  codicibus  eruta  (voi.  II,  Roma  [1773], 
pp.  163-90)  insieme  con  un'altra  parimente  tenuta  alla  presenza  di  papa 
Leone.  L'editore,  Stefano  Borgia,  vi  pubblicò,  traendolo  dall'Archivio  segreto 
Capitolino,  un  notevole  documento,  cioè  il  decreto  con  cui  i  Conservatori  di 
Roma  concedevano  la  cittadinanza  a  Blosio,  il  3  dicembre  del  1516  (pp.  174-6). 

(2)  Alludo  al  raro  volumetto  intitolato  Suhurbanum  Augustini  Chisii 
per  Blosium  Palladium,  impresso  in  Roma,  per  Jacobum  Mazochium,  MDXII. 

(3)  Questo  il  Sadoleto  scriveva  in  una  lettera  del  1529,  che  sarà  riferita 
meglio  più  innanzi  (Sadoleti  opera  ecc.,  Verona,  Timermann,  1737,  t.  I, 
Epist.  lib.  V,  n»  18,  p.  118). 


282  V.    GIAN 

Doveva  anche  essere  un  geniale  parlatore  e  dotto  espositore, 
se  messer  Ludovico,  nella  sua  Satira  (VII)  a  Bonaventura  Pisto- 
filo,  scriveva  ch'egli  avrebbe  preferito  la  sua  vita  tranquilla  e 
modesta  a  quella  agitata  e  romorosa  di  Roma,  resistendo  perfino 
alle  attrattive  più  forti,  rinunziando  ai  piaceri  intellettuali  più 
puri  e  graditi,  come  quello  di  contemplare  e  studiare  le  rovine 
dell'eterna  città  in  compagnia  di  amici,  quali  il  Bembo,  il  Sado- 
leto,  il  dotto  Giovio,  il  Cavallo,  il  Blosio,  il  Molza,  il  Vida  e  il 

Tebaldeo 

Tor  d'essi  or  uno,  e  quando  un  altro  guida 
Pe'  sette  colli,  che  col  libro  in  mano 
Roma  in  ogni  sua  parte  mi  divida. 

—  ciceroni  impareggiabili  d'un  impareggiabile  visitatore! 

Cosi  un'altra  volta,  e  nei  versi  del  grande  ferrarese,  ci  com- 
paiono riuniti,  e  non  a  caso,  i  due  amici  (1). 

Ma  essi,  che  per  la  somiglianza  dell'indole  e  la  comunanza 
della  vita  dovevano  essere  in  Roma  quasi  inseparabili,  ci  riap- 
pariscono insieme  in  un  documento,  che  per  esser  poetico  non 
ha  minore  efficacia  degli  altri  a  ricondurci  col  pensiero  a  quella 
curialesca  società  romana,  in  mezzo  a  quegli  allegri  parassiti 
della  corte  pontificia,  che  in  romorosa  e  varia  brigata,  fra  i 
pranzi  e  gli  arguti  e  dotti,  ma  spesso  grassi  conversari,  continua- 
vano le  tradizioni  di  quella  specie  di  bohème  tra  epicurea  e 
letteraria,  che  fioriva  all'ombra  del  Vaticano  sin  dai  tempi  del 
famoso  ììugiale,  ove  Poggio  porgeva  ascolto  al  matto  novellare 
e  ne  faceva  tesoro  per  le  sue  Facetiae. 

E  i  pranzi,  quantunque  non  luculliani,  non  dovevano  essere  i 
desinari  dei  magri  tinelli,  di  così  triste  memoria  nei  versi  e  nelle 


(1)  II  Giovio  e  il  Pallai  ci  appariscono  uniti  anche  in  quel  capitolo  Bel 
Pescare,  che  il  Virgili  nella  sua  edizione  delle  Rime  del  Berni  (Firenze,  1885, 
p.  184)  ha  posto  fra  le  rime  apocrife.  In  esso  il  poeta  dice,  scherzando,  ma 
non  senza  un  fondamento  di  verità,  che  «  Blossio,  Giovio,  Domizio  e  il  buon 
«  Rangone,  |  Che  tengon  del  pescar  la  monarchia,  (  Gorrerebbono  in  India  a 
«  tal  boccone  »,  cioè  ad  un  buon  pesce.  Notisi  dunque  sin  d'ora  che  i  due 
amici  ci  si  mostrano  accomunati  nel  peccato  di  gola. 


GIOVIANA  283 

prose  dei  secoli  XV  e  XVI  —  come  del  Pistoia,  dell'Ariosto  e  del- 
l'Aretino —  dovevano,  specialmente  in  certe  occasioni  straordi- 
narie, abbondare  di  succulenti  vivande,  essere  inaffiati  di  buon 
vino  e,  sovratutto,  di  buon  umore.  Di  pranzi  il  nostro  Giovio  si 
intendeva  abbastanza,  anche  per  la  sua  qualità  di  medico  e  di 
buongustaio  sperimentato  e  per  la  speciale  competenza  da  lui  ac- 
quistata nello  studiare  una  parte  notevole  della  storia  naturale 
e...  della  gastronomia,  quella  dei  pesci  in  uso  alla  corte  romana. 

Si  sa  infatti  che  nell'anno  medesimo  (1524),  in  cui  Blosio  Pal- 
ladio dava  furtivamente  in  luce  la  Coryciana,  e  precisamente 
nel  marzo,  il  Giovio  pubblicava  la  sua  operetta  De  romanis  pi- 
scibus,  dedicandola  al  cardinale  Lodovico  di  Borbone  con  una 
lettera  datata  «  Ex  Vaticano  IH  Calend.  Aprilis  ».  Che  questa 
dedica  del  Giovio,  grande  uccellatore  di  pranzi  e  di  doni,  nonché 
di  benefizi,  fosse  disinteressata,  non  potremmo  noi  credere  in 
alcun  modo:  tanto  è  vero  che  egli  medesimo  ebbe  più  tardi  a 
confessare  che  essa  non  gli  recò  quel  frutto  che  se  ne  attendeva(l). 

L'operetta,  estremamente  rara  nella  edizione  originale  latina, 
più  che  un  saggio  d'ittiologia,  come  il  titolo  farebbe  supporre,  è 
un  lavoro  di  erudizione  letteraria  insieme  e  scientifica,  tanto  è 
cosparsa  di  citazioni  tolte  da  Plinio,  da  Galeno,  da  Ateneo  e  da 


(1)  In  una  lettera  scritta  più  tardi  a  M.  Galeazzo  Florimonte  (Lettere  vol- 
gari, in  Venetia,  Sessa,  1560,  e.  57  w  sg.)  il  Giovio  ci  fornisce  importanti  no- 
tizie, come  si  può  vedere  dai  passi   seguenti  :  «  Quanto  a  quei  che  mi  ricerca 

<  V.  S.  de  caena  Pontificia  a  richiesta  del  gran  Fracastoro,  io  farò  una 
«  confessione  generale  de'  miei  concetti  a  quella,  dicendo,  che  domandan- 
€  domi  il  Signor  Cardinal  di  Carpi  ch'io  gli  facessi  un  trattatello  de'  vini, 
€  che  si  beono  in  Roma,  io  gli  risposi  che  questo  trattato  entrava  nel  gio- 

<  condissimo  libro  De  esculentis  et  poculentis,  quae  veniunt  in  mensam 
€  Romani  Pontificis,  il  qual  libro  mi  venne  in  mente  di  comporre,  quando 
«  io  hebbi  scritto  e  stampato  l'erudito  et  faceto  libro  De  piscibus,  imagi- 
€  nandomi  che  v'entrerebbono  molti  dottrinali  discorsi  di  animali  et  d'uccelli, 

<  et  di  frutta,  dei  quali  parlandone  latinamente  non  solo  farebbono  inna- 
«  morare  i  galanti  huomini,  ma  ancora  i  curiosi  pedanti...  ».  Ma  le  sue  spe- 
ranze fallirono,  <  la  fatica  de'  Pesci  m'andò  vota  col  Cardinal  di  Borbone, 
*  al  qual  dedicai  il  libro,  rimunerandomi  esso  con  un  benefìzio  fabuloso,  si- 
«  tuato  nella  isola  Thile  oltre  le  Orcadi  ». 


284  V.   GIAN 

altri  antichi,  talvolta  anche  da  moderni,  quali  il  Platina  (1),  di 
cui  l'autore  dice  che  fu  «  diligens  historicus  et  cocus  indu- 
«  strius  »  (cap.  XVII).  Ma,  più  che  in  questo,  la  sua  attrattiva 
consiste  nell'elemento  personale,  soggettivo  che  essa  contiene, 
nel  gran  numero  e  varietà  di  aneddoti  piccanti  e  di  notizie  spesso 
curiose  (2),  onde  lo  scrittore  ha  saputo  ravvivare  la  materia  di 
per  se  tutt'altro  che  dilettevole. 


(1)  Si  sa  infatti  che  Bartolomeo  Platina  compose  un  libro  curioso  de  Ito- 
nesta  voluptate  et  valetudine  tuenda  (nella  ristampa  di  Lione  del  1541  il 
titolo  è  diventato:  Be  tuenda  valetudine.  Natura  rerum  et popinne  scientia) 
uscito  primieramente  in  luce  l'anno  1475,  e  che  in  realtà  non  è  che  un 
trattato  di  cucina  e  d'igiene.  Nella  dedicatoria  al  cardinale  Roverella  l'u- 
manista cremonese  cita  i  suoi  precursori,  come  più  tardi  farà  il  Giovio: 
«  Scripsi  ego  de  obsoniis,  Catonem  virum  optimum,  Varronem  omnium  doc- 
«  tissimum,  Columellam  et  Caelium  Apicium  imitatus  ».  E  che  dal  Platina 
appunto  traesse  il  Giovio  il  concetto  della  sua  operetta  si  ricava  meglio  da 
queste  altre  parole  dell'accademico  romano:  «  Scribere  de  obsoniis  et  pul- 
«  mentis  nostrorum  temporum  et  quibus  maxime  aula  Rom,ana  vescitur, 
«  deinceps  institui  ».  Dell'opera  del  Platina  ebbe  a  parlare  recentemente 
ViTT.  Rossi  in  questo  Giornale,  XIII,  1889,  pp.  101-4. 

(2)  Riferisco  qui  la  burla  fatta  da  Leone  X  a  fra  Mariano,  e  la  riferisco 
per  intero  anche  perchè  il  Graf  (Un  buffone  di  Leone  X,  in  Attiaverso 
il  Cinquecento,  Torino,  1888,  p.  384)  ricordandola,  la  ricavava  dal  cenno 
compendioso  e  inesatto  del  Domenichi.  Il  Giovio  dunque,  dopo  parlato  del 
condimento  migliore  per  la  lampreda  (cap.  XXXIV),  cosi  continua:  «  Quo 
«  condimento  Leo  X  in  minore  fortuna,  ioci  causa,  ut  convivium  exhilararet, 
«  Marianum  cucuUatum  salsum  et  ridiculum  hominem  memorabili  impostura 
«  decepit.  Namque  funem  instar  lampetrae  incoctum,  multoque  ilio  iurulento 
«  immersum  grandi  in  patina  apposuit,  ut  notam  omnibus  eius  edacitatem  gu- 
«  lamque  eluderet,  qui  iam  magna  pultarii  parte  absumpta  pseudolampetram 
<'.  aggressus  diu  multumque  cum  ea  maxillis  ac  dentibus  inhaerentem  col- 
«  luctans,  cachinnum  cunctis  tollentibus  facetissime  respondit:  utinam  sic 
«  mihi  saepius  illudatis,  nam  in  hoc  condimento  non  modo  funes,  sed  et 
«  ipsas  catenas,  quibus  insani  vobis  similes  vinciuntur,  et  cum  voluptate 
«  quidem  absumerem  ».  Altrove  (cap.  XXXIX),  parlando  dei  polipi,  dei 
molluschi  ecc.  osserva  che  sono  cibi  di  difficile  digestione  e  soggiunge: 
«  qua  maxime  de  causa.  Clementi  Pontifici  Max.  ex  huiusmodi  mollibus 
«  obsonia  appetenti,  in  mensa  palam  totum  eorura  genus  saepissime  sim 
«  detesta tus  ».  Non  si  dimentichi  che  allora  il  Giovio  era  medico  di  papa 
Clemente.  E  insieme  con  questo  e  con  Leone  X  ci  apparisce  anche  Giulio  II, 
nel  capitolo  (XLI)  de  Salsamentis:  «  Caviaria  Julio  secundo  Pont.  Max. 
«  mirifice  placuerunt,  quod  deiectum  ei  ciboram  gustum  saepius  allevassent, 
«  et  siti  vinisque  pariter,  ut  in  senibus  accidit,  mire  lenocinari  viderentur  ». 


GIOVIANA  285 

Di  questa  operetta  ebbi  fra  mano  un  esemplare  posseduto  ora 
dalla  Biblioteca  Comunale  di  Como  (1),  doppiamente  prezioso, 
perchè  sparso  i  margini  di  postille,  e  talvolta  il  testo  di  corre- 
zioni, di  mano  del  Giovio  stesso,  il  quale  anzi,  subito  dopo  il  Finis, 
nell'ultima  carta  fece  l'annotazione  seguente:  «  1527  Julio  mense, 
«  revisus  futi  hic  liber  Cesis  durn  pestis  neap.[oli]  et  per  totam 
«  campaniam  seuiret  ». 

Egli  si  richiama  spesso  alla  sua  esperienza  personale  di  buon- 
gustaio, ai  banchetti  ai  quali  aveva  preso  parte.  Fra  gli  altri  è 
degno  d'essere  ricordato  il  cap.  XXXV,  che  qui  riferisco  anche 
per  dare  un  sa^io  di  questa  operetta  gioviana,  più  nota  e  più 
comunemente  citata  nella  versione  dello  Zancaruolo:  «  Soleo  ego 
«  plerumque  mirari  quosdam,  qui  ut  sapientiores  videantur,  Be- 
«  nacinum  Carpionem,  Padanum  Silurum,  et  e  mari  plures  pisces 
«  Larianis  troctis  vel  anteponere,  vel  exaequare  solent,  et  itera 
«  Soranae  Troctae  in  eo  genere  principatum  attribuant,  quum  ma- 
«  xime  fallantur  ».  E,  con  una  vanteria  da  gastronomo  consu- 
mato, soggiunge  :  «  Neque  enim  obsoniorum  adeo  imperitus  esse 
«  possum,  ut  temere  de  hac  re  indicare  sim  existimandus,  quum 
«  ex  supero,  inferoque  mari,  cunctisque  prope  lautis  saepe  con- 
«  viviis  gustaverim,  et  certa  comparatione  contulerim.  (È  il  me- 
«  todo  comparativo  applicato  alla  scienza...  gastronomica!).  Sed 
«  fortasse  evenit,  ut  homines  ea  maxime  probent  esculenta,  quibus 
«  a  pueritia  insueverint,  uti  nobili  accidit  Fiorentino,  qui  quum 
«  in  coena  Leonis  Pontificis  pelagli  (sic)  pisces  vario  discumben- 
«  tium  iudicio  certatim  atque  impense  laudarentur;  extollatis  ut 
«  lubet,  inquit,  convivae  marinos  pisces,  ego  certe  Thrasymeniam 
«  Tincam  conditam  Leucophago,  his  Vestris  Triglis ,  Spigolis  et 
«  Rhembis  praetulero.  Quod  dictum  ut  insulsum ,  omnibus  prae 
«  risu  lachrymas  excussit,  et  in  proverbium  paulo  post  receptum 


(1)  Di  questo  esemplare  parlò  il  dott.  F.  Pudbni  (P.  Frico)  in  una  delle 
due  Noterelle  di  storia  medica  comasca.  Conio,  tip.  Ostinelli,  1889,  inti- 
tolata Un  medico  vescovo,  ma  con  superficialità  ed  inesattezze,  dubitando 
persino  dell'autografia  delle  postille  e  delle  aggiunte  manoscritte  e  riferendo 
tradotta  scorrettamente  la  nota  finale. 


286  V.   GIAN 

«  authori,  qui  antea  ignotus  erat,  maximam  attulit  claritatem  ». 

E  come  rifioriscono  sotto  la  sua  penna  agile  e  destra  i  ricordi 
dei  pranzi  gustati!  Viene  egli,  per  esempio,  a  trattare  del 
«  Lechia  »  ?  Ed  ecco  il  suo  pensiero  correre  ad  un  geniale  ban- 
chetto da  lui  goduto  in  Genova,  nientemeno  che  in  casa  Fieschi: 
«  Ottobonus  Fliscus  genere  ac  hospitalite  illustris,  quum  Genuae 
«  essem,  festivo  matronarum  convivio  tricubitalem  molis  apposuit 
«  Lechiam,  quae  non  modo  Roraanorum  sed  et  Pelagiorum  piscium 
«  omnium  laudes  magno  intervallo  superavit  »  (cap.  VII). 

