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Full text of "... Le manuscrit d'auteur du Petit Jehan de Saintré avec des notes autographes d'Antoine de La Sale"

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LE  MANUSCRIT  D'AUTEUR  DU  PETIT  JEHAN  DE  SAIOTRÉ. 


P.H.J.B.  Champion 


U.B.C.  LIBRARY 


THE  LIBRARY 


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THE  UNIVERSITY  OF 
BRITISH  COLUMBIA 


PIERRE    CHAMPION 


Mu:illVlsrK-PAI,l,n(;HAI'IIK 


LE 


MANUSCRIT  D'AUTEUK 


DU 


PETIT  JEHAN  IJE  SAINTRÉ 


AVEC  LES  NOTES  AUTOGRAPHES  D'ANTOINE  DE  LA  SALE 


PARIS 
LIBRAIRIE   ANCIENNE    HONORÉ   CHAMPION 

LIBRAIRE  'de     LA     SOCIÉTÉ     DE    l'hISTOIRE     DE     FRANCE 
ET    DE    LA    SOCIÉTÉ    DES    ANCIENS    TEXTES    FRANÇAIS 

5,    QUAI    MALAQUAIS,    5 
1926 


LE 


MANUSCRIT  D'AUTEUR 


DU 


PETIT  JEHAN  DE  SAINTRE 


PIERRE    CHAMPION 

ARCHIVISTE-PALÉOGRAPHE 


LE 

MANUSCRIT  D'AUTEUR 


DU 


PETIT  JEHAN  DE  SAINTRÉ 


AVEC  LES  NOTES  AUTOGRAPHES  D'ANTOINE  DE  LA  SALE 


PARIS 
LIBRAIRIE   ANCIENNE    HONORÉ   CHAMPION 

LIBHAIBE     DE     LA    SOCIÉTÉ     DE    l'hISTOIRE     DE    FRANCE 
ET    DE    LA    SOCIÉTÉ    DES    ANCIENS    TEXTES    FRANÇAIS 

5,    QUAI    MALAQUAIS,    5 
1926 


Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2010  with  funding  from 

University  of  British  Columbia  Library 


http://www.archive.org/details/lemanuscritdauteOOcham 


LE  MANUSCRIT  D'AUTEUR 
DU  PETIT  JEHAN  DE  SAINTUÉ 

AVEC  LES  NOTES  AUTOGRAPHES  D'ANTOINE  DE  LA  SALE 

A  Monsieur  Max  Prinet 


Nous  voudrions  attirer  à  nouveau  l'attention  sur  un  manuscrit  connu  du  Petit 
Jehan  de  Saintré  qui  porte  à  la  Bibliothèque  nationale  le  n°  100o7  des  nouvelles 
acquisitions  françaises.  Il  a  été  étudié,  d'une  manière  soigneuse,  par  M.  Gaston 
Raynaud  dans  un  article  paru  dans  la  Roniania  en  190:2  :  Un  nouveau  manuscrit  du 
Petit  Jehan  de  Saintré.  M.  Gaston  Raynaud  a  approché  de  très  près  la  vérité.  Il 
tient  ce  manuscrit  pour  le  dernier  état  du  texte  d'Antoine  de  La  Sale.  Il  dit  encore 
(p.  537)  :  a  Les  corrections  au  texte  de  Saintré  tenues  continuellement  à  jour  par 
La  Sale  sur  notre  manuscrit  (nous  le  ferons  voir  plus  loin)  montrent  que  ce  manu- 
scrit est  resté  entre  les  mains  de  l'auteur  jusqu'à  son  dernier  jour.  La  signature  de 
Marie  de  Luxembourg,  petite-fille  de  Louis  de  Luxembourg,  qu'on  y  lit  au  dernier 
feuillet,  prouve  que  le  volume  était  devenu  la  propriété  du  comte  de  Saint-Pol 
à  la  mort  d'Antoine  de  La  Sale,  lequel,  par  conséquent  (vers  1462),  était  encore 
au  service  de  la  maison  de  Luxembourg...  »  M.  Gaston  Raynaud  ajoute  (p.  o^S)  : 
«  Une  autre  série  de  notes  insérées  dans  le  manuscrit,  d'une  petite  écriture  fine 
et  pointue  que  nous  voudrions  pouvoir  attribuer  sûrement  à  La  Sale  lui-même, 
sont  purement  calligraphiques.  Elles  se  rapportent  à  la  division  de  l'ouvrage  en 
paragraphes,  à  la  ruhrication  de  certains  passages,  enfin  à  tout  changement 
pouvant  matériellement  améliorer  le  manuscrit,  dont  l'exécution  initiale  ne 
semble  pas  avoir  satisfait  l'auteur,  qui,  pour  cette  raison  sans  doute,  a  renoncé 
à  l'offrir  à  Jean  d'Anjou  et  l'a  gardé  par  devers  lui  pour  recevoir  les  correc- 
tions qu'il  jugerait  nécessaires  et  pour  servir  de  manuscrit-type  aux  copies  qu'il 
en  ferait  faire...  » 

