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Full text of "L'agriculture et l'agroalimentaire au Canada : l'excellence sur la scène mondiale"

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Canadian Agriculture Library 
Bibliothèque canadienne de l'agriculture 
Ottawa K1 A 0C5 



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Plan stratégique 
ministériel 

1998 - 2001 




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Agriculture et 
Agroalimentaire Canada 



Agriculture and 
Agri-Food Canada 



Dans l'industrie agricole et agroalimentaire 
d'aujourd'hui, tout ce que nous faisons s'ins- 
crit dans un contexte mondial en pleine effer- 
vescence. La mondialisation, pour nous, n'est 
pas qu'un cliché : c'est un phénomène réel. Le 
défi posé par cette nouvelle réalité a, par-dessus 
tout, façonné notre vision de l'avenir. 

À AAC, lorsque nous parlons de L'excellence 
sur la scène mondiale, nous ne songeons pas 
qu'à la commercialisation mondiale du canola 
en Asie ou à l'exportation de produits génétiques 
laitiers dans une centaine de pays — quoique 
ces activités donnent certainement la mesure du 
genre de société dans lequel nous vivons. 

L'excellence sur la scène mondiale ne peut 
être réalisée que si elle est fondée sur l'excel- 
lence ici même, au pays. Les ventes intérieures 
atteignent presque 90 millions de dollars, et ce 
succès est un tremplin vers la réussite croissante 
sur les marchés mondiaux. Les consommateurs 
canadiens comptent parmi les plus éclairés. 
Notre marché est diversifié et de plus en plus 
raffiné. Nous augmentons nos ventes en amélio- 
rant nos produits, et ce sens aigu du commerce, 
combiné à l'excellente réputation dont jouit le 
Canada en matière de qualité et de salubrité 
des aliments, est essentiel au succès mondial. 

Les produits canadiens ont déjà fait leur preuve 
dans l'arène mondiale. Les exportations ont 
franchi le cap des 22 milliards de dollars, ce 
qui dépasse de loin nos propres prédictions. Et 
notre industrie songe maintenant à doubler 
ce chiffre d'ici l'an 2005. C'est là un objectif 
ambitieux, mais l'industrie est prête. Dans le 
seul secteur de la transformation alimentaire 
canadienne, les investissements sont en hausse 
de 1,4 à 1,9 milliard de dollars par rapport aux 
trois dernières années. La productivité de nos 
exploitations agricoles ne cesse de croître — 
et nous tonifions notre production tout en prenant 
soin de notre environnement, ce qui est de 
bon augure non seulement pour les Canadiens, 
mais pour le monde entier. Il est indispensable 
d'accroître la productivité agricole si nous 
voulons répondre aux besoins d'une population 
mondiale croissante. 

Le commerce, tant intérieur qu'international, 
est synonyme d'emplois et de possibilités de 




Maintenir 
le cap 



croissance pour les Canadiens dans le domaine 
de la transformation, de la distribution et de la 
commercialisation, ainsi que dans de nom- 
breuses autres industries. Les trois quarts des 
deux millions d'emplois soutenus par notre 
secteur se situe en aval de la production agricole 
primaire. Le succès de notre secteur rejaillit 
bien entendu sur les exploitations agricoles. 

Chacun de nous qui travaille en agriculture 
dépend en majeure partie des activités qui se 
déroulent sur la ferme. On songe entre autres 
aux secteurs ruraux, où le succès agricole est 
souvent essentiel à une économie vigoureuse. 
C'est pourquoi AAC coordonne les efforts gou- 
vernementaux visant à raffermir les collecti- 
vités rurales. Par l'intermédiaire d'une série 
de programmes conjoints, notamment le Parte- 
nariat rural canadien, qui réunit les ressources 
de plus de 20 ministères et organismes fédé- 
raux, nous trouvons de nouvelles façons 
d'outiller les collectivités de manière à ce 
qu'elles puissent soutenir la concurrence dans 
l'économie mondiale. 

À Agriculture et Agroalimentaire Canada, 
nous travaillons fort au nom des Canadiens — 
et plus important encore, nous travaillons avec 
eux — à construire les assises qui permettront 
de viser une excellence continue. Dans un monde 
où la concurrence ne cesse de s'aviver, le 
succès du Canada dépend de plus en plus de 
ce type d'efforts coordonnés. Pour relever 
les défis complexes qui nous attendent, notre 
ministère a apporté des changements fondamen- 
taux dans la façon de travailler individuelle- 
ment, avec les autres et avec l'agrinégoce. 

En cette période de restrictions financières, 
on ne doute pas de l'importance grandissante 
de comprendre exactement où se situent nos 



forces. C'est pourquoi AAC a défini trois sec- 
teurs d'activités clés qui précisent où nous con- 
centrerons nos meilleurs efforts : Croissance 
des marchés, Innovation pour un avenir durable 
et Fondation solide pour le secteur et les col- 
lectivités rurales. Un quatrième secteur, Saine 
gestion ministérielle, nous donne les moyens 
de fonctionner avec excellence. 

Ces secteurs d'activité clés sont clairement 
axés sur des objectifs qui importent à tous les 
Canadiens — la croissance de l'industrie et la 
prospérité rurale. Le présent Plan ministériel 
explique avec précision la manière dont nous 
comptons réaliser ces objectifs, c'est-à-dire en 
puisant dans les talents de chacune des direc- 
tions générales du Ministère, de nos organismes 
associés et de tout le secteur. À titre d'exemple, 
AAC travaille de concert avec la nouvelle 
Agence canadienne d'inspection des aliments 
(ACIA), la première du genre dans le monde. 
Avec la mise sur pied de l'ACIA, nous raf- 
fermissons notre réputation à titre de chef de 
file dans l'inspection et la salubrité des ali- 
ments : le modèle de l'ACIA est étudié partout 
dans le monde. 

Au cours des prochaines années, la tournure 
des événements dépendra en grande partie de 
notre capacité à nous comporter comme une 
industrie : prendre des risques, maintenu notre 
avantage concurrentiel et construire notre 
avenir grâce à une saine gérance environ- 
nementale de nos terres et de nos ressources. 
Ensemble, nous devons aujourd'hui même 
prendre soin de l'industrie de demain. 

En résumé, nous savons où nous nous diri- 
geons. Nous avons fixé des objectifs ambitieux, 
mais réalistes, compte tenu de l'expertise sur 
laquelle nous pouvons compter dans le secteur 
même. Bien entendu, le succès ne vient pas 
facilement : le Plan ministériel a tracé la voie 
de trois années bien remplies. Toutefois, si j'en 
crois mon expérience, l'industrie agricole 
n'a jamais eu peur du gros travail! 

Lyle Vanclief 

Ministre de l'Agriculture et de 
l' Agroalimentaire et ministre responsable 
de la coordination des affaires rurales 



L'excellence sur la scène mondiale 



Le secteur agricole et agroalimentaire 
canadien d'aujourd'hui 



Un tremplin 
vers l'excellence 

« De plus en plus, nous faisons des affaires sur 
le marché mondial de l 'alimentation — c 'est là 
où résident les possibilités. Mais de nombreux 

producteurs et transformateurs d'aliments, 

partout dans le monde, recherchent les mêmes 

débouchés. Nous devons donc être des 

concurrents de calibre mondial. » 



Lyle Vanclief 

Ministre de l'Agriculture et de rAgroalimentaire 

et ministre responsable de la coordination des affaires rurales 




Le Canada est une nation commerçante. Cela a 
toujours été vrai mais, aujourd'hui, concurrencer 
avec succès à l'échelle mondiale n'est pas seulement 
désirable, c'est essentiel. L'excellence du Canada, 
mesurée à l'échelle du globe, façonnera l'avenir 
de son secteur agricole et agroalimentaire ainsi 
que celui des deux millions de Canadiens qui tirent, 
d'une manière ou d'une autre, leur subsistance de la 
richesse du sol. Ce secteur dynamique engendre près 
de 9 p. 100 du produit intérieur brut de notre pays. 

Construire sur 
une base solide 

Le secteur agricole et agroalimentaire a établi une 
base de croissance solide. La poursuite de L'excellence 
sur la scène mondiale dépend en grande partie des 




ventes internationales, mais notre succès sur les marchés 
mondiaux repose avant tout sur le développement de 
produits de calibre international ici, chez nous — et sur 
l'excellente réputation de la qualité et de la salubrité 
de nos aliments. Des marchés intérieurs florissants 
constituent notre tremplin vers le succès international. 

Les résultats sur les marchés intérieurs sont posi- 
tifs. Les ventes d'aliments et de boissons aux consom- 
mateurs canadiens ont atteint près de 90 milliards de 
dollars l'an dernier. Dans le seul secteur de la trans- 
formation des aliments, l'investissement a augmenté 
de 30 p. 100 au cours des trois dernières années. 
L'Agence canadienne d'inspection des aliments, 
créée en 1997, a suscité l'intérêt du monde entier 
qui a vu en elle un modèle d'excellence en salubrité 
alimentaire. 

Des exportations records 

Sur le plan international, le secteur a connu un 
essor considérable au cours des dernières années et 
a dépassé les objectifs visés par le secteur privé et 
le gouvernement. En 1997, il a réalisé des exporta- 
tions atteignant plus de 22 milliards de dollars. Le 
secteur canadien a fait de réels progrès sur ce marché 
mondial lucratif. Les industries agroalimentaires 
comptent parmi les plus grosses et les plus impor- 
tantes du Canada. McCain Foods Limited, qui pos- 
sède des usines dans 10 pays et dont le chiffre de 
ventes partout dans le monde frise les 5 milliards 
de dollars, a été nommée en 1997 l'une des 10 pre- 
mières entreprises exportatrices du Canada. La 
Commission canadienne du blé est sans contredit 
la plus grande société de commercialisation du genre 
au monde, vendant entre 4 et 6 milliards de dollars 
de blé et d'orge par année à quelque 70 pays. 

Aujourd'hui, tout, de la viande aux pommes de 
terre frites, transite maintenant plus librement et en 
plus grande quantité autour de la planète. Bien 
entendu, ce succès n'est pas dû uniquement aux 



Le secteur de 
l'agriculture et de 
Pagroalimentaire : 

est le troisième employeur en importance au 
Canada, procurant de l'emploi à deux millions 
de Canadiens. Trois personnes sur quatre 
travaillent en aval de la production agricole 
primaire. 

a doublé son incidence sur l'économie en 
moins de deux générations, son apport à notre 
produit intérieur brut étant maintenant juste 
un peu inférieur à 9 p. 100. En 1997, les excé- 
dents commerciaux réalisés dans l'agroali- 
mentaire ont atteint les 7,4 milliards de dollars 
(en hausse de 52 p. 100 par rapport à 1995). 

procure aux Canadiens des aliments parmi les 
plus sûrs et les plus économiques au monde. 
Les Canadiens consacrent moins de 10 p. 100 
de leur revenu disponible à l'alimentation, 
comparativement à 24 p. 100 parfois dans 
d'autres pays industrialisés. À ce chapitre, nous 
sommes au 2 e rang derrière les Américains. 

adopte de plus en plus des méthodes cultu- 
rales de conservation du sol : plus de la moitié 
de nos terres ensemencées bénéficient de cette 
technique qui non seulement réduit les coûts 
des agriculteurs, mais combat aussi l'érosion 
du sol, améliore l'habitat faunique et retient 
le carbone dans le sol, diminuant ainsi les 
émissions de gaz à effet de serre. 

consacre 1 milliard de dollars à la recherche 
et à la technologie agroalimentaires. En 1997- 
1998, AAC a investi 353 millions de dollars. 



PLAN STRATÉGIQUE MINISTERIEL 1998-200 



géants de l'agroalimentaire, mais aussi à une multi- 
tude d'entreprises et de produits nouveaux qui 
sont en train de se tailler une place sur les marchés 
mondiaux, là où il y a un créneau à prendre. 

Augmentation de 
l'investissement et de l'emploi 

L'accroissement des ventes, que ce soit chez nous 
ou à l'étranger, nous permet d'augmenter notre pro- 
duction économique et de créer de nouveaux emplois 
dans le secteur. La production et l'emploi ont tous 
deux réagi positivement au cours des deux ou 
trois dernières années. Aujourd'hui, un Canadien 
sur sept vit du secteur agroalimentaire. Nos fermes 
sont de plus en plus productives et, l'an dernier, les 
signes indéniables d'un optimisme croissant sont 
apparus : selon des statistiques venant de partout au 
pays, les ventes de tracteurs et de moissonneuses- 
batteuses sont à la hausse. La production de bétail, 
à elle seule, a augmenté de plus de 20 p. 100, cette 
croissance se faisant presque entièrement sentir sur 
les marchés d'exportation. Notre rendement de pro- 
duits agricoles transformés a nettement augmenté. 
Pour la première fois, en 1996, les Canadiens 
ont exporté plus d'aliments transformés qu'ils n'en 
ont importés. 

Possibilités à l'échelle mondiale 

Pour que notre secteur connaisse une croissance 
réelle, le Canada fait de plus en plus d'affaires dans 
ce marché mondial en ébullition. En effet, les 
marchés étrangers sont plus gros et se dévelop- 
pent beaucoup plus rapidement que nos propres 
marchés : entre 1985 et 1996, le commerce mon- 
dial des produits agricoles et agroalimentaires a plus 
que doublé, passant à 464 milliards de dollars US. 

Les Canadiens doivent aller là où s'offrent les 
possibilités — et cette vérité s'applique à toute la 
filière agroalimentaire : agrofournisseurs, produc- 
teurs, transformateurs, transformateurs de second 
cycle, distributeurs et exportateurs. 

En même temps que s'ouvrent les possibilités, nos 
producteurs et nos transformateurs peuvent s'atten- 
dre à une concurrence plus vive non seulement pour 
la conquête du marché international, mais aussi de 
notre propre marché. Bien que le marché canadien 
ait plus de maturité que de nombreux autres autour 
du monde, il reste encore beaucoup de place pour 
une croissance soutenue, particulièrement dans 
le cas des industries qui s'adaptent à l'évolution 
démographique des consommateurs sur le marché 
canadien, aux goûts raffinés d'une population 
vieillissante d'origine ethnique diverse. 

Tabler sur l'excellence 
démontrée 

L'excellence sur la scène mondiale décrit comment 
AAC, de concert avec les partenaires du secteur, entend 
contribuer à bâtir un secteur prospère, compétitif, axé 
sur le commerce et de plus en plus autonome. Pour 
cela, nous comptons sur l'excellence canadienne : notre 
productivité, notre technologie, nos pratiques durables 
et des mécanismes nouvellement mis au point pour 
stimuler et stabiliser l'économie agricole et rurale. 
L'excellence sur la scène mondiale examine aussi des 
changements déterminants qui s'opèrent dans notre 
ministère dans le but de mieux doter nos travailleurs 
des instruments dont ils ont besoin pour accomplir leur 
travail le plus efficacement possible. 



Horizon : le monde 



Pour une plus grosse part de l'assiette mondiale 

« Nous pouvons et nous voulons obtenir une plus grosse part de cette assiette mondiale. » 

Ministre Lyle Vanclief, février 1998 

Le Conseil canadien de commercialisation agroalimentaire (CCCA) ainsi que le secteur de l'agriculture 
et de l'agroalimentaire se sont donné comme objectif de doubler les exportations de produits agricoles et 
agroalimentaires du Canada d'ici à l'an 2005. Créé par le ministre Vanclief en février 1997, le CCCA adopte 
une approche de type Équipe Canada, conseillant les ministres aussi bien de l'Agriculture et de 
l'Agroalimentaire que du Commerce international. Le CCCA, qui se compose d'une brochette de dirigeants 
de toute l'industrie agroalimentaire, travaille avec le gouvernement à augmenter, de 3 à 4 p. 100, la part 
des exportations mondiales de produits agricoles et agroalimentaires que détient le Canada. Atteindre cet 
objectif ambitieux, qui se traduit par des ventes de 40 milliards de dollars CAN d'ici à l'an 2005 — si la ten- 
dance actuelle se poursuit —, nécessitera que le Canada exporte une proportion nettement supérieure de 
produits agricoles transformés. 