Ma  veniamo,  ch'è  tempo,  al  documento  poetico  più  sopra  ac- 
cennato, in  servigio  del  quale  ho  premesso  queste  poche  notizie 
intorno  alle  abitudini  epicuree  della  società  curialesca  romana, 
della  quale  il  Giovio  ed  il  Blosio  erano,  come  s'  è  detto,  parte 
notevole  ed  attiva.  Il  documento  è  costituito  da  alcuni  versi 
latini  burleschi,  che  io  non  esito  ad  attribuire  al  Giovio  stesso 
e  che  ci  sono  conservati  nel  cod.  Vaticano  Ottobon.,  2413  (1). 

Come  si  vede  subito  daWarffwnentum,  questi  versi  ci  traspor- 
tano proprio  in  mezzo  ad  uno  di  quei  banchetti  sollazzevoli  che 
rallegravano  la  vita  dei  gaudenti  prelati  e  parassiti  di  Cle- 
mente VII ,  il  quale,  più  di  quanto  comunemente  non  si  creda, 
come  le  vicende  della  sua  disgraziata  politica  glielo  permette- 
vano, preferiva  continuare  e  lasciar  continuare  alla  sua  Corte  la 
tradizione  del  suo  predecessore  mediceo,  meglio  che  non  quella 
dell'austero  fiammingo. 


(1)  Questo  codice  consta  di  parecchi  fascicoli,  scritti  da  varie  mani,  per 
lo  più  del  sec.  XVI.  Il  componimento  che  qui  si  pubblica  si  trova  verso  la 
fine  (e.  IHr. -115v);  e  la  sua  scrittura  si  può  anche  assegnare  al  sec.  XVI, 
sebbene,  avendo  l'amanuense  voluto  imitare  la  stampa,  riesca  difficile  deter- 
minare l'età.  Come  affermo  nel  testo,  io  propendo  a  credere  opera  del  Giovio 
questo  carme  convivale,  sebbene  a  tergo  dell'ultimo  foglio  si  legga  (stenta- 
tamente, perchè  in  parte  abraso),  di  mano  diversa  ma,  pare,  contemporanea 

a  quella  che  scrisse  il  componimento:  CJarmen  Fa {ii?'\  de  Fasiano,  dove 

forse  non  si  accenna  al  nome  dell'autore,  come  giudicò  il  dr.  F.  Patetta,  che 
cortesemente  mi  collazionò  questi  versi ,  ma  all'  argomento  di  essi ,  quasi 
Carmen  facetum  de  fasiana.  Il  titolo  e  la  natura  del  componimento,  l'eru- 
dizione gastronomica  classica,  l'accenno  finale  alle  storie  gioviane  (historiis 
meis)  m' inducono  ad  attribuire  questi  versi  al  Giovio,  come  aveva  fatto 
il  Borgia  (Anedocta  litter.  cit.,  voi.  II,  p.  181),  il  quale  ne  riferì  anche  il 
titolo  e  il  principio. 


GIOVIANA  287 

Il  carme  convivale,  d'intonazione  umoristica,  letto  dal  Giovio, 
si  divide  in  due  parti;  nella  prima  egli  spiega  ai  convitati  l'ori- 
gine del  banchetto,  dovuto  non  alla  spontanea  liberalità  del 
Blosio,  ma  ad  una  pena  inflittagli  per  essere  stato  sorpreso  nel- 
l'atto di  divorare  da  solo  —  l'egoista  ghiottone!  —  un  bel  fa- 
giano. Nella  seconda  il  Giovio  scaglia  contro  il  reo  una  invettiva 
terribile,  una  vera  scarica  di  proiettili...  mitologici,  a  cui  è  facile 
imaginare  come  dovessero  far  eco  le  risate  dei  commensali.  E 
difatti  l'enumerazione  solenne,  quasi  epica  dei  crudeli  castighi 
divini,  che  avrebbero  colpito  il  povero  Blosio,  qualora  si  fosse 
ribellato  alla  sentenza,  e  la  minaccia  finale  che  il  Giovio  gli  ri- 
volge di  condannarlo  all'eterna  infamia  nelle  sue  storie,  dove- 
vano essere  d'un  effetto  irresistibile. 

Ma  lasciamo  la  parola  alla  Musa  burlesca  di  maestro  Paolo, 
leggiamo  questi  suoi  versi  che,  se  non  m'inganno,  recano  le 
tracce  della  semi-improvvisazione  : 

Argumentum  criminis.  Depraehensus  est  a  Jovio  Blossius  Phasianam, 
ingentem  solus  vorans.  Nunc  Blossium  timore  adductum.  Non  sponte 
aut  dapsili  animo  exhihere  convivium,  Verum  trepidantem,  conterritum 
oc  voti  reum.  Instante  quadrata  ade  Phalaeciorum. 

Ad  Convivas. 

Convivae  eximij,  caterva  vatum  1 

Mensas  commeriti  aureas  Deorum, 
Cura  laeti  Aethiopum  thoros  frequentant, 
Nolim  ludificarier  male  hic  vos, 
Nolìm  OS  sublinier  cate  (1).  Iste  cactus  5 

Non  vestri  studio  aut  bono  coactus 
Grate  munere  liberalitatis. 
Nulla  dapsilitate,  amore  nullo  est. 
Sed  metu,  atque  animo  baud  nimis  benigno. 
Namq««  ut  noster  hic  audit  estiator,  10 

Quadrato  agmine  ferrier  Phalaecum 


(1)  Essere  accortamente  beffato:  è  frase   del    tutto   plautina,   come   altre 
forme  che  occorrono  in  questa  poesia;  ad  esempio,  V estiator  del  v.  10. 


288  V.   GIAN 

Ultorem  rigidum  improborum,  et  hostem 

Quam  magna  est  Nemesis  superbioruin , 

In  fletum  atque  humiles  preces  refusus, 

Tantis  si  erueretur  a  periclis,  15 

Vovit,  quos  ecatombe  habet  paratus. 

Gommisit  capital,  furori  abactus 

Divum  munere,  qui  fovent  Poetas, 

Votum  solvit  Apollini  atqwe  Musis. 

Ergo  band  symposium  datum  putetis  20 

Sponte,  aut  (quod  bene  fit)  libente  vultu, 

Extortum  pavido,  metu  et  tremore  est. 

Poenas  sacrilegi  dat  iste  facti. 

Verum  ut  dapsiliter  parata  mensa  est, 

Atque  habent  speciem  ista  comitatis,  25 

Aequiore  animo  esse  convenit  vos, 

Rectum  ducere  quicquid  est  paratus. 

Inter  pocula  hebet  Solonis  Axon  (1), 

Per  mensam  rigor  obstupescit  omnis, 

Indulgentia  criminum  notae  huius,  30 

Multa  inter  saecula  saepe  vos  fatiget. 

Iniuriarum  Ubellus.   Jovius  Blossio  diem  dicit  et  diras,  qudd  avem  pha- 
sianam  solus  comederit. 

Quae  nani  te  mala  mens,  miselle  Blossi,  1 

Immane  ad  scelus  impulit?  quis  autem 

Quis  Deus  tibi  non  bene  advocatus 

Tam  tetrum  facinus  patrare  suasit, 
Ut  solus  tibi  Phasidis  volucrem  5 

Privata  exederes  voratione? 

Oblitus  pariter  vetusti  amici 

Jovi,  nec  memor  uUius  tuorum. 
Grudelis,  quid  enim,  ni  et  ante  nostra 

Extarent  merita  eminenter  in  te,  10 

Aut  non  plus  oculis  meis  te  amarem? 


(1)  Solonis  Axon.  Nel  significato  qui  attribuitole  dal  Giovio  la  parola  è 
registrata  solo  al  plurale  Axones,  anche  dal  Porcellini,  che  scrive:  «  Axones 
«  sunt  axes  seu  tabulae,  in  quibus  descriptae  erant  leges  Solonis  (Gellio, 
«  2.  12)  »,  e  per  questo  le  leggi  stesse  son  dette  axones  da  Ammiano. 


GIOVIANA  289 

Quid  peius  faceres  maligne  agenti? 
Quantis  te  oflBciis  modo,  ante,  nuper, 
Gum  vel  munia  publica  ingruerunt. 
Privative  quid  incidit  negoti,  15  t 

Quanto  deraerui  te  inique  cultu. 
At  non  plus  memor  es,  modo,  ante  nuper, 
Gestorum,  hercule,  quam  si  olente  mensa 
Potares  Aidonei  paludem, 

Aut  atris  tuus  occubaret  umbris.  20 

Negas?  vidi  ego,  jam  negare  non  quis. 
Vidi  me  hercule,  nec  videre  iuvit, 
Cum  tute  immemor  omnium  tuorum 
Seposto  ad  crapulam  thoro  accubares. 
(Verbo  nempe  opus  est  amarulento,  25 

Piget  dicere,  sed  necesse  dicto  est. 
Nam  probrum  furor  exprimit  neganti. 
Et  fletum  dolor  excit  abnuenti). 
Cum  solus  tibi  Phasidis  volucrem, 
Ingrate  immemor  omnium  tuorum  30 

Privatae  penitus  vorationi. 
Secreto  ad  crapulam  thoro  applicares. 
Tum  totam  tibi  soli  avem  involares? 
Nec  vel  crus  sineres  aventi  amico, 
Nec  iaci  os  paterere  blandienti  35 

Feli,  nec  catulo,  ore  gannienti? 
Addam  plus  nihil.  Avocat  dolor  me, 
Ac  facti  impiotate  vellitur  cor, 
Tum  verba  impediuntur,  ira  oborto 
Fletu,  nec  lacrimas  tenere  promptum  est.      40 
Constat  crimen,  et  hoc  nefas  piandum  est 
Non  verbis,  animove  poenitentum, 
Quali  apud  cathedras  sacratiorum 
Patrum,  fassus  ut  es  malignitatem. 
Imposta  hanc  abolet  manu  sacerdos  45 

Sed  noxae  fieri  satis,  necesse, 
Damnumque  aere  tuo,  datum,  reponi. 
Et  cum  foenore  crimen  eluendum  est. 
Quare  hoc  aut  facito,  aut  eamus  in  ius. 
lUic  te  peragam.  Dicamque  dicam  50 

OiomaU  itorieo,  XVII.  fase.  60-51. 


1» 


290 


60 


65 


V.   GIAN 

Qualis  nulla  triumviris  recepta, 
Vitae  ut  quis  reus  actus,  et  peculi  est. 
Neqwe  est  quod  tibi  blandiare,  vel  quod 
Speres  confore,  blandia  ut  ista  Pitho, 
Istaec  bellula  fuco  adusta  verba,  55 

Hymettique  liquore  delibutum  os. 
Queis  Amphictyonum  putas  tribunal 
Posse,  atque  Areos  inquinare  Pagum, 
Vel  si  sanctius  est  in  orbe  quicquam, 
Nigro  te  abripiant  sceleste  Theta. 
Quod  si  evenerit,  at  Dei  videbunt, 
Et  facti  memores  erunt  nefandi. 
Nec  te  villula  eulta,  nec  Penates 
Liti  auro,  horribili  eximent  periclo. 
Nec  pomaria  Athlantidum  iuvabunt, 
Aut  arbusculae  ab  intimis  revulsae 
Phoeacum,  Hippomaneaqwe  agris  beatis, 
Doctaqwe  insitae,  et  eminente  destra, 
Ibunt  omnia  cogitata  pessum, 
Invadet  macies  mala  ornithones,  70 

Et  Peristereon  edace  muris  (1) 
Infestabitur  occidetque  dente 
Nec  Muraena  liquentibus  natabit 
Piscinis  valida,  aut  aiosa  pernix. 
Favos  stellio  destruet,  repulsas 
Instructo  ab  lare,  fuci  apes  fugabunt. 
Palo  capreoli  tui  abstinebunt, 

Et  statumine  palmes.  Hic  neque  ulmos 
Amplexabitur  obvius  maritas, 
Aut  traducibus  implicabit  alnos. 
Nec  prunus  variante  coccymelo 
Felici  insita  sorte,  nec  volemis 
Turgescet  pyrus.  Exuet  leporem 
Ficus,  in  steriles  refusa  olynthos. 
Gelu  Phyllida  perdet,  auferetur 
Gelu  persicus,  aridum  cacumen 

(1)  Peristereon,  specie  di  erba;  è  un  grecismo,  che,  come   altri  vocaboli 
di  questa  poesia,  è  tratto  da  Plinio. 


75 


80 


85 


GIOVIANA  291 

Tendet  punica,  nec  rubore  malus 

Reddet  medica,  obryzon,  unica,  aurum. 
Arescet  cucumis,  sapore  melo 

Blitum  reddet,  oluscola  interibunt  90 

Ab  radicibus,  aureae  Diones 

Eruca  abijciet  retusa,  calcar. 
Nec  poi,  nec  reperiri  erit  locellum, 

Ubi  ab  Gypride  Adonis  occulatur. 

Neqwe  aut  quod  vereatur  hic  adulter,  95 

Extiactis  raphanis,  nocente  muleta  (1). 
Quin  si  Aegyptius  immearit  urbem, 

Hortis  quod  coiat  in  tuis,  erit  nil. 

Pomis,  caepe  peribit.  Exedent  ea 

Hinc  locusta  fame  arida,  inde  bruchus         KK) 
Tum  vivaria,  comparata  tantis 

Ab  sudoribus,  hinnulos  petulcos, 

Damasqwe,  et  lepores,  cuniculosqwe, 

Martis  bellua,  et  ursus  involabunt. 
Prata  uligo  necabit,  arva  perdent  105 

LappaeqMe  et  tribuli  et  quae  iniqua  messi. 

Tristi  intemperie  enicant  colonos 

Atque  inutile  rus  tibi  ista  reddent. 
Stant  hae  coelitus  imminentqwe  dirae. 

Quod  si  Dij  tibi  judicesqwe  praeter  110 

Jus,  aequumqwe  bonumque,  adhuc  favebunt, 

Offusis  nebulis  Numae,  et  Lycurgo. 
Si  clepsydra  fluent  tuo  arbitratu, 

Oramti,  neque  quippiam  mali  in  te 

Cudetar,  sed  enim  eminente  fato  115 

Est  impune  tibi,  quod  ausus  usque  es. 
Non  poi  propterea  mihi  ipse  deero, 

Nec  me  destituet  probata  virtus. 

lUatum,  rabie,  impetu,  furore, 


(1)  Extinctis  raphanis.  Qui  pare  si  accenni  ad  una  virtù  mirabile  del 
rafano,  della  quale  ho  indamo  cercato  riscontri  nei  classici  ;  Plinio  stesso, 
che  del  rafano  parla  in  più  luoghi,  specie  nel  lib.  XIX,  cap.  26,  dove  di- 
scorre delle  molte  qualità  mediche  del  rafano,  di  questa  virtù  tace  interamente. 
Una  leggenda  germanica  sulla  rapa  ebbe  a  registrare  il  Dkqubernatis,  La 
Mythologie  des  plantes,  t.  II,  Paris,  1882,  p.  310. 


292  V.   GIAN 

Ultum  ibo  horribili,  probrum  alque  damnum  120 

Quare  edico  (tene  haec  proterve  menti, 
Ne  post  dieta  negassis  impudenter) 
Ni  cum  foenore,  avemqwe  phasianam, 
Sumen,  Felsineos  simul  botellos  (1), 

Porcorum  polimenta,  Callum  Aprugnum  (2),    125 
Apici  omnigenum  gulae  apparatum, 
Atqwe  Archaestrati  adempia  de  palato, 
Ab  Philoxenia  arte,  mox  reponis  (3). 

Laudent  quae  eximij  probe  helluones, 

Probet  quicquid  uhìque  ganeonum  est.  130 

Plus  dico,  neque  enim  sat  esse,  certum  est, 
Delenda  sceleris  patrationi. 

Ni  convivia  principis  Vitelli 

Aesopi  patinae  aemulus  reponis  (4), 


(1)  I  Felsinei  botelli  dovevano  essere  le  salsiccie  o  salami  di  Bologna;  ben 
diversi,  a  quanto  pare,  da  quelli  alla  cui  composizione  è  consacrato  un  ca- 
pitolo nel  trattato  di  Apicio  (lib.  I,  cap.  V,  De  vulvulis  et  hotellis). 

(2)  Gli  antichi  chiamavano  callum  aprugnum  o  semplicemente  callum 
la  parte  più  squisita  del  cinghiale  e  più  propriamente  «  lumbos  apri  teneram 
«  quamdam  duritiem  et  callo  similem  habentes,  propter  quam  comedentibus 
«  mire  commendabantur  »  (Porcellini).  Nel  trattato  di  Apicio  leggesi  un  ca- 
pitolo (lib.  VII,  1)  De  vulvis  et  callo  ed  un  altro  (lib.  Vili,  1)  De  condimentis 
et  praeparationibus  Aprugni. 