11  y  a  beaucoup  de  vrai  dans  ces  assertions;  et  il  y  a  des  choses  un  peu 
vagues.  On  voit  en  particulier  que  M.  Gaston  Raynaud,  tout  en  reconnaissant 
qu'il  s'agit  d'un  manuscrit  d'auteur,  hésite  à  se  prononcer  sur  la  valeur  du 
manuscrit  considéré  traditionnellement  comme  autographe. 


6  LE   MANUSCRIT   D'Al'TEl'R   DU    PETIT   JEHAN    DE   SAINTRÉ 

La  description  qu'en  a  donnée  M.  Oniont  dans  le  Catalogue  gcncral  des  manu- 
scrits français...  noui'e/lcs  acquisitions  françaises  (IV,  p.  13),  est  plus  satisfaisante 
dans  sa  brièveté:  «  Manuscrit  orij^inal,  avec  corrections  et  additions  autographes.» 
La  présente  étude  a  pour  but  de  l'illustrer  et  de  la  justilier. 

Mon  attention  a  été  attirée  sur  ce  manuscrit  })ar  une  souscription  (fol.  198) 
dont  l'écriture  caractéristique  m'avait  frappé  : 

Vostre  très  humble  et  très  obéissant  serviteur 
Anthoine  de  la  Sale. 

Cette  souscription  se  lit  sous  la  signature  autographe  de  Marie  de  Luxem- 
bourg. 

Qui  est  Marie  de  Luxembourg?  "  La  petite-fille  de  Louis  de  Luxembourg", 
dit  M.  Gaston  Raynaud.  Il  est  facile  de  vérifier  que  nous  avons  sous  les  yeux  la 
signature  de  «  Marie  de  Luxembourg  »,  comme  nous  la  voyons  sur  une  quit- 
tance de  Marie  de  Luxembourg,  comtesse  de  Vendôme,  donnée,  le  23  juillet 
1498,  au  trésorier  des  finances  pour  le  don  royal  de  2000  1.  destiné  à  acquitter 
les  dettes  de  feu  Monseigneur  le  comte  de  Vendôme,  son  époux  (Bibl.  Nat., 
pièces  originales,  1778,  pièce  99).  C'est  la  fille  de  Pierre  II,  qui  avait  épousé 
François  de  Bourbon,  comte  de  Vendôme,  et  mourut  en  1546.  (La  Chenaye- 
Desbois,  Dict.  de  la  Noblesse,  IX,  227.)  Le  manuscrit  du  Saintré  était  donc  resté 
dans  la  maison  de  Luxembourg. 

Antoine  de  La  Sale  était  entré  au  service  de  Louis  de  Luxembourg  peu  de 
temps  avant  le  19  juin  1448,  abandonnant  le  service  du  roi  René  après  avoir 
fait  l'éducation  de  son  fils  Calabre.  Il  était  précepteur-né.  Il  fut  chargé  par 
Louis  de  Luxembourg  de  l'éducation  des  trois  premiers  enfants  qu'il  avait  eus 
de  Jeanne  de  Bar  :  au  Ghàtelet-sur-Oise  il  rédigea  la  Salle,  un  traité  de  morale 
et  de  pédagogie,  daté  du  20  octobre  1451,  le  Saintré  qui  date  du  6  mars  1456, 
le  Réconfort  de  M""  Du  Fresne  qui  est  daté  de  Vendeuil-sur-Oise,  le  14 
décembre  1458.  La  dernière  mention  d'Antoine  de  La  Sale  est  donnée  par  la 
dédicace  du  beau  manuscrit  de  Bruxelles  9287,  une  magnifique  transcription 
de  la  Salle  présentée  au  duc  de  Bourgogne  à  Bruxelles,  le  1"  juin  1461. 
Antoine  de  La  Sale  avait  alors  plus  de  soixante-dix  ans. 