Croissance des exportations 
Part du marché mondial des produits agricoles et alimentaires que détient le Canada 



Pourcentage 

5 




Objectif 









<o «— 



Milliards de dollars 
12 



10 



Exportations agricoles et agroalimentaires canadiennes 










1988 1989 1990 1991 1992 

3 " Produits agricoles 



1993 1994 1995 1996 

Produits agricoles transformés 



1997 



L'objectif de l'industrie est de faire en sorte que, d'ici 2005, au moins 60 p. 100 des exportations 
agricoles et agroalimentaires touchent des produits agricoles transformés. En 1997, les expor- 
tations de produits agricoles transformés représentaient 46 p. 100 du total de nos exportations 
de produits agricoles et agroalimentaires, une augmentation de 43 p. 100 depuis 1988. 



www.agr.ca 



Pouvons-nous maintenir le cap? 




Pourcentage d'augmentation dans 
certaines exportations de 1990 à 1997 



Perspectives pour 
l'industrie 

En général, les trois prochaines années s'annon- 
cent prometteuses. On prévoit une excellente crois- 
sance sur les marchés intérieur et d'exportation, 
surtout pour les produits agricoles transformés. Le 
secteur agroalimentaire canadien est en crois- 
sance. Les achats que font les Canadiens en matière 
de produits alimentaires, aussi bien à domicile qu'à 
l'extérieur, devraient augmenter en moyenne de 
2 milliards de dollars par année. À lui seul, le secteur 
canadien des aliments et boissons pourrait accaparer 
annuellement les trois quarts de cette croissance. En 
outre, la confiance accrue dans les entreprises actives 
de l'économie canadienne devrait encourager de 
nouveaux investissements dans l'industrie agricole 
et agroalimentaire canadienne. 

Les marchés de l'exportation joueront un rôle clé, 
avec des projections qui, sur le plan du commerce 
mondial pour l'an 2005, varient entre 625 et 745 mil- 
liards de dollars US. 



Le défi pour le Canada sera de maintenir l'avan- 
tage qu'il détient en cette ère de changements 
économiques rapides, d'adoption d'accords com- 
merciaux, de progrès technologiques, de transfor- 
mation des marchés mondiaux et d'évolution des 
exigences des consommateurs. Les réussites passées 
ne sont pas garantes d'un succès futur. Pour demeu- 
rer compétitif et rentable, le secteur de l'agriculture 
et de l'agroalimentaire doit augmenter sa pro- 
ductivité. Cela demande de mettre au point et 
d'adopter de nouvelles techniques qui donnent un 
atout aux gens d'affaires canadiens, ainsi que de 
trouver des solutions technologiques et abordables 
aux défis environnementaux auxquels font face les 
producteurs en augmentant leur production. 

Les marchés sont capricieux, et le gouvernement 
de même que le secteur privé doivent unir leurs 
efforts pour s'assurer d'atténuer les effets sur les 
producteurs de la baisse potentielle des prix du 
marché. Les Canadiens doivent être prêts à com- 
penser les diminutions et associer productivité 
accrue, programmes de gestion du revenu agri- 
cole efficaces et croissance de l'importance accordée 
aux produits agricoles transformés de grande valeur. 



Le secteur primaire est prêt 
pour la croissance 

La productivité des exploitations canadiennes 
augmente. En 1997, la production est passée de 
25,7 milliards de dollars (1996) à 28,2 milliards. 
Un bon 40 p. 100 de la production canadienne est 
exportable, mais la part du lion va au marché 
intérieur canadien en pleine croissance. 

Au cours de la dernière décennie, les producteurs 
canadiens ont de plus en plus mis l'accent sur les 
oléagineux, et leur popularité croissante compense 
la fragilité des prix du blé. Le canola à lui seul est 



maintenant cultivé sur plus de 15 millions d'acres 
dans l'Ouest canadien, et cette expansion de la pro- 
duction ajoutée à une augmentation de la capacité 
de trituration, continuera à contribuer au succès 
de cette exportation. 

Les céréales ont toujours composé la majeure 
partie des ventes du Canada sur le marché de l'expor- 
tation : les exportations annuelles de blé et d'orge, 
commercialisées par la Commission canadienne du 
blé, s'élèvent entre 4 et 6 milliards de dollars. C'est la 
plus grosse société de commercialisation de blé et 
d'orge au monde, avec des ventes dans plus de 70 pays 
à travers le monde, souvent réalisées par l'intermédiaire 
de ses comptoirs de commerce à Winnipeg, à 
Vancouver, à Tokyo et à Beijing. Après 63 ans de 



Des produits à la conquête du monde 

Même si la graine de canola était pratiquement inconnue au Mexique au début des années 1980, les ventes 
réalisées là-bas par le Canada en 1997-1998 se sont élevées à 535 000 tonnes métriques, en grande partie 
grâce au travail mené conjointement par le Conseil canadien du canola et le Processus SDMA (Stratégie 
de développement des marchés agroalimentaires) d'AAC. La culture « Cendrillon », mise au point au Canada, 
est l'oléagineux qui manifeste la croissance la plus rapide sur le marché lucratif des États-Unis, et le Canada 
est en train de cibler des marchés nouveaux, comme les Philippines. 




Bovins Viande Blé Pain Oléa- Huilerie Fruits et Fruits et 



et porcs 



et 

produits 
carnés 



et 
biscuits 



Primaire 



gineux 



egumes 
frais 



légumes 
trans- 
formés 



Transformation 



Tabler sur la diversité : Le succès du Canada sur des 
marchés mondiaux capricieux continuera de dépen- 
dre de la diversification du secteur et de sa capacité 
à répondre aux besoins changeants des consom- 
mateurs de la planète. Lorsque la baisse des prix 
du blé a réduit de 9 p. 100 la valeur des exporta- 
tions canadiennes de grain par rapport aux niveaux 
de 1995, l'augmentation des exportations d'autres 
denrées a maintenu notre excédent commercial. 

À la hausse : Les ventes à l'exportation de produits 
oléagineux ont plus que doublé en moins d'une 
décennie, passant de 2,87 à 9,5 milliards de dollars. 
Les viandes rouges ont connu une croissance sem- 
blable (atteignant 2,4 milliards de dollars en 1997); 
plusieurs petits secteurs ont connu un excellent ren- 
dement; notamment, les ventes de légumes ont con- 
sidérablement augmenté au cours des sept dernières 
années, pour atteindre 432 millions de dollars. 





PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-2001 



commercialisation mondiale des céréales canadiennes 
et comptant sur l'expérience des producteurs des 
Prairies et sur le prestige mondialement reconnu du 
système d'inspection de la Commission canadienne 
du blé, le Canada devrait demeurer un des premiers 
concurrents internationaux de l'exportation des céréales. 

Plusieurs autres secteurs montrent un excellent 
potentiel de croissance. L'élevage, qui a connu une 
croissance de 25 p. 100 entre 1992 et 1997, continue 
à démontrer beaucoup de potentiel. Les stocks abon- 
dants d'aliments du bétail (à des prix compétitifs) 
et l'investissement continu dans les installations de 
transformation amènent des conditions favorables 
à l'expansion du secteur canadien de l'élevage et 
de la viande pour la prochaine décennie. 

La production maraîchère, bien que d'importance 
modeste par rapport à d'autres secteurs de l'agricul- 
ture, a manifesté une croissance soutenue au cours 
de la présente décennie. Des techniques de produc- 
tion améliorées ont stimulé les exportations de tomates 
de serre de l'Ontario et de la Colombie-Britannique; 
les ventes ont monté énormément sur le marché 
américain, et on est en train de vérifier si ce produit 
sera accepté sur le marché japonais. 

Le secteur de la 
transformation se prépare 

Il y a dix ans, le secteur canadien de la transfor- 
mation des aliments et des boissons était surtout axé 
sur le marché intérieur. Il n'exportait que 8,8 p. 100 
de sa production. Depuis, les exportations des ali- 
ments transformés ont plus que doublé. D'après des 
données préliminaires, le secteur a exporté pour 
quelque 9,6 milliards de dollars d'aliments trans- 
formés en 1997. 

C'est un signe positif de potentiel à exploiter, mais 
malgré nos ventes accrues dans ce domaine, notre 
part de marché a rétréci alors que les marchés mon- 
diaux ont grossi. C'est l'une des raisons qui expliquent 
les objectifs vigoureux fixés par l'industrie (voir 
l'encadré Horizon : le monde, page 2) voulant que 
le Canada porte ses exportations de produits trans- 
formés à plus de 60 p. 100 du total des exporta- 
tions agricoles d'ici l'an 2005. La majeure partie de 
cette croissance est censée venir de huit marchés 
d'exportation prioritaires : les États-Unis (qui achè- 
tent maintenant environ les trois quarts des aliments 
transformés de grande valeur vendus par le Canada 
à l'étranger), le Japon, l'Union européenne, la Chine, 
la Corée du Sud, Taïwan, le Mexique et le Brésil. Des 



A la conquête 
du monde : 

Des « équipes d'intervention 

rapide » font la promotion de 

l'investissement au Canada 

Lorsque l'entreprise Heinz Bakery Products 
cherchait à construire une nouvelle usine nord- 
américaine, le Canada n'a été qu'un autre candidat 
en lice tant que le personnel d'AAC ne s'est pas 
joint à des homologues d'autres ministères 
fédéraux et à la province de l'Ontario pour former 
une équipe d'intervention rapide. Cette équipe a 
préparé la voie à l'investissement. Le résultat : une 
nouvelle usine, située à Trenton (Ontario), qui 
emploie 220 personnes. 



Des produits à la conquête du monde 

Le Grand Prix canadien des produits nouveaux d'AAC met en vedette chaque année de remarquables pro- 
duits alimentaires du Canada. Le lauréat du « Prix toutes catégories » représente le Canada à l'occasion du 
prestigieux salon de l'alimentation SIAL qui se tient tous les deux ans à Paris. Beaucoup de ces produits y 
ont remporté le SIAL D'OR, qui est le titre honorifique le plus élevé de ce salon. En 1996, les hauts de cuisse 
de poulet sans peau assaisonnés Choix du Président, baptisés « Meilleures que les ailes » et fabriqués par 
Loblaws et les Aliments Flamingo d'Iberville (Québec), ont mérité la médaille d'or, tout comme les pains à 
trois fruits de Dempster fabriqués par Canada Bread (Toronto). 



stratégies ont aussi été élaborées pour quatre marchés 
en émergence : les Philippines, Singapour, la Colombie 
et la Russie. 

Plusieurs sous-secteurs de la transformation des 
aliments indiquent la voie à suivre en rehaussant 
leurs capacités. À titre d'exemple, les ventes globales 
à l'exportation pour le sous-secteur des viandes rouges, 
surtout le bœuf et le porc, s'élevaient à 3,1 milliards 
de dollars en 1997. Ce succès s'explique en majeure 
partie par l'investissement dans des installations de 
conditionnement modernes et par l'expansion de la 
capacité d'abattage et de transformation, ce qui per- 
met aux Canadiens de faire une solide concurrence 
aux industriels américains. Bien que les États-Unis 
demeurent le plus important marché du Canada, 
notre pays s'est emparé d'une part de 10 p. 100 du 
marché japonais du porc en 1997 et a doublé ses 
exportations de bœuf vers la Corée (par rapport aux 
niveaux de 1996). 

Le sous-secteur des céréales et des oléagineux ne 
cesse de se renouveler, avec davantage de produits 
agricoles transformés offerts à prix compétitifs sur 
les marchés internationaux. Les industries de la tritura- 
tion et du broyage ont doublé leur capacité et leurs 
ventes à l'exportation au cours des années 1990. 

Malgré ces objectifs d'exportation ambitieux, le 
marché intérieur demeure le plus important 
débouché pour le secteur. Environ 80 p. 100 de 
la production de ce dernier est consommée au 
Canada — et le marché canadien des produits trans- 
formés a crû de 14 p. 100 par année depuis 1993. 
Même si des importateurs offrent de plus en plus 
de nouveaux choix aux consommateurs canadiens, 
notre propre secteur de la transformation pourrait 





s'emparer de 13 milliard de dollars de cette crois- 
sance prévue du marché canadien, dont les 
dépenses annuelles sont de deux milliards de dollars 
par année. Notre succès reposera sur la capacité 
continue du Canada à développer de nouveaux pro- 
duits novateurs : le secteur possède un excellent 
dossier dans le développement de produits agricoles 
transformés de plus en plus prisés par les consom- 
mateurs d'ici et du monde entier. 

Une partie de la croissance dans ce secteur, à 
la fois sur les marchés intérieur et internationaux, 
viendra des grandes sociétés canadiennes. Cependant, 
le Canada compte aussi 2 000 petites et moyennes 
entreprises de tailles diverses, capables de s'occu- 
per d'une grande variété de produits. L'investissement 
de capitaux dans le secteur a égalé ou dépassé la 
croissance observée dans le secteur agroalimentaire 
des États-Unis. 

Bien que la plupart des signes soient positifs en ce 
qui concerne ce secteur, la situation dépendra beau- 
coup du partenariat, auquel il faudra accorder une 
importance accrue. Les partenaires dans la filière 
d'approvisionnement agroalimentaire comprennent 
non seulement les producteurs et les transformateurs, 
mais aussi les organismes et les groupes, comme 
l'Agence canadienne d'inspection des aliments, qui 
ont fait du Canada un pays réputé pour la qualité et 
la salubrité de ses aliments. L'Agence, la première 
du genre dans le monde, améliore la position du 
Canada parmi les chefs de file dans le contrôle de 
la qualité, grâce à la fois au travail continu mené 
avec l'industrie pour mettre en œuvre le système 
HACCP (analyse des risques et maîtrise des points 
critiques) visant à gérer les risques, et à sa collabo- 
ration étroite avec l'Organisation internationale des 
normes (ISO). 



www 



a g r 



Atteindre l'excellence sur la scène mondiale 



Le défi pour le Canada 
est de stimuler la 
croissance économique et 
d'augmenter les emplois 
en l 'emportant sur ses 
concurrents dans l'un 
des milieux où la rivalité 
est la plus vive au monde. 

Un plan d'action 
axé sur le succès 



La tâche des Canadiens, telle que définie par Lyle 
Vanclief, ministre d'Agriculture et Agroalimentaire 
Canada et ministre responsable de la coordination 
des affaires rurales, n'est rien de moins que ce qui 
suit : « être des concurrents de calibre mondial... 
stimuler la croissance économique et augmenter les 
emplois en l'emportant sur nos concurrents sur le 
marché mondial. » Le défi pour Agriculture et 
Agroalimentaire Canada est d'aider les Canadiens 
à réussir dans ce milieu, qui est l'un de ceux où la 
rivalité est la plus vive au monde. 

L'excellence sur la scène mondiale, dans les sec- 
tions qui suivent, donnera aux intéressés une image 
claire de ce qu'AAC entend faire au cours des 
trois prochaines années. Il définit comment AAC, de 
concert avec le secteur privé, peut diriger la croissance 
et la prospérité futures du secteur agricole et agroali- 
mentaire canadien. 