(3)  Nel  V.  126  il  poeta  allude  al  trattato,  già  citato.  De  re  culinaria  che 
va  sotto  il  nome  di  Apicio  e  che  «  Albanus  Torinus  »,  dandone  una  edizione 
nel  1541  in  Lione  (ap.  Seb.  Gryphium),  credeva  di  avere  scoperto  e  di  pub- 
blicare per  la  prima  volta  ;  mentre  il  libro,  trovato  nel  1454,  aveva  già  ve- 
duto la  luce  sino  dal  1498  in  Milano.  In  questa  edizione  appunto  è  probabile 
che  il  Giovio  l'avesse  conosciuto.  Nel  v.  127  è  fatta  menzione  di  Archestrato, 
antico  poeta  greco,  il  cui  poema  de  piscibus  et  ostreis  si  dice  sia  stato 
imitato  da  Ennio  nel  suo  Hedypathetica.  E  un  altro  poeta  greco  è  quel 
Philoxenus  cui  si  accenna  nel  verso  seguente.  A  lui  dobbiamo  anche  un 
poema  intitolato  Aelitvov,  nel  quale  si  celebravano  e  forse  si  mettevano  in 
ridicolo  i  banchetti  di  Dionigi  di  Siracusa.  Il  Giovio  non  ne  poteva  avere 
che  una  incompiuta  e  inesatta  conoscenza,  secondo  i  frammenti  conservati 
da  Ateneo;  giacché  solo  mercè  le  correzioni  e  la  ricostituzione  critica  del 
testo  dovuta  al  Meinccke,  al  Bergk  e  allo  Schmidt  si  potè  acquistare  un'idea 
abbastanza  precisa  del  curioso  poema,  descrittivo  e  satirico,  di  Filosseno. 

(4)  Questo  accenno  al  piatto  smisurato  fatto  fabbricare  dall'imperatore  Vi- 
tellio  è  ricavato  da  Plinio  (Natur.  hist.,  XXXV,  46,  4),  il  quale  narra  ap- 
punto che  «  Vitellius  in  principatu   suo...   condidit   patinam,  cui   faciendae 


GIOVIAXA  293 

Impressum  libi  stigma,  sempiterna  135 

Cum  nota,  historiis  meis  inuram, 
Indelebile  posteris  volumen. 

Denigraberis  in  mea  papyro, 

Ne  te  post,  macula  hac  lavent  profonda, 

M\Ttoum  pelagus,  nec  unda  Nili,  140 

Eris  scilicet  omni  in  orbe  notus. 

Quod  solus  tibi  Phasidis  volucrem 

Privata  abstuleris  voratione, 

Quare  si  sapies,  mala  haec  canebis. 

Curioso  vedere  il  nostro  Giovio  valersi  della  sua  storia,  che 
stava  covando,  per  fare  lo  scherzevole  ricatto  d'un  pranzo  alla- 
raico  ghiottone!  Ma  questa  poesia  anche  pel  fatto  che  le  diede 
argomento  e  pei  personaggi  cui  essa  si  riferisce,  mi  richiama 
alla  memoria  un  certo  bigliettino,  che  Bloso  da  Fabriano  indi- 
rizzava in  quegli  anni  medesimi  ad  Angelo  Golocci,  uno  degli 
Accademici  romani,  amico  del  Giovio  e  del  Palladio,  e  quindi 
probabilmente  partecipe  al  banchetto  testé  ricordato: 

«  Signor  mio  Angelo  (scriveva  messer  Bloso).  M.  Sanga  (1), 
*  M.  Lorenzo  Grana  (2)  ed  io,  jeri  stando  a  tavola  di  Monsig.  !)&• 


<  fomax  in  campis  exaedificata  erat  ».  L'Esopo,  nominato  nel  t.  134,  sa- 
rebbe il  figlio  del  celebre  istrione  e  famoso  egli  stesso  per  la  sua  ghiottomia. 
Si  riscontri  questo  passo  col  seguente  terzetto  del  Bemi,  nel  Capitolo  In 
lod^  d'Aristotele  (ed.  VraoiLi,  p.  100):  «  Che  t'arebbe  insegnato  qualche 
«  passo,  I  Più  che  non  seppe  Apizio  mai  né  Esopo,  |  D'arrosto,  lesso,  di  magro 
«  e  di  grasso  ». 

(1)  Giovanni  Battista  Sanga,  romano,  fu  segretario,  prima  del  cardinale 
Bernardo  Divizi  da  Bibbiena,  poi  del  Datario  Giberti  e  infine  di  Clemente  VII. 
Compose  versi  latini  lodati,  fra  gli  altri,  dall'Arsilli  (cfir.  in  TrRABOSCHi, 
Op.  cit.,  t.  VII,  P.  V,  il  De  poetis  urbanis,  vv.  23349  e  pp.  1316-7)  e  fu 
introdotto  dal  Berni  fra  gli  interlocutori  del  suo  Dialogo  contro  i  poeti.  Mori 
di  veleno  nell'agosto  del  1532,  per  un  disgraziato  accidente  di  cui  parlano, 
oltre  che  il  Muzio  in  una  nota  lettera  {Lettere,  Vinegia,  Giolito,  1^1,  e.  21  v 
e  8g.)  il  Varchi  nella  sua  Storia  fiorentina  (ed.  Le  Monnier,  II,  152)  ed  il 
Bembo.  Molte  sue  lettere  stanno  sparse  nelle  raccolte  dell'Atanagi,  del  Dolce, 
del  Ruscelli,  del  Porcacchi  e  del  Pino,  e  si  ha  anche  notizia  d'un  codice  di 
esse  che  esisteva  già  nella  biblioteca  Capponi. 

(2)  Su  quest'altro  letterato  e  prelato  romano,  morto  nel  1530,  è  da  vedere. 


294  V.   GIAN 

«  tario  (1),  ne  risolvemmo  venir  a  tavola  oggi  con  voi  ad  Aquam 
«  Virginem  (2);  e  così,  freti  humanitate  et  benignitate  tua,  ver- 
«  remo  alle  XXIII  bore.  Noi  ne  semo  condennati  in  presutio  uno, 
«  soppresciatis  duobus,  et  septem  libris  vitulini.  Tu  addes  reli- 
«  quum,  id  est  omnia,  praesertim  Pisones  et  Agrestones.  Nomina 
«  autem  convivarum  per  vos  invitandorum  sunt  baec,  videlicet 
«  Magister  Jo.  Gorytus  Edentulus  (3),  cum  hoc  Pylius  bostis  ri- 
«  tuum,  Testudo,  P.  Oursius  (4),  Lutius  (5)  ». 

Così,  fra  un  banchetto  e  l'altro,  fra  una  passeggiata  archeolo- 
gica e  una  dotta  conversazione,  fra  le  grasse  risate  e  i  bicchieri 
scaturivano  naturalmente,  di  quando  in  quando,  le  satire  e  i  motti 


oltre  il  Mandosio,  Biblioth.  rom.,  t.  II,  p.  304,  I'Ughelli,  Italia  sacra,  t.  I, 
col.  1240. 

(1)  E  il  noto  Giammatteo  Giberti. 

(2)  Cioè  nella  celebre  villa  del  Colocci,  costruita  presso  VAqua  Virgo  e 
ricca  di  antichità  e  di  iscrizioni,  raccolte  dall'operoso  possessore. 

(3)  E  il  famoso  Giovanni  Goritz,  pel  quale  rimando  al  lavoro  citato  del 
Geiger. 

(4)  Ignoro  chi  sieno  questo  Pylius  e  questo  Testudo,  che  dovevano  essere 
soprannomi  scherzosi;  il  Cursius  qui  ricordato  è  Pietro  Corsi,  accademico 
romano,  noto  per  la  sua  polemica  con  Erasmo,  ed  autore  di  certe  egloghe 
per  le  quali  rinvio  il  lettore  a  quanto  ne  scrissi  in  questo  Giornale  (XI, 
pp.  240-1  nota). 

(5)  Questo  Lutius  mi  sfugge,  se  pure  non  è  Io  stesso  che  quel  Lucius 
Gabriel  Aubimontius,  di  cui  leggonsi  tre  distici  nel  principio  della  Cory- 
ciana  (lib.  I).  II  biglietto  di  Bloso  da  Fabriano,  che  qui  riproduco,  fu  già 
pubblicato  dal  Lancellotti  in  quel  suo  volume  tanto  prezioso,  quanto  raro, 
che  ha  per  titolo  Poesie  italiane  e  latine  di  monsignor  Colocci  ecc.  Jesi,  1772, 
a  p.  79  delle  Poesie  italiane  ;  e  si  trova  nel  cod.  Vatic.  Regina  223,  e.  178  r. 
A  riscontro  della  poesia  convivale  del  Giovio  e  del  biglietto  di  messer  Bloso 
e  a  meglio  illustrare  le  abitudini  godereccie  ed  allegre  dei  letterati  del  nostro 
Cinquecento,  pubblico  qui  una  poesia  in  latino  maccheronico  che  un  noto 
letterato  veneziano.  Angelo  Gabrielle,  a  nome  degli  amici  indirizzava  a  Vin- 
cenzo Bembo.  Essa  si  trova  trascritta  di  mano  di  Marin  Sanudo  nel  cod. 
Marciano  Lat.  XII,  211  (e.  212  r)  ed  appartiene  probabilmente  al  terzo  de- 
cennio del  secolo:  ha  un  certo  pregio  di  curiosità  perchè,  se  non  altro, 
viene  ad  accrescere  la  serie,  piuttosto  scarsa,  dei  componimenti  maccheronici 
conosciuti.  La  riferisco  qui  tale  e  quale,  secondo  la  trascrizione,  evidente- 
mente non  sempre  fedele,  del  Sanudo: 


GIOVIANA  2^ 

e  i  versi  pungenti,  che  doveyano  concorrere  all'ultima  e  defini- 
tiva trasformazione  di  Pasquino  (1). 


Ad  Yinc«nlium  Bémbum. 
0  cogionornm  cogionissime  bembe  virornm 

qoi  nos  ut  pneros  acogionare  patas, 
Sed  DOS  p«rsatos  tibi  sachizaTÌmas  omnes 

de  eam&reta  salrarobaqu;  taa. 
Qaam  melìas  faerat  nobìs  dedisse  capretos 

quid  (sic)  promitebas,  ut  nihii  inde  dares. 
Ah  sorte  credebas  nos  eoe  solvere  noUem 

sicut  furfanti  niariolìq<<«  solent? 
Nescis  ben  demens  nescis  ben  perdite  bembe, 

qoam  obligatos  sis  nobis  nsqae  qaaqu«. 
Qaod  tibi  porcamm  costas  lassavìmus  omnes 

que  caoles  pot«rQnt  ingrassiare  tuas, 
Qnamyis  cridaret  largas  portante  bragessas 

ne  lassarentar  he  qnoqae  coste  tibi. 
Qaod  fame  perisset  ipse  ceterique  sodales 

si  nos  parisses  samptibos  ipse  tnis. 
Sed  qnia  consolnit  tanto  patiiarcha  periclo 

qai  nobis  tmtas  qni  te  malosqae  dabat 
Atqae  epnlis  bospes  excepit  magnas  opimis 

gaudìa  mille  illi  :  cancara  mille  tibi 

Angelos  Gabriel  et  socij. 

(1)  Non  intendo  qui  entrar  di  proposito  nella  questione  che  s'è  recentemente 
dibattuta  sulla  nascita  e  la  giovinezza,  a  dir  cosi,  di  Pasquino,  che  ebbe  prin- 
cipali e  degni  campioni  il  Morandi  e  lo  GxoLi  (cfr.  Giornale,  XV,  468,  XVI, 
471,  XVII,  150)  e  un  acuto  illustratore  nel  Luzio  (P.  Aretino  e  Pasquino,  in 
JV.  Antologia,  S.  Ili,  voi.  XXVIII,  fase.  16  agosto  1890).  Mi  basti  osservare 
che,  per  amore  della  propria  opinione,  sì  il  Morandi  che  lo  Gnoli  si  sono 
mostrati  troppo  esclusivi,  volendo  fare  tagli  netti  e  distinzioni  assolute  là 
dove  i  fatti  noi  consentivano.  E  a  questo  giudizio  m'induce  anche  il  consi- 
derare alcuni  nuovi  documenti,  che  per  certi  riguardi  costituiscono  quella 
che  direi  la  preistoria  di  Pasquino.  L'Infessura  nel  suo  Diario  (ed.  Tom- 
MASiNi,  Roma,  1890,  p.  158),  parlando,  sotto  l'anno  1475,  della  morte  di 
Sisto  IV,  ne  pronuncia  un  giudizio  severissimo  e,  fra  l'altro,  scrive  :  «  Hic 
«  litteratorum  et  bonos  mores  habentium  inimicus,  solum  illi  grati  erant 
<  mali.  Quare  condita  fuerunt,  nescitur  tamèn  per  quem,  multa  carmina  in 
«  eum,  quae  sunt  ista,  videlicet...  >  e  qui  il  diligente  cronista  riferisce  tre 
distici  violentemente  satirici  ed  altri  ne  cita  in  nota  l'editore,  traendoli  dai 
Pasquillorum  libri  a  stampa  ^Eleutheropoli,  1544).  Sebbene  mi  manchi  ora 
l'agio  di  fare  gli  opportuni  riscontri  con  questa  stampa  rarissima,  non  credo 
inutile  avvertire  a  questo  riguaido  che  nel  codice  Marciano  Lat.  XIV,  267 
scritto  da  Marin  Sanudo  sulla  fìne  del  sec.  XV,  si  leggono  alcuni  componi- 
menti satirici  contro  papa  Sisto  (e.  5i>-6r).  II  primo,  il  più  lungo,  è  inti- 
tolato In  Systum  Ponti f.  Max.  ed  incomincia:  «  Menia  quae  nuper  scele- 
«  ratis  presserai  armis   Àlfonsus»;  e  contiene,  fra  gli  altri,  i  versi  sgg.: 


296  V.   GIAN 

E  mentre  il  Colocci  si  lasciava  andare  a  scherzi  abbastanza 
triviali,  malgrado  la  maschera  latina  che  li  copriva,  all'indirizzo 


«  0  quanta  est  Systi  dementia:  vicerat  hostem  |  Nunc  tamen  vinci  passus 
«  ab  hoste  suo  est.  |  0  quanta  est  Systi  levitas:  qui  federe  fedus  |  Im- 
«  plicat:  ecc. ...  |  0  quanta  est  Systi:  totum  qui  sustinet  orbem  |  Perfidia  ecc.  :». 
11  secondo,  che  ha  questo  titolo  assai  notevole  per  noi  :  In  eumdem  Inventa 
In  Campo  flore  rome,  suona  cosi  :  «  Systus  agit  secum  fugiat  vendat  ne 
«  corona  |  Quadrantem  Insubris  non  habet  arca  ducis  |  Res  quoque  decoxit 
«siculus:  decoxit  etruscus,  |  Sint  tamen  ij  fortes,  Tum  leo  toUe  jubas  ». 
Dopo  altri  versi  In  Alphonsum  Ducem  Calabriae,  e  In  Comitem  Eyero- 
nimum,  de  Riario,  troviamo  questi  due  distici  col  nome  dell'autore:  In  pon- 
tificem,  Maximum,  per  hieronimum  Squarciafìcum,:  «  Dispersit  gemmasi 
«  et  vasa  argentea  sistus;  |  dispersis  gemmis  dividit  Imperium;  |  Diviso  Im- 
«  perio  restabant  oppida:  donat:  |  Mitra  cave  statuit  dicere:  sum  quod  eram  ». 
Nell'ultima  carta  del  cod.  Laurenz.  Plut.  XLI,  n»  33,  del  principio  del 
sec.  XVI,  si  legge  questo  sonetto  In  obitu  Alexandri  YI  Ponti f.  Max.  qui 
morte  ohijt  die  i8  Augusti  i503  hora  dici  XXI  ecc.:  «  Belzebù  mughia, 
«  et  nel  mughiar  si  dole  |  Che  si  per  tempo  è  giunto  al  terzo  regnio  |  El 
«  gran  vicario  che  fu  d'alma  pregnio.  |  L'orribil  loco  che  non  vide  il  sole  | 
Et  teme  che  chi  regge  està  ampia  mole  |  Non  lo  exponga  del  seggio  et  che 
«  più  degnio  |  Roderigo  ne  sia:  onde  ira  et  sdegnio  |  Affligge  quel  che  l'alme 
«  affligger  sole.  |  All'ombre  anchora  duole  il  cangiar  governo  |  Et  giugno 
«  all'urla  lor  nuovo  languire,  j  Che  chi  el  mondo  turbò,  turba  hor  l'inferno. 
«  I  Ah  Belzebù,  tu  se'  più  nobil  sire;  |  Almen  più  lieve  sia  il  tormento 
«  eterno.  |  Tutt'i  demon  son  pochi  al  suo  martire  ».  Subito  dopo  segue  que- 
st'altro sonetto:  «  Antequam  crearetur  novus  Ponti fex:  Chi  sarà  Papa? 
«  chi  diavol  lo  sarà?  |  Una  volta  el  collegio  diviso  è  |  Questa  faccenda  va 
«  tra  Re,  et  Re:  |  Non  so  ben  chi  di  lor  si  vincerà.  |  Roano  per  esser  lui 
«  in  poste  va  |  Et  seco  ha  Ascanio  che  vorrà  far  sé:  |  Napoli:  Siena:  Ales- 
«  sandrin[o]  son  tre,  |  Ch'ogniun  di  lor[o]  per  dio  gran  parte  v'ha  |  Credi  che 
«  s"habbia  ad  far  per  forza?  No  |  Che  dua  se  ne  farebbe,  o  forse  più  |  Per 
«  simonia  più  tosto  crederrò.  |  Ma  se  s'ha  ad  fare  uno  huom  ch'abbi  virtù 
«  I  Come  Capaccio  et  delli  altri  ch'io  so,  |  Potrebbe  ritornare  el  suo  a 
«  Giesu.  I  Dunque  che  credi  tu?  |  Credo  che  sarà  uno  che  passò  qui  |  In  su 
«  una  giumenta  a  mezo  di  |  Che  come  sarà  Ij  |  Bandirà  di  sua  man  la  cro- 
«  ciata  I  Et  però  la  corona  li  sia  data  ».  E  queste  sono  pasquinate  bell'e  buone. 
Si  noti  che,  fra  le  postille  che  il  copista,  ad  illustrare  le  allusioni  del  sonetto, 
scrisse  in  margine,  l'ultima  è  del  seguente  tenore:  «Quello  che  era  passato 
«  per  Firenze  era  stato  il  Car.i«  di  Como  della  Gasa  de'  Triulzi  che  per  esser 
«  ad  tempo  ad  Roma  andava  mezo  in  poste  e  mezo  no;  et  qui  lo  auctore  più 
«  tosto  lo  deride  che  altrimenti  ».  Ricordo  anche  il  Dialogus  mortis  et  ponti- 
ficis  lahorantis  fehre,  inserito  dal  Sanudo  nei  suoi  Biarii  (voi.  Ili,  Venezia, 
1880,  col.  277),  sotto  la  data  del  maggio  1500),  dialogo  satirico  di  molta  impor- 
tanza nella  preistoria  di  Pasquino.  Concludendo,  se  pur  m'è  lecito  cavare  un  po' 
di  conclusione  dai  fatti  ora  citati,  dirò  che,  secondo  me,  Pasquino  non  sarebbe 