.Mais,  suivant  M.  G.  Raynaud,  la  souscription  que  nous  publions,  signée 
Anthoi.ne  de  la  Sale,  serait  de  la  main  du  copiste  (p.  537). 

C'est  ce  qui  m'a  paru  bien  peu  vraisemblable.  Aussi  ai-je  été  incité  à 
analyser  les  lettres  caractéristiques  et  l'esprit  général  de  ces  deux  lignes 
d'écriture,  en  les  comparant  avec  les  notes  marginales  du  manuscrit.  Ma  curiosité 

a   été    bientôt  récompen.sée.   L'A  capital  d' Anthoine,   si   particulier,    p2-'  je  le 


LE   MANUSCRIT  IVAUTEUR    DU    PETIT   JEHAN    DE   SAINTHÉ  7 

retrouvais  aux  fol.  30",  53",  60'%  liS'"^;  au  fol.  6'",  je  recouuai.ssais  la  lif,'-nture 
très. 

Puisque  plusieurs  aspects  caractéristiques  de  la  souscripliou  se  retrouvaient 
dans  des  additions  marginales  qui,  de  toute  évidence,  étaient  des  corrections 
d'auteur,  il  fallait  bien  que  la  souscription  fût  autographe,  et  non  pas  de  la 
main  du  copiste,  comme  l'avait  dit  M.  G.  Raynaud  et  comme  on  l'a  répété 
après  lui  '. 

Notre  manuscrit,  qui  vient  des  suspectes  acquisitions  Barrois  *  et  fut  si 
heureusement  racheté  par  la  Bibliothèque  Nationale,  en  1902,  à  la  vente  du 
comte  d'Ashlnirnham,  est,  comme  la  tradition  ^  et  la  logique  l'indiquaient,  un 
manuscrit  d'auteur;  il  a  été  revu  par  Antoine  de  La  Sale  lui-même,  corrigé  par  lui. 

Tout  dans  ce  manuscrit  indiquait  d'ailleurs  le  travail  d'un  auteur.  Lui  seul 
a  pu  biffer  le  projet  du  deuxième  livre  qu'il  devait  adresser  à  Jean  d'Anjou*, 
duc  de  Calabre,  et  dont  le  sujet  était  les  Très  loyalles  amours  de  Madamoiselle 
Vyenne  d'Allencon  et  de  Paris  de  Rousillon.  Un  auteur  seulement  a  pu, 
comme  cela  se  voit  à  tant  de  pages  du  manuscrit,  rayer  des  membres  de 
phrases  et  des  mots,  corriger  son  style,  donner  enfin  au  rubricateur  les  indi- 
cations nécessaires  pour  les  alinéas,  les  changements  d'encre^. 

Mais  toutes  ces  indications  ou  corrections  marginales  ne  sont  pas  de  la 
main  d'Antoine  de  La  Sale.  Certaines,  les  premières  sans  doute,  ont  été  mises 
sur  ses  indications  par  le  scribe''.  On  pourra  le  vérifier  sur  le  fac.-sim.  du 
fol.  14",  qui  présente  un  mélange  évident  des  deux  écritures.  On  distinguera  bien 
facilement  la  main  d'Antoine  de  La  Sale.  Son  écriture  est  droite,  menue,  parfois 
tremblée.  C'est  celle  d'un  vieillard';  et  j'y  vois  encore  certaines  habitudes 
graphiques  plutôt  méridionales  qui  nous  rappellent  qu'Antoine  de  La  Sale  a 
appris  à  écrire  en  Provence.  C'est  lui  également  qui  me  paraît  avoir  écrit  les 
rubriques,  souvent  d'une  main  tremblée  et  d'une  écriture  capitale  :   LAGTEUR, 

1.  Bibl.  de  l'École  des  Chartes,  LXIII,  p.  27. 

2.  Le  manuscrit  n'a  plus  ses  feuilles  de  garde  anciennes  et  il  a  été  relié  de  velours  au  cours  du  xix''  siècle. 

3.  Sur  le  papier  de  garde,  on  lit  au  crayon  :  autographes  de  l'auteur. 

4.  Il  s'agit  du  fils  du  roi  René  ;  je  ne  sais  pourquoi  M.  G.  Raynaud  nomme  à  ce  propos  Louis  d'Anjou 
{op.  cit.,  p.  529). 