Pour faire face à cet environnement complexe, 
Agriculture et Agroalimentaire Canada a apporté 
des changements fondamentaux à la façon dont nous 
travaillons individuellement, les uns avec les autres 
et avec l'agrinégoce. Nous avons défini trois secteurs 
d'activité clés qui précisent où nous concentrerons 
nos efforts : 

• Croissance des marchés 

* Innovation pour un avenir durable 



NOTRE VISION DU SECTEUR 

AGRICOLE ET AGROAUMEN- 

TAIRE CANADIEN 

Un secteur agricole et agroali- 
mentaire qui, en plus d'être en 
croissance, est concurrentiel et 
réceptif à la demande du marché, 

• est rentable; 

• répond aux besoins alimen- 
taires et non alimentaires en 
constante évolution des 
marchés intérieurs et 
extérieurs; 

• contribue au bien-être de tous 
les Canadiens et Canadiennes 
et à la qualité de vie des 
collectivités rurales tout: 

- en protégeant la sécurité 
financière des producteurs; 

- en protégeant 
l'environnement; 

- en fournissant un approvi- 
sionnement d'aliments sains 
et de première qualité; 

• est moins tributaire du soutien 
de l'État; 

• repose sur des assises de 
politiques et une infrastructure 
efficaces. 



ORGANISATION RESPONSABLE 
DE LIVRER LES RÉSULTATS 



SECTEURS D'ACTIVITE 


PRIMAIRE 


COLLABORATRICE 




• Direction générale 


• Direction générale 




des services à 


de la recherche 


CROISSANCE DES 


l'industrie et 


• Direction générale 


MARCHES 


aux marchés 


des politiques 
• Commission cana- 
dienne des grains 




• Direction générale 


• Direction générale 




de la recherche 


des services à 


INNOVATION 


• Administration du 


l'industrie et aux 


POUR UN 


rétablissement 


marchés 


AVENIR 
DURABLE 


agricole des 
Prairies 
• Direction générale 
des politiques 




FONDATION 


• Direction générale 


• Direction générale 


SOLIDE POUR 


des politiques 


de la recherche 


LE SECTEUR 


• Administration du 


• Direction générale 


ET LES 


rétablissement 


des services à 


COLLECTIVITES 


agricole des 


l'industrie et 


RURALES 


Prairies 


aux marchés 




• Directions générales 


• Directions générales 


SAINE 


fonctionnelles "' 


hiérarchiques 


GESTION 


• Services juridiques 




MINISTERIELLE 


• Bureaux de direction 





1. Directions générales fonctionnelles : Services intégrés, Communications, Examen des 
programmes et Ressources humaines. 



• Fondation solide pour le secteur et les collectivités 
rurales 

Ces secteurs d'activité clés sont clairement axés 
sur la croissance de l'industrie et la prospérité rurale. 
Et pour atteindre ces objectifs, nous puisons dans les 
talents non seulement de chaque direction générale 
du Ministère et de nos organismes apparentés, mais 
partout dans l'industrie. Notre quatrième secteur 
d'activités, Saine gestion ministérielle, consiste à 
veiller à ce que toutes les ressources que les con- 
tribuables canadiens ont confiées à AAC — humaines, 
matérielles et intellectuelles — soient affectées à 
bon escient et utilisées pour atteindre des résultats 
qu'apprécient l'industrie de l'agriculture et de 
l'agroalimentaire ainsi que les Canadiens. 



Ces quatre secteurs d'activité servent de feuille 
de route pour le Ministère, montrant clairement la 
stratégie que nous allons suivre pour atteindre nos 
objectifs et les moyens d'y parvenir. Dans ces secteurs 
d'activité, les directions générales et autres parte- 
naires du Ministère sont étroitement liés entre eux 
et interdépendants. La démarche d'AAC repose sur 
le travail d'équipe : combiner nos forces à celles de 
nos partenaires du portefeuille et aux partenaires de 
l'extérieur, comme les ministères fédéraux et provin- 
ciaux, les universités ainsi que les producteurs, les 
transformateurs et les distributeurs. 

Ainsi, le Ministère est maintenant mieux placé 
pour rendre compte de ses réalisations et améliorer 
la contribution qu'il apporte aux Canadiens. 






Dépenses ministérielles prévues par secteur d'activité 

Millions de dollars 
1000 



800 



600 



400 



200 



Total des dépenses 

prévues pour 1998-1999: 

1 492 400 000 S 



Total des dépenses 

prévues pour 1999-2000: 

1318 100 000 S 



ETP* 

3500 

3000 
2500 
2000 
1500 
1000 



Équivalents temps plein (ETP) par secteur d'activité' 






Total des dépenses 
prévues pour 2000-2001 
1 196 900 000 S 



Croissance des marchés 

Innovation pour un avenir durable 

Fondation solide pour le secteur et les collectivités rurales 

Saine gestion ministérielle 



500 



Total des ETP prévus pour 
1998-1999:5 408 



Total des ETP prévus pour 
1999-2000 : 5 376 



Total des ETP prévus pour 
2000-2001 : 5 373 



■■ Croissance des marchés 

Innovation pour un avenir durable 
■■ Fondation solide pour le secteur et les collectivités rurales 
■■ Saine gestion ministérielle 

* Les nominations par décret et le personnel exonéré du Cabinet du ministre sont exclus. 
** Les ETP sont une mesure de l'utilisation des ressources humaines. 



PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-2001 



il 



Croissance des marchés 



Veiller avec l 'industrie et les autres partenaires 
à garantir et à améliorer l 'accès aux marchés, 
à permettre au secteur agroalimentaire de saisir 
les débouchés des marchés intérieur et extérieur 
en mettant V accent sur les produits agricoles 
transformés, et à accroître les investissements 
intérieurs et étrangers dans V industrie. 

Conquérir les marchés 



S 'appuyant sur les 22,3 milliards de dollars de ventes 
à l'étranger du secteur agroalimentaire en 1997, le 
Canada est bien placé pour atteindre les objectifs 
d'exportation élevés que s'est fixés l'industrie. 
Nous entendons faire de la solide position du marché 
intérieur canadien un tremplin pour atteindre un 
succès international encore plus grand. 



La méthode 
Equipe Canada 



Pour réaliser ces objectifs, il faudra compter sur 
un travail d'équipe solide. En février 1998, ÀAC, le 
ministère des Affaires étrangères et du Commerce 
international et Industrie Canada lançaient ensem- 
ble le concept d'Équipe Canada Inc., un « comptoir » 
facilitant l'accès aux programmes du groupe. Equipe 
Canada Inc. est un aspect fondamental de la stratégie 
du groupe visant le développement du commerce 
international, qui intègre les politiques, programmes 
et services fédéraux à l'appui des exportateurs cana- 
diens et de leurs produits. On peut communiquer 
avec le centre d'affaires d'Equipe Canada Inc. au 
numéro 1-888-811-1119. 



Accès aux marchés : 
Les accords commerciaux 
stimulent la croissance 

Il est indispensable d'avoir un accès plus sûr et 
amélioré aux marchés si l'on veut connaître du 
succès. AAC collabore avec d'autres ministères 
d'Equipe Canada Inc. à négocier et à mettre en œuvre 
des ententes sur le commerce international ainsi 
qu'à éliminer les obstacles aux échanges intérieurs 
et extérieurs. 

AAC joue un rôle de premier plan à titre de négo- 
ciateur international pour le secteur agricole et agroali- 
mentaire. Non seulement nous voulons maintenir 
l'accès à notre principal marché traditionnel, à savoir 
les Etats-Unis, mais nous consacrons également beau- 
coup d'efforts aux négociations relatives à l'acces- 
sion de la Chine, de Taïwan et de nombreux autres 
pays à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). 

Le Canada préside aussi un comité des négo- 
ciations commerciales, qui pilotera en 1998 les entre- 
tiens sur l'Accord de libre-échange des Amériques 



B R 



Croissance des marchés 

Trois clés pour la 

réussite commerciale Principaux résultats prévus 



Accès aux marchés 



Négocier des ententes commerciales. 
Lever des obstacles au commerce intérieur et international. 
Promouvoir les intérêts du Canada par le truchement des activités des 
organismes internationaux. 



Développement des marchés 



Investissement 



• Coordonner une approche de partenariat stratégique avec le fédéral, le 
provincial et l'industrie quant à l'expansion des marchés extérieurs. 

• Dispenser des programmes et des services en vue de promouvoir la crois- 
sance des marchés extérieurs et intérieurs visant à la fois les produits et 
les compagnies. 

• Faciliter une meilleure gestion de l'offre des aliments et un développement 
d'alliances comme moyen d'améliorer la compétitivité dans le secteur. 

• Coordonner une approche stratégique face à l'investissement dans le secteur 
agricole et agroalimentaire canadien à tous les paliers gouvernementaux. 

• Dispenser des programmes et des services qui appuient les alliances en vue 
d'accroître les investissements dans le secteur agricole et agroalimentaire 
canadien. 

• Appuyer le secteur agroalimentaire canadien dans le but d'accroître sa 
capacité et sa possibilité de fournir des produits compétitifs. 




(ALEA). Lancé à l'occasion du Sommet des 
Amériques en avril 1998, l'ALEA devrait être 
conclu d'ici à 2005. 

Sur le plan multilatéral, le Canada a un rôle impor- 
tant à jouer dans les négociations commerciales 
agricoles de l'OMC. (Voir Suivre les règles, page 7). 

Eliminer les obstacles 
au commerce 

En plus d'ouvrir de nouveaux marchés, AAC 
protège énergiquement l'accès au marché existant du 
secteur agroalimentaire canadien en défendant nos 
intérêts autour du monde. Outre les efforts fournis 
pour résoudre les différends avec nos partenaires com- 
merciaux traditionnels (notamment les Etats-Unis), 
nous travaillerons de plus en plus à intégrer des prio- 
rités sectorielles aux politiques commerciales et à 
résoudre ou à réduire les obstacles techniques ou autres 
entraves au commerce. À titre d'exemple, nous 
continuerons à rechercher une plus grande compati- 
bilité avec nos plus importants partenaires, ce qui 
signifie que nous exercerons une pression accrue en 
vue d'évoluer sur un pied d'égalité dans les domaines 
des pesticides, de l'étiquetage, des normes de pro- 
duits ainsi que de la salubrité des aliments. 

L'équivalence de la réglementation revêt de l'impor- 
tance non seulement pour protéger les consomma- 
teurs et l'environnement, mais aussi pour faciliter 
la tâche d'un secteur qui a toujours été frustré par 
les inégalités et le nombre important de règlements 
et d'organismes de réglementation qui existent, 
même chez nous. AAC et son partenaire, l'Agence 
canadienne d'inspection des aliments, simplifient 
les dispositions législatives et réglementaires afin 
de les rendre plus propices à la croissance que nous 



Produits à la conquête 
du marché mondial 

ANUGA, la reine des foires alimentaires, se tient 
tous les deux ans à Cologne (Allemagne). En 1997, 
un nombre record de 71 entreprises canadiennes 
y ont participé. Résultat : 27 millions de dollars de 
ventes sur place et des ventes prévues de 66 mil- 
lions de dollars au cours de la prochaine année. 



www.agr.ca 



Suivre les règles : 

Les ententes internationales 
favorisent le commerce mondial 

« Nous ne pouvons nous entêter à rivaliser avec des 
pays qui sont plus gros et plus puissants que nous. 
Nous en sortirions perdants. Nous avons tout à gagner 
à favoriser l'adoption de règles commerciales qui 
s'appliquent également à tous. » 

Déclaration du ministre Vanclief 
devant la Fédération canadienne 
de l'agriculture, le 27 février 1998 

La libéralisation du commerce que nous vivons 
aujourd'hui a profité au Canada car elle lui a permis de 
plus que doubler ses échanges agroalimentaires avec 
les États-Unis depuis l'entrée en vigueur de l'Accord 
original de libre-échange entre les deux pays en 1989. 
En outre, le commerce sur les nouveaux marchés 
d'Asie et d'Amérique latine a pris un essor depuis 
l'heureux dénouement de l'Uruguay Round du GATT 
en avril 1994 et la création de l'Organisation mondiale 
du commerce (OMC). 

Cette réussite est attribuable en grande partie aux 
règles commerciales qui obligent les concurrents sur 
la scène mondiale à évoluer sur un pied d'égalité. Le 
Canada s'est prévalu de ces règles pour défendre avec 
succès son système d'équivalents tarifaires devant un 
groupe spécial de l'ALENA en 1996 et se prépare actuelle- 
ment à défendre son système de formation des prix à 
l'exportation des produits laitiers contre la toute dernière 
contestation américaine, cette fois devant l'OMC. 

Le Canada a constamment plaidé en faveur d'un 
environnement commercial international plus ouvert 
et réglementé. Il est un intervenant de taille relative- 
ment petite sur la scène du commerce agricole mon- 
dial, mais il peut sortir gagnant à l'échelle internationale 
si tous les pays connaissent — et suivent — les règles. 
Notre objectif général est de veiller à ce que le cadre 
commercial constitue un fondement sûr et prévisible 
pour la croissance. 

AAC encourage les participants du secteur à réfléchir 
sur leurs intérêts dans le système de commerce des 
produits agricoles. Le Comité permanent de l'agri- 
culture et de l'agroalimentaire tient actuellement des 
audiences auxquelles il « prend acte » des observa- 
tions du secteur; il pourra ainsi aider cette dernière à 
cerner ses intérêts en prévision des prochaines négo- 
ciations en agriculture de l'OMC, qui se dérouleront 
en 1999. En outre, AAC et les gouvernements provin- 
ciaux parraineront au printemps de 1999 une conférence 
fédérale-provinciale-sectorielle visant à aider à définir 
la position du Canada dans ces négociations. 

Éliminer les obstacles au commerce intérieur : 
pas chose facile 

Il y a cinq ans, la loi n'autorisait pas les expéditions 
de petites pommes de terre entre les provinces. Les 
seuls débouchés pour ces tubercules étaient forcé- 
ment situés près des lieux de production et leur 
taille était en général assez limitée. Progressive- 
ment, la demande à la consommation s'est accrue, 
mais les producteurs hésitaient à changer le système : 
est-ce que les concurrents des autres provinces 
nuiraient à la production locale? Pour déterminer 
l'étendue du problème, AAC a consulté le Conseil 
canadien de l'horticulture et a procédé à des marchés- 
tests. Ces études ont donné de bons résultats, et 
une catégorie permanente de petites pommes de 
terre sera probablement établie aux termes de 
Loi sur les produits agricoles au Canada, ce qui 
en facilitera le commerce entre les provinces. 




visons. La nouvelle loi globale sur les aliments per- 
mettra par exemple de regrouper divers textes légis- 
latifs fédéraux tout en proposant un modèle pour la 
législation provinciale. 

Développement des marchés 
Les objectifs du secteur 
nécessitent un rythme accéléré 

De concert avec le secteur, les provinces et ses 
partenaires d'Équipe Canada Inc., AAC accordera 
entre autres une attention spéciale au développement 
des marchés. De façon plus précise, nous intensi- 
fierons nos rapports de collaboration avec le Conseil 
canadien de commercialisation agroalimentaire 
(CCCA) et le Conseil fédéral-provincial du déve- 
loppement des marchés. Nous mettrons également 
en œuvre des programmes dynamiques par l'inter- 
médiaire du Service d'exportation agroalimentaire, 
la composante agroalimentaire d'Equipe Canada Inc. 
(Voir, en page 8, l'encadré Le SEA : Préparer le 
terrain pour le Japon). 