GIOVIANA.  297 

del  vecchio  Gorilz  (1)  e  fingeva  un  ributtante  epitafio  sulla  tomba 
dell'Imperia  (2),  per  la  quale  anche  il  Blosio  aveva  folleggiato 
in  teneri  versi  d'amore  (3);  mentre  godevano  a  tormentare  il 
Goritz  stesso  pei  suoi  ritardi  al  pranzo  (4)  e  a  metterlo  in  modo 
poco  lusinghiero  accanto  al  suo  concittadino  Lutero  (5)  e  a  porre 
in  burla  la  corpulenza  di  Fedra  Inghirami  (6),  non  risparmia- 
vano la  memoria  di  papa  Adriano,  morto  da  poco.  Anzi  gli  sca- 


sorto  con  un  carattere  ben  determinato  e  speciale,  con  una  fisonomia  netta  e 
precisa  e  costante,  ma  avrebbe  rappresentato  di  quando  in  quando,  secondo 
l'occasione,  la  doppia  corrente  di  poesia  satirico-politica,  antiecclesiastica  e 
di  poesia  scolastica,  pedantesca,  umanistica  che  preesistevano  alla  sua  na- 
scita. Solo  alquanto  più  tardi,  nel  terzo  decennio  del  secolo  XVI,  per  ragioni 
generali  e  particolari,  la  prima  corrente  avrebbe  sopraffatto  l'altra.  Perciò 
va  tenuto  gran  conto  dei  precursori  di  Pasquino;  e  niuno  negherà  che  dalla 
consuetudine  di  spargere  od  appiccicare  delle  poesie  satiriche  in  Campo  di 
Fiore,  come  si  fece  per  Sisto  IV,  a  quella  di  appiccarle  alla  statua  di  Pa- 
squino il  passo  fosse  facile  e  naturale.  E  si  badi  che,  come  vedremo  meglio 
più  innanzi,  sin  dapprincipio  non  tutte  le  poesie  attaccate  a  Pasquino  ve- 
nivano accolte  nelle  stampe ,  giacché  ne  rimanevano  escluse  quelle  più 
pericolose  e  mordaci,  quelle  cioè  che,  mentre  avrebbero  maggiore  importanza 
per  noi,  dovettero  più  facilmente  andar  perdute  e  distrutte. 

(1)  Vedasi  specialmente  la  poesia  In  Corycium  {Carmina  latina,  p.  63 
nella  ediz.  cit.)  che  com.:  «  Delta  est  Niliacae  figura  terrae  |  Cilleni  manibus 
»<  nitens  Olympo  >  e  fin.  «  Quid  cu.,  assimilem  tuo,  Coryci?  |  Quam  formami 
«  geometricam,  an  rotundam?  |  In  quo  tot  Medici  abscidere  partes,  |  An  tri- 
*  gonon  habes,  vel  orthogonon?  ». 

(2)  Si  trova  a  p.  29  delle  Poesie  italiane,  ed.  cit.;  consta  di  una  quartina 
tratta  dal  cod.  Vatic.  4819. 

(3)  Si  veda  l'epigramma  del  Pallai  nelle  Deliciae  poetar.  Italor.,  t.  II,  p.  173. 

(4)  Vedansi  a  p.  75  dei  Carmina  latina  del  Colocci  ed.  cit.,  le  due  poesie 
In  Janum  Corycium  procrasiinantem  Coenam,  e  Ad  Corycium,  procrasti- 
nantem  Convivia. 

(5)  I  due  distici,  che  sono  a  p.  75  àeW Op.  cit.,  meritano  d'esser  riferiti: 
«  Corycio  et  Luthero  bene  convenit  ;  ambo  bibaces,  |  Ambitione  ambo,  ne- 
«  (juitiaque  pares,  |  Germanae  maculae;  hoc  unum  male  convenit  illis;  |  Illa 
€  aliquem,  nullos  hic  putat  esse  Deos  ■».  Si  cfr.  un'altra  poesia  In  Lutherum 
(p.  107)  e,  come  esempio  della  irriverenza  beffarda  di  quegli  uomini,  si  leg- 
gano i  versi  seguenti  In  Corycium  ad  Deos  (p.  76):  €  Coelitibus  Janus  qui 
«  magnas  nuncupat  aras,  |  0  Dii,  vos  ficto  nomine  ludificat.  |  Annam  adamat 
«  scortum,  et  praetexens  numine  culpam,  |  Vobis,  non  vobis,  haec  sacra 
«  tempia  dedit.  ». 

(6)  Si  vedano  a  p.  56  dei  Carmina  latina  i  versi  .Ad  Leonem  (X)  de 
Phedri  corpulentia  e  a  p.  73  sg.  In  Phedram  corpulentum. 


298  V.   GIAN 

gliavano  questo  acerbo  epigramma  che  si  può  aggiungere  ai  tanti 
con  cui  la  poesia  pasquineggiante  (passi  il  vocabolo)  di  allora 
ebbe  a  sfogarsi  contro  l'inesorabile  nemico  di  Pasquino: 

Etsi,  praeside  te,  togata  tellus 

Duri  incommoda  saeculi  recenset, 

Non  ingrato  animo  tamen  Quirites 

Acceptas  geminas  fatentur  horas: 

Qua  venisti,  Hadriane,  quaque  abisti  (1). 

Né  il  G-iovio,  che  pur  aveva  goduto  la  grazia  del  defunto  pon- 
tefice, si  asteneva  da  questo  ingeneroso  infuriare  di  versi  e  di 
prose  sulla  sua  tomba  recente  :  anzi,  proprio  nel  trattato  De  pisci- 
bus,  cosi  prendeva  a  schernirlo  pel  suo  gusto  grossolano,  e  non 
per  questo  soltanto:  «  Hadrianus  Pontifex,  sicuti  in  administranda 
«  republica  hebetis  ingenij,  vel  depravati  iudicij,  ita  in  esculentis 
«  insulsissimi  gustus,  supra  mediocre  pretium,  ridente  toto  foro 
«  piscario,  iam  fuerat  »  (2)  —  dove  si  scorge  tutto  il  veleno  così 
sottilmente  e  abilmente  diffuso  nella  Vita  Hadriani. 

Bei  tempi,  in  ogni  modo,  e  uomini  singolari  erano  quelli,  mal- 
grado i  loro  vizi  e  le  loro  non  sempre  scusabili  debolezze;  mi- 
gliori, anche  moralmente,  di  quanto  noi  siamo  forse  tratti  a  giu- 
dicare, se  ad  un  uomo  severo  e  di  spirito  elevato  e  saldo  come 
il  Sadoleto,  il  ricordo  della  vita  romana  anteriore  al  tristo  Sacco 
del  1527,  di  quei  lieti  convegni  e  di  quei  pranzi  sollazzevoli  ispi- 
rava quella  lettera  cosi  profondamente  vera  ed  umana,  ch'egli, 
dalla  solitudine  del  suo  vescovado  di  Garpentras,  indirizzava  nel 
1529  all'amico  Golocci:  «  Ac  mihi  recordanti  (scriveva)  spatium 
«  praeteriti  temporis  et  vetera  animo  repetenti ,  cum  et  plures 
«  convenire  soliti  eramus  una,  et  erat  aetas  nostra  ad  omnem 
«  alacrità tem  animique  hilaritatem  longe  aptior,  quoties  venire 
«  in  mentem  putas  eorum  coetuum  conviviorumque  quae  inter 
«  nos  crebro  habere  solebamus?  Cum  aut  in  hortis  tuis  subur- 


(1)  Questo  epigramma  è  riferito  dal  Lancellotti  nell'Op.  ciu,  p.  73,  in 
nota,  e  mi  richiama  alla  mente  un  epitafio  del  Casio  da  me  riprodotto  nel 
Decennio  della  vita  di  m.  P.  Bembo,  p.  22,  n.  1. 

(2)  Nel  de  romanis  piscibus,  ed.  cit.  e.  Aiiii  v. 


GIOVIANA  299 

«  banis,  aut  in  meis  Quirinalibus,  aut  in  Circo  Maximo,  aut  in 
«  Tyberis  ripa  ad  Herculis,  alias  autem  aliis  in  urbis  locis  con- 
«  ventus  agebantur  doctissimorum  hominum,  quorum  unumquem- 
«  que  et  propria  ipsius  virtus ,  et  communis  cunctorum  praedi- 
«  catio  commendabat.  Ubi  post  familiares  epulas,  non  tam  cupedia 
«  multa  conditas,  quam  multis  salibus,  aut  poemata  recitabantur, 
«  aut  orationes  pronuntiabantur,  cum  maxima  omnium  nostrum 
«  qui  audiebamus  voluptate  :  quod  et  summorum  in  illis  laus  ap- 
«  parebat,  et  erant  illa  tamen  quae  proferebantur  piena  festivi- 
«  tatis  ac  venustatis  ». 

E  fira  gli  altri  il  buon  vescovo  umanista,  nel  suo  terso  latino, 
ricordava  il  Casanova,  il  Capella,  il  Beroaldo,  il  Grana  e  Bloso 
Palladio,  come  autori  di  prose  eloquenti.  Ma  nella  latina  eloquenza 
aveva  riportato  e  serbava  la  palma,  egli  diceva ,  «  consensu  iam 
«  urbanorum  omnium,  »  Paolo  Giovio,  «  et  in  scribenda  historia 
«  gravis  et  elegans  et  in  omni  genere  literarum  perpolitus  ».  Di 
quando  in  quando  quelle  riunioni  erano  onorate  dalla  presenza  di 
Pietro  Bembo  e  di  Baldassar  Castiglione — duorum  summorum  ho- 
minum —  e  spesso  allietate  dalle  arguzie  di  Mario  Maffei  da  Volterra 
«  a  quo  potissimum  exhilarabantur  coenae  nostrae:  cum  et  in 
«  lacessendo  acute,  et  in  respondcndo,  omnes  ex  eius  verbis  atque 
«  vultu  eflBuerent  lepores  ».  L'aurea  penna  del  prelato  modenese 
rievoca,  a  tanta  distanza  di  tempi,  i  tratti  più  curiosi  di  quella  gaia 
società  letterata  romana  :  «  dulces  quoque  Corycii  iracundias,  et 
«  gratas  ineptias  Donati  (1)  spectare  band  displicebat:  quos  no- 
€  ster  Savoja  homo  omnium  facetissimus  et  provocare  solebat 
*  studiose  et  ridere  »  (2).  I  quali  ricordi  come  riuscivano  dolci 


(1)  È  probabilissimo  si  tratti  di  quel  Donato  Poli,  del  quale  sarà  fatta 
menzione  più  innanzi. 

(2)  Op.  loc.  cit.  Aggiungo  che  questi  ricordi  del  Sadoleto  si  riferiscono 
specialmente  al  tempo  di  Leone  X,  e  che  più  tardi,  quando  il  Giovio  era  già 
vescovo,  il  Sadoleto  gli  indirizzava  una  lettera  piena  di  Iodi  affettuose. 
<  Nam  cum  tu  (gli  scriveva)  singulari  doctrina,  virtute,  eloquentia  praeditus, 
«  is  vir  sis,  ut  tuum  de  quoque  judicium  maxime  fieri  debeat:  tum  vero 
«  incredibilis  illa  comitas,  et  quaedam  rara  jucunditas,   quae   tibi  a  natura 


300  V.   GIAN 

insieme  e  melanconici  al  Sadoleto,  ormai  avanzato  negli  anni  e, 
da  futuro  cardinale,  tutto  dedito  agli  studi  di  teologia,  cosi  ispi- 
rano un  sentimento  di  tristezza  e  di  rimpianto  a  noi,  che,  tra- 
vagliati dai  più  dolorosi  problemi  della  esistenza,  abbiamo  per- 
duto il  segreto  della  gioia  schietta  e  serena  e  spezzato  quella 
unione  felice  dell'arte  con  la  vita. 


IL 


Intanto,  benché  egli  spesso  e  volentieri  sedesse  a  banchetto  e 
un  antico  proverbio  assicuri  che  a  tavola  non  s'invecchia,  anche 
pel  Giovio  gli  anni  passavano  e  fra  questi,  tristissimo  anche  per 
lui,  il  1527;  e  il  medico  sollazzevole  della  corte  pontificia  fu  fatto 
vescovo  (1);  ma  non  per  questo  passò  il  suo  buon  umore  e  si  dis- 
seccò in  lui  quella  vena  fra  buffonesca  e  satirica  con  cui  soleva 
spassar  le  brigate  romane.  A  questo  punto,  piuttosto  che  rico- 
struire, foss'anco  a  brevi  tratti,  la  sua  vita  di  questi  anni  con  la 
scorta  delle  sue  lettere  edite  ed  inedite,  il  che  trascenderebbe  i 
limiti  del  presente  lavoro,  accennerò  ad  un'  avventura  curiosa 
toccata  al  Vescovo  di  Nocera  in  una  caccia  presso  Tivoli,  nella 
quale  egli  faceva  parte  del  séguito  di  Ippolito  de'Medici,  il  gio- 
vane cardinale  intelligente,  mondano,  culto  di  poesia  e  di  musica, 
amante  di  cacce  e,  indarno  purtroppo,  di  imprese  militari,  che 
godeva  circondarsi  dei  migliori  letterati  ed  artisti  (2).  Quando 
questa  caccia  propriamente  avvenisse,  il  documento,  che  ora  ve- 


«  data  atque  insita  est,  fecit  ut  nihil  te  fieri  potest  amabilius  ».  (Epistolar. 
ed.  cit.,  lib.  V,  7a). 

(1)  Il  13  gennaio  del  1528. 

(2)  Il  Giovio  stesso  nell'elogio,  al  solito,  felicissimo  e  importante,  che 
scrisse  di  Ippolito  (Elogia  virar,  bellica  virtute  ilhcstrium,  Firenze,  Tor- 
rentino,  1551,  pp.  2734),  ci  narra  che  il  cardinale  manteneva  alla  sua  Corte 
più  di  trecento  persone,  guerrieri,  letterati,  scienziati,  musici,  e  inoltre  uno 
stuolo  di  servi,  fra  i  quali  aveva  Mori  di  Barberia,  destrissimi  cavalcatori, 
arcieri  tartari,  lottatori  indiani  e  turchi,  buflfoni,  i  quali  formavano  il  suo 
corteggio  nelle  cacce. 