5.  Fol.  1"  Commenssement  de  chappilre.  Fol.  a"  M',  commensse.r  en  ligne  cesle  allegacion  el  de  lettre  vermeille.  — 
Item  aussy  en  ligne  la  cenlence  et  en  lelre  noire  qui  commensse  Honneure  les.  Fol.  S"  En  chief  de  lectre  vermeille.  — 
En  chief  de  lectre  noire...  Inutile  de  poursuivre  cette  énumération  qui  prouve  le  souci  qu'avait  Antoine  de  La  Sale 
de  faire  établir  de  son  texte  un  manuscrit  correct. 

6.  On  trouvera  les  corrections,  qui  sont  nombreuses,  dictées  au  scribe,  fol.  ii™,  la™,  iS",  i3''°,  i^",  ai",  24", 
a6™,  Sg™,  114"''',  ii5''°,  122'°,  127''°,  147™,  177™  (correction  du  bas  de  la  page),  178''''. 

7.  Si  l'on  admet,  avec  M.  L.  H.  Labande  (Antoine  de  La  Sale,  nouveaux  documents  sur  sa  vie,  dans  la  Bibl.  de 
l'École  des  Chartes,  1904),  qu'Antoine  de  La  Sale  est  né  en  i386  (dans  le  prologue  de  La  Salle,  achevé  le  20  octobre 
i45i,  il  nous  a  dit  qu'il  était  dans  sa  soixante-troisième  année),  il  aurait  eu  près  de  70  ans  en  i456,  quand  il  termina 
la  première  rédaction  du  Saintré.  Or,  il  a  relu  son  Saintré  entre  i456  et  i459  (Bibl.  Nat.,  ms.  fr.  i5o6). 


8  IK    MAM  SCHIT   DAUTEIR    DU    PETIT   JEHAN    DE    SAINTRÉ 

SAINTRE,  LA  DAMK,  etc.'  Voir,  en  particulier,  l'exemple  caractéristique  au  fol. 
ITli'  :  C'ornnunsstnitnt  de  chappitre.  Alors  Saintre  dist.  Voir  aussi,  fol.  65™,  le 
titre  :  LWcteur  si  r  la  venue  de  Saintré  sur  les  lisses  (qui  est  une  correction 
il'nuteur  sur  le  cha.m). 

Mon  impression  est  qu'Antoine  de  La  Sale  a  relu  son  texte  ii  différentes 
époques  de  sa  vie.  Cette  vue,  que  nous  déduisons  de  son  écriture,  est  d'ailleurs 
corroborée  par  l'étude  du  texte  lui-même.  Ainsi  M,  Gaston  Raynaud,  en  classant 
les  manuscrits  du  Sdi/itré,  a  pu  constater  que  notre  manuscrit,  qu'il  appelle  F, 
est  la  source  de  toutes  les  rédactions  connues,  que  La  Sale  a  toujours  amélioré 
son  texte,  entre  1450  et  1459  (p.  538-542).  F.  est  enfin  le  seul  manuscrit  qui 
contienne  "des  corrections  et  des  additions  qui  ne  se  retrouvent  nulle  part 
ailleurs  ". 

J'aurais  voulu  donner,  par  la  comparaison  de  l'écriture,  une  preuve  du 
caractère  autographe  du  manuscrit  n.  acq.  fr.  10057,  mais  je  n'ai  jamais  vu 
d'autre  signature  d'Antoine  de  La  Sale^. 

Faut-il  ajouter  que  les  manuscrits  littéraires  du  Moyen  Age  revus  par  leurs 
auteurs  sont  d'une  insigne  rareté  ?  En  ce  qui  concerne  le  xv°  siècle,  je  n'en  puis 
citer  qu'un  autre  exemple,  celui  du  manuscrit  des  poésies  de  Charles  d'Orléans 
que  j'ai  eu  la  bonne  fortune  de  reconnaître. 

Puisse  cette  note  inciter  quelque  éditeur  à  donner,  d'après  ce  texte,  le  joli 
roman  de  la  Dame  des  Belles  Cousines. 