Nos principaux objectifs sont les huit débouchés 
prioritaires dans lesquels le Canada est solidement 
implanté. Les États-Unis, par exemple, constituent 
notre principal client : ils achètent plus de la moitié 
des produits exportés par le Canada et les trois quarts 
des produits agricoles transformés que nous écou- 
lons à l'étranger. En une décennie, nous avons 
considérablement augmenté nos exportations de 
produits de consommation vers ce pays, et nous 
comptons poursuivre dans la même veine. 

Nous sommes à mettre en œuvre des plans d'action 
de trois à cinq ans qui visent à améliorer notre 
rendement non seulement aux États-Unis, mais dans 
les huit marchés prioritaires (qui sont, outre les États- 
Unis : le Japon, l'Union européenne, la Chine, la Corée 
du Sud, Taïwan, le Mexique et le Brésil), à qui ont 
été attribués 85 p. 100 de la valeur des exportations 



canadiennes au cours des quatre dernières années 
(1992-1996). Et comme nous croyons important de 
diversifier nos débouchés en ciblant de nouveaux 
marchés dynamiques, nous avons collaboré avec les 
partenaires du secteur et les administrations provin- 
ciales à formuler des stratégies pour les marchés en 
émergence comme les Philippines, Singapour, la 
Colombie et la Russie. 

Produits de calibre mondial 

Dans le but d'accroître les exportations canadiennes, 
AAC fait fonction de tremplin et travaille sur le 
front intérieur à encourager la compétitivité accrue 
et à positionner le Canada comme fournisseur de 
choix pour le 21 e siècle. Afin de rehausser l'image 
du Canada à titre de fournisseur compétent de pro- 
duits compétitifs sur le marché international, 
AAC et l'industrie participeront à au moins huit des 
principaux salons de l'alimentation du monde, 
notamment le SIAL, ANUGA et FOODEX. En outre, 
le Ministère enverra une délégation en Amérique 
latine en septembre 1998 afin d'aider à mettre en 
valeur le Canada comme fournisseur de produits 
agricoles et agroalimentaires de calibre mondial. 

Accroître la compréhension 
du marché 

Le succès de l'exportation repose sur une solide 
compréhension des marchés. AAC offre des services 
consultatifs aux clients de tout le Canada afin de les 
aider à se préparer au marché de l'exportation. 
Aujourd'hui dans le cadre du processus relatif aux 
stratégies du secteur agroalimentaire, nous prenons 
part à des activités de développement stratégique 
du commerce de concert avec 28 segments du secteur 
et associations agroalimentaires. Le « Cadre de déve- 
loppement de nouveaux marchés laitiers » donne 
par exemple à tous les intervenants du secteur laitier 
la chance de participer à l'élaboration d'une stratégie 
nationale à long terme, pilotée par le secteur, pour 
l'exportation des produits laitiers. L'industrie cible 
les marchés mondiaux de produits laitiers, surtout 
dans la classe des produits agricoles transformés. 



Exportations agroalimentaires 
canadiennes aux États-Unis 



14 



Milliards de dollars CAIM 




1991 1993 



1995 



1997 



I Exportations Importations H Balance commerciale 



PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-2001 



Améliorer la compétitivité 

Pour réussir sur les scènes intérieure et interna- 
tionale, le secteur doit être sensible aux besoins de 
sa clientèle; il doit comprendre ce que veulent les 
consommateurs et se préparer à y répondre à des 
prix compétitifs. Les dépenses des consommateurs 
nationaux progressent d'environ 3,5 p. 100 par 
année, et le secteur canadien de la transformation 
alimentaire pourrait bénéficier en moyenne d'une 
croissance annuelle de 1,5 milliard de dollars. 

Il faut absolument connaître du succès sur le marché 
intérieur pour profiter pleinement des marchés 
d'exportation en croissance. En offrant un service de 
première qualité sur le marché canadien, nous dévelop- 
pons notre capacité à réussir sur les marchés com- 
pétitifs du monde entier. Nous travaillons étroitement 
avec les provinces et le Conseil canadien de com- 
mercialisation agroalimentaire à améliorer la capa- 
cité du Canada à répondre aux besoins changeants du 
marché. Un tel exercice comporte une analyse des 
services et programmes gouvernementaux afin de 
s'assurer qu'ils répondent aux besoins de l'industrie. 



Nos exportations de 
porc ont doublé 

Pour préparer les entreprises à exporter, il faut 
faire du travail spécialisé auprès des exportateurs 
de chaque région du pays. Par exemple, de con- 
cert avec Canada Porc International, AAC verse des 
fonds à cette fin à même le budget de sa Stratégie 
de développement des marchés agroalimentaires 
(SDMA), dispense du soutien en matière de poli- 
tique commerciale internationale et participe à des 
missions commerciales. Ces efforts conjoints ont 
permis au Canada d'accroître de 100 p. 100 ses 
exportations de porc depuis 1991. 




Excellence en matière 
d'investissement 

Selon KPMG, une société internationale 
d'experts-conseils, le Canada est un endroit privi- 
légié pour les investissements commerciaux. Ses 
coûts commerciaux sont moins élevés qu'aux 
États-Unis et que dans cinq pays européens de 
premier plan — France, Allemagne, Italie, Suède 
et Royaume-Uni. 



Encourager 

les investissements : 

Créer le bon climat 

Le principal défi du Canada pour le 21 e siècle sera 
de répondre aux besoins des consommateurs, surtout 
en produits agricoles transformés, en leur offrant 
les produits qu'ils désirent en quantités suffisantes. 
Pour suivre la cadence de la demande du marché 
que notre secteur s'attend de créer, le Canada doit 
attirer des investissements. 

AAC accorde une attention particulière au sec- 
teur de la transformation et s'efforce de mieux 
définir le rôle des investissements dans sa capa- 
cité à fournir les approvisionnements nécessaires. 
Nous avons élaboré, en étroite collaboration avec 
les provinces, une stratégie fédérale-provinciale des 
investissements en agroalimentaire afin de retenir 
les investissements existants et d'en promouvoir 
de nouveaux. Cette stratégie a été présentée aux 
ministres fédéral-provinciaux-territoriaux de 
l'Agriculture, durant leur conférence annuelle en 
juillet 1998. 

Notre objectif est d'améliorer le climat des inves- 
tissements et de promouvoir les avantages du 
Canada comme endroit où investir. Nous avons 
l'intention de favoriser davantage de projets de 
co-investissement — réunir les investisseurs cana- 
diens et internationaux dans le cadre de projets 
touchant non seulement les petites et moyennes 
entreprises agroalimentaires, mais aussi les entre- 
prises multinationales canadiennes. 

Au cours des prochaines années, le comité con- 
joint élaborera un plan de travail qui favorisera 
une collaboration quant aux questions comprenant 
l'appui donné au Canada en tant que lieu propice 
aux investissements et les entraves à l'expansion 
des investissements. 

Le succès des activités d'exportation dépend égale- 
ment d'efforts intensifs pour accroître l'envergure 
de quantité d'usines de transformation alimentaire et 
accélérer l'adoption d'une nouvelle technologie. Cela 
sous-entend qu'il faut fournir au secteur national 
un meilleur accès au capital d'investissement, éla- 
borer des projets d'adaptation en milieu rural qui 
serviront à amener des changements dans notre 
secteur et promouvoir des alliances entre les indus- 
tries et les gouvernements de même qu'entre les sous- 
secteurs industriels. De plus, AAC guidera le secteur 
en procédant à une analyse internationale des secteurs 
clés, ce qui permettra d'évaluer la capacité concur- 
rentielle du Canada, y compris les défis posés par les 
nouveaux compétiteurs et les forces sur lesquelles 
nous devons nous appuyer. 



Le Sevice d'exportation 
agroalimentaire (SEA) 

Préparer le terrain pour 
le Japon et au-delà 

Lorsque le SEA a présenté des entreprises agroali- 
mentaires canadiennes à un important acheteur 
japonais l'automne dernier, les Canadiens, prompts 
à tirer parti de possibilités commerciales, ont apporté 
quelques modifications à leurs produits en vue 
de satisfaire aux exigences des Japonais. Résultat : 
à peine trois mois plus tard, plusieurs millions de 
dollars de nouvelles ventes à l'exportation malgré 
le repli de l'économie asiatique. 

Le SEA, qui a eu trois ans en juin dernier (1998), 
est un service fédéral à guichet unique d'appui aux 
exportations qui aide les entreprises canadiennes 
dès leur demande initiale de renseignements 
jusqu'à leur percée sur le marché international. Il 
donne aux entreprises accès au personnel des 
bureaux régionaux et aux experts nationaux et leur 
permet d'établir des liens avec des spécialistes 
du commerce agroalimentaire en poste dans les 
ambassades canadiennes à l'étranger. Il regroupe 
un certain nombre d'intervenants qui facilitent les 
choses pour la clientèle : Société pour l'expansion 
des exportations, Agence de promotion économique 
du Canada atlantique, Bureau de diversification de 
l'économie de l'Ouest, Agence de développement 
économique du Canada pour les régions du Québec 
et Industrie Canada. 

Le SEA en direct, un site Web sur Internet 
(http://atn-riae.agr.ca) qui renferme non seulement 
des pistes de clients éventuels et de l'information 
sur les marchés, mais aussi une base de données 
sur les acheteurs étrangers, dessert, selon les esti- 
mations, plus de 1 200 clients par mois. De plus, 
sa banque de données reçoit 500 visites. Le SEA 
en direct est directement lié à ExportSource 
(http://exportsource.gc.ca), un site mis au point 
par les partenaires d'Équipe Canada en vue de lier 
les sites Internet de l'ensemble de l'administration 
fédérale et de fournir instantanément de l'infor- 
mation sur la réglementation, le financement, les 
statistiques, les expositions commerciales, les 
missions et d'autres aspects de l'exportation. 




Accès à l'Amérique latine 

Ils sont venus d'Argentine... du Brésil... du Chili... 
de la Colombie... du Mexique... de Panama... du 
Venezuela! Durant une semaine en février 1998, 
25 acheteurs et neuf délégués commerciaux 
représentant quelques-unes des plus importantes 
et influentes compagnies agroalimentaires 
d'Amérique latine ont quitté l'hémisphère ensoleillé 
du Sud pour visiter Toronto, Moncton et Montréal. 
Le résultat de la mission pour les fournisseurs cana- 
diens a été le suivant : près de 700 réunions indi- 
viduelles afin d'aider les Canadiens à accéder à 
l'Amérique latine. 



www.agr.ca 



Innovation pour un avenir durable 



Aider l'industrie dans ses efforts visant à mettre 
au point et à préparer des produits et des procédés 
concurrentiels dans le respect de V environnement. 








*. 



Pour un avenir 
compétitif et durable 



W 



^ 



La compétitivité à long terme est tributaire de 
l'innovation — et l'industrie agricole et agroalimen- 
taire du Canada s'impose comme l'un des secteurs qui 
est le plus innovateur et qui a la plus forte concentration 
d'expertise sur le marché. Toutefois, pour préserver 
sa réputation mondiale d'innovatrice, elle a besoin de 
capitaux : si le Canada désire vraiment prospérer, il 
doit investir ses ressources dans les domaines qui seront 
les plus avantageux pour les Canadiens. 

Selon les analyses, c'est la recherche agroalimen- 
taire qui rentabilise le plus les investissements. (Voir, 
en page 10, Un coup de pouce à la production céréa- 
lière). Le secteur de l'agroalimentaire consacre 1 mil- 
liard de dollars à la recherche et au développement 
agroalimentaires, dont 353 millions ont été investis 
par AAC en 1997-1998. 



Des produits à la conquête du monde 

Une innovation canadienne, soit un mécanisme de semis adapté à un sol non travaillé, se vend maintenant 
à l'échelle mondiale. On observe ici une réaction en chaîne : une pratique agricole innovatrice, respectueuse 
de l'environnement, mène à la création de nouveaux produits qui se vendent au pays et à l'étranger. 

L'Australie fournit un sol fertile pour certaines variétés d'avoine canadiennes, ce qui se traduit par des 
recettes supplémentaires à investir dans notre recherche agricole. Grâce à leur résistance supérieure aux 
maladies, les variétés d'avoine Dumont, Riel et Robert mises au point par le Centre de recherches sur les 
céréales d'AAC à Winnipeg ont décroché une part d'environ 15 p. 100 du marché dans le nord de l'Australie. 
Les redevances s'élèvent à quelque 10 000 $ par année. (Extrait de la publication Agro-filière d'AAC). 



Innovation : 
Ajouter de la valeur 



AAC a mérité sa réputation mondiale en recherche 
agricole grâce à sa recherche constante de l'excellence. 
Au cours des trois prochaines années, nous introduirons 
dans l'est du Canada la première moutarde pro- 
duisant de l'huile de qualité égale à celle du canola 
de même qu'une variété de soja à haute teneur en 



protéines. Ces deux innovations témoignent des 
outils nécessaires aux producteurs pour répondre 
aux besoins d'un marché en évolution. 

Notre R. et D. ne porte pas uniquement sur les cul- 
tures, mais aussi sur la réduction du coût des intrants, 
tout en améliorant les produits et le mode de pro- 
duction. Cela comprend entre autres l'aspect sécuri- 
taire de nos produits et processus, et la durabilité de 
l'environnement, qui se concrétise en aidant les 
Canadiens à préserver le sol, l'eau, la qualité de l'air 
et les ressources génétiques. (Voir Des produits à la 
conquête du monde). Nous entendons également 



Innovation pour un avenir durable 

Trois clés menant 

au succès Principaux résultats prévus 



Innovation • Offrir des services et des technologies propres à conserver le sol, l'eau, 

la qualité de l'air et les ressources génétiques. 

• Accroître les recherches faisant l'objet d'une concertation entre l'industrie et 
le Ministère. 

• Introduire : 

- des variétés végétales résistantes au stress ainsi que de nouveaux systèmes de 
production et de protection des cultures; 

- de nouveaux systèmes de production et de protection des animaux; 

- de nouveaux produits et procédés alimentaires et non alimentaires à valeur ajoutée. 



Utilisation durable 
des ressources 



Politiques ministérielles 
et prise de décisions 



Évaluer/gérer les ressources en terre et en eau pour une utilisation durable. 
Accroître la diffusion et l'application d'informations innovatrices touchant les 
ressources à l'intérieur des systèmes agricoles et agroalimentaires. 
Accroître la contribution du secteur aux engagements environnementaux 
internationaux. 

Mettre en place un cadre stratégique agroalimentaire respectueux de 

l'environnement. 

Fournir de l'information afin d'appuyer un processus de prise de décision 

respectueux de l'environnement 



rechercher la valeur ajoutée aux produits courants, 
soit l'initiative dans laquelle s'inscrit notre travail visant 
à autoriser, d'ici l'an 2000, le composant actif du lin 
sur le plan pharmacologique, et des technologies 
relatives aux arômes naturels et aux colorants. 

Innover grâce à des 
partenariats stratégiques 

Notre but est non seulement de continuer à investir 
au même rythme dans la R. et D., mais aussi de stimu- 
ler des investissements plus substantiels dans tout le 
secteur. À l'heure actuelle, l'industrie participe dans 
une proportion d'un peu plus de 20 p. 100 aux acti- 
vités globales de recherche et de développement 
agroalimentaires. Les investissements en recherche 
dans le secteur agroalimentaire du pays augmentent, 
mais il en est de même du produit intérieur brut (PEB) 
rapporté par le secteur. Par conséquent, les investisse- 
ments globaux provenant de sources publiques et 
privées sont demeurés les mêmes en proportion du 
PIB depuis 1991, soit 2,7 p. 100. Bien que ce pour- 
centage soit plus élevé que dans certains autres secteurs, 
nous pouvons l'améliorer, surtout grâce à des parte- 
nariats plus efficaces. 