GIOVIANA  301 

dremo,  non  dice:  ma  possiamo  stabilirne  la  data  con  sufficiente 
approssimazione.  Il  fatto  non  è  anteriore  al  gennaio  del  1529, 
cioè  alla  promozione  di  Ippolito  al  cardinalato,  né  posteriore  al- 
l'agosto (10)  del  1535,  in  cui  egli  moriva:  ed  è  probabile  che 
dobbiamo  portarlo  assai  più  vicino  al  secondo  che  al  primo  di 
questi  due  limiti  estremi,  cioè  al  tempo  in  cui  il  cardinale  s'era 
rifugiato  da  Roma  a  Tivoli  per  evitare  l'ira  del  papa  (1).  Durante 
quella  caccia,  avvenuta  per  l'appunto  nei  dintorni  di  Tivoli  e 
nella  quale  possiamo  imaginarci  partecipassero  al  séguito  nume- 
roso e  romoroso  del  cardinale  principesco,  accanto  al  Giovio,  il 
Molza,  il  simpatico  impareggiabile  gaglioffaccio  (2),  il  Caro  ed  il 


(1)  Si  veda,  oltre  l'elogio  cit.  del  Giovio,  le  Eistoriae  sui  temporis  (Fi- 
renze, Torrentino,  1552,  t.  II,  lib.  XXXIV,  p.  227)  e  si  veda  quello  che 
scrivono  a  questo  riguardo  il  Varchi  e  il  Giannotti.  Caratteristico  l'aneddoto 
narrato  dal  Giovio  circa  il  dono  che  Francesco  I  fece  al  cardinale  Ippolito 
in  occasione  del  Congresso  di  Marsiglia:  «  Dedit  et  cupiditati  Hippolyti  Me- 
«  dicis  Gardinalis,  quum  ingenuo  pudore  malora  dona  repudiasset,  mansue- 
«  factum  leonem  eximiae  proceritatis,  quem  e  Mauritania  Hariadenus  Bar- 
«  barussa  cura  legatis  transmiserat  ».  [Historiarum  lib.  XXXI,  p.  186  della 
edìz.  qui  sopra  citata). 

(2)  Il  felice  battesimo  è  del  Berni,  in  quel  verso  del  capitolo  a  Fra  Bastian 
del  Piombo  (ed.  Virgili,  p.  125),  in  cui  il  poeta  vuole  essere  raccomandato 
«  Al  virtuoso  Molza  gaglioflfaccio  ».  Quanta  fosse  la  predilezione  del  cardinale 
Ippolito  pel  Molza  si  rileva  dal  seguente  passo  della  Storia  fiorent.  del 
Varchi  (lib  XII,  pp.  485-6  del  voi.  II,  ed.  Torino,  1852).  <  Era  (Ippolito)  libe- 
«  ralissimo  verso  tutti  gli  uomini  eccellenti  o  in  arme  o  in  lettere  o  in  qualsi- 
«  voglia  altra  dell'arti  liberali,  tanto  che  una  mattina,  essendo  venute  novelle 
«  (benché  poi  riuscirono  false)  d'una  vacanza  di  quattromila  ducati  di  rendita 
«  l'anno,  egli  spontaneamente  la  donò  a  Francesco  Maria  Molza  nobile  moda- 
«  nese,  uomo  di  piacevolissimo  ingegno  e  di  grandissima  e  buona  letteratura 
«  in  tutte  e  tre  le  lingue  più  belle,  come  dinìostrano  i  suoi  bellissimi  e  dotti 
«  componimenti,  così  in  prosa  come  in  versi,  e  tanto  in  latino  quanto  in 
«  volgare  ».  Dopo  di  che  lo  storico  fiorentlle  continua  :  <  Queste  cose,  e 
«  massimamente  la  sua  incomparabile  liberalità,  facevano  amare  il  cardinale 
*  sommissimamente  da  tutte  le  genti  e  per  tutti  i  luoghi,  e  da  tutti  gli 
«  scrittori  sommissimamente  celebrarlo,  e  tanto  più,  e  più  veramente,  che 
«  egli  intendeva  molto  bene  la  lingua  latina,  e  nella  latina  componeva  leg- 
«  giadramente,  cos'i  in  versi  come  in  prosa,  e  aveva  nella  sua  corte  i  primi 
«  bravi  e  i  primi  letterati  di  Roma,  i  quali  teneva  più  tosto  per  compagni 
«  che  per  servidori,  ed  era  da  loro  (cosa  che  rare  volte  suole  avvenire)  non 
«  meno  stimato  e  temuto  che  amato  e  riverito  ». 


302  G.  VOLPI 

Berni  (1),  accadde  che  monsignor  Paolo,  nell'attraversare  un  pan- 
tano, volendo  seguitar  le  sue  chiacchiere  buffonesche,  non  si  ac- 
corgesse d'un  fosso  che  gli  stava  dinanzi  e  vi  si  sprofondasse 
insieme  col  cavallo,  in  modo  da  imbrattare  tutte  le  vesti  pom- 
pose, delle  quali  tanto  si  pavoneggiava. 

Il  caso  dovette  suscitare  allora  grandi  risa  e  maliziosi  com- 
menti nella  compagnia  del  cardinale  e  nella  Corte  romana:  e 
di  quelle  risa  e  di  quei  commenti  è  rimasta  come  un'  eco  in 
una  certa  pasquinata  inedita,  ma  incompiuta,  nella  quale,  parte 
in  versi  e  parte  in  un  riassunto  prosastico,  è  narrata  l'avven- 
tura. Ecco,  trascritto  di  sur  un  codice  della  Gorsiniana  (2) ,  il 
curioso  documento  di  cronaca  burlesca: 

Pasquillus   Maccaroneus   de  Yescouo  Jouio   Impantanato   dum   sequitur 
Cardinalem  Medicem  ad  Cacciani  Tiburtinam. 

Vescovus  est  quidam  galantior  omnibus  unus 
Historicus,  prorsus  imberbis,  fronte  ita  latus, 
Ut  merito  dici  frontator  possit  ab  omni. 
Hic  cupiens  magno  in  coetu  se  ©stendere  pulchris 
Vestibus  indutum  scarlattibus  atque  velutis 
Heroem  quemdam  est  per  campos  forte  secutus 
Ad  Cacciani,  sed  dum  buffonum  maximus'  esse 
Et  dici  studet,  nunquam  cessante  cicada, 
Ecce  tibi  est  foveam  pantani  lapsus  in  amplam 
Purpureis  illis  cum  uestibus  atque  caballo 
Quem,  ceu  cunta  solet,  emit  Frontone  magistro. 


(1)  Si  veda  Virgili,  Francesco  Berni,  Firenze  1881,  specialmente  a 
p.  438,  n.  1. 

(2)  È  il  God.  371  (33  G  1),  cartaceo  del  sec.  XVII,  di  ce.  183,  contenente 
in  gran  parte  lettere  di  vari,  «come  si  rileva  àaXY Indice  dell'Autori  delle 
lettere  che  è  sul  foglio  di  guardia.  Il  codice  fu  registrato  dal  mio  cortese 
amico  L.  G.  Pélissier  in  Un  Inventaire  des  Manuscrits  de  la  Biblio- 
thèque  Corsini  à  Rome  pubbl.  nei  Mélanges  d' Archeologie  et  d'hist.  de 
VÉcole  frangaise  de  Rome,  t.  IX,  1889,  pp.  32-3  dell'  estr.  Allo  stesso  dotto 
francese  dobbiamo  quest'altra  pubblicazione  fatta  con  la  consueta  diligenza 
e  ricchezza  d'illustrazioni  :  Catalogne  annotò  de  quelques  manuscrits  de  la 
Bibliothèque  Corsini  (Rome).  Estr.  dagli  Annales  de  la  Faculté  des  Lettres 
de  Bordeaux,  1890. 


GIOVIANA  303 

Multa  deinde  dicit  Poeta,  et  postguam  uescouus  adiutus  a  peditiLus,  qui 
aderant,  exiit  e  pantano,  totus  impantanatus,  non  sine  maxime  omnium  risu, 
et  cabali  US  surrexit,  iterum  ascendens  ipsum,  ut  ait  Poeta,  fodiens  ambis 
calcaribus  armos,  maxima  de  collera,  quae  vescouum  subierat,  non  prò  pu- 
dore, sed  prò  uestibus  deturpatis,  sic  ait  centra  equum: 

Ni  te  ultus  fuero  paucis  scelerate  diebus 
Expensis  uiuam  propriis,  tangarque  pudore. 
Non  episcopali  s  eris  sonipes,  sed  portaualigia  etc. 

Dove  la  cronaca  è  burlesca,  ma  il  commento  satirico,  d'una 
satira  maligna,  che  avrebbe  amaramente  trafitto  qualunque  altro 
che  non  fosse  il  disinvolto  e  invulnerabile  vescovo  di  Nocera  (1). 
Tanto  è  vero  che  il  «  buffonum*  maximus  »  era  sempre  il  de- 
siderato di  quella  società,  dei  letterati  romani  e  del  cardinale 
Ippolito,  che  egli  alle  volte  doveva  accompagnare  rinunziando, 
certo  a  malincuore,  alle  più  libere  o  allegre  riunioni  degli  amici. 
Perciò  Mauro  d'Arcano,  uno  dei  migliori  burleschi  del  Cinque- 
cento, chiudeva  con  queste  parole  una  lettera  assai  curiosa  del 
16  dicembre  1531,  in  cui  descriveva  una  cena  offerta  da  Giovan 
Francesco  Muscettola,  ambasciatore  di  Carlo  V,  ai  poeti  romani: 
«  Mancovvi  il  Giovio,  toltoci  dal  cardinal  de' Medici  »  (2). 


(1)  Vale  la  pena  di  citar  qui  il  principio  d'una  lettera  inedita  del  Giovio, 
indirizzata  da  Firenze  il  27  settembre  1538  al  cardinale  da  Carpi,  al  quale 
egli  narra  così  un'altra  sua  caduta  da  cavallo:  «  R.""*  D.ne  Patrone  optume. 
«  Non  mi  valse  osservar  le  cautele  di  dismontando  (sic)  a'  tristi  passi  prò 
«  conservatione  crurium  et  formae  diploidis,  che  nelle  falde  dell'apenino  verso 
€  Barberino  quasi  in  piano  mi  cadde  sotto  il  cavallo  etiam  prudentissimo, 
€  la  qual  (sic)  prudentia,  et  discretione,  del  quale  fu  che  si  governò  talmente, 
«  che  io  non  mi  ruppe  la  gamba,  et  così  con  un  pie  di  mezo  stropiato  ad 
«  felice  convalescentia  mi  sono  stato  qua  con  la  gamba  al  letto  XII  giorni 
<  col  Sig/  Duca  Cosmo,  qual  mi  ha  fatto  accatarne  no  più  che  da  Signore  » 
(Da  una  copia  dell'Archivio  segr.  Vaticano,  Biblioteca  Pio,  voi.  126,  e.  84  r). 

(2)  La  lettera  del  Mauro,  che  si  trova  fra  le  Lettere  facete  ecc.  dell' A 
TANAGi  (ed.  Vinetia,  1561,  pp.  '320-1)  merita  di  essere  qui  riprodotta  nella 
sua  parte  più  notevole:  «  ...  la  sera  di  S.  Lucia  il  sig.  Musettola  fece  una 
«  cena  alli  Poeti,  dove  anch'io  per  poeta  fui  convitato,  et  altro  vino  non  fu 
«  bevuto,  che  di  quello  della  vigna  del  Pontano,  fatto  venir  da  Napoli  a 
€  posta  ;  il  quale  hebbe  in  sé  tanto  del  vigor  poetico,  che  tutti  riscaldò,  non 
«  in  vederlo  solamente,  ma   in   gustarlo,  e  in  beverne  a  sette,  o  otto  volte 


304  V.   GIAN 


III. 


Ma  lasciamo  per  ora  e  Tivoli  e  Roma  e  la  corte  pontificia,  e 
in  compagnia  del  Giovio  rechiamoci  sulle  rive  ridenti  del  Lario, 
nel  quale  un  tempo  si  speccjiiava  quel  Museo,  che,  dopo  le  storie, 
fu  il  vanto  e  il  tormento  maggiore  del  nostro  Comasco. 

Fra  i  manoscritti  della  Biblioteca  Comunale  di  Como,  ordinati 
e  custoditi  con  tanta  cura  e  intelligenza  dal  dott.  Francesco  Fos- 
sati, entro  una  Cartella,  che  nel  Catalogo  è  indicata  solo  col  ti- 
tolo di  Raccolta  di  poesìe  e  lettere,  e  più  precisamente  nella 
sezione  di  essa  che  contiene  poesie  volgari  umoristiche  e  sati- 
riche (S.  II,  F.  3,  N.  1)  esiste  una  serie  di  svariati  componimenti 
autografi,  ma  senza  nome  d'autore,  scritti  su  fogli  volanti  e  tutti 
della  prima  metà  del  secolo  XVI:  i  quali  attrassero  sin  dap- 


«  per  uno,  et  tal  vi  fu,  che  arrivò  al  numero  delle  Muse...  Il  nostro  M.  Marco 
«  da  Lodi  cantò  nel  fine  della  cena  a  suon  di  lira,  la  qual  toccò  a  sonare 
«  a  M.  Pietro  Polo,  ch'egli  cantò  «  Per  me  si  va  nella  città  dolente  ».  Se 
■  «  per  avventura  vi  piacesse  di  intendere  i  nomi  dei  convitati,  io  ve  li  sotto 
«  scrivo  da  capo  a  piedi.  Et  prima  il  sig.  Musettola,  il  Vescovo  da  Gambara, 
«  Pietro  Paolo,  il  Blosio,  il  Sanga,  il  Secretano  dall'Occhio,  il  Vescovo  della 
«  Cava,  M.  Marco  da  Lodi,  il  Molza,  M.  Bino,  il  Fondulio,  il  Bardo,  Maestro 
«  Ferrante  Siciliano.  D'altri  non  mi  ricordo  se  non  di  me...  ».  11  Muscettola 
era  gentiluomo  napolitano  d'ingegno  arguto  e  mordace,  colto  e  promotore 
di  Accademie  e  fautore  di  studi  e  di  letterati,  autore  egli  stesso  di  com- 
medie e  d'una  versione  di  Lucrezio  in  versi  sciolti,  rimasta  inedita  e  pro- 
babilmente incompiuta  (cfr.  Tiraboschi,  Storia,  ed.  cit.,  t.  VII,  P.  Ili, 
lib.  Ili,  p.  1279).  Qualche  notizia  ebbe  a  darne  il  Pèrcopo  in  questo  Giornale 
{M.  A.  Epicuro,  Xll,  1888,  pp.  36,  63,  67,  73);  e  grandi  lodi  ne  scrisse  il 
Ruscelli  in  una  lettera  del  1561  a  Filippo  11  di  Spagna  (Lettere  di  principi  ecc., 
Venetia,  Soldi,  1573,  e.  232  v).  Tra  l'altro  il  Ruscelli  c'informa  che  il  Mu- 
scettola «  s'ha  tolto  per  suo  diporto  a  scrivere  la  prima  o  penultima  guerra 
«  di  Siena,  et  questa  per  bora  et  sempre  ultima  guerra  contro  i  confini  del 
«  Regno  di  Napoli  ».  Della  importanza  e  dell'attività  politica  e  diplomatica 
del  Muscettola  basta  a  dare  un'  idea  il  suo  carteggio ,  in  lingua  spagnuola, 
con  Carlo  V  esistente  nell'Archivio  di  Simancas  e  utilizzato  dal  De  Leva, 
Storia  docum.  di  Carlo  V,  voi.  Ili,  Venezia,  Naratovich,  1867,  specialmente 
a  pp.  48  sgg. 


GIOVIANA  305 

principio  la  mia  attenzione.  E  l'attrassero,  oltre  che  per  la  ma- 
teria, perchè  li  sapevo  provenienti  dalla  famiglia  Giovio  (1)  e 
perchè  la  scrittura  di  alcuni  di  essi  appariva  così  somigliante  a 
quella  di  monsignor  Paolo,  da  far  credere  a  me  e  al  dott.  Fossati, 
anche  dopo  un  accurato  confronto  con  certi  autografi  indubita- 
bili del  Giovio,  che  quei  componimenti  fossero  usciti  dalla  sua 
penna.  Ma,  in  mancanza  di  prove  più  sicure  e  per  uno  scrupolo 
critico  forse  eccessivo,  mi  rassegnerò  a  conservare  l'anonimo  a 
quei  versi,  arrischiandone  tutt'al  più  una  classificazione  e  aggiun- 
gendo una  congettura. 

I  fogli  sembrano  scritti  da  due  mani  diverse,  i  più  da  un  co- 
masco, contemporaneo  di  Paolo  Giovio,  e  parente  od  amico  di 
lui,  forse  dal  nipote  Alessandro  o  Giulio  Giovio,  più  probabilmente 
da  Luigi  Raimondi  (2);  gli  altri  dallo  stesso  Paolo  il  vecchio. 


(1)  Queste  carte  pervennero  alla  Comunale  di  Como  per  donazione  lat- 
tane nel  1878  dalla  signora  contessa  Giuseppina  Giovio-Dattili. 