1.  Tout  ce  que  nous  n'avons  pas  donne  au  scribe  revient  à  Antoine  de  La  Sale.  On  reconnait  son  écrilure  fol. 
i"",  a",  3"",  3'°,  4",  4"°,  5™,  b^",  C",  •}"',  &'",  8™,  g",  9^°,  10*'°,  ii"  (mélangée  à  l'écriture  du  scribe),  11"°,  la™, 
lï"  (mélangée  à  l'écriture  du  scribe),  iS™  (irf.),  iS""  (id.),  i4''°  (iV/.),  14'°,  i5",  iB'",  16''°,  ili",  17'''',  17''"',  18''°, 
iS'o,  20"",  20",  îi™,  22'°,  23'°,  ai™  (mélangée  à  l'écriture  du  scribe),  aB",  26'°,  26''°  (mélangée  à  l'écriture  du 
scribe),  26",  27",  27",  28™,  28",  ag™,  29'°,  So",  So"»,  3i''°,  3i™,  32'-°,  32™,  33'-<',  33"°,  34"'°,  34'°,  SS",  35'°,  36'-°,  36'°, 
37".  37'°,  38'-»,  38'°,  39'»,  4o",  4o'°,  4i'"°,  4i'»,  42™,  42'°,  43'°,  44'°,  5i'°,  ôa",  62'°,  53--°,  54''°,  56'°,  57''°,  57'°,  58--°, 
58">,  59'»,  60",  6o">,  61™,  62''°,  62'°,  63'°,  63'°,  64'°,  65'°,  66™,  68''°,  68'°,  69""°,  69'°,  70''°,  70'°  71'"°,  loô™,  106'°,  iGS™, 
167",  167'°,  171'°,  173™,  176''»,  176"",  177''°  (note  du  haut  de  la  marge)  et  le  mot  par  merveilles,  177'°. 

2.  M.  Labande  a  publié  le  fac-similé  de  la  devise  d'Antoine  de  La  Sale  :  Il  convient  la  Sale,  qui  se  rencontre 
sur  une  feuille  de  garde  d'un  Cassiodore  du  xiv"  siècle  conservé  à  Carpentras,  n°  38  (Bibl.  de  l'Ecole  des  Charles, 
1904,  I.  LW,  p.  48).  Cette  écrilure  est  à  rapprocher  de  celle  des  rubriques  capitales  d'une  main  tremblée  où  je 
retrouve  la  main  d'Antoine  de  La  Sale.  —  .l'ai  publié  dans  la  Revue  des  Bibliothèques  (octobre-décembre  1910) 
une  notice  sur  un  manuscrit  d'Alain  Chartier  ayant  appartenu  à  Marie  de  Clèves  (Bibl.  Nat.,  ms.  fr.  20026),  avec 
la  devise  et  la  signature  :  Conlanl  en  est  DE  LA  SALE,  ajoutant  en  commentaire  :  «  Est-ce  l'écriture  du  conteur 
ou  celle  de  Jean  de  La  Sale,  le  maître  de  l'hôtel  du  roi  René?  ».  Aujourd'hui,  je  puis  dire:  ce  n'est  pas  celle  du 
conteur.  —  La  lettre  d'Antoine  de  La  Sale  à  un  religieux  (Bibl.  Nat.,  ms.  fr.  1278,  fol.  3o6)  est  une  copie.  L'ortho- 
graphe de  la  signature  Anthon.>e  db  la  Salle  le  montre  assez. 


Imprimerie   de  J.   Dumoulin,  à   Paria. 


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Bibl.  Nat..  ms.  fr.  n.  acq.  10057,  fol.  198 
Signature  irAntoinc  de  La  Sale  et  de  Marie  de  Luxembourg. 


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Bibl.  Nat.,  ms.  fr.  n.  acq.  10057,  fol.  60. 
Note?  aiilographes  d-.^nloinr  d.-  La   Sale  dan,^   la  marge,  et  corrections  au   texte  primitif. 


III 


r 


I 


«i'H^e^i^»^»^)^  :4vC<^%vy*-^V/  '^^♦vAmm'^iv  (<iHl\*/\W^ 


Bibl.  Nat.,  ms.  £r.  n.  acq.  10057,  fol.  14. 

Dans  la   marge:   i»  Indications  données  au  copiste  de  la  main  d'A.  de  La  Sale;   2»  Corrections  dictées  à  son  scribe: 
3°  Les  mots  <•/  cliclif  du   j^  renvoi  sont  de  la  main  d"A.  de  La  Sale. 


University  of  British  Columbia  Library 

DATE  DUE 


t01-40M-4-5B.  V^. 


: .  -  IJ^ 

Champion,  P.K.J.B. 

Le  manuscrit  d'auteur  du  Petit 
Jehan  de  Saintré. 

Library  of  The  University  of  British  (  olumbia