Dans ses programmes de recherche, AAC met 
l'accent sur les activités que le secteur privé 
ne pourrait mener seul de façon rentable. Le Pro- 
gramme de partage des frais pour l'investissement 
d'AAC (voir, en page 10, l'encadré Co-investissement) 
connaît un grand succès depuis son lancement il y a 
environ trois ans. Les investissements en question, 
qui ont augmenté chaque année de façon constante, 
devraient atteindre un total annuel de 70 millions de 
dollars d'ici à l'an 2000. 

Nous cherchons à intensifier nos activités con- 
jointes avec le secteur. L'Administration du réta- 
blissement agricole des Prairies, par exemple, gère 
notre contribution de 64 millions de dollars au Fonds 



PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-2001 



Co-investissement 

Le doux parfum du succès 

Le Canada est bien placé pour intensifier forte- 
ment sa présence sur le marché mondial de la 
vanille, grâce aux travaux menés au Centre de 
recherche et de développement sur les aliments, à 
Saint-Hyacinthe (Québec). Toujours à l'affût de pro- 
duits agricoles transformés, le Centre a fait équipe 
avec la filiale canadienne de la société suisse 
Givaudan-Roure Inc. pour trouver une façon de 
stimuler la production de vanille. Givaudan-Roure 
détient 10 p. 100 du marché mondial de ce produit 
à forte valeur. 

Après deux années et demie de travail en labo- 
ratoire, les chercheurs d'AAC ont mis au point des 
techniques de biotransformation qui accroissent 
de 7 p. 100 le rendement des gousses. Forte de 
cette nouvelle technologie, la société suisse con- 
centre sa production mondiale de vanille dans son 
établissement de Brampton (Ontario), qui emploie 
80 personnes. 

Ce projet de concertation n'est qu'un exemple 
parmi des centaines. Aujourd'hui, une foule de 
recherches concertées sont lancées dans le cadre 
du Programme de partage des frais pour l'inves- 
tissement (PPFI) de concert avec le FCADR. La 
formule est la suivante : le Ministère verse une con- 
trepartie pour les investissements que réalise l'indus- 
trie dans divers projets de recherches, qui vont de 
la création de nouveaux cultivars de soja en vue de 
la production de lait de soja, à la mise au point de 
rehausseurs d'arômes pour les levures, en passant 
par le perfectionnement des techniques de sélection 
pour découvrir le blé dur dont la pigmentation jaune 
sera idéale pour la préparation de nouilles. Lancé 
en 1995 avec un budget de 12,5 millions de dollars, 
le PPFI a suscité dès la première année 500 projets 
qui se sont traduits par des investissements mixtes 
de plus de 23 millions de dollars de l'industrie et 
du gouvernement. Quelque 886 projets ont été 
entrepris en 1997-1998, et les budgets du programme 
n'ont cessé de croître, atteignant 35,2 millions de 
dollars en 1998-1999 (contribution d'AAC et de 
l'ACIA comprises), pour un investissement total qui 
pourrait dépasser 70 millions. L'investissement pour 
les deux années suivantes sera de 35,8 millions de 
dollars (Extrait de la publication Agvance d'AAC). 

Programme de partage des frais pour 
l'investissement (PPFI) 

$M 

80 



70 
60 
50 
40 
30 
20 
10 












— 














— 






1 1 
1 


Il 1 
1 II 1 




' 



Un coup de pouce à 
la production céréalière 

Avec d'estimations prudentes, des économistes 
fédéraux et universitaires ont conclu que les 
investissements en recherche sur le blé donnaient 
un rendement de 34 p. 100, ce qui représente un 
avantage net de 377 millions de dollars par année. 
AAC exécute 80 p. 100 des travaux de recherches 
dans ce domaine. 

La recherche nous permet d'être compétitif à 
l'échelle internationale. D'ici à trois ans, AAC 
mettra sur le marché la première variété de blé 
blanc vitreux du printemps, une variété de blé 
d'hiver de première qualité, un blé de printemps 
des Prairies beaucoup plus riche en protéines et 
une autre variété qui résiste à la brûlure de l'épi. 



d'innovation agroalimentaire Canada-Saskatchewan. 
Ce projet de 91 millions de dollars lancé en 1997 
appuie surtout la mise au point de produits nouveaux 
et d'avant-garde ainsi que la production à valeur 
ajoutée. Le Fonds comprend des mégaprojets et des 
actvités plus spécifiques comme les cinq projets pilotes 
que l'ARAPmène en collaboration avec des groupe- 
ments de producteurs et des autochtones; dans le cadre 
de ces projets, les partenaires utilisent les SIG (sys- 
tèmes d'information géographique) pour analyser le 
paysage de certains districts et définir différents modes 
de diversification des cultures dans ces districts. 

Un moteur de l'excellence 

Une bonne partie des travaux d'AAC s'effectue 
grâce à un réseau de 18 centres de recherches qui ont 
chacun une vocation spécialisée; cette vocation 
témoigne des points forts de l'industrie dans la région 
où les centres se trouvent. Ces centres d'expertise sont 
souvent des moteurs de la croissance du secteur. La 
recherche et l'innovation tirent parti de ce regrou- 
pement, car il permet de mettre en commun les 
connaissances et l'expertise dans un même lieu. 

Par exemple, le Centre de Saskatoon est en voie de 
devenir un chef de file mondial en biotechnologie 
agricole, et un grand nombre des principaux biolo- 
gistes moléculaires du Ministère y travaillent. Un 
nombre croissant d'entreprises, dont des multina- 
tionales, se rendent à Saskatoon parce qu'on y mène 
de la recherche de pointe. Nous misons sur cette répu- 
tation, qui confère au Canada un avantage sur un 
grand nombre de ses concurrents : nous sommes bien 
placés pour suivre la vague des nouvelles cultures 
issues du génie génétique. À titre d'exemple, la 
Section des oléagineux exploite des techniques de 
sélection conventionnelles ainsi que la biotechnolo- 
gie pour développer un germoplasme d'élite d'espèces 
de brassica, dont les particularités feront en sorte que 
le Canada maintiendra et améliorera sa position 
vis-à-vis des concurrents étrangers au chapitre de 
la production d'oléagineux tirés des brassica. Les 



Le Canada, comparativement à de nombreux pays, 
utilise peu d'engrais et de pesticides 

Épandage d'engrais, 1993 

250 



France 




500 



Allemagne 

Source : OECD Environmental Data: Compendium 1995. 

Épandage de pesticides 



Canada 



™ E 400 
=£ 300 



£ 200 

a> 
■<o 

ÏS 100 

















t 

France 








Allemagne 


1 1 




E,U. 


Canada 



Source : Latest available data in OECD Environmental Data: 
Compendium 1995. 



règlements canadiens sévères et les évaluations en 
matière de sécurité menées par l'Agence canadienne 
d'inspection des aliments contribuent à rehausser 
notre réputation internationale. 

Utilisation durable 

des ressources : 
Convergence des objectifs 
économiques et environnementaux 

Dans le monde d'aujourd'hui, l'innovation à elle 
seule ne suffit pas. Il faut encourager l'adoption de 
techniques de recherche et de méthodes novatrices 
sur le plan agricole et celui de la transformation ali- 
mentaire qui donneront aux Canadiens un avantage 
concurrentiel dès aujourd'hui sans mettre en dan- 
ger les ressources de base sur lesquelles repose la pro- 
ductivité de demain. (Voir, en page 1 1 , Une révolution 
pancanadienne dans les pratiques d'ensemencement). 

Les solutions novatrices en gestion des sols et 
de l'eau doivent apporter aux producteurs des avan- 
tages sur le plan environnemental et leur assurer 
une plus grande sécurité économique à long terme. 
Ainsi, l'Administration du rétablissement agricole 
des Prairies, qui participe à la planification des 
ressources à l'échelle de la collectivité tout en 
prodiguant des conseils sur le sujet, s'efforce de com- 
battre l'érosion des sols et de préserver la qualité 



1995-96 1996-97 1997- 
M AAC et ACIA 



1998-99 1999-00 
Industrie 



Alerte à la cécidomie! 

Prédire l'avenir à la façon Saskatoon 

Les solutions respectueuses de l'environnement peuvent être rentables pour les agriculteurs. Ainsi, un 
grave problème de cécidomie du blé dans les Prairies a amené les chercheurs du Centre de recherches de 
Saskatoon d'AAC à mettre au point un système de lutte biologique qui réduit les populations de cet insecte 
de 30 à 80 p. 100. Le programme fait appel à une « carte de prévision » de la cécidomie du blé qui permet 
aux agriculteurs de faire de la prévention plutôt que de recourir seulement à des moyens de lutte chimique. 
Non seulement le système de lutte biologique améliore-t-il la productivité agricole, mais il est aussi 
propice à la « santé » à long terme de la terre. 



10 



www.ogr.ca 






Protéger l'environnement 

Une révolution pancanadienne dans 
les pratiques d'ensemencement 

Les agriculteurs protègent leur terre et leur 
compte de banque par la même occasion. 

Aujourd'hui, de plus en plus, c'est LA FAÇON de 
semer qui compte. Les agriculteurs canadiens 
adoptent en nombre accru le semis direct — mode 
de production où les semences sont déposées directe- 
ment dans le chaume de l'année précédente, le sol 
étant dérangé le moins possible, voire aucunement. 

Selon l'Administration du rétablissement agri- 
cole des Prairies (ARAP) d'AAC, le non-labour et 
autres pratiques de travail réduit du sol annoncent 
une révolution dans les méthodes de semis. Les 
nouvelles techniques d'agriculture sans danger 
pour l'environnement sont en train de s'implanter 
dans les fermes canadiennes. Dans le centre-ouest 
de la Saskatchewan seulement, le recours au semis 
direct ou au travail minimal du sol a augmenté con- 
sidérablement en 1998. On l'utilise sur plus du quart 
des champs ensemencés (précédemment en cul- 
ture ou en jachère) et sur près de la moitié des 
champs ensemencés sur chaume (précédem- 
ment en culture). 

Le travail réduit du sol est une forme de gestion 
du risque pour l'avenir, en ce sens que cette façon 
de procéder est un mode d'agriculture plus viable — 
sur les plans économique et environnemental. La 
mise en pratique dans une ferme d'un mode de 
production sans labour permet aux producteurs de 
réduire leurs coûts d'intrant (un travail réduit du 
sol se traduit par des factures de carburant moins 
élevées, une dépréciation moindre de la machinerie 
et une économie notable de temps et de main- 
d'œuvre) tout en combattant l'érosion du sol et en 
améliorant les habitats fauniques. Et, à long terme, 
cette façon de procéder améliore le sol lui-même, 
entraînant une augmentation de la teneur en 
matière organique et de l'action microbienne. Ces 
avantages se font sentir bien au-delà des limites de 
la ferme. L'accumulation de carbone dans le sol 
aide à réduire les émissions de gaz à effet de serre 
à l'échelle planétaire et une moins grande utilisa- 
tion du tracteur pour le travail du sol se traduit par 
une réduction de la pollution de l'air. 

Des tomates dans le seigle 

Des chercheurs d'AAC plantent des tomates de 
transformation directement dans le chaume de sei- 
gle. Pourquoi? Une couverture de seigle non seule- 
ment garde le sol en place et améliore la teneur en 
matière organique, mais elle agit également comme 
un drap thermique qui protège les plantes délicates 
de la fraîcheur des nuits printanières et garde le sol 
humide durant la canicule estivale. De plus, le seigle 
dégage une odeur qui confond l'ennemi juré de 
la tomate, le doryphore de la pomme de terre, et 
le chaume constitue un habitat idéal pour les préda- 
teurs de ce dernier. Le résultat : un emploi moindre 
de pesticides. 



des sols et de l'eau. Nous dressons actuellement 
un plan d'évaluation des problèmes reliés aux sols 
pour toute la région des Prairies, préparons des pro- 
grammes de sensibilisation aux problèmes envi- 
ronnementaux à l'échelle du secteur et faisons des 
efforts pour maintenir la biodiversité des grands 
pâturages libres appartenant au gouvernement 
fédéral et au secteur privé. 



L'agriculture en harmonie avec la nature 

La stratégie de développement durable d'AAC, intitulée L'agriculture en harmonie avec la nature, comporte 
des objectifs et un plan d'action triennal aux fins de la durabilité agro-environnementale. Cette stratégie, 
élaborée en consultation avec plus de 800 représentants de l'industrie, s'appuie sur une compréhension des 
meilleures contributions que nous pouvons faire pour améliorer la performance environnementale du secteur, 
sur le recours à la science comme fondement de la formulation de solutions, sur la promotion de pratiques 
durables et sur la mise en valeur de nos points forts environnementaux sur le marché mondial. Par exemple : 

• Le Programme national de conservation du sol et de l'eau, qui vient d'être créé, est un fonds de deux 
ans d'une valeur de 10 millions de dollars en vertu du Fonds canadien d'adaptation et de développement 
rural (FCADR) qui vise à régler les problèmes liés au respect de l'environnement. Les projets concernent, 
entre autres, la planification aux fins d'une meilleure gestion environnementale sur la ferme, une meilleure 
utilisation du fumier et la création de clubs de conservation visant à réduire l'incidence de l'agriculture 
sur les bassins versants. 



Intégration des politiques 
et du processus décisionnel 

Il faut de plus en plus intégrer les considérations 
économiques et environnementales aux politiques 
et processus décisionnels. Notre rôle consiste à 
assumer le leadership et à fournir des directives. 
À titre d'exemple, le maintien de la biodiversité est 
une question clé pour l'équilibre de l'environnement 
canadien. AAC collaborera avec l'industrie et les 
partenaires gouvernementaux au cours des deux 
prochaines années afin de mettre en œuvre sa 
Stratégie de biodiversité. 

Dans l'objectif d'améliorer le processus décisionnel 
à la fois au sein du gouvernement et dans les exploita- 
tions agricoles, nous offrons de l'information et des 
analyses rigoureusement scientifiques. (Voir 
L'agriculture en harmonie avec la nature). Ainsi, 
nous poursuivrons nos efforts soutenus, de concert 
avec l'industrie et les provinces, pour élaborer des 
indicateurs agro-environnementaux et diffuser les 
données. L'information provenant, par exemple, des 
indicateurs opportuns des sols et de l'eau offre aux 
agriculteurs des « instantanés » utiles sur la situa- 
tion et est importante pour l'efficacité du proces- 
sus décisionnel dans les fermes. 

AAC s'intéresse également à des questions qui ont 
une incidence mondiale, comme le changement cli- 
matique (voir En prenant soin des terres). Nous exami- 
nons les politiques qui agissent sur le secteur dans son 
ensemble. À titre d'exemple, il faut, en vertu de la 
Loi sur la protection du revenu agricole, procéder à 
des évaluations environnementales de l'ensemble des 
politiques et des programmes d'intérêt public ou qui 
sont sources de préoccupations environnementales. 



En prenant soin des terres, 
on prend soin du climat 

Pour commencer, les bonnes nouvelles. Au cours 
des 15 dernières années, la quantité des gaz à effet 
de serre provenant des sols a considérablement 
diminué, en grande partie grâce à de meilleures 
pratiques de gestion des terres (on estime que 
l'agriculture produit 12 p. 100 des émissions 
annuelles au Canada). De fait, on prête aux sols un 
nouveau potentiel, qui est celui d'agir comme puits 
de gaz carbonique. 