(2)  A  rendere  improbabile  che  le  poesie  del  primo  gruppo  appartengano 
a  Paolo  Giovio  il  vecchio  starebbero,  più  che  le  ragioni  grafiche,  certe  ra- 
gioni inteme  e  cronologiche  che  mi  sembrano  assai  gravi.  Ne  accennerò 
alcune  soltanto.  Anzitutto,  questi  capitoli  in  gran  parte  burleschi,  bisogne- 
rebbe attribuirli  alla  giovinezza  dello  storico  comasco  (che  era  nato  nel  1483); 
ma,  siccome  in  essi  si  allude  chiaramente  al  Berni,  di  cui  sono  una  palese 
imitazione,  la  loro  composizione  dev'  essere  riportata  ad  un  epoca  di  circa 
tre  decenni  posteriore.  Per  trovare  il  probabile  autore  avevo  pensato  da 
prima  ad  Alessandro  Giovio,  figlio  di  Benedetto,  nato  nel  1502  o  1503,  come 
ricavo  dalla  biografia  che  ne  lasciò  il  Co.  Giovanni  Battista  Giovio  ne  Gli 
tiomini  della  Comasca  Diocesi  antichi  e  moderni  ecc.  (In  Modena,  1784, 
pp.  109-10);  il  quale  scrive  anche  che  Alessandro  ebbe  «  felice  vena  di  rime 
«  tr)scane  ».  Avevo  inoltre  pensato  a  Giulio  Giovio,  il  terzogenito  di  Benedetto, 
succeduto  nel  1551,  siccome  coadiutore  nel  vescovado  dello  zio  Paolo;  giacché 
di  lui  nell'opera  citata  su  Gli  uomini  dellaComasca  Diocesi  (pp.  110-1)  si 
legge  che  «  negli  anni  suoi  primi  compose  una  pastorale  commedia,  che 
«  venne  applaudita  nella  sua  patria  »  —  e  che  e  dopo  avere  ricevuta  la  laurea 
«  in  Pavia  fu  compgno  di  molti  viaggi  con  Paolo  ed  ebbe  occasione  di  co- 
«  noscere  col  mezzo  dello  zio  i  primi  uomini  del  suo  tempo,  strinse  amicizia 
€  coU'Arioslo,  e  così  gli  si  accrebbe  sempre  più  l'amore  alla  Poesia  toscana, 
e  Rimangono  di  lui  molti  volumi  in  ottave  rime,  che  trattano  della  storia 
<  antica,  e  di  quella  de'  suoi  tempi,  degli  uomini  illustri  nelle  arti  e  nelle 
«  lettere  ecc.  ».  Ma,  come  ho  detto,  più  probabile  mi  sembra  rattrìbuzione 
a  Luigi  Raimondi,  parente  della  famiglia  Giovio  (Benedetto  aveva  preso  in 

fltornaU  storico,  XVII,  tue.  50-51.  20 


306  V.   GIAN 

Cominciamo  intanto  dalle  poesie  del  primo  gruppo. 

Fin  dapprincipio  è  facile  capire  che  esse,  da  poche  in  fuori, 
non  sono  vane  esercitazioni  poetiche,  ma  furono  composte  in  oc- 
casioni diverse,  ispirate  da  fatti  reali,  di  cui  certuni  hanno  un 
evidente  valore  biografico.  Ma  non  tutte  hanno  lo  stesso  carat- 
tere; alcune  poche  sono  amorose  e  galanti,  indirizzate,  sembra, 
ad  un'unica  donna,  le  altre  burlesche. 

In  un  foglio  staccato,  che  serba  le  tracce  della  piegatura  ori- 
ginale, e  che  nella  parte  corrispondente  al  lato  esterno  reca  l'in- 
dirizzo «  Alla  Singulariss*  Patrona  mia  »,  leggesi  una  lunga 
Epistola  in  terza  rima,  alla  quale  fa  séguito  una  lettera  in  prosa. 
\j  Epistola  incomincia  cosi: 

Signora,  perch'io  son  quel  che  già  fui. 

Dico  seruitor  vostro  in  ogni  caso , 

Se  ben  son  longe,  ho  memoria  de  vui, 
Però  che  '1  vostro  aspetto  mi  è  rimaso 

Sculpito  al  cuor  dal  di  che  fece  amore 

Che  sol  in  voi  il  mio  pensiero  inuaso: 
Tal  eh'  ogn'  hor  ramentando  il  dolce  ardore 

Et  obliando  ogni  passato  duolo, 

Che  per  voi  presi,  scaccio  ogni  timore, 
Et  a  me  stesso  volentier  m'inuolo 

Con  la  suauità  de  quei  pensieri 

Deriuanti  da  voi  ch'adoro  e  colo. 


moglie  una  Maria  Raimondi),  non  solo  perchè  il  Co.  Giov.  Batt.  Giovio  (Op. 
cit.,  pp.  203-4)  parlando  di  lui  citò  una  lettera  inedita  di  Benedetto,  che  gli  rac- 
comandava, fra  l'altro,  di  smettere  di  far  versi  frivoli  («  abbandona  per  poco 
«  le  rime,  in  cui  sei  valente  e  piaci  alle  matrone,  ed  ai  giovani  nelle  adu- 
«  nanze  e  ne' conviti,  e  volgiti  eziandio  al  latino  idioma»);  ma  più  ancora 
per  l'accenno  contenuto  in  un  capitolo  che  fra  breve  vedremo,  e  dove  egli  è 
nominato  in  modo  da  far  comprendere,  o  meglio,  da  far  sospettare  fortemente 
che  egli  sia  davvero  l'autore  che  andiamo  cercando.  ^J Abate  Giovio  poi, 
che  è  menzionato  in  alcune  di  queste  poesie  e  al  quale  anzi  una  di  esse  è 
dedicata,  non  credo  possa  essere  altri  che  Paolo  il  giovane,  il  nipote  di  Paolo 
il  vecchio,  che  s'è  già  ricordato  come  autore  di  parecchi  carmina  e  fu  ze- 
lante prelato  al  Concilio  di  Trento  (Vedi  Giovanni  Batt.  Giovio,  Op.  cit., 
pp.  111-13). 


GIOVIANA  307 

e  continua  a  lungo,  troppo  a  lungo,  pedestre  e  slombata,  petrar- 
cheggiando, finché  si  chiude  in  tal  modo: 

Et  fra  l'asprezze  tutte  del  mio  male, 

La  memoria  de  voi  solo  m'avanza, 

Di  cui  sol  curo,  e  d'altro  non  mi  cale. 
Il  resto  viene  e  vanne  per  usanza 

Come  alla  ripa  l'onde,  cui  sbattendo 

Offender  cercan,  e  non  han  possanza. 

Così  con  le  trauaglie  ogn'hor  contendo. 

Lasciamo  pur  le  travaglie  di  certi  versi  e  di  certi  concetti 
stentati  e  imitati;  questo  è  certo  però  che  non  si  tratta  d'una 
Laura  imaginaria,  creata  a  trastullare  la  scioperataggine  poetica 
dello  scrittore,  ma  d'una  donna  in  carne  ed  ossa,  chiunque  essa 
sia.  Lo  dimostra  meglio  la  lettera  in  prosa,  che  continua  imme- 
diatamente il  pistolotto  poetico:  «  Hor  che  vi  ho  parlato  in  rima, 
«  singularissima  signora,  scriuendoui  anche  in  prosa  diroui,  che 
«  forsi  vi  sarete  maravigliata  me  in  tutto  il  tempo  ch'a  Turino 
«  ho  fermato,  mai  vi  habbia  una  volta  scritto;  il  che  è  stato 
«  uero,  ma  processe  che  le  lettre  tutte  eh'  a  Como  io  scriueua, 
«  aperte  le  inuiaua  di  modo  che  se  bene  hauea  l'antica  memoria 
«  de  voi,  et  il  desiderio  de  salutarui,  mi  conueniua  tenirlo  chiuso 
«  nel  core,  e  far  l'effetto  io  a  bocca  non  poteua  per  la  turbi- 
le dezza  de  tempi,  et  il  seruitio  a  che  io  era  no  '1  comportaua. 
«ma  sallo  Dio  di  quanto  e  quanto  duolo  cagione  mi  fìi,  ma  vi 
«  certifico  che  mai  è  stato  giorno,  dico  non  eccettuandone  al- 
«  cuno,  che  de  uoi  ricordato  non  mi  sia,  e  moltissime  quelle  notti 
«  erano,  che  di  voi  in  qualche  manera  mi  segnava.  E  s'io  mento, 

<  l'ira  de  Dio,  et  di  quella  che  più  nel  mondo  amo,  che  voi  sete, 
■«  s' accendano  in  modo  contra  me ,  ond'  io  diuenga  il  più  tristo 
«  huomo  che  sopra  la  terra  viva.  Hora  considerate  se  '1  mio  è 

<  vero  amore ,  o  pur  solo  dimostratione  d' amore ,  che  se  vero 
«  amore  non  fussi,  de  voi  non  mi  curarei,  se  non  quanto  a  qualche 

<  intento  mio  peruenir  credessi,  se  anche  da  lasciuia  deriuasse. 
«  Cosa  che  dir  non  deurei,  per  Dio:  homai  in  tanto  tempo  com'è 
«  ch'io  mi  ui  dedicai  seruitore,  consumato  esser  deuria,  tanto  più 


308  V.  GIAN 

«  hauend'  io  pratticato  qua  e  là,  e  tuttavia  pratticando,  doue 
«  quantità  de  donne  belle,  con  denari  pochi,  e  fatica  meno,  hauer 
«  si  ponno,  et  già  ponto  ho  mutato  oppenione.  Questo  ho  uoluta 
«  dirui,  accioche  crediate  me  esser  in  tutto  vostro,  et  non  puoter 
«  esser  d'altra  se  ben  volessi;  et  non  esser  in  altra  manera  vo- 
«  stro,  se  non  in  quella  sola  ch'a  voi  piaccia  non  obstante  ch'ancor 
«io  sia  huomo  come  gli  altri;  basta  ch'io  sono  e  sarò  tale,  et 
«  per  tale  vi  supplicaro  tenirmi  senza  altro  dire 

«  Quello  ch'è  più  vostro  che  suo  ». 

Questa  sottoscrizione,  foggiata  secondo  le  buone  norme  dei  Se- 
gretari  galanti  (1)  di  allora,  se  doveva  bastare  e  riuscir  gradita 
alla  signora  comasca,  non  basta  a  noi,  che  restiamo  col  desiderio 
di  conoscere  il  vero  nome  dello  scrittore.  Il  quale,  se  era  certo- 
huomo  come  gli  altri,  e  poeta  inferiore  a  troppi  altri  dei  suoi 
tempi,  non  mancava  d'una  certa  sincerità  nello  scrivere  alla  sua 
donna  e  d'una  curiosa  franchezza,  nel  parlarle  delle  facili  beltà 
tentatrici  che  aveva  ammirato  forse  a  Torino,  forse  a  Roma, 
forse  nell'una  e  nell'altra  città. 


(1)  E  appunto  intorno  a  codesti  precursori  dei  moderni  Segretari  galanti 
vi  sarebbe  uno  studio  curioso  da  fare,  muovendo  nientemeno  che  dal  prin- 
cipio del  sec.  XIII,  cioè  da  quella  Rosa  Yeneris  di  maestro  Boncompagno 
da  Firenze,  che,  come  bene  osservò  il  Monaci  (in  Atti  e  Rendiconti  del- 
VAccad.  dei  Lincei,  S.  IV,  voi.  5,  1°  sem.  1889,  p.  69)  «  costituisce  tutta 
«  un'ars  e  una  Summa  dictaminum  a  uso  degli  amanti  ».  Per  ora  mi  limito 
a  ricordare  due  delle  più  antiche  fra  codeste  operette  a  stampa,  che  sono 
divenute  vere  preziosità  bibliografiche:  Opera  amorosa  che  insegna  a  com- 
poner  lettere,  et  a  rispondere  a  persone  d'amor  ferite,  over  in  amor  scri- 
venti, in  toscha  lingua  composta,  con  piacere  non  poco  et  diletto  di  tutti 
gli  amanti,  la  quale  si  chiama  il  Rifugio  di  amanti  MDXXXIII  —  e  in 
fine  :  «  Stampata  in  Vinetia  per  Francesco  Bindoni,  et  Mapheo  Pasini  com- 
«  pagni  nelli  anni  del  Signore  1533  del  mese  di  ottobrio  ».  È  in-8°,  di  ce.  36. 
Nella  dedicatoria  Alli  lettori,  stampata  nel  verso  del  frontispizio,  Giovan 
Antonio  Tagliente  avverte  essere  egli  V  autore  delle  lettere,  e  averle  com- 
poste «  con  aiuto  delli  suoi  amici  ».  L' altra  operetta  s'intitola  Formn- 
lario  nuovo  da  dittar  Lettere  amorose  messive  et  responsive  composto  per 
Andrea  Zenophonte  da  Vgubio  Opera  nuova  intitolata  Flos  Amoris , 
MDXXXIX.  In  fine:  «  In  Vinegia  per  Francesco  Bindoni  et  Mapheo  Pasini 
«  Compagni  1539  ».  E  in-S"  picc.  di  e.  24. 


GIOVIANA  309 

Accanto  a  questi  versi,  altri  ne  troviamo  della  stessa  mano, 
alcuni  dei  quali  indirizzati  aiiVAbaie  Giorno  (1)  in  data  del  di- 
cembre 1543,  ma  che  non  meritano  d'esser  qui  studiati.  Lo 
meritano  invece  certe  rime  burlesche,  anche  perchè  l'autore  vi 
si  sente  meno  impacciato  e  la  materia  stessa,  come  gli  concede 
raa^iore  scioltezza  di  trattazione,  cosi  acquista  di  varietà  e  di 
interesse  e  scema  noia  e  peso  alla  lettura.  Il  primo  capitolo,  in 
cui  Q'imbattiamo,  è  scritto  su  due  colonne  e  verso  la  fine  rita- 
gliato e  logoro  in  margine  tanto  che  parecchie  parole  ho  dovuto 
tentar  di  supplire,  chiudendole  fra  parentesi  quadre,  altre  trala- 
sciare del  tutto.  Sentiamo  come  il  poeta  si  lamenta  della  sua 
povertà  e  dell'incuria  dei  parenti  e  degli  amici  che  lo  lasciano 
vivere  in  privazioni  e  stenti  continui  ;  sentiamolo,  ma  senza  pren- 
dere alla  lettera  le  sue  affermazioni,  e  senza  attribuir  loro  un 
valore  autobiografico  assoluto,  pensando  che  l'autore  doveva  na- 
turalmente tendere  all'esagerazione  nel  trattare  in  versi  un  mo- 
tivo che  era  ormai  tradizionale  nella  nostra  poesia  burlesca: 

Cancar  ni  negna,  amici  e  voi  parenti, 

Se  fra  tanti  non  trono  un 'che  mi  uoglia 

Cauar  d'affanni  di  miseria  e  stenti. 
Ogniun  conosce  e  sente  la  mia  doglia 

Et  uede  che  pel  fredo  (sic)  e  per  la  fame       5 

Io  tremo  in  piede  come  in  arbor  foglia. 
Per  parente  colui  par  che  mi  chiame, 

QueFaltro  per  amico  e  pur  nissuno 

Mi  daria  un  pane,  o  un  pezzo  di  lecame. 
Con  sue  parole  mi  conforta  ogniuno  10 

A  star  allegro,  e  poi  talhor  m'accade 

Che  fin  a  sera  me  ne  sto  digiuno. 
A  tal  condotto  m'ha  la  pouertade 

Che  per  uergogna  hormai  io  non  vorrìa 

Ch'alcun  mi  vedesse  ir  per  le  contrade.         15 
Qual  miseria  è  maggior  di  questa  mia, 

Trovarmi  d'ogni  ben  così  mendico 

Ch'io  medesmo  no  so  se  uiuo  sia? 


M^  È  quello  dì  cui  s'è  fatta  parola  nella  penultima  nota. 


310  V.   GIAN 

Le  stelle  e  '1  ciel  ogni  bora  maledico 
E  quel  giorno  ch'io  fui  produtto  in  terra      20 
Sotto  un  destin  che  sempre  m'è  nemico. 

Sol  pouertà  mi  fa  uiuer  in  guerra, 
Per  pouertà  non  posso  alzarmi  a  volo. 
Miei  disegni  pouertà  m'atterra. 

Onde  talhor  fra  me  pensoso  e  solo  25 

Sì  forte  grido  inverso  il  ciel,  ch'io  faccio 
Sentir  mia  voce  a  l'uno,  e  l'altro  polo; 

Et  veggio  di  me  far  sì  lungo  straccio 
Gh'un  pensier  strano  spesso  il  cor  m'assale 
D'ir  a  impiccarmi  per  il  collo  a  un  laccio.    30 

Che  non  vedendo  ove  finir  mio  male 
Se  non  per  morte  che  dil  tutto  è  fine. 
Meglio  è  morir  che  star  in  vita  tale. 

Troppo  dure  e  pungenti  son  le  spine 
Di  questa  pouertade,  et  mi  par  strano  35 

Non  hauer  pan  la  sera  e  le  mattine; 

Senza  uin  mi  ritrouo  e  senza  grano, 
Senza  oglio,  senza  sai,  senza  danari. 
Se  stringer  uoglio.i  denti,  stringo  inuano. 

I  giorni  miei  son  più  che  fele  amari  40 

Di  tristezza  e  di  duol  piene  le  notti. 
Alle  pene  infernal  le  mie  son  pari. 

Io  non  credea  che  i  miei  pensier  condotti 
Esser  giamai  deuessero  a  tal  porto 
Che  portar  bisognassi  i  panni  rotti.  45 

Non  uoglio  più  ch'alcun  mi  dia  conforto 
Con  dolci  paroline,  ch'io  ui  giuro 
Che  degli  inganni  hormai  mi  sono  [accorto]. 

Di  carezze  d'alcun  più  non  mi  curo 
Come  già  mi  curai,  perchè  son  cer[to]  50 

Non  mi  darebbon  acqua,  ne  pan  [duro]. 

El  longo  pratticar  m'ha  fatto  es[perto] 
Che  sopra  un  soldo  mai  facci  [conto?] 
Fin  ch'io  non  l'ho  ben  che    .... 

Io  trono  che  mangiar 55 

Alcun  lecco  boccon,  s'io 

Prima  co  '1  mio  sudor  e  co  '1     .    .     . 


GIOVIANA  3il 

Di  parola  d'amico  e  di  com[pagno] 

Tanto  mi  fido,  come  anchor  far[ei] 

Fermar  il  pie  sopra  tela  di  ragno.  60 

A  me  più  piace  puoter  dir  :  son  miei 

Stì  cinque  soldi,  che  dir:  ho  un  parente 

Il  qual  so  certo  me  ne  darà  sei. 
Perchè  se  poi  per  un  bisogno  urgente 

Gli  li  dimanderai,  che  ti  gli  impresti  65 

Eli  dirà  che  promesso  t'ha  niente. 
Onde  poi  gridarai:  ohimè  son  q[uesti] 

I  miei  parenti  oue  hauea  tanta  fede, 

Meglio  per  te  se  hauta  non  rhau[esti]. 
Hormai  altro  parente  non  si  uede  70 

In  questo  mondo  tristo  ch'el  qu[attrino?] 

Et  chi  non  l'ha  pronato  non  lo  crede. 
Però  ben  ti  consiglio,  o  mio  uicino. 

Che  cercar  uogli  un'arte  di  tal  s[orte] 

Che  mancar  non  ti  lasci  pan  ne  [aino]  75 

Perch'altrimente  presto  andrai  a  [morte]. 

V.  68.  La  parola  fede  si  legge,  cancellata,  sotto  tanta  e  probabilmente  si 
leggeva  anche  in  fine  di  verso,  se  non  fosse  stata  tagliata  via. 

Nel  verso  dello  stesso  foglio,  egualmente  su  due  colonne  e 
ritagliato  poi  in  margine  in  modo  che  ne  furono  asportate  non 
poche  lettere  iniziali  dei  versi  della  prima  colonna ,  leggesi  un 
altro  capitolo,  senza  nome  d'autore  e  senza  titolo,  ma  evidente- 
mente dovuto  alla  stessa  mano  del  primo  ed  autografo,  come 
provano  abbastanza  le  correzioni.  Lo  si  potrebbe  intitolare:  Sul- 
Vuso  di  «  Galantuomo  »,  giacché  tratta  un  argomento  simile  a 
quelli  onde  si  dilettavano  i  nostri  burleschi  del  Cinquecento,  per 
esempio,  Matteo  Franzesi,  che  sul  capitolo  <  al  Signor  Molza, 
«  contra  il  parlar  per  Vostra  Signoria,  contro  le  Cerimonie  e  lo 
«  sberettare  »  osserva,  come  il  nostro  poeta,  che  «  Parlasi  in  terzo 
«  al  modo  cortigiano  Con  tanta  stomachevole  ignoranza  »  (1)  — 


(1)  Vedi  11  Secondo   libro  delle    Opere   burlesche.,   In   Usecht  al  Reno 
(Roma)  1720,  pp.  144-7. 


312  V.   GIAN 

e,  più  tardi,  Francesco  Sansovino,  che  nel  capitolo  Del  Messere 
deride  l'usanza  esagerata  di  dare  a  chiunque  del  Messere  (1). 
In  tanto  diluviare  di  capitoli  burleschi  questo,  che  qui  trascrivo, 
non  mi  par  dei  peggiori  per  una  certa  scioltezza  e  vivacità  di 
pensiero,  se  non  sempre  di  forma: 

Signor,  gli  è  forza,  e  più  tacer  non  posso,  1 

Ch'io  non  vi  dica  un  nouo  mio  pensiero 

Che  già  più  volte  a  grande  ira  m'ha  mosso. 
[Po']  far  san  polo,  insieme  con  san  Piero 

[G]h'altro  che  galanthomo  dir  non  oda  5 

[Quam]quam  io  vada  per  ogni  sentiero 
....  dir  galanthomo  ogni  uno  goda 

in  uso  homai  questa  parola 

[Galanthojm  si  dice  a  un  hom  di  broda 
bocca  della  gente  vola  10 

galanthom,  che  no  una  volta 

[Mi]lle  il  sento  in  una  ragion  sola. 
[Non]  vedo  alcun  fachin  che  vada  in  volta 

Che  volendo  chiamar  qualche  villano 

Non  dica:  o  galanthom,  di  gratia  ascolta.      15 
Ogni  sbirro  gaglioffo,  ogni  rofBano 

Se  ragionando  galanthomo  dice, 

Si  pensa  di  parlar  da  cortigiano, 
E  più  che  ogni  altro  quel  si  tien  felice 

A  cui  del  galanthomo  gli  vien  detto  20 

Se  ben  del  resto  poi  fusse  infelice. 
[QJuesto  dir  galanthomo  maladetto 

È  si  cresciuto  homai  per  uso  antico 

[C]he  forza  è  ch'ogniun  '1  dica  al  suo  dispetto. 
[Se]  ragionar  m'accade  con  uno  amico  25 

0  con  parente  o  uer  con  un  vicino 

Alle  due  botte  galanthom  gli  dico. 
Onde  mi  par  che  per  fatai  destino 

V.  23.  Le  due  ultime  parole  del  verso  sono  sovrapposte  a  quest'altre  due 
visibili  di  sotto  la  cancellatura:  longa  usanza.  Si  noti  che  il  poeta  poco 
oltre  (vv.  44-5)  contraddice  a  quello  che  afferma  in  questo  punto. 


(1)  Vedi  11  terzo  libro  delle  Opere  burlesche,  ed.  cit.,  pp.  73-7. 


GIOYIANA  313 

Questo  dir  galanthom  mi  vegna  in  mente 

E  s'io  mangio  o  bevo  o  dormo,  o  s'io  camino.  30 
Et  di  questo  fra  me  nel  cuor  sovente 

Stizza  e  rabbia  ne  prendo,  che  si  spesso 

Dir  senta  galanthom  d'ogni  vii  gente. 
Pover  cortigiani,  io  veggio  adesso 

Che  i  motti  che  tra  voi  usar  solete  35 

Sol  di  canaglia  si  trovan  appresso. 
[MJisera  gente  ohimè,  non  v'accorgete 

Che  '1  vostro  galanthom  hoggi  è  più  in  uso 

Che  non  son  di  veluto  le  barete? 
Quando  talhor  fra  voi  ponete  suso  40 

Qualche  motto  gentil  si  com'è  questo 

Ogniun  se  ne  voi  poi  empir  el  muso. 
Ben  mille  volte  il  dì  pensoso  resto 

Come  el  dir  galanthom  ch'è  cosa  nova 

Ogniun  l'habbia  imparato  a  dir  sì  presto.      45 
Onde  talvolta  alcuno  si  ritrova 

Che  al  suo  cavai  Io  dice  et  al  suo  bracco, 

Tanto  el  dir  galanthom  par  che  gli  giova. 
Et  sino  a  quei  ch'ogni  hor  mangian  il  macco 

Soglion  dir  galanthom,  e  dir  non  sanno         50 

Se  non  parola  da  pigliar  col  sacco. 
Com'un  dice  una  cosa,  gli  altri  vanno 

Tutti  dietro  a  colui  chel  dice  prima 

Né  si  sente  altro  poi  per  tutto  l'anno. 
Ver  è  che  questo  galanthom  è  cima  55 

Dei  motti  cortigian,  ma  pur  gli  è  anchora 

Chi  in  mala  parte  ditto  esser  lo  stima; 
Perchè  da  molti  udito  ho  dir  talhora 

Che  questo  galanthom  dir  volea  qpiello 

Che  della  borsa  havea  le  noci  fuora.  60 

Ma  non  si  farà  mai  che  non  sìa  bello 

Questo  dir  galanthom  di  ch'io  ragiono 

Se  si  dicesse  ben  sino  in  bordello, 
Ch'anch'io  voglio  esser  galanthomo  et  sono. 

V.  58.  Il  da  molti  fu  sostituito  dall'  autore  a  lo  stesso ,  che  si  vede  can- 
cellato, 
v.  62.  Questo  verso,  prima  della  correzione,  terminava  così:  che  s'usa  tanto. 
V.  63.  Invece  di  ben  prima  si  leggeva  anchor. 


314  V.   GIAN 

Maggior  varietà  di  materia  tutt' affatto  soggettiva  e  maggiore 
spigliatezza  di  stile,  è  in  quest'altro  capitolo,  in  cui  l'autore 
narra  una  sua  fantasia  e  fa  un  vivo  ritratto,  che  potrebbe  anche 
essere  un  auto-ritratto  :  se,  come  parmi  non  improbabile,  l'autore 
è  tutt'uno  con  l'amico  Luigi  o  Giovan  Luigi  Raimondi,  il  poeta 
comasco  e  parente  dei  Giovio,  del  quale  ho  accennato  in  nota, 
e  che  appunto  per  le  sue  bizzarrie  e  la  sua  passione  per  la  poesia 
burlesca  si  faceva  soprannominare  il  Negromante  ed  il  Berna: 

Come  sapete  voi,  signor,  hersera  1 

Stei  fin  alle  sette  bore  a  andar  al  letto 

Ch'io  giocai  fin  allhora  alla  Primiera. 
Voi  lo  sapete  ben  per  cbe  diletto 

Non  ne  pigliassi,  poi  cbe  voi  anchora  5 

A  star  ivi  a  veder  fosti  constretto. 
In  Brevibus  non  possesti  uscir  fuora 

Né  andar  a  casa  men  della  Padrona, 

Né  meno  a  casa  della  mia  Signora, 
Io  voglio  dir  della  Signora  Bona,  10 

La  cagnaccia  cb'a  il  cuor  adamantino, 

Per  qual  sospiro  a  Prima,  a  Terza  e  a  Nona. 
Gom'io  dico,  giocai  co  '1  vostro  Herbino, 

Perfin  a  queste  prefate  sette  bore, 

E  co  '1  mio  Farinello  e  co  '1  Volpino,  15 

E  gito  a  casa  poi  mi  cavai  fuore, 

E  armato  ch'bebbi  di  lenzuoli  i  fianchi 

Mi  posi  per  dormir  poi  di  buon  cuore. 
Allhora  i  miei  pensieri  afiiitti  e  stanchi 

Mi  vennero  di  subito  in  la  mente  20 

Ch'i  miei  dì  fanno  lagrimosi  e  manchi; 
Io  cbe  m'accorsi  di  questo  accidente 

Fui  per  dir  mal  di  Christo  e  di  Maria, 

Pur  si  chiuse  la  bocca  prestamente, 
Et  volta  in  qua  e  in  là,  la  fantasia  .  25 

V.  11.  Prima  si  leggeva:  «  Quella  cagnaccia,  come  voi  sapete  ». 
v.  15.  Invece  di  «  e  co  '1  Volpino  »  il  poeta  aveva  scritto  «  o  ver  Zoglino  ». 
v.  25.  Come  si  vede  dal  séguito  del  capitolo,  questo  Negromante  non  è 
altro  che  uno  dei  soprannomi  di  Giovan  Luigi  Raimondi. 


GIOVIANA  315 

Io  dei  del  capo  nel  mio  Negromante, 

Ch  e  lo  conforto  della  vita  mia. 
Onde  pensando  a  sto  spirto  galante, 

A  questo  huomo  nemico  di  fatica. 

Cavai  dal  capo  quel  pensier  furfante.  30 

0  mio  car,  è  forza  ch'io  v'il  dica: 

S'io  lo  volessi  bene  anchor  tacere, 

Ch'ei  non  è  un  huom  de  quei  fatti  all'antica, 
E  volendo  ch'io  dica  il  mio  parere 

Dirowi  che  costui,  più  che  non  pare  35 

È  avveduto,  e  huomo  da  vedere. 
Alfin  io  mi  disposi  di  levare 

Et  non  star  più  in  quel  letto  traditore 

Poi  ch'io  non  mi  poteva  addormentare. 
Levato  adonque  su  con  la  maggiore  40 

Voglia,  ch'io  havessi  mai  di  scriver  carte. 

Scrissi  in  tal  forma  almeno  per  due  hore. 
Venni  a  dir  di  costui  a  parte  a  parte 

C'ha  mai  sempre  le  voglie  sue  quiete 

Et  già  mai  non  s'adira  in  tutto  o  in  parte.  45 
Voi  ch'in  faccia  et  in  cuor  lo  conoscete. 

Sapete  por  ch'egli  è  un  buon  castrone. 

Poi  che  mai  sempre  in  camera  l'havete. 
Si  stima  in  piazza  d'esser  un  barone. 

Et  vanne  su  '1  tirato  com'un  e... ,  50 

Che  par  un  huomo  di  reputatione. 
Se  siamo  in  casa  poi  a  far  stramazzo 

Huom  di  lui  più  festevole  non  vedo, 

Tant'egli  ride,  et  salta  com'un  pazzo. 
S.'  Commendator,  certo  io  credo  55 

Che  sol  costui  sia  la  mia  vita  eterna, 

Perch'a  me  stesso  il  cuor  rubo  e  depredo. 
Egli  è  un  huom  singular  alla  moderna, 

E  acciò  con  gli  altri  egli  non  si  confondi 

Passi  da  tutti  nominar  il  Bema^  60 

Che  ci  son  molti  luigi  Raymond! 

V.  30.  Cominciava  così:  €  Se  ben  non  voglio  >  ecc. 

V.  61.  Nell'autogr.  si  legge  cancellato  un  rfe'  innanzi  a  Rat/mondi. 


316  V.   GIAN 

Gom'ei  si  chiama  in  vero,  e  a  questo  nome 

Non  credo  ch'el  giovanni  soprabondi. 
Se  costui  si  trovasse  in  mille  Rome, 

Fra  mille  genti,  saria  conosciuto,  65 

Et  senza  anchor  nomar  il  suo  cognome, 
Tal  che  se  mai  l'incontro  e  lo  saluto, 

Hora  Diego,  bora  Berna,  lo  dimando, 

Hor  Negr.[omante],  hor  huomo  resoluto. 
Onde  m'accorgo  s'io  gli  vo  pensando,  70 

Ch'egli  ha  più  nomi  assai  che  m. [esser]  Carlo, 

Over  che  non  ha  il  nostro  honorando. 
Era  in  dubbio  talhor  come  chiamarlo. 

Perciò  ch'io  temea  seco  di  fallire, 

Che  in  tutto  io  voleva  contentarlo.  75 

Io  non  sapea  talhora  come  dire. 

Per  li  nomi  di  questo  huomo  da  niente. 

Ch'essendo  tanti  mi  facea  stuppire  (sic). 
Ma  adesso  ho  conosciuto  chiaramente, 

Che  sol  il  Berna  dir  se  gli  bisogna,  80 

Perchè  l'amazza  (sic)  chi  dice  altramente, 
Non  so  pensar  perchè  non  si  vergogna 

D'esser  cos'i  chiamato  questo  alocco 

S'egli  d'esser  il  Berna  non  s'insegna. 
Venga  il  cancar  al  gofiFo,  et  al  Tarocco,  85 

Pensa  imitar  il  Berna,  in  fé  da  dovero, 

Guardate  s'egli  è  nato  in  tutto  sciocco. 
So  ch'egli  a  poca  cosa  non  s'appiglia 

A  metter  in  tai  cose  il  suo  pensiero. 

Questo  m'accresce  pur  gran  meraviglia,         90 
Che  se  gli  dichi  il  Berna,  e  per  ragione: 

Costui  al  Berna  in  niente  s'assomiglia. 

I  non  so  da  che  venga  la  cagione 
Di  questo  nome,  salvo  se  '1  imita 

Nell'essere  mai  sempre  'arcipoltrone.  95 

vv.  61-3.  Con  questo  mi  pare  che  1'  autore  venga  a  dire  che  1'  amico  si 
chiamava  Giovan  Luigi  Raimondi. 

V.  76.  Prima  l'A.  aveva  scritto  e  poi  cancellato:  Per  la  confusion  de'nomi. 

v.  79.  Fra  questo  verso  e  il  sg.  si  legge  cancellato  :  Questo  Tarocco  certo 
se  Vinsogna  \  D'esser  il  Berna. 