Ensuite — d'autres bonnes nouvelles. De concert 
avec l'industrie et les groupes environnementaux, 
AAC est à élaborer un plan systématique pratique 
pour améliorer notre performance. Nous avons 
réuni une table d'experts qui conseille le gou- 
vernement en matière d'analyse des changements 
climatiques et aide à mettre au point une stratégie 
nationale sur les changements climatiques qui tient 
compte des répercussions, des contributions et des 
solutions du secteur agricole. L'objectif est le suivant : 
aider le Canada à réaliser l'engagement qu'il a pris 
à Kyoto en 1997, en vertu duquel il entend réduire 
de 6 p. 100, d'ici 2008-2012, le taux d'émissions de 
gaz à effet de serre qu'il produisait en 1990. 






Nous évaluerons également les nouvelles politiques 
ou celles qui font l'objet d'une révision. 

Les décisions que nous prenons doivent être 
bonnes pour l'économie et l'environnement. Voilà 
la pierre angulaire de nos politiques et l'assise dont 
dépendent nos familles agricoles et nos industries 
alimentaires. 



Aider les éleveurs de porcs à devenir de meilleurs voisins 

Est-il possible de créer un menu pour les porcs qui non seulement leur réussisse, mais aussi réduise les 
polluants dans le lisier? Les chercheurs d'AAC se sont penchés sur la question de concert avec leurs homo- 
logues du secteur privé. Il suffit d'introduire les variables appropriées dans l'ordinateur du Centre de 
recherche et de développement sur le lait et le porc à Lennoxville, et le Programme PorcExpert trouvera 
la formulation de l'aliment idéal. Il est possible, avec le bon menu, de réduire de pas moins de 40 p. 100 
de l'azote excrété, et il en coûte à peine 2 p. 100 de plus que pour la ration ordinaire. 

Comme le transfert de technologie à l'industrie dépend de la diffusion de l'information, cette découverte 
et d'autres du genre sont présentées à Une planète à découvrir, une série télévisée axée sur la science de 
l'environnement. Diffusée chaque semaine sur le canal Découverte, cette série de 16 capsules de 6 minutes 
met en relief les réalisations scientifiques d'AAC et d'Environnement Canada. 

Ces projets ne représentent qu'une petite partie du travail d'AAC avec l'industrie. De concert avec l'indus- 
trie porcine et les provinces, AAC élabore actuellement une stratégie de gestion environnementale du porc 
pour laquelle il dispose d'un financement de 2 millions de dollars en vertu du FCADR. L'objectif est de s'assu- 
rer que l'industrie connaît une croissance durable. Ensemble, nous recherchons des solutions novatrices aux 
défis environnementaux que pose la production du porc. 



PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-2001 



11 



Fondation solide pour le secteur 

■ et les collectivités rurales 



Travailler à accroître la 
viabilité économique et 
l'autonomie du secteur 
tout en renforçant 
les possibilités de 
développement rural 

Outils pour 
un 21 e siècle 
compétitif 

Dans ses efforts visant à établir de solides assises 
pour l'industrie et à renforcer les collectivités rurales. 
Agriculture et Agroalimentaire rejoint directement 
les citoyens de tout le pays — que ce soit par l'inter- 
médiaire des programmes d'adaptation et de pro- 
tection du revenu, des politiques de réglementation 
visant à promouvoir la compétitivité des secteurs 
agricoles et agroalimentaires ou de l'importance 
accrue qu'accorde le gouvernement fédéral au 
développement rural. 

Notre objectif consiste ici à mettre en place 
un climat commercial propice à l'industrie et 
aux collectivités rurales grâce à l'élaboration 
de programmes concrets qui encouragent l'inno- 
vation, la prise de risques et, de plus en plus, 
l'autonomie. 



Cadre stratégique : 
Suivre la cadence dans 
un monde en pleine 
effervescence 

Le cadre stratégique mis en place au Canada 
pour le secteur agricole et agroalimentaire et pour 
les collectivités rurales leur permet de suivre la 
cadence dans un monde en pleine effervescence. La 
génération actuelle de programmes nationaux de 
protection du revenu aide les producteurs à gérer 
leurs risques, et des projets spéciaux d'adaptation 
leur fournissent les ressources et l'aide dont ils 
ont besoin pour prospérer dans un climat d'affaires 
en mutation. 

Bon nombre de facteurs favorisent cette 
performance, dont les prix avantageux et les faibles 
taux d'intérêt. Toutefois, les prix sont appelés à 
fléchir en 1998. Le rôle d'AAC est d'aider 
les agriculteurs à gérer ce risque à l'aide d'une 
nouvelle génération de programmes de protec- 
tion du revenu agricole. Les producteurs ont large- 
ment recours à ces programmes pour se prémunir 
contre les baisses substantielles de revenu 
attribuables au mauvais temps ou aux marchés 
médiocres. 




Valeur nette moyenne par ferme, Canada 
1991, 1993, 1995 



milliers de dollars 
600 



500 




1991 




1993 




1995 



Gérer les risques avec une nouvelle 
génération de programmes 
de protection du revenu 

Au cours des dernières années, le régime de pro- 
tection du revenu a évolué pour s'adapter aux réa- 
lités du marché, passant d'une protection produit par 
produit à une approche dite de l'« ensemble de 
l'exploitation ». Le Compte de stabilisation du 
revenu net (CSRN), par exemple, donne aux produc- 
teurs la possibilité d'épargner au cours des années 
de vaches grasses, comme une sauvegarde contre 
un fléchissement du marché. Plus de 130 000 pro- 
ducteurs ont ainsi versé quelque 2,4 milliards de 
dollars dans leur compte. Conjugué aux programmes 
fédéraux-provinciaux d'assurance-récolte et d'autres 
programmes complémentaires plus ciblés et parti- 
culiers aux provinces, le CSRN atténue les varia- 
tions du revenu net à long terme et favorise la 
stabilité dans le secteur. 



3 clés du succès Principaux résultats prévus 



Cadre stratégique 



Économie rurale 



Coopératives 



• Aider les producteurs à gérer leurs propres risques, et encourager la 
stabilité du secteur. 

• Développer une industrie réceptive et autonome, capable de s'adapter à un 
contexte commercial changeant (avec un ensemble renouvelé de programmes 
d'adaptation). 

• Maintenir des politiques de commercialisation et de réglementation pour : 

- les industries laitières, avicoles et ovocoles (production, commercialisation, 
transformation); 

- les produits céréaliers et oléagineux crus et transformés (production, 
commercialisation, transport et manutention). 

• Intégrer les intérêts agroalimentaires aux politiques et programmes sociaux 
et économiques de l'ensemble des ministères fédéraux. 

• Intégrer les préoccupations rurales aux politiques et programmes fédéraux. 

• Utiliser les mécanismes de prestation des services qui accroissent la 
sensibilisation rurale et l'accès aux initiatives fédérales. 

• Accorder du financement et du soutien technique pour aider à établir une 
infrastructure rurale qui saura attirer de nouvelles entreprises diverses et 
favoriser l'autonomie du secteur. 

• Créer un environnement législatif qui permet aux coopératives de répondre 
aux besoins des membres tout en préservant leur caractère distinct. 



12 



www.agr.ca 



Le gouvernement du Canada investit annuelle- 
ment 600 millions de dollars dans la protection du 
revenu agricole, et les provinces y consacrent à leur 
tour 400 millions. Le Comité national d'examen de 
la protection du revenu, mis sur pied en décembre 
1997, procède à une révision en profondeur du CSRN 
et des autres programmes de protection du revenu 
en vue de les renforcer. Le Comité, composé de 
représentants de toutes les grandes organisations 
agricoles, recherche les meilleurs mécanismes 
pour favoriser le bien-être financier des agriculteurs 
canadiens. Un rapport a été remis au ministre en 
juin 1998. Ce rapport offre une évaluation des pro- 
grammes actuels ainsi que des suggestions de 
changements; il indique également les priorités des 
agriculteurs en ce qui a trait aux prochains pro- 
grammes de protection du revenu et énonce les 
principes jugés importants dans l'établissement des 
orientations futures. Dans le cadre de l'examen 
global, on évalue également la pertinence des pro- 
grammes de soutien basé sur le revenu en cas de cala- 
mités, qui sont mis en œuvre dans trois provinces. 

S'adapter à l'économie 
d'aujourd'hui 

Ce secteur d'activité a pour objet l'adaptation 
au changement et l'exploitation optimale des possi- 
bilités qu'offrent les nouveaux accords commerciaux 
internationaux, les progrès scientifiques et techno- 
logiques ainsi que les marchés en évolution. 

En 1995, AAC a créé le Fonds canadien d'adap- 
tation et de développement rural (FCADR), dont le 
budget annuel s'établit à 60 millions de dollars, afin 
d'améliorer la performance économique et la capa- 
cité d'adaptation du secteur. Par le truchement de 



Comment fonctionnent 
les conseils d'adaptation 

Pour faire participer les organismes de base à la 
prise de décisions, AAC a confié l'administration 
d'environ 40 % du FCADR, soit quelque 100 millions 
de dollars, à des conseils d'adaptation dirigés par 
le secteur et établis dans chaque province et terri- 
toire. Les conseils, dont les membres représentent 
l'ensemble du secteur, établissent les priorités, 
décident de l'attribution des fonds et gèrent leur 
part du FCADR afin de régler des problèmes qu'ils 
identifient eux-mêmes. 

Grâce à l'aide du FCADR qu'elle reçoit du Conseil 
de l'adaptation agricole de l'Ontario, l'Agence onta- 
rienne de commercialisation des ovins est en 
mesure d'appliquer de nouvelles technologies de 
reproduction qui ne lui auraient pas été accessibles 
autrement. Son projet consistera à renforcer l'infra- 
structure de l'industrie du mouton en mettant en 
place des systèmes d'accréditation sanitaire des 
troupeaux et des stratégies de reproduction. 

La British Columbia Investment Agriculture 
Foundation a fourni une aide du FCADR à 
l'Okanagan Federated Shippers Association dans 
le but de stimuler la viabilité à long terme de 
l'industrie de la pomme de la Colombie-Britannique 
par l'examen des facteurs à l'origine de la maladie 
du brunissement de la pomme Braeburn. 
En améliorant la fiabilité des produits, le projet 
contribue à la diversification de l'industrie. 



Des produits à 
la conquête du monde 



Du gibier, Messieurs Dames? Northern Fine Foods, partenariat de trois entreprises de transformation 
des aliments basées en Ontario, produit de la viande de gibier de spécialité haut de gamme pour le 
marché intérieur et international. Cette entreprise a reçu l'impulsion dont elle avait besoin grâce à une 
subvention de démarrage puisée dans le Fonds canadien d'adaptation et de développement rural (FCADR) 
d'AAC, auquel sont affectés 60 millions de dollars par année. 



23 initiatives nationales et de 13 conseils d'adap- 
tation provinciaux dirigés par le secteur, le FCADR 
soutient ce dernier dans ses efforts d'adaptation, 
en particulier dans les domaines où il aurait de la 
difficulté à agir seul. Son approche consiste à établir 
des partenariats et des alliances stratégiques avec 
le secteur. Par exemple, le FCADR fournit des 
crédits de 11 millions de dollars à l'Agence cana- 
dienne d'inspection des aliments pour qu'elle puisse 
aider l'industrie de la transformation à appliquer les 
normes du Système d'analyse des risques et de 
maîtrise des points critiques (HACCP). L'Organi- 
sation mondiale du commerce prône l'application 
de ces normes pour assurer l'innocuité des aliments. 
Le FCADR soutient également les activités du 
Programme canadien de salubrité des aliments à 
la ferme, dans le cadre desquelles les associations 
nationales de producteurs spécialisés aident 
les exploitants à adopter des pratiques de salubrité 
alimentaire. 

Étant donné que la stratégie du FCADR viendra 
à échéance en mars 1999, on a entrepris de vastes 
consultations afin de recueillir des idées qui facili- 
teront l'élaboration d'une stratégie pour l'avenir. 
Parmi les priorités soulignées à ce jour, mention- 
nons l'exploitation des débouchés commerciaux, 
l'innovation comme instrument de compétitivité, 
la salubrité alimentaire et la qualité, la protection de 
l'environnement, le développement rural et la capa- 
cité en ressources humaines. Dans la stratégie d'adap- 
tation envisagée pour l'après-1999, la compétitivité 
et f autosuffisance seront les bases sur lesquelles 
reposeront la croissance et l'adaptation. 

Evolution de la gestion 
de l'oflre 

Les systèmes de gestion des approvisionnements 
de lait, de volaille et d'œufs, qui assurent l'équili- 
bre entre l'offre et la demande, continuent d'évoluer. 
Tandis que leur cadre législatif a une portée natio- 
nale, leur structure opérationnelle est contrôlée 
surtout par les agences et les offices provinciaux. 
AAC continue d'appuyer et de promouvoir l'évolu- 
tion du secteur comme en témoignent l'élabora- 
tion de programmes d'exportation pour les produits 



Partenaires 

dans '"changement 




Fonds canadien d'adaptation 
et de développement rural 

transformés et la répartition plus souple des contin- 
gents de production entre les offices provinciaux et 
entre les producteurs. 

Réforme de la politique sur 
les céréales et les oléagineux 

Les relations de travail étroites avec l'industrie 
caractérisent les activités d'AAC dans tout le secteur. 
Depuis l'élimination des subventions au titre de la 
Loi sur le transport du grain de l 'Ouest et la réforme 
d'autres lois sur le transport, AAC a collaboré avec 
la Commission canadienne du blé et le ministre des 
Transports à la mise sur pied d'un système efficace 
pour le transport et la manutention des grains — il 
s'agit d'un système qui offre aux consommateurs 
en temps opportun les produits qu'ils souhaitent. 
Dans de telles circonstances, il faut promouvoir des 
projets dirigées par l'industrie afin de maintenir la 
qualité des produits et leur livraison en temps voulu, 
à des prix qui ne sont pas supérieurs à ceux de nos 
principaux concurrents. Nous participons actuelle- 
ment à un examen détaillé du système de trans- 
port et de manutention du grain de l'Ouest, qui sera 
terminée d'ici l'an 1999-2000. 



Nouvelles applications, 
nouveaux marchés 



Le Conseil canadien des applications nouvelles en agriculture (CCANA) accélère la mise au point de 
nouveaux aliments et de nouvelles applications non alimentaires des produits agricoles. Le CCANA, qui 
reçoit une subvention de 200 000 $ du FCADR, est en train de se constituer de solides assises qui l'aideront 
à obtenir des fonds d'autres sources. Il fait également la promotion de la R. et D. et 
des applications pratiques. Le résultat net : de nouveaux produits pour se lancer à la conquête des 
marchés mondiaux. 



PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 



9 9 8-2001 



13 



Le Partenariat rural canadien 

20 millions de dollars pour donner aux 

collectivités rurales les moyens de soutenir 

la concurrence dans l'économie mondiale 

Le gouvernement du Canada donne suite à son 
engagement d'accroître les possibilités pour les 
Canadiens ruraux et d'adapter ses programmes de 
façon à refléter les réalités rurales; il vient en effet 
de confirmer l'affectation de 20 millions de dollars 
sur quatre ans au Partenariat rural canadien (PRC). 

Avant tout, le PRC représente une nouvelle façon 
de fonctionner pour l'administration fédérale. 
L'objectif est d'assurer la coordination des activités 
fédérales et de bâtir un réseau d'appui aux collec- 
tivités rurales. Les montants serviront à financer 
les projets de développement communautaire 
découlant des idées du gouvernement et des orga- 
nismes non gouvernementaux. 

Un montant de 3,2 millions de dollars servira 
en 1998-1999 à financer une série de projets pilotes 
conçus pour mettre à l'essai de nouveaux moyens 
de s'attaquer aux enjeux ruraux, tels que l'accès 
à des soins de santé de qualité et aux capitaux, et 
l'amélioration des services en milieu rural. Un 
comité consultatif formé de Canadiens des secteurs 
ruraux aidera à sélectionner les projets, qui 
reposeront sur un partenariat. Les fonds du PRC 
seront utilisés comme levier pour obtenir l'appui 
d'autres ministères et organismes et d'autres 
sources rurales. Les projets contribueront à amé- 
liorer le niveau de vie dans les collectivités rurales 
et à mieux équiper ces dernières pour soutenir la 
concurrence dans l'économie mondiale. 



La lentille rurale 

Cette collaboration a déjà débouché sur ce que 
l'on a baptisé la « lentille rurale », une initiative 
annoncée en février 1998 et qui consiste, pour les 
ministères et organismes fédéraux, à tenir compte 
de l'incidence sur les Canadiens vivant en milieu 
rural de leurs décisions futures en matière de poli- 
tiques, de programmes et de services. En 1998-1999, 
le gouvernement fédéral s'attardera à intégrer les 
préoccupations rurales aux politiques économiques 
en s'inspirant d'une liste de contrôle préparée 
par AAC. En 1999-2001, nous élargirons le cadre 
de notre travail pour englober les politiques et 
programmes sociaux à l'échelon fédéral. 

Le gouvernement sollicite activement l'opinion 
des collectivités rurales dans le cadre de son 
engagement à mieux évaluer les enjeux ruraux et 
à adapter ses programmes et services aux besoins 
ruraux. Les Canadiens ont été invités à prendre part 
à ce « dialogue rural » en participant aux ateliers 
régionaux sur le dialogue rural ou en remplissant 
un cahier de consultation. L'information recueillie 
a servi à identifier des sujets qui ont été discutés à 
l'Atelier rural national qui s'est tenu à Belleville, du 
2 au 4 octobre dernier. Les documents sur le dia- 
logue rural sont disponibles sur le nouveau site rural 
du gouvernement (www.rural.gc.ca). 

Accès à l'économie fondée 
sur le savoir 

Les ministères fédéraux unissent de plus en plus 
leurs efforts pour donner aux collectivités rurales 
les outils dont elles ont besoin afin de participer 



à l'économie mondiale axée sur le savoir. Il 
s'agit de l'une de nos plus importantes priorités 
dans le Canada rural, où vivent neuf millions 
d'entre nous. 

Bien qu'il existe un grand nombre de programmes 
fédéraux visant à aider les Canadiens à acquérir des 
connaissances et des compétences, les citoyens 
ruraux ne sont pas toujours au courant de ces pro- 
grammes ou, en raison d'autres facteurs, n'ont pas 
le même accès à ces programmes que dans les centres 
urbains. Notre défi consiste à nous assurer que tous 
les Canadiens ont accès aux outils nécessaires pour 
prospérer dans notre économie. 

Le Secrétariat rural, de concert avec la Biblio- 
thèque canadienne de l'agriculture, gère le Service 
canadien d'information rurale. Il continuera à offrir 
aux collectivités rurales et à leurs membres accès à 
de l'information à jour sur les politiques et les pro- 
grammes, les conférences et les réunions, ainsi que 
les grands dossiers ruraux. À titre d'exemple, 
nous créerons en réponse aux demandes de con- 
sultation des « indicateurs » d'information, comme 
ceux qui existent déjà dans le domaine du tourisme 
rural, de l'entrepreneuriat, des possibilités pour les 
jeunes des secteurs ruraux, du recrutement de 
médecins ruraux et du microcrédit. 

Pour mieux informer les gens du secteur rural, 
nous sommes à enrichir une trousse de ressources 
rurales intitulée Canada... Au service de ses 
communautés rurales, dont la première version avait 
fait fureur en 1997. On y trouve maintenant de l'infor- 
mation sur plus de 200 programmes et services 
fédéraux offerts aux Canadiens des secteurs ruraux. 
L'édition de 1998 est produite sous forme d'un diction- 
naire de poche plus pratique sur les programmes, 
qui est également disponible en version électronique. 
Les gens pourront se le procurer par l'intermédiaire 
des bureaux fédéraux et des 5 000 comptoirs ruraux 
de la Société canadienne des postes. 

À AAC, la manière dont nous diffusons l'infor- 
mation est importante, car nous voulons qu'elle 
atteigne les secteurs ruraux. Le SEIAC est un système 
d'information électronique mis au point par AAC; il 
sert de guichet pour la diffusion de l'information agri- 
cole et agroalimentaire à l'échelle nationale. AAC, 
par l'entremise du Secrétariat rural, collabore étroite- 
ment avec les responsables du Programme d'accès 
communautaire d'Industrie Canada, qui branchera 
sur Internet 5 000 collectivités rurales et éloignées 
d'ici l'an 2000. Dans le cadre du Projet canadien de 
partenariats ruraux, nous étudions d'autres possibi- 
lités de travailler avec les sites du PAC pour favoriser 
le développement communautaire. 

Information — et infrastructure 

Si l'accès aux programmes et à l'information est 
une assise essentielle à la croissance commerciale, 



on peut en dire tout autant d'une bonne infrastruc- 
ture communautaire. Les services de qualité attirent 
de nouvelles entreprises. AAC collabore avec 
ses partenaires du monde des affaires et des collec- 
tivités à mettre en place une infrastructure et des 
services propres à stimuler la croissance com- 
merciale grâce à une augmentation du finance- 
ment et du soutien technique. Notre objectif est 
de fournir un meilleur soutien aux nouvelles 
entreprises rurales et aux entreprises existantes qui 
prennent de l'expansion. De façon plus précise, 
AAC s'intéressera à l'infrastructure communau- 
taire et régionale élargie par le biais d'initiatives 
telles que l'ARAP, le Programme de l'aménage- 
ment hydraulique rural, qui offre de l'aide tech- 
nique ainsi qu'un certain appui financier pour 
le développement de réseaux d'aqueduc et de 
distribution d'eau. 

Coopératives : 

Étudier de nouvelles possibilités 

Créer des entreprises rurales signifie également 
créer des coopératives dans tout le pays. Les coopé- 
ratives canadiennes se trouvent renforcées par l'adop- 
tion d'une nouvelle loi appelée Loi sur les associations 
coopératives du Canada. En outre, la mise à jour des 
règlements relatifs à la Loi sur les prêts destinés aux 
améliorations agricoles et à la commercialisation 
selon la formule coopérative facilitera aux coopéra- 
tives l'accès à des prêts garantis et assouplira les 
mécanismes d'obtention de capital des coentreprises 
coopératives nouvelles et existantes. 

Les coopératives agricoles du Canada, dont le 
nombre dépasse 1 200, comprennent aussi bien de 
vastes organisations comme les pools de blé que 
des entreprises plus petites comme les coopératives 
de matériel lourd agricole. À titre d'organisations 
communautaires détenues par leurs membres, elles 
représentent des alliés naturels des gouverne- 
ments pour ce qui est de promouvoir l'autonomie 
du secteur. 

Le Secrétariat des coopératives d'AAC est aussi 
mandaté pour coordonner les politiques gouverne- 
mentales des coopératives dans les secteurs 
extérieurs à l'agriculture (services financiers, biens 
de consommation, santé). 

Au cours des trois prochaines années, l'industrie 
prévoit effectuer un examen continu des plans 
d'activités des ministères et organismes fédéraux 
qui visera à cerner les possibilités de partenariats 
en coopérative. 

En février 1988, AAC parrainait un premier sym- 
posium national des coopératives afin de stimuler 
les discussions du secteur et du gouvernement et de 
formuler les orientations futures. 



Ça c'est de l'animation! 

L'exposition rurale itinérante captive les enfants (et les enseignants aussi) 

Le stand rural du gouvernement du Canada a été aménagé dans quelque 100 collectivités rurales l'an 
dernier. La vedette de l'exposition était un jeu interactif animé d'AAC, intitulé Jeu questionnaire sur les 
régions rurales. Vu la réaction enthousiaste des enfants, le Partenariat rural canadien envisage 
de le présenter dans les classes de l'élémentaire à la grandeur du pays. Pour renseignements, communiquer 
avec : Mary Jane Tower, 613-759-7903, courrier électronique : towerm@em.agr.ca 



14 



a g r 



Saine gestion ministérielle 



Faire preuve d'une gestion opérationnelle saine 
et d 'excellence dans le service afin d 'atteindre 
les résultats visés pour les Canadiens 

Obtenir des résultats 
grâce à une saine gestion 




Le secteur d'activité Saine gestion ministérielle 
vise à s'assurer que toutes les ressources confiées 
au Ministère — les gens, les briques et le mortier 
ainsi que les connaissances dont nous disposons — 
sont convenablement affectées et utilisées en vue 
d'obtenir des résultats jugés souhaitables par le 
secteur agricole et agroalimentaire et l'ensemble 
des Canadiens. 

Ce secteur d'activité est centré sur l'exercice d'une 
saine gestion — sur la façon dont nous menons nos 
affaires. La saine gestion, bien qu'elle demeure rela- 
tivement invisible pour nos clients, est essentielle 
au succès d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. 
Elle fournit, de la manière la plus efficace possible, 
les politiques de gestion, l'infrastructure de services 
et le soutien qui permettent à AAC d'exceller. 

Savoir où nous allons 

Pendant plus d'un an, AAC a travaillé à implanter 
une culture de gestion axée sur les résultats : nous 
savons ce que nous voulons réaliser pour le Canada 
et la manière d'y parvenir. Toute notre planification 
repose sur une orientation stratégique commune, à 
savoir notre vision d'un secteur agroalimentaire 
autonome et en croissance. Au cours des prochains 
mois, nous travaillerons à énoncer de manière 
plus précise nos valeurs ministérielles, qui nous guident 
dans nos efforts collectifs pour atteindre nos objectifs. 

Evaluation de notre rendement 

Dans les sections précédentes de L'excellence sur 
la scène mondiale, nous avons établi notre stratégie. 
Les objectifs de nos secteurs d'activité représentent 
la feuille de route qui déterminera notre orientation 
stratégique au cours des trois prochaines années. 
Non seulement ces objectifs définissent clairement 
notre défi collectif, mais ils constituent notre barre 
de mesure, un moyen clair et transparent de fournir 
au Parlement et aux Canadiens une information 
complète et d'actualité. 

C'est le rôle du secteur d'activité Saine gestion 
ministérielle de guider le processus de production 
de rapports. Le Ministère a défini la responsabilité 
d'obtenir des résultats au palier du secteur d'acti- 
vité et de la direction générale, et Saine gestion 
ministérielle s'affaire à l'élaboration d'une stratégie 
de mesures détaillée qui nous aidera à mieux éva- 
luer nos progrès et à prendre des correctifs au besoin. 
A titre de Ministère, obtenons-nous des résultats? 
Quel est le coût de la concrétisation de ces résul- 
tats? Nos programmes et services sont-ils adaptés 
aux besoins du client? Quels sont les écarts entre 
nos objectifs et nos réalisations? 

Pour nous aider à combler notre besoin d'une 
information pertinente avec laquelle mesurer notre 
rendement, nous sommes à mettre en œuvre 



SATURNE, un système perfectionné de gestion des 
ressources. Grâce à la combinaison de SATURNE et 
de PeopleSoft, un système de gestion des ressources 
humaines exploité par AAC et en pleine expansion, 
les gestionnaires auront accès à de l'information 
intégrée sur les ressources humaines et financières. 
D'ici l'an 2000, ils auront accès à ces données sur 
leur ordinateur de bureau. 

Travailler efficacement 

La nouvelle Structure de planification, de rapports 
et de responsabilité apporte une plus grande coor- 
dination dans la gestion du Ministère sur les plans 
stratégiques et opérationnels. À titre d'exemple, nous 
nous efforçons de réduire, à l'échelle du Ministère, 
les exigences en matière de rapport et les formalités 
administratives auxquelles doivent se soumettre les 
gestionnaires en utilisant l'information relative 
aux plans des secteurs d'activité pour un certain 
nombre d'activités de planification et de présenta- 
tion de rapports. 

S'améliorer en chemin : 

Préparer V avenir 

Le secteur d'activité Saine gestion ministérielle 
entend poursuivre des mesures efficaces et une 
amélioration continue. Un tel exercice ne signifie 
pas seulement établir des orientations et contrôler 
le rendement, mais aussi trouver des façons 
d'accroître l'engagement du personnel d'AAC. Nous 
y parvenons par le biais de notre stratégie de ges- 
tion des ressources humaines, intitulée Préparer 
l'avenir, qui repose sur le principe selon lequel les 
gens constituent la ressource la plus importante 
du Ministère. 

En marge de La Relève, l'initiative pangouver- 
nementale qui vise à moderniser et à renouveler la 
fonction publique, AAC a conçu ses propres straté- 
gies pour recruter, motiver et former des gens de 



calibre supérieur, et pour les aider à s'épanouir dans 
notre milieu de travail de plus en plus compétitif. 

Pour motiver davantage un effectif de 5 500 per- 
sonnes dans tout le Canada, il faut non seulement une 
orientation claire, mais aussi des possibilités. Avec la 
mise en œuvre de notre stratégie Préparer l'avenir, 
nous devenons une organisation dotée d'une récep- 
tivité accrue, qui travaille plus étroitement avec les 
employés d'AAC à offrir les possibilités et l'environ- 
nement nécessaire au succès d'une main-d'œuvre 
dynamique. 

Le sondage que nous avons mené auprès des 
employés au début de 1998 nous a donné une solide 
base sur laquelle appuyer nos efforts. Plus de 
50 p. 100 du personnel a répondu à l'enquête, et la 
plupart d'entre eux — 85 p. 100 — ont avoué aimer 
leur travail et en tirer de la fierté. C'est là une des 
clés de l'excellence du service. 

Cela étant, l'enquête nous a également appris qu'il 
nous reste beaucoup à faire. Nous insisterons sur 
des communications plus ouvertes et rechercherons 
des possibilités d'apprendre, par exemple, à aider 
nos employés à réaliser leur plein potentiel et à 
devenir de meilleurs ambassadeurs dans l'industrie 
dont nous dépendons tous. Des ressources humaines 
solides sont synonymes d'affaires solides. Nous 
mènerons une enquête de suivi au printemps de 
l'an 2000 afin d'évaluer notre progrès. 

Des effectifs bien choisis 

À vrai dire, nous travaillons déjà énergiquement 
à relever ces défis par le biais de l'ambitieux plan 
en sept points (voir l'encadré ci-dessous) Préparer 
l'avenir. Notre objectif est un effectif motivé, déter- 
miné et représentatif, qui reflète la composition 
de la population active canadienne. 

À titre d'exemple, nous nous engageons à diver- 
sifier notre main-d'œuvre. La diversité n'est pas 
seulement souhaitable sur le plan des affaires : elle 



B R 



Clé menant au succès 

Saine gestion ministérielle Principaux résultats prévus 



Confirmer la vision, la mission et les valeurs du Ministère. 

Mettre en place des effectifs motivés, engagés et représentatifs, composés 

de personnes bien choisies. 

Mettre en œuvre au cours des trois prochaines années notre stratégie des 

ressources humaines, Préparer l'avenir. 

Fournir aux employés d'AAC les outils dont ils ont besoin — technologie, 

accès à la formation et au perfectionnement. 

Élaborer un ensemble détaillé de stratégies de mesures afin de mieux 

évaluer nos progrès et de définir les correctifs nécessaires, alors que nous 

poursuivons notre quête d'améliorations continues en matière de rendement. 




PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-200 



15 



Vivre nos valeurs 

Étant donné que les valeurs au travail sont indisso- 
ciables de la satisfaction d'un employé, AAC a entre- 
pris le processus de révision de ses valeurs 
ministérielles en se tournant vers les gens qui vivent 
ces valeurs. Au terme d'une série de discussions sous 
forme de groupes, le personnel d'AAC a cerné trois 
valeurs considérées comme étant fondamentales : 
l'intégrité, l'excellence et la valorisation du personnel. 
Nos plans pour l'avenir sont les suivants : exposer 
davantage ces valeurs dans chacune des directions 
générales du Ministère et s'assurer, d'ici 2001, qu'elles 
font partie intégrante de nos systèmes de récom- 
pense et de nos évaluations du rendement. Nos valeurs 
formeront l'assise de chaque politique, mesure et 
interaction qui prendra forme dans notre ministère. 



nous aide à répondre avec plus d'efficacité et de 
réceptivité aux besoins d'un public canadien diver- 
sifié et d'un marché de plus en plus mondial. 

Nous établissons des objectifs réalistes, direction 
générale par direction générale, afin d'obtenir un effec- 
tif plus diversifié, et nous travaillons à relever, à 
l'échelle du Ministère, les obstacles qui se posent dans 
la façon dont nous recrutons des gens et faisons la pro- 
motion de nos employés. Conformément à notre plani- 
fication, nous intensifions nos efforts pour offrir à nos 
employés des possibilités de formation et de perfec- 
tionnement adéquates, et nous mettons sur pied des 
ateliers d'apprentissage visant à offrir à nos gestion- 
naires les outils dont ils ont besoin pour diriger une 
main-d'œuvre diversifiée. 

Il ne s'agit là que d'un début. La diversité sous- 
entend l'appréciation et le respect des différences indi- 
viduelles, de même que la recherche d'arrangements 
de travail nouveaux et plus flexibles pour nous tous. 



Les artistes de l'excellence 
sur la scène mondiale 

Les gens qui excellent obtiennent d'excellents 
résultats, c'est connu. Les spécialistes d'AAC, par 
exemple, ont une feuille de route des plus élo- 
quentes. Récemment, deux des leurs ont été décorés 
de l'Ordre du Canada : Constantine Campbell, du 
Centre de recherches de Swift Current (pour ses 
travaux sur les sols), et Peter Harris, du Centre de 
recherches de Lethbridge (pour ses travaux 
sur l'utilisation d'insectes dans la lutte contre les 
mauvaises herbes). 

Outre les honneurs individuels, nos équipes 
d'AAC remportent souvent des prix décernés par 
la fonction publique. C'est le cas de l'équipe des 
Services de renseignements géographiques de 
l'ARAP, qui a été honorée pour la façon dont elle a 
géré l'information pendant l'inondation de la 
rivière Rouge, et de notre équipe ExportSource, 
qui a travaillé de concert avec d'autres ministères 
fédéraux pour mettre la technologie de l'informa- 
tion au service des exportateurs canadiens. 

Et pour souligner le mérite des gestionnaires qui 
lui donnent le leadership dont il a besoin dans sa 
quête de l'excellence, AAC a créé les prix annuels 
Agcellence, dont celui du « Gestionnaire de 
l'année ». En 1997, c'est Yvon Martel, directeur géné- 
ral de la Région de l'Est à la Direction générale de 
la recherche, qui a décroché la palme. Son rôle con- 
siste notamment à travailler en collaboration avec 
le secteur pour définir une vision commune qui per- 
mettra à celui-ci d'être plus compétitif dans la région. 




Les mesures de la stratégie Préparer 
l'avenir concernant les domaines suivants: 

• Milieu de travail positif 

• Formation et perfectionnement 

• Planification de la relève 

• Plan de carrière 

• Recrutement et dotation 

• Gestion de la diversité 

• Gestion du rendement 



Devenir un employeur de choix 

Les répercussions de nos services sont directement 
liées à la qualité des gens qui en assurent la presta- 
tion : l'excellence du Ministère dépend de l'excel- 
lence individuelle. Pour développer le potentiel de 
chacun des employés, AAC continuera à consacrer 
4 p. 100 de son budget salarial à la formation. Les 
programmes de formation et de perfectionnement 
seront étroitement liés aux objectifs ministériels tels 
qu'énoncés dans les plans des secteurs d'activité ainsi 
qu'aux plans de carrière personnels de nos employés. 

Nous insistons sur la planification de l'avenir à 
l'échelle du Ministère. Chacun des employés aura 
la possibilité de se préparer un plan de carrière per- 
sonnel pour l'an 2000 et de travailler avec des super- 
viseurs sur la planification nécessaire. Parallèlement, 
nous examinerons en profondeur la planification de 
la relève afin d'assurer un processus ouvert qui favorise 
les possibilités pour les futurs gestionnaires talentueux. 

Notre objectif est simple : nous voulons accroître 
la satisfaction de l'employé et aider à faire d'AAC 
un employeur de choix. 

S'épanouir dans un 

environnement exigeant : 

Les bons outils, systèmes et processus 

Les employés motivés — qui disposent des bons 
outils — constituent le véritable catalyseur du suc- 
cès des secteurs d'activité. Il nous faut donner aux 
gens les outils dont ils ont besoin, qu'il s'agisse 
d'une meilleure technologie, d'une plus grande lati- 
tude pour prendre des décisions ou d'un accès accru 
à l'information. L'aménagement d'un milieu de tra- 
vail plus productif et coopératif suppose une adap- 
tation continuelle à un contexte mondial changeant 
et à un secteur en perpétuelle transformation. 

Nous travaillons présentement à mettre en œuvre 
les recommandations découlant de l'examen des 
Services de gestion et d'administration (SGA) réalisé 
en juin 1997, qui soulignait des manières concrètes 
d'accroître notre efficacité. Nous cultivons nos 



Répondre à la demande 

d'information de 
l'industrie — rapidement! 

Le succès opérationnel d'AAC est intimement lié 
à celui de l'industrie et au bien-être des Canadiens. 
Aussi le Ministère investit-il davantage dans la 
prestation de services d'information répondant 
mieux aux besoins de ses partenaires de l'indus- 
trie et du public canadien. Le nouveau Programme 
des produits intégrés du savoir est conçu pour 
fournir une coordination, des conseils et des orien- 
tations sur le partage d'information à l'intérieur 
et à l'extérieur du Ministère. 

• Le site Web du Service électronique d'information 
d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (SEIAC) 
constitue un guichet électronique de diffusion de 
l'information du Ministère (www.agr.ca). 

• Le SEIAC offre un accès rapide au site Web 
Commerce agroalimentaire 2000 et à la base de 
données. 

• La Bibliothèque canadienne de l'agriculture et 
l'Institut canadien de l'information scientifique 
et technique ont construit des liens électroniques 
offrant un accès unique aux deux collections de 
ressources nationales. 



forces dans deux domaines clés : la gestion de l'infor- 
mation stratégique (voir l'encadré) et la gestion 
de l'environnement. 

Agriculture et Agroalimentaire Canada a été le 
principal promoteur et modèle d'un système de ges- 
tion de l'environnement à l'intention des ministères 
fédéraux. Cet outil de gestion offre une méthode 
systématique de suivi, de gestion et d'amélioration 
de la performance environnementale. En mettant 
en œuvre le système au cours des trois prochaines 
années, nous jouerons un rôle beaucoup plus proac- 
tif dans la promotion d'une gérance avisée des 
ressources canadiennes, où chacune des décisions 
prises tiendra compte du facteur environnemental. 

Objectif global : 
amélioration continue 

Cet intérêt environnemental appuyé, combiné à un 
engagement à diffuser une meilleure information à 
notre personnel et à notre secteur, sont des éléments 
clés pour qui veut connaître du succès dans un monde 
où s'exerce une vive concurrence. Si nous assor- 
tissons les bonnes personnes aux bons outils et si — 
individuellement et comme organisation — nous 
demeurons fidèles à la poursuite de l'amélioration 
continue, nous pouvons maximiser les résultats, non 
seulement pour le Ministère et ceux qui y travail- 
lent, mais aussi pour le secteur et tous les Canadiens. 



Que vienne l'an 2000 : 
nous sommes prêts! 

Une société internationale d'experts-conseils a 
souligné le mérite de notre planification. Nous 
prévoyons et réglons les problèmes afin d'assurer 
au public un accès ininterrompu à nos services 
d'information, et nous prenons soin de nos sys- 
tèmes internes afin d'avoir la certitude que nos 
ordinateurs, nos cartes d'accès sécuritaire et nos 
ascenseurs fonctionneront en janvier 2000. 



16 



www.agr.ca 



Coup d'œil sur les portefeuilles 



Ministre de l'Agriculture et 
de l'Agroalimentaire et ministre à 
la coordination des affaires rurales 






Secrétaire d'État, Agriculture 
et Agroalimentaire Canada et 
Pêches et Océans Canada (3) 



I 

Agriculture et 

Agroalimentaire 

Canada 






Ministre 
responsable de 
la Commission 
canadienne 
du blé (1) 



I 



Direction 

générale de 

a recherche 



i 



Sous-ministre 

et sous-ministre 

déléguée 

I 



Direction 

générale des 

services intégrés 



Direction 

générale 

des politiques 



Direction 

générale des 

ressources 

humaines 



Direction 
générale des ser- 
vices à l'industrie 
et aux marchés 

Direction 
générale de 
l'examen des 
programmes 



Administration 
du rétablisse- 
ment agricole 
des Prairies 



Direction 

générale des 

communications 



\gence 

canadienne du 

pari mutuel (4) 



Agriculture et Agroalimentaire Canada, 

créé en 1867, emploie maintenant quelque 
4 611 employés déployés partout au Canada 
et répartis entre la Direction générale de la 
recherche, la Direction générale des poli- 
tiques, la Direction générale des services à 
l'industrie et aux marchés, l'Administration du 
rétablissement agricole des Prairies, ainsi que 
les directions générales des services minis- 
tériels, soit celles des Ressources humaines, 
des Services intégrés, des Communications et 
de l'Examen des programmes. L'Agence 
canadienne du pari mutuel, qui fait partie 
d'AAC, protège le public spéculatif contre les 
pratiques frauduleuses en garantissant l'inté- 
grité des systèmes de pari dans l'industrie des 
courses de chevaux partout au Canada. 

De plus, AAC collabore étroitement 
avec cinq sociétés d'État et organismes 
gouvernementaux. 

La Commission canadienne des grains est 

un organisme de service spécial qui a pour 
mandat de protéger la qualité des grains 



Commission 

canadienne 

du blé (2) 



iritinnlftlftlH iiâiWMtt UBjRAS 



BIBLIOTHEQUE CANADIENNE DE l'agRi'cuLTURE 

3 TD73 001^222 H 



Commission 

canadienne 

du lait 



Conseil national 

des produits 

agricoles 



Agence 

canadienne 

d'inspection 

des aliments (5) 



Commission 
canadienne 
des grains 



Société 
du crédit 
agricole 



Notes: 

(1) L'honorable Ralph Goodale est 
le ministre responsable de la 
Commission canadienne du blé. 
La Commission canadienne du 
blé fait partie du portefeuille de 
l'Agriculture et à de l'Agroalimentaire. 
Le Cabinet du secrétaire d'État à 
l'Agriculture et à l'Agroalimentaire et 
aux Pêches et Océans est financé 
par Pêches et Océans Canada. 
Depuis le 1 er avril 1997, l'Agence 
canadienne du pari mutuel relève 
de la Direction générale des services 
intégrés. 

Le 1 er avril 1997, la Direction générale 
de la production et de l'inspection 
des aliments a été intégrée à 
l'Agence canadienne d'inspection 
des aliments (ACIA). 



(2) 



(3) 



(4) 



(5) 



canadiens. Son rôle consiste à réglementer 
les systèmes de manutention des grains et à 
établir les normes de qualité de ces produits. 
(779 employés) 

Le Conseil national des produits agricoles, 

de concert avec les offices canadiens de com- 
mercialisation des œufs, du dindon, du poulet 
et des oeufs d'incubation du poulet de chair 
ainsi qu'avec les agences de promotion et de 
recherche, veille à la commercialisation des 
produits partout au Canada et à l'étranger. 
(18 employés) 

La Commission canadienne du lait coor- 
donne la gestion de l'offre nationale de lait de 
transformation conformément aux disposi- 
tions du Plan national de commercialisation 
du lait. (62 employés) 

La Société du crédit agricole favorise l'essor 
de l'agriculture au Canada en offrant des ser- 
vices financiers aux entreprises agricoles, y 
compris aux fermes familiales et à d'autres 
entreprises connexes dans les collectivités 
rurales. (837 employés) 



L'Agence canadienne d'inspection des ali- 
ments veille à la compétitivité des secteurs de 
l'agriculture, de l'alimentation et du poisson 
en assurant l'innocuité, la salubrité et la qua- 
lité de ces produits au Canada et de ceux qui 
proviennent de partout dans le monde, en 
appliquant les normes de sécurité, en luttant 
contre les maladies des animaux et les rava- 
geurs des végétaux, en inspectant les aliments, 
en prévenant les fraudes et en réglementant 
les semences, les aliments du bétail et les 
engrais. (4 556 employés) 

En dernier lieu, AAC offre un soutien et des 
services au ministre responsable de la 
Commission canadienne du blé (CCB) sur 
toute question relative à la CCB. 

La Commission canadienne du blé met 

en marché les grains canadiens au meilleur 
prix possible, et tous les revenus tirés de ses 
ventes, moins les coûts de mise en marché, 
sont remis aux agriculteurs. Depuis juin 1997, 
la Commission canadienne du blé relève du 
portefeuille de Ressources naturelles Canada. 
(572 employés) 



PLAN STRATEGIQUE MINISTERIEL 1998-2001 





Comment communiquer 
avec nous 

Au Canada, veuillez consulter les pages bleues 
de votre annuaire téléphonique pour obtenir 
le numéro local d' AAC. À l'extérieur du 
pays, communiquez avec l'agent diplomatique 
canadien le plus proche. Nous vous mettrons 
en communication avec la personne appropriée 
qui pourra vous aider. 

Vous pouvez également communiquer avec nous 
électroniquement, par téléphone, par télécopieur 
ou par courrier. Pour de plus amples renseigne- 
ments au sujet de la production agroalimen- 
taire au Canada, ou pour obtenir une liste des 
publications gratuites du Ministère, veuillez 
communiquer avec : 

Service d'information publique 
Agriculture et Agroalimentaire Canada 
Édifice Sir-John-Carling, pièce 133 
930, avenue Carling 
Ottawa (Ontario) Canada Kl A 0C5 
Téléphone: (613) 759-1000 
Télécopieur : (613) 759-6726 
Courrier électronique : pirs@em.agr.ca 

AAC offre un service électronique d'information 
(SEIAC) qui vous permet d'accéder instantané- 
ment à l'information et aux services du Ministère, 
y compris les programmes agroalimentaires 
fédéraux, le commerce, les prix des produits, la 
réglementation, l'agri-science et la technologie. 

Veuillez communiquer avec nous sur Internet 
à l'adresse suivante : http://aceis.agr.ca 
ou par modem au : 1-800-234-4410 

Pour obtenir une réponse téléphonique 
informatique ou une réponse automatique par 
télécopieur, composez le : 1-800-346-2222 

N° de publication 1970/F 

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, 
veuillez vous adresser au : 

Service des publications ministérielles 

Agriculture et Agroalimentaire Canada 

Édifice Sir-John-Carling 

930, avenue Carling 

Ottawa (Ontario) K1A0C5 

Téléphone : (613) 759-6626 

This document is available in English under the 
title Global Excellence — AAFC Corporate 
Stratégie Plan 1998-2001 



Imprimé avec des encres végétales 
sur papier recyclable blanchi 
^~K^ sans chlore. 



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