GIOVIANA  317 

Lasciamo  pure  un  altro  capitolo  che  incomincia  : 

Signor,  io  ho  aspettato  sin  adesso 
Che  mi  mandasti  quel,  sapete  bene. 
Di  che  vi  proferesti  da  voi  stesso. 

indirizzato  a  un  Signor  Abbate  che  sarà  probabilmente  il  solito 
abate  Giovio,  cioè  Paolo  il  giovane,  altrove  nominato,  al  quale 
l'autore  rimprovera  d'essersi  dimenticato  una  vecchia  promessa. 
Dopo  esortatolo  a  volersi  ricordare  di  lui  che  è  <  pregion  d'Amore  >, 
narra  un  caso  d'amore  toccato  a  un  suo  amico  che  erasi  rivolto 
a  lui  per  consiglio. 

Dal  burlesco  al  licenzioso  è  assai  breve  il  passo,  anzi  è  abba- 
stanza noto  quanto  questi  due  elementi,  affini  di  loro  natura, 
coesistessero  o,  meglio,  si  mescolassero  nella  vita  e  nella  poesia 
del  nostro  Cinquecento.  Non  però  del  Cinquecento  soltanto.  Fin 
dalle  origini  della  nostra  letteratura  questa  affinità  e  questo  mi- 
scuglio sono  evidenti,  tanto  che  a  muovere  dai  primi  burleschi  del 
Dugento,  attraverso  a  quelli  del  sec.  XIV  e  del  XV,  al  Burchiello 
e  ai  burchielleschi,  e  ai  canti  carnascialeschi  del  Poliziano  e  del 
Magnifico,  sino  ai  capitoli  del  Berni  e  dei  suoi  imitatori,  è  come 
un'enorme  palude  Stigia,  grassa,  viscosa  di  sboccato  e  d'osceno  e 
di  triviale,  in  cui,  al  contrario  del  messo  di  Dante,  s'immerge 
sovente  la  nostra  Musa  burlesca. 

Ma  a  chi  bada  solo  a  raccogliere  e  disaminare  i  fatti,  le  lamen- 
tazioni sono  peggio  che  inutili.  Diamo  dunque  un  saggio  delle 
poesie  di  questo  anonimo  poeta  del  sec.  XVI,  le  quali  nel  ms. 
sono  state  battezzate,  da  mano  moderna,  col  titolo  di  licenziose. 
In  queste  appunto,  più  che  nelle  altre  vedute  sino  ad  ora,  ab- 
bondano le  cancellature  e  le  correzioni,  che  io  verrò  registrando 
scrupolosamente  appiè  di  pagina  nel  riferire  il  lungo,  intermina- 
bile capitolo,  il  quale,  malgrado  le  proteste  che  fa  l'autore  in 
principio,  non  è  che  un  tessuto  fitto  di  equivoci  osceni ,  intrec- 
ciato sopra  un  ordito  non  nuovo,  le  Campane.  Non  nuovo,  giacché 
in  lode  delle  Campane  è  un  capitolo  del  Firenzuola  (1),  uno  dei 


(1)  Vedi  11  primo  libro  delle  Opere  burlesche^  ed.  cit^  pp.  359^. 


318  V.   GIAN 

più  osceni  che  si  conoscano,  e  contro  di  esse  uno  del  Bronzino 
pittore  (1):  richiami  questi  non  inutili,  dacché  l'anonimo  poeta 
burlesco  si  mostra  bene  informato  dei  componimenti  del  Berni 
e  dei  suoi  imitatori.  Ad  alcuni  dei  quali  egli  allude  abbastanza 
chiaramente,  e  dai  quali  egli  seppe  trar  partito,  non  senza  però 
cadere  spesso  nel  prolisso  e  nel  triviale.  Ma  ecco  senz'altro  il 
capitolo,  il  quale  viene  ad  accrescere  la  serie,  già  cosi  numerosa, 
dei  capitoli  burleschi  del  secolo  XVI: 

Poi  che  vi  sono  in  questa  settimana  1 

Cotante  feste  che  mi  dan  l'invito, 

lo  vo  lodar  un  pezzo  la  campana, 
Che  gli  altri  dì  non  ho  tempo  compito 

Da  consumar  in  sì  fatti  soggetti  5 

S'io  vo  mangiar  e  bere  e  andar  vestito. 
Io  conosco  de  nobili  Intelletti 

Che  scemando  ogni  dì  vansi  il  cervello 

A  compor  cose  ond'io  n'avrei  dispetti. 
Parlan  de  l'orinai,  del  ravanello,  10 

Delle  ricotte,  della  gelatina, 

Insin  della  scudella  e  del  pestello. 

V.  2.  Finiva  dapprima:  che  mi  danno  l'agio. 

vv.  4-5.  Nella  prima  redazione:  Che  gli  altri  giorni  a  dirvi  il  ver  non 
hagio.  \  Tempo  ecc. 

V.  6.  Scritto  dapprima  così:    Se  pan  voglio  mangiar  carne  e  formagio. 

vv.  10-12.  Qui  si  allude  al  capitolo  in  lode  dell'orinale  e  a  quello  in  lode 
della  gelatina  del  Berni  (ed.  Virgili,  pp.  25-30),  ed  al  capitolo  sopra  le  ri- 
cotte di  Giovanni  della  Casa  {Libro  primo  delle  opere  burlesche,  ed.  cit., 
pp.  152-6).  Conosco  un  capitolo  In  lode  del  mortaio  di  un  S.  B.  {Libro  se- 
condo delle  opere  burlesche,  pp.  258-62),  dove  è  anche  sporcamente  cele- 
brato il  pestello;  le  altre  allusioni  mi  sfuggono.  Anche  il  Tansillo  nel  Ca- 
priccio in  laude  della  Galera ,  dopo  detto  :  «  Non  è  il  mio  de'  capricci  e 
«  de  le  vene  |  Che  corron  si  per  Roma  e  tra  preti,  |  Di  che,  più  che  del 
<  mar,  nausea  mi  viene  »,  soggiungeva: 

Chi  celebra  il  pestel,  chi  l'orinale. 
Ed  a  snggetto  spendono  grinchiostri, 
Ch'a  l'onor  poco,  a  l'utile  men  vale. 

Vedi  Capitoli  giocosi  e  satirici  di  L.  Tansillo  editi  ed  ined.,  con  note  di 
Scipione  Volpigella,  Napoli,  1870,  p.  58. 


(1)  Vedi  II  secondo  libro  ecc.,  ed.  cit.,  pp.  293-303. 


GIOVIANA  319 

Costor  mi  paion  gente  da  cucina. 
Quando  m'accor^  che  ne'  versi  suoi 
Non  san  d'altro  parlar  sera  e  matina.  15 

Se  mangiassero  fieno  sarian  boi 

Benché  d'alcun  sian  reputati  dotti 

Che  non  hanno  il  giudicio  come  voL 
Leggi,  che  ti  so  dir  che  ce  son  motti 

Bastanti  per  color  che  stanno  al  locho  20 

Ove  non  mancan  donne  e  giorni  e  notti. 
Ancor  io  saprei  dir  cose  di  focho 

Che  stomacho  farian  a  chi  l'udisse 

Ma  non  son  sbirro,  né  rufiian,  né  cuocho. 
La  penna  mia  giamai  parola  scrisse  25 

Che  legger  non  potesse  ogni  persona 

Che  con  nome  di  santo  al  mondo  visse. 
Ond'avien  che  '1  mio  instinto  anchor  mi  sprona, 

Hor  a  parlar  di  cosa  degna  e  santa 

Per  cui  spero  acquistar  verde  corona.  30 

Mentre  donque  di  lei  mia  musa  canta 

Voi  che  d'ogni  beltade  e  cortesia. 

Donna,  sete  la  vera  unica  pianta, 
Sedete  appresso  alla  persona  mia 

Giocosa  et  sola  perchè  d'altra  gente,  35 

Pur  v'habbia  voi,  non  curo,  in  compagnia. 
Et  havend'io  de  cosa  sì  eccellente 

A  conferir  con  voi,  non  panni  honesto 

Ch'ai  fatti  nostri  alcun  resti  presente. 
Vedrò  ben  d'espedir  quanto  più  presto  40 

Per  non  parer  che  fastidir  vi  voglia 

Né  che  sia  qui  per  menarvi  l'agresto. 
E  non  temete  che  l'udir  vi  teglia 

Né  l'appetito  il  suon  d'està  campana 

Che  di  lasciarla  alfin  vo  che  vi  doglia.  45 

E  volendo  voi  viver  da  Christiana 

Cercate  sJcun  che  ve  la  suoni  spesso 

Che  n'andarete  al  ciel  per  la  via  piana. 

v.  48.  Dopo  questo  verso  seguivano  nella  redazione  primitiva  queste  sei 
terzine,  che  poi  l'autore  rifiutò  cancellandole  con  una  linea  trasversale: 


320  V.   GIAN 

D'og'  [huo]m v'è  concesso 

Pigliar  per  suonator,  pur  che  facia[te]  50 

Che  non  v'habbiano  i  frati  alcun  regresso. 
Che  se  non  son  campane  smisurate 

I  lor  battagli  non  vi  ponno  entrare 

E  la  vostra  però  non  è  da  frate. 
Se  vi  potesse  alcun  d'essi  attaccare  55 

Vi  so  dir  che  mai  vi  lasciarebbe 

Ch'ad  ogni  modo  la  vorria  suonare, 
E  qualche  danno  certo  vi  farebbe 

Con  farla  aprir  da  qualche  parte,  in  modo 

Che  mai  più  forma  di  campana  havrebbe,     60 
Tanto  più  che  da  gente  assai  dir  odo 

Che  i  soccolanti  sopra  gli  altri  tutti 

Hanno  un  battaglio  grosso  e  longo  e  sodo; 
I  quai  devrian  inver  esser  destrutti 

E  non  lasciarne  al  mondo  più  semenza  65 

Per  esser  animai  pur  troppo  brutti. 
Ver'  è  che  lor  son  di  campana  senza 

Ma  fan  sì  gran  rumor  andando  in  volta 

Come  suonasser  quattro  in  concorrenza. 

Et  pratticate  per  li  monasteri 

De  frati,  oue  n'è  copia,  e  non  carato 

Che  siano  beretin  più  come  (?)  o  neri. 
Pur  che  d'una  sol  cosa  vi  guardiate 

Che  la  sua  forma  tanto  non  vi  piaccia 

Che  suonar  a  ogni  modo  le  vogliate, 
Ch'io  vi  so  dir  ch'ogni  fratuccio  è  in  caccia 

Per  pnoter  ritrouar  de  vostre  pari 

À  cui  metta  il  battaglio  fra  le  braccia 
Et  io  conosco  per  effetti  chiari 

Che  diverreste  nel  mestier  sì  ghiotta 

Che  lasciar  no  '1  vorreste  per  dinari. 
Come  suonaste  pur  una  sol  botta 

Con  un  battaglio  che  la  man  v'empiesse  * 

De  l'amor  suo  vi  sentireste  cotta. 
Et  a  tutti  li  vespri  et  alle  messe 

Ve  n'andreste  in  persona  per  suonarla 

E  desiareste  che  venesser  spesse. 

v.  49.  A  questo  punto  il  margine  superiore  della  pagina  è  lacerato. 

V.  53.  L'autore  sostituì  il  «  vi  ponno  »  al  «  gli  ponno  »,  che  si  legge 
sotto  la  cancellatura. 

v.  65.  Nella  prima  redazione  suonava  così  :  «  Tal  che  semenza  non  se  ne 
«  trovasse  *. 


GIOVIANA  321 

E  però  a  me  colei  parria  ben  stolta  70 

Qual  accettasse  un  tal  battaglio  in  mano 

Non  havendo  di  proprio  entrata  molta. 
E  non  fu  il  Bernia  d'intelletto  sano. 

Poi  che  parlando  della  prima  dice 

Che  le  campane  i  frati  a  suonar  hano.  75 

Lo  stato  lor  saria  troppo  felice 

Se  ciò  potesser  far,  però  tra  loro, 

Non  già  suonar  ma  battacchiar  gli  lice. 
Ma  più  per  hor  non  parlo  di  costoro, 

Mettan  il  suo  battaglio  ove  gli  piace  80 

Pur  che  no  '1  mettan  nel  vostro  lavoro. 
[Che  questo]  foglio  non  saria  [ca]pace 

A  contenir  ducento  mìe  ragioni 

Perchè  la  forma  lor  tanto  mi  spiace. 
E  poi  vole  il  dover  che  io  pria  ragioni  85 

Della  campana,  priiicipal  mio  intento 

E  fuor  di  strada  il  mio  corsier  non  sproni. 
Poi  quando  havrò  di  lei  a  compimento 

Parlato,  se  l'inchiostro  anchor  m'avanza 

Ragionar  del  battaglio  son  contento.  90 

Per  dar  principio  a  cose  de  sustanza 

Voi  havete  a  saper  che  la  campana, 

Onde  vogliate  haver  bona  speranza, 
Voi  esser  di  metallo  assai  lontana 

Da  quelle  che  si  suonan  nelle  ville  95 

E  dentro  e  fuori  d'ogni  parte  sana. 

vv.  70-73.  Scritti  dapprima:  «  E  pero  chi  saria  colei  sì  stolta  |  A  lasciar 
€  porsi  un  tal  battaglio  adesso  |  Se  non  è  ricca  et  habbia  entrata  molta  ». 

V.  73.  Nella  redazione  primitiva:  «  Et  in  quel  loco  il  Berna  hebbe  del 
€  grosso  ». 

vv.  72^.  Infatti,  nel  capitolo  della  Piva,  il  Berni  avrebbe  scritto:  «  Io 
«  non  v'accetto  in  modo  alcuno  i  frati  :  |  Se  sonar  voglion ,  suonin  le  cam- 
«  pane,  |  0  qualch'altri  strumenti  sciagurati  ».  Dico  avrebbe,  perchè  non  è 
certo  che  questo  capitolo  appartenga  al  Berni,  anzi  il  Virgili  (Op.  cit., 
pp.  177-82)  lo  collocò  fra  le  Rime  apocrife.  Veda  il  lettore  se  questa  atte- 
stazione d'un  contemporaneo  si  debba  o  no  considerare  come  un  argomento 
in  favore  dell'autenticità  del  detto  capitolo. 

V.  78.  Invece  di  battacchiar  si  leggeva  dapprima  battagliar. 

V.  81.  Nella  prima  redazione:  «  E  verde  sempre  stia  come  uno  alloro  ». 

V.  82.  Qui  il  foglio  è  un  po'  corroso  nel  margine  superiore. 

V.  83.  Dapprima:  «  A  contenir  quel  che  saria  il  dovere  ». 
diomaU  storico.  ITU,  faac.  50-51.  81 


322  V.   GIAN 

Et  una  apena  se  ne  trova  in  mille 

Che  non  sia  in  qualche  parte  difettosa 

E  da  cui  chiaro  e  netto  il  suono  stille. 
0  che  gli  è  aperta  over  che  gli  è  scheggiosa  100 

In  qualche  loco,  o  ch'è  si  vitriuola 

Che  toccarla  a  gran  pena  il  battaglio  osa. 
N'ho  visto  anchor  de  sì  strette  di  gola 

Che  fan  sonando  ogni  battaglio  stanche 

Et  è  l'angustia  che  '1  vigor  gli  invola.         103 
Da  l'altra  parte  non  mi  piaccion  ancho 

Quelle  SI  larghe,  oue  è  mestier  che  grande 

11  battaglio  sia  un  braccio  o  pocho  manche, 
Se  voi  gionger  ben  ben  da  tutte  bande 

Perchè  tanta  larghezza  è  poi  cagione  HO 

Che  la  dolcezza  del  suonar  si  spande. 
Et  io  che  si  mi  piace  l'unione 

Che  giorno  e  notte  mai  vorrei  star  solo, 

Patir  non  posso  tal  dispersione. 
Oltre  che  quando  io  sento  andar  a  volo  115 

11  mio  battaglio,  senza  che  le  sponde 

Possi  toccar,  mi  nasce  uno  aspro  duolo. 
Frate  mio,  tu  m'inganni,  un  mi  risponde. 

Che  qui  non  fiaccarassi  il  capo  almeno. 

Si,  ma  le  botte  non  son  poi  gioconde.  120 

De  queste  campanaccie  il  mondo  è  pieno 

E  se  ne  suona  anchora  de  piccine 

Con  fatica  però  chi  più  chi  meno. 
Ma  io  che  vorrei  pur  gionger  al  fine 

De  l'opra  mia  tosto  ch'è  incominciata  125 

Desio  che  sian  un  po'  più  grandoline. 
Acciò  quando  ho  ben  fatto  una  suonata 

Tornar  possi  di  botto  alla  seconda 

Senza  ch'ella  ne  sia  dannificata. 
Deve  esser  tal  infin,  che  ti  nasconda  130 

Tutto  il  battaglio  dentro,  e  di  tal  sorte 

Ch'a  tutte  le  tue  botte  corrisponda, 

vv.  97-8.  Nella  redazione  primitiva:  «  Et  ben  talhor  non  ecc.  |  Una  ecc.  y. 

v.  120.  Dopo  questo  verso  si  leggono  cancellati  i  due  seguenti:  «  Non  si 

«  voi  in  effetto